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vendredi 9 août 2019

Expulsion d'un squat latino : il migre devant une mairie aux portes de Paris

Sur le parvis de la mairie de Saint-Ouen, parce qu'ils aiment la France et l'opposition communiste  (1945-2014) au maire centriste?

Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains, ont-ils des liens avec la France ?

Résultat de recherche d'images pour "squat Bauer"
Les associations et collectifs d'aide aux clandestins sont entrés en campagne des municipales
Expulsée fin juillet d'un campement clandestin, une centaine de Latino-Américains campe depuis plus d'une semaine devant la mairie de Saint-Ouen, au Nord de Paris, avec le soutien d'associations qui dénoncent l'inaction des autorités. 

Mère isolée de tout juste 40 ans, en charge de cinq enfants et de deux petits-enfants, Chanel se rappelle comment la communauté s'est constituée au fil des neuf derniers mois dans cet entrepôt désaffecté, propriété de la ville désormais UDI de 50.000 habitants en Seine-Saint-Denis.

Résultat de recherche d'images pour "squat Bauer"
"Le squat Bauer... C'était 'chez nous' ", estime Chanel Marté Castillo, une Dominicaine de 40 ans. "Quand on est arrivés, on a commencé à nettoyer, à construire. Petit à petit, d'autres familles arrivaient, on cherchait une place. On a fini à 150 personnes (...) On peut pas laisser les gens dehors, même si nous on est dehors aussi". 
Le 30 juillet, en application d'une décision de justice début mai dernier, à la requête de la mairie de centre droit, les locaux et ses occupants ont été évacués, pour des raisons sanitaires.

Depuis, 130 personnes, dont 40 enfants et plusieurs femmes enceintes, déploient chaque soir des dizaines de tentes qu'ils devront replier à 6h00 avant l'arrivée de la police, mais avec l'aide des militants associatifs, notamment DAL (Droit au Logement) qui refait parler d'elle à chaque approche d'élections depuis 1986, sous la direction de 'Babar' (Jean-Baptiste Eyraud), fils du comédien Marc Eyraud et de Marianne Astruc, sœur du cinéaste Alexandre, et ancien militant maoïste, ayant fait partie de la Gauche prolétarienne (des partisans antifascistes "trahis" en 1944 par Maurice Thorez, secrétaire général de PCF de 1930 à 1964.)... En novembre 2015, il était aux côtés de Noël Mamère et du révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot (NPA) à l'initiative de l'Appel des 58 : "Nous manifesterons pendant l'état d'urgence".

Sous un barnum, la cantine ravitaillée quotidiennement par les "riverains", des militants de la gauche radicale : des cartons de nourriture, un réchaud sur lequel deux femmes font griller des saucisses. Plus loin, des sacs de vêtements, des canapés, des matelas sur lesquels plusieurs hommes font la sieste et des jouets d'enfants, une valeur sûre en termes de compassion médiatique.

Une action politique de l'extrême gauche lancée à la reconquête de la mairie

"La CGT nous a proposé d'accéder à leurs toilettes; il y a Emmaüs pour la douche", commente Chanel. 

"Il y a des Péruviens, des Boliviens, des Dominicains, des Cubains,
des gens qui ont l'asile politique, d'autres sans papiers", admet sans difficulté Yamile Millan. Arrivée en France il y a un an et demi, sans papiers, elle fait "des ménages" au noir, comme beaucoup d'autres, singulièrement dans le bâtiment.
"Je n'avais jamais vécu dans la rue", confie encore Chanel qui, décidément, est une meneuse. "Nous réclamons le droit à un logement digne" : une revendication clairement soufflée par une asso ou une autre.

"Dans nos pays, ça n'aurait aucun résultat de lutter de cette façon, mais ici, si", affirme Mauricio Gomez, le "pasteur" de la communauté. "On sait bien que nous sommes des immigrés (...) Le maire ne nous connaît peut-être pas, il ne sait pas qui nous sommes, mais on aimerait qu'il nous rencontre", dit-il. Ainsi la cible politique est-elle clairement désignée...

La municipalité estime qu'il ne lui appartient pas de prendre en charge ces "squatteurs". 
"En aucun cas, le maire et sa majorité municipale ne peuvent être tenus pour responsables de la situation", souligne la ville dans un communiqué.

L'association DAL a "installé illégalement des personnes dans ce bâtiment municipal dont tout le monde connaissait la destinée". Une école doit y voir le jour en 2022. "Si des solutions doivent être trouvées pour ces personnes, il appartient exclusivement à l'Etat d'y pourvoir", précise la ville. 

Resté neutre lors de l'élection présidentielle de 2017, à la différence de Stéphane Gatignon, passé du rouge au vert et maire  UDE, alliée à LREM en 2020) de Sevran, tandis que Marie-George Buffet (PCF) votait Mélenchon (LFI), quand le député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, votait Fillon, William Delannoy,  54 ans, le maire UDI de Saint-Ouen, juge qu'il doit "apporter des solutions de relogement prioritairement aux Audoniens qui ne comprendraient pas, après des années d'attente, de voir le maire attribuer des logements à des Colombiens".

"En quoi ces 'Colombiens' ne sont-ils pas des habitants de la ville ?" s'indigne La France Insoumise dans un communiqué. "Le maire va-t-il désormais trier ses concitoyens par origine ?", polémique l'extrême gauche populiste.
Pas question de retourner là-bas, lui fait écho Chanel : "Le squat est surveillé; il y a les flics. On nous a dit qu'on n'allait jamais le récupérer".

"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non", s'énerve Aliénor Turpin, une "bénévole" audonienne, mais pas que. Elle est aussi représentante des parents d'élèves FCPE qui, en octobre 2018, soutint la grève des agents d'entretien et de restauration des écoles de la ville de Saint-Ouen contre la Mairie, dénonçant un projet d'externalisation partielle du ménage dans certaines écoles.  
"Il n'y a pas d'interlocuteur, pas de solution, la préfecture, la mairie, tout le monde se renvoie la balle," gronde-t-elle maintenant, avec le soutien du député LFI, Eric Coquerel, au collectif 'Saint-Ouen se rebiffe'. Elle était déjà dans les actions menées contre le maire lors de trois manifestations (école d'ingénieurs Supmeca coupée en deux - dommage collatéral de l'installation de bâtiments du campus des JO., sa résidence étudiante et son réfectoire seront détruits -, parents d’élèves contre la nouvelle sectorisation, défenseurs des jardins de Guinot)…"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non," gronde A. Turpin, selon Le Figaro dont les journalistes d'investigation nous disent pareillement, sans plus de recherches qu'elle est une simple "bénévole"... Selon ces professionnels à bac +5, "tous [sont d'ailleurs] originaires d’Amérique du Sud" :  sans doute les Dominicains ou les Cubains ?

La préfecture précise que "29 familles avec enfants se sont vu proposer des nuitées hôtelières, en attente d'une solution plus pérenne. Pour les autres, on rentre dans le cadre du 115 habituel", le numéro d'urgence sociale, saturé. 

Proche d'Ismaël Emelien, qui fut conseiller spécial de Macron à l'Elysée, mais démissionnaire après avoir été mis en cause dans l'affaire Benalla, et qui fit partie de l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela (président à la suite de la mort de son mentor, Hugo Chávez en mars 2013), Julien Denormandie, 39 ans, un agronome ministre chargé de la Ville et du Logement depuis octobre 2018, n'a plus qu'à... C'est le 115 !

lundi 30 novembre 2015

"Appel des 58": la gauche revendique un droit à manifester pendant l'état d'urgence

Hollande se met à dos l'opposition de gauche comme de droite

L'"appel des 58" personnalités des mondes politique, littéraire, culturel ou encore scientifique défend le droit à manifester malgré l'état d'urgence


Il est publié lundi par... Mediapart, site trotskiste d'information. Cette action est initiée par l'ancien député socialiste Noël Mamère (EELV), Olivier Besancenot, postier quelques heures par semaine et responsable trotskiste du NPA, et Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association fantoche Droit au Logement (DAL).

A Paris,
une soixantaine de personnes qui ont manifesté en solidarité avec les migrants viennent d’être convoquées au commissariat. Les autorités profitent de l’état d’urgence face à la menace terroriste pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes. Elles ont "commis ou tenté de commettre l’infraction de violation d’une interdiction de manifestation prise en vertu de l’état d’urgence", selon un procès verbal consulté par le site militant Paris-Luttes Info. Suite aux attentats du 13 novembre, le préfet de police de Paris a interdit toute manifestation sur la voie publique jusqu’au 30 novembre à minuit. Les personnes qui enfreignent l’arrêté d’interdiction encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7.500 euros. Cette marche entre Bastille et la place de la République, intitulée "Migrant-e-s : Bienvenue", avait été décidée avant les attentats du 13 novembre, à l’appel de plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques, dont les révolutionnaires de trotskistes de SUD et l'union syndicale Solidaires.

Au lendemain des violences altermondialistes aux abords de la Place de la République, dimanche après midi, cinquante-huit pétitionnaires professionnels disent leurs craintes que Hollande bafoue les droits de l'homme: de la part de révolutionnaires, cette soudaine appétence pour les valeurs républicaines laisse sans voix.  La liberté de manifester est une saine occupation de plein air dont ils refusent d'être privés par l'état d'urgence.  Mamère, 67 ans, et Eyraud, 61, les préfère de loin aux parties de boules des hommes de leurs âges qui ont travaillé toute leur vie.

"Appel des 58", en référence, on l'a compris, au nombre initial de signataires

C'est surtout le nombre d'activistes signalés aux services de la ministre Christiane Taubira, avec laquelle ils sont pourtant dans les meilleurs termes. Au 58 de terrain, il est reproché d'avoir participé à une manifestation de soutien aux migrants le 22 novembre, malgré l'arrêté d'interdiction pris par la préfecture après les attentats de Paris et Saint-Denis.

"Notre meilleure arme face aux terroristes et aux désordres du monde, c'est de nous réunir, nous parler, nous rassembler et manifester nos opinions", affirment-ils.  En toute bonne foi politique et révolutionnaire, les récupérateurs  évoquent des assassinats islamistes de Paris: "Voilà ce que Daesh et d'autres veulent interdire. Voilà ce que nous défendons."

Ils lancent un défi au pouvoir légitime en forme d'appel à la résistance


"Nous déclarons que nous avons manifesté ou que nous manifesterons pendant l'état d'urgence", promettent les signataires. "Nous refusons toute criminalisation des mouvements sociaux. Nous exigeons la levée des interdictions de manifester", insistent-ils.

Parmi les premiers signataires des personnalités politiques d'extrême gauche: 

Clémentine Autain du Front de gauche, une habituée des débats de LCP;
le député EELV Sergio Coronado, un réfugié politique chilien et porte-parole et directeur de la communication d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012;
la député européenne EELV Eva Joly, une ancienne magistrate qu'il est interdit de qualifier de "rouge" puisqu'elle affiche du Vert et dont c'est la réapparition;
Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et favorable à des frappes ciblées sur la Syrie; Annick Coupé, ex-CFDT, cofondatrice de la fédération SUD PTT et porte-parole de l'Union syndicale Solidaires; 
- des associatifs: Rokhaya Diallo, membre de l'organisation altermondialiste ATTAC, fondatrice de l'association Les Indivisibles, dénonciatrice de l'islamophobie;
- des acteurs du monde culturel: 
(et pourquoi pas les comiques Stéphane Guillon, Sophia Aram ou le subversif Christophe Alévêque, casquette sur les yeux ?)
-l'écrivain Annie Ernaux, 75 ans, soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012;
Virginie Despentes;
l'actrice Jeanne Balibar, ex-compagne de Mathieu Amalric (un bon client du monde du cinéma qui ne l'apprécie guère que comme excité), et surtout connue pour son engagement en faveur des étrangers en situation irrégulière;
Dan Franck, écrivain; 
Yves Frémion, critique de BD;
Gérard Mordillat, romancier et cinéaste;
Jacques Tardi, dessinateur;
Marcel Trillat, journaliste communiste;
Marina Vlady, fille de réfugiés russes, actrice;
- et des chercheurs sans obligation de résultats: l'économiste Frédéric Lordon, membre du collectif Les économistes atterrés (opposés à la domination de l'orthodoxie néo-libérale), le politologue Julien Salingue (Acrimed)...

jeudi 15 octobre 2015

Recrudescence des expulsions, dénonce DAL désabusé

"Le gouvernement et les autorités sont intraitables", accuse Droit au logement

L'association 'Droit au Logement' organisait ce jeudi un rassemblement pour protester contre la recrudescence des expulsions,
à l'approche de la trêve hivernale.  

En octobre, sous la pression des bailleurs et des huissiers, les expulsions se multiplient,
car c’est la dernière ligne droite d’ici à la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars.  Une pratique "brutale et massive", selon l’association Droit au Logement, qui constate une recrudescence depuis deux ans. Entre 2013 et 2014, les jugements d’expulsion pour impayé ont progressé de 5%, s’établissant l’an passé à 126.440. Les expulsions effectivement réalisées avec le concours des forces de l’ordre sont aussi en nette hausse (+15%), avec un nombre de 11.600 en 2014. 

"Le gouvernement et les autorités sont intraitables", souligne Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL. Pour se faire entendre, l’association organisait ce jeudi après-midi un rassemblement à deux pas de l’Elysée. "La ministre du Logement, Sylvia Pinel, est inexistante et ne veut plus nous recevoir. 
A Matignon, on se heurte à un mur, donc on a décidé d’aller voir directement le président de la République", dans le but de lui remettre une pétition signée par plus de 6.000 personnes revendiquant "l’arrêt des expulsions", ainsi qu' "un logement digne pour tous".  

Les people habituels du DAL étaient présents. 

La comédienne nantie 
Josiane Balasko interpelle les autorités sur leur "durcissement", "alors qu’on a voté pour le contraire en 2012".
 
Le comique Christophe Alévêque s’en prend aux media. Selon lui, la presse - la CGT - s’intéressent davantage aux "chemises déchirées" d’Air France - "des problèmes de chippendales" (sic)- qu’aux familles expulsées ces dernières semaines. 

L’exemple de Romainville a particulièrement choqué. 
Le 13 octobre, la famille Diassiguy de onze personnes a été évacuée de son logement dans la cité... Gagarine après l’intervention d’une vingtaine de CRS envoyés par la préfecture, malgré l'activisme des voisins, des membres de l’association de défense des intérêts des habitants de Gagarine, Spoutnik et de l’association Droit au logement (Dal). Moctar, l'un des enfants, parle d’une action "inhumaine" et précise que ses frères et soeurs doivent désormais dormir dans des voitures ou chez des voisins. 
DAL : expulsion très violente ce matin de la famille Diassiguy & ses 9 enfants - locataire HLM de l'OPH Romainville, cité Gagarine ! La famille avait épuré sa dette locative ! Les habitantEs mobilisés sont aussi très choqués ! RDV aujourd'hui 17h pour exiger leur réintégration & la libération immédiate du vice-pdt de l'asso des locataires spoutnik-DAL HLM interpellé et tabassé !! RDV 17h Batiment J cité Gagarine (métro mairie des lilas & bus129 arrêt Fort de Romainville).Plus que jamais, "Messieurs-Dames les Autorités" : STOP EXPULSIONS, RELOGEZ! IL Y A URGENCE!http://stopexpulsions.wesign.it/fr(ami-e-s des expulsé-e-s, expulsables, mal logés, sans toit : signez l'Appel et faites circuler svp)Images brutes tournées par les voisin-e-s de la cité et les militant-e-s du DAL sur place.https://www.facebook.com/sareem.bade/videos/10208354856414689/?pnref=story
Posted by Sareem Bade on mardi 13 octobre 2015
Pourtant, rappelle le DAL, 2,6 millions de logements sont aujourd’hui vacants dans le pays. L’association réclame leur "mobilisation" ou "réquisition". Elle espère aussi, comme l’explique Jean-Baptiste Eyraud, que les autorités avanceront la date du début de la trêve hivernale, ce qui bloquerait de facto les expulsions. 
La maire DVG de Romainville, Corinne Valls, cadre territorial de 58 ans et d'origine espagnole, est une ancienne élue du PCF (adjointe au maire communiste précédent, chargée de... l’urbanisme à partir de 1995), puis d'EELV, et vice-présidente chargée des transports et des déplacements du département de Seine-Saint-Denis (9.3), et suppléante du député, président de l'Assemblée nationale...Claude Bartolone.
Fazia, 46 ans, fait partie de ces Français sous le coup d’une procédure. 
Avec son mari - invalide comme elle - cette habitante de Boulogne-Billancourt habite et ses quatre enfants vivent à six dans un F4. Pas facile en effet de trouver de grands appartements pour familles nombreuses. Mercredi, elle a reçu une convocation au commissariat en vue de son expulsion. "Je n’ai pas dormi de la nuit, se plaint-elle. Après avoir vu les images de Romainville, forcément, on a peur," commente-t-elle.

D’autres manifestants souffrent de mal-logement,
 
et pas tous immigrés ou clandestins. Sur les listes d’attente pour accéder au logement social, ils ont l’impression de ne pas pouvoir imaginer d’avenir dans l'habitation adaptée dont leur pays d'origine. Fela, 33 ans, vit avec son époux et ses trois filles dans une pièce de… 20 m². Cela fait des années qu’elle patiente pour un hypothétique relogement par la mairie de Paris. "C’est infernal, j’ai l’impression que ça va durer encore longtemps."

Seuls les témoignages de femmes sont sollicités.  Une autre, qui ne veut pas donner son prénom, raconte ses années de pérégrinations d’un hôtel à l’autre et qu’elle habite dans un hôtel du XVIIIe arrondissement, dans lequel le Samu social de Paris l’a orientée : 420 euros de loyer mensuel pour deux pièces de 14 et 9 m². Et pourtant, elle travaille parfois dans un supermarché, alors que son mari est déménageur et veilleur de nuit. "Mes trois enfants ont grandi à l’hôtel, rage-t-elle. Mon fils me dit que je lui ai gâché son rêve d’enfant, celui d’avoir une chambre à lui." Rêves d'immigrants déçus, malgré les aides et allocations sociales et l'accueil scolaire (notamment au collège Abbé Houël).

Une gauche bien peu sociale

Corinne Valls indique que la famille ne sera pas relogée par Romainville Habitat, car, en plus des impayés de loyers (une dette de loyer s’élevant à 9 220 €), elle fait actuellement l’objet d’une procédure pour "troubles du voisinage". DAL avait, quant à lui, indiqué le 5 octobre que de nouvelles actions de soutien seraient organisées dans les jours suivants.
Mardi soir, des militants du Dal ont perturbé le conseil communautaire d’Est à Ensemble à Romainville.

Compte tenu de la pénurie d'habitations à loyers accessibles et bien qu'elle approuve le principe de ce droit, Ségolène Royal estime que la réforme du gouvernement "n'est pas applicable":  "c'est une forme de tromperie", assurait-elle dans Le Monde du21 janvier 2007. Et dans un discours du 11 février 2007 devant les militants socialistes, François Hollande avait tourné en ridicule pour son irréalisme la reconnaissance du droit opposable par le gouvernement.
Et encore, les réfugiés syriens et irakiens n'avaient pas encore déferlé. 

jeudi 25 décembre 2014

Manifestation contre le mal-logement à Paris, le jour de Noël

Malveillance des manifestants vertueux un jour de fête religieuse

Après les Femen à Rome, autre mise en scène à Paris


Quelques dizaines d'intermittents de l'association subventionnée Droit au logement (DAL) avaient attendu le jour de Noël pour se rassembler jeudi 25 décembre à Paris à proximité du ministère du Logement. Quant aux Femen, elles ont fait sensation un peu plus tôt le même jour, Place Saint-Pierre à Rome, avec une de leurs féministes exaltées, seins nus, qui s'est emparée de l'Enfant-Jésus de la crèche du Vatican et s'est faite interpeller  par un gendarme.

Les manifestants portaient notamment une banderole "Un toit, c'est un droit, application de la loi DALO"
, la loi sur le droit au logement opposable, qui impose depuis 2007 à l'État de trouver un logement social à toute personne qui n'est pas en mesure de se loger par ses propres moyens, mais qui n'est pas suffisamment respectée en Ile-de-France, selon l'association. Une autre banderole réclamait la "baisse des loyers" et proclamait "non aux expulsions".

La rue de Varenne, qui abrite de nombreux ministères, était bloquée par les forces de l'ordre.

Mgr Jacques Gaillot participait au spectacle de rue devant le ministère du Logement avec un réveil pour lui demander de "se réveiller", le 25 décembre 2014 à Paris

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL,
proche de ATTAC, organisation altermondialiste, a notamment attiré l'attention cette année sur le sort des mineurs à la rue à Paris, notamment plusieurs centaines de jeunes sans papiers, puisque sa préférence politique détourne DAL des sans-abri en règle et singulièrement de la population aux racines françaises profondes.

Il a aussi souligné l'importance du parc de logements vacants dans la capitale - 120.000 selon lui - et a appelé la municipalité à montrer l'exemple.

samedi 27 septembre 2014

Livret A : les Français s'en détournent toujours plus

Le rythme des retraits s'accélère

Les retraits ont encore été supérieurs aux dépôts en août
Les détenteurs d'un Livret A ont retiré 480 millions d'euros: pour le 4e mois consécutif,le nombre des retraits a dépassé celui des dépôts en août, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Sur les huit premiers mois de l'année, la collecte nette (les dépôts moins les retraits) reste positive et atteint 710 millions d'euros, très loin du niveau enregistré sur la même période de 2013 (15,57 milliards d'euros).

Le taux de rémunération du Livret A est en effet passé de 1,25% à 1%, un niveau historiquement à compter du 1er août.
Hollande n'aura réussi qu'une seule baisse, celle de la rémunération du livret d'épargne populaire. 
Jamais ce placement, réglementé par l'Etat, n'aura aussi peu rapporté. 

Le Livret A  souffre de la déflation 

Cette baisse était justifiée par le "ralentissement de l'inflation" (1,2%, hors tabac), nous disait-on, pour ne pas affoler la population en appelant un chat un chat. 

Le Livret de développement durable (LDD) a pour sa part réussi à attirer l'épargne des Français en août
, les dépôts ayant dépassé les retraits à hauteur de 130 millions d'euros. 
Or, il est menacé, car dans le sillage du Livret A, le Livret développement Durable (LDD) sera aussi ramenés à 1%, ainsi que le Livret Bleu, le Compte Épargne Logement (CEL), jusqu'aux Livrets d'Épargne Populaires (LEP)...

Un Français sur deux prêt à riposter aux attaques de la "gauche sociale"
Fin juillet, un Français sur deux (51%) se déclarait incité à épargner sur un autre type de produit que la baisse du taux du Livret A à 1,0%, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. A l'inverse, 39% n'envisageaient pas de changer d'attitude sur le Livret A.
Déjà engagé au mois de mai, le mouvement de décollecte du Livret A s'est renforcé dans un contexte de baisse de la rémunération du placement (1,55 milliard d’euros). Dès juin, alors que la menace était pendante, la collecte nette avait été négative de 50 millions d'euros sur le Livret A et le Livret de développement durable (LDD). 

Avec une collecte nette positive de 1,64 milliard d'euros depuis le début de l'année, il reste toutefois loin de ses niveaux enregistrés dans les premiers mois de 2013 (7,49 milliards d'euros), ce qu'il faut sans doute prendre pour une satisfaction... Début janvier, Pierre Moscovici avait laissé entendre que le taux de rémunération ne devrait pas passer sous les 2%. En juillet, avant la baisse du taux de rémunération à 1,25 % au premier août, la collecte nette sur le livret A (les dépôts moins les retraits) a fortement ralenti à 380 millions d’euros… une chute de 82 % sur un an.
Et en 2012, le Livret A avait enregistré une collecte nette de 28,16 milliards d'euros, tandis que celle du Livret de développement durable (LDD) a atteint 21 milliards, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts (CDC). Un record en 194 années d'existence. En effet, en 2011, les deux placements avaient d'abord bénéficié du relèvement de leurs plafonds par le gouvernement, mais l'engouement pour les deux livrets était retombé avec la perspective d'une casse de son taux, effectivement passé de 2,25 % à 1,75 % le 1er février 2013.

DAL pourrait s'alarmer de l'insuffisance de logements, 
mais loin de reprendre de l'activité, l'association d'extrême gauche reste étrangement impassible face à la décollecte préjudiciable au secteur du bâtiment. Depuis août 2013, Jean-Baptiste Eyraud, son meneur, un ancien militant maoïste qui a fait partie de la Gauche prolétarienne et membre du Comité des mal-logés, n'a plus bougé une oreille (lien).   
Au total, 369,6 milliards d'euros étaient encore en dépôt fin août sur un Livret A ou un LDD. De quoi relancer la construction sociale?
Mais Cécile Duflot, la ministre Europe Ecologie-les Verts (EELV) de Jean-Marc Ayrault, et sa loi Alur (loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové) sont passées par là... Estimant que la loi coûte au pays entre 0,4 et 0,5 point de croissance, le premier ministre de Hollande, Manuel Valls, a remis sur la table la partie de la loi qui pèse le plus sur la relance de la construction et la croissance !

jeudi 3 janvier 2013

Réquisitions: J.-B. Eyraud, éminence grise de Cécile Duflot

DAL co-gère-t-il le ministère du Logement ?


Le DAL demande une "accélération" des réquisitions

Invité de France Info, Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole à vie de l'association Droit au logement, a commenté la fin de l'occupation d'une maternité à Paris. 

Droit au logement (DAL) avait "réquisitionné" cette maternité désaffectée du 12e arrondissement de Paris dimanche, avec le soutien de Jeudi noir, fondé par Julien Bayou, conseiller de l'altermondialiste Eva Joly (EELV), lors de sa campagne présidentielle calamiteuse, pour "accélérer le processus" de réquisitions lancé par la ministre du Logement, Cécile Duflot, ont annoncé mercredi les deux associations.



Selon les
informations fournies par les services du Cadastre de Pierre Moscovici et  Jérôme Cahuzac aux activistes anti-libéraux, cette maternité de cinq niveaux et quarante chambres) serait désaffectée depuis "quelques années" et " appartient à différentes sociétés du groupe BNP Paribas".


L'activiste d'extrême gauche critique la mollesse du pouvoir socialo-écolo

"Le gouvernement a choisi la procédure la moins rapide, malheureusement", affirme Jean-Baptiste Eyraud, "il faudrait utiliser les deux outils prévus par la loi et notamment l'ordonnance de 1945".


Prendre aux propriétaires français pour donner aux clandestins

Selon le porte-parole du DAL, la loi adoptée en 1998 par le gouvernement Jospin "n'est pas très efficace", car elle "offre trop de recours aux propriétaires", des "dispositifs dilatoires" qui permettaient d'échapper à la réquisition et de se protéger. 


Eyraud estime à 100.000 le nombre de logements nécessaires

La moitié en région parisienne, "parmi lesquels 20.000 à 25.000 réquisitions". Cela permettrait selon lui de sortir de la rue 150.000 personnes venues d'Afrique et du Proche Orient et de reloger les 50.000 familles prioritaires DALO, loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.

Lien PaSiDupes - Les expulsions ne mobilisent pas les Français : faible mobilisation de la gauche



mercredi 26 décembre 2012

Noël: Cécile Duflot n'a pas où faire crécher les sans-abri

Hollande au chaud contemple sa base au froid



Duflot parle si haut qu'elle n'entend rien

DAL a invité les sans-abri à se chauffer
auprès de la gauche sociale

Réclamant la réquisition de logements vacants, des manifestants ont offert un pied-de-biche doré à la ministre.

"Petit Papa Noël, n'oublie pas de nous reloger". 
Mardi, à l'appel de l'association Droit au Logement (DAL), plusieurs dizaines de familles de mal-logés  - tenus à distance -  ont fêté Noël à proximité du ministère du Logement. Ces familles, reconnues prioritaires au Droit au logement opposable (DALO), instauré en 2008, sont en attente de relogement, selon le DAL. Derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire "Ni miette, ni bla-bla: respectez nos droits", un sapin décoré de guirlandes avait été installé et des cadeaux ont été distribués aux enfants.

Un cadeau à la ministre Cécile Duflot (EELV)

L'association partisane de la "gauche forte",
tendance Chavez


"On a remis un cadeau à la ministre du Logement, mais qui n’a pas pu se déplacer aujourd’hui parce que nous l’avons prévenue un peu tardivement", s'auto-flagelle DAL. 
"Nous lui avons remis un pied-de-biche avec une clé", explique à Europe 1 Jean-Marc Ayrault  Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL. "C’est une manière de dire qu’il faut accélérer les réquisitions. On les attendait pour la fin de l’année; malheureusement, ça risque de ne pas arriver avant le mois de mars, voire le mois d’avril," commente le showman de l'école Jeudi Noir de Julien Bayou (anarchiste rigolo de Génération précaire, puis directeur de la communication d'Eva Joly dans le cadre de la primaire écologiste, est nommé directeur de la mobilisation en 2012)




Que sont les promesses de la ministre devenues ?
Fin novembre, Cécile Duflot (EELV) s'était dite prête à réquisitionner les bâtiments même privés, exemples au hasard ceux de l'Eglise et de la SNCF, si les 19.000 places mobilisées cet hiver pour les sans-abri se révèlent insuffisantes. Mais le passage des paroles aux actes tarde. "Il nous a été répondu que la ministre faisait tout son possible et qu’en tous cas elle était très déterminée à faire appliquer la loi Dalo, le droit à l’hébergement et le droit de réquisition", gronde Jean-Baptiste Eyraud, reçu avec une délégation par la chef de cabinet de la ministre du Logement, tant Duflot est occupée dans les media ou incompétente. "Nous on sort avec un peu d’espoir, mais en tout cas très vigilants, prêts à réagir et à trouver des solutions pour des personnes qui sont aujourd’hui en difficulté de logement." 

Les 330.000 logements vacants sont-ils en état ? 
En juin dernier et dans la seule Ile-de-France socialiste, on recensait plus de 27.500 ménages prioritaires venus des quatre coins du monde en attente d'un nouveau toit depuis au moins 6 mois. Or, toujours en Ile-de-France, et selon l’INSEE, pas moins de 330.000 logements vacants sont recensés. Un chiffre qui grimpe à 2,4 millions au plan national.

La base passe Noël aux pieds de la ministresse invisible
La misère venue du monde entier
Le porte-parole de l'association Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, au milieu d'enfants et de familles accueillies mais mal-logées, à Paris, mardi 25 décembre 2012.

Ces familles "parquées dans des hôtels précaires ou dans des taudis" passaient
leur 3e Noël dans la rue [malgré leur hébergement en hôtels aux frais de la communauté].


La misère accueillie
a froid,
mais attise l'activisme de gauche



La loi Dalo de 2008 permet aux familles démunies de faire un recours auprès d'une commission de médiation, quelle que soit leur origine nationale. 
A cette dernière de décider si l'Etat a l'obligation ou non de reloger les demandeurs. Jean-Baptiste Eyraud a assuré  que toutes les familles présentes - et sélectionnées pour la manifestation - étaient "des prioritaires Dalo en attente de relogement".

François Hollande s'était pourtant engagé en avril 2012 à faire respecter cette loi, dans une lettre adressée au DAL : "Si les Français m'accordent leur confiance, la loi instituant le droit au logement opposable devra être respectée, en premier lieu par l'Etat."

Que sont devenus les Enfants de Don Quichotte ?

L'indignation d'Augustin Legrand (ci-contre) a-t-elle changé de raison sociale ?

Et Josiane Balasko ?
Et Jean Rochefort ?

Et Albert Jacquard,
Et Guy Bedos ?


Balasko et Bedos ne se manifestent plus...
Aux côtés des sans-abri du Tiers Monde,
mais entre eux, 
à deux pas...


VOIR et ENTENDRE un reportage de M6 sur les activistes nantis de MACAQ ou Jeudi Noir, intermittents du théâtre politique subventionné sur le créneau du sans-abri, les débuts de la campagne médiatique saisonnière du "Ministère de la crise du logement" et sur les actions des associations MACAQ et Jeudi noir, chaque 31 décembre (2006, ici):

M6 reportage Ministère de la crise du logement par macaq

N.B. En 2000, Julien Boucher, un "agité du bocal", selon Libération, était adhérent du PS et intégra " la gauche socialiste " de Jean-Luc Mélenchon et entra en conflit avec Delanoë qui lui supprima la subvention de la mairie socialiste. En 2012, il est toutefois directeur de campagne d’Agnès Pannier, candidate PS (17% des suffrages exprimés) à la législative dans la 4e circonscription de Paris.
Pour tous,
mais après les socialistes...
Dans le même temps, la future ministre de Hollande, Delphine Batho (PS) refuse de céder son logement social parisien à une famille défavorisée ... (lien PaSiDupes)
Et, en novembre 2011, Chevènement refuse de libérer son logement social parisien (lien PaSiDupes)


Ces intégristes ont-ils cessé toute activité depuis le "printemps français" de 2012 ?

Et ...Torreton, pas même  un p'tit loft disponible en partage ?