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lundi 3 décembre 2018

Les "casseurs" sont (presque) tous des enfants de cette république

La stigmatisation des premiers "casseurs" conduira-t-elle à l'insurrection générale ?

Le préfet de police Michel Delpuech a dressé un nouveau bilan des violences qui ont éclaté samedi 1er décembre
, en marge de la manifestation des "gilets jaunes".

"Gilets jaunes": 47 personnes déférées, 20 comparutions immédiates lundi
Tous des racailles et des 'Black bloc' ou des républicains en colère ?
La mobilisation de ce samedi sur les Champs-Elysées à Paris a été investie par des éléments étrangers, pour la plupart, au mouvement des "gilets jaunes" et ternie "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé le préfet de police Michel Delpuech, dès le lendemain matin 2 décembre, après douze heures de guérilla aux abords de la Place de l'Etoile et ailleurs, dans quelques villes petites et grandes.

Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a commenté Michel Delpuech lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre - symboles de l'Etat - avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".

Au total "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

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Déchaînement de violence contre des fournisseurs de leur matériel de guérilla
Le préfet de police de Paris a également indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". Mais il y avait aussi "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et qui n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entrainement", "à se livrer eux aussi à des violences injustifiables", a-t-il souligné, admettant ainsi que la colère citoyenne est sourde aussi, quand elle n'éclate pas violemment.


Le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" ont été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs", dont des pilleurs, pour la plupart, soit une probabilité forte que les jeunes "désinhibés" des banlieues soient venus exprimer leur haine anti-coloniale reçue en héritage ou acquise en MJC, comme sur internet. Le Parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il décrypté.


Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", 
des pères de famille "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté, ignorant délibérément l'immense majorité d'entre eux, venus crier leur exaspération à l'autisme du pouvoir macronien sourd à leur souffrance. 
Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi analysé le tout nouveau procureur de Paris, depuis le 8 novembre dernier, Rémy Heitz, 55 ans, successeur de François Molins (devenu procureur général près la Cour de cassation, à 65 ans). 

"Il ne peut y avoir d'impunité", a conclu ce procureur et ex-conseiller technique pour la justice au cabinet du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, visant les crève-la-faim. Depuis la présidentielle de 2017, il était directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

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Si on "entend" bien le préfet Delpuech, on "comprend" que tous les groupes sociaux et tous les groupes d'âges, hommes et femmes, étaient dans la rue, puisqu'on a pu voir aussi des retraités se faire matraquer sur les Champs. 

Tous des "casseurs" ? Les "gardes à vue" en sont peut-être, mais d'autres aussi, par ailleurs. 
Les Français sont-ils tous devenus des "casseurs" potentiels, près à la "désinhibition" et au 'coming-out' social ?

Tous les "gilets jaunes" ne sont pas des "casseurs", mais les "casseurs" sont-ils tous des extrémistes et des voyous ?

Suivant l'exemple de Macron dénonçant la "lèpre nationaliste", 
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le gouvernement n'a pas hésité à se livrer à des stigmatisations amalgames politiciens de l'"ancien monde", pointant l'extrême droite par la bouche de son demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, repris en écho par le petit Darmanin qui a évoqué la "peste brune", avant qu'on sache, par le biais des interpellations, que les parasites appartenaient tous à l'extrême gauche, essentiellement anarchiste, et au 'Black bloc" ou "antifa" de sinistre mémoire, déjà dans Paris, mais avant cela à Strasbourg, en avril 2009, lors du sommet de l'OTAN. 

Pharmacie
Entre 10.000 et 30.000 manifestants pacifiques partirent alors du pont de l’Europe, à Strasbourg, pour manifester. Parmi eux, 2.000 "black bloc" mirent littéralement à sac le quartier du Port du Rhin: pharmacie, hôtel et ancien poste de douane incendiés, une chapelle, une station-service, un tabac, la poste et une dizaine d'entreprises privées vandalisées, mobilier urbain détruit... Les dégâts seront estimés à 100 millions d’euros.

Le journal Libération a tenté de faire porter l'entière responsabilité des violence à l'extrême droite. "Plusieurs groupuscules nationalistes et d’extrême droite sont notamment à la manœuvre", assura le quotidien après avoir relevé, Place des Ternes, un graffiti du GUD (Groupe union défense, organisation étudiante nationaliste connue pour son activisme dans les années 1970), un slogan "On est chez nous", tagué non loin de là, et qui peut tout aussi bien émaner d'enfants de l'immigration, ou encore l'inscription "Justice pour Esteban", en référence à l'ancien skinhead Esteban Morillo, condamné à onze ans de prison pour la mort de l'activiste antifa sur le barrage de  Sivens, Clément Méric, en 2013. Agit-prop de droite, de gauche ou du journal dirigé par Laurent Mouchard-Joffrin à la solde de ses actionnaires dominants, Bruno Ledoux et l'homme d'affaires maroco-franco-luso(portugais)-israélien, Patrick Drahi, également propriétaire de L'Express, en plus de BFM et SFR-Altice ?  Désinformation nuisible au mouvement populaire pacifique des Gilets jaunes et des citoyens jetés dans la précarité par les mesures fiscales votées par la majorité présidentielle LREM.

Propriété d'un autre homme d'affaires, François-Henri Pinault, société de distribution Kering, ex-PPR, groupe mondial de luxe (Gucci,Saint-Laurent, Puma, etc...), Le Point menait la même campagne macronienne de désinformation quand, dans la matinée du 1er décembre, il diffusa les photos tendancieuses non datées de ce dialogue par inscriptions sur des murs de Paris.
Le père, François Pinault, déclara dans un entretien du 23 juin 2018 avec M, le magazine du Monde, qu'Emmanuel Macron "ne comprend pas les petites gens." Il estima aussi qu'il a "peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes." Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, réagira violemment : "De la part de quelqu’un qui pendant longtemps n’a pas payé d’impôts, je ne suis pas certain qu’il comprenne lui-même les petites gens."

Extrême gauche, extrême droite ou parasites : qui sont les casseurs du 1er décembre ?
Les partis-pris de la presse ont embrasé le pays
Le journal Libération a par ailleurs mis en exergue la présence de "groupuscules catholiques traditionalistes" parmi la vague jaune qui a déferlé dans la capitale ce 1er décembre, sans toutefois leur imputer les dégradations matérielles et les scènes de violences ayant marqué la journée.A la troisième journée de mobilisation d'ampleur des Gilets jaunes, le 1er décembre, à l'occasion de laquelle le pouvoir macronien a agité des chiffons rouges (et noirs). Il a été exaucé : on a vu se dérouler des scènes de violences au sommet des Champs-Elysées, laissés ouverts à la contestation, tandis que l'essentiel des forces de l'ordre était concentré aux abords des monuments institutionnels, tels l'Assemblée nationale ou Matignon, et singulièrement l'Elysée, en bas des Champs.


Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l'ordre prises à partie. Par les Cathos ? Les conservateurs? 
Contrairement à la détermination pacifique d'une majorité de Gilets jaunes, certains participants avaient prévu d'autres méthodes d'action pour faire dégénérer le mouvement pacifiste et le discréditer. Une technique machiavélique qui a renforcé la colère des honnêtes gens désireux de faire entendre leur souffrance sous le poids d'une fiscalité injuste. 

Sauf à vouloir égarer l'opinion dans cette caricature malveillante, impossible de dresser un portrait-robot du 'Gilet jaune'.
Hormis une proportion de professions intermédiaires du privé, artisans, agriculteurs, la catégorie socio-professionnelle la plus représentée est celles des classes populaires. Typiquement, il s’agissait de femmes employées et d’hommes ouvriers. Samedi, c’était surtout des gens qui travaillent dans les grandes boites et qui étaient en weekend, il y avait aussi des chômeurs. D’autres salariés des petites entreprises les ont rejoints dans l’après-midi après le travail.
Au risque de discréditer le mouvement aux yeux d'une gauche de bobos, 
on peut parler d’un mouvement interclassiste, ce qui suggère un éparpillement. Mais sociologiquement, il y a une cohérence globale dans les profils rencontrés, car les Gilets jaunes sont centrés dans la zone « en bas à droite » de l’espace social si l’on prend une grille de lecture bourdieusienne, c’est-à-dire des classes populaires aux classes intermédiaires plutôt peu diplômées et exerçant des métiers manuels. Ce sont des personnes qui ont des goûts proches, qui se côtoient au quotidien, qui partagent une même vision du monde. Les proximités sociales ne sont pas réductibles aux classes "sur le papier" (pour parler comme Bourdieu), mais plutôt à des positionnements proches dans l’espace des styles de vie.
Il y avait aussi plusieurs générations, notamment des retraités, ce qui a ravi les jeunes mobilisés. Parfois, les relations entre générations sont tendues, mais là, tout le monde était réuni et saluait cette cohésion intergénérationnelle.
Sur le genre, fait remarquable,
il y avait presque autant de femmes que d’hommes, alors même que, d’habitude, dans les activités publiques, ce sont les hommes qui sont en avant. On observe même même que les femmes ont été à l’initiative de beaucoup de rassemblements, avec notamment le profil de la mère de famille divorcée et précaire, ou la jeune femme célibataire. Et elles occupent une place importantes parmi les représentants du mouvement.
Il faut aussi signaler l'importance non seulement des actifs sur les réseaux sociaux, mais aussi des groupes d'amis, notamment en milieu rural :
les provinciaux sont montés en masse des régions sur Paris, car les difficultés partagées dans la ruralité fédèrent les hommes et les femmes victimes de la désertification rurale et des taxes sur les carburants, agricoles ou non.
Le premier des "casseurs" n'a pas été "déféré", ni "jugé en comparution immédiate"...

La personnalité du président interpelle : déséquilibré ?

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Impatients d'enregistrer des résultats et déçus par les promesses sans fin, les Français jugent de plus en plus sévèrement les traits de personnalité du Président. L’autorité se révèle de l'autoritarisme, l’audace, de l'arrogance et l’expertise, de la technocratie froide.


Les Français n'ont pas tardé à déchanter depuis le 8 mai 2018, quand ils ont cru que le président Macron assurerait l'avènement du "nouveau monde" promis. 

Les promesses du candidat Macron : tromperie ?

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Dix-huit mois après l’élection présidentielle, l’impopularité du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, atteint le plus bas historique dans sa position mais, en ne faisant apparaître d'autre choix que Marine Le Pen (RN), son entourage de bras-cassés et de blancs-becs, ainsi que sa presse aux ordres, ne laissent d'autre alternative que l'émeute, puisqu'il n'est pas prévu que les urnes puissent être tendues aux mécontents exaspérés et désespérés.
 
Les Britanniques ont pu se désengager de l'UE grâce à un vote par référendum : comment se sortir de la macronie ?

Jean-François Copé évoque des "réformes utiles" et surtout des "rendez-vous manqués" par Macron
Des Français, Macron a fait des "casseurs" par nécessité, dès lors qu'ils ne peuvent plus se nourrir, se chauffer et se déplacer sans compter chaque euro, dès lors qu'ils craignent pour leur propre avenir et peinent à soutenir leurs parents et petits-enfants dans le besoin.


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Quelques 'Black bloc' rassemblés à Paris, en tête de cortège,
à Paris, le ...1er mai 2018


mardi 7 juin 2016

Un Français arrêté en Ukraine avec un arsenal de guerre, suspecté de terrorisme

Le ministère de l'Intérieur français a-t-il imaginé un complot à l'occasion de l'Euro ? 

Les autorités françaises jouent désormais la précaution

"Un gars sympathique, discret, travailleur". 
Sans casier judiciaire. Que ce soit pour les voisins du petit village de Nant-le-Petit dans la Meuse, où il a son domicile, ou pour la justice française, le jeune homme était au-dessus de tout soupçon. Sauf que celui-ci a une identité: les autres sont anonymés. Avec un nom pareil, celui-là serait un mécréant, un "kafir" (kouffar, au pluriel).
En attendant que les inscriptions des auditions de ce Français arrêté  à la frontière ukraino-polonaise, le 21 mai, par  les services secrets ukrainiens (SBU) - dont la France est l'alliée contre Poutine - , avec un arsenal de guerre dans son véhicule utilitaire soient accessibles, les autorités françaises invitent à la plus grande prudence.

Ainsi, la thèse selon laquelle le kafir fomentait une quinzaine d'attentats en France pendant l'Euro 2016, dont certains sur "une mosquée ou un centre des impôts", est pour l'heure totalement écartée par les enquêteurs français. Reste que quelque 125 kg d'explosifs, deux lance-roquettes, cinq kalachnikovs, 100 détonateurs, des milliers de munitions ont été retrouvés. La cargaison du Français peut aussi suggérer sinon un trafic, une livraison d'armes. Mais là encore, le profil atypique du jeune homme intrigue les enquêteurs.
Un jeune homme bien sous tout rapport

Hébergé dans une maison appartenant à son grand-père,
"Grégoire" exerçait le métier d'inséminateur pour plusieurs exploitations agricoles du Bas-Rhin. Loin des clichés du grand banditisme, il ne menait pas la grande vie. Réservé, il entretenait de bonnes relations avec les 84 âmes [selon David Namias pour BFMTV] du petit village où il résidait. Yves, le père du jeune homme qui a grandi à Ménil-sur-Saulx, distant de 4 km, y exploite toujours une ferme.

D'après son entourage, son rêve aurait été de s'établir dans une ferme en Ukrainepays où le Lorrain a effectué plusieurs voyages. Très tôt passionné par les animaux, ce "fou de vaches" est titulaire d'un "BTS 'productions animales' acquis au lycée Edgard Pisani de Chamarandes-Choignes". Et il a été "sélectionné en 2013, parmi les 'meilleurs bergers' de l'établissement dans le cadre d'un concours régional".
Militant d'extrême droite ou réplique aux violences "antifa" ? 
Un Français âgé de 25 ans
Les enquêteurs n'auraient trouvé aucun élément déterminant, lors des perquisitions réalisées à son domicile: un t-shirt portant le sigle d'un groupuscule d'extrême droite. Mais comment est-il arrivé là ? "Il n'y a jamais eu une revendication, un mot quelque chose qui m'ai fait penser qu'il pouvait y avoir une idée extrême", témoigne un voisin.
De son côté, selon la presse gouvernementale, le journal Le Parisien avance -sans conditionnel- que Grégoire "est proche de la mouvance d'extrême droite ET radicale",  et notamment, croit-elle savoir, du Renouveau français, un groupuscule nationaliste, catholique, contre-révolutionnaire et social", défenseur du droit du sang: "un veau qui naît dans une écurie ne sera jamais un cheval". Tourné vers la jeunesse, ce mouvement de "renaissance nationale" organise des camps d'été, cette année en Bourgogne, dans l'Yonne, du 24 au 28 août.
A la tête d'un DEA, un spécialiste auto-proclamé du djihadisme -avec l'onction du site Rue89 (créé par Pierre Haski et Arnaud Aubron - lequel est directeur de la publication de l'hebdomadaire Courrier international du groupe Le Monde -, mais propriété de L'Obs, propriété de Xavier Niel, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse) s'est emparé de l'affaire. 
Au sujet de ce complotiste français, Romain Caillet, marié à une Franco-marocaine, il faut savoir qu'il est converti à l'islam depuis 1997 et qu'il a fricoté avec des salafistes et des Frères musulmans au cours des années 2000. Un expert digne de s'exprimer sur les chaînes d'information ? Après son éviction de BFMTV, il a reçu le soutien du journal socialiste Libération, qui estime que "BFMTV a réussi à torpiller une des rares compétences que la télévision offrait sur le sujet".
Le contraste est grand entre le profil du terroriste de grande envergure dépeint par les services ukrainiens et la réalité de la vie quotidienne de Grégoire. Mais, d'après les Ukrainiens, le Lorrain aurait noué des contacts, dès décembre 2015 avec des "groupes militaires clandestins": sans précisions. Du soutien humanitaire proposé par le jeune homme au départ, il en serait venu au trafic d'armes. 
Pour valider une hypothèse ou l'autre, le parquet de Nancy, saisi de l'affaire, attend d'en savoir plus sur les circonstances de l'arrestation de ce modeste travailleur.
Tweet d'un chercheur et consultant sur les questions islamistes:
Inconnu, mais suspect, piégé par des services secrets alliés de la France
"Le SBU a réussi à empêcher quinze actes terroristes qui étaient planifiés en France à la veille et pendant le championnat d'Europe de football", a assuré à Kiev le chef du SBU Vassil Grytsak. L'arrestation a eu lieu le 21 mai, en Ukraine, alors que le jeune homme tentait de franchir la frontière ukraino-polonaise dans le village de Iagodyn.
Grégoire M.,
un inconnu très photographié
Une machination franco-ukrainienne ?
Grégoire M., inconnu des services de police, rappelons-le, aurait fait part, selon le SBU, de son opposition à "la politique de son gouvernement concernant l'arrivée massive d'étrangers en France, la diffusion de l'islam et la mondialisation". D'où la saisie d'un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite par les services français lors d'une perquisition à son domicile de Nant-le-Petit. A-t-il été déposé-là pour les besoins de la cause ? "Au début, nous pensions qu'il s'agissait d'une organisation terroriste classique. Mais nous sommes tombés sur une organisation en France qui est mécontente du pouvoir et comptait organiser une série série d'attentats pendant l'Euro", a chargé le chef du SBU à Kiev. Selon M6, qui a révélé toute l'intox vendredi, "d’après des informations concordantes" qui se limitent à celles du SBU (d'où l'importance du "secret des sources" pour la presse et pour le pouvoir), Grégoire M. prévoyait de s'attaquer à des mosquées ou des synagogues. La différence ne paraît pas plus importante au chef du SBU qu'à M6. 250.000 euros d’armes et d’explosifs. Ca ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval...
La victime idéale de manipulation politique
Grégoire M. était"" un voisin discret, poli. "Un bon jeune" selon un agriculteur chez qui il a travaillé cité par l'Est Républicain.
Luc Voidey, le directeur technique de la coopérative Elitest à Brumath, l'entreprise dans laquelle l'homme interpellé en Ukraine travaille, l'a pour sa part décrit comme "un salarié irréprochable".
"Des images incroyables, dignes d'un film hollywoodien au scénario bien ficelé," admet Le Parisien. La bande-son est angoissante à souhait et le suspect semble reconstituer sous la contrainte des services secrets ukrainiens:
VOIR et ENTENDRE également les non moins incroyables images des services secrets ukrainiens mises à disposition du Parisien:
Pour BFMTV, le jeune homme n'est plus "discret", mais "réservé"

De nombreux points à éclaircir, toutefois...
"Pour l'instant, seuls les services secrets ukrainiens communiquent sur cette affaire, allant jusqu'à diffuser une vidéo présentée comme celle de l'interpellation," admet L'Express.
La France semble vouloir se dégager de ce complot et indique qu'une enquête a été ouverte et confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy (est). En effet, les enquêteurs français n'ont "rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste" et vont demander "des compléments d'informations" aux Ukrainiens, selon une source policière.
"Nous ne disposons pour le moment d'aucun élément permettant de confirmer la réalité de ces projets d'attentat", a elle aussi confié à L'Express une source proche du dossier, confirmant que le suspect n'est pas connu des services de police pour des faits de terrorisme. Le parquet antiterroriste de Paris n'a d'ailleurs pas été saisi pour l'instant.  Selon BFMTV, la police et la justice française privilégient à ce stade la piste du trafic d'armes.
Le criminologue Alain Bauer, un proche de Manuel Valls, joint par l'Est Républicain, appelle pour sa part à la prudence. "Personne ne sait rien sur rien, si ce n'est ce que disent les services ukrainiens, dont la qualité et l'efficacité restent toujours des mystères", souligne-t-il. Il rappelle que "l'Ukraine reste un gros fournisseur d'armes depuis que la guerre se déroule là-bas, comme l'Albanie avant". La France est également marchand d'armes...
Le complice de Grégoire M.
est-il quant à lui libre ?
Le journal officieux du Parti socialiste, Le Monde, croit savoir que Grégoire M. n'en était pas à son premier voyage en Ukraine. Un trajet qu'il aurait effectué à plusieurs reprises avec une ou plusieurs personnes actuellement recherchées. Une autre zone d'ombre de l'affaire.
La somme des invraisemblances du scénario mis en scène par l'Ukraine fait penser à un montage politicien de nature à justifier l' "état d'urgence" prolongé et à crédibiliser le déploiement de forces de l'ordre pour l'Euro de foot, à point nommé, puisque le complot est révélé à moins d'une semaine de son lancement.

Si les stades et les fan zones sont matériellement prêts, les forces de l'ordre occupent massivement le terrain pour prévenir les risques. Le dispositif a même été modifié et renforcé ces derniers jours.
 

dimanche 5 juin 2016

Hommage à Clément Méric, prétexte à échauffourées entre manifestants et policiers

"Tous les flics sont des bâtards," selon les anarcho-révolutionnaires soutenus par EELV 

Des heurts ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche en mémoire de Clément Méric
mort il y a trois ans au cours d'une rixe avec des skinheads, en juin 2013.

Des échauffourées entre manifestants et policiers ont éclaté samedi à Paris lors d’une marche de plusieurs centaines de militants antifascistes, rassemblés en mémoire de Clément Méric.
Des manifestants ont envoyé fumigènes et bouteilles de verre sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes et ont chargé sur le quai de Valmy, le long du canal Saint-Martin, dans le nord-est de la capitale, là où une voiture de police a été incendiée le 18 mai dernier au cours d'un rassemblement anarchiste anti-policiers.
Après l'éclatement "des violences et des exactions", le préfet de police avait demandé aux organisateurs "d'appeler à la dispersion du cortège", alors que les interventions de police étaient "délicates du fait de la présence du canal Saint-Martin". La manifestation, initialement prévue entre la place Stalingrad et Ménilmontant, et qui a rassemblé un millier de personnes selon la police, a été interrompue par le préfet lorsque le cortège s'est dirigé vers le quai de Valmy, "où des dégradations significatives et des violences croissantes" ont été déplorées.

Certains manifestants ont jeté des rétroviseurs sur les policiers, d’autres avaient ouvert des parapluies.
Des membres des forces de l’ordre bloquaient une passerelle pour empêcher des activistes de passer sur l’autre quai. Des renforts de CRS sont arrivés peu avant 16 heures. 
La manif des "antifas" dégénère Quai de Valmy,
le 4 juin 2016 : quatre interpellations

Les extrémistes de gauche qui sont partis de la place Stalingrad peu après 14 heures aux cris de "on n’oublie pas, on n’oublie pas", "tous les flics sont des bâtards", "tout le monde déteste la police", "pas de fachos dans le quartier, pas de quartier pour les fachos", comptaient de nombreux jeunes, dont certains encagoulés et lunettes de protection et agitant des drapeaux rouges. Une pancarte proclamait: "Clément, tu chanteras toujours plus fort qu’eux". 

Emoi à la mort d'un jeune activiste, s'il est antifa
 

La mort de Clément Méric, 18 ans, le 5 juin 2013 à Paris, avait causé une vive émotion dans les media. Il s'agissait d'un militant libertaire et d'extrême gauche, membre de la milice Action antifasciste Paris-Banlieue et de Solidaires Étudiant-e-s, à la suite d'une rixe avec un groupe des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite. 

A l’issue de l’enquête clôturée le 22 mars, quatre skinheads ont été mis en examen, dont deux pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’Assises, et deux autres pour violences.

Ministre de l’Intérieur à l’époque des faits, Manuel Valls avait évoqué un "assassinat" et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait promis de "tailler en pièces" les groupuscules d’extrême droite. Dans la foulée, le gouvernement avait dissous Troisième Voie, dont étaient issus les skinheads, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), que dirigeait Serge Ayoub, un vétéran de la mouvance.

Des provocations chaque année depuis trois ans

Clément Méric
"Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !"
Les slogans hurlés de haine restent inchangés. "Clément ! Clément ! On n’oublie pas, on pardonne pas !": "Flics assassins, justice complice !"… Slogans antifascistes et anti-policiers s'étaient déjà mêlés, le samedi 6 juin 2015 place de la Bastille à Paris. Tout ce que la capitale compte de militants libertaires et antifascistes, issus des collectifs qui ont appelé à manifester, ont défilé en la mémoire de Clément Méric. Ce jeune militant d’extrême gauche avait été tué deux ans plus tôt, le 5 juin 2013 à Paris, lors d’une des rixes dont sont coutumiers ces jeunes extrémistes de gauche et de droite. 
A 14h, son portrait ornait une bannière noire place de la Bastille, où les militants s’étaient donné rendez-vous. Ils étaient plusieurs milliers. Le pouvoir n'y avait pas pris garde et il a retrouvé ces anti-capitalistes aguerris dans les manifestations contre sa loi travail: on les appelle alors  pudiquement des "casseurs"...



Manif antifasciste en cours à Bastille, 2 ans après la mort de Clément Méric

LIRE
PaSiDupes

Les militants du parti kurde HDP participaient à cette manif internationaliste
De nombreux partis, syndicats et associations d’extrême gauche étaient présents : Action antifasciste, Alternative libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de gauche (PdG de Mélenchon, associé au PCF), SUD-Etudiants (trotskistes),… Alors que de vieilles barbes distribuaient leurs journaux militants – Révolution, L’Anticapitaliste… – des drapeaux du parti kurde HDP (Parti démocratique des peuples, qualifié de "Syriza turc", 2% aux municipales de 2014: il défend des valeurs de "travail, d'égalité, de liberté, de paix et de justice", dénonçant chez ses adversaires des forces racistes, nationalistes, militaristes, sexistes, conservatrices et mercantiles") ont fleuri en masse à l’arrière du cortège qui s’apprêtait à s’élancer sur le Boulevard Richard-Lenoir. Le HDP râtisse large: "travailleurs, ouvriers, paysans, petits commerçants, retraités, femmes, jeunes, intellectuels, artistes, LGBT, handicapés, opprimés et exploités".
Quelques heures plus tôt, deux explosions d’origine indéterminée avaient fait deux morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral de ce parti d’opposition pro-kurde, dans le Sud-est de la Turquie, à deux jours des élections législatives. 
Ces militants ont donc grossi les rangs des antifascistes sous le mot d’ordre : "Erdogan assassin, Turquie fasciste !” et “Solution politique pour le Kurdistan !".

Des militants pro-palestiniens étaient également présents. 
Vu à Tourcoing,
lors des funérailles de Pierre-Eliott Zighem
Leur banderole réclamait la libération de Georges Abdallah, militant communiste considéré comme le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise, et plus vieux prisonnier de France, incarcéré en 1984 et libérable depuis 1999. Les attentats islamistes par des djihadistes, français ou non, et l'"état d'urgence" décrété et prolongé par Hollande ne se prêtent pas à une libération...

Les agresseurs de l'extrémiste révolutionnaire mis en procès
L’essentiel des manifestants, qui ont défilé sur une partie du boulevard Richard-Lenoir, dans le ...11e arrondissement de Paris, réclamaient principalement "la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément [Méric]". En effet l’enquête sur les circonstances de sa mort est toujours en cours : le doute demeure sur le groupe qui a provoqué l’autre en premier, et sur l’utilisation d’un poing américain. Le rapport des experts évoque seulement l' "utilisation d’objets métalliques" Le 26 mai dernier, les protagonistes du drame ont été convoqués pour une reconstitution des faits.

Une banderole faisait également référence à Pierre-Eliott Zighem"jeune homme de 19 ans", selon la presse, mort dans une voiture qui a fini sa course folle dans un arbre, rue du Tilleul près de la gare de Tourcoing, alors qu’il était poursuivi par la police pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier. Sa mort, alors que deux autres jeunes étaient blessés (dont un grièvement), dans la nuit du 31 mai au 1er juin, avait déclenché quatre nuits de violences.
photo 2 (1)
Le GUD serait dans le coup
En 2013, suite à la mort de Clément Méric, Manuel Valls avait dissout plusieurs groupuscules d’extrême droite dont les agresseurs étaient proches : les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Troisième voie et Oeuvre française. Il reste cependant encore des groupuscules extrémistes de droite pour s'opposer aux antifascistes.
photo 2Sur leur passage, ce 6 juin, les "antifa" auraient découvert des affiches fraîchement collées du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite réputée violente dans les années ...70.  Après les avoir lacérées et barrées en partie, ils ont poursuivi leur chemin aux cris de "Non à la quenelle; oui au poing levé !"

Selon la légende, le GUD aurait trouvé ses premiers financements en assurant des services d'ordre pour la campagne présidentielle de Georges Pompidou en 1969. Il aurait également assuré celui des campagnes présidentielles de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et 1981, ainsi que celui de Raymond Barre en 1988. Parmi les rumeurs de type complotiste, il faut encore citer l'affirmation du journal communiste L'Humanité, selon lequel la Syrie aurait financé des ouvrages et campagnes de communication du GUD.

Les camarades de Méric veulent faire revivre les skinheads des années Mitterrand


Les années 80 correspondent en effet à la grande époque des mouvements skinheads, époque où ils posaient fièrement avec leurs battes de baseball et où extrême gauche et extrême droite se disputaient le pavé, notamment parisien.

Le mouvement skinhead n’est pas forcément synonyme d’extrême droite,
comme tendent à le faire croire les violences fortement médiatisées qui ont conduit au décès du militant d'extrême gauche Clément Méric. Il existe aussi des skinheads antifascistes. Mais d’un côté comme de l’autre, une chose les unit: leur besoin de violence.



A l'extrême droite, la montée du Front national de Jean-Marie Le Pen les aurait fait rentrer dans le rang. Ce dernier était accusé d'en utiliser un certain nombre dans son service d'ordre, pour paradoxalement "se respectabiliser", assurent ses détracteurs, dont Erwann Lecoeur, sociologue altermondialiste et spécialiste de ce mouvement, qui note que, "depuis quelques temps, on sent que quelque chose réapparaît en souterrain." Hollande est arrivé au pouvoir et, avec ses ministres successifs de l'Intérieur, il s'accommode de cet extrémisme-là.

Les skinheads d'extrême gauche sont confortés par l'Etat-PS qui mise sur eux pour combattre le FN. En effet, la montée en puissance de Marine le Pen inquiète et les "skins" reprennent les affrontements, multipliant les provocations et les actions coup de poing contre les militants antifascistes. 

Selon une source policière, les "antifa" (antifascistes) et le "seul groupe skin organisé en France", les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR, bras armé de mouvement d'extrême droite "Troisième voie"), créé par Serge Ayoub qui a démenti être lié à l'agression, "se cherchent" à nouveau depuis ces dernières années.

La dernière rixe datait du 1er mai 2013 à Paris. Une quarantaine de personnes s’en étaient pris à un groupe de militants d’extrême gauche, venus rendre hommage à Brahim Bouarram, un Marocain tué par des skinheads d'extrême droite, dans l'entre-deux tours de la présidentielle de 1995.


Les "skinheads" d'extrême gauche

Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes n'est pas à proprement parler une fédération de syndicats étudiants français, mais une association loi de 1901, membre de l'Union syndicale Solidaires s'inscrivant dans le syndicalisme de lutte. L' "antifa" Clément Méric en était militant à l'IEP de Paris.
Née le 27 janvier 2013 de la fusion de la Fédération SUD Étudiant et de la Fédération syndicale étudiante, Solidaires Étudiant-e-s est membre de l'Union syndicale Solidaires (à laquelle appartiennent aussi bien SUD que le Syndicat national des journalistes, SNJ), laquelle s'était engagée en 2006 et 2008 dans les mouvements contre la loi pour l'égalité des chances et contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Le Red and Anarchist Skinheads (ou RASH, ce qui signifie 'skinheads rouges et anarchistes') est un mouvement mondial de skinheads communistes et libertaires qui luttent contre le fascisme, le racisme et le capitalisme.
Créé à New York en 1993, le RASH s'est étendu au Canada, avant d'apparaître en la première fois en France dans la ville du Havre avant de se propager aux villes de Marseille et Bordeaux, puis au reste de la France. Le RASH est issu d'un regroupement assez récent (fin de la décennie 1990) des "redskins" (punk/rock/alternatifs) communistes et de nouveaux skinheads influencés par l'anarchisme. Ce sont des skinheads engagés à l'extrême gauche, voire à l'ultragauche (avec discours révolutionnaire) ou en groupes "autonomes" (c’est-à-dire sans lien avec les grands partis politiques).

Certains affiliés du RASH sont issus de la scène SHARP des années 90, positionné contre le racisme, à la différence des skinheads 'antifa'). Les skinheads RASH sont convaincus d'être le seul mouvement de jeunesse authentiquement prolétaire et international et l'appartenance à la mouvance skinhead devient un complément logique de l'engagement politique ou syndical. 
4 juin 2016, dans Paris

Les skinheads RASH français sont ainsi proches des organisations suivantes : 
- la CNT (Confédération nationale du travail, syndicaliste révolutionnaire), 
- la Fédération anarchiste (FA, pour la construction d' "une société libre sans classes ni états, sans patries ni frontières", membre du réseau Sortir du nucléaire, association agréée par le ministère de l'Écologie, depuis 2005, animée par Stéphane Lhomme, ex-LCR, soutien en 2012 d'une alliance entre le Front de gauche, Europe Écologie Les Verts et le NPA), 
- l'Union des anarchistes (UA, sécessionniste de la précédente jugée molle), 
- l'Organisation Communiste Libertaire (OCL, aux positions anticolonialistes et favorables aux luttes de libération nationale)
- le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA, parti trotskiste), 
- la Section carrément anti Le Pen (SCALP, appelée aussi Réseau No Pasaran).
On peut citer aussi, au niveau international : 
- l'Anarchist black cross (ABC, autonomes révolutionnaires anarchistes de soutiens aux prisonniers qui ont usé de violence) 
- ou Socialisme International (SI, mouvement trotskiste franco-anglais, très proche du NPA d'Olivier Besancenot, qui participa activement à la campagne contre l'interdiction du 'foulard islamique' à l'école -loi de mars 2004- 
à travers notamment le Collectif des féministes pour l'égalité, CFPE - féministes sous l'influence de Tariq Ramadan, dont Christine Delphy, CNRS, participante à la naissance du MLF et du mouvement des Indigènes de la République
Le SI a milité pour José Bové (EELV et Confédération paysanne) à la présidentielle de 2007 (1,32 % des voix).