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lundi 7 mars 2011

Monsieur Aubry tombe le voile: c'est maître Brochen

Le mauvais génie de la Ch'tite Aubry





Mme Brochen
et M. Aubry




L'entourage que stigmatise Montebourg

Au premier rang des nuisibles du PS, on remarque François Lamy au premier coup d'oeil (ci-dessous, à gauche). Né en 1959 à Brunoy, cet animateur socio-professionnel devenu instituteur, puis assistant, conseiller technique et chef de cabinet d'un secrétaire d'Etat, est un cumulard:
- député de la sixième circonscription de l'Essonne,
- maire de Palaiseau
- président de la communauté d'agglomération du plateau de Saclay
- et conseiller de la patronne du PS,
d'échec en échec électoral, se ralliant au PCF, si besoin, c'est un adhérent tardif au PS, 30 ans.
En décembre 2008, il devint conseiller politique du premier secrétaire actuel du PS.


Harlem Désir
est, à ce qu'on dit, secrétaire national à la coordination

Mais personne ne sait ce qu'il coordonne. Bac+ 3 à 24 ans, par protection en 1983 sous Mitterrand, la philosophie mène à tout: animateur de radio, salarié dans une maison d'édition et gérant d'un mensuel, et collaborateur d'un réseau européen de logement des jeunes.(ci-contre, à droite)
Notre philosophe s'est distingué au syndicat étudiant UNEF-ID, dont il fut membre du bureau national, mais surtout comme factotum et porte-parole de Julien Dray jusqu'en 1992 à SOS Racisme,voulu en 1984 par Mitterrand et critiqué aussi bien par les anarchistes que par Dieudonné qui accuse SOS Racisme d'être une « officine sioniste » qui ferait la promotion de l'islamophobiecomme. Max Gallo condamna aussi la main jaune de son logo qui rappelle l'étoile jaune de sinistre mémoire.
Harlem Désir fait partie des vertueux du PS qui ont été condamné en justice.
Le 17 décembre 1998, il prit 18 mois de prison avec sursis d'un juge magnanime et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux de ce même magistrat qui cotisait sans doute au SM. De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il était président de SOS Racisme, Désir avait en effet été également salarié en tant que « formateur permanent » par l'"Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants" (basée à ... Lille), ce bac+3 percevait pour cet emploi fictif un salaire mensuel brut de 10 500 francs.
Mais Harlem Désir a bénéficié d'une largesse de François Mitterrand: une amnistie concernant une dette de 80 000 Francs au Trésor Public pour des amendes de stationnement qui a été prononcée le 08 Mai 1992 alors qu'il était président de SOS Racisme. La vertu socialiste ne date pas d'aujourd'hui et Mitterrand savait reconnaître les siens.


La Ch'tite Aubry est aussi flanquée de Hamon-le-benêt

Celui-là, elle ne l'a pas choisi: c'est un avatar du congrès de Reims, comme aurait pu l'être Désirdavenir Royal. Mais l'élu de nulle part en nom propre est désoeuvré et colle la maire de Lille comme à la chaussure. On le sent de loin, avant de le voir partout dans son sillage. Ne nous étonnons donc pas que Martine Aubry ait constamment le mot 'salir' à la bouche et que ce benêt de Benoît soit pathologiquement sensible à ce qui ressemble de loin à du mépris, de l'humiliation ou du manque de respect.

Un autre "défaut", son conjoint

Depuis 2004 dans l'ombre de la fille Delors, on dit qu'il "abîme" la faisant-fonction de premier secrétaire du PS.

Pour contrer des accusations qui circulent sur Internet sur son rôle d'avocat pro-arabe, le mari de la patronne a été incité à s'exprimer, à vingt mois de la présidentielle. Lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, il écoutait sagement sa femme, également divorcée et le 17 juillet 2010, l'avocat Jean-Louis Brochen, 66 ans alors, sortit de l'ombre.

Monsieur Aubry, sexiste refoulé, évoqua sa carrière, ses combats et son effacement "un peu à regret" de la vie politique, en 2001, quand Martine Aubry fut élue maire de Lille. Il raconta leur rencontre, alors qu'adjoint à la culture de la ville, il l'avait prise sous son aile, tout juste parachutée de Paris dans le Nord: "Je la connaissais, mais elle ne me connaissait pas. Je l'avais déjà vue deux fois, au congrès du Syndicat des avocats de France, où elle était intervenue, et à l'occasion de la remise de Légion d'honneur au bâtonnier de Versailles."

Il est accusé d'être un "avocat islamiste"
Cet article avait été mûrement réfléchi Rue de Solferino. Réalisé par un site proche du PS, hébergé par la Fondation Jean-Jaurès, liée au PS et animé par un collectif de chercheurs de gauche dirigé par Frédéric Martel, un ancien collaborateur de cabinet d'Aubry au ministère du Travail, sous Lionel Jospin. Le terrain était balisé.
L'objectif de l'opération était de recadrer ce qui s'écrivait sur Internet et en particulier Wikipedia qui fut rappelée à l'ordre et ré-éduquée: ce qu'on appelle auto-censure... Des détracteurs voyaient en effet en Jean-Louis Brochen un "avocat islamiste", "salafiste" et "communautariste" depuis 1993, quand il défendit 17 lycéennes voilées exclues du lycée Faidherbe de Lille et qu'il militait pour le port du voile. En 1996, il choisit aussi de conseiller un jeune islamiste qui avait participé au braquage d'un supermarché.

Une opération confidentielle de comm

Maître Brochen tenta de se justifier de ses choix militants, en juillet au festival de théâtre d'Avignon. "De même que l'avocat d'un criminel n'est pas lui-même un criminel, j'ai défendu ces jeunes filles voilées alors que je n'étais pas favorable au voile. Je suis contre le voile et encore plus clairement contre la burqa, mais c'est l'honneur d'un avocat que de faire en sorte qu'un individu ait toujours quelqu'un pour le défendre." Il aurait aussi bien pu défendre un catholique intégriste et, si par hasard ce n'était pas encore le cas, nul doute que cela ne saurait tarder: le débat sur la laïcité devrait lui créer des occasions de démntrer sa bonne foi.

Une opération médiatique, un tir groupé

En juillet, Jean-Louis Brochen s'était blanchi. En mai, c'est Jacques Delors, père de Martine Aubry, et Clémentine Aubry, la fille de la maire de Lille, née de son précédent mariage, qui se faisaient offrir un entretien croisé au journal La Croix sur l'Europe. "Cela n'a rien à voir ! " assure Jean-Louis Brochen. Ce dévoilement de la famille, très dépouillé dans sa pauvreté, était censé s'harmoniser naturellement avec la posture antipeople dont le pot à tabac lillois a fait sa marque de fabrique. Le premier secrétaire du PS ne faisait que sacrifier à cet exercice de style obligé en campagne présidentielle, la personnalisation.

La prochaine fois, ce sera Paris Match et le canapé rouge de Michel Drücker. Bien obligée !

samedi 6 décembre 2008

PS : l’amère Royal refuse tout en bloc

Tout ou rien : elle bascule dans l'opposition interne
L’amère Royal a préféré entrer en opposition interne au Parti socialiste : elle a rejeté vendredi la ligne politique proposée par la première secrétaire, Martine Aubry, d’une part, et refusé d'entrer dans sa direction qui doit être dévoilée samedi, d’autre part.

Les « ségoliens » font les délicats
Vincent Peillon et Manuel Valls (mais que sont-ils allés faire dans cette galère ?), deux des bras armés de l'ancienne candidate présidentielle, ont fait la fine bouche, soulignant les insuffisances, selon eux, du "texte d'orientation politique" que leur a transmis la première secrétaire.
Mais les 'psycho-rigides' n'acceptent pas de tirer les conséquences logiques de leur front du refus. "Les conditions de la rénovation et du rassemblement ne nous semblent pas réunies" dans ce document élaboré "dans la forteresse de Solférino", le siège du PS, et "sans nous, toute la semaine", a déploré Peillon.

Le PS entier leur fait des misères
Par mimétisme, il prétend comme sa malheureuse chef de file, que la Ségo-star serait victime de "faux débats" et de "fausses querelles", auquel elle serait étrangère et qui seraient attisés par la nouvelle première secrétaire et les deux autres courants, incarnés par le courant du maire de Paris, Bertrand Delanoë (25%) , et le représentant de l'aile gauche du PS (près de 20%) , Benoît Hamon.

Lors du congrès de Reims, les « ségoliens » avaient cultivé leur différence et s’étaient une nouvelle fois distingués des trois autres sensibilités qui avaient recherché les conditions d'une alliance pour travailler ensemble au redressement du PS. Les discussions avaient achoppé sur le "dispositif humain" - le nom d'un candidat commun.
L'après-congrès de Reims avait été plus positif. Tous, sauf les "ségoliens" ont en effet concrétisé leurs convergences dans une synthèse, à laquelle Sa Cynique Majesté Royal continue d’opposer son veto.
Après s’être exclus de la direction du PS par leur intransigeance, Manuel Valls a fait connaître l’amertume des « royalistes » : "Nous ne pouvons que regretter que la porte se referme sur Ségolène Royal".

Royal refuse de se soumettre à la ligne politique dominante
Plusieurs points du"texte d'orientations politiques 2008-2011" de neuf pages divergent évidemment des propositions des minoritaires.

  • Ainsi, les cotisations d'entrée au PS ne seront-elles pas abaissées, bien qu’il s’agisse d’une des revendications symboliques de Désirdavenir Royal, à des fins personnelles, plutôt que dans l'intérêt du parti.
  • Le PS s’engage aussi noir sur blanc à refuser "toute alliance avec le Modem". C’est l’affirmation d’un ancrage à gauche sur lequel la présidente de Poitou-Charentes, à la recherche d'une majorité, était restée très ambiguë.
  • Le document stipule encore que le PS ne peut "se transformer progressivement en un parti au service d'une candidature", une autre pierre dans le jardin de Désirdavenir Royal, qui ne cache pas sa volonté de se représenter à la présidentielle en 2012 et d’instrumentaliser le PS, dont elle souhaitait faire sa plateforme de lancement, après l’avoir négligé en 2007.

    Opposition ouverte
    Exprimant manifestement tous ses vœux à la nouvelle équipe, Vincent Peillon, dans la plus pure tradition "ségolienne", a dénigré le PS en devenir: "Ce rassemblement est non seulement bancal sur le plan idéologique mais précaire temporellement et cimenté par le refus du rassemblement".
  • Samedi, les "ségoliens" s'abstiendront donc lors du vote au Conseil National qui doit entériner cette ligne, ainsi que la composition de la nouvelle direction.
  • Toujours aussi bonne perdante et respectueuse des règles démocratiques du parti, dont elle continue néanmoins de se réclamer, l’ex-candidate à l'Elysée, elle, ne devrait d’ailleurs pas assister à la réunion, prévue à Paris. Dans la logique négative de Sa Cynique Majesté Royal, ce positionnement autorisera critiques et dénonciations en continu ?

  • En revanche, un ancien ministre qui soutient la première secrétaire, commente ce comportement des opposants: "Sur le plan idéologique, l'Europe, l'économie, ils n'ont aucune raison de refuser ce texte" […] "C'est dommage qu'ils s'excluent". Mais nul n’est indispensable.
  • En refusant son soutien, Sa Cynique Majesté Royal entretient le mal qui pourrait emporter le PS. A l’inverse, depuis qu'elle a été déclarée gagnante, après quatre jours de confusion et d'invectives, l'ancienne ministre de l'Emploi travaille au renforcement d’une majorité solide pour gouverner un PS profondément divisé depuis l'échec de Désirdavenir Royal face à Nicolas Sarkozy, et une troisième défaite présidentielle consécutive.
    Les majoritaires doivent resserrer les liens avec les amis de Laurent Fabius ou les proches de Dominique Strauss-Kahn.

    Le PS nouveau s'organise
    L'équipe Aubry devrait s’organiser en deux pôles:
    - d'un côté un "contre-gouvernement" (‘shadow cabinet’, avec une quinzaine de secrétaires nationaux chargés de réagir aux propositions de la droite et ,
    - de l’autre, des dirigeants "fonctionnels", chargés d'animer le parti.
    François Hollande, premier secrétaire sortant, et Bertrand Delanoë n'y siégeront pas. En revanche, Benoît Hamon, qui apprtient au troisième courant, devrait devenir le nouveau porte-parole du PS, selon l'entourage du maire de Paris, chef de file du deuxième courant du nouveau PS.

    Il faut déplorer qu’une certaine presse démocratique continue de présenter les activités du PS du point de vue des minoritaires, celui de l’amère Royal. Il faut dire que, pour eux, cette dernière est une « bonne cliente »…
  • samedi 29 novembre 2008

    PS – La première secrétaire écoute l’amère Royal

    Mais Désirdavenir Royal entendra-t-elle Aubry ?

    Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste, et l’amère Royal se sont entretenues samedi 29 novembre, pour la deuxième fois depuis l'élection de la maire de Lille à la tête du PS, pour évoquer notamment la composition de la nouvelle direction.


  • C’est encore Désirdavenir Royal, qui, après un peu plus d'une heure de débat et accompagnée de ses ‘escort boys’, Vincent Peillon (qui regarde ailleurs, à gauche), Jean-Noël Guerini (bec ouvert, à droite) et François Rebsamen (qui fait acte de présence, derrière), s'est livrée aux journalistes, pour assurer qu’elle est prête à coopérer avec son ancienne rivale "pour la rénovation du parti". Fallait-il le préciser ? Et en le précisant, est-ce plus crédible ?
    "Nous attendons les propositions que Martine Aubry fera pour organiser sa direction et pour organiser la façon dont les responsabilités, le travail, sera assumé par les uns et par les autres", a annoncé à l'issue de cette rencontre, celle qui laboure les media, dès l’aube.

  • Martine Aubry, qui ne partage pas sa vie avec les journalistes, n'a pas fait de déclaration. Selon David Lebon (1977), un de ses collaborateurs, la première secrétaire devrait d'abord privilégier la rédaction d'un texte d'orientation en accord avec les autres sensibilités du PS. Ce document, qui dévoilera la nouvelle équipe dirigeante et les orientations du PS, sera présenté samedi 6 décembre au Conseil national du parti.

    Synthèse : mieux vaut tard que jamais

  • Dans le meilleur des cas
    David Lebon (ci-contre, cabinet de François Lamy) a précisé que le texte d'orientation, élaboré "avec les motions de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon", devra dégager "une majorité politique" pour faire "ce qui n'a pas été fait au congrès de Reims".
    "A partir de cet accord", Martine Aubry "va discuter avec les partisans de la motion de Ségolène Royal", a-t-il ajouté, estimant que "s'il y a des convergences possibles", les partisans de la présidente de la région Poitou-Charentes auront leur place dans la direction du PS. Et sinon ?
  • Le pire est à venir
    S'il n'y a pas d'accord, précise-t-il, Martine Aubry fera l'effort de proposer l'intégration à la direction de partisans de Sa Cynique Majesté Royal, mais alors ses propositions ne seront pas de même nature"… Ses partisanns, mais pas l'amère Royal ?

    Il faudrait que les "royalistes" soient raisonnables.
    Autant demander l’impossible.
  • lundi 24 novembre 2008

    Politiquement, Royal inquiète le socialiste Bartolone

    Bartolone s’épanche pour Le Point

    À quelques heures du vote des militants socialistes, appelés à élire leur futur premier secrétaire jeudi (premier tour) et vendredi (second tour), lepoint.fr a interrogé Claude Bartolone, lieutenant de Martine Aubry, qui affronte dans cette bataille Ségolène Royal et Benoît Hamon. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis, "serein, heureux et confiant", nous explique que les militants ont à choisir entre "deux comportements politiques", celui de Royal et celui d'Aubry. Il n'hésite pas aussi à tacler l'adversaire poitevine de la maire de Lille, qui "politiquement" l'"inquiète".

    Lepoint.fr : Dans quel état d'esprit êtes-vous à quelques heures du vote ?

    Claude Bartolone : Je suis très serein, très confiant, et surtout très heureux de la campagne que nous avons faite avec Martine Aubry dans un temps très réduit. Souvenez-vous de ce qu'on a entendu cet été sur les carpes et les lapins (référence à l'assemblage hétéroclite de proches de Strauss-Kahn, de Fabius, de Montebourg, formé par l'équipe emmenée par Aubry, NDLR) ! Et en un mois et demi, Martine Aubry s'est identifiée à une ligne politique, qui met l'économie et le social au coeur de son projet, à une stratégie de rassemblement de la gauche et à un parti, qui est un parti de militants et non celui de supporters. Ce qu'elle a réussi à bâtir de manière artisanale, elle peut le faire de manière industrielle au nom du PS...

    Lepoint.fr : Comment expliquer aux militants que vous n'avez pas réussi à vous rassembler avant le vote, notamment avec Bertrand Delanoë et Benoît Hamon ?

    C. B. : Delanoë, Hamon et nous aurions effectivement pu signer un texte de rassemblement politique. Cela ne s'est pas fait parce qu'il y a eu au dernier moment une divergence entre Hamon et nous sur la question du candidat le mieux à même de symboliser cette ligne politique. Je pense que Benoît Hamon est trop éloigné du centre de gravité qu'avait défendu Bertrand Delanoë au cours de ce congrès, trop excentré sur la gauche, et j'avais peur que certains militants qui avaient voté pour Delanoë ne s'y retrouvent pas. C'était donc plus facile de s'en remettre au vote des militants pour désigner celle ou celui qui doit mener le rassemblement.

    Lepoint.fr : N'avez-vous pas peur que cette équipe, incarnée par Martine Aubry et soutenue par Bertrand Delanoë, ne paye les frais de la volonté de renouvellement des militants ?

    C. B. : Non. Je crois que la question du renouvellement est évidemment dans la tête des militants, mais que ce n'est pas le coeur de la question qui se pose. La question qui se pose, c'est que grâce à l'intervention de Ségolène Royal samedi après midi au congrès de Reims ( lire du Point : le show de Royal devant Bertrand, Martine et François ), les militants se sont rendu compte qu'il y a deux comportements politiques et deux conceptions du PS qui leur sont proposées. D'ailleurs, c'est pour ça aussi que l'on sent un sentiment de vote utile se cristalliser autour de la candidature de Martine Aubry.

    Lepoint.fr : Pouvez-vous définir ces "deux conceptions" ?

    C. B. : Ségolène Royal est beaucoup plus sur une préoccupation sociétale que Martine Aubry, qui a installé au coeur de son projet l'économique et le social, la redistribution de la richesse... Mais cette dernière a aussi une vision du système qui donne le sentiment qu'il faut le changer et non s'en accommoder en le transformant à la marge.

    "Un écart entre le dire et le faire"
    Lepoint.fr : Pourquoi rejeter l'idée de consulter les militants sur l'épineuse question des alliances avec le centre ?

    C. B. : Si on décide de consulter les militants, c'est pour leur faire changer de système d'alliance. Or, que ce soit à la présidentielle, ou lors du vote sur les motions en vue du congrès de Reims, l'idée de rejeter une alliance avec le centre, compte tenu de ce qu'il représente, est majoritaire chez les militants. Ils viennent de se prononcer pour 70 % d'entre eux pour des textes qui rejettent l'accord avec le MoDem (70 % est environ la somme des résultats de Hamon, d'Aubry et de Delanoë, lors du vote des motions, NDLR) ! On ne va pas leur dire que, finalement, ce n'est pas suffisant et qu'on va devoir encore les consulter sur cette question. J'ai plutôt l'impression que cette proposition est une grosse ficelle de Royal pour se débarrasser de ce chewing-gum qui lui colle à la chaussure et qu'est le MoDem depuis qu'elle a proposé à Bayrou le poste de Premier ministre...

    Lepoint.fr : Pourquoi Ségolène Royal suscite-t-elle un tel rejet de la part des cadres du PS ?

    C. B. : Il y a un écart entre le dire et le faire. Il y a beaucoup de responsables politiques socialistes qui sont traumatisés par le fait qu'on ait eu droit à la démocratie participative, alors que la plupart des propositions qu'elle a sorties pendant la campagne présidentielle, comme l'encadrement militaire, n'étaient pas le fruit de cette démocratie participative ! Autre exemple, les militants socialistes ont distribué des millions de tracts pendant la présidentielle. Le titre de cet opuscule, que j'ai sur mon bureau, c'est "Bayrou, l'autre visage de la droite". Les militants n'avaient pas encore fini de distribuer les tracts qu'ils apprenaient que Royal avait été, de manière nocturne, tirer la sonnette de Bayrou pour lui proposer le poste Premier ministre ! On peut aussi citer sa déclaration consistant à expliquer que l'idée d'un Smic à 1.500 euros était une erreur alors qu'elle venait de la défendre pendant la présidentielle. Dès lors, comment donner de la crédibilité aux déclarations qu'elle fait en ce moment, qui semblent plus être destinées à séduire qu'à structurer une ligne politique. Il y a un tel écart entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, et politiquement, elle m'inquiète.

    Lepoint.fr : Quels sont les qualités et les défauts de Benoît Hamon et de Ségolène Royal ?

    C. B. : Benoît Hamon est un responsable politique sur une ligne de gauche qui appartient à une génération qui va avoir toute sa place dans les années à venir au sein du PS. Il n'a en revanche pas encore les atouts pour battre Ségolène Royal. Ségolène, je dois au moins reconnaître qu'elle est charismatique, c'est indéniable.

    mardi 18 novembre 2008

    Le front du refus : 59% des Français ne désirent pas Désirdavenir Royal

    Sa Cynique Majesté apparaît la moins consensuelle
    Sa campagne médiatique envahissante laisse perplexe.
    N’entretiendrait-elle pas les mêmes illusions qu’en 2007 ?
    L’avis des Français compte autant que celui des militants socialistes. Il importe en effet aux Français qu’ils dotent le pays d’une opposition respectable.

    Une large majorité de Français (59%) souhaite une autre personnalité que Sa Cynique Majesté Royal à la tête du PS, selon un sondage BVA, réalisé par téléphone pendant le congrès de Reims, les vendredi 14 et samedi 15 novembre, et publié dans Les Echos de ce mardi 18.

    L’amère de Melle plafonne
  • Les Français
    Comme dans tous les cas de figure, à la question "vous, personnellement, préféreriez-vous que ce soit Ségolène Royal ou une autre personnalité qui soit choisie comme Premier secrétaire du Parti socialiste?", 59% des Français répondent "une autre personnalité", et 29% Marie-sEGOlène Royal. 12% de savent pas.
  • Les sympathisants
    La même question a été posée aux sympathisants de gauche - 52% choisissent une autre personnalité, 41% Mme Royal - et aux sympathisants socialistes qui choissent également, à 48%, une autre personnalité, et 46% l'ancienne candidate PS à la présidentielle. Les autres sont sans opinion.
  • Selon les sondés
    Les deux autres candidats au poste de Premier secrétaire feraient de "bons" candidats, à 46% pour le maire de Lille, Martine Aubry, (contre 41% d'un avis opposé et 13 sans opinion), et 28% pour l'eurodéputé Benoît Hamon (contre 31% d'un avis contraire, 41% de sans opinion).
  • vendredi 14 novembre 2008

    Aubry-Delanoë-Hamon tentent de débloquer Désirdavenir Royal

    En quête de la « ligne claire » qu’elle est incapable de tracer…
    Réunion de la dernière heure, en terrain neutre
    Benoît Hamon, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se sont réunis dans la matinée à l’Assemblée Nationale à quelques heures de l'ouverture du congrès du PS à Reims.
    Selon une source proche du PS, la réunion aurait rassemblé Bertrand Delanoë, son bras droit Harlem Désir, Martine Aubry, Laurent Fabius, soutien de la maire de Lille, et Benoît Hamon, soutenu par Henri Emmanuelli, représentants l'aile gauche du parti.
  • "On a discuté entre amis comme nous l'avons fait avec sEGOlène pour discuter de la ligne claire qui doit sortir du congrès de Reims", a déclaré Martine Aubry à l'issue de cette réunion de près de deux heures.
  • "Je vais discuter avec des amis sur le fond pour voir comment on aborde ce congrès", a déclaré à son arrivée Bertrand Delanoë. "Je ne parle que de fond, je ne discute que des idées avec tout le monde. Je suis dans un état d'esprit constructif, il faut de la clarté et de la cohérence", a-t-il assuré.
  • "Je n'ai pas l'intention de me livrer à n'importe quel marchandage", a déclaré Benoît Hamon, réaffirmant vouloir "préserver la capacité du parti à ne pas être définitivement présidentialisé" et à voir un PS "ancré à gauche", sans remettre sur le tapis le sujet qui fâche : le MoDem...

  • Les trois représentent 68% des militants
    Le 6 novembre, lors du vote des militants socialistes, la motion Collomb, soutenue par Sa Cynique Majesté Royal, a obtenu moins de 30% à moins de 4 points de celles de Bertrand Delanoë (25,29%) et de Martine Aubry (24,32%), et celle de Benoît Hamon (18,46%), qui représentent l'aile gauche du parti, environ 20%. La première motion ne recueille donc pas même la majorité relative avec environ 1/3 des suffrages (seulement 50% des militants s’étant exprimés...)

    Ce n’était pas jusqu’ici le début de la « ligne claire »
    Sa Cynique Majesté Royal, a reconnu avoir "envie" de diriger le PS, tout en se plaçant au « frigidaire » et en se montrant pourtant à TF1 pour toutefois ne rien dire. Elle s'est d’ailleurs gardée jusqu'à présent d'annoncer sa candidature, rejetée par certains responsables au PS.
    L'ancienne candidate à la présidentielle avait écrit à Martine Aubry et à MM. Delanoë et Hamon pour tenter de dégager un compromis en vue du congrès.
    La maire de Lille a opposé jeudi une fin de non recevoir à l’amère de Melle, tout en souhaitant un rassemblement "sans exclusive", alors que le maire de Paris lui répondait en se disant dans une logique d'"échange" mais en soulignant leurs "différences".
    Qu’ont-ils à craindre d’elle au PS ?
    VOIR et ENTENDRE

    Segolene_Region envoyé par M-C-I

    Est-ce assez clair avec preuve?
    LIEN (non satirique) vers la même scène de "débat participatif" au Conseil Régional de Poitou-Charentes, que préside Sa Cynique Majesté Royal: c'est elle qui donne la parole...
    Pourquoi pas le même quotidien Rue de Solférino ?

    jeudi 13 novembre 2008

    Désirdavenir Royal: Moscovici doute de sa capacité de rassemblement du PS

    Sa Cynique Majesté Royal bloque les pourparlers
    Le Figaro a publié un entretien avec Pierre Moscovici le 12/11/2008. PaSiDupes vous le livre, à la suite du tracé ci-dessous de son parcours de gauche à droite .

    Parcours
    , en bref
    Pierre Moscovici est un ancien de la LCR, comme Jospin, dont il a été ministre aux Affaires Européennes.
    Il a soutenu Dominique Strauss-Kahn dans la primaire socialiste pour la désignation du candidat PS à la présidentielle 2007.
    En 2008, il s’est d’abord déclaré candidat au poste de premier secrétaire du PS pour sucéder à Hollande (sans vues sur la présidentielle de 2012), puis il s’est ravisé. Le député du Doubs soutient maintenant Bertrand Delanoë et estime que «le débat ne doit pas se résumer à pour ou contre Ségolène Royal».

    Entretien
    LE FIGARO. - Ségolène Royal doit-elle être le prochain premier secrétaire du PS ? Pierre MOSCOVICI. - Il ne faut pas partir des questions de personnes mais du vote des militants, le 6 novembre, qui est net mais sans vraie clarté. La motion de Ségolène Royal est arrivée en tête. Dans nos règles, dans notre logique, elle est légitime pour chercher les conditions d'un rassemblement. Mais sa marge de manœuvre est limitée. Elle ne dispose pas d'un chèque en blanc : avoir obtenu 29 %, ce n'est pas comme en avoir 50. Elle a vocation à faire des propositions, mais elle doit tenir compte des autres sensibilités. Le débat ne doit pas se résumer à pour ou contre Ségolène Royal. Il n'y a ni allergie ni fascination à avoir à son endroit, même si elle est une personnalité qui clive. Il faut régler des questions d'orientation politique, comme la social-démocratie qui peut être revisitée, refondée mais qui n'est pas un système périmé. Comme la nature du parti : est-il fondé sur des règles communes ou doit-il devenir un mouvement qui s'affranchit des dites règles ? La cotisation est-elle une taxe ou la manifestation d'un engagement ? Il y a ensuite la question européenne et celle des alliances. Les textes doivent être très clairs. Quant à la gouvernance du PS, nous verrons les propositions. Il ne peut pas s'agir de présidentialiser le parti. Il n'est pas raisonnable non plus de truster les postes de direction.

    Qui pourrait être le premier secrétaire de compromis ?

    Cette question n'a pas de sens tant qu'on ne connaît pas d'autres candidats déclarés que Benoît Hamon. Les conditions de la synthèse ne sont pas sur la table.

    La candidature de Ségolène Royal est-elle de nature à diviser le PS ?

    À Ségolène Royal de montrer qu'elle pourrait rassembler et de dire ce qu'elle veut construire. Mais attention à ne pas se diriger vers un congrès de synthèse artificielle ou vers un choc frontal. Le parti est fragile. Que ce soit Ségolène Royal ou un autre, il est fondamental que sorte du congrès un PS rassemblé dans lequel les Français puissent se reconnaître. Il faut que le PS réduise sa fragmentation. Rassemblement, cohérence, stabilité, ce sont les trois mots que je souhaite pour Reims.

    Ne faut-il pas régler dès maintenant la question du leadership entre les présidentiables ?

    Cela ne résoudrait rien. Une confrontation serait douloureuse dans l'instant et le résultat serait indistinct. Il ne faut pas confondre les échéances.

    Vous ne souhaitez pas un affrontement Royal-Aubry…

    Je n'ai pas à être pour ou contre. J'appelle chacun à la responsabilité. Le sens de l'intérêt général doit dominer.

    Comment expliquez-vous l'échec de Bertrand Delanoë ?

    Vos idées n'auraient-elles pas été mieux défendues si vous aviez soutenu Ségolène Royal ou Martine Aubry ?

    Vos idées n'auraient-elles pas été mieux défendues si vous aviez soutenu Ségolène Royal ou Martine Aubry ?

    Je n'ai pas le tempérament nostalgique. La meilleure façon de défendre mes idées aurait été que ceux qui les partageaient les aient exprimées ensemble. Dès lors que cela n'était pas possible, j'ai fait un choix. Je ne le regrette pas.

    On sait depuis cet entretien que Martine Aubry et Benoît Hamon sont sur le point de passer un accord : 25% des voix de militants pour Aubry + 20% pour Hamon, ça fait combien ?
    45 contre 39% à la motion de Ségo-frigo ? La légitimité de Sa Cynique Majesté Royal n'est-elle pas désormais en cause ?

    mardi 11 novembre 2008

    PS, bombe à fragmentation

    En attendant le rassemblement, Mélenchon et Dolez quittent le PS

    La jeunesse en guise de changement
    La motion de Benoît Hamon, propulsé sur le devant de la scène socialiste par les vieux marionnettistes du PS, comme le sexagénaire Riton Emmanuelli, a atteint sa limite supérieure avec 19%.

    Echec de l’appel de la jeunesse
    Après respectivement 31 et 36 ans passés au PS et bien qu’à sa gauche aussi, les figures usagées du PS, les parlementaires Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, et Marc Dolez, député du Nord, n’ont pas fait confiance au Benoît Hamon dans la vitrine Emmanuelli et ils ont claqué vendredi la porte du parti pour créer une nouvelle force (hébergée par Nouvean Monde ?),"sans concession face à la droite", réprouvant une main mise social-démocrate après la victoire de la motion de Sa Cynique Majesté Royal.

    Sa Cynique Majesté Royal serait-elle facteur de division ?
    "Nous quittons le Parti socialiste", ont-ils fait savoir dans un communiqué vendredi 7 novembre au matin, quelques heures à peine après l'annonce des résultats du vote des quelque 50% de militants socialistes de la veille, qui placent Sa Cynique Majesté en tête, mais avec seulement 29%, 1/3 des votres exprimés..

    Qu’est-ce que les 19% de la gauche du PS habituée à 40% ?
    Les deux anciens soutenaient en effet la motion de Benoît Hamon.
    Mais, réalistes, ils savent que les quelque 19% que leur motion a obtenus cette fois ne fait pas le poids. La presse peut bien noyer le poisson en valorisant "le score respectable de la gauche du parti", ils savent parfaitement qu’elle ne pèse pas lourd puisque les différentes motions de la gauche du PS totalisaient environ "40%".aux précédents congrès.

    La rénovation socialiste annoncée ? Un changement dans la continuité
    Les trois motions "issues de la majorité sortante" arrivent en tête avec "80% des suffrages".
    Mais cette majorité reste partagée entre les éléphants, Delanoë, Royal et Aubry, et "l'orientation qui prédominait" est "amplifiée" par la motion de l'ex-candidate à l'Elysée, avec sa proposition d'"alliance au centre", qui en est un "concentré". Ils ne veulent pas du retour annoncé à la case départ.

    La "crise du capitalisme" ajoutée aux "échecs" de la social-démocratie européenne était pour eux une chance historique. Bien qu’avec les soutiens de la motion Hamon ils soient coupables de cette occasion manquée, ils en refusent la responsabilité et veulent rebondir ailleurs.
    Le bouillonnant sénateur et l'ex-patron de la fédération socialiste du Nord accusent donc les auteurs de leur propre motion et récusent les "arrangements" au congrès de Reims, "immense complot à ciel ouvert" auquel Hamon-Emmanuelli consentent à participer et qui doit accoucher d'une nouvelle majorité.

    Un nouveau parti au côté du NPA
    Des anciens partis naissent Des rejetsaux abords des vieilles souches.
    Pour eux, il faut un nouveau parti "bien ancré à gauche", "républicain et socialiste, sans concession face à la droite".

    Avec qui?
    Les forces anti-traité de Lisbonne acceptant "un front de gauche" aux européennes de 2009, d'abord le PCF (pour faire du neuf?) et la LCR maquillée en Nouveau parti anticapitaliste (qui, via Alain Krivine, s'est dit "ouvert", mais à condition notamment de refuser de gouverner avec les sociaux-démocrates).

  • Confiant, J.-Luc Mélenchon compte sur le parti de la rue, "le ‘parti sans murs " du non au référendum européen de 2005. Mélenchon s'était alors affranchi de la discipline de parti et avait déjà battu les estrades avec d'autres hérauts du "non de gauche", comme la sémillante communiste Marie-George Buffet.
  • Les deux hommes cite en exemple et s’inspire de la création en Allemagne de "Die Linke" par l'ancien ministre social-démocrate Oskar Lafontaine et des ex-communistes, parti qui a remporté des succès électoraux notables.

    Dans l'immédiat, leur site Internet doit être lancé, le 12 novembre, en attendant d'en dire plus sur cette "force" pas tranquille.

    Les réactions
  • Le porte-parole des députés PCF Roland Muzeau a exprimé son "vif intérêt". Tout comme son collègue communiste Patrick Braouezec
  • Pareillement, Christian Picquet, chef de file d'un courant minoritaire de la … LCR.
    Quand il s’agit d’affaiblir le PS, certains dressent l’oreille gauche.

  • En revanche, d'anciens alliés de la motion Hamon l'ont critiquée
    Ainsi, Gérard Filoche.
    Benoît Hamon
    , lui, "regrette" le départ "bizarre" de Jean-Luc Mélenchon, même si son entourage assure que "l'essentiel des troupes" du sénateur reste avec la gauche du PS.

    Mais les deux partants semblent sans crainte: "advienne que pourra!"
    Hamon
    a néanmoins décidé de se faire inviter au JT de France2 dimanche midi.

    Colmater les brèches semble une urgence absolue.
  • dimanche 9 novembre 2008

    Juju Dray se verrait bien à la tête du PS

    Traître à tous les courants, il a la tête du premier secrétaire
    Chacune des autres motions se tient sur son quant à soi, mais, du côté de chez Sa Cynique Majesté Royal, on lâche quelques ballons d’essai: après Vincent Peillon, JulienDray !

    Le fourbe de la Rue de Solférino a en effet immédiatement réagi à la déclaration de Vincent Peillon, l’actuel favori Royal, qui a estimé, ce matin sur France-Inf,o que la motion de la battue de la présidentielle sortirait un nom sous 48 heures.
    François Hollande avait d’ailleurs pressé les mêmes à proposer un nom. Dans son blog, il a estimé qu’il fallait «donner à la motion qui est arrivée en tête la responsabilité de proposer une orientation majoritaire, une stratégie cohérente d'alliance et un nom de premier secrétaire». Mais, pour clarifier les choses, il avait toutefois ajouté que «toutes les autres motions ont aussi à prendre leur part dans cette recherche»: un défi relevé à cette heure par deux hommes de paille de la locataire du Ségo-frigo.

    Peillon est un piètre tacticien
    > Vincent Peillon a lui-même libéré les ambitions à peine rentrées de ses camarades. Fort de son statut de chouchou du « frigo, il a, quant à lui, estimé qu'"il serait bien que les socialistes arrivent au congrès (de Reims) ayant réglé toutes ces questions, c'est-à-dire avant jeudi. Il me semble que nous devrions parvenir dans les 48 heures à avancer sur cette question". Jeudi 14 pourrait être le Jeudi Noir du PS.
    Son invitation a été entendue au-delà de ses espérances. Mais une fois de plus, une affaire interne trouve si peu d’espace à l’intérieur du PS, qu’elle déborde et s’étale dans les media. Faut-il que le pays soit pris à témoin, que les Français règlent les problèmes internes du PS et que l’opinion qui s’est déjà exprimée en 2007 désigne maintenant le premier secrétaire, qu’ils ne sont pas fichus de se donner.
    > Alors que son nom circule au sein du PS comme possible candidat de compromis, en père noble du parti, le philosophe Peillon a botté en touche, indiquant ainsi son respect mais aussi son manque d’apétence pour le poste: "Je n'ai jamais été candidat. J'ai envie que les socialistes se rassemblent et je veux y contribuer, mais je ne considère pas ça comme quelque chose de personnel".
    "Aujourd'hui, les socialistes doivent faire deux choses: changer et se rassembler. Pour y arriver, il faut y oeuvrer à beaucoup, très nombreux et, si possible, à une très grande majorité de socialistes", a-t-il déclaré.

    Epuration au PS
    Décidemment rassembleur, Dray fait le vide et affirme : "Tous les noms qui ont circulé ne sont plus dans la course", faisant allusion notamment à Bertrand Delanoë et Martine Aubry. Ce qui s’appelle du respect, voire du mépris, s’agissant de Benoît Hamon.
    Julien Dray, porte-parole du PS et proche de Sa Cynique Majesté Royal, a affirmé dimanche sur Canal+ qu'il pouvait être celui qui succèdera à François Hollande à la tête du parti.
    Si Désirdavenir Royal, dont la motion n’a rassemblé que le tiers des votes des militants, ne souhaite pas briguer le poste, "à ce moment-là, la réflexion commence pour savoir quel est celui ou celle qui est le mieux à même de défendre le PS et de lui donner une nouvelle vie", a estimé le député de l'Essonne. Peillon et Dray sont donc utilisés comme rabatteurs de ralliements, avant de risquer la décongélation.

    "Ca peut être moi !», lance Juju
  • Il se justifie.
  • « Je pense que la question qui va être posée immédiatement, c'est comment on organise le dispositif. Je pense que ça doit partir de l'Assemblée nationale parce qu'il faut travailler avec les parlementaires, avec les élus", a-t-il analysé.
    Mais il attire ainsi l’attention sur le n°2 du parti et député de Côte d’Or, Frère Rebsamen, homme des fédérations, consensuel et mou à souhait, qui pourrait aussi bien être le troisième homme…

  • Mais Dray se positionne, de peur de manquer le coche
    "Il faut recréer une dynamique de terrain et créer cette symbiose entre le terrain et le débat parlementaire", a-t-il encore insisté. Il est vrai que son parcours est celui d’un champion de VTT. Si les candidatures des deux autres proches de l’amère Royal, Vincent Peillon, eurodéputé, et François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, sont cités ces derniers jours comme possibles candidats de compromis, pourquoi pas lui, pense-t-il.

    Dray, l’homme providence !
    Juju s’est toujours rendu indispensable, mais ses magouilles, ses virages à 180° à répétition et ses apparitions fugitives dans tous les courants le rendent insaisissable : sur ce véhicule tout terrain, la gomme n’adhère pas et l’état des pneus ne laissent pas d’inquiéter, tant il est imprévisible et peu fiable.
    Ce ‘professeur-chercheur’ (mais où diable, en dehors du PS ?) fait son cours devant la presse et assure que dans la perspective du congrès de Reims, "on doit rassembler le maximum de forces" et "les divergences sont finalement moins importantes qu'on ne le croit". Convaincu(e) ? Et de souligner ses supposées "proximités avec les motions de Martine Aubry et de Bertrand Delanoë" et en saluant le score de Benoît Hamon, comme si personne ne connaissait les méthodes de Juju…

    Paternaliste, voire biblique
    "Moi je veux rassembler. Le père d'une maison ne doit pas préférer un enfant par rapport à d'autres", a-t-il ajouté.

    Dray essaie donc de rallier l’opinion à sa candidature et de faire pression sur l’amère de Melle. Mais pourquoi faudrait-il choisir parmi les soutiens d’une motion qui n’a obtenu que quatre points d’avance sur ses concurrentes, si celles-ci s’entendent pour dégager une majorité viable ?
  • samedi 8 novembre 2008

    Est-ce un drame que Sa Cynique Majesté Royal peine à fédérer?

    Sera-t-elle la candidate condamnée à perpétuité ?
    Arrivée en tête, Désirdavenir Royal n’a pas pour autant gagné le sprint final de la Rue de Solférino.

    Le vote des adhérents a en fait surtout consacré jeudi soir la fragmentation du PS et l’ampleur des travaux de reconstruction. Pour cela, la concurrente malheureuse de Nicolas Sarkozy est-elle la mieux habilitée pour réussir à faire retourner les courants contraires dans leur lit. Son lit ? Car, marquée par la défaite, peut-elle en outre mener le parti vers la prochaine élection présidentielle, en 2012, après trois échecs consécutifs, dont le sien en 2007. Les regards se portent maintenant sur Sa Cynique Majesté, non pas tant parce qu’elle a devancé ses rivaux de quatre petits points que pour savoir si elle est seulement capable de réussir en petit au PS ce qu’elle n’a pas su faire en grand à la présidentielle.

    Marie-sEGOlène Royal s’est mise dans de mauvais draps
  • La mission qu’elle s’est dévolue pourrait s'avérer impossible dans un parti miné par les querelles d'ego, mais aussi surtout pour le passé de mépris affiché de la prétendante pour le parti et enfin en raison de son credo d'ouverture vers le MoDem que les autres courants rejettent.
  • Dix-huit mois après la défaite de la reine des sondages face à Nicolas Sarkozy, l'amère Royal avait cru pouvoir assurer les socialistes qu'elle les conduirait "vers d'autres victoires". Or, ça ne va pas autant de soi qu’elle l’imaginait. Elle a donc renouvelé vendredi sa revendication d’une "légitimité" ajoutée que précisément les autres lui contestent. Son égocentrisme l’incite à se targuer d’une "profonde volonté de changement" exprimée par les militants à laquelle la motion de Benoît Hamon est en droit de prétendre bien davantage, avec ses 20% inespérés qui marquent une progression plus nette que les 29% de la motion Collomb derrière laquelle elle se dissimule, puisqu’elle comptait bien atteindre la majorité du premier coup, ou un score indiscutable. Las ! Des négociations sont nécessaires.

    Le « débat participatif » grandeur nature commence réllement
    Finie la mascarade ? On peut être politologue et se mettre le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Comment un partisan de Sa Cynique Majesté susnommée peut-il y voir clair ? "Elle gagne une fois de plus contre l'ancien parti et se replace au centre du jeu politique", ‘analyse’ Dominique Reynié. L’analyste éborgné doit-il être pris au sérieux, sachant que, lors de sa victoire à la primaire présidentielle en 2006, elle avait réuni 60% des militants ? Deux fois plus alors, c’est-à-dire deux fois moins aujourd’hui !

    Le poker Royal
    Ratant la marche d’un socle "majoritaire" pour elle toute seule, Désirdavenir Royal doit s’en remettre au poker en deux coups.
  • Premier coup fourré
    >
    Elle met "au Frigidaire" ses velléités de direction du parti pour conjurer sa perte de vitesse dans les sondages et organise un "meeting de la fraternité" d'un type nouveau à Paris, le désolant Ségo-show bleu du Zénith… Ce rassemblement, où se mêlent confidences personnelles, interventions d'artistes et discours politiques, ne recueillera quasiment aucun commentaire positif du côté du PS.
    > Vendredi, Désirdavenir Royal n’est pas sûre que son coup fourré ne va pas foirer et elle ne se déclare toujours pas candidate à la succession de François Hollande, premier secrétaire sortant après onze ans de sommeil à la tête du PS. tactique dans l'attente des premières discussions avec les autres courants. Depuis
    La tactique du frigo est censée permettre de tempérer les nécessaires discussions serrés avec les courants : Ségo-frigo s'est d’ailleurs entretenue avec Bertrand Delanoë et Martine Aubry dans la journée, selon leurs entourages respectifs.
    >Mais reste la pochette-surprise Benoît Hamon. Candidat de toute l'aile gauche du PS à 41 ans, le député européen engrange 20% des suffrages, porté par la crise économique. Comme le maire de Paris et le maire de Lille, ex-aequo avec 25% des voix, il crée la zizanie en réfutant haut et fort la stratégie d'alliance au centre de l'ancienne postulante à l'Elysée.
    "Il y a donc 70% du parti qui ne veut pas du MoDem comme partenaire. Ça ne s'élude pas comme ça sous prétexte qu'on a quatre points d'avance", prévient Razzye Hammadi, revenu d’Orly et proche de Benoît Hamon, en allusion au score de moins de 30% de la favorite de la presse.
    Face à un éventuel front commun "Tout sauf Royal" (TSR), l’arrogante affiche une belle assurance et assure n'avoir "peur de rien", même si son entourage concède que "les choses difficiles commencent".

  • Deuxième coup fourré
    En deuxième partie du Ségo-show

    >Ce sont les clients qui « font des signes »
    Dans la semaine à venir, avant la réunion du congrès de Reims à compter du 14, "on ne va pas faire bouger beaucoup les lignes entre motions, mais il y a des gens qui font des signes" dans les autres camps, assure un proche.
    >On étale ses charmes
    Sa Cynique Majesté Royal a affirmé, sur France Inter, son intention de travailler à "l'unité de tous les socialistes". Il y a un début à tout, mais est-elle la bonne gagneuse qu’elle croit ? Quels sont ses appâts ?
    Cette joueuse a jeté, en vrac sur la table, les cartes de plusieurs dirigeants du PS qu'elle verrait bien dans sa "meilleure équipe possible". Mais s’y verraient-ils ? Tous sont issus de courants rivaux comme le Fabiusien Didier Migaud pour les finances ou, sur les questions internationales, Pierre Moscovici, un fruit blet finalement tombé du côté de Bertrand Delanoë, Bébert de Pigalle.

  • Mais le carré de trottoir de la Rue de Solférino se négocie ferme
    Le maire de Lyon, Gérard Collomb, Thénardier de Cosette Royal et prête-nom de sa motion, s'est déjà prononcé pour un rapprochement avec Martine Aubry. Or, les deux pensionnaires de la Rue de Solférino se sont toujours cordialement détestées. Un coup de foudre serait contre nature, doublement.
    >Dans l'entourage de Bertrand Delanoë, un député remarque qu'il a de nombreux clients potentiels, "beaucoup de royalo-compatibles". Leurs noms ne sont pas publics… Le maire de Paris est sorti de son silence vendredi soir pour déclarer qu'il était "prêt à travailler avec tout le monde". Bayrou aurait donc une ouverture !
    Les spécialités des uns rencontreront-elles les préférences des autres ?

    Au PS, toutes les gâteries ne sont pas tarifées
    Point de tabous pour l'ancienne ministre de la Justice, Marylise Lebranchu,: "les équations impossibles n'existent pas en politique".
  • Le Ségo-show est fini:

    ça risque maintenant d’être chaud.

    vendredi 7 novembre 2008

    En tête au PS, Désirdavenir Royal n’est pas majoritaire

    L’amère de Melle a besoin de "la meilleure équipe possible"
    La victoire de Sa Cynique Majesté Royal
    "ne lui permet pas d'être majoritaire dans le Parti socialiste" et les quatre motions arrivées en tête du vote des militants pour le congrès de Reims doivent "chercher un rassemblement", a déclaré vendredi le premier secrétaire sortant.

    Les magouilles et les effets de la proportionnelle
    François Hollande réalise que la proportionnelle ne produit pas " le scénario le plus simple pour le PS", a déclaré M. Hollande sur RTL, au lendemain du vote sur les motions au congrès qui a donné la première place avec 29% à l'ex-candidate à la présidentielle, devant Bertrand Delanoë et Martine Aubry, tous deux autour de 25%, et Benoît Hamon, autour de 19%.
    Le futur ex-premier secrétaire a en effet estimé que le score de l’amère Royal "n'est pas une victoire qui lui permet aujourd'hui d'être majoritaire dans le parti". "Le problème ce n'est pas cet ordre d'arrivée c'est comment on donne au parti (...) une majorité stable capable de le conduire", a-t-il regretté. Il a appelé les quatre principales motions à "chercher ensemble les voies d'un rassemblement", estimant que si une majorité ne se dégage pas, il y aura "des jours difficiles" pour le PS.
    Il faut "faire en sorte qu'il puisse y avoir un rassemblement sur une ligne qui soit cohérente, dynamique, mobilisatrice", a découvert Hollande, dépassé par les événements. "Les militants ont dispersé leurs suffrages, à nous maintenant de faire en sorte que nous puissions nous rassembler", a-t-il observé. En tout état de cause, "mon successeur ou ma successeure viendra au terme du congrès", a-t-il affirmé, soulignant qu'à l'heure actuelle "on ne sait même pas si Ségolène Royal sera candidate au poste de premier secrétaire" puisqu'elle même n'en a pas "fait un préalable".

    Super « couac » socialiste
    Le "vieux" Parti socialiste est sorti désavoué jeudi du vote des militants PS pour le congrès de Reims, écartelé entre une Désirdavenir Royal qui louvoie de droite à gauche et de gauche à droite et la gauche du parti qui se radicalise autour de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.
    Favori des sympathisants, selon les sondages, et appuyé par une grande partie des cadres et élus socialistes, Bertrand Delanoë a été devancé de quatre points par l'ex-candidate à la présidentielle de 2007 qui, avec 29% des suffrages, se place en pole position pour tenter de constituer une majorité au 75e congrès la semaine prochaine.

    Le flou profite aux candidates non déclarées
    Candidat déclaré au poste de numéro un du parti, Bertrand Delanoë, n'est pas assuré d'arriver deuxième, selon Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, co-listier de Delanoë. En recueillant "autour de 25%" comme lui, Martine Aubry, non déclarée, crée la surprise en arrivant à la hauteur du maire de Paris, alors qu’il manque encore quelques résultats, notamment ceux de l'outre-mer.
    La Ch’tite maire de Lille reprend donc espoir et les auteurs de la rumeur qui annonçait une possible alliance entre les sœurs ennemies sont dans l’expectative.

    La gauche du PS, une faible force d’appoint
    L’eurodéputé Benoît Hamon (41 ans), que la gauche du parti avait placé à sa tête en misant sur sa jeunesse, en contrepoids de la tendance féminisante, recueille "autour de 19%", un score que la presse ne lui accordait pas.
    Les motions 5 et 6 ("pôle écologique" et "Utopia"), à elles deux, n’obtiennent pas 2% et leur éventuel ralliement à Benoît Hamon ne lui permet pas de menacer qui que ce soit. Les trois petites motions sont ainsi amenées à venir saupoudrer les grandes.

    55,38% : faible mobilisation des militants
    La prochaine tête du PS ne sera pas forte de son ancrage.
    Sans doute lassés des querelles internes et de la "guerre des chefs" dans un parti qui a perdu les trois dernières présidentielles, les militants se sont montrés très peu militants…et se sont faiblement mobilisés. Avec 128.978 votants, la participation a atteint 55,38%.

    Condamnation de Hollande et de son inaction
    Le résultat constitue un revers personnel pour François Hollande, qui soutenait Delanoë ; Celui-ci a donc pâti de ce ralliement, comme de ceux des présidents des groupes parlementaires socialistes, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel. Delanoë n'a même pas pu compter sur la voix de Lionel Jospin, qui l'avait pourtant appuyé jusqu’au soutien de Hollande : l'ancien Premier ministre était absent de Paris !
    Partisan de Martine Aubry, le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis parle de "coup de tonnerre sur l'appareil du parti", "du jamais vu".

    En difficulté ces dernières semaines, notamment après son meeting controversé du Zénith, Sa Cynique Majesté Royal, la plus populaire chez les militants, est parvenue à tromper son monde, en prétendant se ranger au bac à légumes du " Frigidaire" du parti. Elle aurait été décongelée comme prévu par d'importantes fédérations comme les Bouches-du-Rhône, où elle aurait obtenu 73% des voix, et l'Hérault.

    Prospective : les réactions des intéressés

  • François Rebsamen, numéro deux du parti par la grâce de Hollande mais pourtant soutien de son ex-concubine, Désirdavenir Royal, a interprété ce vote comme "un choix en faveur du changement, de la transformation du parti", tout en espèrant conserver son ancien poste : cohérent ?
    Selon le même, ce serait maintenant à Désirdavenir Royal de tenter d'organiser le rassemblement pour constituer une nouvelle majorité au congrès de Reims (14-16 novembre). "Ségolène Royal a la responsabilité de rechercher avec nous la plus grande unité du PS", a déclaré Frère Rebsamen. C’est aussi bien la tâche de ses concurrents, puisqu’avec seulement 4 points d’avance, son ‘leadership’ n’apparaît pas indiscutable.
    Bien au contraire, l’heure des compromis et compromissions a sonné. Le PS va certainement sortir grandi du frigo.
  • Benoît Hamon se félicite aussi d'un score où il voit évidemment "la marque d'une volonté de changement, de réorienter le message des socialistes vers une gauche plus décomplexée, plus résolue". Le jeune eurodéputé reste candidat à la succession de F. Hollande, estimant avoir "une grande légitimité à diriger ce parti". Il pourrait certes apparaître comme un facteur de dialogue avec Besancenot, mais celui-ci pourrait voir justement en lui un danger pour son NPA.
  • Delanoë, favori déçu et intransigeant, refuserait de faire du Royal. Il ne veut pas constituer un bloc qui, comme Sa Cynique Majesté Royal, s'accommoderait d'une alliance avec un parti "qui ne s'assumerait pas clairement de gauche", sous-entendu le MoDem, tout en tenant un discours de gauche.
  • Aubry, on ne renonce pas à constituer un rassemblement majoritaire. "Nous allons maintenant travailler à élargir le rassemblement sur une ligne de changement et d'ancrage à gauche", a déclaré le fabiusien Guillaume Bachelay.
  • Bilan : Tout sauf la femme et le pantin
    Sa Cynique Majesté Royal sortirait de sa poche un homme de paille : bidonnante, cette version de la belle au frigo dormant !
    On dit Désirdavenir Royal prête à favoriser la candidature d’une de ses créatures, un Hollande bis, qu’elle tient dans sa poche et son mouchoir par-dessus. Compte tenu de l'aspiration au renouvellement, le prince charmant serait le député européen Vincent Peillon, 48 ans. Pour le Zénith, il aurait une choré d’enfer et le meilleur profil dans le casting Royal pour revendiquer le poste de chœur du parti. Certes, il aurait 53 ans en 2012, comme l’amère Royal en 2008, mais très peu politicien et simple auteur de nombre des discours de l’amère Royal, il ne représente aucun danger pour elle. Ce n’est qu’une sorte de potiche, mais au poste de premier secrétaire, comme Delphine Batho dans sa circonscription des Deux-Sèvres.

    Consensuelle comme elle est, la candidature de la présidente du Poitou-Charentes semble donc peu probable ! Mais n’importe quelle autre tête de
    gondole liste ferait mieux l’affaire.
  • dimanche 19 octobre 2008

    Education: une manifestation de plus, mais pas mieux

    50.000 espérés, 80.000 pour les syndicats et 32.000 pour la police

    Pendant que le Président de la République travaille à juguler la crise, les syndicats défilent dimanche dans les rues contre la politique éducative du gouvernement.
    Si entre 80.000 participants, selon les organisateurs, et 32.000, selon la police, c’est une épreuve de force, les syndicats ont beaucoup perdu de leur vitalité. D’autant qu’enseignants, parents d'élèves, mais également personnels administratifs et techniques, ils étaient tous dans ce cortège ! Partis vers 13h30 de la place d'Italie, les manifestants venus de toute la France et qui répondaient à l'appel de 47 organisations du secteur éducatif (dont de nombreuses 'filiales' de la FSU), ont défilé sous le soleil jusqu'à la place de la Bastille en passant par le Quartier latin. Sympa !

    Des nostalgiques de la co-gestion encore et toujours
    "L'Education est notre avenir. Il ne doit pas se décider sans nous", pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège. Comme si les représentants élus au Parlement ne savaient pas aussi bien ce qui est bon pour l’avenir du pays.

    Des rêveurs coupés des réalités
    La crise ne les rend pas plus réalistes et ils en profitent au contraire pour soutenir que la qualité de l’éducation est proportionnelle au nombre de postes, quelque soit l’état de la courbe démographique : les baisses d’effectifs d’élèves et les départs à la retraite des baby-boomers permettent d’envisager 11.200 suppressions cette année, 13.500 programmées en 2009.
    Selon les promeneurs urbains, la crise financière qui risque de provoquer une crise économique ne justifierait pas les restrictions budgétaires. La suppression progressive de la carte scolaire a été largement plébiscitée par les familles, mais les syndicats persistent à vouloir l’empêcher. La mise en place du service minimum d'accueil des petits en maternelle et dans les écoles élémentaires ne leur convient pas, mais satisfait pleinement les mères de familles, célibataires et défavorisées, ou non. Ceux qui claquent les portes sont précisément ceux qui affirment que les conditions de mise en oeuvre des réformes se font "sans aucune concertation"…

    Et les co-gestionnaires nostalgiques qui refusent de desserrer leur emprise et au gouvernement le droit de gouverner réclame un large consensus !
    "L'Education est réellement mise en danger par une politique qui va à l'encontre de l'objectif dont aurait besoin l'école aujourd'hui: un large consensus dépassant les clivages", a réellement déclaré Patrick Gonthier, le secrétaire général de l'UNSA-Education, 2e organisation d’enseignants, qui n’est pas réellement majoritaire ( !) mais qui était pourtant très choyée par la presse. "Face à une telle mobilisation, le gouvernement ne peut pas rester dans l'intransigeance qu'il manifeste, au mépris d'ailleurs de ce qu'il dit sur le dialogue social rénové", a-t-il ajouté, lui qui n’a jamais manifesté de grandes dispositions pour le dialogue.

    « Présent en tête du défilé aux côtés des représentants de tous les syndicats de l'Education », assurent les journalistes-militants qui ne sont pas plus fiables sur ce sujet que sur d’autres, tous parents ‘responsables’ qu’ils puissent être… Car les media partisans ignorent superbement les syndicats absents : un mouvement unitaire exigera de l’UNSA beaucoup d’efforts de dialogue !
    Le SNALC s’est-il dissout ? Le syndicat national des lycées et collèges (SNALC) est pourtant un syndicat d'enseignants du second degré, affilié à la Confédération syndicale de l'Éducation nationale (CSEN). Fondé en 1905, ne participe-t-il donc plus organismes consultatifs, avec pourtant entre 7 et 8% des voix, ce que quelques candidats à la présidentielle auraient appréciées…
    Deux syndicats d’enseignants n’ont pas dû pouvoir se retenir de se mêler aux autres. Sud-Education est nettement plus à gauche que le SNALC et on peut concevoir qu’il ne reçoive guère de considération : il est en effet plus violent que représentatif. Tout comme le FNEC FP de FO, que nous mentionnons par charité laïque.
    Et pourquoi les 9,20% de professeurs du SGEN-CFDT sont-ils passés sous silence par ceux qui revendiquent la proportionnelle ? La presse n’est vraiment pas juste. Pourquoi tant de détestation d’un parti politique majoritaire et de sympathie pour un syndicat dominant ?

    La FCPE agite les vieux mouchoirs rouges
    Et où était donc la fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public? Absente, puisque les journalistes ne les ont pas remarqués. Ou méprisés. Peut-être la PEEP se consacrait-elle à sa mission première et aux élections des représentants de parents d’élèves, pendant que la FCPE délaissait-elle les parents pour s’adonner à la politique.
    Pour la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Anne Hollard récite sa leçon. "Les suppressions de postes, ce sont des options qui disparaissent et les effectifs qui augmentent dans les classes. On est face à un démantèlement", a déclaré avec aplomb. La réalité est pourtant toute autre et le gouvernement ne peut que constater. Il n’est pas besoin de supprimer des disciplines qui se dépeuplent depuis de nombreuses années et qui sont maintenues artificiellement en vie jusqu’au départ à la retraite de leurs professeurs titulaires. Ainsi, les classes d’allemand se vident-elles à grande vitesse et certaines options pelées (ex : langues régionales) vont jusqu’à susciter des jalousies chez leurs collègues qui craquent à 24 élèves. Car les demi-groupes (ex : en langues), çà existe, mais Mme Hollard ne semble pas les avoir rencontrés…
    "Avant, lorsque les élèves étaient trop nombreux, il y avait une ouverture de classe supplémentaire, ce n'est plus le cas. Et on multiplie les vacations pour boucher les trous, avec des enseignants qui sont sur plusieurs établissements", a-t-elle ajouté. Ce qui a pourtant toujours existé et les parents le savent. A moins qu’ils n’aient pas été eux-mêmes élèves et n’aient donc pas recueilli les confidences de leurs profs qui expliquent à leurs élèves qu’ils prennent leur cours en retard parce qu’ils n’ont pas le temps matériel de se déplacer d’un établissement à l’autre, et parfois d’une ville à l’autre, dans la même demi-journée. Ces parents qui étaient élèves à l’époque socialiste ont la mémoire bien courte.

    Bien que fort discrètes dans le désordre intérieur du PS, quelques personnalités politiques de gauche se sont évidemment jointes à la manifestation, dont l'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang. Le temps lui a paru long : "C'est l'Ecole, l'Education qu'il faut changer. Cette manifestation on l'attendait depuis longtemps car on sait très bien que ce gouvernement ne reculera que s'il y a un mouvement de masse", a déclaré Jack Lang. Croit-il lui-même à ce qu’il dit, puisqu’il a connu les grèves sur les régimes de retraite ?
    Martine Aubry travaille le dimanche...

    Mais c'est pour la bonne cause, la sienne: elle est candidate à la succession de Hollande est ne pouvait faire moins que de défiler avec les personnels éducatifs de sa ville.
    Bruno Julliard a appris à l'UNEF à se placer au premier rang et continue comme adjoint de Delanoë à la mairie de Paris. Mais Benoît Hamon a fait une apparition aussi brève que tardive, le temps d'une déclaration.

    Grève nationale unitaire en novembre ?
    Selon l’usage, les syndicats de l'Education ont décidé de se revoir dès mercredi prochain pour décider des suites. C’est en tout cas ce que le SNUIpp (syndicat d'instituteurs) propose d'ores et déjà. Et aussi le SNES, direz-vous. "Par cette mobilisation", les manifestants "ont fait entendre leur exigence d'une autre politique pour l'école", a déclaré le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) dans un communiqué diffusé à l'issue de la manifestation. Mais, le SNES et le SNUIpp, c’est la même chose : la FSU !
    D’ailleurs, Gérard Aschieri, craquant sexagénaire incrusté et momifié, a déclaré : "C'était une mobilisation très dynamique ( ! ) qui témoigne d'un profond mécontentement". On n’ose imaginer le dynamisme de ses quelques heures de cours, après décharge syndicale. Le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) a poursuivi : "Le gouvernement ne doit surtout pas faire la politique de l'autruche et commettrait une grave erreur en considérant cela comme un simple mouvement de mauvaise humeur". Si à l'entendre le gouvernement tremble autant qu’il sucre les fraises, il a en effet du souci à se faire.
    Depuis sa bulle, coupé du monde en crise, le professeur de lettres avait encore préparé ces quelques mots ronéotypés pour les camarades journalistes. "Cela passe par la mise en oeuvre d'un ambitieux budget pour 2009 et le refus des réformes imposées avec brutalité et une concertation de façade [ rythme ternaire]. Ces réformes creusent les inégalités, décrètent l'abandon de la nécessaire ambition pour tous et remettent en cause le sens même et la nature des métiers de l'enseignement" [Et rythme… ternaire !].
    Il s’exprime par communiqué. Pourquoi pas un prompteur pour Gérard ?

    samedi 11 octobre 2008

    Congrès de Reims : la maire de Lille veut bien se payer l’amère Royal

    La Ch’tite Aubry veut bien d'un débat avec Delanoë et Royal
    La maire de Lille s'est déclarée samedi prête à débattre avec Bébert Delanoë et Désirdavenir Royal, également en lice pour le congrès du Parti socialiste en novembre.
    Le député européen Benoît Hamon, candidat de l'aile gauche du PS et avatar de la compétition, a lancé l'idée d'un débat public entre les têtes d'affiche des "motions", les programmes soumis au vote des militants le 6 novembre. Se prendrait-il aussi pour une tête d’affiche ?

    Une seule se dérobe... Mais laquelle ?...
    L' offre a été accueillie avec enthousiasme par les deux "petits" courants, le Pôle écologiste et Utopia, marginalisés par le combat des chefs que se livrent à distance Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Sa Cunique Majesté Royal.
    "Benoît Hamon a fait cette proposition. J'ai aussitôt répondu positivement (...) Le débat actuellement est extrêmement important", a estimé samedi Martine Aubry sur Europe 1.
    "Relancer l'économie et le pouvoir d'achat, ça doit être la priorité des socialistes", a souligné l'ancienne ministre de l'Emploi et de la Solidarité.

    Et qui reste-t-il ?

    "Une forme d'exhibitionnisme !"
    Sa Cynique Majesté Royal n'a pas donné personnellement suite... Vincent Peillon, l'un des brillants sacrifiés de la candidate socialiste malencontreuse à la présidentielle perdue, s'est en revanche opposé à tout débat public dans lequel il voit "une forme d'exhibitionnisme". Et, après le SégoShow, c’est le camp Royal qui le dit …
    La chaîne de télévision i-Télé s'est pourtant proposée d'accueillir le débat dans le cadre de son émission politique du dimanche soir en partenariat avec Le Monde et France Inter.

    Initiative bienveillante et ... benoîte

    Sur la gauche du PS, les proches de Benoît Hamon se défendent d’ "ouvrir la boîte à baffes" et d’organiser le pugilat public. Au Zénith ou ailleurs, peut importe, si c’est un « Rassemblement de la Haine » …
    Le but affiché est de "mettre tout le monde au pied du mur", a expliqué samedi le refoulé de la municipale à Orly et bras droit du petit député européen, Razzye Hammadi, qui a conservé son poste de secrétaire national du PS.

    La gauche du PS estime qu'il n'y a que les deux projets extrêmes en lice à Reims : le sien et celui "social-libéral" porté par les trois motions issue de la majorité sortante (Aubry, Royal, Delanoë). Un débat public "mettrait les choses au clair", assure Razzye Hammadi, téléguidé par Hollande qui verrait bien la Ch’tite Aubry attraper les cheveux ondulés de Sa Cynique Majesté Royal et lui faire mordre la poussière.
    Sur Europe 1, Martine Aubry balance et n'a toujours pas officialisé sa candidature au poste de premier secrétaire même si elle ne fait pas mystère de ses intentions au cas où sa motion arriverait en tête en novembre.
    "Les idées d'abord, l'équipe ensuite, et puis nous choisirons celui qui doit diriger le parti", ne cesse de répéter l'ancienne ministre. Confiante ?
    "Je me bats pour gagner", a-t-elle toutefois ajouté. Un bon point ! Sa collègue s’est battue pour perdre et de belle manière : de 5 points…