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jeudi 18 octobre 2018

L'allocution de Macron, artisanale, de peur des fuites

Commencé de jour, l'enregistrement s'est fini de nuit

Le président met un temps infini à accomplir le moindre de ses actes

La vidéo de l'allocution d'Emmanuel Macron n'a été vérifiée par personne avant sa diffusion. Le chef de l'Etat se claquemure et aucun collaborateur d'Emmanuel Macron à l'Elysée n'a eu accès au texte de son allocution avant sa diffusion, pas plus qu'à l'enregistrementa-t-on appris ce jeudi, et la qualité de l'enregistrement s'en ressent.

Mardi 16 octobre, jour de remaniement attendu pendant quasiment 15 jours, une allocution filmée d'Emmanuel Macron était diffusée sur les chaînes de télévision à 20 heures. Un document enregistré en plusieurs fois, jusqu'à la nuit tombée, selon une information de franceinfo.

Un président dans la pénombre

L'intervention présidentielle d'Emmanuel Macron, blême et amaigri, suivie par 13 millions de Français, a suscité beaucoup d'interrogations sur la forme. Le faible éclairage utilisé, plongeant le président de la République dans une lumière sépulcrale, a inquiété de nombreux observateurs.

C'est mardi vers 15 heures que le chef de l'Etat a pris l'initiative de cette intervention télévisée, alors que ses conseillers n'y étaient pas favorables. Emmanuel Macron a fait fi de l'avis de son entourage et enchaîné les actions dans la précipitation, en deux heures seulement, "douche comprise".

Aucun réalisateur professionnel n'était disponible pour  cette séquence

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Au début de l'enregistrement, la nuit n'est pas encore tombée
Suite à ce coup de tête jupitérien, c'est le pool télévisé de l'Elysée qui a dû faire face, et ce groupe de journalistes qui suit en permanence l'actualité du président de la République, généralement pour réaliser des reportages, n'est guère rodé à ce genre d'exercice solennel. TF1 et France Télévisions se partagent la tâche une semaine sur deux et, ce jour-là, c'est la chaîne privée qui improvise.

Trois enregistrements avoués et un casse-tête
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Le président est apparu au bout du rouleau
Les services présidentiels se sont adaptés aux exigences du locataire des lieux : sobriété d'un cadrage statique et modestie d'un éclairage à l'économie. et le résultat est atterrant...

Trois prises auraient suffi, mais la nuit venant à l'extérieur trahit un temps passé plus long. La première, fenêtres ouvertes, n'est pas jugée bonne. La deuxième est meilleure, mais trop longue. Quand la troisième est réalisée, la nuit commence à tomber. Mais un éclairage trop prononcé a deux inconvénients. C'est la version officielle.
Mais on note que son texte est abondamment raturé et n'a donc pas résisté au test de l'enregistrement. Alors le quadra griffonne des améliorations qui pourraient faire mieux passer son message et la feuille posée sous ses yeux n'est plus qu'un amas de rectificatifs.  
Techniquement, l'ombre d’Emmanuel Macron risquait tout d'abord de se projeter sur le drapeau français juste derrière lui. Ensuite, le chef de l'Etat ayant refusé d'utiliser un prompteur, ses notes raturées posées sur la table seraient trop lisibles par des curieux tentés de zoomer L'Elysée opte donc pour une lumière tamisée. Boîte de nuit, sans boule à facettes, ni quadriphonie ...

Après la prise, personne dans l'entourage d'Emmanuel Macron n'est autorisé à  vérifier l'enregistrement qui part au siège de TF1 qui, à son tour, le transmet aux autres chaînes de télévision. Il est 19h45 quand elles découvrent l'ambiance crépusculaire de l'allocution, mais il est trop tard pour empêcher la diffusion.

Pourquoi tant d'amateurisme et d'improvisation ?

Manu n'avait certes pas réalisé la somme de compétences qui sous-tend une allocution présidentielle de qualité. Mais la vérité est autre: jour après jour, le président a perdu confiance en son entourage et il craint que des fuites n'évente son opération de com', alors il fait tout par lui-même, avec ses moyens. L'économie réalisée est piètre, qu'elle soit budgétaire ou écologique. Et le bilan  politique désastreux.


lundi 10 juillet 2017

Le PS dénonce les improvisateurs au sommet de l'Etat pyramidal

Le PS dénonce un "gouvernement d'improvisation"

Olivier Faure (PS) raille aussi son "jeu de bonneteau" fiscal 

"Nous n'avons toujours aucune clarté sur les intentions du gouvernement", a souligné  lundi Olivier Faure qui a couvert pendant cinq ans l'amateurisme de Hollande.

Le président du groupe Nouvelle gauche à l'Assemblée a taclé un "gouvernement d'improvisation", dénonçant un "jeu de bonneteau" autour des mesures fiscales après l'annonce par Bercy que la réforme de la taxe d'habitation sera finalement enclenchée en 2018. Une source proche du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a indiqué lundi qu'Emmanuel Macron a décidé de mettre en oeuvre cette réforme "dès 2018", alors que son Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué une mise en oeuvre d'ici la fin du quinquennat. 

Cacophonie au sommet de l'Etat pyramidal

L'exécutif parle pour ne rien dire.
Résultat de recherche d'images pour "parler pour ne rien dire texte"
"Nous avons eu la semaine dernière deux discours de politique générale. Le président de la République puis le Premier ministre se sont exprimés longuement l'un et l'autre et, en dépit de ces deux longues interventions, nous n'avons toujours aucune clarté sur les intentions du gouvernement", a réagi O. Faure sur BFMTV. "Ce que je comprends de ce que dit (lundi) Bercy, c'est qu'en réalité, pour essayer de revenir sur la mauvaise perception qu'en ont eue les Français, ils souhaitent dès 2018 entamer un processus qui courra jusqu'en 2022. Donc, en 2018, on aura bien la baisse de l'ISF. En revanche, on aura progressivement des gens qui seront exonérés de taxe d'habitation sans d'ailleurs que quiconque sache comment ce sera compensé aux collectivités locales, qui devront elles-mêmes soit augmenter les impôts locaux pour maintenir des services publics de qualité, soit les dégrader, ce qui sera là aussi une perte pour chaque citoyen", a poursuivi le député de Seine-et-Marne. "Gouvernement de communication" 

"On est face à un gouvernement de communication mais aussi un gouvernement d'improvisation, qui a beaucoup de mal en réalité à faire face aux exigences qu'il a lui-même posées", a observé Olivier Faure. "Je vois simplement un jeu de bonneteau avec des tiroirs qu'on ouvre et qu'on ferme mais qui en réalité vont être un solde nul, voire même négatif, pour les retraités, les fonctionnaires, les indépendants qui ne seront pas, par exemple sur la CSG, compensés. En tout cas pour l'instant rien n'est indiqué". 
"Pour les retraités, je crois que le deuil peut être fait, puisque rien n'est annoncé en la matière. Et pour les autres, il y a des annonces très floues sur des compensations possibles pour les fonctionnaires et les indépendants, mais dont personne ne connaît le début du commencement", a-t-il souligné. 

vendredi 12 février 2016

Le changement selon Hollande, c'est un remaniement avec le retour des mêmes

Un remaniement gouvernemental "incestueux"

C’est une sorte de rappel de la vieille garde pour couler ensemble,
observe le journaliste et essayiste Ivan Rioufol, le 11 février, à propos du remaniement ministériel auquel ont procédé François Hollande et Manuel Valls.
RT, la chaîne de télévision d'information continue a interrogé Ivan Rioufol est journaliste et auteur d'un blog sur le site Internet du Figaro.

RT France : Est-ce que ce remaniement va changer la politique du gouvernement ?
Ivan Rioufol : Non, certainement pas. C’est un micro-événement pour les Français. Tout d’abord, car ce remaniement ne s’adresse pas à eux, il s’adresse simplement à la gauche, donc, les Français ne s’y intéressent pas. Et c’est le remaniement d’un parti gouvernemental qui est à l’agonie, qui est "en soins palliatifs", comme l’a dit Alain Juppé. Et donc, ce sont des mesures qui cherchent à boucher les trous, mais qui sont pleines de contradictions.
Il y a une sorte d’improvisation dans ce gouvernement

RT France : En quoi consistent ces contradictions ?
I.R. : Il y a des contradictions dans la mesure où depuis quelques temps, le gouvernement avait laissé comprendre qu’il s’ouvrait plutôt à une politique de droite, économiquement avec Emmanuel Macron et Manuel Valls qui se dit lui-même libéral, d’une manière plus sociétale, à travers la mise en œuvre de l’état d’urgence ou de ce débat sur la déchéance de la nationalité qui avait été une proposition reprise au Front national. Or, cette ouverture à droite est contredite aujourd’hui par une arrivée massive des écologistes, alors même que Cécile Duflot avait quitté le gouvernement. Donc, on voit très bien cette première incohérence. 
S’y ajoute une deuxième incohérence, de mon point de vue, avec la nomination comme ministre des Affaires étrangères de Jean-Marc Ayrault et celle, concomitante, d’Emmanuelle Cosse. Or, Emmanuelle Cosse est une écologiste qui a combattu le fameux projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui est contesté par une grande partie des écologistes et par elle-même, alors qu’il est défendu par Jean-Marc Ayrault. Donc, on a au gouvernement deux personnalités qui ne sont pas d’accord sur ce sujet-là, un sujet qui écorche beaucoup de gens à gauche, et qui n’est toujours pas réglé.

Ces deux contradictions-là me semblent déjà faire comprendre qu’
il y a une sorte d’improvisation dans ce gouvernement
Le guignolo de Matignon
Et ce que l’on voit plus généralement, c’est que personne ne s’est précipité pour participer à ce qui ressemble de plus en plus à un bateau qui coule. Car Jean-Marc Ayrault, dans le fond, ce n’est pas une personnalité aussi brillante qu’on pourrait le penser pour un poste tel que celui de ministre des Affaires étrangères. Ils ont pris ce qui restait, a priori. 
On ne voit pas beaucoup de figures nouvelles, on n’en voit même pas du tout. Et notamment, je suis déçu de ne pas voir que cette ouverture à la société civile qui s’impose maintenant un peu partout en politique, du moins singulièrement aux Etats-Unis, ne soit pas du tout répercutée ici. Il y a bien eu cette petite tentative avec Nicolas Hulot qui a décliné, mais on voit que le gouvernement n’a pas réussi à accrocher d’autres personnalités de la société civile. Donc, voilà, c’est un petit remaniement de l’entre-soi, un petit remaniement un peu incestueux, si je puis dire, et qui n’aura pas d’incidence, qui de toute façon n’intéressera pas les Français qui ont bien autre chose en tête naturellement et qui est simplement un petit jeu politique pour essayer d’assurer à la gauche une des alliances essentielles en vue de la prochaine présidentielle. Des alliances en tout cas avec les écologistes, sachant que Jean-Luc Melenchon lui-même qui est plus à gauche que cela présentera lui-même sa candidature.
S’il y a une seule cohérence ici, c’est une sorte de rappel de la vieille garde pour couler ensemble. Le gouvernement n’a plus beaucoup de personnes compétentes sous la main

RT : Il y avait beaucoup de rumeurs qui circulaient avant le remaniement… Que Manuel Valls allait quitter le poste de Premier ministre. Est-ce toujours possible ?
I.R. : Non, certainement pas. D’abord, ce n’était qu’une rumeur et elle s’est éteinte aujourd’hui-même par la force des choses car, à partir de maintenant, on ne va pas faire de remaniement [changement de gouvernement] pour un oui ou pour un non. Je pense que ce gouvernement-là est fait pour aller jusqu’à l’échéance présidentielle avec ces nouvelles alliances, avec les écologistes. Non, Valls restera bien sûr, Premier ministre, même si on aurait [avait] pu penser que Macron aurait éventuellement pu sortir du gouvernement, à force de s’être désolidarisé de sa politique sur la déchéance de la nationalité. Mais enfin, il est lui aussi très indispensable.

Le gouvernement n’a plus beaucoup de personnes compétentes sous la main. On ne se bouscule pas pour entrer au gouvernement. Donc, ceux qui [r]entrent au gouvernement ne sont pas ceux qui sont sur le haut du panier.

mardi 21 avril 2015

La "prime d’activité" de Hollande: une improvisation de politique spectacle sur Canal+

Hollande a-t-il mérité la "prime d’activité" Hollande ?

Il l'a annoncée dimanche, "il faut" la faire, "on doit" et "yapuka" !

En attendant, l’élargissement de la "prime d’activité" annoncé   par François Hollande, a encore des contours bien imprécis. Le projet de loi sur le dialogue social, qui lui aussi reste à venir, doit être présenté mercredi en conseil des ministres et détaillé dans la foulée par le ministre du travail François Rebsamen, prévoit d’instaurer cette nouvelle prime destinée à plus de 5 millions de personnes actives, dont seulement 1 sur 5 des jeunes âgés de 18 à 25 ans, payées entre 0,8 et 1,2 SMIC, soit moins de 1.400 euros net mensuels.


C. Duflot et B. Pompili
en temps partiel à l'Assemblée
Ce futur dispositif flou doit remplacer le revenu de solidarité active (RSA) et la prime pour l’emploi (PPE), à partir du 1er janvier 2016 pour encourager le retour à l’emploi et améliorer les revenus des "travailleurs pauvres". Le premier ministre Manuel Valls en avait fait l’annonce "dès le 3 mars", comme on dit dans la presse à la botte, lors de sa présentation du plan national de lutte contre la pauvreté. C'était il y a "déjà" six semaines!... Il y incluait "déjà" (insiste cette presse-là, c'est-à-dire Le Monde, à la suite de l'AFP) les 18-25 ans jusqu’à présent exclus du RSA, et chiffrant l’ensemble du futur dispositif à 4 milliards d’euros pour an, soit environ autant que les coûts cumulés du RSA et de la PPE. Et ce ne sont pas les Français qui paient (dont... les parents), puisque c'est l'Etat !

Une petite minorité d'élus étudiants et apprentis


Mais dimanche, dans son "infotainment" sur Canal+, comme on dit dans la presse anglo-saxonne (et information spectacle, en Corrèze)le chef de l’Etat a élargi le périmètre de la prime à "toutes les personnes qui sont dans des petits boulots, l’intérim, le temps partiel (…) pour que cela puisse être avantageux de continuer à travailler" et parce que la dette publique est maîtrisée... François Hollande gère ! 


Il a l’intention d’en faire bénéficier les apprentis et les étudiants, mais dans certaines conditions... "à la condition qu’ils travaillent" et, c'est bien connu, tous les étudiants inscrits sont assidus en cours... On va même appelé ce dispositif "prime aux étudiants fantomes"! "Il veut que tous ceux qui travaillent dans le pays aient droit à cette prime dès 18 ans, en fonction de leurs revenus et de leur situation familiale", explique un proche du président de la République. Il suffira ainsi de donner l'impression qu'on est au travail.
Celle qui sait comment faire illusion
 


Car, pour l’instant, le projet de loi sur le dialogue social ne concerne pas les deux dernières catégories.
 "Les étudiants et les apprentis ne sont pas dans le projet de loi", ont confirmé lundi la Rue de Grenelle et Matignon. L’ajout de ces deux catégories devra donc se faire par amendement gouvernemental ou parlementaire lors de l’examen du texte par les députés godillots à partir de la fin du mois de mai. Et d'ici que les rigolos du Palais Bourbon y ajoutent les... étudiants étrangers !

Outre le niveau de revenus mensuels, un nombre minimum d’heures de travail sera nécessaire pour prétendre à la prime, y compris chez les étudiants salariés. "Il y a environ un million d’étudiants qui travaillent, mais on ne va pas tous les prendre", prévient Matignon. Combien resteront-ils sur le carreau, après que Hollande aura fait le beau?  "Un étudiant qui fait quelques heures de baby-sitting par mois pour se faire de l’argent de poche, n’y aura pas droit ; en revanche, un étudiant qui, pour payer ses études, a un job régulier à temps partiel par exemple, pourra y prétendre", selon une source gouvernementale. Les projecteurs de Canal+ à peine refroidis, les étudiants à temps plein n'ont pas tardé à déchanter...


"Moins de 500 millions d’euros": une paille !

Quel sera le critère de sélection retenu ? Pour un étudiant salarié, le seuil à ne pas dépasser serait actuellement fixé à 900 euros de revenus mensuels, qui le rangent automatiquement parmi les cotisants au régime général de la sécurité sociale et plus seulement au régime étudiant. Mais les godillots n'ont pas dit leur dernier mot.
  
IUT de Vire, mars 2015
L'heure est d'ailleurs "déjà" à la discrimination sociale.
Si le seuil d'abord évoqué sert en fait de tremplin pour bientôt dépasser les 1.000 euros, les contribuables des classes moyennes qui paient déjà l'impôt plein pot seront aussi des familles lésées. "La prime n’est pas une aide à tous les étudiants, mais davantage pour les travailleurs pauvres qui poursuivent des études", précise ainsi un proche de F. Hollande. Même si, comme le dit Coluche, ils courent après en veillant à ne jamais les rattraper. Pourquoi le faire, si la prime tombe sans obligation de réussite aux examens ?

Lolo Fabius:
prime d'activité
"sommeil"
à Alger, juin2014
Quel coût pourrait avoir cet élargissement alors que, par ailleurs, le gouvernement s'est "déjà" mis dans l'obligation de restrictions budgétaires ? "Un milliard d’euros de plus", selon le député socialiste de Saône-et-Loire Christophe Sirugue, futur rapporteur du projet de loi et guère favorable à la mesure. "Moins de 500 millions d’euros", minimise-t-on dans l’entourage présidentiel, déterminé à en rester à l'effet d'annonce de son show tragi-comique sur la chaîne privée Canal+. Pas un centime supplémentaire, fait savoir de son côté Matignon, qui n’entend pas augmenter l’enveloppe initiale de 4 milliards d’euros annoncée par M. Valls.

Hollande a encore mis Bercy dans la mouise. D’autant qu’à ce stade, l’annonce de Hollande ne satisfait pas les partenaires sociaux, qui estiment qu’ajouter étudiants salariés et élèves apprentis aux travailleurs les plus pauvres, y compris chez les moins de 25 ans, risque d’entraîner une baisse de la future prime d’activité de ces derniers.

mardi 20 mai 2014

Jamel Debbouze, maître à penser de Hollande

L'improvisateur de l'Elysée s'offre un cours à la finale d'un trophée d'improvisation
Jamel Debbouze a composé son jury d'amateurs du gouvernement
Lors de la finale du Trophée d’impro
de la Fondation Culture & Diversité,
et de la compagnie Déclic Théâtre,
lundi 19 mai 2014, à Paris 10e
 ...en impro !

François Hollande présidait ce jury, entouré d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, et de Benoît Hamon, ministre de l'éducation nationale, lundi 19 mai, pour la finale du Trophée national inter-collèges de matchs d'improvisation, au théâtre le Comedia à Paris.


L'improvisation, nouvelle option du baccalauréat ?
Devant plus de ...trois cents collégiens (selon les chiffres du ministère de l'Intérieur?), le président de la République a souhaité que l'improvisation théâtrale soit "développée et stimulée" et a annoncé qu'il demanderait "que l'option théâtre puisse être encouragée dès le collège", comme si cela n'existait pas déjà !. 

Une visite confidentielle non inscrite à son agenda officiel

Cette visite à trois n'était pas annoncée, de peur des manifestants. Le 7 février, François Hollande avait déjà assisté à Trappes (Yvelines) à un match d'improvisation théâtrale et avait alors promis qu'il se rendrait à la finale. "Promesse tenue", s'est félicité Marc Ladreit de Lacharrière, créateur de la Fondation Culture et Diversité, co-organisatrice du Trophée inter-collèges, avec la compagnie Déclic Théâtre de Trappes, qui avait assuré la formation et la promotion du comique franco-marocain. Le Monde s'extasia alors en choeur avec le farfadet, titrant "Jamel Debbouze : "Hollande à Trappes, c'est énorme ' "
Parce qu'il dit "avoir pu faire partie de la société et passer la barrière du périph' grâce à l'impro", Jamel Debbouze use désormais de sa cote médiatique pour faire travailler les autres en s'efforçant de "convaincre les élites" de développer des ateliers de tchatche dans les collèges. Pour l'heure, seules cinq villes (Paris, Lille, Bordeaux, Rochefort, Trappes) participent au trophée. 

Benoît Hamon, inapte à l'impro sur l'impro présidentielle



Pris de court par cette impro de Hollande lors de la remise du prix, gagnée cette année par Bordeaux, "On va travailler sur le sujet et réfléchir à une offre structurée sur le temps périscolaire," a-t-il embrayé. Et d'admettre: "Quant à l'option théâtre dès le collège, tout est à faire" à sa connaissance, car rien,selon lui n'a existé avant lui...

Après deux années, l'éducation artistique et culturelle reste "le grand projet" de son ministère, assure toujours Aurélie Filippetti, du fait de la réduction des crédits budgétaires de son ministère"Notre objectif est de généraliser dans toutes les écoles [aux frais des municipalités] des pratiques artistiques parmi lesquelles l'improvisation théâtrale." Bref, le chantier est dans les cartons.


Et on ressort les intermittents du spectacle 


Les ateliers d'impro et l'organisation du trophée national créent un besoin superflu d'intermittents du spectacleMélanie Lemoine, qui a succédé depuis l'automne 2013 à Alain Degois, à la tête du Déclic Théâtre, a profité de cette présence gouvernementale pour faire avancer son dossier rappelant que le dossier de l'intermittence est actuellement malmenée. "On compte sur votre soutien", a-t-elle insisté. Et un peu sur celui des contribuables accessoirement pressurés d'impôts...

A l'issue de la petite fête de fin d'année, Aurélie Filippetti a sorti de sa manche la médaille de chevalier des Arts et Lettres à Alain Degois, dit "Papy ", après un vibrant hommage pour sa carrière et son militantisme. "Grâce à des gens comme vous, des murs tombent entre la culture traditionnelle et les jeunes des quartiers", a souligné la ministre qui ne passe pas pour une bâtisseuse...


La marque d'Alain Degois dans les collèges de Trappes est-elle positive ? 
Elle a constitué un tremplin pour Jamel Debbouze, Sophia Aram (libellé), Arnaud Tsamère…  
Nouvel essor de la culture progressiste et subventionnée


vendredi 7 février 2014

Fourberie de François: visite "surprise" programmée de Hollande à Debbouze

L'improvisateur de l'Elysée met en scène une "visite surprise" à Jamel Debbouze

Au bal des faux-culs, monsieur P'tite blague n'est jamais à l'orchestre 

Ladreit de Lacharrière, Hollande, Debbouze à l'Elysée
Une visite hors agenda, sans aucun journaliste, mais programmée
A visage découvert mais de nuit, le président de la République s'est rendu à Trappes vendredi 6 février.
Le candidat socialiste qui a refusé plus d'un débat télévisé avec le président sortant a fait le déplacement dans les Yvelines pour assister à un match d'improvisation théâtrale, à l'invitation du comédien Jamel Debbouze, depuis plusieurs semaines.

Une "apparition surprise", "comme le président les aime", selon Le Parisien.
L'information a été confirmée par l'Elysée, qui assure que ce  "moment (1) très authentique (...) d'échange (...)" est un "grand moment (2) d'improvisation" et une "surprise totale".

Un président en campagne des municipales

Si "improvisée" qu'elle ait pu être, la virée de l'improvisateur de l'Elysée était orchestrée
Le sketch a en effet été soigneusement diffusé sur twitter par les deux comédiens.

D'abord, Jamel Debbouze :
Puis, une demi-heure plus tard - et sur son site officiel -  
l'improvisateur politique
Pour plus d'authenticité, 
François Hollande avait embarqué avec lui une preneuse d'images de l'Elysée,

 qui produira une vidéo destinée au site web de l'institution.


Mon curé chez les riches

L'escapade improvisée de Trappes était organisée par la fondation "Culture et diversité", de Marc Ladreit de Lacharrière, un riche homme d'affaires, héritier du château familial de Liviers dans le Vivarais, et président de l’association des Amis de la Grotte Chauvet en Ardéche (lien PaSiDupes). Le magazine Forbes le qualifie de "milliardaire en dollars"...

Cette fondation, destinée à aider les jeunes "issus de l'immigration", organise notamment un prix de l'audace artistique et culturelle, qui avait donné lieu à une cérémonie à l'Elysée, le 12  juin 2013.

La fortune de ce milliardaire proche de Hollande est liée à son patrimoine professionnella société Fimalac, cotée en Bourse et présidée par sa compagne, Véronique Morali, également présidente de la Commission du dialogue économique du MEDEF.

Dans Le Monde du 5 février 1992, 
Marc Ladreit de Lacharrière déclara: " Je suis l'un des fondateurs de SOS Racisme". 
Il est aussi à l'origine de la Fondation Agir contre l'exclusion avec Martine Aubry, fondation qu'il soutient financièrement.

Hollande place ses hommes dans les media

A peine Hollande arrivé aux affaires, le milliardaire a repris la société française Webedia, qui édite les sites PurePeople, PureCiné, PureMédias..., pour entretenir l'image du président socialiste.
Puis on a appris qu’il rachetait AlloCiné au fonds d’investissement américain Tiger (une bonne affaire qu'il accepta de payer 70 millions d’euros ...). A lire Paris Match, il aurait même regardé de près le dossier Dailymotion, autre "pépite" assurant  l'hégémonie socialiste sur le Web français...


dimanche 3 novembre 2013

Impopularité: les ministres de Hollande irritent les préfets

Grogne dans la préfectorale

L'amateurisme perdure


Le manque de coordination, l'improvisation permanente sont les maux  principaux dont souffrent  les préfets lors des visites ministérielles en province.
Le mauvais exemple vient de l'Elysée
Lors de son déplacement de mai 2013 à Caen, escorté de Cécile Duflot, ministre du Logement, et de Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, le préfet et les parlementaires du Calvados avaient été informés le mardi pour le vendredi.
La police doit protéger les manifestants
contre les badauds
De même le Premier Sinistre qui s'est rendu à Caen le lundi 14 janvier 2013 était attendu au train, mais est arrivé en avion.

Plusieurs préfets ont fait connaître au sommet de l'Etat leur mécontentement sur la manière dont sont organisées les visites ministérielles en province, alors que les problèmes de sécurité vont croissant.

Déplacements sous haute protection
La dernière note de synthèse rédigée par le ministère de l'Intérieur, datée du 11 octobre, pointe explicitement cette grogne, citant le cas du Calvados, où des manifestations officielles se sont télescopées, sans aucune concertation préalable. Le préfet donne pour exemple de cette mauvaise coordination l’organisation avec un très bref préavis d’une visite officielle qui a occulté dans les media la conférence régionale pour l’emploi qui se tenait le même jour et qui marquait la mobilisation de l’Etat, des acteurs économiques et des collectivités dans la déclinaison de la conférence sociale nationale du 21 juin dernier. Cela n’a pas manqué d’exaspérer les élus locaux, dont ceux de la majorité présidentielle.  

En cause, la crainte de rencontrer les Français face à face

Impôts, délinquance, sentiment d'abandon : un rapport confidentiel des préfets tire la sonnette d'alarme, soulignant l'exaspération grandissante des Français.
Impôts, délinquance, sentiment d'abandon : selon un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur, les Français sont de plus en plus exaspérés.Faut-il craindre le pire dans les mois à venir ? 
Une note confidentielle a été rédigée par le ministère de l'Intérieur à partir des rapports transmis par les préfets, du fait de l'exaspération grandissante des Français. Cette note a été jugée suffisamment préoccupante pour être   publiée le 27 septembre et communiquée aux principaux dirigeants de la majorité, comme le révèle Le Nouvel Observateur.


Le président Hollande a réduit à deux jours ses déplacements en région, suite aux nombreux incidents qui ont émaillé son déplacement à Dijon.

Leur impopularité incite ses ministres à dissimuler leurs déplacements.
Ils n'en font l'annonce qu'au dernier moment, de peur de se faire siffler et mettent les préfets en difficultés.  
Les représentants de l'Etat sont ainsi contraints de faire tenir le peuple à distance respectable et de prévoir des positions de repli pour assurer le sécurité des membres du gouvernement lors de leurs déplacements  de dernière minutes.
Manuel Valls à Trappes 
 le vendredi 22 juillet 2013: 
scène révélée par une vidéo I>Télé
Outre le président Hollande régulièrement interpellé, les principaux ministres visés sont les membres du gouvernement les plus répressifs, tel Manuel Valls,
 ou les plus arrogants et méprisants, au premier rang desquels on trouve Montebourg et Taubira, laquelle a été insultée par une foule de parents et d'enfants exaspérés qui l'ont traitée de "guenon", comme d'autres de noms d'oiseaux...
Une semaine après le rassemblement de la Manif pour tous organisé à Angers, à l’occasion de la venue de la garde des Sceaux, Angers Mag a publié sur son site une vidéo de la scène d’insultes qui fait esclandre.


Un rapport confidentiel des préfets ne pointe pas seulement les ministres
Il montre les racines d'une exaspération qui peine à s'exprimer sur le terrain social, mais qui menace de tout emporter dans les urnes.

mercredi 31 octobre 2012

Revue de presse: Ayrault fait du Cresson

Le Z-ayrault de Hollande, sous la menace du "syndrome Edith Cresson" 


L'Histoire se répèterait-elle ?

Edith Cresson, à gauche,
premier ministre de Tonton,
avec Z-ayrault, à droite,
Premier ministre de la "gauche molle"


Après le cafouillage de Jean-Marc Ayrault sur les 35 heures, dernier en date d'une série, la presse observe que le Premier ministre est menacé du "syndrome Edith Cresson", qui n'a pas fait long feu à Matignon (dix mois en 1991-1992), pour cause d'incompétence tapageuse.

En affirmant que le débat sur la durée légale du travail n'est pas "tabou", "Jean-Marc Ayrault a donc ouvert la boîte de Pandore", avant de revenir sur ses déclarations, constate François Ernenwein dans La Croix qui parle des 35 heures comme d'une "vieille passion française". 



"Sitôt évoqué, le débat sur les 35 heures a été promptement rangé dans la couacothèque - déjà fournie - du gouvernement", raille Gaëtan de Capèle dans Le Figaro

Embarrassé, Jean-Francis Pécresse dit avoir entrevu "une brève lueur" mais admet dans Les Echos qu'elle s'est dissipée "et, avec elle, l'espoir d'un discours de vérité sur les freins structurels à la compétitivité". 

Tout en proclamant à sa Une "Touche pas à mes 35 heures", l'indulgent quotidien socialiste Libération juge en revanche qu'"il faut pourtant se garder de faire un faux procès à Jean-Marc Ayrault". "Si le Premier ministre a voulu dire hier que le politique se devait plus que jamais de favoriser partout la négociation, alors il n'a pas tort d'affirmer qu'il n'y a pas de tabou", écrit le cire-pompes Vincent Giret, qui a en revanche abandonné l'élément de langage des cinq mois dérisoires sur cinq ans d'un mandat, nécessaires au gouvernement pour se retourner.

VOIR et ENTENDRE Son Eminence Ayrault, pathétique premier ministre de F. Hollande, sur la défensive:

Dans La Charente libre, Ivan Drapeau parle d'une "folle journée sur le mode du couac"


Pour Daniel Ruiz (La Montagne), "Jean-Marc Ayrault n'est pas dans le personnage" du Premier ministre et "François Hollande doit rapidement taper du poing sur la table". 


"Ce gouvernement a bel et bien un problème de lisibilité", estime Didier Louis dans Le Courrier picard. Quant au Premier ministre, "à force de rétropédaler, il finira par s'aplatir". 

"C'en devient presque gênant de devoir parler d'une nouvelle boulette de Jean-Marc Ayrault (...) qui vit son séjour rue de Varenne comme un véritable chemin de croix", commente Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain, un brin empathique. 

"Le Premier ministre, c'est, en somme, le Sisyphe de Matignon. Il n'en finit pas d'essayer de remonter la pente en repoussant le poids sans cesse croissant de ses boulettes", se gausse Jacques Camus dans La République du CentreSauf que Sisyphe s'est montré assez malin pour déjouer Thanatos soi-même et que la nécrologie politique du pensionnaire de Matignon est déjà sous presse. Sisyphe fut châtié pour avoir osé défier les dieux: le peuple de France doit-il condamner Z-ayrault-pointé ?

Hubert Coudurier (Le Télégramme) estime que "Jean-Marc Ayrault risque de subir le syndrome Édith Cresson dont le passage à Matignon fut un long calvaire", du 15 mai 1991 au 2 avril 1992. 



"Parti comme il est parti,  comme le prouve sa glissade dans les sondages,  il risque de prendre sous peu le mauvais toboggan qu'avait emprunté Edith Cresson", prédit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne

En lynchant allègrement Ayrault, la presse démontre qu'elle a besoin de brûler ses idoles pour vivre.


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