POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Pinel S. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pinel S. Afficher tous les articles

jeudi 5 janvier 2017

Primaire socialiste : sans Macron, Valls serait en tête des intentions de vote des militants

Au secours, Valls revient !

Les intentions de vote des militants portent Manuel Valls en tête  

L'ex-premier ministre conserve les moyens de l'Etat pour le premier et le second tour de la primaire socialiste organisée fin janvier en vue de l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai en France, selon un sondage... Harris Interactive et pour... France Televisions publié jeudi.

Selon cette enquête, l'ancien locataire autocratique de Matignon recueillerait 43% des voix au premier tour, devançant de 18 points l'ex-ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg (25%) et de 21 points l'ex-ministre de l'Education Benoît Hamon (22%). Ce dernier enregistre une hausse de 11 points par rapport à la précédente enquête réalisée au début du mois de décembre.

Candidat de l'Elysée, l'ex-ministre de l'Education Vincent Peillon est crédité, lui, de 7%, devant l'ancienne ministre radicale de gauche du Logement Sylvia Pinel (2%), PRG, le président du parti écologise François de Rugy (1%) et le président du Front démocrate Jean-Luc Bennhamias (moins de 0,5%).

Au second tour, Manuel Valls l'emporterait face à Arnaud Montebourg (55% contre 45%) 

Tout comme face à Benoît Hamon (57% contre 43%). Mais personne n'y croit, alors que les principaux projets sont maintenant publiés !
D'ailleurs, au total, seulement 42% des personnes interrogées disent être "intéressées" par la primaire, un chiffre en baisse de huit points par rapport à début décembre, quand les programmes des candidats étaient encore en cours d'élaboration.

La primaire de la gauche se tiendra les 22 et 29 janvier. Trois débats télévisés seront organisés les 12, 15 et 19 janvier entre les sept candidats. 
Un quatrième opposera les deux finalistes le 25 janvier avant le second tour.

Harris Interactive France est un des acteurs du marché des études
L'enquête de cette entreprise commerciale américaine, filiale de la centrale d'investissement hollandaise Nielsen, rachetée par ITWP, maison-mère de Toluna fondée en 2000 par le Français Frédéric Charles Petit, a été réalisée en ligne du 2 au 4 janvier auprès d'un échantillon de 6.245 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus comprenant un échantillon de 478 inscrits sur les listes électorales déclarant qu'ils iront certainement voter à la primaire du parti socialiste et de ses alliés.

Le directeur du département Politique & Opinion en France de cette multinationale est Jean-Daniel Lévy (ci-dessus à gauche), également éditorialiste sur la chaîne parlementaire socialiste (LCP).  

dimanche 27 novembre 2016

Gouvernement: Valls serait sur le départ, selon Le Parisien

Vers un départ imminent de Manuel Valls: 
rêve des Français ou réalité d'une trahison ? 

Manuel Valls semble bien avoir franchi la ligne rouge

Le Premier ministre a déclenché une crise de régime inédite en se confiant à la presse. Cette désinvolture consacre la déliquescence de l'Etat-PS. Hollande a révélé des secrets défense à deux journalistes du Monde et voilà que son collaborateur aurait décidé de claquer la porte de Matignon à quelques mois de la primaire socialiste, préférant se consacrer à ses ambitions personnelles au service de la France meurtrie par cinq années de socialisme. 

Valls aurait décidé d'abandonner son gouvernement en rase campagne pour se présenter face à François Hollande à la primaire du PS fin janvier, comme sa confidence ce dimanche matin au Journal du Dimanche le laissait entendre, mettant le feu à la maison socialiste. 

Plusieurs ministres et fidèles du président, ulcérés, ont pressé ce dernier de mettre fin sans attendre aux fonctions de Valls à Matignon. 

La rumeur de la démission de Valls s'est répandue alors que le président était loin de Paris, souligne Le Parisien, qui ajoute que l’avion qui le ramenait de Madagascar, devait atterrir à Paris plus tôt que prévu, en milieu de soirée. 

Plusieurs sources avancent que Hollande pourrait réunir certains de ses proches à l’Elysée pour évoquer l’hypothèse d’un changement de gouvernement  dès ce lundi, pour cause de vacance du poste de Premier ministre. Or, Hollande et Valls étaient censés déjeuner ensemble au palais de l’Elysée ce lundi midi, avant le départ du Premier ministre en déplacement officiel en Tunisie. 

Les agendas de l'exécutif seront-ils chamboulés ?

Le nom du remplaçant potentiel de Valls circule déjà : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
En effet, Le Drian est déjà au four, en Bretagne, et au moulin, au ministère de la Défense...

Reste à savoir si Valls attendra d’être "démissionné" ou s’il prendra les devants. 
Dans l’entourage du président et au sein du PS, il se dit que Valls pourrait se porter candidat à la primaire du PS dès cette semaine. 

A noter qu'à  son agenda, François Hollande a une autre défection à évoquer lors de sa rencontre, également ce lundi, avec  Jean-Michel Baylet, son ministre de l'Aménagement du territoire et ancien président du  Parti radical de gauche: le PRG vient en effet de décider d'envoyer Sylvia Pinel, ancienne ministreà la présidentielle, sans passer par la primaire socialiste.

mardi 5 juillet 2016

"Avec le PS, le pacte fondateur est rompu !" déclare Baylet (PRG)

Baylet, ministre PRG de Valls, s'est exclu de 'La Belle Alliance' autour du PS


Absent de la réunion de la Belle Alliance populaire du PS samedi, le radical Jean-Michel Baylet accuse ses alliés socialistes de mépris.

Ministre de l'Aménagement du territoire et patron officieux du Parti radical de gauche, Baylet accuse le PS d'avoir organisé une primaire dans son dos. Il rencontrera François Hollande ce mardi soir, alors que le PRG est fracturé entre un courant 'social-libéral' autour de Jean-Michel Baylet et un courant républicain de gauche conduit par Émile Zuccarelli (soutien de Jean-Pierre Chevènement en 2002, quand la Radicale Christiane Taubira obtint 2,32 % et fut rendue responsable de la défaite de la gauche) auréolé par ses victoires consécutives au référendum insulaire, puis au référendum sur le TCE.


Baylet, qui a perdu et son mandat de sénateur et celui de président du Conseil général, a expliqué au Parisien pourquoi le PRG s'est retiré de la Belle Alliance populaire.

Jean-Michel Baylet. Nous sommes loin de l'esprit originel de la Belle Alliance. L'objectif était de lancer la base d'un large rassemblement dans la perspective de la présidentielle, qui aurait pu se transformer un jour en un grand Parti de gauche. Quelques mois après, où en est-on ? Le PS règne sur la Belle Alliance, à tel point que son premier secrétaire se permet d'annoncer qu'il y aura des primaires sans même en avoir informé les autres membres fondateurs ! Demandez à Jean-Christophe Cambadélis pourquoi il se conduit comme ça. Qu'est-ce qu'ils ont à gagner à traiter leurs alliés de la pire manière, alors qu'il ne reste pas forcément grand monde ?


Vous n'avez eu aucun contact en amont ?

Rien ! On a appris l'existence de ces primaires dans la presse. Ce n'est quand même pas une façon de traiter ses alliés les plus loyaux et les plus fidèles ! La logique aurait été d'en discuter. Au final, la Belle Alliance est devenue une structure à des années-lumière de ce que nous avions imaginé. Elle n'est qu'un outil dans les mains du PS pour régler ses problèmes internes. Nous n'avons plus rien à faire là-dedans.

Vous vous sentez trahi ?

Nous considérons que le pacte fondateur est rompu. La présidente du parti [Sylvia Pinel, ex-ministre du Logement] a demandé à rencontrer la direction du PS pour voir si on peut repartir sur des bases saines ou si, définitivement, ils considèrent que la Belle Alliance est un satellite du Parti socialiste. Mais ce n'est pas comme ça que nous allons arriver à gagner en 2017.

Etes-vous tout de même favorable à la tenue de primaires ?

Franchement, elles n'ont pas lieu d'être si François Hollande est candidat. C'est le président sortant, il sera légitime pour représenter la gauche de gouvernement. Vous voyez Hollande aller débattre avec Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann ? On s'en passerait très bien quand même !

Vous ne participerez donc pas à ce processus...

S'il y a des primaires, il appartiendra au PRG d'en décider au mois de septembre. Mais il n'est pas pensable que nous y prenions part sans être associés à leur préparation. Pour des questions de fond et de forme. Ce serait d'un mépris total.

Pourriez-vous être à nouveau candidat ?

Je suis membre du gouvernement. Je vois mal comment un ou une ministre peut être candidat à une primaire. Quand on est dans l'exécutif, on est là pour travailler aux côtés du président de la République et du premier ministre pour le meilleur intérêt de la France et des Français. Je vois mal un ministre participer à ces primaires.

Qui pourrait alors porter les couleurs du PRG ?

Il appartient au parti de le désigner. Mais, là encore, la logique et la légitimité, c'est que ce soit la présidente [par intérim, S. Pinel, membre de l'équipe de campagne de François Hollande en 2012 et ancienne ministre de 2012 à 2016] ou le président du parti [Baylet] qui porte le flambeau radical dans les primaires.

Gardez-vous un bon souvenir des primaires de 2011 ?

Cela a été une véritable aventure. J'en garde un excellent souvenir, même si le score n'a pas été à la hauteur de mes ambitions. Et je crois que, politiquement, cela a permis au Parti radical de gauche de marquer des points.

Le PS avait-il été fair-play à l'époque ?

Je fais des campagnes électorales depuis quarante ans. C'est comme le rugby, c'est officiellement fair-play, mais, de temps en temps, on relève les mêlées. Une compétition, c'est une compétition. Ce n'est pas les Bisounours. Mais il n'y a pas eu débordements.

Quel bilan tirez-vous de votre action au ministère ?

Dès mon arrivée, j'ai dit que, pour moi, le maître mot était stabilité. Stabilité institutionnelle, stabilité financière. Les collectivités et leurs élus ont été beaucoup secoués ces dernières années par de très nombreuses réformes. Ma volonté est donc d'apaiser. Beaucoup d'initiatives ont été prises pour montrer aux élus qu'on les avait entendus.

Quel souvenir personnel gardez-vous de Michel Rocard ?

C'est beaucoup d'émotion, car j'ai été dans son gouvernement quand il était premier ministre. Je garde de lui l'image d'un visionnaire vibrionnant. Il avait, sur tous les sujets, cent coudées d'avance, avec des convictions chevillées au corps. C'était un formidable capitaine. Il animait son équipe de manière remarquable. On avait tous envie de se faire couper en rondelles pour lui.

N'est-ce donc pas le cas avec Valls, que la presse aux ordres tente et peine à présenter comme son héritier ?

vendredi 12 février 2016

Découverte d'un conflit d'intérêts de Fabius au Quai d'Orsay

La concubine du ministre socialiste est l'ex-femme de Baylet, le radical

Quand l'un s'en va, l'autre sort du placard

Ils ont l'air tellement propres sur eux !
Laurent Fabius, l'ex-ministre des Affaires étrangères, vit avec Marie-France Marchand-Baylet, ex-épouse Baylet, depuis une quinzaine d’années. C'est seulement en juin 2015, lors de la visite à l'Elysée de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, un beau gabarit, que l'on avait pu découvrir sa liaison avec cette sémillante sexagénaire. 

Et la dame partage la vie de Laurent Fabius jusque dans les murs du Quai d'Orsay, où elle occupait un bureau, rapporte L'Express, en novembre 2014. Pour justifier cette présence sous les ors de la République, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, ancien président du Parti radical de Gauche, a en effet créé une association, Flag-France Renaissance, dont la raison d'être est de "valoriser le patrimoine et les arts français sur le territoire national et à l'étranger", à commencer par le domaine de La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), légué en 1951 au Quai d'Orsay. Ainsi, a-t-elle trouvé les fonds qui ont permis la rénovation de l'orangerie du château.  
Or, Marie-France Marchand-Baylet est directrice générale de l'Occitane de communication

Et le
 PDG de cette société est l'actionnaire majoritaire du groupe de La Dépêche du Midi qui n'est autre que Jean-Michel Baylet. La SA simplifiée en question, sise à Toulouse, rue ...Jean Baylet, comprend entre trois et cinq personnes, mais le dernier événement notable de cette entreprise remonte au 24 janvier 2003.
Presque seule sur son territoire, La Dépêche du Midi est souvent accusée d'abuser de sa position pour servir les intérêts politiques de Jean-Michel Baylet.
En octobre 1982, Claude Bernardini, journaliste et fondateur du magazine Podium pour les ados, vient de lancer Toulouse Matin, un nouveau quotidien régional d'une quarantaine de pages dont l'ambition, indique-t-il, est d'"apporter aux Toulousains une source d'information alternative, dans un paysage dominé par un journal inféodé à une idéologie : La Dépêche du Midi".
Quelques jours après la parution du premier numéro, Claude Bernardini reçoit un appel du secrétariat de Gaston Defferre, alors ministre (PS) de l'Intérieur, puis de celui du Premier ministre, Pierre Mauroy. Soucieux d'éviter toute pression, il ne donne pas suite. Mais quatre mois plus tard, ses craintes se confirment. Le principal actionnaire du journal, Pierre Dumons, un entrepreneur du BTP, décide du jour au lendemain de retirer ses billes. "
Il est venu me voir un matin en m'expliquant qu'il n'avait pas le choix, raconte Claude Bernardini. De nombreuses municipalités clientes avaient décidé de lui couper les vivres."
L'anecdote ne surprendra guère ceux qui ont fréquenté, à l'époque, Evelyne-Jean Baylet, mère de Jean-Michel et ex-patronne qui dirigea d'une main de fer la société familiale propriétaire de La Dépêche du Midi, après le décès de son mari dans un accident de voiture. Amie de François Mitterrand, mais aussi de Roland Dumas et de René Bousquet, elle n'a jamais hésité à faire jouer son carnet d'adresses pour protéger son entreprise et maintenir son emprise sur la vie politique locale. Car, chez les Baylet, depuis bientôt un siècle, presse et politique marchent au même pas pour tisser un réseau serré d'hommes liges, ce que 
François Bonhomme, maire (divers droite) de Caussade, décrit comme un "potentat féodal." 
Trente ans après l'exécution de Toulouse Matin, La Dépêche du Midi, propriété à 82,5 % de la famille Baylet, fait encore figure de forteresse inexpugnable et hégémonique sur toute la région Midi-Pyrénées. Presque seule sur son territoire, elle est souvent accusée d'user et d'abuser de ses protections politiques. Mais qu'importe à Jean-Michel Baylet, son PDG - que certains Français n'ont découvert qu'à l'occasion des "primaires citoyennes" de 2011-, semble au-dessus des critiques dénonçant son statut de cumulard-type: conseiller municipal de Montjoi, ex-président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, ex-sénateur de son département, président de la communauté de communes des Deux-Rives (Valence-d'Agen) et, enfin, ex-président du Parti radical de gauche (PRG), dont le principal bastion est Midi-Pyrénées. Il accumule les défaites et sa nomination au gouvernement va donc relancer son emprise locale et son empire familial.
L'indépendance journalistique est-elle préservée ?
On l'a vu, les Baylet, père et fils, tiennent la région, mais la presse aussi et ses journalistes... Jean-Michel Baylet n'y voit rien d'incompatible, en démocratie. "Si l'on devait interdire aux patrons de presse de faire de la politique, il faudrait faire une loi, car je suis loin d'être le seul !" insinue-t-il, en réponse aux républicains qui dénoncent sa situation de "cumulard", mais sans qu'on sache qui sont les autres patrons de presse visés pour exercice de fonctions électives.

Jean-Michel Baylet
, le nouveau ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, succède à Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires. C'est au côté de Baylet que cette femme s'est initiée à la politique comme chargée de mission, puis chef de cabinet de Baylet, lorsqu'il fut président du Conseil général de Tarn-et-Garonne. Lorsque la dame, encore trentenaire, fut élue députée de ce département, son adversaire UMP fut débouté de son recours devant le Conseil constitutionnel pour un traitement de faveur de La Dépêche du Midi, dirigé par Baylet...

Un ministre mis en examen
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a été mis en examen, le mardi 1er avril 2014 à Bordeaux,  pour violation du code des marchés publics, avec deux autres personnes (son directeur général des services, ainsi que l'intendant du restaurant qui passait les commandes) dans une affaire remontant à 2004-2005 et portant sur des frais de bouche (des frais de déjeuners et réceptions) au Conseil général de Tarn-et-GaronneIl faut bien régaler les électeurs... Le parquet général avait requis la mise en examen de Jean-Michel Baylet, mais la juge d'instruction avait initialement refusé, en toute indépendance, maintenant le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen.
Jean-Michel Baylet avait déjà été relaxé quatre mois plus tôt dans un dossier distinct, une affaire de favoritisme portant sur la confection du bulletin du Conseil général.
Dans une troisième affaire dépaysée à Bordeaux et portant sur l'utilisation d'une voiture et d'un chauffeur du Conseil général, il a également bénéficié d'un non-lieu en août 2011.

A en croire Baylet, ses journalistes sont libres, et pourtant, La Dépêche du a mis trop jours avant de publier discrètement, le 3 septembre, l'information de la mise en examen de Jean-Michel Baylet, après Rue89, dans un entrefilet annonçant surtout la plainte en diffamation du "patron" contre le site d'information.  La Dépêche n'en reparlera plus: un choix rédactionnel libre...

Un flou certain  entoure le montage de l'opération. 
Aujourd'hui encore, le Quai reçoit ses hôtes de marque au château de La Celle-Saint-Cloud. Le 30 août, à l'occasion de la conférence des ambassadeurs, le corps diplomatique était convié à un somptueux buffet préparé par 27 chefs, à l'initiative de Laurent Fabius et de "Madame". Celle-ci s'est prise de passion pour le bâtiment à la façade jaune pâle, son orangerie et son parc, dessiné par Le Nôtre. Au point d'y inviter les amis du couple à dîner ou de lancer Flag-France Renaissance "pour permettre la rénovation du château, véritable outil pour la diplomatie française, mais également et surtout pour favoriser le dialogue avec les cultures étrangères", a fait préciser la compagne du ministre à L'Express. 
A l'origine, il était question de créer une fondation et non une association.
Le 9 avril 2013, dans un salon du Quai, Marie-France Marchand-Baylet et Charles de Croisset, président de la Fondation du patrimoine, signent une convention d'accord avec le ministère, en présence de Laurent Fabius. Mais la fondation que "Madame la ministre des Affaires étrangères" envisage alors de monter ne verra jamais le jour. "Cette option a été abandonnée compte tenu des coûts de fonctionnement demandés", assure l'initiatrice du projet. Curieusement, cet organisme mort-né a conservé jusqu'à l'été dernier une page Internet. 
Place, donc, à l'association Flag-France Renaissance. Lancée en juin 2013 sous la houlette de Marie-France Marchand-Baylet et de Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux et ami intime de Laurent Fabius. Cette structure a très vite décroché la précieuse "reconnaissance d'intérêt général" qui lui permet d'offrir à ses entreprises mécènes une déduction fiscale égale à 60% de leurs dons. Résultat : grâce à la Fondation Total, à l'assureur mutualiste Matmut, aux groupes chinois Sanli Holdings et Sanhe Tea, l'orangerie de La Celle-Saint-Cloud a été restaurée et dotée d'une terrasse de bois. Prochaine étape: la réfection des cuisines. 

"Pour tout savoir sur le domaine, indique le site du Quai d'Orsay, consultez le site Flag-France Renaissance." L'internaute découvre ainsi que l'association ne s'est pas bornée à embellir le château. Par son intermédiaire, 13 entreprises françaises ont financé un livre d'art intitulé Le Quai d'Orsay (Ed. internationales du Patrimoine, 2014), consacré au célèbre bâtiment abritant le ministère. Les noms de ces mécènes désintéressés, uniquement motivés par "le rayonnement culturel de notre pays", comme l'assure Marie-France Marchand-Baylet ? Airbus, Areva, Arianespace, CIC, EDF, GDF Suez, Casino, Dassault, Necotrans, SNCF, Thales, Total et Vinci. Les fers de lance de la "diplomatie économique" chère au maître des lieux.  

Des socialo-mondains

Laurent Fabius aimerait bien se défaire de l’image de grand bourgeois mondain
mais ne parvient déjà pas à sacrifier son éternelle pochette blanche. Si on en croyait ses proches, "c'est sa première femme, Françoise Castro [dont il a divorcé au début des années 2000, les années Jospin], qui lançait les invitations" et ce serait à elle qu'il devrait cette image erronée. Marie-France Marchand-Baylet aurait repris le rythme des soirées et des dîners, à "l'insu de son plein gré."

Thomas Fabius, le fils aux multiples scandales et procès, aurait des excuses
Le fils de l'ex-ministre des Affaires étrangères a souvent défrayé la chronique par ses frasques. A 34 ans, Thomas Fabius a déjà été condamné pour abus de confiance. En 2013, le Parquet de Paris et le Fisc ont même enquêté sur lui dans le cadre de l’acquisition de l’ancienne demeure du réalisateur Claude Zidi : un appartement de 280 mètres carré d’une valeur estimée à 7 millions d’euros. Habitué à s’afficher au volant de belles voitures ou avec des miss à son bras, le flambeur serait également interdit de casino. "Laurent est comme beaucoup de pères, il est déchiré et ne sait pas gérer cette situation", a commenté son ami l’avocat Jean-Michel Darrois auprès de Capital.

Un train de vie de nabab
En décembre 2012, et alors que François Hollande avait donné pour consigne  aux ministres de ne pas s’éloigner à plus de deux heures de vol de Paris, Laurent Fabius s’était offert quelques jours de répit sur l’archipel de Zanzibar, en Tanzanie, à plus de 7.000 km, au moins une douzaine d'heures de vol et la production de CO2 en rapport. Sa conseillère avait alors assuré que "Laurent Fabius passe quatre jours par semaine à l’étranger; il est plus qu’habitué au travail à distance"...

Le ministre le plus riche du gouvernement
Avec 5.550.206 de patrimoine déclarés en 2014, Laurent Fabius est le ministre le plus riche du gouvernement. Ce montant comprend un appartement parisien de 182m2 estimé à 2.780.000 euros, une maison en Seine-et-Marne d’une valeur de 495.000 euros, de deux maisons dans l’Eure pour un total de 680.000 euros, une participation de 383.518 euros dans la maison d'enchères Piasa, une assurance-vie qui s'élève à 529.439 euros, ainsi que des meubles, bijoux et objets d'art d'une valeur de 340.000 euros, des biens de famille hérités du papa antiquaire.  
Laurent Fabius, comme Anne Sinclair, l'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, est également le plus grand collectionneur: le ministre possède la plus grosse collection de meubles et d’œuvres d’art.

Des ministres mis en examen

Laurent Fabius a trempé dans l'affaire du sang contaminé, un scandale qui a éclaboussé plusieurs ministres du président François Mitterrand, dans les années 1980 et 1990, à la suite de la transmission du virus du sida par transfusion sanguine. L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix (Affaires sociales), Edmond Hervé et Claude Evin (Santé) ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour "homicide involontaire". Cette cour a rendu son verdict par un non lieu qui innocente Georgina Dufoix, Claude Evin et Laurent Fabius. Ce dernier, puisqu'il est sain, était donc particulièrement indiqué, selon Hollande, pour présider le Conseil constitutionnel. 

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean Michel Baylet, a été mis en examen.
PaSiDupes a déjà évoqué plus haut les démêlées de Baylet avec la justice.  De même que le favoritisme mentionné plus haut du quotidien régional pour Sylvia Pinel. 

A l'arrivée,
l'emprise du réseau Baylet-La Dépêche est concrétisée par les résultats des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, qui donnent Dominique Reynié (LR) à 21,32%, Louis Aliot (FN) à 33,87% et Carole Delga (PS) à 44,81%, une ancienne secrétaire d'État pour un an, au premier gouvernement Valls, déléguée au Commerce, à l'Artisanat. C'est en effet une protégée de Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées (1998-2015), et de Baylet.

A la différence de Fabius, mais
comme Valls et Martin Malvy, ancien journaliste journaliste à ...la Dépêche du Midi, Jean-Michel Baylet (70 ans) est franc-maçon du Grand Orient de France (GODF). Tout est si simple aux Frères.

dimanche 1 novembre 2015

Impôts locaux: Hollande promet de rembourser certains retraités matraqués

Seuls les retraités aux revenus les plus modestes pourraient être remboursés

Pas d'impôts supplémentaires en 2016 ? Or, les retraités 
exonérés d'impôts locaux viennent d'être matraqués 

"Il n'y aura pas d'impôts et d'économies supplémentaires en 2015" (Michel Sapin, octobre 2014) 
Manuel Valls fait marche arrière: les retraités modestes qui ont payé des impôts locaux en 2015 seront "remboursés," a annoncé Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget (ci-dessous) dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).
Mais seuls seront "remboursés" les retraités qui ont payé des impôts locaux cette année, alors qu'ils en étaient jusque-là exonérés. "Les personnes concernées qui auraient déjà payé ces impôts en 2015 seront remboursées sans démarche particulière", a confirmé le secrétaire d'Etat au Budget dans les colonnes du JDD. Nous voulons que les personnes qui étaient exonérées jusque-là et dont le revenu n'a pas augmenté continuent à bénéficier de cette exonération en 2015. Nous allons préparer une disposition législative en ce sens".

Valls rectifie le tir: "Neutraliser l'impact" d'une situation "injuste"

Mercredi, le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, s'est réveillé pour dire sa détermination à "trouver la solution", après coup. 
En liaison avec la majorité socialiste à l'Assemblée, le gouvernement va donner dans la semaine des précisions sur le dispositif à mettre en place, a fait savoir Matignon.  Quand il faut reconnaître une bavure, c'est le secrétaire d'Etat au Budget qui s'y colle, mais s'il faut revenir à plus de justice sociale, c'est Valls qui se met en avant. "Cette annonce fait suite à l'engagement samedi soir de Manuel Valls sur le sujet", écrit L'Express...

Une centaine de députés socialistes avait "attiré l'attention du gouvernement"
Dans un tweet, le Premier ministre a annoncé qu'il va s'engager à "neutraliser l'impact" de la hausse des impôts locaux affectant certains retraités modestes. Les élus étaient élevés lundi contre "l'explosion de la taxe foncière qui touche de nombreux citoyens retraités", une situation "insupportable pour nombre" d'entre eux. Ces retraités, "nombreux à toucher de petites retraites, souvent en dessous de 1.000 euros", ont découvert "qu'ils devraient désormais s'acquitter de la taxe foncière, dont ils étaient exonérés jusqu'à présent", soulignaient-ils dans un courrier au Premier ministre. Les montants réclamés pouvant aller "de 500 à 1.000 euros". 

La majorité actuelle n'avait pas anticipé les effets de la suppression de la demi-part des veuves

La donne a changé depuis 2008, quand les députés de la législature précédente avaient voté la suppression de la demi-part des veuves. Devenue pleinement effective en 2014, elle profitait auparavant aux parents isolés, aussi bien aux parents veufs que divorcé(e)s ou célibataires, ou aux veufs et veuves ayant eu un enfant. La majorité précédente avait voté sa fin progressive, avec un avantage devant se réduire petit à petit, jusqu'à disparaître totalement en 2014. 

Une fois au pouvoir en 2012, la gauche n'est pas revenue sur cette suppression. La majorité présidentielle avait détricoté à tout-va, sans prendre en compte la durée de la crise. Bercy ne pourra plus tirer avantage de cette négligence intentionnelle et mettre à contribution les plus défavorisés pour faire face à la dette publique. 
Pour de nombreux contribuables, la réception des avis d’imposition avait déjà jeté un froid en septembre 2014. En effet, parmi les foyers fiscaux imposés en 2014, près de 37% avaient vu leur impôt augmenter, selon une note de Bercy commentée par le quotidien Le Monde du mardi 9 septembre. La suppression de la "demi-part des veuves" fait partie des multiples motifs cités pour expliquer les hausses d’impôt. Mais la majorité socialiste n'a pourtant rien fait depuis pour redresser la situation.
Le bénéfice n'a été maintenu que pour les personnes ayant élevé seules leurs enfants pendant au moins cinq ans. Selon Bercy, les effets de cette suppression ne se font sentir qu'aujourd'hui, en rendant les contribuables concernés "redevables de la taxe d'habitation et, pour ceux qui sont propriétaires, de la taxe foncière."
La réforme des retraites 2013 - votée par la majorité présidentielle actuelle -  a ajouté à cette suppression de la demi-part, la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, jusqu'ici non taxée, décidée dans le Projet de loi de finances pour 2014. A compter de l’imposition des revenus de 2013, elles ont été déclarées au même titre que la pension de retraite perçue. Cette mesure a entraîné une augmentation du revenu imposable. Ce qui n'empêche pas l'hebdomadaire Marianne de titrer "
la gauche doit réparer les dommages de l’époque Sarkozy." De bonne foi ? Pourtant, ces 10% ont contribué à faire que certains retraités proches du seuil d’imposition ont pu, du fait de cette réforme socialiste, devenir imposable alors qu’ils ne l’étaient pas jusqu’alors.
Non seulement la gauche n'a pas anticipé la prise d'effet, mais elle en a rajouté
 La demi-part fiscale des veuves affecte également la non-imposition aux autres contributions. Car l’existence d’un tel avantage fiscal pouvait exonérer ses bénéficiaires de la taxe d'habitation, de la taxe foncière et de certains prélèvements sociaux. C’est ainsi qu’une personne veuve peut se voir contrainte de payer non plus 147 mais 845 euros de taxe foncière cette année. 
Rien ne forçait la majorité et l'exécutif socialistes à mettre en œuvre cette disposition.
Lien PaSiDupes (15 novembre 2014) - "Impôts supplémentaires en 2015, oui ou non? Les Français ont-ils droit à la vérité?: Pourquoi ce mic-mac du gouvernement autour des impôts ?"

Parmi les signataires socialistes "vigilants" de la 13e heure,
le "spécialiste des élections" du PS Christophe Borgel, le "frondeur" Christian Paul (député depuis 1997), l'une des porte-parole des députés, Annick Lepetit (déjà députée de 2003 à 2012), ou encore Valérie Fourneyron, l'ancienne secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire, avant Sylvia Pinel (2012-2014), députée de 2007 à 2012, et le ministre délégué Benoît Hamon (mai 2012-mars 2014), député des Yvelines en 2012...

Après avoir affirmé en novembre 2014 sur RTL qu'une hausse d'impôts en 2015 n'était pas exclue, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian
Eckert, rectifia et assura même que "des baisses d'impôt supplémentaires", n'étaient "pas exclues, c'est d'ailleurs un objectif"...

Manipulation: Hollande a acheté Lucette contre un logement neuf à Vandoeuvre

Le socialiste réformiste fait du Giscard, comme il y a 40 ans...

L'Elysée s'est livré à une mise en scène inspirée des années 70


quand l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981), qui prit l'habitude d'aller régulièrement dîner avec "les Français ordinaires", devant les caméras (ci-dessous à droite).

Hollande se croit toutes les supercheries permises. A cinq semaines d'élections régionales à haut risque pour la gauche, François Hollande a repoussé les bornes en tentant de manipuler l'opinion à l'occasion d'un déplacement aux allures de campagne électorale jeudi en passant par la Lorraine, à Vandoeuvre (PS), commune péri-urbaine du Grand Nancy (Meurthe-et-Moselle). Et après de nouvelles annonces, notamment la promotion du Service militaire volontaire (SMV) et un élargissement du prêt à taux zéro, le chef de l'Etat s'est ensuite invité chez Lucette Brochet, infirmière à la retraite de 69 ans, vivant dans un quartier de Vandoeuvre depuis 20 ans.

"On est presque mieux qu'à l'Elysée"...

Le scénario de la visite-surprise était écrit et le tournage préparé plusieurs jours à l'avance, dans le plus grand secret. Assise en face du chef de l'Etat, dans son tout nouvel appartement, accordé peu avant le petit bonjour "improvisé", la retraitée a récité son texte, donnant de son précédent logement "dans un tour de huit étages" et qui "donnait sur les poubelles avec des rats", un descriptif digne d'Emile Zola. "Ici, je suis super bien !", a-t-elle commenté sous les projecteurs, en partageant un café (maison ?) avec son invité non moins ravi.

André Rossinot,  président UDI de la communauté urbaine du Grand Nancy (de 3/4 arrière à droite) et Sylvia Pinel, ministre du... (re-)Logement (à la gauche du cynique), participent à la mascarade
"Merci de m'avoir reçu. Ici, on est presque mieux qu'à l'Elysée, je peux vous le dire", a osé lancer le président-hypocrite, tout en effectuant le démarchage pour un nouveau bail au Palais
VOIR et ENTENDRE la version officielle de l'Elysée, pour donner une image de bonhomie, à la veille des Régionales...
Sans rechigner à une brève visite des voisins de palier de Lucette, qui lui ont offert un thé à la menthe: il se trouve que, bien que d'origine tunisienne, le couple n'est pas mal logé.



Le cynisme de Hollande est une insulte à la République


L'hypocrisie est de règle
Un certain Gaspard Gantzer était présent et tweet la photo qui immortalise cet instant de franche cordialité du président normal", un si brave homme. Et tellement proche des "sans dents"...

Ce Gaspard Gantzer -qui dissimule sa fonction sur Twitter- n'est autre que le gourou maléfique de Hollande pour sa "communication".
VOIR et ENTENDRE le détail de la manipulation

Quelques saines réactions sur Twitter:
Une préparation digne des grandes heures de la Russie soviétique ! #Hollande #Lucette #TintinChezLesSoviets @BFMTV https://t.co/EM2vv01Wqi
Solution de repli quand t'es pas invité à Vienne à la table des chefs d'Etat #Hollande #Lucette pic.twitter.com/qqqqbvdcmL
— Prévalito ن (@Prevalito) 30 Octobre 2015

On peut préférer 'J'irai dormir chez vous', une série de documentaires de découverte des habitants de France et d'ailleurs diffusée à partir de 2004 et animée par Antoine de Maximy. Celui-ci part seul dans des endroits du monde plus ou moins éloignés où il doit s'inviter chez un autochtone pour manger puis dormir, afin de mieux connaître le mode de vie et les us et coutumes du lieu...

L'activisme de Hollande est une ingérence partisane et anti-démocratique dans le scrutin des régionales

Il suffit de ne pas être trop blanc et de savoir écouter
Plus proche de nous que Giscard, et à l'occasion des régionales de 2015, le socialiste Julien Dray, proche du président de la République, organise lui des réunions politiques en appartement, diffusés sur sa page Facebook personnelle. Libre à vous...
La carte de France des déplacements présidentiels  
Surtout, ce déplacement présidentiel pré-élections régionales s'ajoute à une liste déjà longue de voyages en province, comme l'assume cette carte tweetée également par le monsieur communication de l'Elysée, Gaspard Gantzer: