POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est législatives 2012. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est législatives 2012. Afficher tous les articles

vendredi 19 décembre 2014

Le tombeur FN du maire PS de Hayange déclaré inéligible pour un an

La justice au secours de la gauche: le maire FN de Hayange déclaré inéligible pour un an 

Le maire FN de Hayange a été déclaré inéligible pour un an


Le tribunal de Strasbourg  a condamné ce cégétiste rallié au Front national pour "manquement d'une particulière gravité" dans ses comptes de campagne.

Le tribunal a condamné Fabien Engelmann sur 1.575 euros de frais de création et d'impression de tracts électoraux que le candidat aurait omis d'intégrer à ses comptes de campagne, dont le total déclaré s'élevait à quelque 12.000 euros.
La somme aurait été avancée par une colistière, son ex-première adjointe Marie Da Silva aujourd'hui entrée en dissidence. Mais pour Fabien Engelmann, il s'agit d'une "erreur technique" et non d'une "fraude", comme l'en accuse Marie Da Silva. "M. Engelmann ne peut se prévaloir que les paiements auraient été effectués à son insu par sa colistière, car il n'apporte aucun élément pour corroborer" cette thèse, a estimé mardi la magistrate Guénaëlle Haudier, rapporteur public, nouvelle appellation du commissaire du gouvernement, au sein du Conseil d'État depuis le 1er février 2009, pour créer l'illusion de leur indépendance.

Ancien cégétiste rallié au Front national

Un symbole du glissement de l'extrême gauche à l'extrême droite
Ouvrier territorial à Nilvange, Fabien Engelmann, 35 ans, avait commencé par adhérer à Lutte ouvrière (2001-2008) qui en avait fait sa tête de liste trotskiste aux élections municipales de 2008 à Thionville.

Il a rejoint par la suite le NPA en 2009. "Sidéré par la candidature d’une femme voilée, il quitte le parti d’Olivier Besancenot et rejoint Marine Le Pen, "une femme gauloise au sacré culot". 
Sa candidature aux cantonales de 2011 lui vaudra son exclusion de la CGT. "J’ai ouvert les yeux sur l’immigration et sur l’islam", explique Fabien Engelmann. Pour lui, "la préférence étrangère est une injustice scandaleuse. À voir la politique du PS, qui trahit les classes populaires, Jean Jaurès doit se retourner dans sa tombe". À l’en croire, "le vote FN n’est plus un vote de contestation mais un vote d’adhésion." 
Dans sa ville, l’ex-syndicaliste pointe le matraquage fiscal et "l’escroquerie à la charité" sur la question des Rom. "Ici, l’affaire Leonarda a fait rire tout le monde, relève-t-il. Et Hollande qui se met à genoux devant cette gamine…" Dans la ville, "il n’y a même plus de boucheries françaises dans le centre, mais deux boucheries halal"!

Candidat du Front national en mars 2012, il avait fini en tête du second tour des élections municipales avec 34,7% des suffrages devant le maire socialiste sortant, Philippe David.
Il a d'ores et déjà déclaré qu'il fera appel. "Le Front national est derrière moi, Marine Le Pen également, et bien entendu nous allons faire appel au Conseil d'Etat", a-t-il déclaré, rappelant que son recours était suspensif.

Cette condamnation va-t-elle lui coûter son fauteuil ?

Fabien Engelmann et Marie da Silva
Cette décision ne contraint pas l'élu frontiste à la démission dans l'immédiat, Fabien Engelmann prévoyant "bien entendu" de faire appel, et d'aller devant le Conseil d'Etat, si besoin.

Si la décision venait à être confirmée en appel, l'élu serait poussé à la démission, mais cela n'entraînerait pas automatiquement de nouvelles élections. Le premier non élu de la liste du maire déchu ferait son entrée à sa place au conseil municipal, lequel devrait alors se réunir pour choisir un nouveau maire.

Sur BFMTV, il a dénoncé une justice à deux vitesses.
Avant ce jugement , il avait également chargé la presse. "Les media n'ont pas hésité à m'accuser de tous les maux : fraudeur, magouilleur, tricheur, incapable", a-t-il accusé. "Je n'ai trompé personne, ni magouillé, ni fraudé l'Etat et encore moins les habitants de la ville", a souligné le maire.

La gauche chassée de Hayange entretient la polémique
Des socialistes, dont Gilles Wobedo, président de l’association "Hayange plus belle ma ville" qui mena la querelle des wagonnets de mine repeints aux couleurs tricolores, critiquent la gestion de leur ville perdue, près de 16. 000 habitants, sinistrée depuis la crise de la sidérurgie lorraine. Outre la procédure devant la justice administrative, les comptes de campagne du maire sont visés par une enquête préliminaire du Parquet de Thionville, ouverte en septembre à la suite d'une plainte de son ex-première adjointe, Marie Da Silva.
Après cinq mois à la mairie FN d'Hayange en Moselle, Fabien Engelmann avait décidé de retirer ses délégations à sa première adjointe, estimant qu'il était "impossible" de travailler avec elle, révéla, le jeudi 28 août, le "Républicain Lorrain", propriété du groupe mutualiste Crédit Mutuel-CIC (la BFCM, Banque fédérative du Crédit mutuel). Le quotidien régionale écrivait que Maria Sa Silva ne supportait plus "les dérives autocratiques" du maire.

Dans son numéro du 28 décembre 2011, Le Canard enchaîné révéla que les agences de presse appartenant au Crédit mutuel (notamment Le Républicain lorrain) ont accès aux informations bancaires des clients du groupe ce qui donne lieu à une enquête de la CNIL.

dimanche 9 juin 2013

Quand les indignés du PS jugeaient Serge Ayoub (JNR) fréquentable

Les candidats PS recherchaient le soutien de Serge Ayoub
Les récents événements autour de la mort de Clément Méric auront mis en lumière Serge Ayoub, le leader des JNR et son fameux "local", sorte de bar associatif (au 92 de la rue de Javel, Paris 15e), où se mêlent libations, concerts et conférences. Jusqu'ici, on y croisait, dit-on, des socialistes qu'on ne croyait jamais y trouver... Depuis la rixe qui coûta la vie à l'antifa Clément Méric, Najat Vallaud-Belkacem a demandé, le 7 juin 2013, d’arrêter de lui offrir une tribune publique: l'homme pourrait permettre de repasser une certaine passerelle compromettante pour le PS.

C'est ainsi que Mediapart pointe la proximité entre Serge Ayoub et Julien Landfried.

C'est embarrassant pour Harlem Désir qui alla soutenir Landfried à Chatenay-Malabry à la dernière législative partielle. Les amis du candidat PS sont-ils ceux de son parrain Désir ?

Or, ces dernières 24h ont vu les dirigeants du Parti Socialiste s’exprimer avec force détermination sur la dissolution des groupes d’extrême-droite et des bandes skinheads dont les JNR. La rue de Solférino a donc la mémoire courte.

Le ministre de l'Intérieur est-il l'homme le plus mal renseigné de France
Valls est  allé apporter son soutien à Landfried dont la proximité de pensée avec S. Yacoub est avérée ?
Manuel Valls, ici au côté de J.Landfried, 
n'est-il - les yeux dans les yeux -
au courant de rien ?



Le candidat investi par le PS aux dernières élections législatives 2012 dans les Hauts-de-Seine, Julien Landfried, dédicaça  en effet son dernier ouvrage "Contre le Communautarisme" au "Local" des "fachos",  le 4 juin 2009.


S. Yacoub
se présente aux élections législatives de 1993 dans les Hauts-de-Seine...

Julien Landfried est secrétaire général du MRC
, le mouvement chevènementiste et challenger 
de Patrick Devedjian, dans les Hauts-de-Seine.
Ultra-jacobin comme Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et connu pour ses diatribes contre les langues "régionales" et la décentralisation, il est l’ancien directeur de "l’observatoire du communautarisme" qui publie notamment les écrits de Françoise Morvan, compagne de André Markowicz et folkloriste. 
Lien YouTube sur le risque corporatiste que constituent les minorités victimaires (tels le CRAN ou le CFCM, sur le modèle du CRIF) et les associations communautaristes présenté par Julien Landfried (PS) 

Julien Landfried est notamment
à la pointe du combat contre la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires.


Les 9 et 16 décembre dernier, Julien Landfried était
candidat commun PS-MRC-EELV-PRG à l’élection législative partielle dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine.




Notons également que le MDC, puis le MRC de Jean-Pierre Chevènement sert parfois de passerelles entre les couches les plus nationalistes de la droite et de l’extrême-droite et la gauche jacobine. Une sorte "d’union des patriotes" contre les vilains autonomistes ou indépendantistes en somme…



Que la vie intérieure du PS est donc trouble ! Et son ostracisme de Yacoub, cinéma pour la galerie...

vendredi 4 janvier 2013

Ségolène Royal prétend avoir refusé le ministère de la Justice

Trierweiler ne préfère-t-elle pas encore Taubira ?

Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, rongée par les regrets 

Perdue dans ses bottes, elle se mine d'avoir choisi (?) de ne pas accepter le ministère de la Justice. 
Cette position forte place Vendôme l'aurait aidée, explique-t-elle, à réussir son atterrissage, lors de la législative à La Rochelle où le peuple lui a préféré son rival Olivier Falorni, un dissident du PS à Paris, mais candidat légitime dans sa région

La battue de la présidentielle n'est qu'une plaie

L'ex du Président Hollande accumule les vestes (et revers, aussi !) 

Sa descente aux enfers la fait déprimer: elle est aussi vertigineuse que la chute du père de ses enfants dans les sondages.
Elle se croyait chérie de la population, mais se fit battre de six points par Nicolas Sarkozy en 2007.
En 2008 au congrès de Reims, elle confirme sa candidature au poste de premier secrétaire le second tour la donne perdante de 42 voix face à Martine Aubry.
Candidate à la primaire socialiste de 2011, elle n'arrive que quatrième, derrière Arnaud Montebourg, Martine Aubry et François Hollande, avec 6,95 % des voix...
Qui voudrait d'une poisseuse ?

Sa Cynique Majesté Royal entretient la rumeur de son arrivée à la Justice
Interrogée par VSD cette semaine, la refoulée a détecté l'origine de ce borborygme  de lendemain de fêtes dans les salles de rédaction: ce serait "le fait qu'ON m'avait proposé d'être Garde des Sceaux. Mais pourquoi ne pas désigner ce 'ON' ?
"J'ai refusé parce que j'avais dit que je serais candidate à la présidence de l'Assemblée nationale. J'aurais dû accepter: le fait d'être ministre m'aurait aidée à gagner la législative". Telle est son idée du respect des institutions, considérées comme tremplin aux ambitions personnelles.

Qui voudrait d'elle aujourd'hui au gouvernement ? 

Pour la sexagénaire, "l'échéance politique normale pour un remaniement se situe après le scrutin municipal de 2014. Avant, je n'en vois pas l'utilité, ni la justification. Mais ça n'est pas moi qui décide".

"Vous savez, après les élections législatives, j'aurais pu tout arrêter", lâche l'ex-ministre, en guise de test compassionnel. "J'ai au contraire décidé de poursuivre ma carrière politique. Alors évidemment, si l'on juge utile que je rentre dans le dispositif gouvernemental, j'accepterai avec fierté de servir mon pays".

"Au risque de vous paraître immodeste, je considère que j'ai beaucoup de choses à apporter", insiste-t--elle encore.

On ne s'en débarrassera pas comme ça



Royal n'est pas expulsable ?

Elle confirme par ailleurs qu'elle siégera au conseil d'administration de la Banque publique d'investissement pour y représenter l'Association des Régions de France.
Destinée notamment à garantir le financement des PME, cette nouvelle structure bancaire (la loi la créant a été publiée au JO le 1er janvier), "doit être un outil essentiel" pour le "sauvetage" puis "la modernisation du tissu industriel", commente Mme Royal.

"Je n'ai pas décliné l'Institut du Monde Arabe que l'on m'a effectivement proposé de diriger, mais j'ai considéré que je pouvais être encore plus utile ailleurs", déclare-t-elle.

Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée ?
Qui la claquera ?



dimanche 22 juillet 2012

Bayrou craint de se faire enterrer vivant

L'ex-candidat à la présidentielle est sorti de sa prostration 



Dans Paillasse,
Canio, le comédien de Léoncavallo,
en plein désarroi
juste avant la représentation fatale,
exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène

Il a tout perdu

François Bayrou signale sa présence au sortir de son "pays du silence"
Pour la première fois depuis qu'il a perdu son siège de député, le 17 juin dernier, l'ancien candidat à la présidentielle s'est épanché auprès de journalistes d'Europe 1 et du Figaro, histoire de dire qu'il n'a pas l'intention de disparaître du paysage politique, alors qu'il s'effondre dans les enquêtes d'opinion: encore personnalité politique préférée des Français au début de l'année 2012, selon IPSOS, il perd huit points dans le dernier baromètre IFOP pour Paris Match, avec  "seulement" 52 % d'avis favorables, il se rêve toujours en "recours". 
Pour lui non plus, le changement n'est pas pour maintenant

Il n'a pas changé et se croit toujours en pleine campagne présidentielle, quand la presse s'interrogeait sur sa stratégie : "Le jour viendra où la graine semée germera", expliquait-il. Le patron du MoDem, qui n'hésite pas à se comparer à François Mitterrand ou à Lionel Jospin, "devenu Premier ministre quelques années après avoir été battu aux législatives", promet même, sans préciser sous quelle forme, que son courant politique "ressurgira". Comme celle de Jospin, la vie de Bayrou s'est arrêtée en 2002. Un jour de 2011, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, dit aussi que "Mitterrand est aujourd’hui adulé, mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous…"


Toujours arc-bouté sur sa ligne Maginot d'indépendance pure et dure, il fait mine de ne pas s'intéresser aux "petits jeux" de la "brouette de grenouilles". À savoir : les Jean-Louis Borloo, Jean-Christophe Lagarde et autres lieutenants du centre droit, qui, chacun à la tête d'un parti, essayent de tomber d'accord sur la meilleure manière de constituer une structure unique. Si aucun d'entre eux ne ferme la porte à celui qui fut, pour beaucoup, leur mentor, tous condamnent son "erreur" stratégique depuis 2007. C'est même le choix d'une stratégie strictement présidentielle qui, en creux, est rejeté par ces lieutenants qui tirent avec lucidité les leçons d'un égarment individuel et cherchent à se reconstruire par la voie parlementaire, avant un débat nécessaire sur la question des primaires, avec ou sans l'UMP - et dans une alliance claire avec la droite. 

"Trois vaines tentatives"

Vendredi matin, le président de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, qui avait soutenu François Bayrou jusqu'à l'entre-deux-tours, a d'ailleurs exprimé sur son blog, dans une formule lapidaire, son envie de tourner la page : "La stratégie axée sur l'élection d'un président de la République ni de droite ni de gauche, après trois vaines tentatives, est une impasse." Mais, plus officieusement, l'un des leaders de ces formations de centre droit, qui, comme les autres, avaient soutenu Sarkozy et regretté publiquement la décision de Bayrou, confie l'avoir "encouragé" à faire ce choix, non pas parce qu'il partageait son avis, mais parce qu'il lui reconnaissait une certaine "cohérence" dans son évolution politique.
Bayrou, lui, n'admet toujours pas de regrets à avoir voté François Hollande : "Quand vous allez au bout de vos idées, vous avez parfois des moments difficiles. D'autres ont vécu ça", commente obstinément celui qui, aux dires de plusieurs de ses proches, n'a pris sa "décision historique" qu'après avoir consulté ses enfants par téléphone ! Au terme d'une longue carrière nationale, Bayrou a fait la preuve de son aveuglement face à l'intransigeance de l'hégémoniquParti socialiste. 
Une erreur mortelle d'appréciation que, malgré son ego, Mélenchon n'a pas commise.

 

jeudi 19 juillet 2012

Vallaud-Belkacem récite les synthèses de ses nègres

La porte-parole du gouvernement n’a pas le temps de penser par elle-même

Autour d’elle, on ne lui demande pas: on pense pour elle.

La caricature lui est désormais interdite
Lorsque, le 26 février 2012,  Najat Vallaud-Belkacem publia un communiqué où elle écrivait que "le vrai modèle de Nicolas Sarkozy est [...] un mélange de Silvio Berlusconi et de Vladimir Poutine, avec le vide idéologique de l'un et la brutalité des méthodes de l'autre", elle se plaindra, surprise, du "matraquage" de l'UMP !


Son agression,  relue par Manuel Valls, l'homme qui coordonnait les porte-parole du PS, ne fut pas du goût du socialiste Jérôme Cahuzac, qui affirmera qu'il n'aurait "pas dit les choses comme ça". On lui trouva l'excuse de l'inexpérience, malgré deux campagnes présidentielles à ce poste de communication: les cinq années passées n'ont pas suffi à lui fournir exemples et repères. 
Les cinq  à venir pourraient-elles lui permettre d'acquérir davantage de  savoir-faire: dix ans, ne seraient pas de trop ! La ministre est pourtant consciente: " Dès que j’ouvre la bouche, ça peut faire l’objet d’une dépêche AFP. Ça peut avoir un impact sur les cours de Bourse, ça peut avoir des conséquences géopolitiques ", admet-elle. Impossible d’avoir un mot plus haut que l’autre.
Michel Sapin, conseiller de François Hollande, reconnaît d'ailleurs aussi l'erreur d'emballement, mais à demi-mot, et préconise de "faire attention". "Le problème, explique la jeune porte-parole socialiste, c'est qu'on doit se montrer incisif, sinon on reste inaudible." "Il ne faut pas se censurer par peur de se faire cramer", ajoute celle qui a pourtant relevé que "des gens comme Frédéric Lefebvre ou Nadine Morano  se sont beaucoup usés dans l'exercice de la parole".  Elle aurait pu pareillement nommer Benoît Hamon qui se plaisait à traduire la pensée de la Ch'tite Aubry avec virulence. 

Mais, à 34 ans, et à part quelques encouragements à la " sobriété " et à l’esprit de " responsabilité ", François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne lui ont pas fixé de consigne particulière.
La  porte-parole du gouvernement dispose d'une fabrique à antisèches
C’est au 35, rue Saint-Dominique (VIIe arrondissement de Paris), que se fabrique la parole officielle de la France. Celle à laquelle Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement prête un visage depuis deux mois. Najat Vallaud-Belkacem n'a plus qu'à bachotter. Quatre personnes lui préparent ses antisèches :
  • Juliette Chevalier, la responsable du porte-parolat, ex-dir’ com’ de Médecins du monde et assez bonne imitatrice de Jean-Michel Aphatie – très cheftaine ;
  • Aurélie Royet-Gounin, qui suit les affaires étrangères et les dossiers régaliens – très Quai d’Orsay ;
  • Romain Prudent, qui suit le reste – très Sciences-Po (il était secrétaire général de Terra Nova) ;
  • Arnaud Flanquart, qui tient la boutique le week-end ; il est lui aussi transfuge de Terra Nova.

  • Chaque jour, sur une dizaine de pages, ils produisent une synthèse de l’action gouvernementale. Les dossiers techniques sont traduits en français " compréhensible par tous ". Si, sur certains dossiers, des ministres se sont déjà publiquement exprimés, c’est leurs mots qui sont utilisés.
    Je veux servir de courroie de transmission entre mes collègues ", inaude Najat Vallaud-Belkacem. Cette petite Pravda, baptisée " Questions d’actualité ", est donc envoyée en fin de journée à tous les membres du gouvernement. Pour que chacun puisse parler d’une même voix.
    " Ce ne sont pas des éléments de langage ", se défend son équipe. C’est fou, pourtant, comme ça peut y ressembler par moments. Mais à les entendre, ils effectueraient un travail avant tout technique, loin de la mise en scène permanente du quinquennat précédent. Ils rêvent d’une com’ qui ne fasse pas trop com’.

    Les satisfecit, comme les piques qu'elle articule, sont téléchargés  
    Vallaud-Belkacem avait commencé en se dérobant: la porte-parole avait refusé d'échanger avec des journalistes ! Le gouvernement n'avait pas sauvegardé le message sur son disque externe..  
    La langue de bois -plutôt que la langue de pute- apparaît comme le plus sûr des refuges. Elle est consciente que " ça ne rend service à personne ", mais en abuse, signe de sa faiblesse. Sa mission consiste donc essentiellement à donner l’illusion de la sincérité. " Elle sait rire quand il faut, c’est important ", s'émerveille une de ses collaboratrices.
    Elle a appris ce rôle au cours des deux dernières campagnes présidentielles (2007 et 2012). Ils étaient plusieurs à se partager la tâche, mais la jeune femme a mieux pris la lumière et les journalistes dévots l’ont trouvée " sympa "...


    Ayrault et Vallaud-Belkacem en flagrant délit de divergence


    La parité n'est pas au point
    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclaré en juin dernier sur la chaîne parlementaire, que "chacun doit rester à sa place", à propos du tweet assassin de Valérie Trierweiler.
    Au même moment, lors d'un point presse, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, décrivait la compagne du président comme "une femme libre et moderne, qui a le droit de s'exprimer librement" (7 juin 2012). L'important c'est le soutien "incontestable" accordé par François Hollande à Ségolène Royal, a ajouté la porte-parole du gouvernement.
    Lien RTL dans lequel la porte -parole soutient Valérie Trierweiler 


    BFMTV a auto-censuré son  reportage par Apolline de Malherbe: elle n'est plus disponible... 
    Les longs couacs des violons socialistes pourraient retentir encore cinq ans.

vendredi 13 juillet 2012

Andrieux, députée condamnée mais réintégrée par le PS

Sournoiserie de l'équipe Hollande 

Sylvie Andrieux, députée a qui le PS avait retiré l'investiture au motif de son renvoi en correctionnel pour "détournement de fonds publics" a été réintégrée.

Lire les nombreux articles de PaSiDupes sur le sujet (cf. libellés ci-dessous)

jeudi 12 juillet 2012

Lettre ouverte du Professeur B. Debré à Valérie Trierweiler


La première concubine de France qui voulait se fait aussi grosse qu'une première dame
Madame,
Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eût quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.
Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anne-Aymone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.
Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.
Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État.
Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens, ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivée et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.
Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?
Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».
Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !
Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !
Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.
Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.
Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l’élection présidentielle de 2007.
Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.
Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?
Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.
Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».
Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.
La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petite phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.
Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA, etc.
Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.
Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.
Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien MinistreDéputé de Paris

Thomas Hollande relance l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler

Thomas est-il sous la coupe de sa maman ?


Dans la dynastie Ségollande,
rien à faire de Thomas

Ses propos n'intéressent personne

Un fils de... et qui n'est élu de nulle part

L'affaire du tweet de Valérie Trierweiler, concubine du chef de l'Etat, contre Marie-Ségolène Royal, sa première, durant les législatives à La Rochelle a été relancée mercredi par des propos du fils aîné du président, Thomas Hollande, rapportés par Le Point, mais qu'il a qualifiés de "déformés".

Chez les Ségollande, rien n'est simple.
Dans son édition datée du 12 juillet, l'hebdomadaire relate une conversation avec Thomas Hollande, dans laquelle il évoque le tweet de la journaliste encourageant dans l'entre-deux-tours Olivier Falorni, le candidat choisi par la base du PS qui était opposé à lune pistonnée,  parachutée de surcroît, la mère des quatre enfants du président, Désirdavenir Royal.
Le fils de... réactive le psychodrame familial
Thomas ne craint pas de livrer sa vie privée. "Ce que je reproche au tweet, c'est d'avoir fait basculer la vie privée dans la vie publique", dit le jeune avocat de 27 ans."Ca m'a fait de la peine pour mon père: il déteste tellement que l'on parle de sa vie privée. Ca a détruit l'image normale qu'il avait construite", ajoute-t-il, maladroitement, accréditant l'idée d'une image fabriquée, alors que durant la campagne présidentielle François Hollande a promis d'être "un président normal".
Selon l'hebdomadaire, Thomas Hollande décrit un François Hollande "ahuri" par le tweet de sa compagne.
Le fils à sa maman parle comme Sa Cynique Majesté Royal
"Je démens avoir accordé une interview au Point. Les propos rapportés, dont certains sont déformés ou sortis de leur contexte, ont été tenus lors d'une conversation informelle" avec une journaliste de l'hebdomadaire, a plaidé en début de soirée Thomas Hollande, qui joue sur les mots.
La journaliste du Point, Charlotte Chaffanjon, a rapidement répliqué sur son compte twitter. "Aucun propos n'a été déformé", a-t-elle écrit noir sur blanc, soulignant qu'il s'agissait d'un "article" et à aucun moment d'une "interview".
Dans cet article, le fils du président déclare notamment à propos de Mme Trierweiler: "Je savais que quelque chose pouvait venir d'elle un jour, mais pas un si gros coup. C'est hallucinant".
Il aurait dit à la journaliste que, comme son frère et ses soeurs, il ne veut plus voir la compagne de son père. "C'est logique non?, et puis ce qui compte, c'est qu'on normalise les relations avec notre père", explique-t-il, selon le magazine.
C'est leur vie privée et cela ne nous regarde plus, dès l'instant que les électeurs ont envoyé la vieille rosse à la réforme.
Il a dîné en tête-à-tête avec son père qui lui a demandé de "ne pas alimenter le feuilleton". En retour, assure l'hebdomadaire, François Hollande a promis qu'il s'exprimerait sur le tweet et clarifierait le rôle de la première dame.
A ce propos, dans l'entourage du président, on estimait mardi probable que le chef de l'Etat réponde à des questions sur ce sujet lors de son entretien télévisée du 14 juillet.
Thomas Hollande prend parti
La situation actuelle "est un facteur d'instabilité... soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Elysée", décide-t-il. "Et surtout, ajoute-t-il, pas de deuxième tweet !" met-il en garde.
Interrogé sur l'avenir politique de sa maman, il répond: "Ministre, pourquoi pas, dans quelques mois: en politique, on n'est jamais mort".
Le garçon est visiblement téléguidé
Mais des propos du porte-parole de l'amère Royal, nous ne retenons rien d'utile, sinon que la battue et rebattue se rabattrait volontiers sur un portefeuille ministériel: grandeur et décadence !
Questionnée sur ces propos, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a jugé sur BFMTV que cette affaire est "derrière nous". "Objectivement, aujourd'hui il n'y a pas plus de commentaire à apporter", a-t-elle ajouté. Même si c'en est pourtant déjà  un !
Même pas quelques dommages et intérêts
Si seulement la journaliste avait fait de son tweet une brève de Paris Match, ça aurait pu rapporter gros à la procédurière Royal...