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mardi 3 novembre 2015

Valls juge "sérieux" le comportement "pathétique" de Hollande chez Lucette

Libération prend fait et cause pour la mascarade présidentielle de Vandoeuvre

Suite à l'égarement de Hollande, le premier ministre -à côté de la plaque- riposte par  la  polémique

Valls dénonce les propos "pas responsables" (sic) de Sarkozy sur l'autorité de l'Etat
En affirmant dans un entretien au Parisien qu'il n'y a "plus d'autorité de l'Etat en France," c'est Nicolas Sarkozy qui n'est pas "sérieux", selon le Premier ministre qui a perdu le sens des réalités, du respect et de l'obligation de vérité qu'avec  Hollande il doit aux Français. 
La révélation d'une mise en scène grotesque par le service de la com de l'Elysée d'une rencontre qui se voulait "inopinée" entre le président de la République et une infirmière retraitée proche de la mairie socialiste de Vandoeuvre-les-Nancy n'a pas ramené le premier ministre à la raison.
VOIR et ENTENDRE les aveux de l'infirmière retraitée, instrumentalisée par l'Elysée:

Manuel Valls avec aplomb et une insolence incompatible avec la fonction qu'il occupe a prononcé des paroles offensives et offensantes en arrivant à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre agresse Christian Jacob à l'Assemblée

Valls élude la tromperie de l'opinion pour s'en prendre à la personne de ses détracteurs.
 VOIR et ENTENDRE  la question au gouvernement du président du groupe LR-Centre et la réponse indécente de Manuel Valls (version tronquée de BFM TV):

VOIR et ENTENDRE un Valls premier ministre qui ne sait visiblement plus de quoi il est question (version non expurgée des insultes de Valls) et qui répond à tort et à travers au président du groupe Les Républicains, lui adressant des insultes publiques:

           

Accablé par la confiance aveugle que le président sexagénaire accorde à l'inconséquent Gaspard Gantzer, le premier ministre s'est à nouveau retranché parmi ses vieilles lunes. 

Il a en effet détourné la question: "Dire qu'il n'y a pas d'autorité de l'Etat quand soi-même on a affaibli pendant des années l'Etat, en supprimant 13.000 postes de policiers et de gendarmes, en baissant les moyens du ministère de l'Intérieur - c'est-à-dire des forces de l'ordre -, en supprimant des centaines de postes de magistrats... Dire qu'il n'y a plus d'autorité de l'Etat quand soi-même, tous les jours, on remet en cause l'indépendance de la justice, ça n'est pas sérieux et pas responsable", a déclaré Valls.

VOIR et ENTENDRE le laïus d'un chef de gouvernement à la dérive:

Le monde à l'envers de la mauvaise foi est au pouvoir.

dimanche 21 juin 2015

Sondage: le voyage privé de Valls en jet gouvernemental reste sur l'estomac des Français

Le supporter indélicat du Barça perd deux points

Son "si c'était à refaire, je ne le referais pas" ne vaut pas des excuses


"I believe I can fly"
aux frais de la princesse !
La cote de popularité du Premier ministre, Manuel Valls, perd deux points depuis un mois, tombant à 35 %, reconnaît le baromètre IFOP qui limite les dégâts de mauvaise grâce pour le Journal du dimanche: en compensation, celle du président François Hollande gagnerait royalement 1 point, à 22 % en juin. A croire que les sondés apprécieraient ses voyages de campagne à travers la France à deux ans de la présidentielle et qu'ils tiendraient peu rigueur au Premier ministre qui paierait ainsi au prix faible les frais de sa faute du voyage familial à Berlin dans un avion de la République.

A la question
"êtes-vous satisfait ou mécontent de François Hollande comme président de la République ?", 77 % (-1 pt) se disent mécontents (39% plutôt mécontent, 38 % très mécontent), tandis que 22 % (+1 pt) maintiennent qu'ils sont "satisfaits" (2% très satisfaits, 20% plutôt satisfaits). 1 % ne se prononce pas.

Avec 35 % de satisfaits (-2 pts),
la cote de popularité de Manuel Valls retrouve son plus bas niveau, qu'il avait déjà atteint en septembre et décembre 2014. 4 % des sondés se disent très satisfaits, 31 % plutôt satisfaits.
Jamais depuis avril 2014, le nombre de mécontents a été aussi élevé:
64 % des sondés se disent mécontents du Premier ministre (+2 pts par rapport à mai). 38 % sont plutôt mécontents et 26 % très mécontents). 1 % ne se prononce pas.

Marqué au fer rouge par l'affaire du voyage privé Poitiers-Berlin et retour en jet de la République.

Le Premier ministre
 s'est à jamais  déconsidéré  par l'affaire du voyage familial Poitiers-Paris-Berlin et retour en jet privé le fatal weekend du Congrès PS de juin. Malgré sa tentative de polémique suivie de soi-disant excuses, Manuel Valls continue de payer cette escapade. Il retrouve son niveau de décembre 2014, avant les tragiques attentats meurtriers de janvier. 
VOIR et ENTENDRE Valls nier la gravité de son comportement, appelant à "rester sur l'essentiel":


Le locataire de Matignon "s'est pris les pieds dans le tapis" rouge, selon Claude Goasguen interrogé sur BFMTV. Le député Les Républicains (ex-UMP) considère que "la méthode n'est pas conforme à la vertu signalée par le gouvernement depuis quelques années. Il aurait dû payer dès le départ."

Et puisque, contrairement au credo socialiste, selon lequel "ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie", le député Daniel Fasquelle va plus loin et "demande qu'il rembourse à l'Etat français ce qu'a coûté ce déplacement". Les Républicains pointent en effet "une faute de comportement d'une exceptionnelle gravité surtout quand on a un bilan aussi catastrophique que le sien".Dans la majorité, Olivier Falorni considère pourtant que Manuel Valls n'a volé personne, mais que l'éthique voudrait que le Premier ministre assume le transport de ses deux enfants et qu'il paie pour eux.

Pour mémoire, le 12 juin dernier, le sondage Odoxa pour 'CQFD' sur i-télé et  le Parisien -  Aujourd’hui en France , indiquait que cette affaire a laissé des traces dans l’opinion, puisque 67 % des Français considèrent ce voyage  à Berlin avec ses deux fils en avion de la République comme une affaire "grave".

Le Parisien parle d'une "grosse gaffe" et Libération titrait même, le mercredi 10 juin: "Valls marque contre son camp". 
Et le secrétaire d'État aux Sports n'est même pas humilié. Ecarté du jet de Valls, au profit des enfants du premier ministre, probablement consultés par Michel Platini, Thierry Braillard a chanté le lien particulier qui unit le premier ministre au FC Barcelone, qui a remporté la finale. "On sait que son papa a écrit l'hymne du Barça", a-t-lancé sur France Info. Un argument comme un autre, à cela près que ce n'est pas le père mais le cousin du père de Manuel Valls qui a composé la musique du fameux hymne... La peur que suscite Valls inspire  aux godillots une flagornerie aveugle.

lundi 26 novembre 2012

Montebourg veut bouter Mittal hors de France

Comme Pulvar l'a répudié, Montebourg veut chasser Mittal 

Montebourg, guerillero de Hollande, multiplie les agressions



Le Che Montebourg
barbe et béret
"made in France"

Peu importe le "riche" milliardaire ?

A dix jours de l'expiration du délai pour trouver un repreneur à Florange, Arnaud Montebourg a haussé le ton jeudi contre Mittal en menaçant à mots couverts de nationaliser, le site mosellan au moins temporairement. Le 1er octobre, ArcelorMittal avait en effet annoncé son intention de fermer la filière liquide du site (la production d'acier brut à partir de minerai de fer et de charbon) et avait laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour les installations qu'il ne souhaitait plus exploiter.

La veille, le ministre du redressement productif avait annoncé que 
le gouvernement avait reçu deux "offres et marques d'intérêts" pour le site lorrain mais sur un périmètre plus vaste que prévu initialement. Selon Le Monde et France Inter, l'un des deux repreneurs potentiel serait le russe Severstal, détenue majoritairement par le... milliardaire russe Alexeï Mordachov, rival de l'Indien Lakshmi Mittal, lorsqu'en juillet 2006 celui-ci racheta Arcelor, groupe né de la fusion, en février 2002, de trois sidérurgistes européens : Aceralia (Espagne), Arbed (Luxembourg) et Usinor (France).

Le quotidien affirme encore que l'autre est le français
Ascometal, ancienne filiale de Severstal désormais contrôlée par le fonds d'investissement américain Apollo Group. Interrogé, Severstal a refusé de commenter ces informations..




Montebourg réclamait à Mittal d'inclure dans la cession non seulement la filière liquide, qu'ArcelorMittal souhaite fermer, mais également les autres installations, notamment de traitement et finition de l'acier, dont le groupe ne souhaite pas se séparer.

Jeudi au Sénat, le ministre a même évoqué une possible nationalisation.

 "L'éventualité d'un contrôle public, même temporaire, doit faire l'objet d'une étude sérieuse par le gouvernement, et c'est (...) ce à quoi nous nous sommes attelés depuis plusieurs mois", a déclaré le ministre en réponse à une question du sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini. Ce "contrôle public temporaire" fait écho à la nationalisation demandée par un certain nombre de responsables politiques et syndicaux, et jusqu'ici exclue par le gouvernement.

Dans cette hypothèse, qui "doit faire l'objet d'une étude", souligne l'entourage du ministre, il ne s'agirait que de reprendre la main pour ajuster le périmètre et le vendre
, in fine, à un tiers.


Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg ne veut plus de Mittal en France

Le matamore le clame dans un article publié dimanche sur le site internet du quotidien économique Les Echos. Il chercherait un partenaire industriel pour en prendre le contrôle temporaire.



"Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France", accuse le redresseur improductif, qui avait déjà déclaré jeudi devant le Sénat que "le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts-fourneaux de Florange, c'est Mittal". En 2007, Montebourg s'en prit déjà, dans le même esprit au concubin de sa candidate: " Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut, c’est son compagnon !"

A noter que la constance du PS à "salir" ses opposants 

Dans son impuissance, le gouvernement de Hollande a déjà pratiqué la stigmatisation du "comportement" de la famille Peugeot.

"Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants", ajoute-t-il aux Echos soulignant qu'il "n'a jamais tenu ses engagements" vis-à-vis de l'Etat français. 

Le ministre a confirmé aux Echos travailler à un projet de "nationalisation transitoire" de Florange. Selon le quotidien, "l'idée serait une association avec un opérateur industriel, minoritaire dans le capital le temps de stabiliser l'activité".Dans son discours du 14 juillet, le président français s'est montré particulièrement virulent à l'égard de la direction du groupe PSA Peugeot Citroën: François Hollande l'avait déjà accusée de "mensonge".

Montebourg hausse le ton contre Mittal
A moins d'une semaine de la fin du délai, samedi 1er décembre, le redresseur improductif aurait deux offres de reprises mais qui ne cadrent pas, car sur un périmètre plus large que celui mis en vente par Mittal.


19 octobre 2012, " à ma connaissance Arcelor Mittal n'est pas un canard boiteux, c'est une grande entreprise", avait déclaré le président Hollande. Qu'en a-t-il fait depuis ?

vendredi 26 octobre 2012

Sondage: Hollande inspire de la défiance à 64% des Français

Les Français jugent sévèrement la politique et le caractère du président (ou son absence)




Dans la cuisine socialo-écolo,
le gâte-sauce Ayrault n'est pas le seul responsable  de la tambouille:
le Chef Hollande a perdu deux étoiles
 


Défiance généralisée

Plus le temps passe, plus François Hollande perd la confiance des Français. D'après les résultats d'un sondage OpinionWay pour Le Figaro, 64 % d'entre eux se déclarent mécontents de l'action du président de la République depuis son élection

Pire: dans chacun des treize domaines retenus par OpinionWay, François Hollande recueille une majorité de mécontents. " Il est relativement rare d'obtenir d'aussi mauvais résultats si vite, mais cela est un peu lié à la période, excuse Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay. La crise est forte, l'inquiétude est forte, cela rejaillit sur lui."
Sur sa capacité à lutter contre le chômage , l'immense majorité des Français, , a retiré sa confiance dans le chef de l'État: 69 % d'entre eux se déclarent mécontents de son action dans ce domaine, juste devant "la politique fiscale" de Cahuzac (66 %) et "le respect des engagements pris pendant la campagne électorale" (63 %).

Capacité à tenir ses promesses

Son score le moins accablant, avec "seulement" 51 % de mécontents, après bientôt six mois de pouvoir sans partage, le président le réalise à égalité dans trois domaines différents: "La lutte contre l'insécurité", "l'amélioration du système éducatif" et "la manière dont il défend les intérêts de la France à l'étranger".
Sur la sécurité, c'est plutôt positif pour Manuel Valls: "Pour un président de gauche, c'est plutôt un bon score", assure Bruno Jeanbart.
Sur les deux autres, en revanche, ce sont des mauvais points pour François Hollande. D'abord, parce qu'il avait mis l'éducation au cœur de sa campagne électorale: moins d'un Français sur deux satisfait, c'est le signe d'un doute sur sa capacité à tenir ses promesses.
Quant à la défense des intérêts de la France, ils sont à relier au
traité européen, que le chef de l'État s'était fait fort de renégocier, mais dont son premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait lui-même reconnu que "d'un point de vue juridique" il s'agissait du même texte que celui qu'avait négocié Nicolas Sarkozy en mars 2012.

Le jugement des Français sur l'homme se révèle extrêmement sévère

Ils sont 68 % à estimer que François Hollande ne sait pas faire preuve d'autorité, 64 % à penser qu'il n'est pas capable de rassembler les Français et 63 % à assurer qu'il ne sait pas prendre des décisions difficiles. "Sur la question des traits d'image de François Hollande, c'est inquiétant, car les traces peuvent être longues à effacer", prévient Bruno Jeanbart. Elles laissent très peu d'espoir pour l'avenir.
De l'image du chef de l'État dépend aussi l'écoute qui est accordée à ses propos. Or, 62 % des personnes interrogées assurent que le président de la République n'explique pas bien son action. "On voit que son image dégradée n'est pas uniquement liée au contexte économique. Il y a aussi une difficulté à faire passer son message ainsi que des questionnements sur sa stratégie face à la crise", admet Bruno Jeanbart.

Le pire est à venir

De tout cela, on assure ne pas vouloir s'inquiéter à l'Élysée, où l'on plaide, sans y croire, que "l'impopularité peut aussi être un moteur de l'action". 

Il est des mots révélateurs de
la tragique inconscience de cette équipe de bras cassés dont les Français n'ont rien à attendre de bon : entraînés au mensonge, mais impréparés à l'action, ces improvisateurs accusent et insultent leurs prédécesseurs et se trouvent des excuses.

Les Français sanctionnent l'absence de vue d'ensemble et de cohérence: le Président Hollande ne domine pas son sujet.
Le chemin de croix des Français sera long
Sans envisager les stigmates sur le long terme, il comporte encore quatre ans et six mois de souffrances et d'expiation de leur vote du 8 mai 2012.

mercredi 25 juillet 2012

Montebourg, ministre au lance-flammes

Montebourg, l'hyperactif du PS, fait son Sarkozy

Le ministre du "Redressement Productif" papillonne sur tous les fronts, fustigeant les entreprises qui veulent licencier et imitant l'interventionnisme de Nicolas Sarkozy, une méthode qui contradiction avec la retenue promise par ses pairs du gouvernement.

Arnaud Montebourg cherche à imposer une image de fermeté, mais ne réussit qu'à passer pour un bourrin cyclothymique. Piégé par une avalanche de plans sociaux qu'il n'a pas vu venir tant le PS niait la crise jusqu'en mai dernier, le ministre du Redressement productif -qui doit annoncer ce mercredi en Conseil des ministres son plan pour la filière automobile- fonce tête baissée. 



Bien qu'avocat de formation, il prend les problèmes à la hussarde. Il aimerait incarner le volontarisme du gouvernement socialiste sur tous les fronts sociaux. "Je veux protéger l'avenir de cette entreprise, de ses usines en France, de ses salariés", assure-t-il à Libération à propos de Peugeot. Tout en clouant sa direction au pilori


Pour toute politique, de PSA à Sanofi en passant par le groupe Doux, il prend  parti contre les patrons en faveur des salariés à grandes déclarations lyriques et vilipende les industriels qu'il condamne sans autre forme de procès. Ainsi, après avoir dénoncé la stratégie de PSA, le ministre redresseur de torts s'en est-il pris aux actionnaires du groupe. "Je veux savoir ce qu'il (l'actionnaire de référence,ndlr) veut faire", a-t-il déclaré. 


Montebourg: "Mon ministère n'est pas celui des mondanités"



A la différence de Fleur Pellerin qui se croit à la tête d'un ministère"sexy", il roule les mécaniques et  dit "non" à tout, à commencer par les plans sociaux. D'entrée, le nouveau ministre socialiste avait lancé que le gouvernement "n'acceptait pas le plan en l'état", après l'annonce du plan de restructuration de PSA. 
Il réitère ce "niet" lors de l'affaire Sanofi. "Nous ne pouvons accepter", assène-t-il encore. Le dialogue paraît bien difficile et a fortiori les compromis.

Arnaud Montebourg revendique la fermeté stalinienne. 
Ce partisan de la démondialisation affiche sans complexe sa méthode dans Libération. "Mon ministère n'est pas celui des mondanités, c'est celui de l'action et du rassemblement patriotique au service de notre industrie", martèle l'ex-Monsieur Hortense de Labriffe. "Ma méthode, c'est la négociation franche pour, ensuite, rassembler tout le monde autour des difficultés et les surmonter ensemble", explique le ministre, dont la pratique soviétique de négociation n'a jamais été constructive. 

Sa Grâce est révulsée par la magouille


Si le gouvernement ne peut rien pour empêcher la multiplication de plans sociaux draconiens, ce ministre peut toujours clamer sa détestation de la magouille. 
Mais comment un socialiste pourrait-il être crédible au vu des affaires qui se sont abattues sur ses grands élus régionaux et ministres qui n'ont rien à envier aux patrons-voyous. En même temps que, le 14 avril dans Le Journal du Dimanche, le candidat Hollande promettait: " Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées ", certes il n'appela ni  Kucheida mis en cause en 2011 dans une affaire de corruption, ni Jack Lang, condamné en 2008 pour rupture de contrat, ni Sa Cynique Majesté Royal, condamnée en 2008 pour ...licenciements abusifs, pour ne citer qu'eux, mais il s'entoura pourtant de repris de justice: l'actuel premier ministre, Jean-Marc Ayrault, condamné en 1997 pour délit de favoritisme, les ministres de Hollande, Pierre Moscovici, condamné en 2001 pour atteinte au droit à l'image, Christiane Taubira, devenue Garde des Sceaux, qui, en septembre 2004, a été condamnée pour licenciement injustifié et rupture abusive du contrat de son ancienne assistante parlementaire, Sylvia Edom. et Montebourg soi-même, pour diffamation en 2010. 

Avant la défense du salarié, la croisade contre la corruption et pour la moralisation de la vie publique fut le grand coup d'épée dans l'eau du chevalier socialiste. En 2001, le haineux Montebourg se battit aussi contre les moulins à vent pour voir Jacques Chirac traduit devant la Haute Cour de justice, sans succès. 



En 2011, celui qu'on surnomme le "Saint Just de la gauche" ou le "Chevalier blanc du Parti socialiste" déclare la guerre au sénateur PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, dont il dénonce les pratiques "clientélistes" dans la fédération PS qu'il contrôle. Mais le mafieux est toujours en poste. En 2012, il récidive dans le Pas-de-Calais pour dénoncer la corruption de certains élus, ce qui a le don d'énerver la Première secrétaire Martine Aubry. 


C'est Montebourg qui assure qu' "il ne suffit pas d'être dans la vindicte"...

Illuminé, il l'est aussi dans sa vie privée.
Pour défendre sa compagne, la journaliste Audrey Pulvar, récemment remerciée par France télévisions, Arnaud Montebourg n'hésite pas à boycotter les chaînes du groupe pour venger sa concubine. Et à la recaser aux InRockuptibles. Des patrons sociaux qui  se sont emparés du journal Le Monde, mais ont laissé mourir le journal France Soir de mort lente.

Mais, au-delà des envolées, il lui faut maintenant des résultats. 
C'est d'ailleurs ce que lui réclament déjà ses adversaires politiques, qui  moquent son brassage du vent. "Tant qu'il est dans le discours du procureur, tout va bien. Quand il va passer à l'action, ce sera plus compliqué. Montebourg n'a pas encore compris qu'il n'est plus dans l'opposition et qu'il ne suffit pas d'être dans la vindicte", assure Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. 

Christian Estrosi ne mâche pas non plus ses mots: "Le ton qu'il emploie n'est pas à la hauteur du sens de la responsabilité que doit avoir un ministre. Montebourg s'est laissé griser par les séances médiatiques et populistes mais il risque de prendre tout cela en boomerang", s'inquiète le député UMP. 

Même angle d'attaque ce mardi chez le centriste Jean-Christophe Lagarde: "Nous en avons assez des moulinets de M. Montebourg. C'est bien de prendre en otage, d'insulter, de traiter les uns et les autres de menteurs, mais M. Montebourg n'est plus dirigeant du Parti socialiste, il est ministre de la France", a dit le député de Seine-Saint-Denis en parlant du dossier PSA. 
"Etonnamment à l'écoute"

Même dans son propre camp, le style Montebourg ne passe pas toujours. Ainsi, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine a "très moyennement apprécié ses sorties sur la CSG lors de la conférence sociale", confie un conseiller au Figaro. 
De même, la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, n'approuve pas les prises de position trop clairement affichées d'Arnaud Montebourg sur les gaz de schiste. 

Plus Don Quichotte que véritable Zorro pour certains, Arnaud Montebourg aurait pourtant des qualités cachées. A en croire un grand patron de l'industrie, qui préfère toutefois garder l'anonymat, le ministre sait être "parfois étonnamment à l'écoute". Une qualité que le ministre devra apprendre à développer et concrétiser !

lundi 24 novembre 2008

Politiquement, Royal inquiète le socialiste Bartolone

Bartolone s’épanche pour Le Point

À quelques heures du vote des militants socialistes, appelés à élire leur futur premier secrétaire jeudi (premier tour) et vendredi (second tour), lepoint.fr a interrogé Claude Bartolone, lieutenant de Martine Aubry, qui affronte dans cette bataille Ségolène Royal et Benoît Hamon. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis, "serein, heureux et confiant", nous explique que les militants ont à choisir entre "deux comportements politiques", celui de Royal et celui d'Aubry. Il n'hésite pas aussi à tacler l'adversaire poitevine de la maire de Lille, qui "politiquement" l'"inquiète".

Lepoint.fr : Dans quel état d'esprit êtes-vous à quelques heures du vote ?

Claude Bartolone : Je suis très serein, très confiant, et surtout très heureux de la campagne que nous avons faite avec Martine Aubry dans un temps très réduit. Souvenez-vous de ce qu'on a entendu cet été sur les carpes et les lapins (référence à l'assemblage hétéroclite de proches de Strauss-Kahn, de Fabius, de Montebourg, formé par l'équipe emmenée par Aubry, NDLR) ! Et en un mois et demi, Martine Aubry s'est identifiée à une ligne politique, qui met l'économie et le social au coeur de son projet, à une stratégie de rassemblement de la gauche et à un parti, qui est un parti de militants et non celui de supporters. Ce qu'elle a réussi à bâtir de manière artisanale, elle peut le faire de manière industrielle au nom du PS...

Lepoint.fr : Comment expliquer aux militants que vous n'avez pas réussi à vous rassembler avant le vote, notamment avec Bertrand Delanoë et Benoît Hamon ?

C. B. : Delanoë, Hamon et nous aurions effectivement pu signer un texte de rassemblement politique. Cela ne s'est pas fait parce qu'il y a eu au dernier moment une divergence entre Hamon et nous sur la question du candidat le mieux à même de symboliser cette ligne politique. Je pense que Benoît Hamon est trop éloigné du centre de gravité qu'avait défendu Bertrand Delanoë au cours de ce congrès, trop excentré sur la gauche, et j'avais peur que certains militants qui avaient voté pour Delanoë ne s'y retrouvent pas. C'était donc plus facile de s'en remettre au vote des militants pour désigner celle ou celui qui doit mener le rassemblement.

Lepoint.fr : N'avez-vous pas peur que cette équipe, incarnée par Martine Aubry et soutenue par Bertrand Delanoë, ne paye les frais de la volonté de renouvellement des militants ?

C. B. : Non. Je crois que la question du renouvellement est évidemment dans la tête des militants, mais que ce n'est pas le coeur de la question qui se pose. La question qui se pose, c'est que grâce à l'intervention de Ségolène Royal samedi après midi au congrès de Reims ( lire du Point : le show de Royal devant Bertrand, Martine et François ), les militants se sont rendu compte qu'il y a deux comportements politiques et deux conceptions du PS qui leur sont proposées. D'ailleurs, c'est pour ça aussi que l'on sent un sentiment de vote utile se cristalliser autour de la candidature de Martine Aubry.

Lepoint.fr : Pouvez-vous définir ces "deux conceptions" ?

C. B. : Ségolène Royal est beaucoup plus sur une préoccupation sociétale que Martine Aubry, qui a installé au coeur de son projet l'économique et le social, la redistribution de la richesse... Mais cette dernière a aussi une vision du système qui donne le sentiment qu'il faut le changer et non s'en accommoder en le transformant à la marge.

"Un écart entre le dire et le faire"
Lepoint.fr : Pourquoi rejeter l'idée de consulter les militants sur l'épineuse question des alliances avec le centre ?

C. B. : Si on décide de consulter les militants, c'est pour leur faire changer de système d'alliance. Or, que ce soit à la présidentielle, ou lors du vote sur les motions en vue du congrès de Reims, l'idée de rejeter une alliance avec le centre, compte tenu de ce qu'il représente, est majoritaire chez les militants. Ils viennent de se prononcer pour 70 % d'entre eux pour des textes qui rejettent l'accord avec le MoDem (70 % est environ la somme des résultats de Hamon, d'Aubry et de Delanoë, lors du vote des motions, NDLR) ! On ne va pas leur dire que, finalement, ce n'est pas suffisant et qu'on va devoir encore les consulter sur cette question. J'ai plutôt l'impression que cette proposition est une grosse ficelle de Royal pour se débarrasser de ce chewing-gum qui lui colle à la chaussure et qu'est le MoDem depuis qu'elle a proposé à Bayrou le poste de Premier ministre...

Lepoint.fr : Pourquoi Ségolène Royal suscite-t-elle un tel rejet de la part des cadres du PS ?

C. B. : Il y a un écart entre le dire et le faire. Il y a beaucoup de responsables politiques socialistes qui sont traumatisés par le fait qu'on ait eu droit à la démocratie participative, alors que la plupart des propositions qu'elle a sorties pendant la campagne présidentielle, comme l'encadrement militaire, n'étaient pas le fruit de cette démocratie participative ! Autre exemple, les militants socialistes ont distribué des millions de tracts pendant la présidentielle. Le titre de cet opuscule, que j'ai sur mon bureau, c'est "Bayrou, l'autre visage de la droite". Les militants n'avaient pas encore fini de distribuer les tracts qu'ils apprenaient que Royal avait été, de manière nocturne, tirer la sonnette de Bayrou pour lui proposer le poste Premier ministre ! On peut aussi citer sa déclaration consistant à expliquer que l'idée d'un Smic à 1.500 euros était une erreur alors qu'elle venait de la défendre pendant la présidentielle. Dès lors, comment donner de la crédibilité aux déclarations qu'elle fait en ce moment, qui semblent plus être destinées à séduire qu'à structurer une ligne politique. Il y a un tel écart entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, et politiquement, elle m'inquiète.

Lepoint.fr : Quels sont les qualités et les défauts de Benoît Hamon et de Ségolène Royal ?

C. B. : Benoît Hamon est un responsable politique sur une ligne de gauche qui appartient à une génération qui va avoir toute sa place dans les années à venir au sein du PS. Il n'a en revanche pas encore les atouts pour battre Ségolène Royal. Ségolène, je dois au moins reconnaître qu'elle est charismatique, c'est indéniable.

vendredi 28 mars 2008

L’opinion approuve l’évolution de Sarkozy souhaitée par la presse

Une majorité de Français souhaite un président conventionnel
A 58% les Français estimeraient que, depuis quelques semaines, Nicolas Sarkozy a changé plutôt en bien sa manière d'exercer la fonction de président de la République, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI.
D'après cette enquête,
- 50% des personnes interrogées disent en outre que le chef de l'Etat exerce sa fonction "de la même manière",
- 49% étant d'une opinion contraire
- et 1% ne se prononçant pas.
La perception favorable de l'effort de Nicolas Sarkozy de cadrer son image en laissant de côté certains aspects de son comportement qui en font visiblement un président de son temps, jeune et dynamique, est davantage marquée dans l'électorat de droite (59%).
Le sondage a été réalisé , pendant la visite d’Etat qu’il a effectuée au Royaume-Uni, les 26 et 27 mars, auprès d'un échantillon de 1.007 personnes âgées de 18 ans et plus.
Rappelons que le Président Sarkozy a accédé au pouvoir à l’âge de 52 ans, mais de 63 ans pour Chirac et de 65 pour Mitterrand. La presse et les Français ont donc de la peine à adapter leur conception de la fonction au rajeunissement de dix ans de celui qui l’incarne.