Un mort et plusieurs blessés dans une rixe géante à Paris
Une "bagarre" impliquant une trentaine de "jeunes" a éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans le 19e arrondissement de Paris
Peu avant minuit, des détonations ont été entendues entre la gare RER Rosa Parks et les rues de Crimée, de l'Ourcq, Gaston Tessier et d'Aubervilliers, révèle Le Parisien. Sur place, les secours et les forces de l'ordre y découvrent un "jeune homme" de 18 ans, "agonisant, une balle dans l'abdomen". Il était connu des services de police, précise Le Point.
Mortellement touché, il décédera dans la nuit à l'hôpital Bichat, indique le quotidien. Dans le quartier de la rixe, qui n'aurait opposé que "deux groupes d'une vingtaine de jeunesdes cités Mathys et Colette-Magny, qui se sont affrontés en utilisant armes à feu et bombes de gaz lacrymogène". Les policiers découvrent neuf douilles. Selon Le Point, "les enquêteurs ont retrouvé trois cartouches percutées, de calibre 9 mm". Un deuxième mineur s'est présenté de lui-même à l'hôpital Lariboisière dans le 10e arrondissement de la capitale. Lui aussi était blessé par balle, mais au niveau de l'épaule.
Un peu plus tard, c'est une mère de famille qui a contacté les secours pour son fils, âgé de 17 ans, qui avait reçu un coup de couteau au bras et au flanc droit. La radio effectuée par les médecins de la Pitié-Salpêtrière a également révélé la présence d'éclats de balle dans la blessure de ce troisième "jeune homme".
Mars 2016 : lors qu'un rassemblement de lycéens devant le lycée Bergson (19e) en soutien à l'élève qui agressa un policier la veille, plusieurs dizaines de jeunes s'en sont violemment pris aux commissariats du 10e et 19e arrondissement.
Les circonstances de cette rixe restent encore très floues, d'autant que "les témoins ne sont guère bavards", raconte une "source proche du dossier" au quotidien. Les images de vidéosurveillance du quartier ont été saisies : seront-elles plus "bavardes" ?
L'enquête a été confiée aux enquêteurs de la 2e DPJ de Paris. Le ou les tireurs n'ont encore pas été identifiés.
Le XIXe arrondissement est une zone multiculturelle au NE de Paris
"Une" du Parisien (édition Paris) du 14 avril 2017
Roger Madec, sénateur socialiste, a imprimé sa marque sur cet arrondissement pendant 17 ans (1995-2013).
Cet apparatchik socialiste fut aussi favorable au pack mariage homosexuel, Procréation Médicale Assistée (PMA) et Gestation pour autrui (GPA). Modèle de tolérance démocratique, du tournage dans la salle des mariages de la mairie d'arrondissement d'un numéro de l'émission de France 2 Complément d'enquête, consacré à l'homosexualité, le 29 novembre 2012, lors, il fit couper l'électricité pendant l'interview de la porte-parole de l'opposition au mariage pour tous, Frigide Barjot.
En 2012, il salua comme un "grand pas" le vote "consacrant la Palestine comme un État observateur" à l'ONU. Fin juillet 2017, trois semaines après l’évacuation de 2.770 migrants dans le quartier de la Chapelle, les campements se sont reformés et, dans l’immense majorité des cas, ce sont ceux qui ont été mis à l’abri début juillet, pour la plupart des migrants venus du Soudan, d’Erythrée ou d’Afghanistan, de passage en France vers le Royaume Uni, après avoir transité par l'Allemagne, la Suède ou la Norvège. Le 18 août dernier, plus de 2.000 migrants étaient à nouveau évacués. "Une partie des migrants présents à la Chapelle serait probablement là-bas pour tenter la traversée. Mais on recense également énormément de migrants qui souhaitent rester en France pour commencer une nouvelle vie ici," admet Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile.
Soudanais aux abords du CAO du Boulevard Ney
En novembre 2016, un centre pour migrants a ouvert ses portes à Paris et c'était dans le XIXe, au 70, boulevard Ney. Exclusivement réservé aux hommes, ce Centre d’accueil et d’orientation(CAO), "centre humanitaire d’accueil pour réfugiés" de 400 places, mais un lieu de transit : les clandestins sont censés y rester de cinq à dix jours maximum. La Ville de Paris (ses contribuables) a déboursé 6,6 millions d’euros pour l’installation de ce nouveau centre d’accueil d’urgence, et l’Etat (c'est qui ?) 1,3 million. Les frais de fonctionnement annuels (dont les salaires des 120 salariés) sont partagés par la Ville – 1,4 million d’euros – et l’Etat – 7,2 millions d’euros.
En avril 2017, une bagarre généralisée a éclaté au centre d'accueil des migrants Porte de la Chapelle à Paris, impliquant plus d’une cinquantaine de migrants, Afghans d’un côté et Soudanais de l’autre. Une vingtaine de migrants a été blessée. Un jeune homme, frappé à coups de bâton, était dans un état grave, sans que soit engagé son pronostic vital.
PARIS - Une bagarre a éclatée entre migrants Porte de La Chapelle plutôt dans la soirée. Effectifs de police sur place. Situation calme. pic.twitter.com/olFCHdozEi
En août 2016, un homme fut blessé par balle près des Buttes-Chaumont, le long de l’avenue Simon Bolivar (19e arrondissement), après qu’une bagarre ait éclaté vers 2h30 du matin, d'après Metronews. La police soupçonna un règlement de comptes et on en resta là, malgré une personne laissée "allongée au sol"...Une habitante du quartier donne davantage d’éléments. "Je dormais les fenêtres ouvertes et j’ai entendu plusieurs détonations, commetrois ou quatre coups de feu. Quand j’ai regardé dans la rue, j’ai vu un groupe de personnes, dont une était allongée sur le sol. Ensuite, d’autres hommes sont arrivés avec des barres de fer", expliqua-t-elle.
Le 21 mars 2017, un jeune homme un adulte de 30 ans est mort des suites de ses blessures après une bagarre dans un bar à Paris, rue de la Grange-aux-Belles dans le Xe arrondissement. Une vingtaine d'individus ont mené une expédition punitive, pénétrant dans un bar et provoquant une violente bagarre. Dans un premier temps, trois "personnes" ont été grièvement blessées, à coups de couteau ou à coups de barre de fer. Mais le plus durement touché, qui avait reçu pas moins de quatre coups de couteau, a été transporté à l'hôpital Lariboisière avant de décéder sur place. La victime, âgée de 30 ans, était domiciliée dans le ...XIXe arrondissement de Paris.
XIXe contre XVIIIe: la guerre de bandes qui déchire le nord-est de Paris
Dans un article d'octobre 2016, Les InRocks alerta sur la montée de la violence - singulièrement depuis 2014- entre "ses jeunes" et ceux de l'arrondissement voisin du XIXe, dans des "batailles rangées" à proximité du "pont bleu", rue Riquet.
Des bandes de plus en plus jeunes – certains n'ont pas mué – mais aussi de plus en plus violentes, comme le témoigne une vidéo amateur d'une de ses "batailles rangées", qui ont lieu à proximité du "pont bleu", rue Riquet, à la frontière des deux arrondissements.
VOIR et ENTENDRE l'affrontement entre "personnes" de couleur en 2013:
Pour tenter une prise de conscience de la violence et de l'absurdité de ces violences juvéniles, un documentaire, en collaboration avec Pas 2 Quartier, donne la parole à ces jeunes, en leur demandant ce qu'ils pensent de l'engrenage dans lequel ils se piègent. Associé à Medhi, un bénévole du LAI (une structure dediée aux jeunes du 18e), ainsi que Youssouf de l’association Entr'Aide, basée dans le XIXe, il présente ce document :
"Si, arrivé à un certain âge, il peut y avoir de vrais enjeux chez les plus jeunes, ces bastons ont plutôt un air de 'guerre des boutons' ", mais mortelle !, entre "gamins de deux territoires", sans objectif précis.
Migrants désoeuvrés, Porte de La Chapelle, Paris 19e (juillet 2017)
Beaucoup d’entre eux sont déscolarisés. Et de manière plus générale, les activités manquent dans ces quartiers", assure-t-on sur France 24, suggérant une faible attractivité de l'école...
Des élus locaux interrogés mettent en cause la pauvreté et le manque d'encadrement familial pour tenter de se défausser de la responsabilité de ces tensions. La pauvreté, la forte démographie dans le quartier de La Chapelle et le manque d’encadrement familial, quand les parents ne maîtrisent pas la langue véhiculaire et n’ont pas un rythme de travail sécurisant, "si bien que leur goût du challenge n’est pas utilisé à bon escient" !
Pour apaiser les tensions entre les bandes des deux arrondissements, de nombreux projets culturels ont été lancés, ce qui contredit l'excuse du "manque d'encadrement". La dernière étape est de montrer cette vidéo aux protagonistes des bagarres, pour leur faire prendre conscience de l'aspect primitif de ces luttes meurtrières, un retour à la barbarie décrit par William Golding dans "Sa Majesté des Mouches".
La souffrance des agriculteurs a fait un mort en Aveyron
Agression mortelle d'une "inspectrice" de la chambre agricole
Une salariée de la chambre agricole est décédée lors de ce qui semble être un "contrôle" sur une exploitation laitière, mercredi matin,près de Meyran, tandis que les agriculteurs en colère manifestent à Rennes, mais aussi en Haute-Garonne, voisine de l'Aveyron.
Agé de 47 ans,le frère du producteur a disjonctéau cours de cette inspection de l'exploitationsur le lieu-dit les Farguettes. Les faits se sont produits vers 7h30.
La jeune femme de 26 ans aurait basculé dans un étang
Dans l’eau, dont la température ne dépasse pas les deux degrés au petit matin, la jeune femme a été victime d’un arrêt cardiaque.
Alertés par un voisin, les pompiers aussitôt arrivés sur place n’ont pas pu sauver la jeune femme.
Le Parquet a ouvert une enquête, confiée aux gendarmes de la SR de Meyran.
Le Foll est-il attendu sur place? Pour l'heure, il parle et affirme que la victime était une jeune "technicienne" venue prodiguer ses "conseils" à ce professionnel expérimenté.
Les chaînes d'info en continu ont pourtant été mises en garde
Au festin de la tragédie, les loups de la presse et de la politique se pourlèchent les babines
Nul besoin des loups pour ajouter de l'horreur à la catastrophe aérienne qui a vu un Airbus A320 s'écraser dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 147 personnes à son bord. Pourtant, l'AFP, suivie par S.V. pour BFM-TV ainsi que Léo Klimm et Aurélie Abadie pour Les Echos, reprend une information du quotidien belge La Dernière Heure, alertaient, mercredi, sur un risque de loups qui "pourraient être attirés par l'odeur des corps des 150 victimes". Une information qui pourrait être prise au sérieux à l'heure où Valls dit sa "peur" de Marine Le Pen, prédatrice plus redoutable que ses alliés communistes, et où Hollande veut "arracher" les électeurs aux griffes du FN... Tandis que personne ne vient en défense des loups du FN, les experts de la faune sauvage nient en bloc comme abjecte la menace animale sur les victimes de la Lufthansa dans les Alpes.
"Le site du crash, qui a coûté la vie à 150 personnes, est cependant gardé par de nombreux gendarmes même la nuit. Car, d’après les gendarmes eux-mêmes, la montagne héberge aussi de nombreux loups. Des animaux qui pourraient être attirés par les cadavres des victimes," écrit le journal belge.
Le Monde conteste
L'écologiste Audrey Garric dénonce un canular. Pour cela, elle appelle à la rescousse un expert de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui déclare: "La région de l'accident, située entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, s'avère bien une zone de présence permanente du loup, revenu naturellement dans les Alpes françaises en 1992. " Depuis 2006, il y a effectivement une meute sur le secteur dit des Trois-Evêchés-Bachelard. Sa taille est variable selon les hivers, mais on y relève des effectifs en général de l’ordre de cinq individus." Pour autant, assure-t-elle, si les loups peuvent atteindre les zones escarpées, les dépouilles des victimes ne risquent rien, tant le prédateur est un animal farouche et méfiant. "Les rotations constantes des hélicoptères dans les airs et les équipes de gendarmes, d'experts sans oublier les badauds au sol, sont autant de facteurs de perturbation très importants pour les loups, au même titre que pour le reste de la faune sauvage. Il y a tout ce qu'il faut pour les faire fuir", assure Pierre Athanaze, président de l'association Action Nature et ancien président de l'Association pour la protection des animaux sauvages.
En revanche, la meute des journalistes s'est répandue sur la zone
"A quelques pas de la mairie, la Maison de la jeunesse s’est, elle, reconvertie en centre médias, accueillant les journalistes européens venus en masse. Le procureur de la République devrait donner une conférence de presse ce matin," écrit Les Echos.
A défaut d’information, l’imagination prend le pouvoir à l'antenne
Chaque organe de presse déclenche sa "propre" opération médiatique qui doit capter l'auditeur et les recettes publicitaires: il faut meubler pour tenir.
"J’atterris sur BFMTV à midi passé. 'Alerte Info BFMTV – Crash d’un A320 près de Digne : Airbus n’a 'aucune information'", témoigne un Samuel Gontier stupéfait, dans Télérama. "Pas d’informations, confirme le correspondant à Toulouse, devant le siège du constructeur. Mais on imagine le choc parmi les personnels des chaînes de montage."
"Il y aura beaucoup de larmes dans leurs yeux. " Oui, en général, on pleure des yeux, s'agace S. Gontier. Mais quand le reporter en vient enfin aux faits, c'est pour dire : " Tous les jours, on fabrique des avions ici. Il en sort des quantités incroyables." Bac +5 et régime fiscal spécial totalement justifié...
"En Allemagne, on est très inquiet", selon le correspondant de BFMTV, qui précise n’avoir "aucune information". "Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise en place ?", s’enquiert le présentateur. "Aucune information ici", avoue à son tour la correspondante en Espagne. "Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise en place ?", s’inquiète à son tour la présentatrice, avant de rappeler Toulouse. "Toujours pas d’information ici", confirme l’envoyé spécial au siège d’Airbus. Pour l’instant, les versions convergent : "On a très peu d’éléments." " Donc, très peu d’informations." Le client de ces chaînes a-t-il le sentiment de vivre le drame en direct? La tragédie provoque-t-elle en lui une montée d'adrénaline? Il éprouvera peut-être bientôt la belle secousse annoncée...
A 12h29, une "alerte info" me révulse : " 'C’est terrible, c’est un drame épouvantable.' (Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence/BFMTV)". Je ne vois pas ce que les élections départementales viennent faire dans ce crash. Un peu de décence, s’il vous plaît. Faut-il que les autorités fassent à n'importe quel prixla preuve de leur efficacité ?
Enfin, les premières infos vérifiées surgissent. "L’avion a décollé à 10h01, confirme l’aéroport de Barcelone." "Un gymnase aurait été réquisitionné", lance un journaliste, bien qu'incertain. "La responsabilité de la télé-réalité est écartée", assure le blog de Morandini, en allusion au drame argentin de l'émission de TF1.
Pendant ce temps, "François Hollande reçoit le roi d’Espagne"devant une envoyée spéciale d’i-télé. "Felipe VI reçu à l’Elysée dans ces conditions particulièrement dramatiques."(info i-télé) Le palais présidentiel aurait-il été touché par des débris de l’A320?
De son côté, le président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence continue à faire campagne, déclarant : "Notre département n’avait pas besoin de tout ça." Quelle inconvenance ! Ce n’est pas le moment de disserter sur les élections départementales. Interrogé par i-télé, le maire de Barcelonnette, en vrai montagnard, se montre plus sobre : "Quelles informations avez-vous ? — Les mêmes que les vôtres !"
En plateau, on annonce comme le Messie la venue de Bernard Cazeneuve.
La pilote de l'avion de la gauche qui s'est écrasé à la présidentielle de 2007, "Ségolène Royal va aussi se rendre sur les lieux du crash." Elle plaidera la circulation alternée des Airbus A320...
Manuel Valls fait savoir en revanche qu'il a mieux à faire que de se déplacer: pendant la tragédie, il est en campagne des départementales. Le Premier ministre fait toutefois dire que son agenda est bouleversé: le drame n'était pas là où on croyait.
"Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise place ?", demande le présentateur de BFMTV au maire socialiste de Digne qui un bref instant se demande s'il est question des départementales. "Une cellule de crise a été mise en place au ministère de l’Intérieur", annonce l’envoyée spéciale place Beauvau. Mais toujours pas de cellule psychologique. Et à Toulouse, au siège d’Airbus ? " Toujours pas d’information ici", rapporte l’envoyé spécial. "Merci pour ces informations." On ne sait qu'une chose, c'est qu'on ne sait rien".
Sur BFMTV, "on s’interroge beaucoup sur l’avion, l’Airbus 4U9525" et surtout sur les chances d’établir un nouveau record. Est-ce "le plus grave accident depuis le crash du Concorde à Gonesse" ? En tout cas, c’est "l’une des plus grandes catastrophes aériennes de l’histoire de France". Au moins depuis Henri IV.
La présentatrice est seule et n'a personne avec qui passer un pari: les binômes ont éclaté; les garçons ont été envoyés au froid sur le terrain, mais les dames en décolleté arborent leur brushing impeccable en plateau: un drame peut être la chance d'une vie de femme. Pour juger du record à afficher en bandeau déroulant qui mangera le tiers de l'écran, des escadrilles de consultants aéronautiques à peine débarqués de la collision d’hélicoptères de TF1 reprennent place dans les cockpits, pardon, les studios des chaînes infos. " L’avion s’est déclaré en détresse", rappelle le présentateur. Non, c’est le contrôle aérien qui l’a déclaré en détresse, corrige l’expert.
Escalade escarpée de la compassion et de la légende Cazeneuve
"C’est un décrochage, ce n’est pas un piqué", assure Michel Chevalet, pilote d’essai de 76 ans qu'i-télé a dû sortir de la naphtaline. "Le fait que les débris s'étendent sur deux hectares, est-ce que ça dit quelque chose ? — Ce n’est pas très grand." "Un rectangle de 400 mètres sur 500 mètres", traduit un expert de BFMTV. Soit à peu près "20.000 mètres carrés", selon i-télé. Et en terrains de football, ça fait combien ?
"On n’a aucune certitude sur une explosion à bord", me rassure i-télé. Qui croit tenir un formidable scoop avec son entretien avec un "pilote ayant participé aux recherches". "Je n’ai pas vu les débris, avoue Gérard Monchablon. A priori,l’avion a dû avoir un problème." Voire un pépin. Et de conclure très sagement : "Ça sert à rien de faire des hypothèses." "Vous nous parliez de dépressurisation brutale", rappelle Bruce Toussaint, tentant de relancer l'indispensable Gérard Feldzer, chef d’escadrille sur i-télé mais aussi sur BFMTV, qui avertit : "Nous saurons avant la fin de la semaine ce qui s’est passé." "Mais avez-vous une intuition ? Est-ce que l’hypothèse terroriste ou crapuleuse est à exclure ?" En tout cas, le conflit d’intérêts est avéré : l’expert aéronautique d’i-télé est aussi l’instructeur qui a appris le pilotage à Michel Chevalet.
C’est une info iTélé, "il semblerait qu’il n'y ait pas de Français parmi les victimes". C'est plié: on remballe les gaules ? Mais non, c'est pas fini ! François Hollande le décrète, "c’est un deuil que nous devons éprouver, car le crash s’est produit sur notre sol". Le croque-mort de l'Elysée n'en a pas eu assez pour faire remonter sa popularité et i-télé encourage aussi sec les Français à présenter leurs condoléances au numéro d’urgence de la compagnie Germanwings : A 14h10, i-télé est fière d’annoncer la présence d'un reporter "sur place, à quelques centaines de mètres du crash" (à peine) et triomphe bientôt : "Vous voyez ici les images de Seyne-les-Alpes." Et ce n'est pas tout, l'envoyé spécial à l’aéroport de Barcelone aussi dévoile un document exclusif. "Vous avez d’autres éléments sur les familles qui sont bouleversées ?" "Oui, on a la première photo des familles." Génial ! Mais… déception… On ne les voit pas pleurer.
A 14h28 sur BFMTV, "c’est l’heure d’un premier bilan : 150 morts, aucun survivant ". Michel Vauzelle, président de la région PACA, ne veut pas manquer le fête et adresse en direct "un message réconfortant pour/à ceux qui sont en deuil : la région est très bien équipée. Nous avons les meilleures technologies au monde." Nous vous promettons des morts high-tech, un deuil up to date...
"A 14h58, i-télé offre à son public la première vue exceptionnelle de la vallée de l’Ubaye et le certifie, "ce sont des images d'aujourd’hui".
A 15h15, BFMTV réalise son premier duplex avec l’envoyé spécial tout juste arrivé à Seyne-les-Alpes. Pour avoir interrogé des témoins directs, il est en mesure de décrire la scène du drame : "C’est une scène assez simple, celle d’un avion qui a percuté une montagne. Ce que nous savons, c’est que la phase de secours est terminée, nous sommes dans la phase judiciaire." La montagne a été mise en examen ? s'interroge Gontier, résolument indécrottable. " On est dans un cadre classique: pour l’instant, c’est un homicide involontaire", se risque en plateau le précautionneux Dominique Rizet, chef du service police-justice-crash. Comme pour le drame de Dropped. Sauf que, "pour la collision des hélicoptères, on avait des images précieuses". Il faudrait songer à équiper nos montagnes de caméras de surveillance.
Un expert prévient : "Il faut être extrêmement prudent: même les autorités se contredisent." Sans doute parce que les autorités regardent les chaînes info. Sur i-télé, on écarte définitivement l’hypothèse d’une disparition au large de l’Australie : "Contrairement à ce qui s’est produit pour le Boeing de la Malaysia, on saura très vite ce qui s’est passé." Un expert - un de plus- de BFMTV - car la presse ne recèle aucun guignol: que des experts, analystes et décrypteurs de haut vol, si on peut dire - s’étonne que les pilotes n’aient pas composé le code "alpha zéro-zéro-sept-sept" et donne ses consignes en cas de décrochage : "First, fly the plane, toujours en cross check." Do you read me ? Over. "On est obligé de vous couper, intervient en plateau le contrôleur aérien, soumis aux "impératifs du direct": nous avons l’image en direct du roi d’Espagne, place Beauvau. François Hollande devrait faire le trajet à pied." C’est plus sûr.
Le présentateur de BFMTV fait le point.
"On rappelle ce chiffre : huit minutes de décrochage.""Non, de descente prononcée, corrige un expert. Un décrochage, c’est proche du piqué ou de l’avion qui part en vrille." Compliqué, pour le péquin moyen, mais c'est à cette distance que l'expert s'évalue. Je décroche. "Les éléments s’affinent, triomphe le présentateur: les débris ne sont pas à 2700 mais à 1800 mètres." "Le résultat est le même", note l’expert. "Premier bilan des victimes : 60 femmes 82 hommes, 2 bébés." Et 0 candidat de télé-réalité. "Est-ce qu’une cellule psychologique a été mise en place à l’aéroport de Düsseldorf ?", s’enquiert le présentateur. Un communiqué de la société de production ALP rappelle que toutes les victimes étaient très heureuses de participer à cette aventure.
I-télé révèle que "Barack Obama propose l’aide des Etats-Unis." Mais pas de nouvelles d'al-Assad ni de Vladimir Poutine: c’est bien le signe d'une reprise de la Guerre froide. Et voici la première image des lieux du crash : "On voit des restes de fumée." Elle n’aura pas survécu. En exclusivité, Laurence Ferrari recueille le témoignage de Christophe Castaner, apparatchik socialiste replié sur Forcalquier, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, qui vient de survoler la zone de l’impact : "Il y a des débris de femmes, d’enfants et d’hommes," a distingué ce socialiste rompu à tous les aléas de la vie. "Est-ce que vous craignez que l’avion ait pu faire des victimes au sol ?" Marmottes ? Loups ? Chenilles processionnaires ?… de quoi mobiliser les écologistes ! Pas de réponse de l'élu interloqué. "Nous avons été coupés", conclut la parano, Laurence Ferrari.
Le député Castaner n’est pas perdu pour tout le monde, il accorde successivement des entretiens exclusifs et gracieux à i-télé, au Grand frère Canal+, au Grand soir 3, comme à la petite BFMTV . "Nous avons vu l’horreur, des petits bouts de l’avion totalement explosé.Et des corps des hommes des femmes." Le commun des mortels aurait lancé, l'oeil humide: "Y a pas d'mots!" Mais les experts s'en distinguent par la richesse du vocabulaire: "Ce sont des scènes effroyables pour les sauveteurs, épouvantables", s’émeut Laulau Ferrari (à ne pas confondre avec Lolo, son homonyme).
A la Seyne-les-Alpes, "tout à côté des lieux de l’accident", le reporter d’i-télé a aussi trouvé un témoin direct, "un des habitants a réussi à aller au plus près de la zone; il a même pu distinguer l'impact du crash". Mais "il ne voyait pas de corps". Ça ne compte pas, alors.
Heureusement, Laurence Ferrari est consciente de l'indigence de l'information forcée et montre qu'à défaut de jus à exprimer, elle a du biscuit (de survie) dans sa musette : "C’est une vraie information : une des deux boîtes noires a été retrouvée." Ça change des fausses informations, mais ce n'est pas grâce à la liseuse de dépêches.
"Résumons tout cela, propose le présentateur de BFMTV, les questions fondamentales." "C’est totalement incompréhensible", estime un... expert. Comment avez-vous deviné? "On maintient l’idée d’une intrusion dans le cockpit ", précise un autre surdoué, plus aventureux, qui cherche à sortir du lot.
Conseil à l’attention des familles : "Faut pas aller sur Internet: on voit des débris de l’avion, mais ce n'est pas le bon." Cette zone serait-elle une décharge aéronautique qui aurait échappé à la vigilance scrupuleuse des vertueux écolos radicaux ? D'ici que des espèces florales aient été percutées, on n'ose y penser. Restez sur BFMTV, nous vous garantissons des débris authentifiés.
"Pourquoi on ne connaît pas encore l'identité des victimes ?", s’impatiente le présentateur qui dans tous les faits divers crapuleux se satisfait pourtant de l'anonymat de "jeunes adolescents" et de "personne" connue des services de police. "Il y a une simple question de décence, prétend un expert. On avertit d’abord les familles."
Il y aussi des problèmes d’accès : "La salle de décision sécurisée est enterrée sous Beauvau, explique l’envoyée spéciale. "On y descend par un tout petit escalier (également escarpé?): c’est pour ça que les équipes de télé ne sont pas admises."
Le présentateur n’est pas dupe et, en digne représentant du peuple (et du SNJ) il réclame que toute la lumière soit faite. Pas de complot avec nous: on veut, on exige la transparence. "On a l’impression que c’est le même problème à chaque catastrophe aérienne : on n’arrive pas à savoir ce qui s’est passé." Scandaleux. On nous cache quelque chose: complot juif, terrorisme islamiste, homophobie corporative ? Valls a sa petite idée: là-dessous, il y a Nicolas Sarkozy ! En effet, sa crise anti-FN lui a passé. C'est l'UMP qui risque de ramasser la mise: adieu l'Essonne ?
Mais il y a encore plus inquiétant, c’est "le ballet des hélicoptères "
"Le ballet des hélicoptères a duré toute la journée." "Ce matin, le ballet des hélicoptères a repris". "Vous voyez derrière moi le ballet des hélicoptères". Et au-dessus ? "Le ballet d’hélicoptères est incessant." "C’est le ballet des hélicoptères que l'on entend derrière vous." "Il n’y aucun répit dans le ballet des hélicoptères"… Pourvu qu’ils ne dansent pas un tango argentin. Et les drones? Y a même pas un un illuminé qui a vu drone ici ou là ? Un lynx, qui sait ?
Vous reprendrez bien un peu deChristophe Castaner - pour la route - maire de Forcalquier, prolixe mais flou, et surtout politicien socialiste :
Le discours du député Castaner, 49 ans, peut plaire à tout le monde.
Il assure qu'il connaît bien la région (qu'il aime, et ses habitants aussi) de la catastrophe, alors qu'elle est située à 100km et qu'il est à Forcalquier depuis 2001. En effet, il a fait carrière à Paris comme conseiller technique de la ministre de la culture Catherine Trautmann en 1997, avant de devenir son chef de cabinet en 1998, et chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat (2000-2002).
Les manifestants ont mis le drame à profit dans une dizaine de villes de France
Ni oubli, ni pardon rappelle étrangement "ni dieu, ni maître"...
Anti-républicains, ces révolutionnaires prétextaient la mort tragique d'un des leurs pour se déployer sur la voie publique.
Près d'une dizaine de manifestations a eu lieu dans toute la France ce lundi 27 octobre pour protester contre la mort de Rémi Fraisse dimanche 26.
A Nantes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en fin de journée aux abords de la préfecture -symbole du pouvoir central- pour "exprimer leur colère face à la violence d'État".
Les bisounours ont commencé par allumer quelques bougies devant la presse,
Révolutionnaires encagoulés
dans les rues de France, le 27 octobre 2014
puis les anars ont déployé des banderoles, proclamant notamment: "Vos armes non létales tuent. On oubliera pas. Résistance" ou "Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières". "On se recueille, on imagine le drame que ça peut représenter pour la famille et les amis. On a la rage contre les forces de police qui sont de plus en plus brutales", a clamé Yvon, 66 ans, membre du comité de soutien contre l'aéroport NDDL.
Les activistes haineux ont ensuite entamé un défilé dans les rues de la ville derrière la banderole: "Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB" (All cops are bastards), avec la volonté dans découdre.
Manifestations à Rennes, Nantes, Brest, Chambéry, Strasbourg et Marseille
A Rennes, ils étaient plus de 200 autour d'une banderole sur laquelle était écrit: "La police tue, appel à la révolte", puis ces républicains sont partis manifester dans les rues, jetant des pétards et scandant: "Flics, porcs, assassins !".
Place de l'Hôtel de ville à Paris, une centaine de militants se sont réunies et ont allumé des bougies. Un pancarte proclamait : "Pour Rémi, ni oubli ni pardon ".
Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?
interpellait une banderole de manifestants à Marseille
A Brest, toujours en Bretagne, que les "Bonnets rouges" ont enflammée, une centaine de manifestants se sont atroupés place de la liberté, dans le calme.
Scène marseillaise...
Ils étaient égalementune centaine rassemblés en fin d'après-midi sur le Vieux Port à Marseille - et donc dans le voisinage de la mairie - à l'appel notamment d'Europe Écologie-Les Verts. Parmi les banderoles on pouvait lire : "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?" ou encore "aucun barrage ne vaut la mort d'un homme - Hommage à Rémi" et "Contre le barrage du Tarn, faisons de la résistance".
Mais la presse s'auto-censure et ne montre pas tout, comme ci-dessus à Marseille, à l'appel d'EELV, faut-il le rappeler.
A Strasbourg, une trentaine de militants écologistes se sont rassemblés dans le silence devant la préfecture du Bas-Rhin en brandissant une pancarte : "Hommage à Rémi Fraisse".
A Chambéry, ils étaient une cinquantaine dans le calme vers 18h00 devant la préfecture de Savoie pour "protester contre les mesures répressives disproportionnées à l'encontre des citoyens[pour la démagogie] qui dénoncent des projets inutiles, des conflits d'intérêt et des collusions [pour l'idéologie]". Nombre d'entre eux brandissaient des pancartes pour protester contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.
Poitou-Charentes ne connaît plus la résistance des guérilleros altermondialistes
Tout aussi étrange, on ne rapporte pas que la Confédération paysanne de José Bové (EELV), alliée de Ségolène Royal en Poitou-Charentes, faisait la même récupération à propos de la portion d'autoroute Fontenay-le-Comte (Vendée)-Rochefort (Charente-Maritime), en zone humide du marais poitecin...