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lundi 14 mars 2016

Attentats islamistes: échange intercommunautaire musclé devant le Bataclan

Des anonymes s'opposent dans des débats de rue

Des imams en démonstration d'amour de la France devant le Bataclan

Imam de Montreuil escorté de sympathisants
Dans la grisaille matinale du lundi 16 novembre, alors que la France se réveille du cauchemar des attentats islamistes et que Paris panse ses blessures, des imams sont venus de Pantin, de Meaux, de Montreuil, pour rendre un hommage public et sobre aux victimes des assassinats de masse. En mémoire des musulmans innocents, avant tout, mais peut-être aussi des Juifs et des Chrétiens, ainsi que des athées... La récitation de la première sourate du Coran et la prière que "plus jamais" de telles tueries ne se reproduisent ont accompagné le dépôt de gerbes, venues rejoindre les bougies, fleurs et autres écriteaux installés à l’angle du boulevard Voltaire et de la rue du Crussol.

"Le terrorisme n’a pas de religion, déclare Abdel Hakim, l’imam de la mosquée de Pantin. Et d'ajouter: "ce sont des ennemis de l’islam". Mais des passants s'indignent de cette démonstration après coup et qui aurait dû avoir lieu "avant qu'il ne soit trop tard...

Parfois 
 s'élève la voix des non-musulmans.

VOIR et ENTENDRE cet échange devant la salle de concert du Boulevard Richard-Lenoir, en novembre 2015:

Projet de nouvelle grande mosquée assortie d'un centre islamique à Montreuil


Ci-contre: salle de prière de la mosquée Al-Oumma de Montreuil en Seine-Saint-Denis (PCF, EELV et PCF)







Superficie de l'ensemble : 1.090 m²
Coût de l'ouvrage: 2.350.319 € HT


VOIR et ENTENDRE l'imam lancer un souscription sur internet, en 2014:  


mercredi 31 juillet 2013

UMP : dernier coup de reins pour assurer le pluralisme politique

L'UMP obtient deux mois supplémentaires pour rembourser la dette


Le premier parti d'opposition a deux mois de plus pour rembourser  ses créances

L'UMP ne devait plus que 2 des 11 millions d'euros à un jour de la date butoir initiale, moins d'un mois après la décision du Conseil constitutionnel de rejeter les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, le 4 juillet dernier.


Le principal parti d'opposition avait dû lancer une souscription auprès de ses adhérents et sympathisants, baptisée par la suite "Sarkothon". Depuis, près 8,6 millions d'euros ont été récoltés selon les derniers chiffres officiels, et un délai de deux mois a été obtenu pour obtenir un peu moins de 2,5 millions d'euros.
Le mercredi 17 juillet, la fédération UMP du Rhône a reçu une lettre venant du Parti communiste d'Oullins: elle était accompagnée d'un chèque de 1 euro.
"Comme tous les Français, nous avons appris vos déboires financiers suite à l’invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, sur décision du Conseil constitutionnel (pourtant essentiellement composé de membres nommés par la droite…), écrit Bertrand Mantelet, secrétaire de la section PCF d’Oullins. Profondément républicains et soucieux du fonctionnement démocratique de notre pays, les adhérents de la section communiste d’Oullins ont pris la décision de participer au redressement de votre parti. C’est pourquoi vous trouverez ci-joint un chèque de 1 euro qui, nous l’espérons, vous aidera à remonter cette pente savonnée par le Conseil constitutionnel", poursuit la lettre, résolument ironique.
Le Parti communiste a de la mémoire quand il veut

En août 2008, confronté à des difficultés financières, le PCF avait dû mettre en location le premier étage de son siège historique, le somptueux bâtiment de la place du Colonel-Fabien à Paris (XIXe), avant d'en proposer un second en janvier.

"30% des parlementaires UMP n'ont pas donné"

Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà pris sa plume

Pour remercier les militants de leur effort, il y témoigne "personnellement" sa "gratitude" et salue ceux qui ont compris "la nécessité de préparer l'alternance au socialisme". Le message de l'ancien président de la République a déjà été expédié par mail et devrait être envoyé par courrier dans les prochains jours.

Mais si les militants ont répondu présents, certains responsables de l'UMP regrettent que tout le monde au sein de l'appareil politique n'ait pas montré le même enthousiasme. La trésorière de l'UMP Catherine Vautrin affirme même que "
30% des parlementaires n'ont pas donné". 

Les ministres socialistes n'ont jamais connu les fins de mois difficiles... 


Les patrimoines des 37 ministres et du chef du gouvernement ont été dévoilés
, mais pas leurs revenus. Un gage de transparence, voulu par l'exécutif après l'affaire Cahuzac, vivement critiqué jusque dans la majorité présidentielle où l'on redoute un grand déballage "voyeuriste". Les déclarations des ministres ont été mises en ligne le 15 avril 2013, une heure après l'heure initialement prévue. 

Globalisation
Elles recensent tous les biens mobiliers et immobiliers, les véhicules, comptes bancaires, emprunts, assurances-vie, ainsi que les oeuvres d'arts et les bijoux, même sans précision du détail. En revanche, n'y figurent pas les déclarations de revenus.Huit millionnaires au gouvernement.
Les déclarations mises en lignes font apparaître huit ministres " millionnaires" sur 38, à parité, parfois en ajoutant les avoirs de leur conjoint : Laurent Fabius (6,07 millions d'euros), Michèle Delaunay (5,03), Michel Sapin (2,15), Jean-Marc Ayrault (1,55), Victorin Lurel (1,3), George Pau-Langevin (1,09), Marisol Touraine (1,05) et Valérie Fourneyron (1,05). Sur les quelque six millions qu'il déclare, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius possède des biens immobiliers d'une valeur supérieure à trois millions d'euros. Michèle Delaunay, ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, avait quant à elle pris les devants en annonçant, dès hier matin, son patrimoine, à 80 % des biens immobiliers dont une grande partie héritée de ses parents.

Dans sa déclaration, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, en très respectueuse républicaine, fait apparaître plusieurs biens immobiliers en Guyane et... trois vélos. Son collègue de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a pour sa part deux maisons, ainsi qu'une moto BMW, évaluée à 300 euros, tandis que Manuel Valls (Intérieur) ne dispose sur son compte-courant à la BNP que de 108,71 euros. Ils prétendaient se consacrer à la moralisation de la vie politique: peut-on les croire ?

L'ancien Président de la République a mis au pot 7.500 euros, le maximum autorisé en dons aux partis politiques. 

Frère de Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel,
le député fillonniste Bernard Debré 
qui précise avoir donné 2.500 euros à titre personnel, assure que s'il rencontrait l'ancien chef de l'Etat, il lui dirait de "faire un effort supplémentaire", admettant toutefois qu'il n'est pas le seul responsable de cette situation, pointant notamment les 44 millions de déficit de son parti.
Sur RMC, Nadine Morano réagissait ce matin : "Je laisse Bernard Debré à ses commentaires, mais après l'émission, il est venu donner un chèque de contribution". Et d'ajouter: "J'ai beaucoup contesté la décision du Conseil constitutionnel. Elle est très grave pour la démocratie, une autre possibilité aurait pu être trouvée. Cette décision est injuste. Malgé ces temps difficiles, nous avons mobilisé plus de 8 millions d'euros, la moyenne étant de 86 euros par don, cette injustice a tellement choqué les gens qu'ils se sont mobilisés".


Les parlementaires PS qui refusent d'afficher leur opulence

Sur la publication du patrimoine des élus, Pascal Cherki, député PS de Paris, polémique pour détourner l'attention sur "le patrimoine de M. Pinault, le patrimoine de M. Bouygues. Je ne comprends pas pourquoi, ces gens-là qui ont parfois plus de pouvoir que les députés, pourraient échapper à une transparence qui est nécessaire en démocratie." 
Sauf que, comme la transparence mitterrandienne sur le nuage nucléaire de Tchernobyl (1986), le rideau de fumée de Cherki contourne les milliardaires socialistes comme Gérard Mulliez (groupe Auchan, 3e fortune de France) ou le médiatique sectaire Pierre Bergé et Xavier Niel, patron de l'opérateur de téléphonie mobile Free, et co-propriétaire du journal socialiste Le Monde avec le précédents et Matthieu Pigasse, déjà propriétaire de l'hebdomadaire culturel et politique Les Inrockuptibles qui embaucha Audrey Pulvar, ex-concubine du ministre Montebourg. 
Faut-il aussi l'informer sur le trotskiste lambertiste Cambadélis, né à Neuilly, d'un père diamantaire, sur Arnaud Montebourg, marié une première noces à Hortense de La Briffe, fille du comte Antoine de Labriffe et d'Anne de Lacretelle, sur Jack Lang, issu d'une très riche famille nancéenne d'antiquaires, sur son camarade Benoit Hamon, dont le bourgeois de père était ingénieur, directeur des constructions navales de Brest et qui fut lui-même élève des Pères maristes, ou sur Dominique Strauss Kahn, né à Neuilly et ex-époux de la milliardaire et patronne du Huffington Post-édition française, Anne Sinclair, héritière de Paul Rosenberg, célèbre marchand d'art parisien, londonien puis new-yorkais ?

Le député PS
Christian Eckert considère plus sérieusement que : "On n'est pas sur une bonne démarche. Il y a des limites sur la vie privée qu'il est difficile de franchir. Ce n'est pas une fronde. Il faut tourner cette page et revenir aux vrais problèmes des Français. Je crois que les problèmes d'emplois et sociaux ne se régleront pas à coups de divulgation de patrimoine."
Eckert n'est pas du tout un cas isolé. Avant d'être fait ministre en remplacement de Delphine Batho ,
Philippe Martin n'était qu'un simple député PS cumulard du Gers quand il se dressa: "Si l'objectif c'est de traquer le mensonge, alors la publication n'est peut-être pas nécessaire ou ne correspond pas à l'objectif poursuivi. On comprend bien la volonté du président de la République. On veut simplement l'aider à aboutir à l'objectif qu'il s'est fixé, c'est-à-dire qu'il n'y ait plus jamais de tricherie et de menteur sur le patrimoine que les parlementaires ont pu dans leur vie politique acquérir ou faire augmenter."

Bilan de cette fronde socialiste contre la transparence des fortunes personnelles


Pied-à-terre de Bartolone,
alors simple député PS

Opposés à la publication de leur déclaration de patrimoine, les députés - à majorité socialiste - ont obtenu qu'elle soit consultable par les citoyens, sans que ceux-ci puissent en diffuser le contenu !
Emmenés par le président de l'Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone, ils ont tempêté contre cette mesure jugée "inopérante"... 
"Où s'arrêtera-t-on? s'interrogea le petit député de l'Ardèche, Olivier Dussopt. Les magistrats ou les préfets manipulent eux aussi de l'argent public..." 
Sur RMC, Claude Bartolone indique qu'il ne publiera pas sa déclaration de patrimoine. Le mot de "divorce" avec l'exécutif est sur toutes les lèvres. 
La palme de la transparence morale revient à son nouveau camarade de Seine-Saint-Denis, Razzye Hammadi, en a une notion particulière: en juillet 2012, il avait avoué au Nouvel Observateur avoir cédé les parts qu'il détenait dans son cabinet de conseil en logement, HQB, avant de détailler l'utilisation de sa réserve parlementaire dans Le Parisien.


N. Morano sur le laxisme du gouvernement, la souscription et les baisses des charges plutôt que les emplois aidés

Olivier Truchot a reçu Nadine Morano

L'ancienne ministre de la Famille et de la 
Formation condamne les émeutes qu'a connues Trappes durant deux nuits
 
et le gouvernement qui manque de fermeté
"Il y a des comportements extrêmement provocateurs
Le port du voile de cette femme et les émeutes qui ont assiégé le gouvernement angoissent les Français. Hier, j’expliquais que le tandem Valls - Taubira est explosif: ils envoient des messages de laxisme".

Nadine Morano a également pointé l'inutilité des emplois aidés, pour défendre la formation des jeunes.
"Les entreprises n'ont pas besoin d'emplois aidés, mais de baisses des charges", a souligné Nadine Morano. "Tout ce qu'on avait engagé sur les formations par alternance sont au point mort, il n'y a plus de ministère en charge de l'apprentissage et de la formation ...Thierry Repentin qui était en charge de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage dans le gouvernement Ayrault I (juin 2012-mars 2013) a été jugé plus utile aux Affaires européennes et n'a toujours pas été remplacé, ce qui en dit long sur l'intérêt que porte Hollande aux jeunes.
Alors que François Hollande est allé se montrer à Clichy-sous-bois ce mercredi pour la signature d'UN emploi franc qui, sur le principe, permet à une entreprise d'embaucher en CDI un jeune de moins de 30 ans sans emploi et habitant dans une zone franche, ou zone urbaine sensible (ZUS), contre une aide de 5.000 euros versée en deux fois, Nadine Morano est appelée à réagir sur le dispositif en faveur des emplois francs.
"
Il faudrait une génération pour régler le problème des quartiers, on a beaucoup avancé sur l'emploi des jeunes, aujourd'hui totalement à l'arrêt. François Hollande s'est comporté comme un incroyable démolisseur depuis qu'il est président, avec la suppression de la TVA sociale. Il n'y a pas de réforme structurelle sur l'emploi, quand l'UMP était au pouvoir, malgré la crise, il y a eu de la croissance ".

Nadine Morano ajoute : "Le problème de la gauche, c'est qu'ils restent bloqués sur l'idéologie. Ce dont ont besoin les entreprises, ce ne sont pas les emplois aidés, c'est de baisses de charges, et les jeunes ont besoin d'être formés aux métiers qui recrutent. Tout ce qu'on avait engagé sur les formations par alternance sont au point mort, il n'y a plus de ministère en charge de l'apprentissage et de la formation professionnelle. Les socialistes restent arqueboutés sur les dispositifs d'emplois aidés de l'ère Jospin qui ne fonctionnent pas ".


Olivier Truchot a amené la déléguée de l'UMP sur le terrain de la souscription pour le remboursement des créances de l'UMP. 
En sa qualité de trésorière  de l’association "Les Amis de Nicolas Sarkozy," Nadine Morano s'est félicitée de la mobilisation des militants pour combler le trou de 11 millions d'euros provoqué par l’invalidation par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de la présidentielle 2012, et  sur le report du délai jusqu'au 30 septembre. On peut donc toujours apporter sa contribution à la lutte contre les atteintes au pluralisme politique:  

L'ex-chef de l'Etat a participé à hauteur de 7 500 euros, le maximum fixé par la loi et a
 écrit une lettre de remerciement à tous les donateurs.
" Cette marque UMP aujourd’hui est porteuse d’espérance pour l’alternance future, je ne suis pas sûre que beaucoup de partis politiques auraient pu lever une somme pareille en trois semaines, en plein mois de juillet. J'ai vu des dons de 5 euros, j'en ai eu les larmes aux yeux".

François Fillon a donné 1.000 euros, demande Truchot.
"Je n'ai pas fait l'inventaire, mais les élus doivent être redevables à leur famille politique plus que les militants, et ils doivent être exemplaires,' explique Nadine Morano.

Avec une telle mobilisation, on peut y voir un retour de Sarkozy, suggère le journaliste.
" Dans leurs messages, les gens nous disent clairement qu'ils veulent qu'il revienne," confirme son invitée.

Bernard Debré a dit que Nicolas Sarkozy aurait dû donner plus, rappelle Truchot.
"Je laisse Bernard Debré à ses commentaires, mais après l'émission, il est venu donner un chèque de contribution", indique la responsable politique.

Nadine Morano commente aussi la situation
"J'ai beaucoup contesté la décision du Conseil constitutionnel. Elle est très grave pour la démocratie, une autre possibilité aurait pu être trouvée. Cette décision est injuste. Malgé ces temps difficiles, nous avons mobilisé plus de 8 millions d'euros, la moyenne étant de 86 euros par don, cette injustice a tellement choqué les gens qu'ils se sont mobilisés".

VOIR et ENTENDRE
l'échange sur RMC, ce 31 juillet 2013:

vendredi 5 juillet 2013

Homicide institutionnel: Hollande, des bisous à l'étouffement

Hollande obtient l'annulation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy du Conseil constitutionnel

Complot politique ou stricte application du droit ?
 



Après d'interminables primaires,
son premier grand meeting national 
au Bourget, dès janvier 2012

Au lendemain du rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, les proches de l'ancien président de la République s'insurgent. La droite est d'autant plus remontée que cette affaire plombe les finances de l'UMP, déjà mal en point depuis ses résultats aux dernières législatives, qui va devoir régler une ardoise de 11 millions d'euros

Pour y parvenir,  son président, Jean-François Copé,a annoncé le lancement d' "une grande souscription nationale."

A gauche, on se félicite de cette décision qui sanctionne "un mélange des genres", quand "Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour faire des déclarations de campagne."

Les 9 membres

Jean-Louis Debré, nommé par le Président de la République en février 2007
Valéry Giscard d'Estaing, membre de droit 
Jacques Chirac, membre de droit 
Nicolas Sarkozy, membre de droit
Renaud Denoix de Saint-Marc, nommé par le Président du Sénat en février 2007 
Guy Canivet, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2007 
Michel Charasse, nommé par le Président de la République en février 2010 
Hubert Haenel, nommé par le Président du Sénat en février 2010 
Jacques Barrot, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2010 
Claire Bazy Malaurie, nommée par le Président de l'Assemblée nationale en août 2010 
Nicole Maestracci, nommée par le Président de la République en février 2013 
Nicole Belloubet, nommée par le Président du Sénat en février 2013.
Tous n'étaient pas présent, notamment les anciens chefs d'Etat.

La majorité présidentielle


Désir, lyncheur : Sarkozy "a ruiné les comptes de la France"

Le premier secrétaire désigné du PS, Désir H., a frontalement attaqué les pratiques lors de la campagne de l'ancien Chef de l'Etat. Sur Radio Classique et Public Sénat, il a estimé que "Nicolas Sarkozy a non seulement ruiné les comptes de la France, mais il a ruiné maintenant les comptes de l'UMP. 
Le Conseil constitutionnel a décidé de suivre l'avis de la commission des comptes de campagne (C.N.C.C.F.P), notamment sur le fait qu'il y aurait eu un mélange des genres pendant toute la période où Nicolas Sarkozy n'était pas déclaré officiellement comme candidat et où il utilisait les moyens de l'Etat pour, à l'occasion de déplacements, faire des déclarations de campagne."
Les neufs membres (dont la cadette avait 70 ans en 2012) du CNCCFT, présidé par Jacques Négrier, alors âgé de 81 ans, sont issus du Consei d'Etat, de la Cour de cassation et de la Cour des Comptes.

Harlem Désir, le PS et la  C.N.C.C.F.P ignorent superbement la campagne des primaires du parti du président qui a fait campagne partout en France et sur les chaînes de télévision. 
Pour désigner le candidat à l'élection présidentielle française de 2012 la campagne du PS et du parti radical de gauche (PRG) commença et les scrutins de ces primaires dites "citoyennes" ont eu lieu le 9 octobre 2011, et le 16 octobre suivant pour le second tour. La campagne électorale officielle commença le lundi 9 avril 2012.

Le 
meeting de François Hollande au Bourget en janvier 2012 a été retransmis par 4 chaînes de télévision, à trois mois pile du premier tour de la présidentielle.

Le 
jeudi 15 septembre 2011, les six candidats ont débattu entre eux face aux Français lors d'une première confrontation télévisée sur France 2, neuf mois avant le premier tour de la présidentielle. 
Le PS a monopolisé la scène médiatique pendant des semaines avec ses primaires "citoyennes", au point que le CSA a dû faire un rappel à l’ordre.

Entre juillet et septembre, les chaînes d'info ont largement dépassé le temps de parole du PS.

En octobre 2011, le Conseil Supérieur de l'audiovisuel (CSA) a convoqué les trois chaînes d'informations en continu BFM TViTélé et LCI pour un rappel à l'ordre musclé. La règle du temps de parole édictée par le CSA oblige les chaînes de télévision à accorder à l'opposition parlementaire (le PS), un temps de parole équivalent à 50 % de celui du bloc majoritaire. "C'est un carton jaune. Mais si elles recommencent, alors le CSA sortira un carton rouge et prendra des sanctions," avait prévenu Christine Kelly, membre du CSA.
Par ailleurs,

En octobre 2011, Hollande débuta sa campagne à Madrid (lien Le Point).


Taubira réclame "un effort de dignité"

La garde des Sceaux s'est déclarée "surprise par la mise en cause du Conseil constitutionnel et les accusations de partialité de l'ancien président de la République". Dans un communiqué, Christiane Taubira réclame "un effort de dignité au nom de l'intérêt général", appelant à "l'esprit civique et au sens de la responsabilité".


Touraine : "Un peu de sérénité"
A gauche, ce qui choque aussi, ce n'est pas décision des Sages, mais... la réaction de la droite. "Je suis très choquée d'entendre certains à droite expliquer que ce serait une décision politique. Nous sommes face à une juridiction. Elle se contente de dire ce que sont les règles de droit", a affirmé Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, sur France 2. "Un peu de sérénité s'impose et un peu de distance", a -t-elle estimé, avec légèreté. "La droite a du mal à admettre que la justice est indépendante et le mieux que nous ayons à faire, c'est de ne pas entrer dans des commentaires à l'infini sur ce terrain-là," a-t-elle ajouté, en guise d'incitation en direction de la presse.

L'UMP, sous le coup d'une décision hostile

Hortefeux : "Je suis choqué, heurté" 
Sur Europe 1 comme sur RTL, Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy depuis plus de trente ans, est monté au créneau ce vendredi matin. Il a tenu le même discours, avec presque les mêmes mots. «Comme beaucoup de ses amis, je suis choqué, heurté par une décision aussi lourde alors qu'l n' y a pas de malversation, pas de détournement naturellement. Il y a un dépassement léger du budget de campagne."-a-t-il dit sur Europe 1. Au micro de RTL, il a expliqué être "stupéfait, heurté, choqué par une décision qui porte sur un dépassement de comptes de campagne de 2%. 98% des comptes ont été validés. Il n y a pas eu de vol, pas de tricherie." 

Et Hortefeux de s'emporter contre ce qu'il estime être une cabale menée contre son ami. "C'est un décision qui s'en prend une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy, la cible de tous les pouvoirs. Faut-il que sa personnalité bouscule et gêne, que sa volonté et son expérience inquiète ?", poursuit-il sur RTL. L'ancien ministre de l'Intérieur le reconnaît: le rejet des comptes fait vaciller son parti.
"C'est une décision qui menace directement et financièrement l'UMP." Selon lui, c'est une "tentative de bâillonnement d'un des piliers de la démocratie". Réagissant à la décision prise par Nicolas Sarkozy de ne plus siéger au Conseil constitutionnel, il a simplement salué sur Europe 1 "une décision courageuse. Cela rappelle que c'est un homme droit, intègre, honnête, un homme courageux."

VOIR et ENTENDRE Brice Hortefeux sur RTL:


Accoyer, simplement "perplexe" 

La décision du Conseil constitutionnel laisse «"perplexe" l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale. Dans un communiqué, Bernard Accoyer estime qu'elle aurait pu être "mieux proportionnée". Selon le député UMP de Haute-Savoie,
la décision des neuf sages "ne manquera pas d'avoir des conséquences lourdes et manifestes sur l'équilibre et la qualité du débat démocratique dans notre pays". Enfin, il appelle "tous ceux qui sont attachés à l'UMP", à «participer à la grande souscription nationale" lancée pour soutenir le parti.

B. Debré : un retour de Sarkozy "serait un peu tôt"

Seule voix dissonante à droite, celle de 
Bernard Debréfrère du président du Conseil constitutionnel. Le député UMP de Paris a estimé vendredi qu'un retour de Nicolas Sarkozy en politique,  "ce se serait un peu tôt". "Je ne suis pas sûr que ce soit en tous les cas le moment." A ses yeux, un retour dans ces conditions "serait dramatique parce que si on revient simplement en politique pour se venger d'une sanction du Conseil constitutionnel, ce n'est pas une bonne chose." Vengeance et justice, un thème que l'UMP ne devra pas réserver aux candidats au bac.

Le Pen : "si l'UMP meurt demain ce sera par manque d'idées"

A l'extrême droite, la présidente du FN, Marine Le Pen, a estimé vendredi que
"si l'UMP meurt demain ce ne sera pas par manque d'argent mais par manque d'idées." Elle a fait valoir que son parti, "confronté en 2007 à des difficultés financières bien plus graves que celles de l'UMP au regard de son actif, a survécu, et a su rebondir plus haut que jamais parce qu'il a un projet solide à proposer aux Français, des idées patriotes que personne d'autre ne défend dans la classe politique française". Après sa déception électorale à la présidentielle (10,44%) et aux législatives (4,29) de 2007, le FN avait vu sa dotation publique annuelle passer de 4,5 à 1,8 millions d'euros et avait dû vendre son siège historique, le "Paquebot", à Saint-Cloud, pour s'installer dans des locaux plus modestes à Nanterre. Cette expérience du FN est un gage d'espoir pour l'UMP. Hollande apprendra aussi à ses dépens que ce coup bas sera surtout un coup d'épée dans l'eau.

Henri Guaino : "Un acharnement sans précédent"

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, H. Guaino, a lui aussi vertement critiqué sur Europe 1 cette "décision de droit", prise "en toute subjectivité" par le Conseil constitutionnel. "Tous ceux qui ont à rendre une décision juridictionnelle, doivent la prendre avec toutes les retenues", ce que n'ont pas fait selon les Sages, souligne-t-il. 

Les membres du Conseil ont mal jugé certains événements, comme le 
meeting de Toulon
, le 1er décembre 2011, considéré par ses adversaires comme un discours de campagne. "Ce n'était pas un discours de campagne, mais, un discours de président. On était en pleine crise de l'euro. Avec une autre répartition des dépenses du meeting de Villepinte et sans le discours de Toulon, on est dans les clous", fait-il valoir. 
Si Sarkozy avait remporté la bataille, les choses auraient été bien différentes, estime-t-il. "C'est la vieille histoire de Brennus et malheur aux vaincus... Sarkozy élu, ses comptes n'auraient pas été annulés, on aurait fait bouger le curseur. La démocratie ne peut pas continuer à fonctionner comme ça." 

Henri Guaino pointe alors à ceux qui voudraient abattre l'ancien président
 de la République. "J'observe un acharnement sans précédent contre un président sortant qui pourrait jouer un rôle à l'avenir."

VOIR et ENTENDRE Henri Guaino sur Europe 1:

VOIR et ENTENDRE J.-F. Copé annoncer le lancement d'une souscription nationale:





VOIR et ENTENDRE développer l'idée d'un retour de Sarkozy ?




VOIR et ENTENDRE Goujon confirmer que cette annulation de l'aide de l'Etat aura "un impact considérable" :




Rue89 laisse libre cours à sa cruauté 
Le site socialiste minimise et ricane: l'UMP 'perd' 10 millions d'euros d'argent public", et non pas 11. "Oui, il rejoint un club très fermé où il devra côtoyer Jacques Cheminade."


La décision du Conseil constitutionnel a été publiée
à la veille du grand départ des Français en vacances.