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dimanche 19 mai 2019

1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil


Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

Jean Veil est 78e, et avant dernier, sur la liste présidentielle conduite par Loiseau

S'est-il laissé circonvenir ?

Ce fils de Simone Veil est l'avocat de 71 ans qui a assuré la défense de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de la MNEF, la Société générale contre Jérôme Kerviel et dans l'affaire des Panama Papers, Jérôme Cahuzac, Didier Lombard, ancien dirigeant de France Télécom, poursuivi pour "harcèlement moral", ou David Hallyday. 
Simone Veil décédée le 30 juin 2017 a-t-elle pu mettre en garde son fils contre Macron ? Toujours est-il qu'à peine est-elle partie, il passe l'éponge sur l'irrespect d'une proche de Macron, sa chargée des relations presse à l'Elysée, la grossière Sibeth Ndiaye, qui avait confirmé le décès en ces termes : "Yes, la meuf est dead". De la très folklorique Sibeth, Macron a même fait la secrétaire d'Etat auprès du premier ministre chargée du porte-parolat du gouvernement...Résultats de recherche


Or, Nathalie Loiseau était, de surcroît, sur une liste aux Européennes concurrente de Simone Veil en 1989.

L’ancienne ministre des Affaires européennes de Macron et tête de la liste 'Renaissance' aux européennes, Nathalie Loiseau (LREM), qui se réclame régulièrement de Simone Veil, a fait partie d’une liste concurrente de l’ex-académicienne en 1989.
Fin mars, le Huffington Post a révélé qu'aux européennes de 1989, Nathalie Loiseau - Nathalie Ducoulombier de son nom de jeune fille - avait été 49e sur la liste fédéraliste intitulée "Initiative pour une démocratie européenne" menée par le politologue Franck Biancheri qui présida Newropeans, un parti politique européen d'inspiration supranationale. La liste était arrivée dernière du scrutin, avec 0,17% des voix (quelque 31.000 votes), derrière la liste de Jacques CheminadeAu HuffPost, elle raconte que l’aventure a été menée "avec zéro sou mais l’ardeur de la jeunesse". Elle s'était déclarée âgée de 24 ans, mais en avait 25. Son rival RN en 2019, Jordan Bardela, est tête de liste à 23 ans. 

Candidat aux élections européennes 2019 sur la liste du Rassemblement national, Thierry Mariani a enfoncé le clou dans un tweet du 10 mai 2019:
"Nathalie Loiseau ne cesse de se réclamer de Simone Veil et essaie de faire une opération de récupération indécente. Mais Nathalie Loiseau était candidate dans une liste opposée à Simone Veil en 1989. C’est vraiment du foutage de gueule à grande échelle !!!!". 

La tête de liste LREM, intitulée 'Renaissance' aux  élections européennes du 26 mai, était effectivement candidate aux élections européennes de 1989 sur la liste "Initiative pour une démocratie européenne", un intitulé suggérant que l'Union européenne n'est effectivement pas démocratique. Cette liste I.D.E. avait tenté de rivaliser avec celle - "Le centre pour l’Europe" (CDS, membre de l'UDF) - sur laquelle Simone Veil avait été réélue députée européenne, avec 8,43 % des suffrages.

L’hebdomadaire 'Valeurs Actuelles' est lui aussi revenu sur l’info, précisant fin avril que l’une de ses colistières de l’époque, à la 72e position était Elisabeth Lévy. La journaliste et directrice du magazine 'Causeur' explique : "Je n’ai aucun souvenir d’une campagne, ni des autres personnes sur cette liste. Mais mon erreur de jeunesse à moi, c’est d’avoir été européiste" (europhile), allusion à l’appartenance en 1984 de Nathalie Loiseau à la liste étudiante du GUD, organisation étudiante d'extrême droite des années 1970.

vendredi 3 mai 2019

La tête de liste LREM à nouveau rattrapée par une déclaration passée, ciblant encore l’ENA

Castaner, de Rugy et Schiappa ne sont pas, chacun dans son style, les seuls boulets du gouvernement 

Une polémique chasse l'autre, chargeant la mule Nathalie Loiseau 

Image associée
On sait que la tête de liste du parti présidentiel aux Européennes de 2019 a fait ses premières armes sur une liste d’extrême droite en 1984. Elle figurait alors sur la liste d'un syndicat étudiant apparenté à l'extrême droite, notamment au Groupe union défense (GUD).
 
Elle avait pourtant 20 ans et venait de sortir diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, ce qui remet en question la qualité de la formation de cette grande école et la compétence de ses élèves.

Résultat de recherche d'images pour "Tintin Loiseau"Elle s'était expliquée de cette première erreur d'orientation avec l'intelligence qui la caractérise, assurant que tout s'était fait "à l'insu de son plein gré"! Que les anciens élèves de SciencesPo ne lèvent surtout pas la main... 
Dans Le Secret de La Licorne, album signé Hergé des aventures de Tintin et Milou, Loiseau est l'escroc, co-propriétaire du château de Moulinsart.

On a ensuite appris qu'elle s'était sentie déplacée à la tête de l'ENA. On découvre maintenant par l'entremise de Mediapart que, dans un entretien récent avec la presse en 2017, elle avait estimé que "supprimer l’ENA devient l’argument des hommes politiques sans idées".

Résultat de recherche d'images pour "Loiseau becasse"
Or, à court de propositions à l'issue du "grand" débat national qu'il a fait perdurer, pour se ménager du temps, Macron a  fait l'annonce, le 25 avril, de son intention de supprimer l'Ecole nationale d'administration (ENA)... La tête de linotte n'a pourtant pas attendu trois jours pour applaudir à cette pseudo-initiative, se disant sur Radio J "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière" !

Loiseau, coucou à l'ENA, comme Castaner à l'Intérieur

La protégée de Juppé s'est comparée à "une romanichelle", pour expliquer  son reclassement hasardeux à l'Ecole nationale d'administration, provoquant l’indignation des hauts fonctionnaires imbus de leur personne, mais pas qu'eux. 

Dans son article du 1er mai, Mediapart a qualifié cette déclaration de "commentaire pour le moins étrange de la part d'une personnalité qui avait été directrice de l'ENA de 2012 à 2017". 

Les sorties de Loiseau ont d'ores et déjà réussi à faire grimper le RN (FN) dans les sondages au point que le parti du président se situerait désormais au second rang. Et si, comme avant lui Mitterrand, Macron utilisait Loiseau comme épouvantail de l'extrême droite ? Castaner n'instrumentalise-t-il pas, quant à lui, l'ultra-gauche du black bloc infiltré parmi les Gilets jaunes  à des fins électoralistes ?

Résultat de recherche d'images pour "nid du coucou"
Cette attitude de la gitane sans filtre avait expliqué sur France Culture qu'elle condamne le "conservatisme de la haute administration" auquel elle s'était heurtée lorsqu'elle a pris la direction de l'école. Un vilain petit canard, déjà !

Pour faire bonne mesure, Mediapart rappelle aussi une autre déclaration de l'actuelle tête de liste LREM aux européennes. Début 2017, dans un entretien avec la Revue internationale et stratégique, Loiseau avait commencé par dénoncer l'idée de supprimer l'ENA.

On l'a dit mais, aux hommes politiques sans idées, elle avait aussi associé des journalistes sans culture", avait-elle alors martelé. On ne peut toujours donner tort à Loiseau...

dimanche 5 juin 2016

Hommage à Clément Méric, prétexte à échauffourées entre manifestants et policiers

"Tous les flics sont des bâtards," selon les anarcho-révolutionnaires soutenus par EELV 

Des heurts ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche en mémoire de Clément Méric
mort il y a trois ans au cours d'une rixe avec des skinheads, en juin 2013.

Des échauffourées entre manifestants et policiers ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche de plusieurs centaines de militants antifascistes, rassemblés en mémoire de Clément Méric.
Des manifestants ont envoyé fumigènes et bouteilles de verre sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et ont chargé sur le quai de Valmy, le long du canal Saint-Martin, dans le nord-est de la capitale, là où une voiture de police a été incendiée le 18 mai dernier au cours d'un rassemblement anarchiste anti-policiers.
Après l'éclatement "des violences et des exactions", le préfet de police avait demandé aux organisateurs "d'appeler à la dispersion du cortège", alors que les interventions de police étaient "délicates du fait de la présence du canal Saint-Martin". La manifestation, initialement prévue entre la place Stalingrad et Ménilmontant, et qui a rassemblé un millier de personnes selon la police, a été interrompue par le préfet lorsque le cortège s'est dirigé vers le quai de Valmy, "où des dégradations significatives et des violences croissantes" ont été déplorées.

Certains manifestants ont jeté des rétroviseurs sur les policiers, d’autres avaient ouvert des parapluies.
Des membres des forces de l’ordre bloquaient une passerelle pour empêcher des activistes de passer sur l’autre quai. Des renforts de CRS sont arrivés peu avant 16 heures. 
La manif des "antifas" dégénère Quai de Valmy,
le 4 juin 2016 : quatre interpellations

Les extrémistes de gauche qui sont partis de la place Stalingrad peu après 14 heures aux cris de "on n’oublie pas, on n’oublie pas", "tous les flics sont des bâtards", "tout le monde déteste la police", "pas de fachos dans le quartier, pas de quartier pour les fachos", comptaient de nombreux jeunes, dont certains encagoulés et lunettes de protection et agitant des drapeaux rouges. Une pancarte proclamait: "Clément, tu chanteras toujours plus fort qu’eux". 

Emoi à la mort d'un jeune activiste, s'il est antifa
 

La mort de Clément Méric, 18 ans, le 5 juin 2013 à Paris, avait causé une vive émotion dans les media. Il s'agissait d'un militant libertaire et d'extrême gauche, membre de la milice Action antifasciste Paris-Banlieue et de Solidaires Étudiant-e-s, à la suite d'une rixe avec un groupe des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite. 

A l’issue de l’enquête clôturée le 22 mars, quatre skinheads ont été mis en examen, dont deux pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’Assises, et deux autres pour violences.

Ministre de l’Intérieur à l’époque des faits, Manuel Valls avait évoqué un "assassinat" et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait promis de "tailler en pièces" les groupuscules d’extrême droite. Dans la foulée, le gouvernement avait dissous Troisième Voie, dont étaient issus les skinheads, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), que dirigeait Serge Ayoub, un vétéran de la mouvance.

Des provocations chaque année depuis trois ans

Clément Méric
"Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !"
Les slogans hurlés de haine restent inchangés. "Clément ! Clément ! On n’oublie pas, on pardonne pas !": "Flics assassins, justice complice !"… Slogans antifascistes et anti-policiers s'étaient déjà mêlés, le samedi 6 juin 2015 place de la Bastille à Paris. Tout ce que la capitale compte de militants libertaires et antifascistes, issus des collectifs qui ont appelé à manifester, ont défilé en la mémoire de Clément Méric. Ce jeune militant d’extrême gauche avait été tué deux ans plus tôt, le 5 juin 2013 à Paris, lors d’une des rixes dont sont coutumiers ces jeunes extrémistes de gauche et de droite. 
A 14h, son portrait ornait une bannière noire place de la Bastille, où les militants s’étaient donné rendez-vous. Ils étaient plusieurs milliers. Le pouvoir n'y avait pas pris garde et il a retrouvé ces anti-capitalistes aguerris dans les manifestations contre sa loi travail: on les appelle alors  pudiquement des "casseurs"...



Manif antifasciste en cours à Bastille, 2 ans après la mort de Clément Méric

LIRE
PaSiDupes

Les militants du parti kurde HDP participaient à cette manif internationaliste
De nombreux partis, syndicats et associations d’extrême gauche étaient présents : Action antifasciste, Alternative libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de gauche (PdG de Mélenchon, associé au PCF), SUD-Etudiants (trotskistes),… Alors que de vieilles barbes distribuaient leurs journaux militants – Révolution, L’Anticapitaliste… – des drapeaux du parti kurde HDP (Parti démocratique des peuples, qualifié de "Syriza turc", 2% aux municipales de 2014: il défend des valeurs de "travail, d'égalité, de liberté, de paix et de justice", dénonçant chez ses adversaires des forces racistes, nationalistes, militaristes, sexistes, conservatrices et mercantiles") ont fleuri en masse à l’arrière du cortège qui s’apprêtait à s’élancer sur le Boulevard Richard-Lenoir. Le HDP râtisse large: "travailleurs, ouvriers, paysans, petits commerçants, retraités, femmes, jeunes, intellectuels, artistes, LGBT, handicapés, opprimés et exploités".
Quelques heures plus tôt, deux explosions d’origine indéterminée avaient fait deux morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral de ce parti d’opposition pro-kurde, dans le Sud-est de la Turquie, à deux jours des élections législatives. 
Ces militants ont donc grossi les rangs des antifascistes sous le mot d’ordre : "Erdogan assassin, Turquie fasciste !” et “Solution politique pour le Kurdistan !".

Des militants pro-palestiniens étaient également présents. 
Vu à Tourcoing,
lors des funérailles de Pierre-Eliott Zighem
Leur banderole réclamait la libération de Georges Abdallah, militant communiste considéré comme le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise, et plus vieux prisonnier de France, incarcéré en 1984 et libérable depuis 1999. Les attentats islamistes par des djihadistes, français ou non, et l'"état d'urgence" décrété et prolongé par Hollande ne se prêtent pas à une libération...

Les agresseurs de l'extrémiste révolutionnaire mis en procès
L’essentiel des manifestants, qui ont défilé sur une partie du boulevard Richard-Lenoir, dans le ...11e arrondissement de Paris, réclamaient principalement "la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément [Méric]". En effet l’enquête sur les circonstances de sa mort est toujours en cours : le doute demeure sur le groupe qui a provoqué l’autre en premier, et sur l’utilisation d’un poing américain. Le rapport des experts évoque seulement l' "utilisation d’objets métalliques" Le 26 mai dernier, les protagonistes du drame ont été convoqués pour une reconstitution des faits.

Une banderole faisait également référence à Pierre-Eliott Zighem"jeune homme de 19 ans", selon la presse, mort dans une voiture qui a fini sa course folle dans un arbre, rue du Tilleul près de la gare de Tourcoing, alors qu’il était poursuivi par la police pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier. Sa mort, alors que deux autres jeunes étaient blessés (dont un grièvement), dans la nuit du 31 mai au 1er juin, avait déclenché quatre nuits de violences.
photo 2 (1)
Le GUD serait dans le coup
En 2013, suite à la mort de Clément Méric, Manuel Valls avait dissout plusieurs groupuscules d’extrême droite dont les agresseurs étaient proches : les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Troisième voie et Oeuvre française. Il reste cependant encore des groupuscules extrémistes de droite pour s'opposer aux antifascistes.
photo 2Sur leur passage, ce 6 juin, les "antifa" auraient découvert des affiches fraîchement collées du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite réputée violente dans les années ...70.  Après les avoir lacérées et barrées en partie, ils ont poursuivi leur chemin aux cris de "Non à la quenelle; oui au poing levé !"

Selon la légende, le GUD aurait trouvé ses premiers financements en assurant des services d'ordre pour la campagne présidentielle de Georges Pompidou en 1969. Il aurait également assuré celui des campagnes présidentielles de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et 1981, ainsi que celui de Raymond Barre en 1988. Parmi les rumeurs de type complotiste, il faut encore citer l'affirmation du journal communiste L'Humanité, selon lequel la Syrie aurait financé des ouvrages et campagnes de communication du GUD.

Les camarades de Méric veulent faire revivre les skinheads des années Mitterrand


Les années 80 correspondent en effet à la grande époque des mouvements skinheads, époque où ils posaient fièrement avec leurs battes de baseball et où extrême gauche et extrême droite se disputaient le pavé, notamment parisien.

Le mouvement skinhead n’est pas forcément synonyme d’extrême droite,
comme tendent à le faire croire les violences fortement médiatisées qui ont conduit au décès du militant d'extrême gauche Clément Méric. Il existe aussi des skinheads antifascistes. Mais d’un côté comme de l’autre, une chose les unit: leur besoin de violence.



A l'extrême droite, la montée du Front national de Jean-Marie Le Pen les aurait fait rentrer dans le rang. Ce dernier était accusé d'en utiliser un certain nombre dans son service d'ordre, pour paradoxalement "se respectabiliser", assurent ses détracteurs, dont Erwann Lecoeur, sociologue altermondialiste et spécialiste de ce mouvement, qui note que, "depuis quelques temps, on sent que quelque chose réapparaît en souterrain." Hollande est arrivé au pouvoir et, avec ses ministres successifs de l'Intérieur, il s'accommode de cet extrémisme-là.

Les skinheads d'extrême gauche sont confortés par l'Etat-PS qui mise sur eux pour combattre le FN. En effet, la montée en puissance de Marine le Pen inquiète et les "skins" reprennent les affrontements, multipliant les provocations et les actions coup de poing contre les militants antifascistes. 

Selon une source policière, les "antifa" (antifascistes) et le "seul groupe skin organisé en France", les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR, bras armé de mouvement d'extrême droite "Troisième voie"), créé par Serge Ayoub qui a démenti être lié à l'agression, "se cherchent" à nouveau depuis ces dernières années.

La dernière rixe datait du 1er mai 2013 à Paris. Une quarantaine de personnes s’en étaient pris à un groupe de militants d’extrême gauche, venus rendre hommage à Brahim Bouarram, un Marocain tué par des skinheads d'extrême droite, dans l'entre-deux tours de la présidentielle de 1995.


Les "skinheads" d'extrême gauche

Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes n'est pas à proprement parler une fédération de syndicats étudiants français, mais une association loi de 1901, membre de l'Union syndicale Solidaires s'inscrivant dans le syndicalisme de lutte. L' "antifa" Clément Méric en était militant à l'IEP de Paris.
Née le 27 janvier 2013 de la fusion de la Fédération SUD Étudiant et de la Fédération syndicale étudiante, Solidaires Étudiant-e-s est membre de l'Union syndicale Solidaires (à laquelle appartiennent aussi bien SUD que le Syndicat national des journalistes, SNJ), laquelle s'était engagée en 2006 et 2008 dans les mouvements contre la loi pour l'égalité des chances et contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Le Red and Anarchist Skinheads (ou RASH, ce qui signifie 'skinheads rouges et anarchistes') est un mouvement mondial de skinheads communistes et libertaires qui luttent contre le fascisme, le racisme et le capitalisme.
Créé à New York en 1993, le RASH s'est étendu au Canada, avant d'apparaître en la première fois en France dans la ville du Havre avant de se propager aux villes de Marseille et Bordeaux, puis au reste de la France. Le RASH est issu d'un regroupement assez récent (fin de la décennie 1990) des "redskins" (punk/rock/alternatifs) communistes et de nouveaux skinheads influencés par l'anarchisme. Ce sont des skinheads engagés à l'extrême gauche, voire à l'ultragauche (avec discours révolutionnaire) ou en groupes "autonomes" (c’est-à-dire sans lien avec les grands partis politiques).

Certains affiliés du RASH sont issus de la scène SHARP des années 90, positionné contre le racisme, à la différence des skinheads 'antifa'). Les skinheads RASH sont convaincus d'être le seul mouvement de jeunesse authentiquement prolétaire et international et l'appartenance à la mouvance skinhead devient un complément logique de l'engagement politique ou syndical. 
4 juin 2016, dans Paris

Les skinheads RASH français sont ainsi proches des organisations suivantes : 
- la CNT (Confédération nationale du travail, syndicaliste révolutionnaire), 
- la Fédération anarchiste (FA, pour la construction d' "une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières", membre du réseau Sortir du nucléaire, association agréée par le ministère de l'Écologie, depuis 2005, animée par Stéphane Lhomme, ex-LCR, soutien en 2012 d'une alliance entre le Front de gauche, Europe Écologie Les Verts et le NPA), 
- l'Union des anarchistes (UA, sécessionniste de la précédente jugée molle), 
- l'Organisation Communiste Libertaire (OCL, aux positions anticolonialistes et favorables aux luttes de libération nationale)
- le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA, parti trotskiste), 
- la Section carrément anti Le Pen (SCALP, appelée aussi Réseau No Pasaran).
On peut citer aussi, au niveau international : 
- l'Anarchist black cross (ABC, autonomes révolutionnaires anarchistes de soutiens aux prisonniers qui ont usé de violence) 
- ou Socialisme International (SI, mouvement trotskiste franco-anglais, très proche du NPA d'Olivier Besancenot, qui participa activement à la campagne contre l'interdiction du 'foulard islamique' à l'école -loi de mars 2004- 
à travers notamment le Collectif des féministes pour l'égalité, CFPE - féministes sous l'influence de Tariq Ramadan, dont Christine Delphy, CNRS, participante à la naissance du MLF et du mouvement des Indigènes de la République
Le SI a milité pour José Bové (EELV et Confédération paysanne) à la présidentielle de 2007 (1,32 % des voix).