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vendredi 14 octobre 2016

Dimanche 16, "La Manif pour tous" réaffirmera sa détermination

"La Manif pour tous" compte rassembler "plus que jamais" lors de sa marche à Paris

La Manif pour tous, qui a réuni des centaines de milliers de personnes contre le mariage homosexuel en 2013, rassemble "plus que jamais"
C'est la conviction exprimée jeudi par Ludovine de La Rochère, présidente du mouvement de défense de la famille "La Manif Pour Tous", à la veille de la manifestation prévue dimanche 16 octobre à Paris. Le mouvement "rassemble très largement, un collectif large, plus large que jamais", a affirmé Ludovine de la Rochère, entourée d'une demi-douzaine de représentants d'associations "historiques" ou "nées dans (son) sillage".  
Il a même "un bel avenir, car les familles sont déstabilisées", a-t-elle poursuivi lors d'une conférence de presse. 

Les mots d'ordre de la manifestation sont notamment la dénonciation de la "PMA (procréation médicalement assistée) sans père", le "scandale de la GPA" (gestation pour autrui), la "diffusion du genre", la "casse de la politique familiale", les "menaces sur la liberté éducative". 

Signe de l'intérêt pour la marche de dimanche, qualifiée de "journée de la famille et de l'enfant", des tracts ont dû être réimprimés, alors qu'un grande nombre avaient déjà été fabriqués. Les affiches ont également été épuisées, du fait d'une campagne de collage massive.
Marée bleu blanc rose
Le dimanche 16 octobre sera une journée de mobilisation pour la famille et avec les familles. Une nouvelle marée bleu blanc rose est attendue pour exprimer avec détermination et enthousiasme son attachement viscéral à la famille. Car les Français savent pertinemment que seule la famille répond aux besoins fondamentaux de l’enfant, lui permet de découvrir les générations qui le précèdent et lui apportent les toutes premières fondations de sa construction personnelle, aussi bien sur le plan affectif que biologique, psychique, social, culturel, etc. « Nous devons rappeler au Président et au gouvernement que l’enfant dépend entièrement de la famille, qu’elle est la cellule de base de notre société et le cœur de notre identité personnelle et collective » explique Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Il faut non seulement mettre un terme à la casse sociétale, mais aussi poser les bases d’une politique de reconstruction de la famille. Le mouvement social qui s’est levé il y a 4 ans entend donc continuer à peser pour faire respecter l’intérêt supérieur de l’enfant et pour faire gagner la famille » poursuit-elle. Libre et indépendante, La Manif Pour Tous s’adresse à tous les Français. Comme lors de toutes les précédentes manifestations, un carré sera mis à disposition des élus et leaders politiques. Ce sera l’occasion pour eux d’exprimer leur vision et leur ambition pour la famille, par essence premier lieu d’éducation, de fraternité, de solidarité et tremplin vers l’avenir.
Le défilé parisien sera un test pour le mouvement créé en 2012 

en opposition au mariage homosexuel, qui avait attiré pour sa dernière manifestation, en octobre 2014, 70.000 personnes selon la police, 500.000 selon les organisateurs. 
En 2013, au plus fort de la contestation contre le projet de loi Taubira ouvrant le mariage aux couples homosexuels, plusieurs centaines de milliers de personnes avaient manifesté à Paris (de 340.000 à 800.000 personnes en janvier 2013, de 300.000 à 1,4 million en mars 2013).
Sur le parcours du cortège qui reliera la porte Dauphine au Trocadéro, les participants seront "filtrés" par La Manif pour tous. Elle organisera "des points de contrôle et de préfiltrage", pour "garantir à tous les manifestants l'aspect familial" de la marche.
"Toutes nos équipes sont d’ores et déjà mobilisées", explique Albéric Dumont, coordinateur général de La Manif Pour Tous. "L’organisation des transports pour venir à Paris est en cours dans les régions. Les tractages et les collages commenceront dès les prochains jours et vont s’amplifier à la rentrée. La mobilisation est au rendez-vous pour stopper les tentatives de déconstruction de la filiation et de la famille " conclut-il.

dimanche 29 novembre 2015

COP21 à Paris: une centaine d'interpellations de "green blocs" portant atteintes à l'ordre public ce dimanche

L'extrême gauche parée de vert mobilise les forces de police 

Les policiers ont procédé dimanche à 100 interpellations place de la République

Cette place est le centre névralgique de toutes les manifs et tentatives de subversion 
Depuis deux semaines, comme en janvier, les braves gens ne sont pas les seuls à exprimer leur compassion, de la plus sincère à la plus feinte, et sous tous les prétextes, des plus dignes aux moins glorieux. Le pouvoir socialiste trouve son compte à cette empathie pourtant suspecte parfois, pensant ainsi engranger des dividendes en points d'indices de sondages de popularité du VIP français de la guerre au Proche Orient. 

Quelques centaines d'opposants à la conférence sur le climat se sont rassemblés en dépit de l'interdiction de manifester, a déclaré le préfet de police de Paris Michel Cadot. 
Une centaine de personnes ont été interpellées, dimanche 29 novembre, après des heurts avec la police aux abords de la place de la République, à Paris, a annoncé le préfet de police de Paris. Les forces de l'ordre ont procédé à des contrôles d'identité sur 200 à 300 personnes retenues place de la République, a-t-il annoncé à 16h.
"Ce sont des petits groupes violents qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des projectiles" comme des "bougies voire une boule de pétanque", slon la technique du caillassage, a précisé le préfet de police, ajoutant que personne parmi les manifestants ou les policiers n'a, à cette heure, été blessé.

Les affrontements ont éclaté après la dispersion d'une chaîne humaine pour le climat, qui a réuni plusieurs milliers de sympathisants, dans le calme, au départ. 
Or, dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestations pour le climat avaient été interdites. La COP21, la Conférence des nations unies sur le climat, s'ouvre dimanche à 17h00 pour les experts et lundi à Paris pour les représentants des états participants.

Les altermondialistes ont contourné l'interdiction de Cazeneuve
Alors que la marche pour le climat était annulée en raison de l'état d'urgence, les ONG supranationales (et donc illégitimes) ont trouvé des solutions... alternatives pour mobiliser. Une chaîne humaine s'est tenue à partir de 11h30 entre Oberkampf et Nation sur le Boulevard Voltaire - à proximité des lieux d'attentats islamistes -  sur le parcours initialement prévu pour la marche interdite. 

Pour le porte-parole d'Alternatiba Jon Palais, "il était essentiel de maintenir une mobilisation dans la rue, parce qu'on a pris note qu'il y avait un état d'urgence mais
pour nous il y a un état d'urgence climatique. On est à un enjeu historique". Selon lui, "toute une partie de la solution doit être apportée par les citoyens".Un appel déguisé à la subversion populaire.

Les déguisements seraient-ils trompeurs ?

Ca amuse Cazeneuve et les tout- petits...
Plusieurs milliers de militants écologistes "pacifistes" se sont donnés la main dimanche à Paris, à la veille de l'ouverture de la Conférence sur le climat (COP21), malgré l'interdiction de manifester en vigueur dans le cadre de l'état d'urgence.

Des rassemblements se sont tenus dans le monde entier, de Sydney à Berlin, pour exhorter les dirigeants de la planète à trouver un compromis ambitieux susceptible de réduire le réchauffement climatique.

La semaine dernière, le gouvernement Valls a pris le prétexte des tueries islamistes du 13 novembre, à Paris et à Saint-Denis, pour interdire la marche prévue dans les rues de la capitale "afin d'éviter tout risque supplémentaire". Pas un mot donc sur le motif recevable de l'arrivée des participants étrangers à la COP21...

Monsieur le "président de la jeunesse" est servi !
Mais des "défenseurs de la planète" ont contourné l'interdiction en formant une chaîne humaine entre les places de la République et de la Nation, sur le trottoir du boulevard Voltaire. Cette opération a réuni 4.500 personnes, selon la préfecture de police, et de 9.400 à 11.200, selon l'association Alternatiba ('Alternative', en basque, des "exhausteurs" de rancoeurs face au défi du changement climatique), qui avait appelé avec Attac (altermondialistes anti-capitalistes) et Avaaz (ONG internationale de cybermilitantisme: cf. libellés) à ce rassemblement. A noter que Julien Bayou, conseiller d'Eva Joly, ex-magistrate et ancienne candidate des Verts à la dernière présidentielle est un ancien d'Avaaz, devenu porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts. Il est deuxième, derrière Emmanuelle Cosse, sur la liste EELV aux régionales 2015 en Ile-de-France.
Sous les pavés des bonnes intentions, la plage du pire

D'autres, amateurs de "happenings", étaient venus déposer sur le parvis de la place de la République plusieurs milliers de paires de chaussures censées symboliser les manifestants qui n'ont pu se rassembler.
Parmi les chaussures rangées en lignes droites, figuraient une paire déposée au nom du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qui a également laissé un bref texte manuscrit, et une autre au nom du pape François.

Affrontements Place de la République

La police avait reçu des consignes de ne pas intervenir 
Des "défenseurs de la planète" ?
dans la mesure où les manifestants n'entravaient pas  l'espace public et nei provoquaient pas de débordements, avant de se disperser en milieu de journée.

De brefs affrontements ont en revanche éclaté dans l'après-midi dans le secteur de la place de la République entre la police et un groupe d'environ 200 activistes, dont certaines défilaient derrière une banderole portant une inscription "le bon climat, c'est l'anti-capitalisme", de l'avis de la Confédération nationale du Travail (CNT), des anarcho-syndicalo-révolutionnaires, et pourtant dans la rue manif après manif, sans aucune stigmatisation de la presse des capitalistes socialistes: P. Bergé, X. Niel, M.  Pigasse, B. Ledoux et P. Drahi, mais la liste est longue...

La tenue de ces marches a ouvert une polémique, ainsi que le sort réservés à certains militants écologistes depuis l'instauration de l'état d'urgence, dans la nuit du 13 au 14 novembre.
Hollande a fait assigner à résidence 24 écologistes jugés susceptibles de manifester violemment à l'occasion de la COP21, a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a dit assumer cette décision.

Son collègue Laurent Fabius a salué la tenue de manifestations et autres concerts et promenades à bicyclette à l'étranger.
"C'est très positif" que les différents gouvernements sentent une pression pour agir, a soutenu le ministre français des Affaires étrangères.

Autre riposte, celle de Valls, en paroles, par l'entremise de ses services sur Twitter...

Il faut être vraiment un petit "zizi" à côté de ses pompes pour tenir des discours moralisateurs à distance aux "green blocs" ! Lien PaSiDupes

dimanche 13 avril 2014

Marche contre l'austérité: un socialiste s'affiche au côté de Mélenchon

Un membre du Bureau national du PS défie Hollande et Valls

Un opposant se détache parmi des milliers de manifestants d'extrême gauche 
Cet économiste socialiste a manifesté samedi contre l'austérité et la ligne économique du président Hollande incarnée à Matignon par Manuel Valls, lors de la première marche de "l'opposition de gauche" organisée depuis la débandade du PS aux élections municipales et l'exfiltration de Jean-Philippe Désir, dit Harlem, de la tête du Parti socialiste vers le gouvernement.

Brandissant des pancartes "Envoyons Vallser l'austérité" ou "Hollande ça suffit", 

les manifestants ont défilé  à l'appel d'anti-républicains d'extrême gauche: les communistes du Front de Gauche, les révolutionnaires trotskistes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de plusieurs fédérations syndicales et d'associations  radicales.
Ils étaient 25.000 à manifester selon la préfecture de police, 100.000 selon les organisateurs.

La presse militante du PS occulte certains faits majeurs

La présence du leader grec de l'opposition de gauche ne dérange pas cette presse pourtant sélective. Alexis Tsipras (Syriza), candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, s'affichait en tête de cortège,  aux côtés des chefs de file du Front de Gauche, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
"C'est un message envoyé au gouvernement", a déclaré Jean-Luc Mélenchon à la presse. "Il y a une gauche dans ce pays et il n'est pas acceptable qu'elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique."

Participation active des altermondialistes:
EELV a défilé avec ses drapeaux
"C'est la première manifestation de l'opposition de gauche au gouvernement", avait souligné  Olivier Besancenot, du NPA, dans la matinée, sur i>TELE. "Il s'agit de fédérer une opposition de gauche décomplexée face à ce gouvernement. Il y aura des suites."
"Le message est clair, Manuel Valls commence par une première manifestation, et c'est important parce que ça veut dire qu'il y a une nouvelle séquence politique qui s'ouvre", a-t-il estimé mis en garde.

Un défi à l'exécutif, incarné par un membre du Bureau national du PS

Manuel Valls est confronté depuis sa nomination à la fronde  de l'aile gauche de son propre parti qui réclame une inflexion de sa politique jugée trop droitière.

L'extrême gauche, désormais qualifiée de "gauche de la gauche" après avoir été la "gauche radicale" lors de la présidentielle, demande quant à elle l'abandon du Pacte de responsabilité qui prévoit un allègement des charges des entreprises en échange d'embauches. Cette mesure économique emblématique de François Hollande est présentée par ses détracteurs comme un chèque en blanc fait au patronat. 

La presse dissimule la fronde d'un responsable du PS 
Soumise aux consignes de Matignon qui contrôle toute la communication de la presse socialiste, la presse occulte l'affichage symbolique d'un opposant notable de l'aile gauche du PS. 
Liêm Hoang-Ngoc s'est ostensiblement manifesté contre son gouvernement

Il n'était pas "dans les premiers rangs" comme on a pu le lire: les photos le montrent  au premier rang de la marche contre l'austérité.
Né en 1964 à Saïgon (Viet-Nam), en 1996 cet économiste était déjà l'un des initiateurs de l'"appel des économistes pour sortir de la pensée unique", participa à la fondation d'ATTAC. En 2008, il est chroniqueur économique sur France Inter et au nombre des animateurs du club de pensée "La Forge", initié par Noël Mamère et Benoît Hamon, actuel ministre de l'Education... Engagé en politique au PS, c'est un proche d'Henri Emmanuelli. Avec lui et Mélenchon, Hoang-Ngoc milite au club Nouveau Monde (PS, 2002) 
Il est membre du conseil national du Parti socialiste depuis 2003. Il est secrétaire national adjoint à l'économie du Parti socialiste de 2008 à 2012. Il est élu député européen socialiste le 7 juin 2009 sur la liste présentée par le Parti socialiste dans la région Est. Il est membre du bureau national du Parti socialiste depuis 2012. 
Il est permis de considérer que, par sa présence, Hoang-Ngoc implique ses prohes, Vincent Peillon, débarqué de l'Education, Benoît Hamon et aussi Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie. 
Cette lacune intentionnelle marque la volonté délibérée d'une certaine presse de taire  la participation physique de cette jeune pousse de bambou socialiste à la marche de l'extrême gauche. 

L'économiste socialiste joue contre son camp

Ce membre du Bureau national du PS cautionne les banderoles 
Alors qu'un sondage BVA publié samedi par Le Parisien -Aujourd'hui en France et i>TELE, met en évidence que 60% des Français doutent de l'efficacité de Manuel Valls pour réduire le chômage et 56% pensent qu'il ne sera pas efficace pour "permettre plus de justice sociale", samedi dans le cortège parisien, Liêm Hoang-Ngoc a trahit la confiance des siens. 
En effet, on pouvait lire entre autres "quand on est de gauche, on taxe la finance" ou "quand on est de gauche, on est du côté des salariés".

Hoang-Ngoc se présente-t-il sur une liste d'extrême gauche aux européennes 
A un mois et demi des élections du 25 mai, cette marche contre l'austérité est l'occasion pour les extrémistes de gauche, PCF et le PG, ont lancé ensemble vendredi soir la campagne en vue du scrutin, marquant leur différence avec le pouvoir socialiste.
"Les élections européennes vont être le juge d'Appel des municipales qui confirmera le verdict politique qui est que les gens sont excédés par la politique de droite de François Hollande", a estimé Jean-Luc Mélenchon.


samedi 12 avril 2014

Paris: marche rouge de l'extrême gauche contre l'austérité

L'extrême gauche refuse de faire des efforts pour la France

Pour 
réclamer une inflexion de la politique de François Hollande,
Photo militante en contre-plongée:
qu'ont-ils à cacher?
des milliers de personnes -probablement un million, voire plus !- ont manifesté samedi à 14h00 à Paris, à l'appel notamment des partis partenaires du Front de gauche (PCF, PG), mais aussi de sa nébuleuse d'associations parasites, réseaux militants, collectifs radicaux (18e et 20e arrondissements de Paris) et groupuscules anti-républicains, tels le Front syndical de classe, les Indignés (de la République), RESF (Réseau école sans frontières), l'UNSP (Union Nationale des Sans Papiers) ou le Front Populaire Tunisie.
A leurs yeux, plus rien ne va plus: Hollande a viré à la social-démocratie , si ce n'est au social-libéralisme avant les municipales et, la déculottée venue, a placé à Matignon un  premier ministre-épouvantail qu'ils situent à l'extrême gauche du PS, Valls, cible de  toutes les soupçons de trahison.

"Hollande ça suffit", proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche "contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses" qui devait rallier la place de la Nation, à deux pas.

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), entouraient leur invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne !

L'extrême gauche n'assume pas son extrêmisme

Elle qui était révolutionnaire, ne l'est plus officiellement. Elle était devenue "gauche radicale" pour la présidentielle de 2012; elle est désormais qualifiée de "gauche de la gauche." Affadie, déconsidérée et complexée, l'extrême gauche ne connaît plus d'extrémistes que de droite, dont le premier: Valls ! 

Outre le FG, les révolutionnaires intellos du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), ainsi qu'un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales ont appelé à cette manifestation, la première démonstration de force de la gauche de la gauche depuis la débâcle du PS aux municipales et la nomination de Manuel Valls à Matignon. Une défaite électorale imputée pour beaucoup au tournant social-démocrate du chef de l'Etat symbolisé par son Pacte de responsabilité.
Au milieu de la foule, sous le ciel bleu, un manifestant masqué brandissait une pancarte "Envoyons Vallser l'austérité" (cf. photo ci-dessus).

Officiellement, il est convenu d'affirmer que ni EELV, ni l'aile gauche du Parti socialiste ne sont associés à cette marche, mais un membre du Bureau national du PS, l'économiste Liêm Hoang Ngoc, co-fondateur d'ATTAC, proche de Montebourg, d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon, était pourtant visible et identifiable au tout premier rang (cf. photo ci-dessus).
"Hollande s'est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n'a pas été discuté; il y a un grand trouble dans l'aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire pour clarifier la ligne politique", a assuré devant les journalistes cet eurodéputé sortant socialiste qui prône d'une part la fusion de la cotisation sociale et de l’impôt sur le revenu en une contribution sociale généralisée (CSG), d’autre part la création d’une CSG entreprise, assise sur l’ensemble de la valeur ajoutée (salaires + profits), en remplacement de la cotisation patronale.

Une marée de drapeaux rouges du PCF recouvrait la place de la République et des banderoles déclinant 
"quand on est de gauche, on taxe la finance", 
"quand on est de gauche, on est du côté des salariés", 
ou encore "quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord".

Cette marche rouge internationale intervient alors que le Front de gauche lance tout juste sa campagne pour les élections européennes du 25 mai.

Marche contre l'austérité : la gauche radicale se dresse contre Valls

Même Valls est trop à droite pour la gauche anti-républicaine



Du NPA au Front de Gauche, en passant par la CGT, la FSU  et les écologistes extrémistes,  200 personnalités et associations (mouvements, réseaux, collectifs) issus du monde associatif, politique et culturel appellent à une marche "contre l'austérité et pour un meilleur partage des richesses", ce samedi 12 avril à Paris.

La confirmation du pacte de responsabilité et la nomination de Manuel Valls à Matignon n'ont fait que radicaliser l'opposition de l'extrême gauche contre la politique de François Hollande. Ainsi, les responsables de "l'autre gauche" pourraient-ils en venir à mettre leurs vieilles divergences de coté pour tenter de faire émerger une nouvelle offre politique. 
"Ce qui a beaucoup accéléré la préparation de cette marche, c'est la nomination de Manuel Valls", expliquait vendredi 11 sur RTL Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas de mots assez durs pour qualifier les choix du président de la République.
"Il n'y en a pas beaucoup à qui Martine Aubry a dit 'si t'es pas content tu peux rester ou si tu restes ici, tache d'être socialiste'. C'est dire qu'il pose problème. Lorsque j'ai dit qu'il est contaminé par les idées de Le Pen, ça a été le hourvari dans le pays et après tout le monde a dit pareil", affirmait le co-président du Parti de Gauche. 

Vers un "front populaire écologiste" anti-Valls ?

Ajoutée à la paire de claques des municipales, Hollande a commis la faute de désigner un premier ministre dont la personnalité  cristallise la colère de l'extrême gauche. "Manuel Valls, c'est l'extrême droite du mouvement socialiste", clame l'extrême gauche, arbitre des élégances totalitaires, par la voix du secrétaire national du PG, François Delapierre.
"Les forces qui veulent réellement défendre les intérêts du monde du travail et des classes populaires doivent se rassembler pour préparer l'affrontement avec le gouvernement Valls-Hollande, ce gouvernement PS-MEDEF pour en finir avec les politiques d'austérité et le chômage. La manifestation du 12 avril doit être un pas dans ce sens", écrivent les révolutionnaires trotskistes du  NPA dans un communiqué.

La "majorité rétrécie" de Manuel Valls, privé du soutien des ministres écologistes, "annonce une opposition de gauche élargie", assure encore François Delapierre. "Une étape vers le front populaire écologiste dont le pays a besoin pour remplacer cette majorité solférinienne à la ramasse."

La gauche radicale est galvanisée par l'exploit de Grenoble, où une alliance EELV-PG a ravi la ville au Parti socialiste.
Ce 12 avril, il faut donc "se mettre en mouvement, il faut qu'il y ait des forces sociales qui existent dans ce pays. Si nous n'y sommes pas, le contrepoids à François Hollande sera à droite. Il faut qu'il y ait un contrepoids à gauche, une espérance. Nous sommes en train de la construire", estime Jean-Luc Mélenchon.

Les altermondialistes d'Europe-Ecologie Les Verts ont fait part de leur volonté de se joindre aux cortèges

Farouchement anti-PS, le Nouveau Parti Anticapitaliste d'Olivier Besancenot cherche à constituer une alliance aux européennes. Aussi le NPA a-t-il adressé un courrier à Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Une première alors que l'ancien parti trotskiste avait toujours fait de son autonomie le fil rouge de son action politique.

Divisions et fin de non-recevoir chez les écolos
Le scénario d'une union des gauches alternatives relève encore de la science-fiction. Lutte Ouvrière manquera à l'appel ce samedi. Et les négociations espérées par le NPA d'Olivier Besancenot en vue d'un front commun aux européennes semblent bien mal engagées, alors que le PCF et les mélenchonistes ont eu toutes les peines du monde à arrêter des listes communes.

Quant à une alliance d'EELV avec la gauche radicale, elle-ci a été clairement écartée lors du conseil fédéral écologiste du week-end dernier. "Je ne crois pas à la guerre des gauches. Et l’écologie politique ne servira jamais de variable d’ajustement ou d’idiot utile dans les règlements de compte entre les forces déclinantes du productivisme", a tranché l'ancienne ministre Cécile Duflot, réaffirmant qu'EELV est un "parti de gouvernement". "Pas plus que nous sommes le supplément d’âme des socialistes, nous ne serons celui de l’autre gauche", a opiné la secrétaire nationale Emmanuelle Cosse.

La CGT soutient ce front commun politique 
L'appel à participer à manifestation de samedi en tant qu'organisations de la centrale est "une erreur", a estimé son numéro un Thierry Lepaon. Selon lui, il s'agit d'une initiative de partis politiques mais il est "légitime que les citoyens y participent" mais "pas sous la bannière des syndicats".

Jean-Luc Mélenchon qui bat le rappel des troupes sur son blog: "Hollande reste droit dans ses bottes. Il faut donc protester plus fort. Maintenant, ça suffit !"

Convoquée par un collectif national 
regroupant des organisations politiques (le Front de gauche, le NPA, la gauche d’EELV…), syndicales (CGT, FSU, FO…) et associatives (DAL, ATTAC…), cette marche sera l’occasion pour cette gauche on gouvernementale de compter ses forces.

samedi 30 novembre 2013

La "marche fiscale" de l'extrême gauche, prélude à une révolution en 2014, selon Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon : "La France est en 1788" 

L’appel de Jean-Luc Mélenchon à une "marche fiscale", ce dimanche après-midi à Bercy, sera-t-il suivi ? 
Révolution fiscale : après la Bastille, la prise de Bercy, en 2014
A ses yeux, le principal responsable de l’exaspération populaire a un nom : Hollande. Pour le leader du Parti de gauche, allié du PCF, le président n’entend rien aux "souffrances"des Français.

Le report d’application de l’écotaxe (aucune date n’est encore fixée, 2015 depuis vendredi, selon S.Le Foll), est-ce une sage décision ?
Jean-Luc Mélenchon. C’est incroyable de voir à quelle vitesse les patrons sont entendus à l’Elysée… au contraire de nous qui demandons le gel de la TVA en vain !

Pourtant, vous avez plutôt approuvé la réforme fiscale annoncée par Jean-Marc Ayrault ?
J’ai été content qu’il l’annonce car c’était une demande du Front de gauche. 
Mais je les crois capables de renvoyer le problème à plus tard puisque le chef de l’Etat a déjà annoncé que la réforme durerait tout le quinquennat. Alors, il leur en cuira ! Les Français ne sont pas des imbéciles que l’on peut gruger avec quelques bonnes paroles. Le gouvernement ferait bien de comprendre qu’il n’est pas dans les jeux d’un congrès du Parti socialiste mais face à un pays qui souffre avec des millions de gens qui commencent le mois dans le rouge et un désespoir social terrible.

Quel est le but de la marche fiscale sur Bercy ce dimanche ?
D’abord, regrouper un maximum de gens de divers horizons pour dessiner une sortie par le haut à la crise actuelle. Nous réclamons une réforme fiscale obéissant à un principe simple : tout le monde paye et plus on gagne, plus on paye. Dans l’immédiat: abolition de la hausse de la TVA en janvier. Les gens ne se méfient pas car le chef de l’Etat les a embrouillés avec le taux à 20 %. Il ne leur a pas parlé du taux qui va passer de 5,5 à 10 % pour un tas de petites choses de la vie quotidienne. L’augmentation de la TVA va coûter en moyenne 428 € par an pour une famille de quatre personnes. Cela va porter sur les médicaments non remboursables, les maisons de retraite, la consommation d’électricité, les transports. Bref, encore des sacrifices.

Vous plaidez pour réhabiliter l’impôt. Croyez-vous que les Français vous suivent sur ce terrain ?
La France est en 1788. Le système de l’impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu’il protège les privilégiés fortunés. Pourtant, il n’y a pas d’alternative : sans impôt, il n’y a plus d’Etat. Il faut donc établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges. Tous les efforts reposent sur la classe moyenne. Les très riches et les très grandes entreprises ne contribuent pas à la hauteur de leurs moyens. Au contraire, ils se servent à pleines mains. Voyez le cas de M. Varin (patron de PSA) !

Il a renoncé mercredi à sa retraite chapeau. Est-ce le signe que les patrons se sont autorégulés dans ce domaine ?
Entre la retraite chapeau de 21 millions pour M. Varin et les 50 millions pour cinq cadres de PSA, cela fait plus de 70 millions ! C’est exactement la somme dont le gouvernement a décidé de faire cadeau à l’entreprise PSA sous couleur de crédit d’impôt compétitivité. Cette somme va être puisée dans les 20 milliards de crédits compétitivité que l’Etat donne dès cette année aux très grandes entreprises. Comment est trouvée cette somme ? Par la hausse de la TVA ! Autrement dit, en janvier vous allez payer tout plus cher [sans aucun lien direct pourtant: quel est en revanche le coût des "contrats aidés"? 2 milliards en 2012 et encore 3 milliards en 2014] pour que M. Varin puisse prendre sa grosse retraite ! On le voit : le problème dans ce pays ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital.

Faut-il interdire les retraites chapeaux ?
Evidemment. Ces gens viennent de se distribuer entre eux de quoi payer 1 000 personnes au SMIC, pendant trois ans, précisément les 1 000 salariés de PSA qui restent sans emploi ! C’est monstrueux ! Il faut établir une échelle des revenus dans l’entreprise. De 1 à 20 d’écart par exemple, retraites incluses. Au lieu de poser cette limite, le gouvernement s’en est remis à l’autorégulation des grands patrons. Je ne parle pas des petits dirigeants de PME qui se payent difficilement de 1 500 € à 4 000 € par mois ! Je dénonce les gros bonnets du CAC 40 liés à la finance. François Hollande avait promis la taxe à 75 % et une échelle maximum de salaires. Pour finir il n’a rien fait et il ne fera rien. Hollande c’est le président des patrons.

Le recul du chômage en octobre, annoncé vendredi, semble donner raison à Hollande?
Mais c’est faux ! Il y a deux mois, on nous a déjà fait le coup, mais c’était en fait un bug [de SFR?].  Et maintenant ? Le nombre de gens qui n’ont pas fait une seule heure de travail a diminué. Ou sont-ils passés ? Dans les contrats ultracourts ! En septembre et octobre, c’est l’effet vendanges, c’est-à-dire des gens qui ont fait un petit travail saisonnier. Voilà pourquoi les chiffres sont bons. Encore une nouvelle carabistouille !

Vous avez lancé vendredi les municipales à Paris. Une partie des communistes a déjà rejoint Anne Hidalgo. Le programme de votre parti est-il si différent du sien ?
A Paris, c’est un programme de radicalités concrètes que porte notre candidate, Danielle Simonnet (le PCF de Paris a préféré s'allier dès le premier tour aux listes du PS) avec pour problème n°1 la cherté des loyers. Mme Hidalgo, c’est la liste Hollande. Des mots ! Exemple : elle s’engage sur 30 % de logements sociaux dans… trente ans. Autant promettre que les poules finiront par avoir des dents. Nous devons être l’alternative. Je n’irai soutenir que des listes autonomes au premier tour, et aucune autre.

A Montreuil, le renoncement de Dominique Voynet [56 ans] change-t-il vos plans ?
Non. On comprend ce qu’elle a pu ressentir : le PS l’a trahie. Le Front de gauche a choisi Patrice Bessac et nous allons l’aider. Nous accepterons sans doute le PS sur nos listes au second tour… Approuvez-vous les candidats PS qui se présentent contre des sortants communistes en Seine-Saint-Denis ? Cela démontre l’hypocrisie sournoise des solfériniens (du siège du PS, à Paris). Les mêmes qui poussent des cris d’égorgés quand on présente des listes autonomes en agitant le danger de l’extrême droite sont ceux qui présentent des listes contre nos amis.

Faut-il pénaliser les clients des prostitués ?
Je suis pour. Car on a essayé tout le reste en vain. Essayons de tuer le marché en éliminant la clientèle. Je demande à ceux qui considèrent que la prostitution est un métier s’ils le proposeraient à leurs filles, leurs fils ou leurs épouses ?