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jeudi 31 août 2017

Le PDG de Veolia a une certaine idée de l'apprentissage : Trierweiler s'en mêle

Le PDG de Veolia juge ses enfants trop "brillants" pour l'apprentissage 

Il était venu défendre l'apprentissage, mais ses propos ont été ...contreproductifs 

Résultat de recherche d'images pour "lea salamé france inter"Après être tombé dans le piège tendu par une journaliste, fille d'un ancien ministre libanais de la Culture et professeur à Sciences Po Paris, Léa Salamé, le PDG de Veolia, Antoine Frérot a déclenché la critique mercredi 30 août en déclarant que ses enfants ne sont pas devenus apprentis, car ils sont "brillants". Un patron peu averti qui a besoin d'un apprentissage aux méthodes de la presse...

"Est-ce que vous avez poussé l'un de vos enfants à être apprenti ?"
, a demandé la journaliste de France Inter au président du groupe de gestion de l'eau."Non, je ne l'ai pas fait parce que... Étant brillants à l'école... Et l'un voulant être médecin..." a répondu, visiblement gêné aux entournures, Antoine Frérot. "L'autre... Peut-être ma dernière le sera, d'ailleurs, apprentie, mais en études supérieures. Donc le problème ne s'est pas posé", a-t-il poursuivi. 

Thomas Snegaroff s'est-il surestimé en boudant la plomberie ?
Lire le tweet de ce professeur d'histoire des Etats-Unis dans le ...privé, Intégrale, un institut de préparation aux examens et concours aux grandes écoles de commerce à Paris, dans le ...VIIIe arrondissement. Sont passés par là Delphine Arnault, fille du fondateur et dirigeant de LVMH, Imad Lahoud ou Thomas Fabius.

La participation de Snegaroff à la polémique relève donc de l'indécence ordinaire, commune aux bobos parisiens, de la gauche bien-pensante. A notre, pour compléter le tableau, qu'il est en tandem sur ...BFMTV avec François Durpaire, un fils d'inspecteur général de l'Éducation nationale (documentation) et donc enseignant par les voies de l'ADN et des  relations, mais en histoire partisane dans toute sa splendeur subjective et militante. 
Durpaire a un problème personnel,
notamment avec le métissage
Sur sa page Twitter, Snegaroff écrit : "Et sinon Trump m'occupe beaucoup." Histoire et journalisme, même débandade militante. L'un et l'autre "historien" sont idolâtres du Démocrate Barack Hussein Obama et l'exécration du Républicain Donald Trump. Lequel hante pareillement les jours et les nuits de Jean-Bernard Cadier, journaliste également sur BFMTV.

La spontanéité du patron de Veolia n'efface pas sa suffisance

Frérot pose pourtant le problème, pardon, la 'problématique' des capacités (antithétiques ?) à l'abstraction ou au concret, 
Le PDG de Veolia juge ses enfants trop
une guerre de cent ans opposant les défenseurs de l'épanouissement de l'individu, dans les métiers de l'artisanat, aux tenants de l'élitisme pour tous et du burn-out, lesquels participent à la mauvaise réputation de l'apprentissage, selon des journalistes aux mains blanches qui ont choisi la cravate et l'abattement fiscal de 7.650 euros contre le travail manuel et les ongles noirs, ainsi que des internautes plus désintéressés et vrais. 

Valérie Trierweiler, ex-première dame répudiée, a été piquée au vif. 
Se défendant probablement d'avoir encore raté quelque chose, un sentiment confus répandu dans les milieux intellos, la journaliste  a vivement réagi en évoquant le cas de son propre fils "apprenti et brillant", selon elle. Les mamans sentent ces choses, mais oublient parfois par quelles voies favorables leur progéniture accède à une formation dont elle n'aurait peut-être pas bénéficié sans un entregent politique.
Antoine Frérot aurait pu être le père de Jérémy Frérot, chanteur du groupe Fréro Delavega, mais nul n'étant parfait à droite, Antoine Frérot est père de petites lumières, en même temps que PDG de Veolia Environnement, polytechnicien et docteur de l'École nationale des ponts et chaussées, et ça défrise Valoche, mais qu'elle le veuille ou non, il en faut aussi.

La maladresse d'Antoine Frérot a cependant eu le mérite de mettre sur la table le sujet (il n'y a plus ni problèmes, ni problématiques, seulement des 'sujets') de la mauvaise réputation de la filière. "L'apprentissage a mauvaise presse dans notre pays; il est considéré comme une voie de garage", a-t-il dit, alors qu'il l'assure : "pour tous les types de population, je peux témoigner que l'apprentissage, ça marche." 
La lutte des classes n'aura pas lieu.

mercredi 9 mars 2016

Loi Travail: vademecum à l'usage des lycéens qui manifestent pour manifester

Quel et le vrai (et le faux) des arguments entendus sur la loi Travail ?

Quand 
les étudiants interrogés par la presse savent parfois -à grands traits flous- CONTRE quoi ils défilent,  ils ne semblent pas connaître le POUR du projet

Faute de concertation du gouvernement socialiste avec les représentants des salariés et des étudiants, pourtant très marqués à gauche, le texte du projet de réforme du Code du Travail n'est connu que pour ce qui en a fuité.  Il n'existe pour l'heure qu'un avant-projet de loi adressé... le 18 février au Conseil d'Etat, puis diffusé par le cabinet de la ministre du Travail, pour être présenté par  Myriam El Khomri, le 9 mars en Conseil des ministres. Le projet que Manuel Valls lui fait porter vise à "instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs".
Ces lignes sont plus largement destinées à ceux et celles qui veulent apprendre... alors que les syndicats de lycéens et d'étudiants, soutenus par la CGT et FO, appellent à une première  journée de mobilisation ce mercredi 9 mars. Ce texte qui prévoit une réforme du code du Travail est donc toujours en cours d'écriture, particulièrement depuis que le gouvernement a été contraint d'ouvrir -et non rouvrir- des négociations avec les partenaires sociaux, sous la pression de la gauche, depuis les frondeurs socialistes emmenés par Martine Aubry, jusqu'à l'extrême gauche, déterminée à rejouer la scène du rejet du CPE (contrat première embauche), un type de contrat de travail à durée indéterminée (CDI), à destination des moins de 26 ans prévu par l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances du 2 avril 2006, abrogée le 21. 
Hollande redoute plus que tout que la jeunesse, dont il avait fait une priorité de son quinquennat, ne lui arrache la démission de Valls, son premier ministre détesté, qualifié de "p'tit zizi" par les agriculteurs.

"L'objectif de cette réforme n'est pas de précariser la jeunesse,
assure sa mère-porteuse, 
pour les convaincre, mais d'encourager l'embauche en CDI", au risque de les tromper sur les conditions restrictives que cela implique. Génération précaire qu'on identifie à Julien Bayou (ex-stagiaire à Alternatives économiques, ex-conseiller d'Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle 2012 et chargé de campagnes pour Avaaz, ONG de cybermilitantisme) riposte d'ailleurs : "Cette réforme les précarise pendant leur CDI. C'est un non-sens social. On ne se bat pas pour avoir un contrat de travail au rabais", dit ce collectif de stagiaires connu pour ses 'flashmobs', visages dissimulés derrière des masques blancs, et ses interventions médiatisées.

Ce projet de loi concentre les dissensions idéologiques, particulièrement au sein de la gauche. Qui dit vrai? Pour se faire une religion, il faut se pencher sur les arguments des uns et des autres pour démêler le vrai du faux contenu dans sept points clés de l'avant-projet de loi.

Les indemnités prud’hommales seront réduites ?

C'est vrai. Le gouvernement veut plafonner les indemnités selon l'ancienneté du salarié. Trois mois de salaire pour un salarié dont l'ancienneté est inférieure à deux ans, six mois entre deux et cinq ans, neuf mois entre cinq et dix ans. Le maximum est de 15 mois pour une ancienneté de plus de 20 ans. Selon une étude du ministère de la Justice portant sur les 401 arrêts rendus par les Prud'hommes en octobre 2014, la réforme est globalement défavorable aux salariés, particulièrement pour ceux ayant entre deux et dix ans d'ancienneté.

Le gouvernement justifie cette baisse. Il assume de reprendre à son compte une proposition du patronat "au nom de l'emploi". Selon Emmanuel Macron qui avait tenté d'introduire la disposition dans sa loi (elle a été retoquée à l'époque par le Conseil constitutionnel), la mesure est censée donner de la visibilité aux chefs d'entreprise. En clair, dans un contexte de chômage record, il pense qu'en permettant aux dirigeants de savoir combien leur coûtera la séparation d'un salarié, ils seront plus enclin à embaucher en CDI au moment où 90% des nouvelles embauches se font en CDD.

On pourra licencier plus facilement

C'est vrai. Alors qu'il appartient aujourd'hui au juge de dire si un licenciement économique est justifié, le projet de loi envisage de dégager des critères objectifs qui permettront à l'employeur de décider si un licenciement est "juste". En cas de baisse du chiffre d'affaires (ou du carnet de commandes) pendant plusieurs mois consécutifs, un employeur pourra se séparer de salariés. De plus, les groupes internationaux qui possèdent une entreprise en France n'auront plus à justifier de difficultés au niveau du groupe dans son ensemble mais seulement de son entreprise en France.

Ce que le gouvernement défend. Comme pour les indemnités prud'homales, le gouvernement fait de ce point une concession aux chefs d'entreprise pour les inciter à l'embauche, selon le principe que plus les conditions pour se séparer d'un salarié sont lisibles, plus ils sont incités à embaucher.

C'est la fin des 35 heures

Et c'est faux, si on considère que l'avant-projet de loi portée par El Khomri pose deux principes: la durée légale du travail effectif des salariés à temps complet est fixée à 35h par semaine et "toute heure accomplie au-delà est une heure supplémentaire" qui ouvre droit à une compensation. La majoration de minimum 10% est également maintenue. Et contrairement à la rumeur, rien ne change sur la durée maximale de travail qui reste fixée à 48h (plafond européen) auquel il est possible de déroger jusqu'à 60h.

Mais le diable est dans les dérogations. La loi envisage de pouvoir déroger plus longtemps à cette durée légale de 35 heures. En cas d'accord dans les entreprises, les salariés pourront travailler jusqu'à 44 ou 46h par semaine pour un maximum de 16 semaines (contre 12 aujourd'hui). 
De plus, en cas d'accord d'entreprise, il sera possible de descendre sous les 25% de majoration salariale qui sont la norme pour les heures supplémentaires.

Les mineurs pourront être appelés à travailler plus

C'est vrai. Le projet de loi prévoit d'assouplir les conditions de travail des apprentis mineurs qui ne peuvent pas travailler aujourd'hui plus de 8h par jour et 35h par semaine, sauf autorisation de l'inspecteur du Travail. A "titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives le justifient", ces durées pourront passer à 10 et 40h. De plus, il suffira que l'inspection du Travail soit informée.

Comment le pouvoir socialiste se justifie. Selon l'exposé des motifs, le gouvernement (qui vient de se doter d'une secrétaire d'Etat à l'Apprentissage, Clotilde Valter) entend -à son tour et après quatre ans- "développer l'apprentissage" et adapter le rythme de travail de l'apprenti "à celui de la communauté de travail dans laquelle il évolue". Seuls quelques secteurs, dont le bâtiment, seront concernés.

C'est la fin du pouvoir de négociation des syndicats

Les syndicats pourraient perdre
leur emprise sur les salariés
C'est vrai. Le texte prévoit que les accords collectifs signés dans l'entreprise doivent l'être par des syndicats représentant au moins 50% des salariés (ou par des syndicats représentant 30% des syndicats, si ceux représentant la moitié des salariés ne s'y opposent pas). C'est le cas aujourd'hui. Seulement pour éviter des blocages, une consultation des salariés par référendum pourra être organisée pour valider les accords et passer outre l'opposition des syndicats hostiles. 

Des garde-fous... Ce référendum d'entreprise ne pourra pas se faire à la demande de la direction, comme ce fut le cas pour Smart. Ils pourront seulement être proposés par des syndicats représentant au moins 30% des salariés.

Le repos quotidien n'est plus protégé

C'est vrai. Alors qu'aujourd'hui la loi prévoit qu'entre deux journées de travail, un salarié doit avoir un repos consécutif de 11h, le texte de loi prévoit que ce repos puisse être fractionné.

Un bémol... Le projet de loi émet deux conditions: cela ne peut intervenir que sur demande du salarié et par accord d'entreprise qui devra alors fixer une durée minimale de repos consécutif.

Une journée d'astreinte, comptée comme une journée rémunérée de repos

C'est vrai. Quand un salarié d'astreinte n'intervient pas, son temps d'astreinte est considéré comme du repos (mais il est rémunéré). Le projet ne change pas cette règle.

Pourtant... Aujourd'hui un salarié qui travaille pendant son astreinte à droit à 11 heures de repos à l'issue de son intervention. Le texte envisage d'accorder un repos dont la durée ne pourradépasser la durée de l'intervention.

mardi 21 avril 2015

La "prime d’activité" de Hollande: une improvisation de politique spectacle sur Canal+

Hollande a-t-il mérité la "prime d’activité" Hollande ?

Il l'a annoncée dimanche, "il faut" la faire, "on doit" et "yapuka" !

En attendant, l’élargissement de la "prime d’activité" annoncé   par François Hollande, a encore des contours bien imprécis. Le projet de loi sur le dialogue social, qui lui aussi reste à venir, doit être présenté mercredi en conseil des ministres et détaillé dans la foulée par le ministre du travail François Rebsamen, prévoit d’instaurer cette nouvelle prime destinée à plus de 5 millions de personnes actives, dont seulement 1 sur 5 des jeunes âgés de 18 à 25 ans, payées entre 0,8 et 1,2 SMIC, soit moins de 1.400 euros net mensuels.


C. Duflot et B. Pompili
en temps partiel à l'Assemblée
Ce futur dispositif flou doit remplacer le revenu de solidarité active (RSA) et la prime pour l’emploi (PPE), à partir du 1er janvier 2016 pour encourager le retour à l’emploi et améliorer les revenus des "travailleurs pauvres". Le premier ministre Manuel Valls en avait fait l’annonce "dès le 3 mars", comme on dit dans la presse à la botte, lors de sa présentation du plan national de lutte contre la pauvreté. C'était il y a "déjà" six semaines!... Il y incluait "déjà" (insiste cette presse-là, c'est-à-dire Le Monde, à la suite de l'AFP) les 18-25 ans jusqu’à présent exclus du RSA, et chiffrant l’ensemble du futur dispositif à 4 milliards d’euros pour an, soit environ autant que les coûts cumulés du RSA et de la PPE. Et ce ne sont pas les Français qui paient (dont... les parents), puisque c'est l'Etat !

Une petite minorité d'élus étudiants et apprentis


Mais dimanche, dans son "infotainment" sur Canal+, comme on dit dans la presse anglo-saxonne (et information spectacle, en Corrèze), le chef de l’Etat a élargi le périmètre de la prime à "toutes les personnes qui sont dans des petits boulots, l’intérim, le temps partiel (…) pour que cela puisse être avantageux de continuer à travailler" et parce que la dette publique est maîtrisée... François Hollande gère ! 


Il a l’intention d’en faire bénéficier les apprentis et les étudiants, mais dans certaines conditions... "à la condition qu’ils travaillent" et, c'est bien connu, tous les étudiants inscrits sont assidus en cours... On va même appelé ce dispositif "prime aux étudiants fantomes"! "Il veut que tous ceux qui travaillent dans le pays aient droit à cette prime dès 18 ans, en fonction de leurs revenus et de leur situation familiale", explique un proche du président de la République. Il suffira ainsi de donner l'impression qu'on est au travail.
Celle qui sait comment faire illusion
 


Car, pour l’instant, le projet de loi sur le dialogue social ne concerne pas les deux dernières catégories.
 "Les étudiants et les apprentis ne sont pas dans le projet de loi", ont confirmé lundi la Rue de Grenelle et Matignon. L’ajout de ces deux catégories devra donc se faire par amendement gouvernemental ou parlementaire lors de l’examen du texte par les députés godillots à partir de la fin du mois de mai. Et d'ici que les rigolos du Palais Bourbon y ajoutent les... étudiants étrangers !

Outre le niveau de revenus mensuels, un nombre minimum d’heures de travail sera nécessaire pour prétendre à la prime, y compris chez les étudiants salariés. "Il y a environ un million d’étudiants qui travaillent, mais on ne va pas tous les prendre", prévient Matignon. Combien resteront-ils sur le carreau, après que Hollande aura fait le beau?  "Un étudiant qui fait quelques heures de baby-sitting par mois pour se faire de l’argent de poche, n’y aura pas droit ; en revanche, un étudiant qui, pour payer ses études, a un job régulier à temps partiel par exemple, pourra y prétendre", selon une source gouvernementale. Les projecteurs de Canal+ à peine refroidis, les étudiants à temps plein n'ont pas tardé à déchanter...


"Moins de 500 millions d’euros": une paille !

Quel sera le critère de sélection retenu ? Pour un étudiant salarié, le seuil à ne pas dépasser serait actuellement fixé à 900 euros de revenus mensuels, qui le rangent automatiquement parmi les cotisants au régime général de la sécurité sociale et plus seulement au régime étudiant. Mais les godillots n'ont pas dit leur dernier mot.
  
IUT de Vire, mars 2015
L'heure est d'ailleurs "déjà" à la discrimination sociale.
Si le seuil d'abord évoqué sert en fait de tremplin pour bientôt dépasser les 1.000 euros, les contribuables des classes moyennes qui paient déjà l'impôt plein pot seront aussi des familles lésées. "La prime n’est pas une aide à tous les étudiants, mais davantage pour les travailleurs pauvres qui poursuivent des études", précise ainsi un proche de F. Hollande. Même si, comme le dit Coluche, ils courent après en veillant à ne jamais les rattraper. Pourquoi le faire, si la prime tombe sans obligation de réussite aux examens ?

Lolo Fabius:
prime d'activité
"sommeil"
à Alger, juin2014
Quel coût pourrait avoir cet élargissement alors que, par ailleurs, le gouvernement s'est "déjà" mis dans l'obligation de restrictions budgétaires ? "Un milliard d’euros de plus", selon le député socialiste de Saône-et-Loire Christophe Sirugue, futur rapporteur du projet de loi et guère favorable à la mesure. "Moins de 500 millions d’euros", minimise-t-on dans l’entourage présidentiel, déterminé à en rester à l'effet d'annonce de son show tragi-comique sur la chaîne privée Canal+. Pas un centime supplémentaire, fait savoir de son côté Matignon, qui n’entend pas augmenter l’enveloppe initiale de 4 milliards d’euros annoncée par M. Valls.

Hollande a encore mis Bercy dans la mouise. D’autant qu’à ce stade, l’annonce de Hollande ne satisfait pas les partenaires sociaux, qui estiment qu’ajouter étudiants salariés et élèves apprentis aux travailleurs les plus pauvres, y compris chez les moins de 25 ans, risque d’entraîner une baisse de la future prime d’activité de ces derniers.

mercredi 2 janvier 2013

Niches fiscales: entre 500 millions à un milliard de manque à gagner

Les apprentis socialistes enregistrent un déficit de rentrées fiscales

La démagogie a un prix
que le pouvoir paie cash


Le gouvernement conteste la réalité

Elément de langage: Pas plus de 500 millions d'euros de pertes !

La presse aux ordres a pour mission de colporter que  la censure partielle du budget 2013 n'entraînerait pas un manque à gagner d'un milliard d'euros pour les finances publiques, selon l'exécutif Dans son édition du 2 janvier, Les Echos, reprenant les estimations du projet de loi de finances, estime, lui, à un milliard ce manque à gagner lié au rejet par le Conseil constitutionnel de plusieurs dispositions fiscales contenues dans le budget 2013.

"Je crois que la presse spécule un petit peu (...) Lorsque nous parlons de 500 millions, nous évoquons notamment, mais pas seulement, les 75% de taxation sur les revenus supérieurs à un million d'euros par an", a supputé Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement sur France 2, ce mercredi.
VOIR et ENTENDRE Madame la Marquise Najat Vallaud-Belkacem "délivrer" ses commentaires positifs : 


"Lorsque la presse va plus loin, elle évoque un certain nombre de dispositifs censurés, comme le déplafonnement des niches fiscales outre-mer(...) pour une part source de recettes pour l'Etat et pour une autre part source de coût pour l'Etat", a-t-elle argumenté.

Le gouvernement a bien l'intention de proposer un nouveau dispositif de taxation des hauts revenus

La binationale confirme que le pouvoir n'en démord pas, comme François Hollande l'a annoncé lors de ses voeux de fin d'année. Mais la porte-parole n'a pas été en état de donner une quelconque précision sur la forme ou le délai.

Qui dit vrai ?
Alors 500 millions ou un milliard d'euros de manque à gagner ? 
Des analystes s'efforcent de soutenir que la difficulté tient dans la nature même des chiffres du manque à gagner. Et, bien que gouverner, ce soit prévoir, et bien aussi que le gouvernement promette la transparence à propos de tout, il ne s'agirait que "de simples estimations de Bercy" et non de données certaines puisque tous les revenus de 2012 qui seront imposés en 2013 ne sont pas encore connus. Mais de "simples estimations" permettent-elles, à l'inverse, de contester les chiffres du journal Les Echos ?


On est loin d'une recette en milliards promise par le candidat Hollande

F. Hollande, clone
de Fernand Raynaud
Ainsi, le rejet de la taxe à 75% entraînerait une perte de recettes de 210 millions par an, à en croire les manipulateurs de Bercy. 
Or, comment quantifier le rendement de la défunte taxe? Idem de la remise en cause partielle du plafonnement des revenus au titre de l'ISF. Pour Bercy, le plafonnement prévu initialement aurait permis à l'Etat de récupérer entre 100 et 200 millions d'euros. Une fourchette pour le moins large...

Et la fourchette est une passoire 

Au Sénat, François Marc, le rapporteur socialiste de la Commission des Finances, déclare froidement: "l’impact de cette diminution des dépenses fiscales [les niches] à hauteur de 2,2 milliards d’euros est atténué par de nouvelles dépenses fiscales pour un montant global de 0,6 milliard d’euros, soit un solde net de diminution des dépenses fiscales de 1,6 milliard d’euros en mesures nouvelles depuis l’adoption de la loi de finances initiale pour 2012". 
Ce qui est clair s'énonce clairement: les niches fiscales ne sont pas ce qu'ils en disaient.

Et la presse dévote qui nous a vendu l'apprenti sous-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, en expert fiscal !

vendredi 26 octobre 2012

Sondage: Hollande inspire de la défiance à 64% des Français

Les Français jugent sévèrement la politique et le caractère du président (ou son absence)




Dans la cuisine socialo-écolo,
le gâte-sauce Ayrault n'est pas le seul responsable  de la tambouille:
le Chef Hollande a perdu deux étoiles
 


Défiance généralisée

Plus le temps passe, plus François Hollande perd la confiance des Français. D'après les résultats d'un sondage OpinionWay pour Le Figaro, 64 % d'entre eux se déclarent mécontents de l'action du président de la République depuis son élection

Pire: dans chacun des treize domaines retenus par OpinionWay, François Hollande recueille une majorité de mécontents. " Il est relativement rare d'obtenir d'aussi mauvais résultats si vite, mais cela est un peu lié à la période, excuse Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay. La crise est forte, l'inquiétude est forte, cela rejaillit sur lui."
Sur sa capacité à lutter contre le chômage , l'immense majorité des Français, , a retiré sa confiance dans le chef de l'État: 69 % d'entre eux se déclarent mécontents de son action dans ce domaine, juste devant "la politique fiscale" de Cahuzac (66 %) et "le respect des engagements pris pendant la campagne électorale" (63 %).

Capacité à tenir ses promesses

Son score le moins accablant, avec "seulement" 51 % de mécontents, après bientôt six mois de pouvoir sans partage, le président le réalise à égalité dans trois domaines différents: "La lutte contre l'insécurité", "l'amélioration du système éducatif" et "la manière dont il défend les intérêts de la France à l'étranger".
Sur la sécurité, c'est plutôt positif pour Manuel Valls: "Pour un président de gauche, c'est plutôt un bon score", assure Bruno Jeanbart.
Sur les deux autres, en revanche, ce sont des mauvais points pour François Hollande. D'abord, parce qu'il avait mis l'éducation au cœur de sa campagne électorale: moins d'un Français sur deux satisfait, c'est le signe d'un doute sur sa capacité à tenir ses promesses.
Quant à la défense des intérêts de la France, ils sont à relier au
traité européen, que le chef de l'État s'était fait fort de renégocier, mais dont son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait lui-même reconnu que "d'un point de vue juridique" il s'agissait du même texte que celui qu'avait négocié Nicolas Sarkozy en mars 2012.

Le jugement des Français sur l'homme se révèle extrêmement sévère

Ils sont 68 % à estimer que François Hollande ne sait pas faire preuve d'autorité, 64 % à penser qu'il n'est pas capable de rassembler les Français et 63 % à assurer qu'il ne sait pas prendre des décisions difficiles. "Sur la question des traits d'image de François Hollande, c'est inquiétant, car les traces peuvent être longues à effacer", prévient Bruno Jeanbart. Elles laissent très peu d'espoir pour l'avenir.
De l'image du chef de l'État dépend aussi l'écoute qui est accordée à ses propos. Or, 62 % des personnes interrogées assurent que le président de la République n'explique pas bien son action. "On voit que son image dégradée n'est pas uniquement liée au contexte économique. Il y a aussi une difficulté à faire passer son message ainsi que des questionnements sur sa stratégie face à la crise", admet Bruno Jeanbart.

Le pire est à venir

De tout cela, on assure ne pas vouloir s'inquiéter à l'Élysée, où l'on plaide, sans y croire, que "l'impopularité peut aussi être un moteur de l'action". 

Il est des mots révélateurs de
la tragique inconscience de cette équipe de bras cassés dont les Français n'ont rien à attendre de bon : entraînés au mensonge, mais impréparés à l'action, ces improvisateurs accusent et insultent leurs prédécesseurs et se trouvent des excuses.

Les Français sanctionnent l'absence de vue d'ensemble et de cohérence: le Président Hollande ne domine pas son sujet.
Le chemin de croix des Français sera long
Sans envisager les stigmates sur le long terme, il comporte encore quatre ans et six mois de souffrances et d'expiation de leur vote du 8 mai 2012.