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mercredi 31 juillet 2013

N. Morano sur le laxisme du gouvernement, la souscription et les baisses des charges plutôt que les emplois aidés

Olivier Truchot a reçu Nadine Morano

L'ancienne ministre de la Famille et de la 
Formation condamne les émeutes qu'a connues Trappes durant deux nuits
 
et le gouvernement qui manque de fermeté
"Il y a des comportements extrêmement provocateurs. 
Le port du voile de cette femme et les émeutes qui ont assiégé le gouvernement angoissent les Français. Hier, j’expliquais que le tandem Valls - Taubira est explosif: ils envoient des messages de laxisme".

Nadine Morano a également pointé l'inutilité des emplois aidés, pour défendre la formation des jeunes.
"Les entreprises n'ont pas besoin d'emplois aidés, mais de baisses des charges", a souligné Nadine Morano. "Tout ce qu'on avait engagé sur les formations par alternance sont au point mort, il n'y a plus de ministère en charge de l'apprentissage et de la formation ..." Thierry Repentin qui était en charge de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage dans le gouvernement Ayrault I (juin 2012-mars 2013) a été jugé plus utile aux Affaires européennes et n'a toujours pas été remplacé, ce qui en dit long sur l'intérêt que porte Hollande aux jeunes.
Alors que François Hollande est allé se montrer à Clichy-sous-bois ce mercredi pour la signature d'UN emploi franc qui, sur le principe, permet à une entreprise d'embaucher en CDI un jeune de moins de 30 ans sans emploi et habitant dans une zone franche, ou zone urbaine sensible (ZUS), contre une aide de 5.000 euros versée en deux fois, Nadine Morano est appelée à réagir sur le dispositif en faveur des emplois francs.
"
Il faudrait une génération pour régler le problème des quartiers, on a beaucoup avancé sur l'emploi des jeunes, aujourd'hui totalement à l'arrêt. François Hollande s'est comporté comme un incroyable démolisseur depuis qu'il est président, avec la suppression de la TVA sociale. Il n'y a pas de réforme structurelle sur l'emploi, quand l'UMP était au pouvoir, malgré la crise, il y a eu de la croissance ".

Nadine Morano ajoute : "Le problème de la gauche, c'est qu'ils restent bloqués sur l'idéologie. Ce dont ont besoin les entreprises, ce ne sont pas les emplois aidés, c'est de baisses de charges, et les jeunes ont besoin d'être formés aux métiers qui recrutent. Tout ce qu'on avait engagé sur les formations par alternance sont au point mort, il n'y a plus de ministère en charge de l'apprentissage et de la formation professionnelle. Les socialistes restent arqueboutés sur les dispositifs d'emplois aidés de l'ère Jospin qui ne fonctionnent pas ".


Olivier Truchot a amené la déléguée de l'UMP sur le terrain de la souscription pour le remboursement des créances de l'UMP. 
En sa qualité de trésorière  de l’association "Les Amis de Nicolas Sarkozy," Nadine Morano s'est félicitée de la mobilisation des militants pour combler le trou de 11 millions d'euros provoqué par l’invalidation par le Conseil constitutionnel des comptes de campagne de la présidentielle 2012, et  sur le report du délai jusqu'au 30 septembre. On peut donc toujours apporter sa contribution à la lutte contre les atteintes au pluralisme politique:  

L'ex-chef de l'Etat a participé à hauteur de 7 500 euros, le maximum fixé par la loi et a
 écrit une lettre de remerciement à tous les donateurs.
" Cette marque UMP aujourd’hui est porteuse d’espérance pour l’alternance future, je ne suis pas sûre que beaucoup de partis politiques auraient pu lever une somme pareille en trois semaines, en plein mois de juillet. J'ai vu des dons de 5 euros, j'en ai eu les larmes aux yeux".

François Fillon a donné 1.000 euros, demande Truchot.
"Je n'ai pas fait l'inventaire, mais les élus doivent être redevables à leur famille politique plus que les militants, et ils doivent être exemplaires,' explique Nadine Morano.

Avec une telle mobilisation, on peut y voir un retour de Sarkozy, suggère le journaliste.
" Dans leurs messages, les gens nous disent clairement qu'ils veulent qu'il revienne," confirme son invitée.

Bernard Debré a dit que Nicolas Sarkozy aurait dû donner plus, rappelle Truchot.
"Je laisse Bernard Debré à ses commentaires, mais après l'émission, il est venu donner un chèque de contribution", indique la responsable politique.

Nadine Morano commente aussi la situation
"J'ai beaucoup contesté la décision du Conseil constitutionnel. Elle est très grave pour la démocratie, une autre possibilité aurait pu être trouvée. Cette décision est injuste. Malgé ces temps difficiles, nous avons mobilisé plus de 8 millions d'euros, la moyenne étant de 86 euros par don, cette injustice a tellement choqué les gens qu'ils se sont mobilisés".

VOIR et ENTENDRE
l'échange sur RMC, ce 31 juillet 2013:

vendredi 10 mai 2013

Fabius se désolidarise des attaques du PS contre Merkel

Le ministre des Affaires étrangères devra laver les insultes socialistes

Laurent Fabius aura beaucoup tardé à juger "déplacée" la littérature de son parti sur l'Europe
L'aile gauche du PS dont il est pourtant proche a en effet dénoné l'"intransigeance égoïste" d'Angela Merkel, étiquettée de "chancelière de l'austérité". Ces insultes datent en effet du vendredi 26 avril, inspirant au Parisien ce commentaire:  "Angela Merkel en prend pour son grade"...

L'ingérence partisane du PS dans les élections allemandes

"Autant il est légitime de mener des discussions utiles avec notre partenaire allemand, autant il est déplacé d'attaquer le chef d'un gouvernement voisin et de faire comme si l'Allemagne était responsable de notre perte de compétitivité et de toutes nos difficultés", a déclaré l'ancien premier ministre au journal Le Monde daté de vendredi.

Réélue en septembre 2009, la chancelière fédérale est en effet candidate à sa propre succession en septembre et le PS fait campagne pour ses opposants du Parti social-démocrate (SPD), membre de l'Internationale socialiste.


Des ministres avaient déjà fait actes de germanophobie

A Bercy, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg plaident ouvertement pour desserrer l’étau de la rigueur. " Cette politique conduit à la débâcle", proclame dans Le Monde le ministre du Redressement productif, dénonçant le "sérieux budgétaire" qui "tue la croissance ". Quant à son collègue de l’Economie sociale et solidaire, il estime que "l’austérité ne peut plus être la solution".
Même son de cloche du côté de la ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, qui a relevé, le même jour dans un entretien à Mediapart, qu' "on ne peut pas considérer que le coup de rabot général soit une bonne pratique politique".

Plus récemment encore, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, a appelé à la "tension", à la "confrontation" avec l'Allemagne dans un entretien au "Monde", la veille de la fuite du projet. 
Ce même jour, le premier secrétaire du PS Harlem Désir estimait qu'il fallait "changer ces politiques qui sont en train de devenir un obstacle à la solidarité européenne"...


Toujours aussi fourbe, François Hollande
 
Il oppose son " sérieux budgétaire" à l'austérité des autres, avait lui-même ouvert les hostilités le 8 avril 2013, qualifiant la relation franco-allemande de "tension amicale," et nie ensuite avoir allumé la mèche.

Pas étonnant que, en concurrence avec Hamon sur le flanc gauche du PS, Montebourg se croie encouragé à marteler: "la politique d’austérité imposée par l’Europe […] est rejetée par tous les peuples".
Aquillino Morelle, conseiller politique de Hollande, riposte, assurant qu’il n’y a "aucun tournant politique et économique à attendre. Le changement d’orientation ne prévaut pas". Mieux, Hamon et Montebourg n’ont pas reçu mission d’envoyer des " messages dans le sens d’un infléchissement de notre ligne économique", gronde ce conseiller.


Fabius, arbitre mollement

"Oui au débat, non au pugilat. Renforçons notre partenariat", a-t-il ajouté.
Laurent Fabius parle encore de "mauvais psychodrame" à propos de ce projet de document dont le gouvernement a obtenu la modification, pour ôter toute référence à la chancelière allemande.

Il met en cause les Français
"Il faut expliquer à ceux de nos compatriotes de tous bords qui ne l'auraient pas compris que les Allemands ne sont pas des Français qui parlent...allemand, et aux Allemands que les Français ne sont pas tous des 'cigales irresponsables'", raconte Laurent Fabius.

De l'égarement socialiste son collaborateur tire une morale pour tous ! 
Evoquant le même épisode, le ministre délégué en charge des Affaires européennes, Thierry Repentin, a estimé pour sa part dans un "chat" organisé sur le site internet du Monde que "la mise en cause d'un Etat ou d'un responsable politique n'est pas acceptable."

Il enfume aussi. "Par ailleurs, cette partie du document masque par contrecoup l'éventail des propositions intéressantes du PS. C'est dommage !", a-t-il déploré.

La duplicité socialiste indigne l'UMP
Ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes (2008-2009) Bruno Le Maire estime que : "Le PS véhicule une germanophobie insupportable". Le député UMP Bruno Le Maire dénonce une mauvaise stratégie.

Jean-François Copé et François Fillon ont publié, lundi 29 avril, un communiqué commun pour dénoncer la "responsabilité de personnelle" de François Hollande" dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande". 
"Dès le début de son quinquennat, au sommet de Bruxelles, le 29 juin 2012, le nouveau président français a manœuvré pour tenter d'isoler la chancelière allemande. Ce comportement indigne, guidé par des préoccupations bassement partisanes, a donné le ton de ce que serait, désormais, sa relation avec l'Allemagne. Le résultat est catastrophique", affirment-ils également.
Reprenant l'expression d'Alain Juppé, les deux responsables déplorent la voix "inaudible" de la France, "isolée en Europe". Ils citent en exemple l'accord du 8 février sur le "budget européen en baisse, contraire aux objectifs de François Hollande mais adopté par le concours d'une alliance germano-britannique".

mardi 19 mars 2013

Cahuzac, poussé à la démission, fait ses valises

Hollande, sanctionné pour sa faute de jugement

Coup de massue pour le gouvernement socialo-écolo
Cahuzac, la crête tombante

Hollande prend acte de l'information judiciaire décidée par le Parquet à l'encontre de son ministre, Jérôme Cahuzac

La justice se penchera sur les affaires de blanchiment de fraude fiscale et de conflit d'intérêts qui salissent la majorité présidentielle.

Jérôme Cahuzac continue de nier catégoriquement avoir détenu un compte bancaire en Suisse, transféré ensuite à Singapour, comme l'en accuse le site internet Mediapart. 
Le Parquet de Paris a jugé nécessaire de passer à l'étape suivante, au vu des dénégations obstinées du ministre et malgré un enregistrement du ministre qui le trahit et qui a été authentifié par trois témoins.

Bien que Jérôme Cahuzac ne soit pas encore mis en examen, il a préféré  se consacrer à temps plein à sa défense. 
VOIR et ENTENDRE Cahuzac nier en bloc devant la représentation nationale:



Reportages :  Jérôme Cahuzac à l’Assemblée... par LCP 

Sur fond d'impopularité de l'exécutif

François Hollande n'avait que trop tardé pour se séparer du ministre du Budget  accusé de ...fraude fiscale depuis décembre 2012. Il l'a en revanche immédiatement remplacé par un autre arrogant, Bernard Cazeneuve, sans que rien ne puisse limiter les dégâts, estiment des analystes politiques.


VOIR et ENTENDRE 
 celui que l'on surnommait "l’homme le plus détesté du gouvernement" aggraver son cas et celui du gouvernement: 




"L'Elysée avait à mon avis anticipé toutes les hypothèses possibles", assure Christian Eckert, rapporteur socialiste à la Commission des finances de l'Assemblée nationale. "La rapidité [sic] de la démission montre qu'il y avait eu au moins une réflexion."
"Quand on est sortis tout à l'heure de l'hémicycle, les députés, à gauche comme à droite, pensaient que ce n'était plus possible. Tout le monde disait, 'c'est terminé, il faut qu'il démissionne' ", lâche un parlementaire socialiste.

La démission de ce ministre-clef d'un gouvernement contraint de serrer les boulons budgétaires, qui était craint de ses collègues pour ses manières cassantes, notamment dans les négociations de nouvelles économies ministérielles, ne sera pas pleurée par qui que ce soit et certainement pas par Aurélie Filippetti qui avait révélé sa terreur à chaque convocation dans le bureau du sortant.
Ce départ forcé tombe de surcroît au plus mauvais moment pour le chef de l'Etat et son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, au plus bas dans les sondages de popularité.

Cahuzac avait monté une manipulation de l'opinion
Le sous-ministre de Ayrault avait négocié avec la Suisse qu'elle certifie qu'elle n'a pas trace d'un recel des fonds expatriés de Cahuzac.
Auto-censure: BFMTV a rendu inaccessible son reportage sur le sujet: on peut constater ICI
Reste ceci, ambigu... 

Le mauvais karma de François


"C'est un très bon ministre dans un moment très important", estime un député PS, membre de la commission des Finances. "On va avoir le programme de stabilité budgétaire à remettre à la Commission européenne à la mi-avril, donc toute la trajectoire budgétaire à refaire en fonction des nouvelles données en matière de croissance et déficits." Ce sera pour Cazeneuve qui cède sa place à l'insignifiant Thierry Repentin, savoyard de 50 ans, qui ne laissera pas un grand vide à la Formation professionnelle. Elle sera sans dommage être confiée au ministre du Travail, Michel Sapin, qui en fera hélas toujours autant et avec la même réussite qu'en matière de lutte contre le chômage !


"En plus demain , on a la motion de censure de l'UMP. Ça tombe vraiment très mal", renchérit un autre.


L'analyste politique Jean-François Doridot, de l'institut Ipsos, veut cependant croire que tout n'est pas totalement perdu dans ce nouveau coup dure.

Après quatre mois, "François Hollande a fait preuve d'autorité: il a montré qu'il ne transigeait pas avec un certain nombre de principes et qu'il pouvait trancher tout de suite", prétend-il pourtant.

Un avis évidemment partagé par un responsable du PS,  aussi haut qu'anonyme, pour qui il fallait à tout prix empêcher que l'affaire Cahuzac devienne un élément perturbateur de plus pour le gouvernement. C'est réussi !

VOIR et ENTENDRE le lumineux Bartolone, président de l'Assemblée, se ridiculiser, Laurent Wauquiez (UMP) s'indigner et Michèle Tabarot (UMP) se montrer circonspecte:  

Hollande saura-t-il convaincre de son envergure de chef d'Etat?

Si tardive soit cette démission de Jérôme Cahuzac,  François Hollande pourra la banaliser dans sa prochaine intervention télévisée prévue dans les prochains jours.

Il aura même l'audace de se décerner la palme de la fermeté

"Ce n'est pas tout à fait la même chose d'être au coeur d'une polémique lancée par un organe de presse et d'avoir la justice qui enquête sur votre cas," cherche déjà à positiver ce haut fonctionnaire mystérieux, vraisemblablemnt inventé de toutes pièces par Reuters. 



jeudi 21 juin 2012

Et quatre ministres de plus au gouvernement Ayrault 2

Le remaniement du gouvernement 

Après un léger remaniement opéré jeudi 21 au soir, le nouveau gouvernement compte désormais 38 ministres, soit quatre de plus que le premier qui a suivi l'élection de François Hollande.
Quatre nouveaux ministres dans le gouvernement Ayrault (en haut de gauche à droite) : Guillaume Garot (Agroalimentaire), Anne-Marie Escoffier (Décentralisation), Thierry Repentin (Formation professionnelle), et Hélène Conway (Français de l’étranger). 

Un record du nombre des ministres ? 
Les socialistes en campagne avaient promis une quinzaine de ministères, mais, malgré la dette publique,  ils approchent la quarantaine:  un nombre élevé même s'il n'atteint pas les sommets des années 1990 (49 ministres pour Michel Rocard).
Il faut d'ailleurs prendre en compte que le gouvernement Ayrault II ne comprend que des ministres (ou ministres-délégués) au détriment des secrétaires d'Etat qui étoffaient jusque là les précédents exécutifs successifs et avaient un coût moindre.


L'insupportable Taubira crée la zizanie
Ayrault II est marqué par la promotion de la petite Batho Delphine (1973), une spécialiste proclamée de la sécurité mais qui passe du ministère de la Justice où elle était sous la houlette de Christiane Taubira à l’Ecologie, à  un ministère de " pleine autorité ", au détriment de Nicole Bricq qui est évincée tout en héritant d’un ministère de plein exercice, le Commerce extérieur: spécialiste des questions d'économie, elle retrouve un domaine qu'elle connaît mieux.
L'ex-députée des Deux-Sèvres qui servait jusqu'ici à tenir au chaud  le siège de Sa Cynique Majesté Royal s'accommodait très mal de la tutelle de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, venue de Guyane où elle s'était dispensée de campagne des législatives en ne briguant plus le renouvellement de son siège.

Ancienne présidente de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (la FIDL, qui se défend pourtant d'être subordonnée au PS), la petite Batho devint d'abord vice-présidente de SOS Racisme de 1992 à 1998 et secrétaire nationale chargée des questions de sécurité au PS de 2003 à 2008.

Agé de 49 ans, Thierry Repentin, sénateur de Savoie est un spécialiste reconnu de la question du logement et préside le mouvement HLM depuis décembre 2008. Il est nommé ministre délégué à la Formation professionnelle et l’Apprentissage.
Il est spécialiste des questions de logement. Il a travaillé avec l'ancien secrétaire d'Etat au Logement sous Jospin, avant de devenir président du mouvement HLM fin 2008. Durant la campagne présidentielle de François Hollande, il était responsable du pôle thématique "Habitat, politique de la ville". Il hérite d'un poste qui n'existait pas dans le premier gouvernement Ayrault, malgré une importance certaine dans la lutte contre le chômage.

Anne-Marie Escoffier, 69 ans, , haut fonctionnaire de l’Administration et ancienne préfète, cette sénatrice de l’Aveyron, apparentée Parti radical de gauche, est nommée ministre déléguée chargée de la décentralisation.
Elle est membre du Parti radical de gauche, allié au PS et ancienne préfète. Au Sénat, elle était vice-présidente de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation. Elle était entrée en 1989 au ministère de l'Intérieur et de la décentralisation comme administrateur civil, et avait intégré, trois ans plus tard, le corps de l'inspection générale de l'administration en qualité d'inspecteur.

Guillaume Garot
est nommé ministre délégué à l’Agroalimentaire, auprès du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, est âgé de 46 ans.
A 46 ans, ce proche collaborateur de la présidente de Poitou-Charentes - devenu l'un de ses porte-parole en 2009 - est la "surprise" de ce remaniement. Il s'est imposé en 2007 dans le fief de l'ex-ministre UMP François d'Aubert, devenant ainsi le premier député de gauche élu en Mayenne dans un scrutin majoritaire. Ce Breton de plus au gouvernement de l'ex-sénateur-maire de Nantes - le 6e ! - a ensuite ravi à la droite, un an plus tard, la mairie de Laval, avant de rejoindre, carriériste, l'équipe de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.

Hélène Conway est une enseignante, membre du Parti socialiste, élue sénatrice des Français de l’étranger le 25 septembre 2011. A 51 ans, elle est nommée ministre déléguée chargée des Français de l’étranger et avait été élue sénatrice des Français de l’étranger le 25 septembre dernier. Elle est diplômée de l'Institut des hautes études de défense nationale, et membre du conseil d'administration de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Née en Algérie, elle a vécu vingt-cinq ans à l'étranger, notamment en Irlande et au Royaume-Uni, où elle était professeur d'université. Elle a créé, en 1997, une section du Parti socialiste à Dublin. Au Sénat, elle avait notamment été désignée secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ainsi que présidente du groupe d'amitié France-Canada.

Quatre ministres amovibles: Delphine Batho, Marie-Arlette Carlotti, Nicole Bricq et Yamina Benguigui.


Gouvernement Ayrault 2

M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

M. Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale

Mme Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

M. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des finances

Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé

Mme Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement

M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur

Mme Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur

M. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif

Mme Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie

M. Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

Mme Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la communication

Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement

M. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

Mme Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique

M. Victorin Lurel, ministre des Outre-mer

Mme Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme

Mme Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative

M. Jérôme Cahuzac, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget

Mme George Pau-Langevin, ministre déléguée auprès du ministre de l’Education nationale, chargée de la Réussite éducative

M. Alain Vidalies, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement

M. François Lamy, ministre délégué auprès de la ministre de l’Egalité des territoires et du logement, chargé de la Ville

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes

Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie

M. Benoît Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’Economie sociale et solidaire et - un additif - de la Consommation.

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée de la Famille.

Mme Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée des Personnes handicapées, mais aussi de la lutte contre l’exclusion, désormais, bien qu'elle soit extrêmement partisane, voire sectaire, de l'avis de nombreux Marseillais.

M. Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

M. Thierry Repentin, ministre délégué auprès du ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie.
Critiquée par nombre de ses collègues au gouvernement, Yamina Benguigui était l'une des surprises du gouvernement et perd la charge des Français de l'étranger pour ne conserver que la Francophonie. La réalisatrice, née en France de parents algériens, âgée de 55 ans, et élue de Paris, est connue pour son opulente chevelure noire et ses formes généreuses, mais aussi pour s'être attachée à dépeindre subjectivement l'immigration maghrébine en France et à restituer son histoire par le petit bout de sa lorgnette.

M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué auprès de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, chargé des Transports, charge encore la mûle en acceptant la Mer et la Pêche.

Mme Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique

M. Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants

Mme Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée auprès de la ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la Fonction publique, chargée de la décentralisation

M. Guillaume Garot, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, chargé de l’agroalimentaire.

Mme Hélène Conway (51 ans), ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Français de l’étranger.

L'équipe Ayrault compte désormais 20 ministres et 18 ministres délégués, contre respectivement 18 et 16, le 16 mai dernier, au lendemain de la prise de fonctions de François Hollande à l'Elysée.


Si la parité est préservée,
la diversité, en revanche, est toujours autant laissée pour compte, malgré quatre nouveaux arrivants...


Bien qu'il prône encore la croissance "urbi et orbi", Ayrault, surnommé "La Voix de son Maître", n'a réussi à séduire aucun communiste, pas même Robert Hue: ils n'acceptent pas de participer à ce gouvernement d'austérité.