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lundi 18 avril 2016

Nuit Debout envisage une grève générale en France

Nuit debout prépare la grève générale: du débat au passage à l'acte
La proposition a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements

Rouge et noir, couleurs
de Nuit Debout
 
Le travail au corps produit ses effets. Si le mot était régulièrement lancé et scandé depuis le début de Nuit debout, le 31 mars, c'est qu'il fallait instiller les esprits. Et il a trouvé un réel écho samedi soir place de la République à Paris, lorsque l’économiste Frédéric Lordon, démiurge du mouvement, est venu marteler tous les éléments de langage que chacun devait reprendre et s'approprier, avec l'illusion d'être à la source d'idées neuves.

L'économiste a verbalisé la nécessité de faire la "grève générale".
Derrière cette formule, des références à des victoires sociétales obtenues il y a des décennies. Et l’espoir de faire revivre cet esprit pour renverser "la loi [El Khomri], mais aussi [le] 'monde El Khomri' ", celui de Valls et Hollande.Mais Horn n'exclut pas la probabilité que Nuit debout engendre une grève générale.
Ce n’est "pas forcément négatif": "Chaque mouvement a besoin d’une inspiration, d’une utopie mobilisatrice. C’est un défi à la société d’aujourd’hui et au gouvernement [car il est clair que les grèves générales sont] à l’origine des plus grandes avancées sociétales," explique ce militant de la théologie de la libération, venue d'Amérique latine.

"Personne n’a vu venir Mai 68. Les choses se sont passées assez vite et de
manière spontanée", rappelle-t-il. Et c’est bien ce qui plaît à Corentin, 28 ans, vendeur qui passe quelques heures, de temps à autre, place de la République, squat des noctambules de la Nuit debout sur la voie publique parisienne. "Ces rassemblements sont naturels", pense-t-il. Surtout, il n’y a pas de pression, contrairement aux manifestations habituelles où "tout ce qui compte, c’est l’impact sur la presse et le nombre de participants".

Le mouvement manque encore de maturité et de radicalité

Le rapport à la presse est en effet sujet de controverse: faut-il s'en servir pour atteindre davantage de montre et acquérir de la notoriété ou faut-il la contourner et préserver l'anonymat des meneurs qui, en se tenant dans l'ombre, échappent aux pressions du pouvoir et conservent leur main mise sur les habitués du squat, auberge espagnole d' "Indignés" accrocs à leur piqûre de rappel, au risque de leur perte d'autonomie intellectuelle.
Ce baba cool prétend aussi qu'une grève générale ferait même perdre de son "intérêt" au mouvement, qui permet à tout le monde de venir sans être "obligé de faire grève. Faire grève, c’est être dans la lutte, le tout ou rien, alors qu’on est surtout là pour discuter, se rencontrer". Et puis, même si ce mot est assez central, "surtout de la part des organisateurs, le mouvement n’est pas encore assez mûr pour aboutir à une grève générale", se rassure Corentin.

Créer des liens avec les syndicats

Mardi, capuche sur les yeux, une vingtaine de personnes participait (parapluie au poing !) à la commission "grève générale", sorte de cellule communiste en charge de la préparation des esprits à l’action. Elle se réunit quotidiennement, assurance d'une bonne imprégnation, avec pour objectif de construire des passerelles entre les mondes antipodiques du travail et de Nuit debout, en fédérant les grévistes et en poussant les Corentin à se mobiliser, pour "secouer une situation sclérosée". Le tout avec force tracts, interventions de salariés militants et actions ciblées, le tout dans la plus grande opacité financière.

Le soutien aux cheminots qui se battent également pour leurs conditions de travail est clairement affiché. La CGT peine en effet à maintenir sa position dominante et la Nuit Debout lui offre une opportunité intéressante de se refaire. Le discours des citoyens de la place de la République se cherche  entre "convergence des luttes" et appel à la grève générale, et les agitateurs tentent des percées mêlant "convergence des luttes" et appel à la grève générale, tout en marquant sa distance avec les syndicats.

Les altermondialistes ont ainsi réquisitionné l'économiste grec Yanis Varoufakis, ancien ministre communiste de l'Economie. Bien que ce démissionnaire ait été mêlé, comme conseiller économique, au fiasco de Giórgos Papandréou dont le mandat fut marqué par la plus importante crise économique grecque d'après-guerre, Julien Bayou (EELV) l'a montré à la foule de la place de la République où il a prononcé quelques mots. "Je vous apporte la solidarité d'Athènes" qui bénéficie déjà de la solidarité européenne et du FMI...

Les agitateurs de l'ombre y perdent patience. Pour l’animateur de la commission, si la situation n’avance pas, c’est entre autres en raison des " dissensions syndicales". C’est pourquoi le mouvement répète, depuis le début, qu’il ne se réclame d’aucun parti, d’aucun syndicat.

Et de fait, le débatteur citoyen se mord la queue au centre de l’action, dans l'attente d'une force extérieure mobilisatrice, comme cela a pu être le cas lors de la Révolution française. D’où les multiples références à 1789, partout affichées et taguées place de la République, ou aux grands événements de l’histoire — "Que revive la Commune", "Je lutte donc je suis", "Révoltez-vous", etc. — ou encore suggérées dans les débats, comme le retour des cahiers de doléances.

Une continuité révolutionnaire
Loin d’effrayer, cette position est l’un des ciments du mouvement. "La France a une tradition révolutionnaire, et cette référence est vue très positivement dans les milieux militants. Ce qui ne serait pas forcément le cas dans d’autres pays européens", souligne Gerd-Rainer Horn. C’est justement cet héritage qui peut faire la différence, pense pour sa part Gérard, 59 ans. Vacataire dans un musée parisien, il participe à Nuit debout sur son "temps libre"... 
Pour lui, comme pour les nombreux intermittents présents comme animateurs et techniciens audiovisuels du fait également de leur "temps libre", c’est le seul moyen d’obtenir de "grands changements". Voire des bouleversements... Et de citer les congés payés, obtenus après la grève générale du printemps 1936 -congés qui ne faisaient d’ailleurs pas parti des revendications de départ, note Horn. C’est là tout l’intérêt d’une telle mobilisation, selon Gérard, qui reconnaît toutefois que pour l’instant Nuit debout représente une petite minorité de citoyens. "La grève générale permettrait de faire comprendre au reste du pays ce que l’on veut", avance-t-il. Mais encore faut-il être d’accord...

Sans leader apparent ni porte-parole, chaque participant parlant en son nom, Nuit debout a du mal à faire émerger des idées directrices, si ce n’est une envie de changer la société en profondeur, voire radicalement. "Mais pour mettre quoi à la place ?", s’interroge Gérard. C’est la question que devra trancher le mouvement s’il veut durer et conduire à la Commune 2016.

mercredi 14 mai 2014

Lambert Wilson dénonce le racisme et la xénophobie séculaires des Français

"Les paroles de La Marseillaise sont racistes et xénophobes", affirme le saltimbanque

La sélection du futur maître de cérémonie lors du festival de Cannes n'est pas le fruit du hasard
Rouget de L'Isle interprète La Marseillaise,
chant patriotique et républicain
de la Révolution française (1792)
Les Wilson, père (acteur et metteur en scène progressistemort à ...Rambouillet, TNP et Festival d'Avignon, à la suite de Jean Vilar) et fils, sont connus pour leur engagement politique. 
La sélection du film polémique consacré à Grace de Monaco en ouverture du Festival de Cannes souligne le parti-pris de scandale de la très socialiste chaîne (cryptée et payante) Canal+ qui a la main mise sur la manifestation cinématographique.

Canal+ est envoyé le maître de cérémonie au front 
"Je me conforme trop aux désirs des autres", lâcha-t-il un jour, d'une voix douce, s'étonnant d'être érigé en porte-drapeau de l'homoparentalité. Très influençable, le fils de... a réagi à la polémique provoquée par la Garde des Sceaux de F. Hollande, Christiane Taubira: la Guyanaise indépendantiste a en effet insulté La Marseillaise", hymne national de la France, qualifiant son interprétation de "karaoké d'estrade", le jour malencontreux de la commémoration officielle de l'abolition de l'esclavage. 

La ministre de la Justice a délibérément refusé de le chanter  le samedi 11 mai et, selon L. Wilson, mardi 13 mai au micro de RTL, l'hymne national -vous en étonnerez-vous?- serait archaïque et violent.

VOIR et ENTENDRE le socialiste "xénophobe" François Hollande chanter  
les épouvantables paroles sanguinaires, d'un autre temps, racistes et xénophobes de la Marseillaise, à Nevers:

"Les personnalités officielles doivent la chanter", estime Giscard

Lambert Wilson est pour un changement des paroles
"Je suis extrêmement énervé que personne ne dise qu'il est temps de changer les paroles de La Marseillaise qui sont d'un autre temps." Six des quinze couplets sont écrits par Rouget de L'Isle en 1792 pour l'Armée du Rhin à Strasbourg, lors de la guerre de la France avec l'Autriche. 
Alors que lui échoue le rôle de lancer ce jour le 67e festival de Cannes, Wilson a débité sur RTL une tirade préparée (et écrite par Canal+ ?) sur le sujet: rien n'est "inutile" pour dynamiser un festival qui ambitionne de dépasser son rival de Berlin dans l'engagement internationaliste. 

L'acteur de 55 ans né à Neuilly-sur-Seine a rebondi sur la "polémique Taubira".
De Gaulle chantant
la  violence et la xénophobie
 
"Quand j'entends 'Qu'un sang impur abreuve nos sillons', je suis sidéré qu'on continue à chanter ça", s'est-il indigné, après bien d'autres au fil des ans. 

Lambert Wilson serait donc de ceux qui gardent le silence au moment où l'hymne retentit. Pour l'acteur du "Gendarme et les Extra-terrestres" ou de "Sur la piste du Marsupilami", les paroles de l'hymne national ne seraient plus adaptées et suscitent violence et xénophobie.

L'article 2 de la Constitution déclare que l'hymne national est La Marseillaise, de même que la langue de la République est le français, l'emblème national est le drapeau tricolore.
Mais "les paroles sont épouvantables, sanguinaires, d'un autre temps, racistes et xénophobes. La musique est fantastique. Il y a pas mal de paroles qui passent et certaines qui sont inécoutables", a-t-il estimé le très sensible acteur .

Que Christiane Taubira se fasse porter pâle si La Marseillaise la défrise 

La ministre de Valls a, quant à elle, tenté de se justifier sa bouderie en affirmant paradoxalement qu'elle ne souhaite pas chanter lorsque l'hymne national retentit lors d'un événement solennel. 

Si son ego surdimensionné fait obstacle à l'exercice "normal" de la fonction qui lui a été confiée -au nom du peuple-, si elle n'est pas en capacité d'assurer son rôle de représentante de la nation et d'accomplir sa mission  républicaine fixée par la Constitution, elle doit se démettre.   

"Les personnalités officielles doivent la chanter", estime Giscard

Selon l'ancien président de la République, les critiques adressées à Taubira (et B. Hamon) sont justifiées. Valéry Giscard d'Estaing  estime qu'une personnalité officielle n'a pas à avoir "d'opinions personnelles" et se doit d'interpréter "La Marseillaise" lors de cérémonies officielles."Ça n'est pas une polémique absurde". " C'est l'hymne national, il doit être chanté, estime l'ancien président de la République. Ce n'est pas une obligation protocolaire mais nationale". Valéry Giscard d'Estaing note par ailleurs que les Français, notamment les sportifs, ne chantent pas toujours l'hymne national. "C'est une question de culture, estime-t-il. Notre culture est républicaine mais elle doit être républicaine française. Donc quand il y a l'hymne national, tout le monde chante".

Monsieur Wilson junior ne serait-il pas en train de prendre la grosse tête, comme majordome du festival de Cannes?



samedi 30 novembre 2013

La "marche fiscale" de l'extrême gauche, prélude à une révolution en 2014, selon Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon : "La France est en 1788" 

L’appel de Jean-Luc Mélenchon à une "marche fiscale", ce dimanche après-midi à Bercy, sera-t-il suivi ? 
Révolution fiscale : après la Bastille, la prise de Bercy, en 2014
A ses yeux, le principal responsable de l’exaspération populaire a un nom : Hollande. Pour le leader du Parti de gauche, allié du PCF, le président n’entend rien aux "souffrances"des Français.

Le report d’application de l’écotaxe (aucune date n’est encore fixée, 2015 depuis vendredi, selon S.Le Foll), est-ce une sage décision ?
Jean-Luc Mélenchon. C’est incroyable de voir à quelle vitesse les patrons sont entendus à l’Elysée… au contraire de nous qui demandons le gel de la TVA en vain !

Pourtant, vous avez plutôt approuvé la réforme fiscale annoncée par Jean-Marc Ayrault ?
J’ai été content qu’il l’annonce car c’était une demande du Front de gauche. 
Mais je les crois capables de renvoyer le problème à plus tard puisque le chef de l’Etat a déjà annoncé que la réforme durerait tout le quinquennat. Alors, il leur en cuira ! Les Français ne sont pas des imbéciles que l’on peut gruger avec quelques bonnes paroles. Le gouvernement ferait bien de comprendre qu’il n’est pas dans les jeux d’un congrès du Parti socialiste mais face à un pays qui souffre avec des millions de gens qui commencent le mois dans le rouge et un désespoir social terrible.

Quel est le but de la marche fiscale sur Bercy ce dimanche ?
D’abord, regrouper un maximum de gens de divers horizons pour dessiner une sortie par le haut à la crise actuelle. Nous réclamons une réforme fiscale obéissant à un principe simple : tout le monde paye et plus on gagne, plus on paye. Dans l’immédiat: abolition de la hausse de la TVA en janvier. Les gens ne se méfient pas car le chef de l’Etat les a embrouillés avec le taux à 20 %. Il ne leur a pas parlé du taux qui va passer de 5,5 à 10 % pour un tas de petites choses de la vie quotidienne. L’augmentation de la TVA va coûter en moyenne 428 € par an pour une famille de quatre personnes. Cela va porter sur les médicaments non remboursables, les maisons de retraite, la consommation d’électricité, les transports. Bref, encore des sacrifices.

Vous plaidez pour réhabiliter l’impôt. Croyez-vous que les Français vous suivent sur ce terrain ?
La France est en 1788. Le système de l’impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu’il protège les privilégiés fortunés. Pourtant, il n’y a pas d’alternative : sans impôt, il n’y a plus d’Etat. Il faut donc établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges. Tous les efforts reposent sur la classe moyenne. Les très riches et les très grandes entreprises ne contribuent pas à la hauteur de leurs moyens. Au contraire, ils se servent à pleines mains. Voyez le cas de M. Varin (patron de PSA) !

Il a renoncé mercredi à sa retraite chapeau. Est-ce le signe que les patrons se sont autorégulés dans ce domaine ?
Entre la retraite chapeau de 21 millions pour M. Varin et les 50 millions pour cinq cadres de PSA, cela fait plus de 70 millions ! C’est exactement la somme dont le gouvernement a décidé de faire cadeau à l’entreprise PSA sous couleur de crédit d’impôt compétitivité. Cette somme va être puisée dans les 20 milliards de crédits compétitivité que l’Etat donne dès cette année aux très grandes entreprises. Comment est trouvée cette somme ? Par la hausse de la TVA ! Autrement dit, en janvier vous allez payer tout plus cher [sans aucun lien direct pourtant: quel est en revanche le coût des "contrats aidés"? 2 milliards en 2012 et encore 3 milliards en 2014] pour que M. Varin puisse prendre sa grosse retraite ! On le voit : le problème dans ce pays ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital.

Faut-il interdire les retraites chapeaux ?
Evidemment. Ces gens viennent de se distribuer entre eux de quoi payer 1 000 personnes au SMIC, pendant trois ans, précisément les 1 000 salariés de PSA qui restent sans emploi ! C’est monstrueux ! Il faut établir une échelle des revenus dans l’entreprise. De 1 à 20 d’écart par exemple, retraites incluses. Au lieu de poser cette limite, le gouvernement s’en est remis à l’autorégulation des grands patrons. Je ne parle pas des petits dirigeants de PME qui se payent difficilement de 1 500 € à 4 000 € par mois ! Je dénonce les gros bonnets du CAC 40 liés à la finance. François Hollande avait promis la taxe à 75 % et une échelle maximum de salaires. Pour finir il n’a rien fait et il ne fera rien. Hollande c’est le président des patrons.

Le recul du chômage en octobre, annoncé vendredi, semble donner raison à Hollande?
Mais c’est faux ! Il y a deux mois, on nous a déjà fait le coup, mais c’était en fait un bug [de SFR?].  Et maintenant ? Le nombre de gens qui n’ont pas fait une seule heure de travail a diminué. Ou sont-ils passés ? Dans les contrats ultracourts ! En septembre et octobre, c’est l’effet vendanges, c’est-à-dire des gens qui ont fait un petit travail saisonnier. Voilà pourquoi les chiffres sont bons. Encore une nouvelle carabistouille !

Vous avez lancé vendredi les municipales à Paris. Une partie des communistes a déjà rejoint Anne Hidalgo. Le programme de votre parti est-il si différent du sien ?
A Paris, c’est un programme de radicalités concrètes que porte notre candidate, Danielle Simonnet (le PCF de Paris a préféré s'allier dès le premier tour aux listes du PS) avec pour problème n°1 la cherté des loyers. Mme Hidalgo, c’est la liste Hollande. Des mots ! Exemple : elle s’engage sur 30 % de logements sociaux dans… trente ans. Autant promettre que les poules finiront par avoir des dents. Nous devons être l’alternative. Je n’irai soutenir que des listes autonomes au premier tour, et aucune autre.

A Montreuil, le renoncement de Dominique Voynet [56 ans] change-t-il vos plans ?
Non. On comprend ce qu’elle a pu ressentir : le PS l’a trahie. Le Front de gauche a choisi Patrice Bessac et nous allons l’aider. Nous accepterons sans doute le PS sur nos listes au second tour… Approuvez-vous les candidats PS qui se présentent contre des sortants communistes en Seine-Saint-Denis ? Cela démontre l’hypocrisie sournoise des solfériniens (du siège du PS, à Paris). Les mêmes qui poussent des cris d’égorgés quand on présente des listes autonomes en agitant le danger de l’extrême droite sont ceux qui présentent des listes contre nos amis.

Faut-il pénaliser les clients des prostitués ?
Je suis pour. Car on a essayé tout le reste en vain. Essayons de tuer le marché en éliminant la clientèle. Je demande à ceux qui considèrent que la prostitution est un métier s’ils le proposeraient à leurs filles, leurs fils ou leurs épouses ?

dimanche 20 mai 2012

Le "Métronome", étiqueté "politiquement incorrect"

Les gardiens du temple de la "pensée unique" se ravisent et s'émeuvent



Le « Métronome » de Lorànt Deutsch serait un livre " idéologique" !  

MDR

Pour tout dire, iconoclaste et séditieux.

Passé par la télévision, le théâtre et le cinéma, Lorànt Deutsch est aujourd’hui associé au monde de la littérature depuis la sortie, en 2009, de « Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien », son premier livre consacré à l’histoire de Paris.
Des historiens, blogueurs et passionnés ont réagi après l’adaptation coûteuse (1 million d’euros, par les deniers publics) de l’ouvrage par France 5. Ils s’interrogent quant à une certaine vision de l’histoire, notamment « pro-royaliste », « anti-républicaine » et « anti-révolutionnaire ». Tout sauf totalitaire ?
Pendant trois années, peu de media "progressistes" ont été critiques, autant à l’égard du livre que de la série télévisée : le tout est désormais à jeter aux chiens et son auteur à mettre à l'index.
  • « Un pavé d’une science impressionnante », selon BibliObs ;
  • « Un récit enlevé de l’histoire de France vue de Paris, entre vulgarisation et effluves d’une réelle érudition », selon les érudits de Libération ;
  • « Cette série donne envie de chausser ses meilleures baskets pour parcourir la ville », selon Le Monde.
Et puis patatras ! 
Le livre est maintenant jugé sur des déclarations de son auteur

"Les révolutionnaires, ces horribles « persécuteurs "

Enfin, avec Lorànt Deutsch, il ne fait pas bon être révolutionnaire et défier l’ordre, la monarchie ou la royauté, estime Rue 89 qui ne s'était pas encore posé de questions. Car avant même que la révolution ne soit évoquée par l’écrivain, les acteurs en prennent pour leur grade, annonce Rue89. La dénomination du site issu du quotidien socialiste Libération fait référence à la Révolution française et se trouve confronté à des révélations qui ébranlent ses certitudes acquises à l'école et à l'université, l'une comme l'autre soumise à la pensée unique. Ces victimes de l'endoctrinement d'Etat n'en croient pas leurs yeux: leur aurait-on menti ? La vérité aurait-elle été maquillée ? L'échec du modèle totalitaire soviétique ne les a pas éveillé à l'esprit critique et nos intellos auto-proclamés ne sont pas prêts à se remettre en cause. De quel droit cet écrivain parle-t-il, dans un premier temps, de « fureur révolutionnaire » ; « fureur populaire » et des « nouveaux persécuteurs » qui « saccagèrent » une abbaye bénédictine. Fallait-il le taire ? 
Dans l’épisode 2, le présentateur va plus loin. Selon le trublion de la rive gauche, les révolutionnaires auraient [conditionnel !] sciemment [accusation... ] stocké du salpètre [poudre à munition, ndlr érudite] dans l’église Saint-Germain avec « une volonté réfléchie de faire pour(R)ir [sic] de l’intérieur le fondement des édifices religieux ». 
Et les illettrés de Rue89 passent à la critique frontale: "Sans forcément préciser qu’il pouvait tout simplement s’agir d’un lieux [sic] de dépôt pour les armes, s'étonne Rue 89 par ailleurs favorable  à la conversion des églises en lieux de stockages. "Et lorsqu’il évoque le roi Dagobert, au sujet de sa mauvaise réputation, la faute revient à « la brutalité révolutionnaire ». Pour ajouter sa pierre à la lapidation générale, le site de gauche stigmatise une précision : « La Révolution, qui se moque bien de la vérité historique, a produit cette rengaine pour railler les rois et les saints. » 
Mais que peut bien comprendre à la vérité historique un site partisan comme Rue89, qui s'est laissé endoctriner sans s'interroger, qui accepte certaines légendes et dont le quotidien consiste à fabriquer de faux témoignages à l'attention de nos concitoyens, mais aussi de futurs chercheurs qui le consulteront peut-être un jour. 
Il est vrai qu'un Laurent Mouchard-Joffrin sournois s'accorde à lui-même plus de finesse dans ses colonnes de désinformation.

Des convictions politiques trop visibles 

William Blanc, docile doctorant en histoire médiévale à l'Université Paris I, cadre bien dans le moule de son patron directeur de thèse et ainsi court la chanson de la "pensée unique". A deux doigts de la couture du pantalon et de la théorie du complot, il décide que Lorànt Deutsch écrit des erreurs et omissions. Mieux, elles seraient « orchestrées », afin de rendre compte d’une histoire « où rois et saints catholiques sont à la fois héros et moteur ». La comparaison avec le livre « Le Tour de la France par deux enfants » est appropriée, selon lui. 
Mais la thèse que W. Blanc prépare sur les « Problèmes de l’économie de transhumance en Provence au XVe siècle » (sous la direction de Laurent Feller, professeur à la Sorbonne et spécialiste de ...l'Italie au Haut Moyen-Age), le désigne-t-elle légitimement pour mener la croisade contre Le Métronome


Autre choix anodin de Rue89: le site Histoire pour Tous ( et de l'humanité, détail utile, dont nous prive à dessein Rue89... ) et Jean Perrin qui acquiesce, en tant qu'"historien de garde" pour qui " l’histoire est une construction. Raconter l’histoire dépend du point de vue ", et le point de vue marxiste est le seul "politiquement correct" : « L’histoire ne cesse de graviter autour des rois, des reines et de leurs proches au point que nous avons parfois le sentiment que c’est à eux seuls que nous devons cette histoire. » Or, il n'est plus d'Histoire qui vaille que populaire: le peuple seul fait l'Histoire. 


Autre sommité, Matthieu Lépine, "professeur", nous assène Rue89, laconique. Et le lecteur de penser, qu'au sein d'un tel aréopage, il est professeur d'université. Que nenni ! Ce professeur capésien de base en d’histoire-géographie juge l’émission dans un article consacré à la série en ces termes chargés d'un brave courroux militant: « Cette émission, présentée comme un outil d’éducation populaire n’est en réalité qu’une arme de propagande, faisant à la fois l’éloge de la monarchie, la glorification de la chrétienté et le réquisitoire de la Révolution française. » 


Et William Blanc de porter l'estocade mortelle à cet historien d'un genre suspect, tout parallèle et alternatif qu'il soit: « Derrière cette vision, il y a sans doute un auteur qui a du mal à cacher ses convictions royalistes et catholiques ultra. » La honte ! 


Lorànt Deutsch est affublé d'étiquettes infamantes: «un royaliste de gauche » 


Loin de la frilosité de certains artistes à s’épancher sur leurs opinions, l’écrivain français assume ses analyses politiques dans les media : il se dit « royaliste de gauche ». Et pour cela, il devra payer, ainsi que sa descendance, sur plusieurs générations ! 


Rue89 souligne que cet insolent a affirmé ses convictions au micro de RMC le 28 septembre 2009, puis lors de l’émission « On n’est pas couché » le 27 novembre 2010, et plus récemment sur Europe 1 le 6 avril 2012. 
Et au Figaro, en mars 2011, l'outrecuidant déclare : "Pour moi, l’histoire de notre pays s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de notre civilisation; on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche [...]. C’est comme avec la religion, on essaie de faire triompher la laïcité, je ne sais pas ce que cela veut dire. Sans religion et sans foi, on se prive de quelque chose dont on va avoir besoin dans les années à venir. Il faut réintroduire la religion en France, il faut un concordat. " Quelle audace ! 
Et quelle infamie: il ne s'est pas exalté à l'étude des exploits de 1793 et le dit, défiant l'Université !...

Il est sûr que, ni en tant qu'acteur, ni en tant que réalisateur, il n'aura jamais la Palme à Cannes...



samedi 3 décembre 2011

Eric Zemmour dénonce une menace socialiste sur la citoyenneté ?

Le PS tire un trait sur un principe de 1789

De quel droit
un étranger pourrait-il voter
plusieurs fois:

dans son pays et en France ?


La fin de la citoyenneté ?
Les socialistes n’ont pas perdu de temps. Dès la semaine prochaine, le droit de vote des étrangers sera sur le bureau du Sénat. Les étrangers paient des impôts et participent à la vie de la cité ; ils doivent donc choisir leur maire, ou leur président de conseil général, disent-ils… La gauche ressuscite ainsi le suffrage censitaire (lien PaSiDupes en date du 27 novembre 2011: " Le droit de vote des non-européens, c'est aussi leur droit d'éligibilité ", un droit inégalitaire) qui, sous Louis-Philippe, gageait le droit de vote sur le montant des impôts. Insuffisante démonstration qui ne devrait pas s’arrêter en chemin : les étrangers paient des impôts nationaux, ils devraient donc pouvoir choisir leurs députés et leur président de la République française. Devraient aussi pouvoir être élus. D’ailleurs, la version « verte » de l’accord avec les socialistes le prévoit. Le texte du PS aussi (sauf pour les maires). On commence à avoir l’habitude. Le traité de Maastricht a ouvert la brèche pour les Européens ; ceux qui veulent la refermer pour les autres étrangers sont racistes, disent-ils … Mais les Français peuvent voter en Grande-Bretagne ou en Allemagne, pas en Tunisie ou au Sénégal. Surtout, le droit de vote des Européens fut instauré pour symboliser l’émergence d’une nationalité commune – peut-être chimérique – au sein de l’Union européenne. Les socialistes voudraient-ils restaurer l’Empire ?

Ils tournent le dos, en attendant, au vieux principe érigé par la Révolution française – eux qui exaltent sans fin les droits de l’homme de 1789 – qui liait le vote et la citoyenneté, la démocratie et la nation. Depuis 1981, François Mitterrand avait fait du droit de vote des étrangers une promesse tactique pour faire monter le Front national et diviser la droite. Désormais, les socialistes, qui ont perdu les suffrages populaires, tentent de les compenser par ceux des immigrés. Au risque que, dans nombre de communes, départements, Régions, les électorats de toutes nationalités, y compris française, ne se liguent sur une base ethnico-religieuse pour imposer des élus communautaires ou islamistes. Au nom de l’intégration, disent-ils …

Le Parti socialiste est-il vraiment européen ?
Ils veulent en effet abolir la citoyenneté française et faire des "ex-Français" des citoyens du monde ?
Et le retour de l'espéranto ??

mercredi 3 novembre 2010

Des syndicats de nantis appellent au blocage des aéroports

Des privilègiés « en lutte » pour la défense de leurs avantages en nature
Les syndicats ne connaissent pas la Nuit du 4 août 1789

La nuit du 4 août fut une réponse à l'insurrection appelée la Grande Peur
Consécutive à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, une vague de révoltes se développa en France, notamment dans les campagnes, où des paysans s'en prirent aux seigneurs, à leurs biens et à leurs archives. Pour calmer les insurgés et ramener le calme dans les provinces, l'Assemblée constituante vota donc l'abolition des droits seigneuriaux. Les droits féodaux furent toutefois déclarés rachetables (déjà !), ce qui, en pratique, conduisit à leur maintien jusqu'au 17 juillet 1793, quand la Convention vota leur abolition complète, sans indemnité, et la destruction des titres féodaux.

Aujourd'hui, les syndicats contribuent à la pérénisation des privilèges des seigneurs de la république
La constitution de la Ve République ne confèrent pas les pouvoirs de la Convention. Après les dockers et les pétroliers qui ont plongé les régions dans plusieurs semaines de Grande Peur faite de huit manifestations ou grèves et blocages, les syndicats de pilotes s'apprêtaient à prendre le relais.
=> Un pilote peut débuter à 3 000 € bruts par mois dans une grande compagnie comme Air France et évoluer jusqu’à 13 720 € en fin de carrière.

Les syndicats défendent les privilèges et les privilégiés

Les prises d'otages tiennent à bien peu de chose

Pour protester contre la fiscalisation de certains avantages acquis, trois syndicats de pilotes de ligne, d'hôtesses et de stewards ont lancé un préavis de grève de quatre jours, du vendredi 5 au lundi 8 novembre.
Le SNPL France Alpha, premier syndicat des pilotes de ligne français, et le SNPNC, premier syndicat des hôtesses et stewards français (25% du personnel navigant commercial d'Air France) s'honoraient samedi 30 octobre d'un appel à ce mouvement. Ils ont été rejoints lundi par l'UNAC.
Ces trois syndicats de nantis s'élèvent contre le vote par l'Assemblée nationale d'un amendement à l'article 16 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, prévoyant que "toute somme ou avantage alloué à un salarié, à raison de son activité professionnelle, par une personne qui n'est pas son employeur, est considéré comme une rémunération". Il s'agit donc de préserver le déjà faible pouvoir d'achat des pilotes, hôtesses et de stewards.

Quels sont ces avantages acquis en question ?

=> Ils concernent par exemple les ...chèques cadeaux (ou autres cadeaux) attribués par un entreprise à un salarié d’une autre, c’est à dire au final les « incentives » de ventes ! Ainsi, un(e) vendeur(euse) en parfumerie (Sephora, Marionnaud…) peut toucher des « cadeaux » de l’Oréal (ou autre) si il/elle pousse bien à la vente de produits de la marque. Or, L’Oréal n’est pas son employeur et c’est pour les URSSAF une rémunération déguisée, donc fiscalisable. Ce type de moralisation est interdite au gouvernement et peut provoquer la prise en otage de l'économie française.

=> Ce sont aussi et surtout les billets GP (pour « gratuité partielle »), principal avantage à bosser pour une compagnie aérienne, valabless en métropole, dans les DOM, à l’étranger et notamment en famille.
Et le Billet Partenaire, c'est quoi, encore ? C'est un 'acquis' dont se prévaut la CFDT. En effet, le billet Compagnon a été accordé aux ...célibataires dans les années 90, puis étendu en 2005 sous l’appellation « Partenaire », à tous les personnels, mariés ou non, et à leurs proches, à la suite d'une action 'sociale'... Or, le Code de Sécurité Sociale ne reconnaît que l’ouvrant droit et ses bénéficiaires directs (conjoint et enfants). Historiquement, Air France étend toutefois ces droits aux retraités (malgré la coupure du contrat de travail au départ en retraite, de plus en plus tard !) et aussi aux ayants droit non à charge (avec des critères précis et une limitation du nombre de billets annuels).

Parlez-nous donc des déficits d'Air France et de la Sécurité Sociale
, dont les syndicats schizophrènes empêchent la résorption, tout en critiquant les efforts du gouvernement pour moraliser les avantages acquis pourtant inégalitaires.
Les syndicats appellent néanmoins à la grève pour lutter contre l'égalité entre les citoyens.
En 2003, SUD Aérien a réclamé la possibilité d’obtenir le remboursement des billets GP périmés.

=> Ce sont encore les billets ZED qui n’entreraient pas non plus dans le cadre de l'amendement à la loi incriminée, car hors cadre d’une activité commerciale. Les billets ZED (zone employee discount) sont pourtant des billets à tarifs préférentiels sur d'autres compagnies.

Ils veulent continuer à faire crasher cracher leurs passagers

Les sommes ou avantages, comme par exemple un billet d'avion à tarif réduit - attribué par une autre compagnie aérienne que son employeur à un pilote ou à un mécanicien sol seront soumis à charges sociales et fiscales pour les salariés comme pour les entreprises, s'est plaint Yves Deshayes, membre du bureau exécutif du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL France Alpa).
Pour l'UNAC (Union des navigants de l'aviation civile, "un amendement de cet article est indispensable".
Ces tarifs réduits sont des facilités de transports, avec un impact direct sur les tarifs préférentiels accordés aux salariés et à ses retraités ou à un membre de la famille. Ces « droits acquis » seraient restreints aux vols de leur compagnie d’appartenance. Rendez-vous compte !
Pour les aristos des compagnies aériennes, il n'est pas question de se déplacer par le chemin de fer et de se mélanger au peuple. A la CFE-CGC, on revendique: « Nous sommes des salariés, pas des clients ! » (Décembre 2009)
Outre la promiscuité, il y va des fins de mois difficiles des pilotes, hôtesses et de stewards et de tout leur entourage.

Le rôle des syndicats: pressurer les citoyens ?

Et faire pression sur les élus du peuple
Le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC/FO) ne craint pas d'assurer de son côté qu'une telle mesure adoptée sur un amendement du député (UMP) Yves Bur, aurait de "graves conséquences financières et sociales pour les personnels sol et vol".

Leur situation est précaire entre toutes
"Beaucoup d'hôtesses et de stewards vivent en province et travaillent à Paris. C'est le cas de 30 à 40 % des personnels d'Air France par exemple. Ils utilisent donc trois à quatre billets par mois à tarif réduit pour rentrer chez eux. S'ils doivent intégrer dans leurs revenus ces avantages cela diminuera fortement leur pouvoir d'achat", a indiqué Fatiha Aggoune-Schneider, présidente du SNPNC: FO est aussi partisane de la grève reconductible.
M. Bur a déclaré qu'il "n'est plus possible que ce texte soit amendé avant son adoption par le Sénat", laissant ainsi entendre que la Haute Assemblée pourrait apporter des modifications, comme elle en a le droit. Pour lui les syndicats font "une interprétation excessive du texte, qui s'applique au-delà d'un seuil de 200 euros et qui ne vise pas les usages entre compagnies aériennes", un seuil que ne mentionne pas les syndicats.

La Grande Peur républicaine

Le mercredi 3 novembre, la CGT Air France a assumé d'annoncer que les pilotes des compagnies françaises ont levé leur préavis de grève du 5 au 8 novembre .
Celui-ci courait du vendredi 5 au lundi 8 novembre en réaction à un projet Premier syndicat de pilotes, le SNPL estime avoir obtenu satisfaction - à travers un amendement du Sénat - contre l'assujettissement aux cotisations sociales de certains avantages acquis. En revanche, les syndicats des stewards et hôtesses attendent l'assurance que l'amendement sera bel et bien voté par le Sénat.

La CGT défend les privilèges
Le syndicat explique froidement que "le gouvernement a demandé au rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale au Sénat de déposer aujourd'hui un amendement" qui "préservera nos GP et autres tarifs préférentiels". Rappelons que dans le cadre de la réforme du financement de la sécurité sociale les syndicats avaient rejeté en bloc l'idée "de taxer comme du salaire tout avantage alloué aux salariés".

Le chantage continue
L'UGICT-CGT-PNC appelle toutefois les PNC (Personnel Navigant Commercial) à rester mobilisés pour les retraites, le 4 novembre (manifestation à 10h au terminal F) et le 6 novembre (grève, et manifestation dans les grandes villes de province.

Aux honorables professions, les honorables méthodes syndicales
En février dernier, des syndicats minoritaires, dont l'UNPL, avaient choisi les vacances de février pour faire entendre leur complainte. La grande précarité de leur situation l'exigeait. La très respectable SNPL, syndicat majoritaire, avait alors préféré faire chanter le gouvernement. Il ne s'était pas joint au mouvement, estimant qu'il était « prématuré »... Les élus n'ont pas tardé pour attendre.

Une grève peut en cacher une autre

La journée pourrait être difficile demain jeudi dans les aéroports français en raison d'une ...journée d'action contre la réforme des retraites lancée par quatre fédérations des transports (CGT, CFDT, FO, CFTC). Si Air France estime pouvoir assurer tous ses vols, des retards risquent d'être enregistrés.

Le ciel de la démocratie ne s'est pas éclairci
Il ne manquerait plus que les contrôleurs du ciel, ces damnés de la terre ?

vendredi 24 septembre 2010

Retraites: Madame Royal voit Sarkozy en Louis XVI

Les destins tragiques de Marie-Thérèse, Marie-Olympe et Marie-Ségolène




Marie-Thérèse-

Charlotte de France,

fille aînée du roi

Louis XVI




Ce qui irrite la gauche déjà fort susceptible


Le ministère de l'Intérieur observé que les cortèges des manifestants du 23 septembre ont drainé moins de monde qu'il y a deux semaines.

Bien qu'il refuse tout dialogue, le PS se mêle au débat, mais par voie de communiqués.
C'est ainsi que, vendredi 24 septembre, la socialiste Royal a ajouté son grain de sel à la bataille des chiffres. « Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait énormément de monde dans la rue, au moins autant que la dernière fois et (...) plus qu'au moment du pic des manifestations contre le CPE » a-t-elle assuré depuis son marais poitevin et du haut de ses 17% dans les sondages.

La mobilisation contre la réforme des retraites lui a en outre inspiré un commentaire complémentaire: le président lui ferait « penser à Louis XVI dans son palais qui fermait ses volets pour ne pas entendre le peuple gronder » !
En somme, pour l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, « il faut que Nicolas Sarkozy, que le gouvernement écoutent le peuple français qui exige une autre réforme des retraites, à la fois juste et efficace ». Une réforme qui garantit le maintien du niveau des pensions ne semble donc évidemment pas 'juste et efficace' à celle qui n'en a cure !

Désirdavenir Royal a enfin le sentiment que « l'écart (des chiffres) est tel qu'il en devient dérisoire ». Ce qui lui permet de conclure, en toute objectivité et par un jugement passe-partout, qu' « en lançant cette polémique, le pouvoir cherche à faire diversion et à ne pas répondre aux vrais sujets ».

Hormis une promesse dangereuse de retour aux 60 ans, la présidente de Poitou-Charentes a alimenté la polémique, mais n'a encore pas fait progressé le débat sur les retraites.

L'Histoire pour les Nuls

=> Depuis que Julien Dray l'a initiée, Sa Cynique Majesté Royal s'identifie à la Olympe de Gouges, révolutionnaire féministe.
Or, pour commencer, Marie-Olympe de Gouges était simplement Marie Gouges (1748), une enfant adultérine. Femme politique et polémiste qui rédigea la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle devint emblématique des mouvements pour la libération des femmes. Mais après avoir soupçonné Robespierre d’aspiration à la dictature, elle fut guillotinée, le 3 novembre 1793 à Paris, pour ses écrits et singulièrement une lettre au président de la Convention où elle s’indignait d'une mesure attentatoire, selon elle, aux principes démocratiques...
Dans une « profession de foi civique », l’adjudant général ...Aubry de Gouges, par crainte d’être inquiété, renia publiquement sa mère qui mourut sur l'échafaud, comme celui qu'elle avait combattu.

=> Madame Royale
Marie-Thérèse-Charlotte de France (1778-1851) est la fille aînée de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche. Elle est donc également appelée Madame Royale. Seul membre de la famille royale libérée de la Tour du Temple en 1795, elle partagera l'exil de son oncle, le futur Louis XVIII, et, devenue dernière dauphine de France à la mort de celui-ci, elle ne donnera pas de descendance aux Bourbons.
La mort de son oncle et beau-père Charles X (1836) fit de Marie-Thérèse, 58 ans, la nouvelle reine de France et de Navarre, aux yeux des légitimistes.
Marie-Thérèse de France est inhumée dans un monastère de Slovénie, où reposent également son oncle, le roi Charles X.


Des destins mirroirs
En termes de similitudes rocambolesques, le premier secrétaire du PS a de quoi être interpelée par le parcours chaotique de Madame Royal, sa 1ère dauphine du Congrès de Reims, exilée en Poitou-Charentes, candidate battue à la présidentielle de 2007, puis à la prise du pouvoir au parti socialiste, et qui vit prisonnière de la tragédie révolutionnaire passée.