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dimanche 16 septembre 2018

Les migrants divisent communistes et LFI

La position de la France insoumise sur l'immigration provoque des tensions avec les communistes

Les députés LFI vont boycotter le discours de Pierre Laurent, 
secrétaire national du Parti communiste, à la Fête de l'Humanité samedi.

Ils se sont tant aimés...
Les députés 'insoumis' Eric Coquerel, Adrien Quatennens ou encore Clémentine Autain devaient se rendre à La Courneuve. "En 2017, Pierre Laurent a consacré son discours à attaquer Jean-Luc Mélenchon devant une délégation de dirigeants de LFI. Cette année, c'est avant même la Fête de l'Humanité que la tête de liste aux européennes du PCF, Ian Brossat, nous insulte", se sont-ils souvenus jeudi soir dans un communiqué.

Rédigé par l'adjoint au Logement à la mairie de Paris, un tweet de Ian Brossat critiquant la position de LFI sur l'immigration qui est à l'origine de la discorde. "En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. Heureusement pour lui, il est tombé sur des gens qui lui ont ouvert la porte, et non sur des doctes qui auraient disserté sur les 7 plaies d'Egypte avant de lui tendre la main.
Ian Brossat répondait à un tweet d'Adrien Quatennens qui expliquait que "les grandes causes des mouvements de populations [étaient] connues : les conflits et guerres, les accords commerciaux inégaux et le changement climatique". Ils assurait même  pouvoir "agir sur ces causes."

"Macron et Le Pen" pour adversaires
"La porte est ouverte aux provocations et incidents. Nous n'en voulons pas. A quoi bon, alors, répondre à l'invitation à écouter Pierre Laurent samedi, si c'est un traquenard ?", écrivent les députés LFI dans leur communiqué jeudi. "Nous voulons protéger ce qui reste de possibilités de dialogue serein. Nos adversaires doivent rester Macron et Le Pen", ajoutent les députés, avant de décider de retrouver leurs camarades à La Courneuve. Les venues individuelles de certains Insoumis pour des débats autres que sur le stand national du PCF ne sont pas exclues, précise LFI.

"Quand on est sûr de ses arguments, on ne fuit pas le débat", a polémiqué le totalitaire Ian Brossat sur Twitter jeudi soir. "La gauche est traversée de débats, et je regrette qu'il ne soit pas possible de débattre sur cette question avec LFI, alors que la Fête de l'Humanité est le lieu pour en débattre à des milliers de voix", a-t-il aussi prétendu.

Ces échanges s'inscrivent dans le sillage des critiques dont la France insoumise fait l'objet depuis le discours à Marseille de Jean-Luc Mélenchon fin août. 
Résultat de recherche d'images pour "PCF immigration""Honte à ceux qui organisent l'immigration par les traités de libre-échange et qui l'utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux!", avait lancé le candidat à la présidentielle de 2017. 

Image associéeAu gouvernement comme à l'extrême gauche, plusieurs voix se sont élevées depuis pour dénoncer cette prise de position. 
Ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau a notamment qualifié la France Insoumise de "parti nationaliste qui ne dit pas son nom" dans une tribune aux Echos, fin août.

Résultat de recherche d'images pour "PCF immigration"
Image associée"Ce qui m'inquiète, c'est qu'à bas bruit, sans s'en apercevoir, nous nous retrouvions les deux pieds englués dans la vase idéologique", dénonçait également le  trotskiste Olivier Besancenot (NPA)

En juillet déjà, l'ex-croupion du PS Benoît Hamon (Génération.s) avait émis des critiques similaires à l'encontre du "nationalisme de gauche" du populiste Jean-Luc Mélenchon : "Ça finit en nationalisme tout court, ce n'est pas bon, surtout à un moment où on a besoin de cohésion et de solidarité."
Et l' "humanisme totalitaire", alors ?
 
Image associée
Le débat interne reprend...

Vendredi, Ian Brossat a repassé une couche sur Sud Radio. "On ne comprend pas quelle est la position de la France insoumise sur la question de l'accueil des réfugiés", a-t-il déclaré. Face à "la montée de l'extrême droite très importante dans toute l'Europe", "la responsabilité de la gauche, c'est d'être claire sur ce sujet. Or, quand j'entends un certain nombre de responsables de La France insoumise, je dis que leur position est nébuleuse". 

F
ils de communistes, le jeune Brossat a la mémoire courte lien PaSiDupes "La CGT gaze ses clandestins; le PCF les chassait au bulldozer"
VOIR et ENTENDRE : le témoignage d'un Malien victime de gaz et de coups (Rue 89) en 2009 :

VOIR et ENTENDRE : réactions aux violences de la CGT COLLABO (bakchich):

Si les camarades peinent à recouvrer la mémoire, voici une nouvelle piste, au départ de Vitry, en 1981, quand la mairie PCF accusait les migrants de la rage (de trafic de drogue) en sorte de s'en débarrasser, en les chassant vers la commune voisine, de droite...  :

Et voilà les justifications de Georges Marchais :
(Quand mon fournisseur d'accès cessera de me faire des misères...)
Et ça ?
 

Début septembre, 
coordinateur des campagnes de LFI et l'une des deux têtes de liste pour les élections européennes, Manuel Bompard dénonçait des "caricatures grossières". "On ne peut pas traiter la question par un discours simpliste qui est d'accueillir tout le monde à chaque fois, il faut comprendre pourquoi les gens partent de leur pays. [...] Mais nous, on ne fait pas de lien entre l'immigration et le chômage", assurait-il.

Signe que le sujet fait débat dans les rangs du parti, Mélenchon a pris ses distances jeudi avec Djordje Kuzmanovic. Dans un entretien avec L'Obs, le porte-parole de la France insoumise explique en effet  que "la bonne conscience de gauche empêche de réfléchir concrètement à la façon de ralentir, voire d’assécher les flux migratoires". C'est nébuleux, ça ? 
"Le point de vue qu’il exprime sur l’immigration est strictement personnel. Il engage des polémiques qui ne sont pas les miennes", s'est désolidarisé Jean-Luc Mélenchon.

jeudi 26 mai 2016

Valls "ferait bien de balayer devant sa porte", estime Olivier Besancenot (NPA)

Le trotskiste dénonce un "gouvernement arrogant"

Le 
porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste accuse Manuel Valls de vouloir donner des "leçons de légitimité".
 

Olivier Besancenot réagissait à l'attaque frontale par Manuel Valls des grévistes organisant les blocages des raffineries et des dépôts de carburant.

En dénonçant un gouvernement "arrogant", à l'émission News et Compagnie sur BFMTV ce mercredi 26 mai 2016, le révolutionnaire trotskiste a soulevé "la question démocratique et de la légitimité" pointée du doigt ces derniers jours par certains hommes politiques, et singulièrement le premier ministre socialiste. "Tout n'est pas comptable dans la vie, il y a un aspect humain qui compte", a-t-il lancé.

Petit souci en matière de  "leçons de légitimité": le Che Besansenot ne peut se prévaloir d'aucun mandat électif politique.

"Quand Manuel Valls passe le plus clair de son temps à insulter, dénigrer, dire que ce n'est pas la CGT qui fait la loi, qui la fait ? Lui ?", s'est-il interrogé. Valls fait quant à lui, la loi, mais par le 49.3.

Et de le tacler: "
Il est minoritaire dans son parti, à l'Assemblée nationale, dans le pays, dans l'opinion, et il donne des leçons de légitimité ? Il ferait bien de balayer devant sa porte."

"Manuel Valls doit partir"

Mais Besancenot ne s'arrête pas là et 
le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste estime qu'il faut une refonte totale du système politique français.
"Il y a une dimension de crise telle qu'il faut tout revoir. Tant que la politique sera un métier, tout sera biaisé", a-t-il dénoncé.
L'ancien candidat à la présidentielle de 2007 a même quelques propositions. Il suggère notamment de "déprofessionnaliser la politique" et d'"interdire le cumul des mandats"
De plus, il souhaite le plafonnement de la rémunération des élus "à hauteur du salaire moyen de la population". "Peut-être que, comme ça, on arrêtera un peu la crise politique actuelle", a-t-il conclu.
BFMTV n'a pas interrogé Besancenot sur ces "casseurs" qui sont en fait des activistes révolutionnaires de sa tendance.

mercredi 6 avril 2016

Valls veut ignorer la "Nuit Debout"

Valls sous-estime le mouvement 'Nuit Debout', animé par l'extrême gauche

A un jet de pierre du rassemblement nocturne
, le Premier ministre a discouru sur... la radicalisation. 

Alors que Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Olivier Besancenot (NPA), partie prenantes, ou même Julien Dray (PS) et Jean-Christophe Cambadélis (passé inaperçu !), en visiteurs évaluateurs, se sont montrés séparément auprès des "jeunes" du mouvement 'Nuit Debout' (comme ne le montre pas la photo ci-dessus), qui se poursuivait lundi pour la cinquième nuit consécutive, non loin de là où se sont déroulées les attentats de masse islamistes de Paris, en janvier 2015 et en novembre dernier, Manuel Valls, lui, a littéralement tourné le dos. 

Lundi, vers 18 heures, des centaines de personnes affluent sur la place de la République pour l'AG en plein air. La commission "Assemblée et modération" se réunit pour voter des règles du fonctionnement démocratique du mouvement. Un petit cercle de jeunes, représentant du comité "Accueil et sérénité", comprendre le service d'ordre, reçoit une formation. 
"Samedi soir, une dizaine de skins sont venus foutre le bordel. Ils ont tabassé un mec et ont pété l'arcade sourcilière d'un autre", accuse Basile, un membre du comité, à deux doigts d'accuser l'extrême droite. 
D'autres petits groupes sont éparpillés ici et là et participent plus ou moins activement à la vie du mouvement. Rangers Dr Martens (!), tabac à rouler (pur?) et bouteilles de bière sont les accessoires les plus prisés du moment. Un groupe de Congolais se joint au mouvement pour protester, pendant qu'on y est, contre la très controversée élection de Sassou Nguesso.
Soudain, une nouvelle se répand à toute vitesse : "Manuel Valls est invité par un think tank libéral pour donner une conférence à quelques mètres de la place." "On va l'interpeller, pour les media, c'est très bien !" lance un des leaders du mouvement. Le Premier ministre doit en effet se rendre au théâtre Déjazet, situé au début du boulevard du Temple, qui part de la place de la République, à 18 h 45 pour discuter de radicalisme et de populisme avec des intervenants triés sur le volet. La journée de débat est organisée par un mouvement baptisé "Le Sursaut", soutenu par des cercles de réflexion et des personnalités issues de la société civile et du monde de la culture.

La table ronde finale de cet événement, organisée par la Fondation pour l'innovation politique, un think-tank libéral, la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS, ou encore l'AJC Europe (American Jewish Committee), le Wilfried Martens Centre, l'Association française des victimes du Terrorisme et l'Association de la Fondation Étudiante pour la Ville, selon Matignon.


Munis de leurs pancartes et criant leur slogan "Nuit debout, Valls à genoux", les manifestants décident alors d'interpeller le Premier ministre à l'entrée du théâtre. Ils sont accueillis par une poignée de policiers qui leur barrent la route et les arrosent de gaz lacrymogènes. Quelques minutes plus tard, des centaines de CRS sont appelés en renfort pour renvoyer tout ce beau monde sur la place de la République et l'encercler. 
Une fois le périmètre sécurisé, Manuel Valls va débattre pendant près d'une heure sur la laïcité, la radicalisation, l'antisémitisme, le vote FN, le port du voile, le salafisme, sans mentionner une seule fois le mouvement de jeunesse créé, à l'origine, en opposition à la loi El Khomri.

Une attitude décriée par certaines personnalités politiques de gauche, et notamment par Ian Brossat (PCF), adjoint au logement d'Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Si le Premier ministre a accepté de tendre la main à l'Unef dans les négociations et a déclaré qu'il recevrait les organisations de jeunes à la mi-avril, Valls refuse de considérer le mouvement noctambule qui se développe dans toute la France. Lundi, lors du bureau politique du Parti socialiste, plusieurs cadres ont pourtant prévenu qu'il ne fallait pas "minorer" Nuit debout. "Ils se veulent être un mouvement contestataire, mais ça ne prend pas. Julien Dray qui parle d'un grand mouvement altermondialiste est complètement à l'ouest", conclut un proche de Manuel Valls.

samedi 2 avril 2016

Place de la République débarrassée des manifestants de "Nuit debout"

Evacuation des manifestants de 'Nuit Debout', place de la République à Paris

La police a dû intervenir une nouvelle fois, tôt ce samedi matin
 

Ce collectif, inspiré des Veilleurs du Mariage pour Tous, mais idéologiquement plus proche des Indignés en Espagne (!), a passé sa deuxième nuit, debout ou assis, pour protester contre le projet socialiste de loi Travail. Sur la durée de la nuit de vendredi à samedi, quelques centaines de militants, essentiellement des jeunes, ont répondu à l'appel.  Ils ne disaient pas de prières, non ! Mais des slogans.

La mobilisation contre le projet Valls de réforme du droit du travail a pris de l'ampleur jeudi 31 mars malgré de premières concessions du gouvernement sur le texte : entre près de 390.000 personnes selon les autorités, 1,2 million, dont 200.000 jeunes, selon les organisateurs, ont manifesté dans 250 villes, "avec plusieurs milliers d'arrêts de travail", à l'appel de sept syndicats de salariés et d'étudiants (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL, UNL). Plusieurs défilés ont été émaillés de heurts avec les forces de l'ordre qui ont interpellé plus d'une centaine de personnes.
Une première "Nuit debout" s'était déjà déroulée dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la foulée de la manifestation contre la loi travail. Une cinquantaine de manifestants qui avaient passé la nuit place de la République avait été délogée par les forces de l'ordre vendredi matin.
Photo tweetée par O. Dartigolles,
porte-parole du PCF
Lors de la précédente journée de mobilisation, le 9 mars, à l'appel des mêmes organisations, les autorités avaient recensé 224.000 manifestants, et les organisateurs entre 400.000 et 500.000.

Vendredi matin, ces militants d'extrême gauche avaient déjà été évacués. "La loi travail a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de notre indignation, explique la page Facebook du collectif.

Ce nouveau rassemblement n'était pas autorisé, précise une source policière.
Ils n'étaient plus que quelques dizaines vers 5 heures, lorsque les forces de l'ordre sont intervenues, samedi matin.
A la convergence des luttes sociales et écologistes, puis de la mobilisation étudiante, notre mobilisation vise d'abord à rassembler et à libérer une parole citoyenne inaudible dans les cadres étriqués de la représentation politique traditionnelle. Pour passer du clavier au pavé, nous avons décidé d'occuper pacifiquement des places publiques".  

La maire PS de Paris n'aime plus cette jeunesse rebelle

Anne Hidalgo est devenue défenseur de l'ordre
"Les lieux publics ne peuvent pas être privatisés; il y a des mesures de sécurité. On est obligé de faire respecter un peu d'ordre dans cette ville", a-t-elle déclaré vendredi matin, sur France Inter. Il fallait donc s'attendre à ce qu'elle donnât son accord à une intervention de la police.








Le trotskiste Olivier Besancenot, a protesté contre cette évacuation.   
L'ancien porte-parole du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) a ensuite appelé les manifestants à revenir dès 14 heures
avec l'association Droit au Logement qui organise un rassemblement contre les expulsions locatives, au lendemain de la trêve hivernale.

Le compte twitter 'Nuit Debout' a également appelé à réinvestir la place de la République ce samedi. 
Malgré l'interdiction et l'état d'urgence, deux rendez-vous avaient lieu aujourd'hui à 13h30 contre la fin de la trêve hivernale et à 18h00 contre la loi Valls soutenue par El Khomri, sa mère porteuse. 

Vendredi,  l'"homme fort" du gouvernement a annoncé une nouvelle reculade

Le gouvernement de 
Valls recevra "prochainement" les organisations de jeunes.
Il s'est dit "prêt à regarder" certaines propositions de l'Unef, syndicat étudiant. 



"P'tit Zizi" est-il prêt à regarder ou écouter ?

lundi 30 novembre 2015

"Appel des 58": la gauche revendique un droit à manifester pendant l'état d'urgence

Hollande se met à dos l'opposition de gauche comme de droite

L'"appel des 58" personnalités des mondes politique, littéraire, culturel ou encore scientifique défend le droit à manifester malgré l'état d'urgence


Il est publié lundi par... Mediapart, site trotskiste d'information. Cette action est initiée par l'ancien député socialiste Noël Mamère (EELV), Olivier Besancenot, postier quelques heures par semaine et responsable trotskiste du NPA, et Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association fantoche Droit au Logement (DAL).

A Paris,
une soixantaine de personnes qui ont manifesté en solidarité avec les migrants viennent d’être convoquées au commissariat. Les autorités profitent de l’état d’urgence face à la menace terroriste pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes. Elles ont "commis ou tenté de commettre l’infraction de violation d’une interdiction de manifestation prise en vertu de l’état d’urgence", selon un procès verbal consulté par le site militant Paris-Luttes Info. Suite aux attentats du 13 novembre, le préfet de police de Paris a interdit toute manifestation sur la voie publique jusqu’au 30 novembre à minuit. Les personnes qui enfreignent l’arrêté d’interdiction encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7.500 euros. Cette marche entre Bastille et la place de la République, intitulée "Migrant-e-s : Bienvenue", avait été décidée avant les attentats du 13 novembre, à l’appel de plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques, dont les révolutionnaires de trotskistes de SUD et l'union syndicale Solidaires.

Au lendemain des violences altermondialistes aux abords de la Place de la République, dimanche après midi, cinquante-huit pétitionnaires professionnels disent leurs craintes que Hollande bafoue les droits de l'homme: de la part de révolutionnaires, cette soudaine appétence pour les valeurs républicaines laisse sans voix.  La liberté de manifester est une saine occupation de plein air dont ils refusent d'être privés par l'état d'urgence.  Mamère, 67 ans, et Eyraud, 61, les préfère de loin aux parties de boules des hommes de leurs âges qui ont travaillé toute leur vie.

"Appel des 58", en référence, on l'a compris, au nombre initial de signataires

C'est surtout le nombre d'activistes signalés aux services de la ministre Christiane Taubira, avec laquelle ils sont pourtant dans les meilleurs termes. Au 58 de terrain, il est reproché d'avoir participé à une manifestation de soutien aux migrants le 22 novembre, malgré l'arrêté d'interdiction pris par la préfecture après les attentats de Paris et Saint-Denis.

"Notre meilleure arme face aux terroristes et aux désordres du monde, c'est de nous réunir, nous parler, nous rassembler et manifester nos opinions", affirment-ils.  En toute bonne foi politique et révolutionnaire, les récupérateurs  évoquent des assassinats islamistes de Paris: "Voilà ce que Daesh et d'autres veulent interdire. Voilà ce que nous défendons."

Ils lancent un défi au pouvoir légitime en forme d'appel à la résistance


"Nous déclarons que nous avons manifesté ou que nous manifesterons pendant l'état d'urgence", promettent les signataires. "Nous refusons toute criminalisation des mouvements sociaux. Nous exigeons la levée des interdictions de manifester", insistent-ils.

Parmi les premiers signataires des personnalités politiques d'extrême gauche: 

Clémentine Autain du Front de gauche, une habituée des débats de LCP;
le député EELV Sergio Coronado, un réfugié politique chilien et porte-parole et directeur de la communication d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012;
la député européenne EELV Eva Joly, une ancienne magistrate qu'il est interdit de qualifier de "rouge" puisqu'elle affiche du Vert et dont c'est la réapparition;
Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et favorable à des frappes ciblées sur la Syrie; Annick Coupé, ex-CFDT, cofondatrice de la fédération SUD PTT et porte-parole de l'Union syndicale Solidaires; 
- des associatifs: Rokhaya Diallo, membre de l'organisation altermondialiste ATTAC, fondatrice de l'association Les Indivisibles, dénonciatrice de l'islamophobie;
- des acteurs du monde culturel: 
(et pourquoi pas les comiques Stéphane Guillon, Sophia Aram ou le subversif Christophe Alévêque, casquette sur les yeux ?)
-l'écrivain Annie Ernaux, 75 ans, soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012;
Virginie Despentes;
l'actrice Jeanne Balibar, ex-compagne de Mathieu Amalric (un bon client du monde du cinéma qui ne l'apprécie guère que comme excité), et surtout connue pour son engagement en faveur des étrangers en situation irrégulière;
Dan Franck, écrivain; 
Yves Frémion, critique de BD;
Gérard Mordillat, romancier et cinéaste;
Jacques Tardi, dessinateur;
Marcel Trillat, journaliste communiste;
Marina Vlady, fille de réfugiés russes, actrice;
- et des chercheurs sans obligation de résultats: l'économiste Frédéric Lordon, membre du collectif Les économistes atterrés (opposés à la domination de l'orthodoxie néo-libérale), le politologue Julien Salingue (Acrimed)...

lundi 26 octobre 2015

Prétentieux aigri, Fabius tacle Macron: "A son âge, j'étais Premier ministre"...

La graine de président n'a pas germé: elle est desséchée...

Fin de quinquennat: le septuagénaire n'est plus étanche

Agressions partout en France,
de Air France à ONPC...
Le zapping de l'hebdomadaire Le Point  a sélectionné la passe d'armes entre un agressif Yann Moix et un Olivier Besancenot qui se croit en 'garde à vue' sur France 2, la violence physique de syndicalistes d'Air France sur leurs cadres dont ils arrachent les chemises ou la visite au pas de charge de 17 ministres emmenés par leur premier ministre, sous haute protection, sans véritable contact avec la population tenue à distance, mais pas que...



Entre le chroniqueur Yann Moix et le syndicaliste trotskiste Olivier Besancenot, le ton est rapidement monté samedi soir dans On n'est pas couché . En effet, le chroniqueur de France 2 a harcelé de questions Olivier Besancenot à propos du conflit syrien, ce à quoi le président du NPA a calmement raillé: ''C'est quoi, c'est une garde à vue, ça se passe comment ? On peut répondre ?''  


Après l'accident meurtrier à Puisseguin, Noël Mamère, un ex-socialiste et ex-Verts, est député-maire de Bègles en Gironde.
C'est à ce titre qu'il a appelé les pouvoirs publics à "tirer les leçons de ce drame". Il s'est surtout distingué en pointant la libéralisation du transport par autocar instaurée par la loi Macron qui va lâcher un flôt de gros véhicules à fort gabarit sur les routes départementales. Une inquiétude qui lui vaudra un tacle de Claude Bartolone qui compte bien -s'il était élu en Ile-de-France - taxer les poids lourds autour de Paris et demanda des excuses à Noël Mamère pour avoir dit tout haut ce que pensent les familles des victimes de Petit-Palais (auxquelles Valls n'a pas rendu visite lors de son déplacement éclair à Puisseguin, par erreur puisque c'est le village voisin qui a payé, et de loin, le plus lourd tribut.

"Est-ce que, lorsqu'il y a une catastrophe aérienne, on va dire qu'il faut interdire tous les vols en avion ? Là, on se retrouve devant une catastrophe qui était très difficilement prévisible. (...) Tenir ce genre de propos, c'est insupportable", selon Claude Bartolone. Aux yeux du député de Seine-Saint-Denis (et toujours président de l'Assemblée nationale bien qu'entré en campagne des Régionales), "après ce genre de propos, à la limite, la seule chose que l'on a à faire après, c'est de demander des excuses, en direction notamment des familles". "Essayer de faire le lien entre cet accident terrible et une décision gouvernementale, il y a des choses qui ne se font pas", a insisté le cumulard vertueux. 

Le donneur de leçons a aussi pointé le fait que "bon nombre d'élus" écologistes s'est montré "pour le moins gênés" par cette déclaration d'"un individu", à l'instar du frêle François de Rugy qui a parlé d'"indécence"... et qui postule à un poste gouvernemental, en rampant.

Noël Mamère avait aussi visé explicitement la loi Macron, le CICE, qui a produit plus de victimes que de naissances d'entreprises en favorisant la libéralisation du transport en autocars interurbains. 
Appelé ensuite à exprimer son sentiment sur le parcours d'Emmanuel Macron, le jeune ministre de l'Économie, le chef sénescent de la diplomatie française a tenu à rappeler avec condescendance qu'il était des deux le plus précoce, il y a 30 ans. 
Après avoir qualifié son collègue du gouvernement de "brillant", le fils de commerçant d'art a rappelé que lui-même avait été élu "assez vite", contrairement à son cadet. Il a ensuite fait mine de s'interroger sur l'âge d'Emmanuel Macron. "36, 37 ans", lui répond le présentateur Ali Baddou. "Alors j'étais Premier ministre", lâche alors l'infatué locataire du Quai Branly, suscitant des rires autour de la table.

Six jours après le déplacement de campagne de François Hollande
 à La Courneuve (93), c'était au tour du gouvernement de poursuivre la "séquence banlieues", en grandes pompes, dans les Yvelines: le maillage de l'Ile-de-France est serré, à la veille des Régionales ! Manuel Valls a réuni lundi aux Mureaux un comité interministériel - de 17 ministres - destiné à dresser un bilan idyllique des mesures annoncées il y a six mois pour lutter contre le phénomène d' "apartheid" et de ghettos urbains, et à "amplifier" certaines d'entre elles. 
Le premier ministre a encore fait des annonces pour tenter de favoriser la mixité sociale et lutter contre les discriminations dans ces quartiers qu'il a qualifié de "ghettos urbains", mais sans rencontrer les victimes de  cet apartheid:
après 3 ans et 6 mois de pouvoir sans partage, aucun des ministres n'a pris le temps - comme le note la journaliste de i-télé -  de parler avec la population des 'sans dents'...

Appelé à exprimer son sentiment sur le parcours d'Emmanuel Macron, le jeune ministre de l'Économie, le chef sénescent de la diplomatie française a tenu à rappeler avec arrogance qu'il était le plus précoce des deux. Après avoir qualifié son collègue du gouvernement de "brillant", le fils de commerçant d'art a rappelé que lui-même avait été élu "assez vite", contrairement à son cadet. Il a ensuite fait mine de s'interroger sur l'âge d'Emmanuel Macron. "36, 37 ans", lui répond le présentateur Ali Baddou. "Alors j'étais Premier ministre", lâche alors l'infatué locataire du Quai Branly, suscitant des rires autour de la table.

Fabius revient de loin, mais pour aller où ?

VOIR et ENTENDRE l'échange tendu entre Fabius et Jacques Chirac, le 26 octobre 1986, à l'occasion des Législatives qui le chasseront de Matignon. C'est la scène du "roquet" qui se prend pour "le premier ministre de la France"... et qui adresse à son interlocuteur un geste de mépris: