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lundi 3 décembre 2018

Les "casseurs" sont (presque) tous des enfants de cette république

La stigmatisation des premiers "casseurs" conduira-t-elle à l'insurrection générale ?

Le préfet de police Michel Delpuech a dressé un nouveau bilan des violences qui ont éclaté samedi 1er décembre
, en marge de la manifestation des "gilets jaunes".

"Gilets jaunes": 47 personnes déférées, 20 comparutions immédiates lundi
Tous des racailles et des 'Black bloc' ou des républicains en colère ?
La mobilisation de ce samedi sur les Champs-Elysées à Paris a été investie par des éléments étrangers, pour la plupart, au mouvement des "gilets jaunes" et ternie "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé le préfet de police Michel Delpuech, dès le lendemain matin 2 décembre, après douze heures de guérilla aux abords de la Place de l'Etoile et ailleurs, dans quelques villes petites et grandes.

Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a commenté Michel Delpuech lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre - symboles de l'Etat - avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".

Au total "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

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Déchaînement de violence contre des fournisseurs de leur matériel de guérilla
Le préfet de police de Paris a également indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". Mais il y avait aussi "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et qui n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entrainement", "à se livrer eux aussi à des violences injustifiables", a-t-il souligné, admettant ainsi que la colère citoyenne est sourde aussi, quand elle n'éclate pas violemment.


Le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" ont été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs", dont des pilleurs, pour la plupart, soit une probabilité forte que les jeunes "désinhibés" des banlieues soient venus exprimer leur haine anti-coloniale reçue en héritage ou acquise en MJC, comme sur internet. Le Parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il décrypté.


Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", 
des pères de famille "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté, ignorant délibérément l'immense majorité d'entre eux, venus crier leur exaspération à l'autisme du pouvoir macronien sourd à leur souffrance. 
Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi analysé le tout nouveau procureur de Paris, depuis le 8 novembre dernier, Rémy Heitz, 55 ans, successeur de François Molins (devenu procureur général près la Cour de cassation, à 65 ans). 

"Il ne peut y avoir d'impunité", a conclu ce procureur et ex-conseiller technique pour la justice au cabinet du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, visant les crève-la-faim. Depuis la présidentielle de 2017, il était directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

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Si on "entend" bien le préfet Delpuech, on "comprend" que tous les groupes sociaux et tous les groupes d'âges, hommes et femmes, étaient dans la rue, puisqu'on a pu voir aussi des retraités se faire matraquer sur les Champs. 

Tous des "casseurs" ? Les "gardes à vue" en sont peut-être, mais d'autres aussi, par ailleurs. 
Les Français sont-ils tous devenus des "casseurs" potentiels, près à la "désinhibition" et au 'coming-out' social ?

Tous les "gilets jaunes" ne sont pas des "casseurs", mais les "casseurs" sont-ils tous des extrémistes et des voyous ?

Suivant l'exemple de Macron dénonçant la "lèpre nationaliste", 
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le gouvernement n'a pas hésité à se livrer à des stigmatisations amalgames politiciens de l'"ancien monde", pointant l'extrême droite par la bouche de son demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, repris en écho par le petit Darmanin qui a évoqué la "peste brune", avant qu'on sache, par le biais des interpellations, que les parasites appartenaient tous à l'extrême gauche, essentiellement anarchiste, et au 'Black bloc" ou "antifa" de sinistre mémoire, déjà dans Paris, mais avant cela à Strasbourg, en avril 2009, lors du sommet de l'OTAN. 

Pharmacie
Entre 10.000 et 30.000 manifestants pacifiques partirent alors du pont de l’Europe, à Strasbourg, pour manifester. Parmi eux, 2.000 "black bloc" mirent littéralement à sac le quartier du Port du Rhin: pharmacie, hôtel et ancien poste de douane incendiés, une chapelle, une station-service, un tabac, la poste et une dizaine d'entreprises privées vandalisées, mobilier urbain détruit... Les dégâts seront estimés à 100 millions d’euros.

Le journal Libération a tenté de faire porter l'entière responsabilité des violence à l'extrême droite. "Plusieurs groupuscules nationalistes et d’extrême droite sont notamment à la manœuvre", assura le quotidien après avoir relevé, Place des Ternes, un graffiti du GUD (Groupe union défense, organisation étudiante nationaliste connue pour son activisme dans les années 1970), un slogan "On est chez nous", tagué non loin de là, et qui peut tout aussi bien émaner d'enfants de l'immigration, ou encore l'inscription "Justice pour Esteban", en référence à l'ancien skinhead Esteban Morillo, condamné à onze ans de prison pour la mort de l'activiste antifa sur le barrage de  Sivens, Clément Méric, en 2013. Agit-prop de droite, de gauche ou du journal dirigé par Laurent Mouchard-Joffrin à la solde de ses actionnaires dominants, Bruno Ledoux et l'homme d'affaires maroco-franco-luso(portugais)-israélien, Patrick Drahi, également propriétaire de L'Express, en plus de BFM et SFR-Altice ?  Désinformation nuisible au mouvement populaire pacifique des Gilets jaunes et des citoyens jetés dans la précarité par les mesures fiscales votées par la majorité présidentielle LREM.

Propriété d'un autre homme d'affaires, François-Henri Pinault, société de distribution Kering, ex-PPR, groupe mondial de luxe (Gucci,Saint-Laurent, Puma, etc...), Le Point menait la même campagne macronienne de désinformation quand, dans la matinée du 1er décembre, il diffusa les photos tendancieuses non datées de ce dialogue par inscriptions sur des murs de Paris.
Le père, François Pinault, déclara dans un entretien du 23 juin 2018 avec M, le magazine du Monde, qu'Emmanuel Macron "ne comprend pas les petites gens." Il estima aussi qu'il a "peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes." Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, réagira violemment : "De la part de quelqu’un qui pendant longtemps n’a pas payé d’impôts, je ne suis pas certain qu’il comprenne lui-même les petites gens."

Extrême gauche, extrême droite ou parasites : qui sont les casseurs du 1er décembre ?
Les partis-pris de la presse ont embrasé le pays
Le journal Libération a par ailleurs mis en exergue la présence de "groupuscules catholiques traditionalistes" parmi la vague jaune qui a déferlé dans la capitale ce 1er décembre, sans toutefois leur imputer les dégradations matérielles et les scènes de violences ayant marqué la journée.A la troisième journée de mobilisation d'ampleur des Gilets jaunes, le 1er décembre, à l'occasion de laquelle le pouvoir macronien a agité des chiffons rouges (et noirs). Il a été exaucé : on a vu se dérouler des scènes de violences au sommet des Champs-Elysées, laissés ouverts à la contestation, tandis que l'essentiel des forces de l'ordre était concentré aux abords des monuments institutionnels, tels l'Assemblée nationale ou Matignon, et singulièrement l'Elysée, en bas des Champs.


Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l'ordre prises à partie. Par les Cathos ? Les conservateurs? 
Contrairement à la détermination pacifique d'une majorité de Gilets jaunes, certains participants avaient prévu d'autres méthodes d'action pour faire dégénérer le mouvement pacifiste et le discréditer. Une technique machiavélique qui a renforcé la colère des honnêtes gens désireux de faire entendre leur souffrance sous le poids d'une fiscalité injuste. 

Sauf à vouloir égarer l'opinion dans cette caricature malveillante, impossible de dresser un portrait-robot du 'Gilet jaune'.
Hormis une proportion de professions intermédiaires du privé, artisans, agriculteurs, la catégorie socio-professionnelle la plus représentée est celles des classes populaires. Typiquement, il s’agissait de femmes employées et d’hommes ouvriers. Samedi, c’était surtout des gens qui travaillent dans les grandes boites et qui étaient en weekend, il y avait aussi des chômeurs. D’autres salariés des petites entreprises les ont rejoints dans l’après-midi après le travail.
Au risque de discréditer le mouvement aux yeux d'une gauche de bobos, 
on peut parler d’un mouvement interclassiste, ce qui suggère un éparpillement. Mais sociologiquement, il y a une cohérence globale dans les profils rencontrés, car les Gilets jaunes sont centrés dans la zone « en bas à droite » de l’espace social si l’on prend une grille de lecture bourdieusienne, c’est-à-dire des classes populaires aux classes intermédiaires plutôt peu diplômées et exerçant des métiers manuels. Ce sont des personnes qui ont des goûts proches, qui se côtoient au quotidien, qui partagent une même vision du monde. Les proximités sociales ne sont pas réductibles aux classes "sur le papier" (pour parler comme Bourdieu), mais plutôt à des positionnements proches dans l’espace des styles de vie.
Il y avait aussi plusieurs générations, notamment des retraités, ce qui a ravi les jeunes mobilisés. Parfois, les relations entre générations sont tendues, mais là, tout le monde était réuni et saluait cette cohésion intergénérationnelle.
Sur le genre, fait remarquable,
il y avait presque autant de femmes que d’hommes, alors même que, d’habitude, dans les activités publiques, ce sont les hommes qui sont en avant. On observe même même que les femmes ont été à l’initiative de beaucoup de rassemblements, avec notamment le profil de la mère de famille divorcée et précaire, ou la jeune femme célibataire. Et elles occupent une place importantes parmi les représentants du mouvement.
Il faut aussi signaler l'importance non seulement des actifs sur les réseaux sociaux, mais aussi des groupes d'amis, notamment en milieu rural :
les provinciaux sont montés en masse des régions sur Paris, car les difficultés partagées dans la ruralité fédèrent les hommes et les femmes victimes de la désertification rurale et des taxes sur les carburants, agricoles ou non.
Le premier des "casseurs" n'a pas été "déféré", ni "jugé en comparution immédiate"...

La personnalité du président interpelle : déséquilibré ?

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Impatients d'enregistrer des résultats et déçus par les promesses sans fin, les Français jugent de plus en plus sévèrement les traits de personnalité du Président. L’autorité se révèle de l'autoritarisme, l’audace, de l'arrogance et l’expertise, de la technocratie froide.


Les Français n'ont pas tardé à déchanter depuis le 8 mai 2018, quand ils ont cru que le président Macron assurerait l'avènement du "nouveau monde" promis. 

Les promesses du candidat Macron : tromperie ?

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Dix-huit mois après l’élection présidentielle, l’impopularité du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, atteint le plus bas historique dans sa position mais, en ne faisant apparaître d'autre choix que Marine Le Pen (RN), son entourage de bras-cassés et de blancs-becs, ainsi que sa presse aux ordres, ne laissent d'autre alternative que l'émeute, puisqu'il n'est pas prévu que les urnes puissent être tendues aux mécontents exaspérés et désespérés.
 
Les Britanniques ont pu se désengager de l'UE grâce à un vote par référendum : comment se sortir de la macronie ?

Jean-François Copé évoque des "réformes utiles" et surtout des "rendez-vous manqués" par Macron
Des Français, Macron a fait des "casseurs" par nécessité, dès lors qu'ils ne peuvent plus se nourrir, se chauffer et se déplacer sans compter chaque euro, dès lors qu'ils craignent pour leur propre avenir et peinent à soutenir leurs parents et petits-enfants dans le besoin.


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Quelques 'Black bloc' rassemblés à Paris, en tête de cortège,
à Paris, le ...1er mai 2018


samedi 23 septembre 2017

Le gouvernement s'inquiète de la propagation de discours radicaux

Castaner diabolise l'opposition, la qualifiant de "radicale"

Le porte-parole du gouvernement s‘est inquiété vendredi de la propagation de discours "haineux"

L'opposition banaliserait la violence en France, 
Marcheur pesant
selon Christophe Castaner,  au lendemain de l‘incendie à Grenoble d‘une caserne de gendarmerie revendiqué par un groupe anarcho-révolutionnaire.

"Il y a aujourd‘hui des expressions de gens d’extrême gauche qui portent de la violence là où elle n‘est pas nécessaire", a-t-il lâché lors du compte-rendu du Conseil des ministres, conseil durant lequel cette question a été abordée par Emmanuel Macron. Le porte-parole prétend-il que la violence pourrait être nécessaire ici ou là ?
Il s'agit de "dénoncer ceux qui aujourd'hui sont alimentés par des discours haineux, par des discours de radicalité qui font qu'on trouve banal de mettre le feu à des locaux gérés par nos forces de sécurité", a-t-il expliqué.

Un groupe anarcho-révolutionnaire - qu'il ne nomme pas - a en effet assumé l'incendie criminel qui a ravagé dans la nuit de mercredi à jeudi la caserne de gendarmerie de Grenoble (Isère), détruisant 2.000 m2 de locaux et plusieurs véhicules de service (ou particuliers) : il l'a revendiqué comme Daech un attentat terroriste. 

Lien PaSiDupes : Un groupe anarchiste revendique l'incendie criminel de la caserne de Grenoble
<br>Attention. 
Cette scène d'extrême violence peut heurter les citoyens les plus sensibles :

Dans son message de revendication, le groupe  d'extrême gauche revendique un acte de "solidarité" avec les neuf activistes qui comparaissent cette semaine au tribunal correctionnel de Paris pour une précédente tentative d'assassinat de deux fonctionnaires de police attaqués en meute, alors qu'ils se trouvaient en patrouille dans leur voiture de fonction, le 18 mai 2016, à l'occasion d‘une manifestation contre la loi Travail.

"Il faut avoir en tête que la radicalité portée par certains dans le discours politique peut aboutir à faire le lit de femmes et d‘hommes, de militants radicaux, qui ne veulent rien ‘pour’, mais veulent ‘contre’ ”, a martelé l'ex-maire socialiste de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence).

Après les accusations voilées, la leçon de morale à tous

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"Il est important que chacun ait en tête sa propre responsabilité" dans ces "radicalités" construites "par la seule ambition de détruire les fondements mêmes de notre société", a-t-il ajouté, c'est-à-dire une volonté révolutionnaire. Le porte-parole du gouvernement a alors mentionné le chef de l'Etat, pour rappelé que Macron a promis de la fermeté.
Les criminels ont toutefois été traduits en correctionnelle et non aux Assises.Ils auraient alors encouru jusqu'à six ans de prison ferme. Or, le lendemain, vendredi 22 septembre, représentant de l'Etat et du peuple, le procureur de la République a réclamé 8 ans de prison pour l’incendiaire présumé de la voiture, qui réside en Suisse et est absent du procès...
Contre le principal acteur anarcho-révolutionnaire, Antonin Bernanos, 23 ans, sans doute le prévenu le plus médiatisé, le Parquet a en outre requis
cinq ans de prison, dont un avec sursis !...
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Poseur et bas de plafond
Christophe Castaner n'a cité aucun nom vendredi mais, début septembre, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement avait dénoncé les propos tenus par le député Jean-Luc Mélenchon, chef de file de "La France insoumise" qui, grâce à la complicité de la presse, se présente comme le principal opposant au chef de l'Etat.
Fils de militaire et cancre au lycée, Castaner avait déjà estimé qu'en appelant "à l‘insurrection" et en parlant de "coup d‘Etat social", l'ancien candidat à l’élection présidentielle "n'apaise pas la société". 
En février 2008, huit mois après l'entrée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, alors que les effets de la crise économique et financière internationale commençait de frapper la France, Ségolène Royal n'avait pas hésité à dénoncer le bilan "calamiteux" du président de la République : la candidate socialiste battue en 2007 déclara qu'elle sentait monter un "vent de révolte"... L'ex-épouse répudiée du président Hollande apaisait-elle la société ou cherchait-elle à "porter de la violence là où elle n‘est pas nécessaire" ?



Chargée au gouvernement des Relations avec le Parlement, la tête de gondole du PS battu à la Régionale 2015 en PACA n'a pas maîtrisé le désordre créé par les élus LREM parvenus à l'Assemblée

"Lorsque je dis qu'il faut une insurrection citoyenne, eh bien, c'est une révolte des citoyens", avait répondu à Castaner Jean-Luc Mélenchon, qui prendra la tête ce samedi 23 d'une manifestation à Paris contre le "coup d'Etat social" que constituent selon lui les ordonnances réformant le Code du travail.

samedi 8 avril 2017

Guyane: les "500 frères" blessent "sérieusement" un policier lors d'une manifestation

Hollande laissera-t-il la situation pourrir jusqu'après la présidentielle ?

Un nouveau pas a été franchi  en Guyane vendredi dans le mouvement de contestation démarré il y aura trois semaines, lundi. 

Un commissaire a en effet été "sérieusement blessé" par la milice des "500 frères", dite "pacifiste" et du gaz lacrymogène utilisé devant la préfecture, où la foule manifestait sa colère.

"On comprend vos revendications. Mais ce soir, ça part en live. Le commissaire est sérieusement blessé", a déclaré un policier au mégaphone depuis la porte d'entrée de la préfecture, barricadée.
"Blessé lourdement à la clavicule", ce représentant du gouvernement est resté "inconscient au sol pendant une dizaine de minutes" et "on a été obligé d'utiliser du gaz lacrymogène pour l'extraire", avant qu'il ne soit évacué par les secours, a déclaré Laurent Lenoble, directeur de cabinet du préfet de Guyane.
Une camionnette des pompiers et une ambulance ont quitté les lieux, toutes sirènes hurlantes, a constaté la presse.
Des forces de sécurité en position face au rassemblement du collectif des "500 frères" devant la préfecture de Cayenne,
le 7 avril 2017 en Guyane

Le collectif a "pris un tournant" qui est "loin de respecter les valeurs républicaines"

Plusieurs autres policiers, ainsi qu'un autre commissaire, sont "légèrement blessés" après avoir été également frappés, selon M. Lenoble, qui a qualifié ces violences d'"inacceptables".  Cette milice s'est "discréditée", a-t-il affirmé.

Organisateur depuis le milieu d'après-midi d'un rassemblement devant le préfecture, pour exiger la prise en compte de ses revendications, un membre du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle) indique que  les "500 frères contre la délinquance" "avaient fait un cordon devant les policiers". Or, à l'en croire, ce groupe d'activistes encagoulés qui encadrent les manifestations, se serait laissé déborder"Mais la foule a réussi à porter des coups."

L'ambiance était devenue électrique dans la longue attente du retour d'une délégation en rendez-vous avec le préfet et la foule avait dû être repoussée.

Des membres du collectif des "500 frères" fuient des tirs de gaz lacrymogène
lors d'une manifestation devant la préfecture de Cayenne, le 7 avril 2017


"C'est du foutage de gueule. Il ne faudra pas pleurer après cela. C'est de la faute de la France", avait déclaré peu avant les incidents Mikaël Mancée, un porte-parole des "500 frères", tandis que les esprits s'échauffaient.
Ce "porte-parole" est le symbole du mouvement socialMikaël Mancée et des membres du collectif  « 500 frères contre la délinquance » lors d’un rassemblement à Cayenne, le 29 mars.
"Visage" de la révolte guyanaise, Mikaël Mancée,  est en fait le jeune policier qui a lancé le collectif des "500 frères" pour dénoncer l'insécurité qui gangrène la Guyane - territoire de l'ex-ministre de la Justice, Christiane Taubira - depuis plusieurs années.Ce jeune homme de 33 ans au physique d'athlète de 2 mètres est officier de police judiciaire en disponibilité au commissariat de Cayenne. Il est aussi l'un des cofondateurs des "500 frères contre la délinquance". Ce collectif a surgi sur la scène guyanaise en février, après le meurtre d’un homme de 30 ans tué de deux balles pour avoir refusé de donner sa chaîne en or et sa bague à son agresseur, alors qu’il faisait sécher son linge à la laverie de la cité Eau-Lisette, à Cayenne. La victime, Hervé Tambour, employé d’une société d’entretien d’espaces verts dans la cité.Pour 'Mika' Mancée, c’est le meurtre de trop. En 2009, lui-même a perdu son cousin de 12 ans, tué d’une balle perdue. Depuis des années, il tente d’agir auprès des jeunes pour éviter qu’ils tombent dans la délinquance, dans ce département qui est le plus criminogène de France, rapporté à la population : 42 homicides, contre 33 à Marseille, en 2016, pour 252.000 habitants. Le policier envoie sa lettre de démission, elle est refusée, il se met en disponibilité.
"On a compris qu'ils avaient l'intention d'investir la préfecture", comme le collectif a occupé dans la nuit de mardi à mercredi le centre spatial, à Kourou, a justifié Laurent Lenoble, pour qui les policiers n'ont commis "aucune provocation".

Pique-nique "citoyen"
Manifestation aux abords du centre spatial de Kourou, en Guyane, le 4 avril 2017
"Nous venons chercher la discussion, et on nous amène les lacrymos", a de son côté vitupéré Dimitri Guard, un membre animateur de l’association "Fanm Dibout" ("Tous debout"), présidée par Léodate Saïbou, surnommée "Tatie Léodate". Le 22 juin dernier, elle avait assuré que si le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, ne venait pas sur le territoire d’ici fin juillet, elle irait elle-même à Paris, avec le sénateur Antoine Karam, lui remettre la pétition citoyenne en main propre.
Et ce cadre du collectif de s'interroger : "devant la préfecture, il y a beaucoup enfants. On ne peut déjà pas leur proposer d'éducation en Guyane. Est-ce qu'en plus il faut les gazer ?"

Le collectif a installé des tentes et fait venir nourriture et musique. Des centaines personnes participaient à 22h00 (3H00 à Paris) à un "pic-nic" citoyen.

Le pouvoir socialiste en campagne est resté sourd au mal-être en Guyane

La Guyane connaît depuis près de trois semaines un mouvement social sur fond de revendications sécuritaires, sanitaires et éducatives. Alors que le Conseil des ministres a validé mercredi une aide d'urgence de plus d'un milliard d'euros à destination de ce département d'Outre-mer sinistré, "Pou La Gwiyann dékolé" réclame 2,5 milliards supplémentaires.

"On ne peut pas aller au-delà et on n'ira pas au-delà", a répondu Laurent Lenoble. De nouvelles demandes devront être faites au prochain gouvernement, "qui aura cinq ans pour travailler", a-t-il remarqué.

Le mouvement connaît des tiraillements internes
Il semblait être entré dans une phase de division, certains appelant au démantèlement des barrages érigés sur le territoire, alors que d'autres veulent aller "jusqu'au bout".
Jeudi soir, le collectif avait annoncé qu'il maintenait le dispositif. "Si on lève les barrages, la plupart des gens retourneront travailler. Et c'en sera fini du mouvement", avait commenté un membre du collectif. La maire de Cayenne Marie-Laure Phinera-Horth (PS), a appelé à "arrêter la crise".

Une "grève générale illimitée" a été décrétée le 25 mars en Guyane. L'activité économique est au point mort depuis plus de deux maines.
Le blocage du port de Cayenne, par lequel passent plus de 90% des importations et exportations de la Guyane, provoque des pénuries. Dans les supermarchés, les rayons de produits frais sont vides.

Tous les vols ont été annulés jeudi à l'aéroport de Cayenne, après que les pompiers ont cessé le travail dans cette infrastructure qui fonctionnait déjà a minima. Deux avions devaient partir vendredi de Guyane, a indiqué un passager du second vol, prévu en début de soirée.

L’association "Fanm Dibout" a énoncé ses priorités il y a près d'un an. 
"Le problème vient du système français": "les lois sont obsolètes", "il faut davantage de financements pour les écoles", "nos élus devraient revoir les lois pénales et les politiques d’immigration", etc. De nombreuses personnes ont témoigné des agressions dont elles avaient été victimes, et déclaré être traumatisées…
Des propositions de solutions avaient été abordées, telles que la réhabilitation du service militaire, l’adaptation des services de l’Etat à la réalité régionale, l’amélioration du système éducatif, le durcissement des sanctions pour les agresseurs, et le renforcement de l’autorité parentale. C’est sur ce dernier point que tous se rejoignaient : la jeunesse guyanaise, perdue, malheureuse, irrespectueuse.
Mme Saïbou avait alors demandé aux autorités présentes d’apporter des réponses à ces questionnements. Le Commissaire Le Cardinal avait promis que des dispositifs allaient être mis en place à partir du mois de septembre (2016), pour renforcer la sécurité sur le terrain, tels que le retour de policiers à pied, et peut-être la création d’une brigade à vélo. 
Le Procureur a, quant à lui, assuré que l’appareil judiciaire faisait son maximum. C'était la glorieuse époque de Christiane Taubira, ministre cavalière de la Justice (mai 2012-janvier 2016) et native de Cayenne.
Elle était la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle d'avril 2002. Avec une campagne axée sur l'"égalité des chances", elle avait obtenu 2,32 % des voix au premier tour.

dimanche 2 novembre 2014

EELV doit-elle faire le ménage parmi ses militants violents?

Europe Ecologie-les Verts continue de cautionner la violence de ses activistes

La manifestation rouge et noire 
de  Gaillac a dérapé

La minute de silence en hommage à la jeune victime de 21 ans a rapidement dégénéré.
Des violences prévisibles sont vite venues ternir le rassemblement prévu pour un prétendu hommage au jeune militant écologiste décédé sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn. 
Les forces de l'ordre ont dû intervenir en début de soirée pour mettre un terme aux échauffourées et aux dégradations commises par une cinquantaine d'exaltés aussitôt présentés comme des "infiltrés". A Gaillac, le dispositif de la gendarmerie n'a pas pu être levé avant minuit.

Des militants antifas et anti-républicains encagoulés -non identifiables - s'en sont pris au monument aux morts et à des vitrines à Gaillac, lors du rassemblement organisé à la mémoire de Rémi, le jeune militant décédé sur le site de la retenue d'eau contestée de Sivens.


L'orientation politique des activistes était clairement affichée, sans que le pouvoir socialiste y mette le holà.
Redoutées des gouvernements démocratiques pour leur extrémisme, ces hordes incontrôlées suivent le même mode opératoire depuis qu'elles ont déferlé en France, notamment à Strasbourg. 
Des "black blocks" (Black Blocs), anti-capitalistes, hommes et femmes, venus de partout en Europe, ont saccagé la ville européenne 
où se tenait le Sommet de l'OTAN (3 et 4 avril 2009).

Liens PaSiDupes


La marche rouge et noire de Gaillac a débuté d'emblée dans une ambiance tendue, témoigne le site Le Tarn libre. Une minute de silence dans une marée de 450 poings d'activistes écologistes a été observée aux abords du monument aux morts qu'une main avait tagué d'un "ni oubli, ni pardon", une variante du "ni dieu, ni maître" des anarchistes: EELV recèle-t-elle des anarcho-révolutionnaires dans les zones humides et sombres du parti ?

Des élus EELV ont attisé le feu 

Joseph Bové a beau être euro-député, il parcourt le territoire, aussi bien que les plateaux de radio et de télévision, pour son
agit-prop, diffusant des messages de colère professionnelle et de révolte révolutionnaire. 
Militant de la première heure à la très radicale Confédération paysanne, présente à Notre-Dame-des-Landes, sur les terres de la Ferme des 1.000 vaches ou sur le site de la retenue d'eau de Sivens (Tarn), pompeusement qualifiée de "barrage", il s'est fait connaître par des actes de vandalisme sur le restaurant McDonald's de Millau, que selon sa rhétorique il appela "démontage", ou se qualifiant de "faucheur volontaire" pour détruire des champs de maïs OGM.
Liens PaSiDupes :
2- José BOVE, candidat condamné les altermondialistes ne sont pas au-dessus des lois.


L'élu d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) s'était rendu dans le Tarn pour exhorter ses troupes sur la retenue d'eau (photo ci-contre) où le jeune militant a trouvé la mort. En août 2007, José Bové appelait déjà à l’insurrection citoyenne


Le mardi 28, Bové a accusé le ministre PS de l'Intérieur de "provocation" pour avoir posté des gendarmes sur le site du projet de retenue d'eau de Sivens (Tarn), demandant au ministre de "s'expliquer.".  

En réponse notamment aux attaques de Cécile Duflot et de José Bové, Bernard Cazeneuve a répliqué en soulignant une "instrumentalisation sans vergogne" de la mort du manifestant Rémi Fraisse. "Un certain nombre de propos tenus ce matin m'ont choqué et relèvent d'une instrumentalisation politique sans vergogne d'un drame. Cela n'est pas acceptable et doit être condamné", a affirmé le ministre lors d'une allocution place Beauvau. 

Mais Bové n'est pas un cas isolé à l'extrême gauche.
VOIR et ENTENDRE le trotskiste Olivier Besansenot (NPA) accuser les forces de maintien de l'ordre de "répression policière": 

Europe Ecologie-les Verts fait flèche de tout bois
 
VOIR et ENTENDRE Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), se déclarer mardi "scandalisée" par les propos de Bernard Cazeneuve, qui avait "condamné" un peu plus tôt les attaques de Cécile Duflot et José Bové à l'encontre de l'action du gouvernement, reprochant au ministre de l'Intérieur de mettre "en cause directement les écologistes". 
"Je suis scandalisée de la mise en cause directe des écologistes", a grondé Emmanuelle Cosse, en réponse à Bernard Cazeneuve.


VOIR et ENTENDREl'ancienne ministre de Hollande, Cécile Duflot, sur le terrain:
Cécile Duflot a demandé la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. Mais, bien qu'ex-ministre, elle semble ignorer que le Parlement ne peut se réunir en commission sur une affaire quin fait l'objet d'une plainte en justice, à l'initiative de la famille du jeune homme...

Quant à l'amer  Mamère, 
député écologiste, il joue de la corde sensible, a assénant ce mardi qu'on ne "construit pas un barrage sur un cadavre !"

Quand ils le la provoquent pas, les responsables politiques Verts cautionnent la haine anti-républicaine et la révolution

L'objectif de déstabilisation politique anime la plupart des responsables d'extrême gauche.

Ainsi, pour José Bové, "Cazeneuve doit démissionner"Lequel oppose mardi soir, sur Public Sénat: "Non, il ne s'agit pas d'une bavure". 

Le bras de fer des écologistes est en effet hors de proportions 

s'agissant d'une modeste retenue d’eau d’1,5 million de m3, de 304 m de large, 12 m de hauteur et 2 km de long au lieu-dit du Testet, à Lisle-sur-Tarn. Le conseil général est le maître d’ouvrage de ce projet et le chantier de défrichage débuté en septembre dernier, encadré par les gendarmes, ne s'étend que sur 34 ha. Les motivations des militants sont donc moins écologiques que politiques. Le réservoir a été exploité jusqu'à la corde et malgré la mort d'un homme, à des fins insurrectionnelles. 



Lorsque l'opinion publique désavoue les manifestations violentes d'opposants, Bové met la pédale douce. "La stratégie non violente est toujours préférable", susurre-t-il. "Je ne comprends pas à quoi ça sert de faire ce genre de démonstrations." Et le vieux routier de la révolte de botter en touche, en accusant ses insaisissables alliés objectifs. "Malheureusement, on a toujours une frange qui réagit de cette manière-là. On peut aussi avoir des provocateurs et des gens infiltrés pour détourner le regard". Le tour est joué: responsable, mais pas coupable. Adressez-vous aux "casseurs"...
VOIR et ENTENDRE le duel Zemmour-Domenach sur i-télé:


Bové et ses semblables peuvent-ils s'en tirer ainsi ?


VOIR et ENTENDRE François Fillon mettre en évidence "la part de responsabilités" des politiques, notamment les Verts, qui utilisent certaines violences:
L'ancien Premier ministre souligne que les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes sont les mêmes que ceux de Sivens. "On dit que ce sont des casseurs qui étaient au premier rang dans ces manifestations. Mais en réalité, ce ne sont pas des casseurs, ce sont des extrémistes politiques".


VOIR et ENTENDRE un fonctionnaire, activiste anonyme dissimulé sous un chèche pro-palestinien, débiter des inepties :

VOIR et ENTENDRE le témoignage d'un gendarme sur les agissements des anarchistes et l'absolue nécessité des policiers de se protéger de leur guérilla :