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vendredi 1 juillet 2016

Violence d'un garde du corps de Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement

Un déçu du PS violemment plaqué au sol devant Stéphane Le Foll à Bordeaux 

Le porte-parole du gouvernement et ses camarades socialistes ont été accueillis par  des sifflets et des huées
.

Des parlementaires socialistes girondins organisaient une réunion qui ne s'est pas déroulée comme prévu à Bordeaux. Des spectateurs se sont fait évacuer manu militari dans une ambiance très tendue.
"Nous avons voulu montrer que nous sommes réunis et mobilisés autour de l’action du Gouvernement et la nôtre au Parlement, affirme la député, avant le début de la réunion. On raconte que le parti est tout émietté et en difficulté. Pourtant la gauche est là. Nous sommes pour le dialogue et nous n’avons aucune crainte."
Or, la réunion "Pour la France, pour la Gauche" a vite viré à la bagarre. A son arrivée avec une demi-heure de retard à l'Athénée municipal, Stéphane Le Foll, le ministre intermittent de l'Agriculture a récolté une moisson de sifflets et de huées, comme le raconte le Rue89 local. "Cette société, on n'en veut pas. C'est vous les casseurs, c'est vous la racaille", a notamment scandé un petit comité d'accueil de dix personnes. En guise de dialogue, les forces de l'ordre ont chassé la vingtaine de militants du comité d’accueil et les chants se sont vite transformés en " allez les Bleus", quand les forces de l’ordre se sont lancées sur eux pour les éloigner de l’entrée.
Devant une salle à peine remplie qui patientait depuis plus d’une demi-heure, rapporte Rue89, le porte-parole du gouvernement en campagne répondait à l'appel de treize socialistes girondins, dont l'ex-ministre de Hollande et députée PS Michèle Delaunay qui salua l’invité, "porteur d’énergie positive et éternellement renouvelable". Stéphane Le Foll affirma en écho qu'il était venu "donner une impulsion à la gauche pour remonter le moral", alors qu’au fond et sur les côtés, ça toussait bruyamment avec des "hé bé !" et des "ha oui ?" accompagnés d’applaudissements ironiques pour ponctuer les évocations des valeurs de la gauche. 

"Ta gueule"

La présence du ministre a provoqué la colère de quelques-uns
Après de nouvelles huées, le service d'ordre évacue trois personnes en cinq minutes. Les membres de la sécurité se sont vite retrouvés dépassés, notamment quand Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle Aquitaine, s'est présenté au pupitre comme celui qui a incarné "la dernière victoire du parti chez nous". "Ah ça oui, ça sera sans doute la dernière !", réplique une femme. "Ta gueule !," lui a répondu une autre en écho. "Ta gueule", lui oppose un spectateur, déclenchant une nouvelle évacuation musclée. "On ne compte plus les évacuations manu militari de la salle", écrit Rue89 Bordeaux.

Quand le ministre s'avance sur la tribune, les huées fusent, appelant au retrait de la Loi Travail. Parmi les expulsés, une dame venue réclamer la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais condamné en France à la réclusion à la perpétuité pour des actes terroristes.

"Ministre des pesticides" et "ministre de la souffrance"
Un photographe (Kami, ci-contre) situé sous l'estrade, s’agace et s’en prend à Rousset et Le Foll qu’il traite de "ministre des pesticides", comme Brigitte Bardot traite Le Foll de "ministre de la souffrance " (animale). Il se fait dégager  à l’extérieur où il est remis comme les autres, aux forces de l’ordre pour un contrôle d’identité.

Les propos de Le Foll sont alors parasités par un discours enregistré diffusé simultanément dans la salle venant des rangs du milieu. Le service d’ordre ne trouvera pas le perturbateur, mais l’effet est réussi: la diffusion détournera l’attention des auditeurs, alors que le ministre croyait de rallier l'assistance en rappelant l’héritage de Jean Jaurès, de Léon Blum et du Front populaire.

Quand Le Foll fait de la provocation, imperméable au climat survolté, en déclarant que
"il ne suffit pas de manifester, ni de passer des nuits à discuter, il faut de l’action !", les militants de Nuit Debout, se hérissent. L’un d’eux quitte la salle criant à la démagogie. "Nous avons des arguments quand les autres ont des slogans", rétorque le ministre. Avec un président à 12% de popularité, il fallait oser...
Dans la salle, certains sont debout et menacent de quitter la réunion en signe de contestation. Quand le service d’ordre s’apprête à les y aider, Alain Rousset intercède : "laissez, laissez, ça peut aller". Les pour et les contre dans le public en viennent aux insultes. " Tu vas pas me faire ta rebelle avec ta gueule de bourgeoise". "Chut ! Doucement" interviennent les membres de l’organisation, inquiets de l’image de la rencontre qui vire mal, très mal et donne le ton de la campagne à venir. 

En fin de conférence, alors qu'aux protestations se mêlent des applaudissements, un vieux militant PS s'est retrouvé violemment plaqué au sol par le service d'ordre.

A la fin du discours du ministre de la propagande gouvernementale, les uns tentent de couvrir la contestation des autres. Certains réclament le débat qui leur est refusé. Au pied de la scène, une dame accuse le gouvernement de ne pas écouter son peuple. Sous les projecteurs des caméras, Stéphane Le Foll la rassure autant qu’il peut, entouré de son équipe resserrée en garde prétorienne.Un homme s’approche brandissant une feuille sur laquelle il a inscrit à la hâte "Valls démission" et le service d’ordre croit bon de le jeter au sol.

VOIR et ENTENDRE
la scène de "dialogue" gouvernemental avec le peuple 
à Bordeaux :

L’homme aux cheveux blancs, sous le choc, peine à se relever. Il crie au scandale tandis que le ministre lui tourne le dos et décide de quitter la salle : " C’est ça la démocratie ? On n’a même pas le droit de poser des questions."

C'est comme les débats ("participatifs", selon Ségolène Royal) socialistes, depuis près de cinq ans.


mardi 29 juillet 2014

TNT: les vautours, propriétaires du journal Le Monde, survolent LCI

Les milliardaires, actionnaires du quotidien socialistes, veulent mettre la main sur LCI

Les propriétaires du groupe Le Monde ont confirmé mardi leur gourmandise 
Les charognards  Matthieu Pigasse, Pierre Bergé et Xavier Niel
Ils salivent à l'idée d'avaler LCI, à peine connu le refus du CSA d'autoriser son passage sur la TNT gratuite.
"Suite à la décision du CSA de ce jour, les actionnaires du Monde (...), confirment leur intérêt pour la reprise de LCI, complémentaire des activités du Monde et en cohérence avec la transformation en cours du Groupe", écrit dans un courriel Louis Dreyfus.

Hollande, parrain de i-télé et BFMTV

Le CSA favorise une mafia de la presse
Louis Dreyfus, qui est président du directoire du journal Le Monde, est également directeur général des Inrocks, nommé par son PDG, Matthieu Pigasse, un banquier comme les aime François Hollande.

Le groupe Le Monde est constitué de Courrier international (hebdomadaire mettant en perspective une problématique à partir des traductions des principaux titres de la presse mondiale); La Vie (hebdomadaire d'information générale, de sensibilité chrétienne) et Télérama (programmes de télévision et hebdomadaire culturel ). 
Le groupe Le Monde est aussi actionnaire majoritaire à 51 % du mensuel Le Monde diplomatique.

I-télé (groupe Canal+) et BFMTV se partageront ainsi l'information sur la TNT gratuite, sans concurrence, le pluralisme de l'information dût-il en souffrir dans la république exemplaire, telle que la veut le président socialiste. 

Fort risque de concentration de la presse

Mais la presse n'a jamais été aussi libre et indépendante...

Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse viennent de racheter
Le Nouvel Observateur, c'est-à-dire Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique, et Challenges, premier news magazine économique en France.
Sans compter qu'en 2011, Le Nouvel Observateur a racheté l'ensemble des actionnaires de la société Rue89, site internet. 

Le CSA régule-t-il quoi que ce soit?

Ou cautionne-t-il la constitution de deux empires de presse socialiste?


mercredi 8 janvier 2014

Concentration de la presse de gauche: Le Monde veut Le Nouvel Observateur

Un front socialiste des media menace la liberté de la presse 

Main basse des propriétaires du Monde sur Le Nouvel Observateur 
 

Le mythe dépasse la réalité depuis plusieurs années.
Il est communément admis que le grand nombre de titres de presse écrite, de chaînes de télévision, d’éditeurs de livres masque l’ampleur de la concentration dans la presse. Il est aussi donné à croire que les media sont en majorité intégrés à des groupes industriels de droite (Lagardère, Bouygues, Dassault, ...) qui dépendent économiquement par leurs marchés de l’Etat, donc du pouvoir politique. L'Humanité (PCF) dépend quant à lui des aides de l'Etat... Il apparaît de plus en plus clairement que cette présentation tendancieuse est carrément fausse. 

Le nouveau projet de concentration a fuité hier soir
"Les Echos" a appris que les trois propriétaires du journal socialiste Le Monde, Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse (ci-dessous à droite) sont sur le point de s’offrir l'hebdomadaire socialiste de Claude Perdriel, le propriétaire du groupe Nouvel Observateur (Le Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche d'information générale, Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique, Challenges, premier news magazine économique en France et le site internet Rue89.)

Le rachat devait se faire via la holding du Monde, LML (Le Monde Libre), détenue à parts égales par les trois hommes d’affaires multimillionnaires. Claude Perdriel devrait conserver 30 % du titre. Le Monde détient déjà 6% des actions du Nouvel Observateur.

Les acquéreurs potentiels sont des hommes d'affaires militants Au PS
Les socialistes au pouvoir mangent dans la main de ces riches militants.
Xavier Niel, 10e fortune de France : né en 1967, il est vice-président et directeur délégué de la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, opérateur de téléphonie mobile. Mis en examen et placé en détention provisoire en mai 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses peep-shows, Xavier Niel a obtenu une ordonnance de non-lieu du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke en août 2005. Il est toutefois condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250 000 euros d'amende  pour recel d'abus de biens sociaux dans ce peep-show dont il était actionnaire.

Matthieu Pigasse, né en 1968, est directeur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe, mais est issu d'une famille de presse par son grand-oncle et son père. Son frère est directeur de la rédaction du magazine people Public.
Depuis son passage dans les cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, il est resté proche du Parti socialiste. Il est membre du conseil d'administration de la Fondation Jean-Jaurès, think tank du parti socialiste, ainsi que de la fondation pro-européenne EuropaNova. En 2007, il a fait partie des Gracques, l'un des groupes de pression de la gauche française. En 2007, le "banquier de gauche" conseille Ségolène Royal (financée par Pierre Bergé) et ne cache pas ses ambitions concernant un ministère en cas de victoire de la candidate socialiste à l'élection présidentielle. En 2009, il collabore avec Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et aussi Manuel Valls.
En 2005, Matthieu Pigasse organise la vente de Libération à Édouard de Rothschild. En 2009, il achète l'hebdomadaire culturel et politique Les Inrockuptibles, qui engagera Audrey Pulvar, alors concubine d'Arnaud Montebourg, ministre du "redressement productif". Il soutient aussi le site d'information Rue89 financièrement. En juin 2010, il prend le contrôle, avec Pierre Bergé et Xavier Niel du quotidien Le Monde.

Pierre Bergé, un homme d'affaires du luxe né en 1930, fut le compagnon du peintre Bernard Buffet et du couturier Yves Saint-Laurent. Il se trouve maintenant à la tête d'une fortune sous-évaluée à 120 millions d'euros. 
Dans les années 80, il se lie d’amitié avec le président François Mitterrand qu'il soutient, puis Ségolène Royal dont il finance la campagne présidentielle de 2007 et Vincent Peillon en 2009dans la création de son association L'espoir à gauche, dont le président est David Assouline, porte parole du PS, et le secrétaire général Patrick Mennucci, candidat socialiste à la mairie de Marseille.

Le site Internet Rue89, racheté il y a deux ans par " Le Nouvel Observateur ", fait partie du lot. Lorsqu'en décembre dernier l'industriel définit les contours de son projet de cession de son groupe de presse en difficultés, le site d'information "participatif" Rue89, propriété du groupe Perdriel, s'était mis en grève. Dans un texte publié sur Rue89 le 9 décembre 2013, Claude Perdriel estime que "l’indépendance éditoriale de Rue89 n’est pas menacée" et que "la réaction des journalistes de Rue89 est pour [lui] incompréhensible." La rédaction de Rue89 devait déménager avant l'été 2014 "Place de la Bourse, dans les locaux de l'Obs".

Pierre Bergé affirme qu’il n’est pas intéressé.

Manifestement, les trois protagonistes ne sont pas d’accord entre eux.
Ce matin, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé (ci-contre, au centre), affirme au " Monde ": "je n’ai pas l’intention de le faire ".  
Claude Perdriel s’était dit prêt début décembre à céder le contrôle du "Nouvel Observateur ". Il avait adressé des appels du pied à Xavier Niel, patron de Free (ci-dessus à gauche), Jacques-Antoine Granjon, PDG de Ventesprivées.com, société dans laquelle le Qatar vient d'acquérir des parts,   et Jean-Louis Beffa, ex PDG de Saint-Gobain.

Plus que tout, Claude Perdriel souhaitait un rapprochement avec Le Monde , pour son magazine. Il y a trois ans, associé à Orange, il avait échoué à prendre le contrôle du quotidien du soir.

Hollande n'aime pas les riches, mais ce qui compte, c'est que les riches l'aiment...

vendredi 5 juillet 2013

Homicide institutionnel: Hollande, des bisous à l'étouffement

Hollande obtient l'annulation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy du Conseil constitutionnel

Complot politique ou stricte application du droit ?
 



Après d'interminables primaires,
son premier grand meeting national 
au Bourget, dès janvier 2012

Au lendemain du rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, les proches de l'ancien président de la République s'insurgent. La droite est d'autant plus remontée que cette affaire plombe les finances de l'UMP, déjà mal en point depuis ses résultats aux dernières législatives, qui va devoir régler une ardoise de 11 millions d'euros. 

Pour y parvenir,  son président, Jean-François Copé,a annoncé le lancement d' "une grande souscription nationale."

A gauche, on se félicite de cette décision qui sanctionne "un mélange des genres", quand "Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour faire des déclarations de campagne."

Les 9 membres

Jean-Louis Debré, nommé par le Président de la République en février 2007
Valéry Giscard d'Estaing, membre de droit 
Jacques Chirac, membre de droit 
Nicolas Sarkozy, membre de droit
Renaud Denoix de Saint-Marc, nommé par le Président du Sénat en février 2007 
Guy Canivet, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2007 
Michel Charasse, nommé par le Président de la République en février 2010 
Hubert Haenel, nommé par le Président du Sénat en février 2010 
Jacques Barrot, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2010 
Claire Bazy Malaurie, nommée par le Président de l'Assemblée nationale en août 2010 
Nicole Maestracci, nommée par le Président de la République en février 2013 
Nicole Belloubet, nommée par le Président du Sénat en février 2013.
Tous n'étaient pas présent, notamment les anciens chefs d'Etat.

La majorité présidentielle


Désir, lyncheur : Sarkozy "a ruiné les comptes de la France"

Le premier secrétaire désigné du PS, Désir H., a frontalement attaqué les pratiques lors de la campagne de l'ancien Chef de l'Etat. Sur Radio Classique et Public Sénat, il a estimé que "Nicolas Sarkozy a non seulement ruiné les comptes de la France, mais il a ruiné maintenant les comptes de l'UMP. 
Le Conseil constitutionnel a décidé de suivre l'avis de la commission des comptes de campagne (C.N.C.C.F.P), notamment sur le fait qu'il y aurait eu un mélange des genres pendant toute la période où Nicolas Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour, à l'occasion de déplacements, faire des déclarations de campagne."
Les neufs membres (dont la cadette avait 70 ans en 2012) du CNCCFT, présidé par Jacques Négrier, alors âgé de 81 ans, sont issus du Consei d'Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des Comptes.

Harlem Désir, le PS et la  C.N.C.C.F.P ignorent superbement la campagne des primaires du parti du président qui a fait campagne partout en France et sur les chaînes de télévision. 
Pour désigner le candidat à l'élection présidentielle française de 2012,  la campagne du PS et du parti radical de gauche (PRG) commença et les scrutins de ces primaires dites "citoyennes" ont eu lieu le 9 octobre 2011, et le 16 octobre suivant pour le second tour. La campagne électorale officielle commença le lundi 9 avril 2012.

Le 
meeting de François Hollande au Bourget en janvier 2012 a été retransmis par 4 chaînes de télévision, à trois mois pile du premier tour de la présidentielle.

Le 
jeudi 15 septembre 2011, les six candidats ont débattu entre eux face aux Français lors d'une première confrontation télévisée sur France 2, neuf mois avant le premier tour de la présidentielle. 
Le PS a monopolisé la scène médiatique pendant des semaines avec ses primaires "citoyennes", au point que le CSA a dû faire un rappel à l’ordre.

Entre juillet et septembre, les chaînes d'info ont largement dépassé le temps de parole du PS.

En octobre 2011, le Conseil Supérieur de l'audiovisuel (CSA) a convoqué les trois chaînes d'informations en continu BFM TV, iTélé et LCI pour un rappel à l'ordre musclé. La règle du temps de parole édictée par le CSA oblige les chaînes de télévision à accorder à l'opposition parlementaire (le PS), un temps de parole équivalent à 50 % de celui du bloc majoritaire. "C'est un carton jaune. Mais si elles recommencent, alors le CSA sortira un carton rouge et prendra des sanctions," avait prévenu Christine Kelly, membre du CSA.
Par ailleurs,

En octobre 2011, Hollande débuta sa campagne à Madrid (lien Le Point).


Taubira réclame "un effort de dignité"

La garde des Sceaux s'est déclarée "surprise par la mise en cause du Conseil constitutionnel et les accusations de partialité de l'ancien président de la République". Dans un communiqué, Christiane Taubira réclame "un effort de dignité au nom de l'intérêt général", appelant à "l'esprit civique et au sens de la responsabilité".


Touraine : "Un peu de sérénité"
A gauche, ce qui choque aussi, ce n'est pas décision des Sages, mais... la réaction de la droite. "Je suis très choquée d'entendre certains à droite expliquer que ce serait une décision politique. Nous sommes face à une juridiction. Elle se contente de dire ce que sont les règles de droit", a affirmé Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, sur France 2. "Un peu de sérénité s'impose et un peu de distance", a -t-elle estimé, avec légèreté. "La droite a du mal à admettre que la justice est indépendante et le mieux que nous ayons à faire, c'est de ne pas entrer dans des commentaires à l'infini sur ce terrain-là," a-t-elle ajouté, en guise d'incitation en direction de la presse.

L'UMP, sous le coup d'une décision hostile

Hortefeux : "Je suis choqué, heurté" 
Sur Europe 1 comme sur RTL, Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy depuis plus de trente ans, est monté au créneau ce vendredi matin. Il a tenu le même discours, avec presque les mêmes mots. «Comme beaucoup de ses amis, je suis choqué, heurté par une décision aussi lourde alors qu'l n' y a pas de malversation, pas de détournement naturellement. Il y a un dépassement léger du budget de campagne."-a-t-il dit sur Europe 1. Au micro de RTL, il a expliqué être "stupéfait, heurté, choqué par une décision qui porte sur un dépassement de comptes de campagne de 2%. 98% des comptes ont été validés. Il n y a pas eu de vol, pas de tricherie." 

Et Hortefeux de s'emporter contre ce qu'il estime être une cabale menée contre son ami. "C'est un décision qui s'en prend une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy, la cible de tous les pouvoirs. Faut-il que sa personnalité bouscule et gêne, que sa volonté et son expérience inquiète ?", poursuit-il sur RTL. L'ancien ministre de l'Intérieur le reconnaît: le rejet des comptes fait vaciller son parti.
"C'est une décision qui menace directement et financièrement l'UMP." Selon lui, c'est une "tentative de bâillonnement d'un des piliers de la démocratie". Réagissant à la décision prise par Nicolas Sarkozy de ne plus siéger au Conseil constitutionnel, il a simplement salué sur Europe 1 "une décision courageuse. Cela rappelle que c'est un homme droit, intègre, honnête, un homme courageux."

VOIR et ENTENDRE Brice Hortefeux sur RTL:


Accoyer, simplement "perplexe" 

La décision du Conseil constitutionnel laisse «"perplexe" l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale. Dans un communiqué, Bernard Accoyer estime qu'elle aurait pu être "mieux proportionnée". Selon le député UMP de Haute-Savoie,
la décision des neuf sages "ne manquera pas d'avoir des conséquences lourdes et manifestes sur l'équilibre et la qualité du débat démocratique dans notre pays". Enfin, il appelle "tous ceux qui sont attachés à l'UMP", à «participer à la grande souscription nationale" lancée pour soutenir le parti.

B. Debré : un retour de Sarkozy "serait un peu tôt"

Seule voix dissonante à droite, celle de 
Bernard Debré, frère du président du Conseil constitutionnel. Le député UMP de Paris a estimé vendredi qu'un retour de Nicolas Sarkozy en politique,  "ce se serait un peu tôt". "Je ne suis pas sûr que ce soit en tous les cas le moment." A ses yeux, un retour dans ces conditions "serait dramatique parce que si on revient simplement en politique pour se venger d'une sanction du Conseil constitutionnel, ce n'est pas une bonne chose." Vengeance et justice, un thème que l'UMP ne devra pas réserver aux candidats au bac.

Le Pen : "si l'UMP meurt demain ce sera par manque d'idées"

A l'extrême droite, la présidente du FN, Marine Le Pen, a estimé vendredi que
"si l'UMP meurt demain ce ne sera pas par manque d'argent mais par manque d'idées." Elle a fait valoir que son parti, "confronté en 2007 à des difficultés financières bien plus graves que celles de l'UMP au regard de son actif, a survécu, et a su rebondir plus haut que jamais parce qu'il a un projet solide à proposer aux Français, des idées patriotes que personne d'autre ne défend dans la classe politique française". Après sa déception électorale à la présidentielle (10,44%) et aux législatives (4,29) de 2007, le FN avait vu sa dotation publique annuelle passer de 4,5 à 1,8 millions d'euros et avait dû vendre son siège historique, le "Paquebot", à Saint-Cloud, pour s'installer dans des locaux plus modestes à Nanterre. Cette expérience du FN est un gage d'espoir pour l'UMP. Hollande apprendra aussi à ses dépens que ce coup bas sera surtout un coup d'épée dans l'eau.

Henri Guaino : "Un acharnement sans précédent"

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, H. Guaino, a lui aussi vertement critiqué sur Europe 1 cette "décision de droit", prise "en toute subjectivité" par le Conseil constitutionnel. "Tous ceux qui ont à rendre une décision juridictionnelle, doivent la prendre avec toutes les retenues", ce que n'ont pas fait selon les Sages, souligne-t-il. 

Les membres du Conseil ont mal jugé certains événements, comme le 
meeting de Toulon
, le 1er décembre 2011, considéré par ses adversaires comme un discours de campagne. "Ce n'était pas un discours de campagne, mais, un discours de président. On était en pleine crise de l'euro. Avec une autre répartition des dépenses du meeting de Villepinte et sans le discours de Toulon, on est dans les clous", fait-il valoir. 
Si Sarkozy avait remporté la bataille, les choses auraient été bien différentes, estime-t-il. "C'est la vieille histoire de Brennus et malheur aux vaincus... Sarkozy élu, ses comptes n'auraient pas été annulés, on aurait fait bouger le curseur. La démocratie ne peut pas continuer à fonctionner comme ça." 

Henri Guaino pointe alors à ceux qui voudraient abattre l'ancien président
 de la République. "J'observe un acharnement sans précédent contre un président sortant qui pourrait jouer un rôle à l'avenir."

VOIR et ENTENDRE Henri Guaino sur Europe 1:

VOIR et ENTENDRE J.-F. Copé annoncer le lancement d'une souscription nationale:





VOIR et ENTENDRE développer l'idée d'un retour de Sarkozy ?




VOIR et ENTENDRE Goujon confirmer que cette annulation de l'aide de l'Etat aura "un impact considérable" :




Rue89 laisse libre cours à sa cruauté 
Le site socialiste minimise et ricane: l'UMP 'perd' 10 millions d'euros d'argent public", et non pas 11. "Oui, il rejoint un club très fermé où il devra côtoyer Jacques Cheminade."


La décision du Conseil constitutionnel a été publiée
à la veille du grand départ des Français en vacances.



jeudi 13 juin 2013

Les opposants au mariage homosexuel s'invitent au Tour de France

Selon la presse, il vaudrait mieux qu'ils fussent de la pédale

Privés de tribune par le gouvernement, les opposants au mariage homosexuel prendront part au Tour de France


Sur une nouvelle page Facebook intitulée "Tour de France pour tous" (lien), ils annonce leur engagement.  "Du 29 juin au 21 juillet, nous aurons une visibilité internationale incroyable pour afficher notre combat contre la loi Taubira et la théorie du genre", expliquent les opposants sur la page du réseau social lancée lundi.

"L'idée n'est absolument pas de perturber le Tour. Nous ne voulons pas bloquer ou retarder les coureurs mais clairement être présents à chaque étape et nous réfléchissons à des actions qui seront visibles depuis les hélicoptères ou qui se feront sous l'oeil des caméras", précise Samuel Lafont, militant très impliqué depuis des mois contre la loi Taubira et à l'initiative de l'action. 
Lien Twitter
"Pour ce qui est des actions, n'hésitez pas à laisser libre cours à votre imagination ! Le brainstorming a commencé et nous ferons un point très prochainement !" écrivent d'ailleurs les anti-filiation homo sur un autre site qui propose des maillots copiant ceux du Tour de France avec le logo de la Manif pour tous.

Une certaine presse désinforme


BFMTV ignore ma déclaration de Samuel Lafont et intoxique l'opinion en titre: "La Manif pour Tous veut "détourner" le Tour de France.Selon RTL, "la manif pour tous veut s'emparer du Tour de France" , ce qui s'appelle encore de la désinformation.
A en croire Rue89 (le Nouvel Observateur), "La 'Manif pour tous' veut monopoliser le Tour de France"...
Et le pompon revient au service public -indépendant- avec France Info qui assure que "Les opposants au mariage pour tous menacent le Tour de France". Selon son habitude que la déontologie professionnelle juge vertueuse, la radio d'Etat en continue confesse ensuite que " selon l'initiateur de cette opération, il ne s'agit pas de bloquer ou de retarder la course mais de se faire voir des caméras durant chaque étape de la grande boucle. Ils entendent faire du Tour de France une vitrine internationale de leur combat politique contre la loi sur le mariage pour tous, adoptée en mai, en profitant de la présence de plusieurs dizaines de médias venus du monde entier."

Photo AFP coupée par TV5 Monde:
les staliniens ont "effacé"...
Hollande !
Dimanche, une douzaine de militants anti-filiation homosexuelle avaient déjà choisi un événement sportif majeur pour se faire entendre en intervenant quelques minutes la finale de Roland-Garros. Deux spectateurs ont brandi une pancarte hostile à la loi sur le mariage pour tous avec l'inscription, en anglais,

"A l'aide, la France piétine les droits des enfants"
, et quelques minutes plus tard, un homme torse nu et portant un masque est entré avec un fumigène sur le court central.
Banderole non censurée:
dans toute son intégrité...

mardi 7 mai 2013

Le Nouvel Observateur des fonds de culottes et caleçons de France

Le sexe 2.0, des séances de masturbation plutôt que de véritables rapports intimes


LE PLUS (pour les lecteurs du Nouvel Observateur)

"Il est fini le temps des poèmes et des sérénades sous le balcon. Aujourd'hui, le sexe se veut virtuel et sans chichi, grâce aux webcams et messages instantanés. Selon une étude Ifop, 29% des personnes interrogées ont déjà reçu des vidéos ou photos dénudées. Faire l'amour virtuellement oui, mais que reste-t-il à désirer ? Réponse de Michel Dorais, sociologue de la sexualité.

L’Ifop publiait récemment une étude sur la sexualité intitulée "Le sexe 2.0 – Enquête sur le sexe virtuel via les webcams et les nouvelles technologies". Ses conclusions annoncent une nouvelle révolution sexuelle. Comme toute révolution, elle porte néanmoins ses limites et ses contradictions.

L’étude nous apprend que plus du tiers des moins de 25 ans incluent dans leurs scénarios érotiques actuels ou anticipés des spectacles et des jeux sexuels impliquant l’internet et la webcam. Envoyer des photos ou des vidéos de soi nu, ou même être sollicité pour le faire, devient banal.
Les stars de l’univers érotico-porno n’ont qu’à bien se tenir ou, mieux encore, qu’à se faire passer pour d’authentiques amateurs, ces derniers occupant désormais les devants de la scène.

La nouvelle révolution sexuelle se veut expéditive

Rue69, c'est Rue89
c'est donc Le Nouvel Observateur

La révolution techno-sexuelle profite
à une certaine presse vertueuse


La révolution sexuelle "première vague", celle des années 1960-1970, reposait aussi sur des technologies nouvelles et des avancées scientifiques : par exemple, l’accessibilité de masse aux moyens contraceptifs. Politique, elle s’inscrivait toutefois dans le sillage de mouvements sociaux, tels que celui des femmes et celui des gays, et d’une contre-culture se promettant de changer le monde : "Faites l’amour, pas la guerre." La libération à la fois des corps et des esprits était son leitmotiv.

Comme je le suggère dans mon récent ouvrage "La sexualité spectacle",
la logique de la nouvelle révolution sexuelle serait plus expéditive : "Tout voir, tout montrer, si possible en gros plans et tout de suite."

Sur la vaste scène du web, la sexualité n’est plus un acte politique, mais un divertissement continu. Pour les plus enthousiastes, c’est un sport extrême, qui exige endurance et entraînement. L’idéal de la transparence de soi véhiculé par les réseaux sociaux ajoute une exigence : qui ne se livre pas corps et âme serait inauthentique.

Un jeu qui peut tourner au cauchemar

L’import-export d’images et de fantasmes de nature intime ou sexuelle est l’une des activités les plus pratiquées sur le web. Survenant après l’apparition du sida, le phénomène paraît sans risque puisque sans contact physique.

Or, l’autoroute de l’information n’est pas moins dangereuse
que l’autoroute automobile. Un jeune pour qui se dévêtir devant sa webcam semble être une imparable façon de se faire aimer ou désirer se méprend. Le plus confidentiel de soi pouvant en un clic être dévoilé à la planète, où tout le monde ne vous veut pas que du bien, ce qui était un jeu peut tourner au cauchemar.

Pour dire les choses telles qu’elles sont, les échanges de grivoiseries, de photos ou de vidéos explicites ressemblent souvent davantage à
des séances de masturbation, chacun de son côté, qu’à de véritables rapports intimes. L’internet et ses nouvelles technologies donnent l’impression d’un rapprochement mais maintiennent physiquement à distance.

Ni l’exhibitionnisme ni le voyeurisme ne sont d’efficaces remparts contre la solitude. De surcroît, cette intimité que l’on croit partager en s’exhibant au propre comme au figuré, ne rapetisse-t-elle pas du coup comme peau de chagrin ?

Si on donne tout à voir, que reste-t-il à désirer ?
Bien qu’il fût à la source de toute la littérature amoureuse et érotique, le mystère de l’Autre {admirons la majuscule au passage!] n’a plus la cote. La logique du "tout voir, tout montrer, tout de suite" fait en sorte que la séduction peut même apparaître comme une perte de temps. Aussi bien aller à l’essentiel ou du moins à ce qu’on croit l’être : l’excitation sexuelle. [Une "ae avancée" de ce type aurait été jusqu'ici réservée au peine-à-jouir]

Alors que les échanges coquins de photos ou de vidéos peuvent enrichir une relation établie, ils peuvent saper une relation naissante, en abandonnant aux orties le jardin secret indispensable à tout nouvel amour (quand c’est l’objectif recherché).

Notre rapport aux autres et à la sexualité, sinon nos scénarios sexuels sont en train d’évoluer. Faire l’amour avec/devant/via des machines ouvre de nouvelles perspectives. Caresser son ou sa partenaire à distance n’est plus une utopie : des petits appareils placés aux endroits appropriés permettent même de se toucher.
Zeus pour les garçons et Hera pour les filles:
il est plutôt conseillé de posséder les deux modèles. 

La paire coûte 170$ et, pour les plus gourmands, 
on peut en avoir deux pour 300 dollars. 
Les grands "amoureux" avec une grosse bourse 
peuvent aussi s’offrir la version Gold à 10 000$.
Ces orthèses permettent de simuler les contacts "amoureux" 
malgré l’éloignement géographique 
et de ressentir l’"étreinte" de l’autre (avec ou sans majuscule?):
que demande le peuple du Nouvel Obs ?

La révolution techno-sexuelle vise non pas tant à libérer les corps qu’à nous libérer des limites de nos corps. Toutefois, aujourd’hui comme hier, la sexualité est appelée non seulement à titiller nos sens mais à faire du sens. Ce surplus d’intensité, il nous appartient de le cultiver.


Il est dans la nature même du désir de jouer sur l’anticipation, donc sur la virtualité. Or, le plus grand paradoxe du sexe 2.0 c’est qu’il donne tout à voir ou à consommer et, par conséquent, peu à désirer. Que restera-il demain à cacher, à suggérer ou à montrer pour encore séduire ?"
Alors, séduits ?


Cet article vous est proposé par le socialiste Claude Perdriel,
dirigeant-propriétaire du groupe Nouvel Observateur 
(Le Nouvel Observateur, Sciences et Avenir, Challenges, Rue89) et industriel en sanibroyeur et employeur de Laurent Mouchard-Joffrin.