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dimanche 5 juin 2016

Hommage à Clément Méric, prétexte à échauffourées entre manifestants et policiers

"Tous les flics sont des bâtards," selon les anarcho-révolutionnaires soutenus par EELV 

Des heurts ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche en mémoire de Clément Méric
mort il y a trois ans au cours d'une rixe avec des skinheads, en juin 2013.

Des échauffourées entre manifestants et policiers ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche de plusieurs centaines de militants antifascistes, rassemblés en mémoire de Clément Méric.
Des manifestants ont envoyé fumigènes et bouteilles de verre sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et ont chargé sur le quai de Valmy, le long du canal Saint-Martin, dans le nord-est de la capitale, là où une voiture de police a été incendiée le 18 mai dernier au cours d'un rassemblement anarchiste anti-policiers.
Après l'éclatement "des violences et des exactions", le préfet de police avait demandé aux organisateurs "d'appeler à la dispersion du cortège", alors que les interventions de police étaient "délicates du fait de la présence du canal Saint-Martin". La manifestation, initialement prévue entre la place Stalingrad et Ménilmontant, et qui a rassemblé un millier de personnes selon la police, a été interrompue par le préfet lorsque le cortège s'est dirigé vers le quai de Valmy, "où des dégradations significatives et des violences croissantes" ont été déplorées.

Certains manifestants ont jeté des rétroviseurs sur les policiers, d’autres avaient ouvert des parapluies.
Des membres des forces de l’ordre bloquaient une passerelle pour empêcher des activistes de passer sur l’autre quai. Des renforts de CRS sont arrivés peu avant 16 heures. 
La manif des "antifas" dégénère Quai de Valmy,
le 4 juin 2016 : quatre interpellations

Les extrémistes de gauche qui sont partis de la place Stalingrad peu après 14 heures aux cris de "on n’oublie pas, on n’oublie pas", "tous les flics sont des bâtards", "tout le monde déteste la police", "pas de fachos dans le quartier, pas de quartier pour les fachos", comptaient de nombreux jeunes, dont certains encagoulés et lunettes de protection et agitant des drapeaux rouges. Une pancarte proclamait: "Clément, tu chanteras toujours plus fort qu’eux". 

Emoi à la mort d'un jeune activiste, s'il est antifa
 

La mort de Clément Méric, 18 ans, le 5 juin 2013 à Paris, avait causé une vive émotion dans les media. Il s'agissait d'un militant libertaire et d'extrême gauche, membre de la milice Action antifasciste Paris-Banlieue et de Solidaires Étudiant-e-s, à la suite d'une rixe avec un groupe des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite. 

A l’issue de l’enquête clôturée le 22 mars, quatre skinheads ont été mis en examen, dont deux pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’Assises, et deux autres pour violences.

Ministre de l’Intérieur à l’époque des faits, Manuel Valls avait évoqué un "assassinat" et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait promis de "tailler en pièces" les groupuscules d’extrême droite. Dans la foulée, le gouvernement avait dissous Troisième Voie, dont étaient issus les skinheads, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), que dirigeait Serge Ayoub, un vétéran de la mouvance.

Des provocations chaque année depuis trois ans

Clément Méric
"Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !"
Les slogans hurlés de haine restent inchangés. "Clément ! Clément ! On n’oublie pas, on pardonne pas !": "Flics assassins, justice complice !"… Slogans antifascistes et anti-policiers s'étaient déjà mêlés, le samedi 6 juin 2015 place de la Bastille à Paris. Tout ce que la capitale compte de militants libertaires et antifascistes, issus des collectifs qui ont appelé à manifester, ont défilé en la mémoire de Clément Méric. Ce jeune militant d’extrême gauche avait été tué deux ans plus tôt, le 5 juin 2013 à Paris, lors d’une des rixes dont sont coutumiers ces jeunes extrémistes de gauche et de droite. 
A 14h, son portrait ornait une bannière noire place de la Bastille, où les militants s’étaient donné rendez-vous. Ils étaient plusieurs milliers. Le pouvoir n'y avait pas pris garde et il a retrouvé ces anti-capitalistes aguerris dans les manifestations contre sa loi travail: on les appelle alors  pudiquement des "casseurs"...



Manif antifasciste en cours à Bastille, 2 ans après la mort de Clément Méric

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PaSiDupes

Les militants du parti kurde HDP participaient à cette manif internationaliste
De nombreux partis, syndicats et associations d’extrême gauche étaient présents : Action antifasciste, Alternative libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de gauche (PdG de Mélenchon, associé au PCF), SUD-Etudiants (trotskistes),… Alors que de vieilles barbes distribuaient leurs journaux militants – Révolution, L’Anticapitaliste… – des drapeaux du parti kurde HDP (Parti démocratique des peuples, qualifié de "Syriza turc", 2% aux municipales de 2014: il défend des valeurs de "travail, d'égalité, de liberté, de paix et de justice", dénonçant chez ses adversaires des forces racistes, nationalistes, militaristes, sexistes, conservatrices et mercantiles") ont fleuri en masse à l’arrière du cortège qui s’apprêtait à s’élancer sur le Boulevard Richard-Lenoir. Le HDP râtisse large: "travailleurs, ouvriers, paysans, petits commerçants, retraités, femmes, jeunes, intellectuels, artistes, LGBT, handicapés, opprimés et exploités".
Quelques heures plus tôt, deux explosions d’origine indéterminée avaient fait deux morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral de ce parti d’opposition pro-kurde, dans le Sud-est de la Turquie, à deux jours des élections législatives. 
Ces militants ont donc grossi les rangs des antifascistes sous le mot d’ordre : "Erdogan assassin, Turquie fasciste !” et “Solution politique pour le Kurdistan !".

Des militants pro-palestiniens étaient également présents. 
Vu à Tourcoing,
lors des funérailles de Pierre-Eliott Zighem
Leur banderole réclamait la libération de Georges Abdallah, militant communiste considéré comme le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise, et plus vieux prisonnier de France, incarcéré en 1984 et libérable depuis 1999. Les attentats islamistes par des djihadistes, français ou non, et l'"état d'urgence" décrété et prolongé par Hollande ne se prêtent pas à une libération...

Les agresseurs de l'extrémiste révolutionnaire mis en procès
L’essentiel des manifestants, qui ont défilé sur une partie du boulevard Richard-Lenoir, dans le ...11e arrondissement de Paris, réclamaient principalement "la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément [Méric]". En effet l’enquête sur les circonstances de sa mort est toujours en cours : le doute demeure sur le groupe qui a provoqué l’autre en premier, et sur l’utilisation d’un poing américain. Le rapport des experts évoque seulement l' "utilisation d’objets métalliques" Le 26 mai dernier, les protagonistes du drame ont été convoqués pour une reconstitution des faits.

Une banderole faisait également référence à Pierre-Eliott Zighem"jeune homme de 19 ans", selon la presse, mort dans une voiture qui a fini sa course folle dans un arbre, rue du Tilleul près de la gare de Tourcoing, alors qu’il était poursuivi par la police pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier. Sa mort, alors que deux autres jeunes étaient blessés (dont un grièvement), dans la nuit du 31 mai au 1er juin, avait déclenché quatre nuits de violences.
photo 2 (1)
Le GUD serait dans le coup
En 2013, suite à la mort de Clément Méric, Manuel Valls avait dissout plusieurs groupuscules d’extrême droite dont les agresseurs étaient proches : les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Troisième voie et Oeuvre française. Il reste cependant encore des groupuscules extrémistes de droite pour s'opposer aux antifascistes.
photo 2Sur leur passage, ce 6 juin, les "antifa" auraient découvert des affiches fraîchement collées du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite réputée violente dans les années ...70.  Après les avoir lacérées et barrées en partie, ils ont poursuivi leur chemin aux cris de "Non à la quenelle; oui au poing levé !"

Selon la légende, le GUD aurait trouvé ses premiers financements en assurant des services d'ordre pour la campagne présidentielle de Georges Pompidou en 1969. Il aurait également assuré celui des campagnes présidentielles de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et 1981, ainsi que celui de Raymond Barre en 1988. Parmi les rumeurs de type complotiste, il faut encore citer l'affirmation du journal communiste L'Humanité, selon lequel la Syrie aurait financé des ouvrages et campagnes de communication du GUD.

Les camarades de Méric veulent faire revivre les skinheads des années Mitterrand


Les années 80 correspondent en effet à la grande époque des mouvements skinheads, époque où ils posaient fièrement avec leurs battes de baseball et où extrême gauche et extrême droite se disputaient le pavé, notamment parisien.

Le mouvement skinhead n’est pas forcément synonyme d’extrême droite,
comme tendent à le faire croire les violences fortement médiatisées qui ont conduit au décès du militant d'extrême gauche Clément Méric. Il existe aussi des skinheads antifascistes. Mais d’un côté comme de l’autre, une chose les unit: leur besoin de violence.



A l'extrême droite, la montée du Front national de Jean-Marie Le Pen les aurait fait rentrer dans le rang. Ce dernier était accusé d'en utiliser un certain nombre dans son service d'ordre, pour paradoxalement "se respectabiliser", assurent ses détracteurs, dont Erwann Lecoeur, sociologue altermondialiste et spécialiste de ce mouvement, qui note que, "depuis quelques temps, on sent que quelque chose réapparaît en souterrain." Hollande est arrivé au pouvoir et, avec ses ministres successifs de l'Intérieur, il s'accommode de cet extrémisme-là.

Les skinheads d'extrême gauche sont confortés par l'Etat-PS qui mise sur eux pour combattre le FN. En effet, la montée en puissance de Marine le Pen inquiète et les "skins" reprennent les affrontements, multipliant les provocations et les actions coup de poing contre les militants antifascistes. 

Selon une source policière, les "antifa" (antifascistes) et le "seul groupe skin organisé en France", les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR, bras armé de mouvement d'extrême droite "Troisième voie"), créé par Serge Ayoub qui a démenti être lié à l'agression, "se cherchent" à nouveau depuis ces dernières années.

La dernière rixe datait du 1er mai 2013 à Paris. Une quarantaine de personnes s’en étaient pris à un groupe de militants d’extrême gauche, venus rendre hommage à Brahim Bouarram, un Marocain tué par des skinheads d'extrême droite, dans l'entre-deux tours de la présidentielle de 1995.


Les "skinheads" d'extrême gauche

Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes n'est pas à proprement parler une fédération de syndicats étudiants français, mais une association loi de 1901, membre de l'Union syndicale Solidaires s'inscrivant dans le syndicalisme de lutte. L' "antifa" Clément Méric en était militant à l'IEP de Paris.
Née le 27 janvier 2013 de la fusion de la Fédération SUD Étudiant et de la Fédération syndicale étudiante, Solidaires Étudiant-e-s est membre de l'Union syndicale Solidaires (à laquelle appartiennent aussi bien SUD que le Syndicat national des journalistes, SNJ), laquelle s'était engagée en 2006 et 2008 dans les mouvements contre la loi pour l'égalité des chances et contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Le Red and Anarchist Skinheads (ou RASH, ce qui signifie 'skinheads rouges et anarchistes') est un mouvement mondial de skinheads communistes et libertaires qui luttent contre le fascisme, le racisme et le capitalisme.
Créé à New York en 1993, le RASH s'est étendu au Canada, avant d'apparaître en la première fois en France dans la ville du Havre avant de se propager aux villes de Marseille et Bordeaux, puis au reste de la France. Le RASH est issu d'un regroupement assez récent (fin de la décennie 1990) des "redskins" (punk/rock/alternatifs) communistes et de nouveaux skinheads influencés par l'anarchisme. Ce sont des skinheads engagés à l'extrême gauche, voire à l'ultragauche (avec discours révolutionnaire) ou en groupes "autonomes" (c’est-à-dire sans lien avec les grands partis politiques).

Certains affiliés du RASH sont issus de la scène SHARP des années 90, positionné contre le racisme, à la différence des skinheads 'antifa'). Les skinheads RASH sont convaincus d'être le seul mouvement de jeunesse authentiquement prolétaire et international et l'appartenance à la mouvance skinhead devient un complément logique de l'engagement politique ou syndical. 
4 juin 2016, dans Paris

Les skinheads RASH français sont ainsi proches des organisations suivantes : 
- la CNT (Confédération nationale du travail, syndicaliste révolutionnaire), 
- la Fédération anarchiste (FA, pour la construction d' "une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières", membre du réseau Sortir du nucléaire, association agréée par le ministère de l'Écologie, depuis 2005, animée par Stéphane Lhomme, ex-LCR, soutien en 2012 d'une alliance entre le Front de gauche, Europe Écologie Les Verts et le NPA), 
- l'Union des anarchistes (UA, sécessionniste de la précédente jugée molle), 
- l'Organisation Communiste Libertaire (OCL, aux positions anticolonialistes et favorables aux luttes de libération nationale)
- le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA, parti trotskiste), 
- la Section carrément anti Le Pen (SCALP, appelée aussi Réseau No Pasaran).
On peut citer aussi, au niveau international : 
- l'Anarchist black cross (ABC, autonomes révolutionnaires anarchistes de soutiens aux prisonniers qui ont usé de violence) 
- ou Socialisme International (SI, mouvement trotskiste franco-anglais, très proche du NPA d'Olivier Besancenot, qui participa activement à la campagne contre l'interdiction du 'foulard islamique' à l'école -loi de mars 2004- 
à travers notamment le Collectif des féministes pour l'égalité, CFPE - féministes sous l'influence de Tariq Ramadan, dont Christine Delphy, CNRS, participante à la naissance du MLF et du mouvement des Indigènes de la République
Le SI a milité pour José Bové (EELV et Confédération paysanne) à la présidentielle de 2007 (1,32 % des voix).

vendredi 20 septembre 2013

Clément Méric pourrait être à l'origine de la rixe

Une vidéo de la RATP montre la bagarre fatale à Clément Méric

L'analyse du document vidéo par les experts de la police technique serait concluante. Voici l'article de L'Internaute (25/06/13 16:06), intitulé: "Clément Méric: il pourrait être l'agresseur".

Les enquêteurs de la police judiciaire et les experts de la police scientifique ont à leur disposition des images filmées par une caméra de surveillance de la RATP, sur lesquelles apparaissent Clément Méric et son présumé meurtrier, Esteban M., lors de la rixe fatale. Que montrent ces images ? Les témoignages ne sont pas unanimes sur le contenu du film et les conclusions que l'on peut en tirer. Selon RTL, le film montre une bagarre générale opposant les militants antifascistes et des skinheads. Parmi ces derniers, Esteban M. est identifié donnant des coups à deux jeunes personnes.

C'est dans ces circonstances que les images montreraient, selon le journaliste de RTL, Clément Méric venir dans le dos d'Esteban M. pour lui assener un coup à la tête. A ce moment, le jeune skinhead se retourne et lui donne un violent coup de poing au visage. Selon les données de l'autopsie, c'est ce coup de poing qui serait à l'origine de la mort de Clément Méric. Toujours selon RTL, la vidéo ne permettrait pas d'identifier s'il y a eu un second coup ou si Esteban M. était muni d'un poing américain comme l'affirment certains témoins. En revanche, les images permettraient d'affirmer qu'il n'y a pas eu de lynchage du jeune militant antifasciste au sol.
La version de RTL est contestée par un article de Libération. Le journal a recueilli le témoignage d'un commissaire de la police judiciaire de Paris qui affirme lui que les images de la caméra de surveillance ne permettent pas d'être si catégorique. La caméra qui a permis de filmer la scène est orientée vers le sol : seuls 20 centimètres d'images au-dessus du bitume sont exploitables, on ne voit ainsi sur la bande que les jambes des personnes présentes. Le commissaire affirme qu'il y a bien eu "une bagarre entre deux groupes" et que des coups de pieds ont été échangés. Les policiers ont bien pu identifier Clément Méric et Esteban M. à la couleur de leurs chaussures. "A un moment de la rixe, Méric passe derrière M. occupé à frapper un autre. Peut être Méric donne-t-il un coup à M. lequel, en tout cas, se retourne. Et Méric tombe par terre" explique le commissaire de police. Selon Libération, rien ne permet donc d'affirmer formellement que Méric puisse être à l'origine de l'agression.
Pour autant, la vidéo "prouve que le groupe d'extrême gauche a attendu longtemps les skinheads à côté de la station de métro pour en découdre", toujours selon le témoignage du commissaire rapporté par Libération. La police judiciaire a malgré tout écarté la thèse du "guet-apens" puisque selon les éléments de l'enquête, la présence des deux groupes au moment des faits dans ce quartier de Paris était "totalement fortuite".
Selon le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Serge Ayoub, qui aurait pu récolter des témoignages de témoins de la scène, Esteban M. aurait agi dans un contexte de "légitime défense", laissant entendre que les responsables de la bagarre étaient les militants antifascistes.
EN VIDEO - Le 6 juin dernier, des centaines de personnes s'étaient rassemblées à Paris pour observer un moment de recueillement pour rendre hommage à Clément Méric :



Pour mémoire, nous ajoutons ce reportage diffusé par Le Monde sur Dailymotion 

VOIR et ENTENDRE l'hommage de l'extrême gauche révolutionnaire à Clément Méric, le 6 juin 2013, place Saint-Michel:


Hommage à Clément Méric sur les lieux du drame par lemondefr
Et celui de BFMTV

Hommage à Clément Méric: rassemblement "Antifa... par BFMTV

mercredi 10 juillet 2013

Le gouvernement dissout trois groupes d'extrême-droite

Pour l'extrême-gauche, tout va pour le mieux...

Les antifa au chômage ?
Ils sont d'extrême-gauche:
ils sont donc inoffensifs !

Troisième voie, Jeunesses nationalistes révolutionnaires et l'association Envie de rêver présentaient "les caractéristiques de milices privées"

C'est la vengeance de la gauche pour la mort de Clément Méric, anarcho-révolutionnaire provocateur, avec le soutien de la gauche institutionnelle.


Ces groupements ont été dissous
Ils ont eu les honneurs du Conseil des ministres, aujourd'hui. "Ces trois structures présentaient les caractéristiques de milices privées incitant à la haine", a expliqué, à la sortie du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.


Les trois "milices" deviennent incontrôlables et insaisissables
Elles sont donc trois à ne plus avoir d'existence légale sur le papier. 
Troisième voie et les JNR, qui font figure de service d'ordre au premier, s'étaient sabordées le mois dernier "pour l'honneur, pour ne pas être dissous par d'autres. Ces tartufferies, c'est fini", avait expliqué leur chef, Serge Ayoub. 
Quant à Envie de rêver, l'association gère "Le local", un établissement privé situé dans le XVe arrondissement de Paris qui servait de lieu de ralliement à Troisième voie.
Cinq personnes ont été mises en examen après la mort de Clément Méric. Toutes gravitaient dans la mouvance skinhead ; le principal suspect, qui aurait porté le coup mortel, est un sympathisant de Troisième voie et des JNR.

Des milices d'extrême gauche font la loi 

Les groupuscules redskin (skinhead "ultra-communistes") ont repris de l'activité

Le pouvoir socialo-écolo n'a pas fini le travail de "mise en pièces", car le 8 juin 2013 à Tours, 200 militants d’extrême-gauche (dont certains masqués et armés), lors d’une manifestation de soutien à Méric, ont mené un raid contre le commerce de Pierre-Louis Mériguet, porte-parole du mouvement identitaire Vox Populi, en hurlant : " Mériguet on va te tuer ! Le commerçant a décidé de déposer plainte au commissariat de Tours pour menaces de mort, plusieurs agitateurs de l’extrême-gauche locale ayant clairement été identifiés. L’homme réclame aussi une protection pour sa famille et lui.
Prévenus, des journalistes présents sur les lieux couvraient la scène, mais une seule voiture de police encadrait la milice rouge. Sans encombres, les extrémistes ont pu appeler impunément au meurtre, comme les islamistes sur les Champs Elysées, sous le nez des CRS. Le militant menacé indique avoir également écrit une lettre au préfet, estimant que la police n’était pas suffisamment présente.

Les mouvements (anti-)fascistes Redskin et "antifa" se sentent pousser des ailes


Apparus en France à la fin des années Mitterrand et au début des années 1990, les Redskins rassemblent une branche activiste du mouvement alternatif (mélange contre-culturel de la gauche révolutionnaire) ainsi qu'une branche du mouvement skinhead. Les Redskins s'orientent politiquement dans l'antiracisme radical, l'antifascisme de rue, l'anti-impérialisme, l'anti-autoritarisme, l'anti-sexisme et l'anticapitalisme révolutionnaire. Ses membres sont acteurs dans différentes organisations marxistes, anarchistes et syndicalistes-révolutionnaires (CSR). 
Réseau antifasciste de Genève
Qualifiés de "soldats du peuple", les gangs de chasseurs de skinheads néo-nazis - Red Warriors (1986-1992, un noyau d'une douzaine d'activistes qui se revendiquaient communistes), Ruddy Fox ou les Ducky Boys (une bande multi-ethnique et médiatisée d'une quarantaine de Noirs et de Maghrébins) - s'associaient pour faire la chasse à leurs homologues néo-nazis. 
Aujourd'hui, les antifa sont connus de tous, Manuel Valls excepté...
Manifestement pacifistes...
Par le biais de la musique punkoi et du reggae (Les Partisans, punk-rock cuivrés et métissés de Lyon, Redskins, soul rock anglaise, Ya Basta, ska rock français, ou les skorsoners, brixton cats, paran'oi, los foiros, redweiler, redkick), les antifa tentent de rallier les jeunes de la diversité.

Totale impunité
Les extrémistes de gauche bénéficient de la bienveillance des journalistes quelquefois issus des mêmes mouvances radicales: 45% des journalistes de l’ESJ Lille  n'avouent-ils pas voterMélenchon et autres extrêmes ?


A ceux-la, il faut ajouter 

En plus de ces tensions, les islamistes et loups solitaires djihadistes apportent leur pierre à  ce que Hollande appelle la "France apaisée".
Avec Alternative libertaire, le CNT, le NPA et SUD, c'est gagné d'avance...