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lundi 1 avril 2019

Remaniement : trois entrants au gouvernement, pour surprendre et déplaire

Aucun des promus, Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O, ne peut faire l'affaire

Isolé, Macron se recroqueville sur ses premiers compagnons d'aventure

Sibeth Ndiaye, Amélie de Montchalin et Cédric O seront respectivement porte-parole du gouvernement, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes et secrétaire d'Etat au Numérique. 
Après les départs de Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche pour les européennes, Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux, en marche pour la prise de la mairie de Paris, trois postes étaient à pourvoir. Finalement, les trentenaires sont préférés : la franco-sénégalaise Sibeth Ndiaye est nommée secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement, Amélie de Montchalin secrétaire d’Etat auprès de Jean-Yves Drian  ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes, et Cédric O secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, chargé du numérique.

Sibeth Ndiaye, 39 ans, porte-parole du gouvernement


Résultat de recherche d'images pour "cedric O et Macron"Son profil : ancienne membre du Parti socialiste, elle n'a jamais exercé aucun mandat électif, mais Emmanuel Macron l'a chargée de la presse lorsqu'il est devenu ministre de l'Economie en 2014. Quand il lance sa candidature à la présidentielle, elle fait partie de l'équipe de campagne chargée des relations presse. Une fois Macron élu, elle devient conseillère presse et communication à l'Elysée. Ces derniers jours, Sibeth Ndiaye, était pressentie pour devenir directrice de la communication de l'Elysée, poste dont elle assurait l'intérim depuis le départ de Sylvain Fort en janvier 2019.
Ses atouts : Sibeth Ndiaye est connue pour son style de communication très direct. C'est notamment elle qui avait tweeté la vidéo où Emmanuel Macron évoquait "un pognon de dingue". Proche de Macron qu'elle appelle par son prénom, elle partage avec lui un vocabulaire cash, voire grivois. C'est elle qui avait commenté la mort de Simone Veil d'un "elle est dead, la meuf"...Ses rapports avec Macron : depuis le début, elle fait partie de sa garde rapprochée. Style corps de garde. Elle a été préférée à Mayada Boulos.

Amélie de Montchalin, 33 ans, secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes

Résultat de recherche d'images pour "cedric O LREM"Son profil : propre sur elle et teint rose, elle native de Lyon. Amélie de Montchalin a travaillé chez Axa? puis comme analyste politique junior à la Commission européenne ou comme économiste à la BNP Paribas. Proche du centre-droit, elle n'a jamais pris sa carte de militante UMP ni chez Les Républicains. La défaite d'Alain Juppé à la primaire de la droite a poussé cette juppéiste à rejoindre La République en marche en décembre 2016.

Ses atouts : néo-députée élue dans la 6e circonscription de l'Essonne et propulsée cheffe de file de son groupe à la commission des Finances, elle est rapidement devenue un élément clé de la nouvelle majorité. Elle est notamment connue pour sa bonne maîtrise des dossiers, ce qui l'avait désignée pour être "députée de l'année 2017".

Ses rapports avec Macron : Amélie de Montchalin n'est pas connue pour sa proximité avec le chef de l'Etat. Elle est pourtant inconditionnelle. Actuellement.
Cédric O, 37 ans, secrétaire d'Etat chargé du numérique
Son profil : d'origine  coréenne - comme Jean-Vincent Placé et Fleur Pellerin - par son père (reparti à Séoul) et lyonnaise par sa mère enseignante, Cédric O a la réputation d’un bon élève sérieux et organisé. Trésorier de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, donc au courant de la collecte de fonds à Las Vegas, il le demeure au parti présidentiel, LREM. Depuis novembre 2017, il fait aussi membre du bureau exécutif de LREM.Diplômé de HEC, il a fait une incursion dans le privé. Entre 2014 et 2017, il travaille chez l'équipementier aéronautique et de défense Safran (né de la fusion entre Snecma et Sagem) comme chargé de mission auprès du directeur industriel, puis comme responsable de la production chez Safran Aircraft Engines.Pour remplacer Mounir Mahjoubi, Macron a choisi le frère de la suppléante de Mahjoubi...

Delphine O., 33 ans, est devenue députée de Paris (quartier de la Place du Colonel Fabien et partie du 19e arrondissement) à l'entrée de Mounir Mahjoubi au gouvernement et siège à l'Assemblée.Ses atouts : collaborateur de François Hollande, lors de sa campagne présidentielle, puis de Pierre Moscovici au gouvernement, il est très au fait du périmètre de son secrétariat d'Etat, comme ancien conseiller en charge des participations publiques et de l’économie numérique de l'Elysée. En mai dernier, il avait organisé l’événement "Tech for good" réunissant à l'Elysée une soixantaine de dirigeants mondiaux de la tech, dont Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, parmi les GAFA visés par un projet de réforme de Macron.Ses rapports avec Macron : en tant que conseiller de l'Elysée, il était proche du président de la République.




mercredi 10 octobre 2018

Remaniement : ça coince entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe

Philippe refuse de démissionner avant d'être reconduit

Alors que le remaniement se fait attendre, c’est l’actuel gouvernement que devrait se réunir le Conseil des ministres mercredi matin. Il y a encore trois jours, les macroniens misaient sur un calendrier réglé comme du papier à musique : une démission du premier ministre en début de semaine, annonçant un remaniement large dans la foulée, puis un discours de politique générale avec vote de confiance devant l’Assemblée.
En haut lieu, ils étaient même plusieurs à vanter les mérites de ce modus operandi censé lancer "l’an II" du quinquennat, ce fameux nouveau souffle tant attendu pour permettre à Macron de reprendre la main. Curieusement, mardi, les mêmes qui pariaient sur ce scénario avaient totalement changé de pied !

La machine s’est enraillée.

Les "conneries" continuent, comme dirait Brigitte Macron, et pour plusieurs raisons. Celle du casting, tout d’abord. "Il y a deux ou trois cas tranchés, comme les départs de Mézard et Travert. Mais pour le reste, c’est le grand flou. Ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le casting", confie un ministre. Certains auraient carrément refusé de répondre favorablement aux sirènes du pouvoir, notamment Mathieu Klein, ancien porte-parole de Manuel Valls à la primaire de 2017, qui a fait savoir sur Twitter qu’il déclinait la proposition.

C’est le monde à l’envers avec des ministres qui démissionnent, des personnalités qui refusent d’entrer au gouvernement. Voilà qui en dit long, en tout cas, sur les difficultés à recruter de cette majorité très - trop ? - éclectique, et dépourvue d’un vivier dans lequel puiser. "Ce remaniement qui traîne, c’est aussi parce qu’on manque de personnalités", constate, réaliste, un cadre de la majorité.

Autre écueil, et non des moindres, les réticences du Premier ministre à en passer par une démission. "Il y a eu une bagarre très forte avec le président pour qu’il fasse ce discours de politique générale." Mais Edouard Philippe redoute un vote de confiance qui l’affaiblisse, assure un membre du premier cercle présidentiel. Le locataire de Matignon n’ignore sûrement pas qu’il aurait récolté moins que les 370 voix rassemblées, juste après sa nomination, le 4 juillet 2017, lors de son premier - et unique - discours de politique générale.

"Une crise qui fragilise et ridiculise le Premier ministre"

"Ça casserait le nouveau souffle si le gouvernement était affaibli avec des pertes en ligne à l’Assemblée qui sont inévitables", abonde un vieil ami anonyme du premier ministre.
Philippe n’oublie pas, non plus, l’affront fait à Richard Ferrand le 12 septembre, élu président de l’Assemblée avec 99 voix de moins que son prédécesseur François de Rugy en juin 2017.

D’autres évoquent enfin un Philippe "affaibli dans cette séquence", "incapable de faire valider ses arbitrages auprès du président de la République." "Cela ouvre une crise qui fragilise et ridiculise le Premier ministre", se lâche même un ministre de premier rang qui se dissimule. Avec le sentiment qu’Emmanuel Macron cherche à reprendre la main, alors que le chef du gouvernement s’était posé en facteur de stabilité dans les jours de vacillement qui ont suivi la démission de Gérard Collomb.

Mardi soir en tout cas, c’était "silence radio" du côté du Matignon. "Le remaniement se fera sans que le Premier ministre ne donne sa démission et celle du gouvernement", annonçait froidement l’Elysée, par le biais d’un simple communiqué.
Suivi de l’annonce d’un conseil des ministres ce matin à 10 heures… comme si de rien n’était. "Personne ne nous parle, c’est tout de même dingue", soupire un ministre, potentiellement concerné par le jeu de chaises musicales.
Un autre à qui on demande pourquoi ça traîne, se contente de cette réponse lapidaire : "Aucune idée, hélas…". Un "nouveau souffle", mais un peu court... Déjà !

lundi 27 novembre 2017

Remaniement: recruter Dussopt, c'est introduire une pomme pourrie dans un panier gâté

Déjà plombé par deux renégats, Bercy charge encore la barque 

Deux arrivages au gouvernement dans le week-end

Bercy s'encombre de deux recrues dont le poids politique est léger ou nul, mais à la faculté immense de discrédit.
Deux secrétaires d'État, Delphine Gény-Stéphann, ci-contre au côté de son ministre de tutelle, sans étiquette, 49 ans, nommée auprès du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, ex-LR, et le socialiste Olivier Dussopt, 39 ans, chargé de la Fonction publique auprès de Gérald Darmanin, autre ex-LR, s'ajoutent aux dix premiers, a-t-on enfin appris ce vendredi 24 novembre, dans la soirée, après une insoutenable attente de plusieurs jours. La montagne a accouché de deux vermisseaux qui n'ont rien en commun, sinon un bienfaiteur qui ne leur veut pas que du bien dans la galère qui les emporte vers le monde archaïque et fermé de Bercy.
Ce remaniement n'est certes qu'un ajustement technique, mais le gouvernement prend plus de gras que de poids politique et n'en sort pas grandi. 

Résultat de recherche d'images pour "olivier dussopt"L'arrivée de Dussopt au gouvernement n’est une bonne affaire pour personne. Les macroniens primaires y voient une prise de guerre, mais les vigilants, un fardeau. Emmanuel Macron, qui, nous dit-on, ferait toujours tout après mûre réflexion, n'a pas été inspiré. 
Résultat de recherche d'images pour "Delphine Gény-Stephann"
Delphine Gény-Stéphann est polytechnicienne, une tare du même acabit que l'ENA: issue de la "société civile", elle connaît bien le monde de l’industrie, mais n'ignore pas vraiment tout de l'administration puisqu'à 26 ans, elle fit un passage à la direction générale du Trésor du ministère de l'Économie et des Finances et ne cessa pas de siéger au conseil d'administration de plusieurs entreprises publiques, avec tous les avantages financiers induits. On dit d'ailleurs qu'elle hésita donc longuement avant d'accepter de renoncer à l'ensemble de ses revenus faciles cumulés, et de retrouver l'atmosphère pestilentielle de Bercy et ses complots ourdis à chaque détour de couloir et à tous les étages. 
Si le gain politique est mince avec Olivier Dussopt, apparatchik sans grandes qualifications, mais spécialiste dans le décrochage de postes de chargé de mission, les retombées médiatiques sont aussi lourdes qu'abracadabrantesques, dirait Macron (après Chirac), s'il était lucide. 

En contorsionnisme, après Thierry Solère, Olivier Dussopt n'a pas de leçons à recevoir, tant le parcours politique de cet élu visqueux est fait de roulades avant et de saltos arrière.
Résultat de recherche d'images pour "olivier dussopt"
Avec ses 60 kilos tout mouillé, il a quand même réussi l'exploit de changer quatre fois de patron en dix ans. Proche de Martine Aubry et de la Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon, il a accepté de se renier en participant à un gouvernement aux antipodes de ses convictions supposées, preuve qu'il n'a pas plus d'épine dorsale que de moralité politique. C'est avec cette casaque rose du PS et toque rouge de son aile gauche que ses électeurs d'Annonay, Ardèche, ont cru bon de lui accorder leur confiance. 
En 2016, il a fait une pirouette et a pourtant soutenu Manuel Valls. Mais pas que ! Car il est devenu l'un de ses huit porte-parole de campagne pour la primaire citoyenne de 2017, avant de devenir porte-parole de ...Benoît Hamon.
Résultat de recherche d'images pour "olivier dussopt"
Et encore faudrait-il revenir sur ses déclarations assassines successives. Ce que ce blog ne manquera pas de faire, car l'individu est nuisible. L'anguille à tête fine et au corps fuselé peut émettre une décharge électrique. Une idée en matière d'énergies renouvelables, mais une nuisance dans le "nouveau monde" macronien.

Spécialiste du grand écart, ses adducteurs ne craignent donc plus rien, mais il porte en outre la poisse, puisqu'il n'a jamais supporté que des causes perdues. Un mauvais signal pour le gouvernement d'Emmanuel Macron.

dimanche 27 novembre 2016

Gouvernement: Valls serait sur le départ, selon Le Parisien

Vers un départ imminent de Manuel Valls: 
rêve des Français ou réalité d'une trahison ? 

Manuel Valls semble bien avoir franchi la ligne rouge

Le Premier ministre a déclenché une crise de régime inédite en se confiant à la presse. Cette désinvolture consacre la déliquescence de l'Etat-PS. Hollande a révélé des secrets défense à deux journalistes du Monde et voilà que son collaborateur aurait décidé de claquer la porte de Matignon à quelques mois de la primaire socialiste, préférant se consacrer à ses ambitions personnelles au service de la France meurtrie par cinq années de socialisme. 

Valls aurait décidé d'abandonner son gouvernement en rase campagne pour se présenter face à François Hollande à la primaire du PS fin janvier, comme sa confidence ce dimanche matin au Journal du Dimanche le laissait entendre, mettant le feu à la maison socialiste. 

Plusieurs ministres et fidèles du président, ulcérés, ont pressé ce dernier de mettre fin sans attendre aux fonctions de Valls à Matignon. 

La rumeur de la démission de Valls s'est répandue alors que le président était loin de Paris, souligne Le Parisien, qui ajoute que l’avion qui le ramenait de Madagascar, devait atterrir à Paris plus tôt que prévu, en milieu de soirée. 

Plusieurs sources avancent que Hollande pourrait réunir certains de ses proches à l’Elysée pour évoquer l’hypothèse d’un changement de gouvernement  dès ce lundi, pour cause de vacance du poste de Premier ministre. Or, Hollande et Valls étaient censés déjeuner ensemble au palais de l’Elysée ce lundi midi, avant le départ du Premier ministre en déplacement officiel en Tunisie. 

Les agendas de l'exécutif seront-ils chamboulés ?

Le nom du remplaçant potentiel de Valls circule déjà : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
En effet, Le Drian est déjà au four, en Bretagne, et au moulin, au ministère de la Défense...

Reste à savoir si Valls attendra d’être "démissionné" ou s’il prendra les devants. 
Dans l’entourage du président et au sein du PS, il se dit que Valls pourrait se porter candidat à la primaire du PS dès cette semaine. 

A noter qu'à  son agenda, François Hollande a une autre défection à évoquer lors de sa rencontre, également ce lundi, avec  Jean-Michel Baylet, son ministre de l'Aménagement du territoire et ancien président du  Parti radical de gauche: le PRG vient en effet de décider d'envoyer Sylvia Pinel, ancienne ministreà la présidentielle, sans passer par la primaire socialiste.

vendredi 12 février 2016

Le changement selon Hollande, c'est un remaniement avec le retour des mêmes

Un remaniement gouvernemental "incestueux"

C’est une sorte de rappel de la vieille garde pour couler ensemble,
observe le journaliste et essayiste Ivan Rioufol, le 11 février, à propos du remaniement ministériel auquel ont procédé François Hollande et Manuel Valls.
RT, la chaîne de télévision d'information continue a interrogé Ivan Rioufol est journaliste et auteur d'un blog sur le site Internet du Figaro.

RT France : Est-ce que ce remaniement va changer la politique du gouvernement ?
Ivan Rioufol : Non, certainement pas. C’est un micro-événement pour les Français. Tout d’abord, car ce remaniement ne s’adresse pas à eux, il s’adresse simplement à la gauche, donc, les Français ne s’y intéressent pas. Et c’est le remaniement d’un parti gouvernemental qui est à l’agonie, qui est "en soins palliatifs", comme l’a dit Alain Juppé. Et donc, ce sont des mesures qui cherchent à boucher les trous, mais qui sont pleines de contradictions.
Il y a une sorte d’improvisation dans ce gouvernement

RT France : En quoi consistent ces contradictions ?
I.R. : Il y a des contradictions dans la mesure où depuis quelques temps, le gouvernement avait laissé comprendre qu’il s’ouvrait plutôt à une politique de droite, économiquement avec Emmanuel Macron et Manuel Valls qui se dit lui-même libéral, d’une manière plus sociétale, à travers la mise en œuvre de l’état d’urgence ou de ce débat sur la déchéance de la nationalité qui avait été une proposition reprise au Front national. Or, cette ouverture à droite est contredite aujourd’hui par une arrivée massive des écologistes, alors même que Cécile Duflot avait quitté le gouvernement. Donc, on voit très bien cette première incohérence. 
S’y ajoute une deuxième incohérence, de mon point de vue, avec la nomination comme ministre des Affaires étrangères de Jean-Marc Ayrault et celle, concomitante, d’Emmanuelle Cosse. Or, Emmanuelle Cosse est une écologiste qui a combattu le fameux projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui est contesté par une grande partie des écologistes et par elle-même, alors qu’il est défendu par Jean-Marc Ayrault. Donc, on a au gouvernement deux personnalités qui ne sont pas d’accord sur ce sujet-là, un sujet qui écorche beaucoup de gens à gauche, et qui n’est toujours pas réglé.

Ces deux contradictions-là me semblent déjà faire comprendre qu’
il y a une sorte d’improvisation dans ce gouvernement
Le guignolo de Matignon
Et ce que l’on voit plus généralement, c’est que personne ne s’est précipité pour participer à ce qui ressemble de plus en plus à un bateau qui coule. Car Jean-Marc Ayrault, dans le fond, ce n’est pas une personnalité aussi brillante qu’on pourrait le penser pour un poste tel que celui de ministre des Affaires étrangères. Ils ont pris ce qui restait, a priori. 
On ne voit pas beaucoup de figures nouvelles, on n’en voit même pas du tout. Et notamment, je suis déçu de ne pas voir que cette ouverture à la société civile qui s’impose maintenant un peu partout en politique, du moins singulièrement aux Etats-Unis, ne soit pas du tout répercutée ici. Il y a bien eu cette petite tentative avec Nicolas Hulot qui a décliné, mais on voit que le gouvernement n’a pas réussi à accrocher d’autres personnalités de la société civile. Donc, voilà, c’est un petit remaniement de l’entre-soi, un petit remaniement un peu incestueux, si je puis dire, et qui n’aura pas d’incidence, qui de toute façon n’intéressera pas les Français qui ont bien autre chose en tête naturellement et qui est simplement un petit jeu politique pour essayer d’assurer à la gauche une des alliances essentielles en vue de la prochaine présidentielle. Des alliances en tout cas avec les écologistes, sachant que Jean-Luc Melenchon lui-même qui est plus à gauche que cela présentera lui-même sa candidature.
S’il y a une seule cohérence ici, c’est une sorte de rappel de la vieille garde pour couler ensemble. Le gouvernement n’a plus beaucoup de personnes compétentes sous la main

RT : Il y avait beaucoup de rumeurs qui circulaient avant le remaniement… Que Manuel Valls allait quitter le poste de Premier ministre. Est-ce toujours possible ?
I.R. : Non, certainement pas. D’abord, ce n’était qu’une rumeur et elle s’est éteinte aujourd’hui-même par la force des choses car, à partir de maintenant, on ne va pas faire de remaniement [changement de gouvernement] pour un oui ou pour un non. Je pense que ce gouvernement-là est fait pour aller jusqu’à l’échéance présidentielle avec ces nouvelles alliances, avec les écologistes. Non, Valls restera bien sûr, Premier ministre, même si on aurait [avait] pu penser que Macron aurait éventuellement pu sortir du gouvernement, à force de s’être désolidarisé de sa politique sur la déchéance de la nationalité. Mais enfin, il est lui aussi très indispensable.

Le gouvernement n’a plus beaucoup de personnes compétentes sous la main. On ne se bouscule pas pour entrer au gouvernement. Donc, ceux qui [r]entrent au gouvernement ne sont pas ceux qui sont sur le haut du panier.

mardi 9 février 2016

Remaniement: rumeur sur le limogeage de Manuel Valls

Hollande préparerait un grand coup 

On attend un remaniement pour vendredi, mais François Hollande pourrait annoncer un changement de gouvernement.

Et si le chef de l'Etat se passait de Manuel Valls ?
C'est en tout cas ce que lui conseillent nombre de ses proches qui ne supportent plus l'autoritarisme et les menaces du maître chanteur de Matignon. Si le remaniement du gouvernement ne fait plus aucun doute, certains affirment donc que Manuel Valls a fait son temps et qu'il est grillé.

Responsable de la désunion de la gauche ?
Si le chef du gouvernement est populaire dans l'opinion, selon les sociétés commerciales de sondages, il a atteint le point de non retour de l'exécration sur l'aile gauche du Parti socialiste gauche qui lui impute le délitement actuel de la majorité : honni des écologistes radicaux d'EELV, des frondeurs  du PS et de l'extrême gauche du Parti de gauche, Manuel Valls s'est maintenant mis également à dos ceux qui s'opposent à la déchéance de nationalité. Son renvoi offrirait une sortie de l'impasse dans laquelle Hollande s'est enfermé avec son annonce sous le coup des attentats islamistes de novembre 2015...

Les fidèles du président plaident pour l'éviction du Catalan 

Alors que les candidats à l'entrée dans un gouvernement remanié de Valls se défilent et que le 'capitaine de pédalo' rame pour remplacer Le Foll, Royal et Le Drian, Aubry a décliné l'offre du ministère des Affaires étrangères, laissant la voie libre à sa rivale Ségolène Royal dont personne, à l'instar de Nicolas Hulot, ne veut succéder à l'Environnement.
Les fidèles du président veulent avant tout se débarrasser de Valls, selon Le Parisien Aujourd'hui en France. "Valls a rétréci ta majorité. Tu ne peux pas aller à la présidentielle sur une tête d'épingles", aurait ainsi plaidé un proche anonyme, raconte le quotidien ce mardi. Ils le suspectent de travailler à sa perte...
Le départ de Christiane Taubira, la "goutte d'eau qui met le feu aux poudres"

Le président aurait tenté de retenir Christiane Taubira, selon Le Parisien . Il lui aurait promis le ministère de la Culture si elle attendait le remaniement. Mais l’ex-Garde des Sceaux n'aurait pas tenu le coup face à Manuel Valls et à sa position sur la déchéance de nationalité.

"Manuel devrait faire attention. François n'a pas de problème de passage à l'acte, vante un flagorneur anonyme de l'entourage du président. Il a sacrifié Ayrault d'un coup de bouton !", rapporte Le Parisien. Enfin, Manuel Valls a l’autre désavantage de ne pas supporter la rivalité d'un autre ministre: Emmanuel Macron.

Valls, fauteur de troubles tombé en disgrâce ?
Le premier ministre a démenti l'annulation de son voyage en Allemagne: Valls a annoncé ce matin qu'il sera bien à Berlin vendredi, pendant que Hollande annoncera sa décision.


dimanche 27 septembre 2015

Remaniement du gouvernement Valls: départs, chassés-croisés et arrivées

L'Elysée prépare l'après-régionales qui promet une vague bleue

Une équipe de combat dédiée au 
candidat Hollande à la présidentielle

A eux seuls et à ses yeux, la croissance et l'emploi ne justifieraient donc pas ce grand remaniement gouvernemental puisque, sauf surprise du capitaine de pédalo, il n'interviendra pas avant plusieurs semaines. Le président travaille déjà à un casting qui frapperait les esprits et rassemblerait la gauche autour de lui, vraisemblablement dans la foulée des régionales des 6 et 13 décembre. 

D'ores et déjà, ses conseillers se consacrent à la chasse aux têtes, y compris hors du milieu politique 

Plusieurs personnalités issues de la société civile ont été discrètement sondées cet été pour entrer au gouvernement. 
Ainsi, Nicolas Hulot, qui travaille à l'Elysée sur le sommet sur le climat. Le président lui aurait demandé s'il accepterait de devenir ministre. Mais l'ex-animateur d' "Ushuaïa"aurait décliné. "Il ne faut pas fermer la porte", veut croire un conseiller du pouvoir. Trouver une personnalité qui incarne l'écologie et ramène vers le PS les électeurs écolos est une tâche malaisée, car le président ne veut plus s'embarrasser des ingérables d'EELV et une Corinne Lepage (CAP21, Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle) est bien trop indépendante. Quant à N. Hulot, il a longtemps été stigmatisé comme aventurier, voire mercenaire de l'écologie-spectacle sur TF1.

"L'écologie n'est heureusement pas le monopole d'un parti", glisse d'ailleurs Hollande dans Le Parisien Magazine. Autour de lui, on redoute en effet qu'une candidature de la députée EELV de Paris Cécile Duflot en 2017 ne provoque une catastrophe. "Il faut que François soit au second tour, c'est très chaud ! " souffle un ministre anonyme, voire inventé.  

L'ex-secrétaire générale de la CFDT, 70 ans en 2017, "Nicole Notat ne veut pas, et Hulot traîne des pieds", confie un responsable du PS. Le casting version société civile semble compliqué.

Le jeu de chaises musicales

Des ministres désabusés font savoir qu'ils changeraient bien de poste. 
Certains pressent même Hollande d'accélérer en remaniant... avant les régionales, car ce remaniement sera sans doute le dernier. Ainsi, le ministre du Chômage, Michel Sapin, a-t-il chargé L'Obs de diffuser son rêve d'entrée au Conseil constitutionnel, où trois sièges vont se libérer début 2016. 

Stéphane Le Foll aurait bien quitté l'Agriculture -où il est grillé- pour le Travail mais il s'est vu préférer la jeune Myriam el-Khomeri et viserait n'importe quel poste désormais, dont la Défense. Le Drian, un professeur d'université (Rennes 2) à l'Agriculture ? Les nombreux Bretons du gouvernement pourraient pâtir aux Régionales des multiples mouvements sociaux dans les milieux des éleveurs, des agriculteurs, du conflit sur l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes ou encore de la mobilisation massive des 'Bonnets rouges' pour l'emploi et contre l'écotaxe.

Ségolène Royal ne refuserait pas le Quai d'Orsay si Laurent Fabius (bientôt 70 ans) rejoignait le Conseil constitutionnel, ou la Défense, si Jean-Yves Le Drian, 68 ans, prenait sa retraite en région Bretagne après les  Régionales. 

Le chef des députés PS, Bruno Le Roux, espère aussi entrer. Le garde chiourme rêve d'une retraite de ministre. De fait, les sorties possibles de Fabius et Le Drian aiguisent les appétits, dans un climat de frustration et de nervosité. "Ils veulent tous un sucre !" s'agace "un cadre" socialiste qui ne souhaite pas se faire connaître. 

Un climat délétère de fin de règne s'installe avant l'heure
Les provocations du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, protégé du railleur des "sans-dents", horripilent ses collègues. "C'est le chouchou", lâche, le visage tordu, un ministre de poids, mais masqué. "Il a pris la grosse tête", persifle un autre, également non identifié. 
Le président balance en attendant de voir comment se déroule la recomposition politique à gauche, après l'implosion d'Europe Ecologie-les Verts. On dit même (de source inconnue) que Monsieur P'tite Blague s'amuse de voir le marigot socialiste en émoi... La France et ses chômeurs attendront.

dimanche 14 avril 2013

Remaniement du gouvernement: amateurisme, mensonges et errances, jusqu'où ?

Sur quels récifs le "capitaine de pédalo" va-t-il nous précipiter ?

Cerné, villipendé, François Hollande a balayé d'un revers de main l'hypothèse d'un remaniement 
Hollande est rejeté
 à droite comme à gauche

Depuis le Maroc, le jeudi 4 avril, il a décrété que le scandale Cahuzac n'est rien d'autre que le signe de la faillite d'un seul homme et non de l'ensemble de son gouvernement. Depuis, la belle Najat et la bête Moscovici répète à qui veut encore les entendre. Cette façon qu'a François Hollande de s'exonérer en tout temps et en tous lieux "de toute responsabilité, de tenter de passer entre les gouttes, de traiter légèrement d'une affaire aussi grave, n'est pas à la hauteur de la fonction de Président de la République, insiste Jean-François Copé.

Oui, ce gouvernement doit être remanié.



D'abord, parce que, depuis plus de 10 mois, il accumule les échecs pour notre pays au point de se couper des Français.
 
Le chômage explose dans des proportions inédites : chaque jour, il y a plus de 1000 chômeurs en plus dans notre pays. Le pouvoir d'achat s'effondre : pour la première fois depuis 1984, il a reculé à cause du matraquage fiscal de plus de 30 milliards d'euros imposé par le gouvernement (-0,8% au 4ème trimestre 2012). L'insécurité est repartie à la hausse pour la première fois depuis 10 ans: violences physique, traffics divers, etc. L'accumulation de ces résultats désastreux a rompu la confiance entre les Français et la majorité.
Cette rupture totale de confiance suffirait à elle seule à justifier un changement de gouvernement et un changement de cap politique, ce que Copé a demandé en défendant une motion de censure, au nom des députés UMP.
Les camarades de la CGT PSA Aulnay
 interrompent la "teuf" PS
Oui ce gouvernement doit être remanié car à cette faillite politique s'ajoute une terrible faillite morale et humaine qui mine la crédibilité de la parole des ministres. Personne ne peut plus faire confiance à un gouvernement dont l'un des piliers a, quatre mois durant, menti aux Français et à la représentation nationale. En outre comment croire que l'affaire Cahuzac ne concerne qu'un seul homme ? L'accumulation de questions sans réponses fait douter de la version angélique d'un François Hollande trompé et de ministres crédules. Nous sommes en droit de demander si Jérôme Cahuzac n'a pas été « couvert ».

Moscovici se fait interpeller
par l'extrême gauche
Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il restreint, alors que rien ne l'y obligeait, le champ (nom de la banque, période, pays…) de l'enquête fiscale sur le compte de Jérôme Cahuzac ? Manuel Valls peut-il affirmer, que ni lui, ni ses proches collaborateurs, n'étaient régulièrement tenus informés des évolutions de l'enquête par la direction générale de la police nationale sur l'affaire Cahuzac ? Christiane Taubira pouvait-elle ignorer l'avancée de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris le 8 janvier sur Jérôme Cahuzac ? Pourquoi François Hollande explique-t-il le 28 mars qu'il a « confiance en la parole de Jérôme Cahuzac » et le 2 avril qu'il est « stupéfait » de ses aveux alors que Manuel Valls a certifié que le Président a exigé la démission de Jérôme Cahuzac quand il a appris le 18 mars que la bande son qui l'accusait avait été authentifiée ?

Autant de zones d'ombres et non plus de flou, d'incohérences et non plus de tâtonnements, d'ambiguïtés et non plus d'habiletés, qui témoignent a minima d'une défaillance complète dans toute la chaîne de commandement de l'exécutif et au pire d'une complaisance coupable envers Jérôme Cahuzac.

Les conditions de la confiance dans ce gouvernement ne sont plus réunies.

Dans ce contexte,
François Hollande ne peut pas s'en tirer pour solde de tout compte en arguant de sa naïveté et en promettant des réformes qui n'auraient en aucun cas permis d'éviter l'affaire Cahuzac. Une seule décision s'impose pour rétablir la confiance : un remaniement immédiat et profond.

VOIR et ENTENDRE les mises en garde de Nicolas Doze au plan de la politique économique d'austérité contestée par des socialistes, Montebourg et Hamon, et une écologiste radicale,  Cécile Duflot: 



Valls a-t-il aussi lâché le dangereux détenu de Séquelin (Nord) dans la nature pour
occuper les media et nous détourner de la politique d'austérité de Hollande ?


vendredi 5 avril 2013

Mélenchon courtise la gauche du PS ébranlé par l'affaire Cahuzac

Mélenchon tend la main aux militants socialistes "meurtris"

Jean-Luc Mélenchon a invité les "milliers de militants socialistes meurtris" par l'affaire Cahuzac à venir le rejoindre pour former une majorité alternative à l'Assemblée nationale.
Les aveux de Jérôme Cahuzac, ont provoqué une onde de choc du gouvernement jusqu'au-delà du parti du président. L'ancien ministre PS du Budget a en effet reconnu mardi détenir un compte bancaire à l'étranger depuis 20 ans après avoir démenti cette information pendant quatre mois face à la représentation nationale et au président Hollande.
Invité sur France Info vendredi, le co-président du Parti de gauche (PG), PC et Parti de gauche, a appelé à manifester le jour anniversaire du second tour de l'élection présidentielle, le 5 mai prochain, pour promouvoir la VIe République souhaitée par Arnaud Montebourg, ministre de Hollande...
Montebourg est ministre du Redressement productif de Hollande
Mélenchon souhaite ainsi donner "le coup de balai qu'il faut pour purifier cette atmosphère politique absolument insupportable"."J'ai été membre du Parti socialiste pendant trente ans, je l'ai quitté pour dénoncer une dérive idéologique et parce que je pensais qu'il fallait faire autrement", a-t-il souligné. "J'ignorais que ceux que j'avais en face de moi étaient des menteurs, des trafiquants d'influence avec des gens d'extrême-droite. Tout cela est absolument inacceptable."
"Est-ce que vous n'êtes pas frappés de voir que la chaîne des mensonges qui entoure Cahuzac commence dans le Parti socialiste et finit au Front national? C'est absolument invraisemblable", a-t-il dit.
"Des milliers de militants (socialistes) sont meurtris, j'espère qu'ils vont se rapprocher de moi, qu'ils vont comprendre qu'ils sont déshonorés par ces fréquentations", a poursuivi l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2012 qui s'est défendu d'entretenir "une ambiance" du "tous pourris".
"Je pense que le plus tragique pour moi serait de tenir des discours sur la nécessité de faire une VIe république et de fermer les yeux au nom de je ne sais quelle confraternité."
Un système socialiste en faillite
Interrogé sur la décision de François Hollande de ne pas procéder à un remaniement gouvernemental malgré les demandes pressantes de l'opposition, le co-président du Parti de gauche a estimé que le chef de l'Etat a une lecture "totalement erronée" de la situation.
"Ce n'est pas une personne qui a failli, c'est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque", a dit Jean-Luc Mélenchon: à côté de lui et quoi qu'en disent les media impliqués avec le pouvoir, les responsables de l'UMP passent pour des enfants de choeur dans leur condamnation de l'exécutif. "Ce système qui a combiné les effets d'une monarchie quinquennale avec une irresponsabilité se diffusant à tous les étages par la concentration du pouvoir et le néo-libéralisme avec les flots d'argent qui circulent, tant est si bien qu'une espèce d'oligarchie s'est constituée."
Mélenchon  a exprimé le souhait de constituer une majorité alternative avant la prochaine élection présidentielle
Après avoir rappelé son "opposition totale" à la politique menée par le gouvernement, il a déclaré: "Je dis que je peux faire une majorité alternative avec les écologistes et les socialistes de gauche à l'Assemblée nationale et proposer une autre formule gouvernementale", a-t-il dit.
Il est clair que les amis altermondialistes de l'ex-magistrate Eva Joly et de Cécile Duflot, ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement de François Hollande sont plus proches de Mélenchon que de Ayrault et Harlem Désir.
Laurent Berger (CFDT) s'alarme

Proche du pouvoir, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a jugé vendredi l’affaire Jérôme Cahuzac "dramatique pour la démocratie".
"Ce qui se passe est dramatique pour la démocratie. Il y a une faute individuelle lourde et scandaleuse. Mais il ne faut pas laisser dériver cette crise du politique car elle profite aux extrémistes", a-t-il déclaré depuis Nouméa.
"Je crains une crise de confiance et j’en appelle aux politiques pour qu’ils s’engagent concrètement sur des solutions pour répondre aux vraies préoccupations des salariés: l’emploi, la cohésion sociale...", a-t-il conclu en revenant à son domaine de compétence.