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mercredi 25 février 2015

Exit la volonté du peuple: Matignon soumet ses députés PS à la discipline du bureau national

Les représentants socialistes de la nation perdent leur liberté de vote

La direction du PS appelle le pouvoir législatif à la soumission


Le bureau national du Parti socialiste s’est réuni mardi pour envisager des sanctions contre les rebelles sur son aile gauche. Les termes "unité", "concertation", "cohésion" et "obligations" figurent dans sa résolution. Echaudé par le psychodrame de la loi Macron et du recours au 49.3 pour court-circuiter les "frondeurs" qui menaçaient de ne pas la voter, le premier secrétaire ne dissimule pas sa fureur et sa volonté de sécuriser le PS et de remettre de l'ordre dans les rangs: "C'est la démonstration du non-respect de notre vie interne,"  a grondé le brutal. "Je suis tétanisé", ricane dans la foulée un député.

D'ailleurs, le PS décide finalement de... ne pas choisir entre soutien au gouvernement et soutien aux frondeurs. "Le PS doit se ressaisir", écrit en préambule le premier secrétaire, qui estime que "le manque de respect, de fraternité ou tout simplement de camaraderie a atteint un niveau intolérable". S'ensuit un exercice d'équilibriste.

Au final, la mise en garde adressée aux "frondeurs" ne fait référence à aucune sanction de la révolte des socio-démocrates de la semaine dernière. 
"Etre dans un groupe parlementaire signifie qu’une fois que le groupe parlementaire a pris position après débats et vote, il faut le respecter", a affirmé, à l’antenne de RFI le 25 février, le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, ancien conseiller politique de Jean Glavany au ministère de l'Agriculture et de la Pêche (1998-2002) et actuel président du Conseil général de la Drôme depuis 2004. Il a annoncé qu’il ne se représentera pas aux élections départementales de mars prochain. Les républicains auront toute liberté de ne pas élire son candidat, Gérard Chaumontet (à droite), vice-président du département de la Drôme chargé de l'économie.

Pas de sanctions mais "des consignes de vote"

L'effet Charlie ? Finie la liberté d'expression des parlementaires socialistes: l'organe du parti les rappelle à "leurs obligations" et leur imposera ses "consignes de vote". Confronté au "vent de révolte" de "frondeurs" socialistes contre la Loi Macron qui a été adopté en force et, sans vote, avec recours à l'article 49.3 par le Premier ministre, l'exécutif a senti passer le "vent du boulet."
VOIR et ENTENDRE qui pensait en que le 49.3 est "une violation des droits du Parlement, une brutalité, un déni de démocratie, une manière de freiner ou d'empêcher la mobilisation", le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui en 2006, s'en prenait alors au premier ministre Dominique de Villepin, lequel avait choisi d'engager la responsabilité de son gouvernement sur le Contrat première embauche (CPE) en ayant recours au 49.3.


Coup de force interne: silence dans les rangs !

Une mise au pas au nom de la règle de "l’unité de vote de leur groupe": le bureau national du Parti socialiste donnera maintenant "ses consignes sur les textes après audition du gouvernement". Et si les consignes ne sont pas respectées ? Le bureau prévient que "tout manquement aura les conséquences prévues par les règles internes". Un rappel au règlement justifié par "la cohésion qui ne discute pas".

Le premier secrétaire coopté du "politburo" PS s'est dit satisfait d'un vote interne qui n'a pas donné lieu à une seule voix contre. "C'est un signe positif, encourageant," a estimé l'ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis. La résolution a été votée par 29 voix pour, neuf abstentions et trois non participation au vote.

Le bureau national met son grand malaise sur la place publique


Une direction du parti assise entre deux chaises 
Les petits soldats du PS devront marcher au pas cadencé par le parti, mais s'il y a bien eu un rappel à l’ordre, c'est "un geste... pour les frondeurs", selon France Info !
"Il n'y a pas eu de division interne", commente le premier secrétaire du Parti socialiste.

 Dans sa résolution, le bureau national penche du côté "frondeurs"
Il a en effet concédé une circonstance atténuante aux députés qui ont critiqué le projet de loi Macron. Le bureau a avoué qu'il a été mis devant le fait accompli sur le nombre de dimanches ouverts au commerce. 
Le bureau réclame même un réexamen de ses propositions en seconde lecture. C'est un geste en faveur de ceux et celles qui veulent débattre et qui n'a pas échappé à Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice et membre de l'aile gauche du PS.
"Jean-Christophe Cambadélis a bien rappelé qu'un certain nombre de nos propositions faites au nom du bureau national n'avaient pas été prises en compte et qu'il souhaite qu'en deuxième lecture, ça puisse être entendu." 

VOIR et ENTENDRE quelques réactions au "caporalisme" (J.Guedj) de l'exécutif socialiste:



Nul ne sait sur quel pied danse le "frondeur" Jean-Marc Germain...
Tandis que Didier Guillaume fait valoir qu' "un parti politique n'est pas une association, c’est un endroit où on vote des lois," le député (PS, Seine-et-Marne) Eduardo Rihan-Cypel a ajouté sur Sud Radio: "Un parti, ce n’est pas un club de boules." Tous sont-ils donc satisfaits du déroulé du bureau national? L'élu originaire du pays de Lula se félicite en tout cas de "la restauration de l’autorité et le maintien de l’unité du PS". N'en déplaise à Valls, "les sanctions n’étaient pas l’objet du BN", a-t-il même assuré en avalant son petit quatre-heures... 
Le député PS des Hauts-de-Seine assurait devant Nicolas Beytout sur le plateau de l'Opinion, il y a quinze jours: "On a appris à être un parti de gouvernement mais pas au gouvernement." 

Le 25 février 2015 Jean-Marc Germain, était l'invité de Guillaume Durand sur LCI
"oui mais à condition qu'on garde quand même la possibilité pour un député d'avoir une liberté de vote et de conscience...il s'agit pas que ça se répète, il s'agit de vérifier que ça ne porte pas atteinte à la majorité."

Il fait aussi des aveux intéressants sur d'autres sujets

"Au fond, ça arrange les consommateurs de pouvoir aller faire ses courses le dimanche n'importe où." 

Autre remarque savoureuse sur les ressources sémantiques des parlementaires: "En 36, quand on a fait les congés payés,on n'a pas dit 'ça va vous empêcher de travailler pendant les vacances', on a appelé ça du ' temps libre'."




"Une deuxième question. Dans nos démocraties, qui doit avoir le dernier mot, le gouvernement ou le parlement? Dans toutes les démocraties du monde, à l'exception de la nôtre, c'est le parlement qui a le dernier mot. Regardez Obama, c'est un régime présidentiel. Quand il a voulu relever le plafond de la dette, il a proposé neuf budgets avant d'en faire accepter un." (...) "Est-ce qu'on dit qu'Obama est un président faible?"
"Parlons un peu des arrières pensées depuis le début de cette expérience à gauche." "Il faudrait que vous viviez de l'intérieur le parlement. Est-ce qu'on a parlé une seule fois de l'opportunité de passer de 5 à 2 dimanches ? Ce débat, il était interdit, interdit oui, et pourquoi est-ce que c'est monsieur Macron qui devrait avoir le dernier mot ? Le parlement a envoyé des dizaines de rapports, des rapports qui ont été commandés par toutes les majorités.(...)  Il y a régulièrement les mêmes rapports disant que ça ne créera pas d'emplois d'augmenter le nombre de dimanches (...) et ça détruira les petits commerces
"Il faut qu'on mette de la méthode mais l'élément central de cette méthode, c'est il faut un nouveau contrat de majorité, puisqu'on peut pas tout à fait faire ce qu'on avait dit. On a fait beaucoup de choses qu'on avait promises et maintenant on a une nouvelle page à écrire."  
"Tout ça sur papier avec des écologistes, avec des radicaux de gauche." "Si on a l'impression qu'il n'entendait pas l'intérieur du PS, ceux parmi les leaders du PS, Arnaud Montebourg  et Benoît Hamon, ils ont soutenu l'arrivée de Manuel Valls comme premier ministre."

Autres contre-vérités ou velléités...
Tout le monde à genoux...
"Parce qu'on savait qu'on allait arriver au pouvoir, on avait travaillé pour que chaque mesure qu'on propose soit financée, pour que ce soit adapté à la crise qu'on avait vécue [et surtout niée !], notamment cette emprise de la finance sur l'économie qui, quelque part, l'a étouffée. (...) Par exemple sur la loi bancaire, on a dû aller plus loin sans faire n'importe quoi: faut pas tuer les banques françaises."
"On n'a qu'à baisser l'impôt sur les sociétés, pour les entreprises qui investissent, l'augmenter sur celles qui versent des dividendes: c'est une proposition simple pour relancer l'investissement." 

dimanche 13 avril 2014

Marche contre l'austérité: un socialiste s'affiche au côté de Mélenchon

Un membre du Bureau national du PS défie Hollande et Valls

Un opposant se détache parmi des milliers de manifestants d'extrême gauche 
Cet économiste socialiste a manifesté samedi contre l'austérité et la ligne économique du président Hollande incarnée à Matignon par Manuel Valls, lors de la première marche de "l'opposition de gauche" organisée depuis la débandade du PS aux élections municipales et l'exfiltration de Jean-Philippe Désir, dit Harlem, de la tête du Parti socialiste vers le gouvernement.

Brandissant des pancartes "Envoyons Vallser l'austérité" ou "Hollande ça suffit", 

les manifestants ont défilé  à l'appel d'anti-républicains d'extrême gauche: les communistes du Front de Gauche, les révolutionnaires trotskistes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de plusieurs fédérations syndicales et d'associations  radicales.
Ils étaient 25.000 à manifester selon la préfecture de police, 100.000 selon les organisateurs.

La presse militante du PS occulte certains faits majeurs

La présence du leader grec de l'opposition de gauche ne dérange pas cette presse pourtant sélective. Alexis Tsipras (Syriza), candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, s'affichait en tête de cortège,  aux côtés des chefs de file du Front de Gauche, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
"C'est un message envoyé au gouvernement", a déclaré Jean-Luc Mélenchon à la presse. "Il y a une gauche dans ce pays et il n'est pas acceptable qu'elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique."

Participation active des altermondialistes:
EELV a défilé avec ses drapeaux
"C'est la première manifestation de l'opposition de gauche au gouvernement", avait souligné  Olivier Besancenot, du NPA, dans la matinée, sur i>TELE. "Il s'agit de fédérer une opposition de gauche décomplexée face à ce gouvernement. Il y aura des suites."
"Le message est clair, Manuel Valls commence par une première manifestation, et c'est important parce que ça veut dire qu'il y a une nouvelle séquence politique qui s'ouvre", a-t-il estimé mis en garde.

Un défi à l'exécutif, incarné par un membre du Bureau national du PS

Manuel Valls est confronté depuis sa nomination à la fronde  de l'aile gauche de son propre parti qui réclame une inflexion de sa politique jugée trop droitière.

L'extrême gauche, désormais qualifiée de "gauche de la gauche" après avoir été la "gauche radicale" lors de la présidentielle, demande quant à elle l'abandon du Pacte de responsabilité qui prévoit un allègement des charges des entreprises en échange d'embauches. Cette mesure économique emblématique de François Hollande est présentée par ses détracteurs comme un chèque en blanc fait au patronat. 

La presse dissimule la fronde d'un responsable du PS 
Soumise aux consignes de Matignon qui contrôle toute la communication de la presse socialiste, la presse occulte l'affichage symbolique d'un opposant notable de l'aile gauche du PS. 
Liêm Hoang-Ngoc s'est ostensiblement manifesté contre son gouvernement

Il n'était pas "dans les premiers rangs" comme on a pu le lire: les photos le montrent  au premier rang de la marche contre l'austérité.
Né en 1964 à Saïgon (Viet-Nam), en 1996 cet économiste était déjà l'un des initiateurs de l'"appel des économistes pour sortir de la pensée unique", participa à la fondation d'ATTAC. En 2008, il est chroniqueur économique sur France Inter et au nombre des animateurs du club de pensée "La Forge", initié par Noël Mamère et Benoît Hamon, actuel ministre de l'Education... Engagé en politique au PS, c'est un proche d'Henri Emmanuelli. Avec lui et Mélenchon, Hoang-Ngoc milite au club Nouveau Monde (PS, 2002) 
Il est membre du conseil national du Parti socialiste depuis 2003. Il est secrétaire national adjoint à l'économie du Parti socialiste de 2008 à 2012. Il est élu député européen socialiste le 7 juin 2009 sur la liste présentée par le Parti socialiste dans la région Est. Il est membre du bureau national du Parti socialiste depuis 2012. 
Il est permis de considérer que, par sa présence, Hoang-Ngoc implique ses prohes, Vincent Peillon, débarqué de l'Education, Benoît Hamon et aussi Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie. 
Cette lacune intentionnelle marque la volonté délibérée d'une certaine presse de taire  la participation physique de cette jeune pousse de bambou socialiste à la marche de l'extrême gauche. 

L'économiste socialiste joue contre son camp

Ce membre du Bureau national du PS cautionne les banderoles 
Alors qu'un sondage BVA publié samedi par Le Parisien -Aujourd'hui en France et i>TELE, met en évidence que 60% des Français doutent de l'efficacité de Manuel Valls pour réduire le chômage et 56% pensent qu'il ne sera pas efficace pour "permettre plus de justice sociale", samedi dans le cortège parisien, Liêm Hoang-Ngoc a trahit la confiance des siens. 
En effet, on pouvait lire entre autres "quand on est de gauche, on taxe la finance" ou "quand on est de gauche, on est du côté des salariés".

Hoang-Ngoc se présente-t-il sur une liste d'extrême gauche aux européennes 
A un mois et demi des élections du 25 mai, cette marche contre l'austérité est l'occasion pour les extrémistes de gauche, PCF et le PG, ont lancé ensemble vendredi soir la campagne en vue du scrutin, marquant leur différence avec le pouvoir socialiste.
"Les élections européennes vont être le juge d'Appel des municipales qui confirmera le verdict politique qui est que les gens sont excédés par la politique de droite de François Hollande", a estimé Jean-Luc Mélenchon.


vendredi 16 novembre 2012

Conseil national du PS: Harlem Désir présente bientôt les "béni-oui-oui" du pouvoir

Qui ne sera pas un élu godillot ?

Un nouvel "homme faible" -non élu- désigne les impétrants
Hollande détient tous les pouvoirs
et bientôt aussi au PS
Harlem Désir, premier secrétaire désigné du Parti socialiste, présentera samedi matin son équipe dirigeante au conseil national, le "parlement" du parti, un premier test pour celui qui tente d'imprimer sa marque au sein du parti majoritaire, tout en étant un dirigeant non élu.

La présentation de l'exécutif du parti - à la fois le "bureau national" et le "secrétariat national" - à La Mutualité à Paris, sera l'ultime étape du processus de succession de Martine Aubry et le point d'orgue du Congrès de Toulouse de fin octobre, lors duquel Harlem Désir était devenu officiellement patron coopté pour sa soumission par Hollande et Ayrault, contre la volonté de la sortante, Martine Aubry, qui avait donné la préférence à Jean-Christophe Cambadélis. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault assistera son homme de paille.

Désir H reste très discret, voire secret

Système pyramidal 2008
Ce métis de 54 ans, qui se fait appeler Harlem, Noir à la façon Obama, en plus agressif, s'est seulement engagé à ce que son équipe soit paritaire, faisant place à de nouvelles générations et à la diversité. "C'est un peu comme quand on fait son gouvernement", observe un cadre du parti. 

Harlem est le fils d'une puéricultrice alsacienne et syndicaliste CGT et d'un directeur d'école martiniquais, sympathisant communiste et anticolonialiste.

Seules certitudes, annoncées dès septembre: c'est le député Guillaume Bachelay, fabusien, ex-conseiller politique de Martine Aubry, qui est numéro deux, et David Assouline, pareillement désigné, qui exerce déjà la fonction de porte-parole .


C'est au sein du "secrétariat nationalqu'Harlem Désir pourra apporter sa touche personnelle. Il est composé de quelque 80 membres, où chaque secrétaire se voit attribuer une spécialité thématique ou organisationnelle.
Ce secrétariat a déjà été renouvelé en juillet, avec l'émergence de nouvelles têtes de la génération montante. Harlem Désir a proposé d'ouvrir l'instance aux responsables des motions concurrentes, notamment à ceux de la motion de l'aile gauche d'Emmanuel Maurel (Motion 3 - Maintenant la gauche). "Nous sommes partants, nous avons des échanges, mais pas de propositions concrètes pour le moment", affirmait jeudi une des membres de cette motion.
Cette motion 3 est en outre portée notamment par Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj, Gérard Filoche (ex-membre de la LCR), Paul Quillès et Julien Dray
Sans oublier, d'une part Un Monde d'Avance (Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Pouria Amirshahi, Razzy Hammadi ou Bruno Julliard), un courant éparpillé entre la motion d'Harlem Désir et celui de Julien Dray et Emmanuel Maurel, 
et d'autre part le mouvement Utopia, groupe politique trans-partisan de gauche radicale (PS, Europe Ecologie-les Verts, Parti de gauche (PG de Mélenchon, candidat des communistes, notamment), animé par Franck Pupunat, co-fondateur. C'est aussi clair qu'à EELV !


Le "bureau national" (54 membres, direction politique du parti) comprend, selon les textes du PS, des représentants de chacune des motions ayant obtenu plus de 5% des voix des militants, en nombre proportionnel aux résultats.

Il faudra voir à qui reviennent les postes régaliens, tels que le responsable aux fédérations, aux élections et le trésorier.
Autre poste-clé, très sensible, celui de porte-parole s'avère être un vrai casse-tête. Combien occuperont cette fonction, qui pourrait elle aussi être paritaire? "1, 2, 4, voire 6 ?", plaisantait jeudi une habituée de Solférino.
Le sénateur David Assouline (53 ans), qui a succédé à Benoît Hamon depuis son départ au gouvernement, n'entend pas quitter le poste. 
Le député Olivier Faure (44 ans), ex-conseiller de Jean-Marc Ayrault, qui y aspire aussi, au nom de la diversité (la mère de ce quadra est d'origine vietnamienne), bénéficie, pour sa part de soutiens de poids: ce diplômé de Sciences-Po-Paris fut directeur adjoint du cabinet de François Hollande, alors Premier secrétaire du Parti socialiste, de 2000 à 2007. Il fut d'ailleurs présenté comme le candidat du consensus pour succéder à Martine Aubry. 
Depuis le mois de septembre, la députée Karine Berger (39 ans, députée des Hautes-Alpes, économiste affidée à Pierre Moscovici et cireuse de pompes intolérante et irrespectueuse de la parole de ses contradicteurs), est également régulièrement citée elle aussi, au nom de la parité, tandis que circule aussi le nom de la sénatrice Frédérique Espagnac (40 ans), ancienne attachée de presse de François Hollande.Quatre personnes au porte-parolat ? "Ce serait dangereux. C'est multiplier les risques de divergences". "C'est risquer les couacs et la comparaison", analysaient deux cadres du parti.
Un Premier secrétaire contesté
Jean-Philippe-Harlem Désir n'a jamais remporté aucun mandat électif en nom propre.
Au Congrès de Toulouse, cet intérimaire de Martine Aubry, le temps des primaires socialistes à la désignation du candidat à la présidentielle, est le candidat officiel, coopté par le président Hollande. Lors du vote d' octobre 2012, le taux de participation n'est que de 46,5 %.
"Il y a beaucoup de pression sur Harlem Désir", y compris de la part des différentes sensibilités de sa propre motion.
Les noms des lâcheurs seront connus samedi parmi les refoulés du pouvoir: Liste de ses soutiens officiels, dont une forte concentration de ministres du gouvernement Ayrault: lien 
Il "affronte son premier vrai test", observe une secrétaire nationale sortante.
En attendant,  ce jeudi soir et vendredi soir et donc d'ici samedi, les militants socialistes sont appelés à élire que leurs secrétaires de section (porte-parole de section) et leurs premiers secrétaires fédéraux (responsable du département), lesquels figurent au Conseil national.
Le nouveau parlement devra entériner samedi la composition du nouveau secrétariat national.
Lors de son discours, le premier secrétaire devrait également annoncer les prochaines initiatives du PS.
A Toulouse, Jean-Philippe Désir, très offensif contre la droite, avait déjà fixé le cap pour son parti, un PS "ouvrant grandes ses portes" aux Français, qui devienne le "plus européen des partis socialistes".
On demande à voir !

samedi 29 octobre 2011

Martine Aubry devrait démissionner, estime Nadine Morano

Le premier secrétaire du PS refuse de tirer les conclusions des primaires ...citoyennes !



Alors, comme ça,

la rénovation,

c'est pour quand ?




La 'démocrate' Aubry reprend la direction du PS, comme si rien ne s'était passé

Martine Aubry bafoue le vote citoyen
La candidate désavouée par le résultat final a annoncé qu'elle reprenait bien ses fonctions de premier secrétaire du Parti socialiste.
Harlem Désir peut donc retourner à la niche fiscale.

Soutien de François Hollande, le député Julien Dray demande un rééquilibrage des forces à l'intérieur de la direction.
Malgré la déconfiture de la maison Aubry dimanche 16 octobre face à la "gauche molle" de François Hollande, Martine Aubry trouve tout à fait légitime de conserver son poste à la tête du PS: elle a décidé d'autorité de retrouver dès le lundi 17 son bureau de la Rue de Solférino, que son intériméraire zélé, Harlem Désir, avait investi.son dépôt de candidature le 28 juin dernier, avec détermination et arrogance.
L'intéressée l'a elle-même annoncé après avoir " chaleureusement salué la victoire " de François Hollande, désormais candidat du PS à la présidentielle de mai 2012. Ce retour à son poste de la candidate par défaut aux primaires socialistes était prévu depuis son entrée en campagne, en cas de défaite, comme de victoire, puisque la sordide affaire de moeurs de Dominique Strauss-Kahn avait rompu leur "pacte de Marrakech".

La maire de Lille a immédiatement reçu l'appui de l'ex-premier ministre Laurent Fabius, un des ses soutiens pendant
la primaire
. " Martine Aubry a mené une campagne extrêmement combative, elle s'est confirmée comme une femme d'État, elle va reprendre la direction du PS et le mot d'ordre, maintenant, c'est l'union, le rassemblement ", a-t-il déclaré. Elle " reste la première secrétaire du PS et il n'y a pas de victoire possible sans le PS. Je ne doute pas, les connaissant l'un et l'autre, que le rassemblement sera là ", a-t-il présumé.
Son suspicieux vainqueur manie l'ironie

De son côté, dans un discours formel sur le perron de la Rue de Solférino et devant les militants socialistes, le vainqueur du second tour a salué d'une part la "dignité" de sa rivale malheureuse, mais Hollande l'a d'autre part remerciée d'avoir mis le parti "totalement à la disposition du candidat"...

Or, connaissant sa méfiance à l'égard des policiers grâcieusement mis à sa disposition par l'Etat pour sa protection rapprochée, la remarque ne manque pas de sel à l'endroit de la comploteuse du "pacte de Marrakech' et auteure du traficotage du congrès de Reims.
" J'ai besoin de l'unité, du rassemblement, d'un parti socialiste solidaire", a-t-il souligné. Evoquant l'injure de la Mère Tape-dur à l'encontre de la "gauche molle", il a, non sans humour, ajouté : "Pendant trois ans, elle a été notre première secrétaire et je sais par expérience ce que cette fonction exige de don de soi .

Bilan des gracieusetés officielles
:
" Il ne peut pas y avoir deux équipes en concurrence..."
Tout bonhomme qu'il veuille paraître, Hollande, revendique donc le contrôle du Bureau national: totalitaire ?
Hollande fait s'élever une voix discordante

Le candidat investi s'est toutefois fait entendre au sein des socialistes sur le retour de Martine Aubry à son poste de première secrétaire.

Le député Julien Dray, soutien de François Hollande, a plaidé dimanche soir pour un changement à la tête du PS.
" La campagne, elle se dirige depuis le parti. La leçon de 2007, c'est qu'il faut qu'il y ait osmose entre le candidat et la direction du parti. Il ne peut pas y avoir deux équipes en concurrence (...), a-t-il jugé sur i-Télé.
Il va même plus loin: " Il faut qu'il y ait un rééquilibrage à l'intérieur de la direction qui permette justement que les équipes se fondent pour qu'il y ait effectivement osmose ".
La majorité ne partage pas la conception socialiste de démocratie
A droite, la déléguée générale de l'UMP aux élections, Nadine Morano, a estimé que Martine Aubry doit "démissionner" de ses fonctions, après avoir subi " un désaveu des militants et des sympathisants . " Arrivée en seconde position, elle qui avait dit de François Hollande qu'il était l'homme du système, l'homme flou qui lui a laissé le PS à l'état de cadavre à la renverse, on ne voit pas aujourd'hui comment elle pourrait faire avec honnêteté intellectuelle sa campagne ", a argumenté la ministre de l'Apprentissage.

ENTENDRE la déléguée générale de l'UMP aux élections :

Nadine Morano dit clairement ce que les décrypteurs des media s'abstiennent d'exprimer...

Les mauvais parieurs

Ils ont misé sur le mauvais cheval et doivent rendre leur tablier
: Lien PaSiDupes

Nombre d'entre eux ont atteint l'âge de la retraite à 60 ans
.
Parmi eux, Laurent Fabius (65 ans)
et la Ch'tite Brochen-Aubry (61 ans)...

jeudi 27 octobre 2011

Conquête du pouvoir: Hollande ne peut rien refuser à Ségolène Royal

Marie-sEGOlène Royal va rejoindre la direction du PS

La pelle (de peu !)
et le rateau (pour chacune...)

La présidente de la région Poitou-Charentes avoue avoir négocié avec le premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry.

L'alternance, ce serait une présidence bicéphale

" Les Français attendent l'alternance. La France a rendez-vous avec son avenir en mai prochain. "
Invitée dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», Ségolène Royal a multiplié les attaques caricaturales du bilan de Nicolas Sarkozy, selon elle "catastrophique".
Bardée de cicatrices et marquée dans sa chair par son échec cinglant dès le premier tour de la primaire 2011, la future ex-présidente de la région Poitou-Charentes a annoncé qu'elle allait " rentrer dans la direction du PS ": "rentrer dedans" ou "entrer à la direction" ?
Désirdavenir Royal ne se cache plus d'avoir passé un pacte avec Martine Aubry, redevenue la premier secrétaire, et a annoncé qu'elle " participerait au travail collectif " d'élaboration du projet présidentiel de François Hollande.
Elle a tenu à souligner: " Le projet du PS n'est pas le projet du candidat. "
L'amère Royal monte sur Paris
La coquecigrue est lasse du marais poitevin
Elle a annoncé aussi son intention d'être candidate aux législatives de 2012 "dans sa région" - qu'elle compte plaquer froidement - (donc pas nécessairement dans le département des Deux-Sèvres, où elle avait cédé sa circonscription à Delphine Batho qui la tient au chaud et ne serait rien sans sa suzeraine).
Piégée par son soutien au non-cumul des mandats - l'un des engagements de Hollande -, elle a seulement indiqué: " Ou j'exerce (ce) mandat pendant quatre ans, ou je le transmets à l'un de mes vice-présidents. Je verrai avec MES équipes."
Sa Cynique Majesté Royal adopterait ainsi les méthodes de Jean-Noël Guérini qui a également délégué à un affidé, Daniel Conte...

Un couple diabolique bientôt à l'Elysée ?

Parlant d'elle à la troisième personne, Royal a évoqué nos bons souvenirs menacés
Elle a parlé de ses " mauvais souvenirs de 2007, où les divisions ont affaibli la candidate» de l'époque. Par contraste, elle a affirmé qu'après l'épisode de la primaire, «tout le monde est conscient de la fragilité des désaccords et de la force du rassemblement (…) pour construire un projet politique avec d'autres forces politiques ".

La presse continue à l'interroger
Questionnée sur une possible alliance avec François Bayrou avant le premier tour, elle a répondu: " Il n'a pas de projet (…) La priorité est de faire alliance avec les écologistes et le Front de gauche. "
Interrogée sur le sommet des dirigeants européens consacré à la crise financière, Ségolène Royal a réclamé " un gouvernement économique de la zone euro ", " un ministre commun franco-allemand des Finances ", "un plan de relance de la zone euro ", ou encore " l'interdiction faite aux établissements bancaires de spéculer sur la dette publique ".
La future ex-présidente de la région Poitou-Charentes a encore ajouté un commentaire: " C'est une spirale diabolique que subissent les peuples d'Europe, et ça va mal finir ".

La belle parleuse a en revanche été moins prolixe pour expliquer comment peuvent être financés les 60.000 emplois dans l'Éducation nationale qui figurent dans les propositions de François Hollande, Royal a seulement répondu: " Il faudrait étaler (cette mesure) sur cinq ans (…) et faire des économies par ailleurs. "
Les assurances et promesses des primaires sont déjà loin derrière.

VOTER HOLLANDE, C'EST VOTER LE COUPLE SEGOLLANDE...

mercredi 14 avril 2010

PS: Aubry cherche comment mater Georges Frèche

Le bureau national veut reprendre en main le Languedoc-Roussillon

Un mois à peine après avoir encaissé l'élimination au premier tour de sa candidate Hélène Mandroux aux régionales, la direction du parti a mis en place une commission pour remettre de l'ordre dans ses fédérations, mardi soir, suite à la dissidence des socialistes restés sur les listes de Georges Frêche (à gauche, appuyé sur sa canne vivante, le dissident Navarro)

Le Languedoc-Roussillon en sursis

Cette commission spéciale anti-Frêche a pour mission de régler la situation complexe dans la région.


Son objectif officiel vise à «permettre de retrouver le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la rénovation dans l'ensemble du Languedoc-Roussillon». Elle sera placée sous le contrôle direct de François Lamy, le bras droit de Martine Aubry.

Déjà exclu du parti, l'affreux Jojo (DVG) s'était vu opposer une liste concurrente présentée par le PS, après des propos antisémites visant le camarade Laurent Fabius. Lire PaSiDupes
Président sortant de la région, Georges Frêche avait été facilement réélu. Mais, en connaissance des statuts du parti, ses 58 colistiers, qui avaient choisi de rester sur la liste de Georges Frêche, s'étaient exclus eux-mêmes du PS pour une durée de deux ans. Or, parmi eux, figurent des poids lourds locaux : deux sénateurs, deux présidents de conseil général, cinq premiers secrétaires fédéraux et plusieurs maires.

Sauver la marionnette Mandroux

La direction du PS se juge en position de force pour reprendre en main ses fédérations.
Le 31 mars dernier, un allié de Georges Frêche, Didier Codorniou, a en effet été débouté par la justice devant qui il avait dénoncé l'investiture socialiste d'Hélène Mandroux. Selon lui, l'acte était contraire aux statuts du PS. Confortée par la justice, la Rue de Solferino veut désormais pousser son avantage et forcer les dissidents à rentrer dans le rang. «Nous allons remettre de l'ordre. D'abord, en faisant voter les militants pour redésigner des premiers secrétaires fédéraux et des équipes fédérales. Ensuite, nous examinerons le comportement des fédérations pendant le vote», indique un proche de Martine Aubry.

=> L'une d'entre elles sera plus particulièrement observée : l'Hérault.
La direction du PS dispose d'une carotte : le prochain scrutin sénatorial. «Pour l'instant, les dissidents sont exclus pour deux ans. Sauf peut-être ceux qui se montreraient sages et qui pourraient peut-être être investis», indique-t-on en soulignant l'usage massif du conditionnel. D'ici là, le PS a le temps.

=> Sa priorité est de protéger Hélène Mandroux
Le parti a envoyé la maire de Montpellier défier Georges Frêche. Depuis, dans son conseil municipal, elle subit le harcèlement d'une majorité frêchiste. Or, pendant les régionales, le potentat du Languedoc-Roussillon avait menacé de la faire débarquer après les élections. Il n'est pas encore passé à l'acte.

Duel Aubry-Frêche

Contestée, le Premier secrétaire doit mater les frondeurs


Tout au long de la campagne des régionales, le baron régional s'est violemment opposé à Aubry. De son côté, la première secrétaire a préféré «sacrifier» le Languedoc-Roussillon plutôt que de se satisfaire d'une victoire de Frêche en se pinçant le nez. La passe d'armes entre les deux n'est donc pas terminée.

À l'issue des régionales, Frêche avait ainsi annoncé une tournée «anti-Aubry» partout en France.
La grande purge socialiste
Dans la chasse aux sorcières socialistes, Gérard Collomb est le prochain sur la liste noire du bureau national.

jeudi 8 octobre 2009

On a retrouvé Désirdavenir Royal: elle repousse l'invite d'Aubry

Elle refuse de réintégrer la direction du PS

C'est avec un souverain mépris que Sa Cynique Majesté Royal a rejeté l'offre de Martine Aubry de réintégrer la direction du Parti socialiste, contrairement à d'autres "éléphants" du PS, comme Laurent Fabius et Bertrand Delanoë.

Martine Aubry, premier secrétaire du PS, avait annoncé mercredi que l'ex-premier ministre et le maire de Paris avaient réintégré à sa demande le bureau national, l'exécutif du Parti socialiste. "Quand j'arriverai à joindre Ségolène Royal (...) je lui ferai la même proposition", avait-elle ajouté. Elle n'était pas perdue. Pas comme on croyait...

Pour preuve de sa haute considération pour le bureau national, elle soumet la candidature d'un jeune maire adjoint, Kamel Chibli, 32 ans, de Lavelanet en Ariège, pour rejoindre les 204 membres du Conseil national du PS.

Le PS, "pour devenir plus fort, doit être à l'image de cette France métissée que Ségolène Royal n'a de cesse de promouvoir", fait savoir sans sourire la présidente de la région Poitou-Charentes.

Kamel Chibli, proche de l'amère de Melle et venu du mouvement associatif, est d'origine marocaine. A sa façon, "elle assume pleinement ses responsabilités au sein du PS, avec beaucoup de conviction
", a assuré son porte-parole Guillaume Garot (ci-dessous), député-maire de Laval et président de la communauté d'agglomération de Laval. "Mais en même temps, elle considère qu'il faut faire la rénovation par la preuve. Passons aux actes."
Prié de dire si les militants pouvaient être satisfaits des décisions annoncées par Martine Aubry, le député (depuis 2007) et fils de l'ancien député européen Georges Garot, a répondu: "Je n'ai pas le sentiment qu'ils attendaient ça."

Guillaume Garot a dit ignorer si l'amère Royal et la maire de Lille s'étaient parlées par téléphone.
Pour autant, l'ancienne candidate battue à l'élection présidentielle, a-t-il affirmé, aurait appris la proposition de la maire de Lille lors de sa conférence de presse.

France Télécom aurait-elle coupé la ligne vers la Charente ?
Pourvu que la présidente ne fasse pas une bêtise...