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vendredi 15 décembre 2017

Pour l'anniversaire d'Emmanuel Macron, il a fallu le château de Chambord

Macron n'était pas disponible pour les écoliers grièvement blessés dans la collision de Millas

Pour ses 40 ans, Macron a fait privatiser le château de Chambord 

Image illustrative de l'article Château de ChambordNé un 21 décembre, Emmanuel Macron fête ses 40 ans samedi 16 décembre dans le château royal de François Ier à Chambord, joyau architectural du Loir-et-Cher, selon une information de La Nouvelle République, confirmée par des proches du président. Accompagné de Brigitte, son épouse sexagénaire, et des enfants et petits-enfants de la retraitée, le président passera le week-end à  la Maison des réfractaires, ancienne maison forestière (ci-dessous) transformée en deux gîtes pouvant accueillir jusqu’à huit personnes chacun. 

Un "week-end privé", insiste l’Elysée
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Résultat de recherche d'images pour "Maison des réfractaires"Son entourage précise que Macron financera cet hébergement sur ses "deniers propres", "moins de mille euros", détaille l’un de ses proches.
 
Le chef de l’Etat est arrivé vendredi soir à Chambord où l'attendaient en pleine forêt des présidents de fédérations de chasse ayant traqué le sanglier lors d’une "battue de régulation" comme il en existe une douzaine par an sur le domaine. Devant ses invités et un tableau de chasse, il a réaffirmé son attachement à cette pratique. "C’est la première fois depuis quarante ans qu’un président de la République vient en forêt à la fin de la chasse", se réjouit le lobbyiste Thierry Coste, qui a conseillé le candidat d’En marche !.
Les 'chasses présidentielles' ont été remplacées en 2010 par des "battues de régulation" qui continuent d’attirer grands élus et grands patrons, mécènes et hauts fonctionnaires. Pendant la campagne, M. Macron s’était déclaré favorable à la "réouverture" de ces chasses de prestige en assumant de les utiliser comme instrument d’influence de l’Etat et de rayonnement de la culture française. 

A l’issue de son discours, Macron ne s'est  pas mêlé au dîner qui se tenait au château, au son des cors de chasse. "Il est parti manger une crêpe au village", suppute un invité. 

Macron célébrera ses 40 ans dans un salon du château, samedi soir
 
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Né il y a cinq cents ans du caprice d’un roi, Chambord est un symbole de la puissance royale et emblème de la Renaissance, désormais placé sous la haute autorité du président de la République. Il visitera le château au cours du week-end et en profitera pour se rendre au zoo de Beauval voisin pour y voir le bébé panda que son épouse Brigitte a "baptisé" au début du mois de décembre. 

Macron a placé un noble à la présidence du Domaine de Chambord 
Image associée
Ces festivités présidentielles interviennent alors qu’un nouveau président du conseil d’administration du Domaine de Chambord vient d’être nommé : Augustin de Romanet de Beaune, 56 ans, ex-patron de la Caisse des dépôts, le président des Aéroports de Paris (groupe ADP) appartient à une famille anoblie par Louis XIV en 1644. Il succède au député socialiste de la Mayenne (Nouvelle Gauche) Guillaume Garot, un roturier. Ce dernier était atteint par la règle de non-cumul entre la fonction de parlementaire et la présidence d’un établissement public à caractère industriel et commercial. 
Il est le frère aîné d'Antoine de Romanet (55 ans, neveu de Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne) que le pape François a nommé évêque aux armées françaises le 28 juin 2017.

Le domaine est géré par le directeur général du domaine, Jean d’Haussonville, 49 ans, haut fonctionnaire appelé au Ministère des Affaires étrangères par Renaud Donnedieu de Vabres, et conseiller auprès du ministre de la Culture et de la Communication.
Romanet sera surtout chargé de veiller à l’attractivité du château, haut lieu culturel et touristique, dont on fêtera en grande pompe les 500 ans en 2019, et qui accueillera la même année un sommet franco-italien. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, Chambord, qui s’autofinance à 90 %, se prépare à recevoir plus d’un million de visiteurs par an. 
Les architectes et décorateurs Dominique Perrault, Jean-Michel Wilmotte et Jacques Garcia ont été associés à la préparation du 500e anniversaire de la pose de la première pierre. Le premier organisera un concours d’architecture virtuel (sur le thème "Comment finirait-on le château aujourd’hui ?"). Le deuxième construira un chai autour des 14 hectares de vignes récemment plantées. Le troisième terminera un décor mobile guidant les visiteurs depuis le donjon jusqu’à la chambre du roi, qui sera restaurée. "Garcia, Perrault et Wilmotte, la sainte trinité de Chambord !", sourit Haussonville, vantant ce "mécénat de compétence".

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Romanet abandonne son siège de président du Conseil d’orientation du domaine Un proche d’Emmanuel Macron, le sénateur de Côte-d’Or François Patriat, 74 ans (ci-contre), lui succédera. Vétérinaire de métier, mais pourtant chasseur, ce soutien de la première heure qui ne pouvait prétendre à la présidence du conseil d’administration, étant parlementaire et atteint par la limite d’âge fixée pour cette fonction, voit donc un rêve se réaliser. Patriat, qui annonça dès 2016 se mettre "en marge du PS" et "en marche pour Emmanuel Macron", est menacé d'expulsion du PS.

dimanche 25 juin 2017

Le PS se déclare dans l'opposition à Emmanuel Macron, officiellement

Mais des indiscipliné(e)s se désolidarisent déjà 

Officiellement, une r
ésolution adoptée en conseil national place désormais le PS "clairement" dans l'opposition

Des membres du Conseil national arrivent autour de Jean-Christophe Cambadelis, qui s'est retiré de la tête du parti.
Déambulation des morts-vivants socialistes, souriants
Après avoir longtemps tergiversé, le Parti socialiste a tranché: ils seront dans l'opposition à Emmanuel Macron. "Nous nous situons (...) clairement dans l'opposition au gouvernement d'Edouard Philippe. Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement", peut-on lire dans la résolution adoptée samedi 24, reprenant le consensus qui a émergé mardi en bureau national. 
"Nous ne serons pas dans la majorité présidentielle. Et donc nous ne voterons pas la confiance", a solennellement déclaré Jean-Christophe Cambadélis.
Or, une seule chose est claire, le texte cite déjà un premier cas particulier. "A l'exception de la loi sur la moralisation de la vie publique qui s'inscrit dans la continuité de ce qui a été réalisé lors du précédent quinquennat, le Parti socialiste ne peut pas se reconnaître dans les mesures annoncées ou déjà engagées", lit-on également, une dizaine de jours avant le vote de la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe.

Le Conseil national appelle à ne pas voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, le 4 juillet prochain, à l'issue du discours de politique générale du Premier ministre.

En fait, la formulation retenue dans ce texte approuvé à environ 85% n'interdit pas non plus aux députés de s'abstenir s'ils le veulent... Ils ont longtemps tergiversé, mais pour ne rien régler au final. La formulation retenue est inspirée d'une proposition d'amendement porté par le député européen Emmanuel Maurel (aile gauche).
C’est donc un compromis entre les tenants d’une ligne ferme à l'égard de l’exécutif et ceux pour qui il ne faut pas entrer dans une opposition stérile au gouvernement. En trois heures de huis clos, le Parti socialiste a réussi à se mettre d'accord pour laisser chacun agir à sa guise : le parti se place dans l'opposition, même s'il n'appelle pas explicitement à voter contre le gouvernement d'Édouard Philippe. C'est donc l'abstention qui devrait dominer.
C'était en même temps que se déroulait la Marche des fiertés, mais la grande marche du PS en avait-elle la fierté présumée ? Ce n'était pas le terme qui collait le mieux à l'ordre du jour. Les 31 députés qui lui restent à l'Assemblée ne savent pas mieux sur quel pied danser.

Samedi, les 200 participants ont également évoqué la "feuille de route de la refondation" que sera chargée d’établir la future direction collégiale d'une dizaine de personnes nommées le 8 juillet

Elle devra respecter une ligne "ni Macron, ni Mélenchon" pour permettre au PS de se reconstruire par lui-même. Cependant, les socialistes souhaitent associer à cette démarche, outre ses militants, des personnes extérieures au parti. La version définitive de ce plan de sauvetage doit être soumise aux militants en septembre, après un séminaire de travail prévu fin août.

Sortie rincée de la présidentielle et essorée aux législatives du printemps, la formation socialiste ne dit pas pour l'heure quel sort pourrait être réservé aux parlementaires qui donneraient leur confiance au gouvernement. Le PS ne compte plus qu'une petite trentaine de députés, soit environ dix fois moins que lors de la précédente législature. Elle ne peut braquer les derniers des Mohicans et plus personne ne commande plus à rien Rue de Solférino.
A Marseille, Mennucci brade : il a mis le siège du parti en vente.

Des socialistes déserteurs programment le reniement de leurs origines 

Ainsi
, dès le début mai, l'ex-ministre de l'Agriculture de Hollande apporta-t-il, son soutien à Emmanuel Macron contre le FN dans un entretien au journal le Parisien. 
Stéphane Le Foll avait refusé de choisir publiquement avant le 1er tour entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron, pour qui il appela ensuite à voter sans ambiguïté, au nom de la démocratie et parce qu'il est à l'écoute des Français : "Je veux la défaite du FN, donc je voterai Macron". 
Puis Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, n'avait pas hésité à clamer que le meilleur des candidats des gens de gauche c'est "pas Emmanuel Macron mais "François Hollande".

Et celui qui fut directeur du cabinet de Hollande, premier secrétaire du PS, pendant 11 ans (1997-2008), de susciter la stupéfaction en estimant qu'après cinq ans de présidence de Hollande, "c'est la fin du parti tel qu'il a vécu jusqu'ici. Il va falloir se réinventer. Il faudra y réfléchir après les législatives. Dans le moment présent, il faut rester rassemblés et responsables. Sinon, on risque l'éclatement général."

Il accusait déjà le parti de ne pas s'être clairement situé dans une forme de synthèse entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron durant cette campagne.  
"Il faut simplement essayer d'imposer le retour à une ligne qui est le socialisme démocratique. Et puis, il faut regarder ce que propose Emmanuel Macron. Je trouve que la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des Français, dans un contexte où beaucoup souffrent, est une bonne piste. De même que la réduction du nombre d'élèves par classe dans les zones prioritaires, ou le plan d'investissement à hauteur de 50 Mds€. Enfin et surtout, il a un engagement européen qui est essentiel face aux défis et aux menaces qui pèsent sur le monde." Bref, Le Foll était déjà mûr pour un retournement de veste.[...] Je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas constructifs." Le mot était lâché et fera son petit chemin.

Aujourd'hui, réélu dans la Sarthe sans Marcheur face à lui, Le Foll poursuit sa marche vers Macron
Celui qui fait partie de la poignée d'anciens ministres socialistes contre lesquels le mouvement d'Emmanuel Macron n'a pas investi de concurrent aux élections législatives, amorça une volte-face au cours des législatives. "Nous ne sommes pas dans la stratégie de l'opposition" au gouvernement d'Emmanuel Macron, avait annoncé avant le scrutin Stéphane Le Foll en prônant une attitude "constructive" tout en conservant son identité socialiste.
Le FNne justifiait plus 

D'autres crevures attendent d'être exclus pour se rallier à Macron
Pour le moment, l'avenir de trois députés socialistes "constructifs" n'est pas non plus scellé. Guillaume Garot, David Habib, Olivier Dussopt ont annoncé qu'ils voteraient la confiance au gouvernement Philippe. "Se recroqueviller n'est pas la bonne solution", assure le député PS Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, qui ne partage pas la position de son parti.  "Les Français veulent qu'on donne sa chance au nouveau président, car il y a des défis considérables devant nous, contre le chômage, pour réorienter l'Europe. En même temps, ce soutien est un soutien exigeant," raconte-il. Ce dimanche, il apporte "une soutien exigeant à Emmanuel Macron".

Certains députés de gauche, dont des socialistes comme Manuel Valls, sont tentés par la création d'un groupe des "constructifs", à l'image de Les Républicains constructifs UDI et indépendants créé du côté droit de l'hémicycle. "Aujourd'hui, le périmètre de ce que pourrait être le groupe PS n'est pas encore constitué, selon Olivier Dussopt, membre de l'équipe de Valls lors de la primaire et réélu en Ardèche face à la candidate En Marche. L'hypothèse d'un autre groupe réunissant des socialistes, des radicaux et des divers gauche fait son chemin." Pour eux, le dilemme est clair : changer de groupe ou s'opposer à la décision du PS... Il reste 9 jours aux députés socialistes, tentés par la confiance, pour résoudre ce dilemme.

Pourraient-ils être exclus, si Le Foll est maintenu ? Certains disent que ceux qui votent la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe se mettent en dehors du PS, mais l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II soutient que "si on commence à exclure au moment où on veut reconstruire, on n'ira pas très loin. Moi j'ai une sensibilité que j'exprime au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. J'entends que cette sensibilité soit respectée."
Pour Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée, marier les contraires est une gageure.
La menace FN n'expliquait plus l'alibi de la lutte contre les extrêmes...

"Je ne vois pas comment on peut vivre ensemble politiquement avec ceux qui voteront pour", glissait samedi le sénateur David Assouline à la sortie de la réunion.
"Ceux qui pensent que l'avenir est à En Marche !, qu'ils s'en aillent !" a tonné la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann. Au pouvoir ou dans l'opposition, les socialistes n'ont pas achevé leur agonie...

dimanche 7 août 2016

Macron peut être un "pauv' con" ?

La Mayenne, grosse productrice  en "pôv' con"

Un jeune extrémiste Lavallois avait repris cette vulgarité d'un précédent militant mal-embouché du Front de Gauche

Le ministre de l'Economie E. Macron
et le député PS Guillaume Garot,
arborant un foulard rouge en août
Le premier pour l'appliquer à Sarkozy, le deuxième à Macron, lors de sa visite ministérielle à Laval (Mayenne) dans le cadre de la 'French tech'. 
La justice a fait le boulot de Macron en se saisissant des faits: alors qu'en 2008 l'agresseur n'avait pas été interpellé, restant anonyme, en 2016, elle a décidé d'elle-même de présenter le jeune imitateur au tribunal où l'individu devra répondre d'outrage devant les juges.

Le 25 juillet dernier, Emmanuel Macron était en visite à Laval. 
Il était accueilli par le député PS de Mayenne et ex-maire de Laval, Guillaume Garot, ex-ministre délégué à... l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II, est un opposant au premier ministre Manuel Valls. 
Le ministre de l'Économie venait participer à une cérémonie de remise du label 'French Tech' à plusieurs entreprises mayennaises. Avant une série de poignées de mains ponctuée de "comment ça va ?" et d'étonnants tutoiements: "tu vas bien ?" adressés à de probables membres de son Cabinet dépêchés pour assurer sous les caméras un chaleureux accueil à leur patron, un groupe d'opposants de la gauche radicale s'était rassemblé sur le trottoir opposé. Parmi les militants anti-capitalistes présents, un jeune "républicain exemplaire" avait lancé un "Casse-toi, pôv' con !" au ministre et ancien banquier. 

Une formule rendue célèbre par l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement au Salon de l'Agriculture en février 2008. 
"Il avait adressé cette injonction[sic: une volonté intacte de "lyncher," comme alors, selon  Yves Jégo] à un visiteur du Salon  raconte maintenant Ouest France, seulement huit ans plus tard.

La vérité est toute autre: le président avait en fait souhaité serrer la main d'un agriculteur anonyme et le militant d'extrême gauche avait refusé sa poignée de mains, en l'insultant: "Ne m'touche pas; tu vas m'salir", avait lancé l'anonyme à Paris. Le président avait répondu au malotru (le musicien Michel Farinet, selon certains)de manière virile et comme il le méritait, mais la presse partisane et "respectueuse de la fonction présidentielle" avait instrumentalisé la vidéo en s'en gargarisant. Une incrustation du journal Le Parisien estime que, sous l'insulte en deux temps, "le chef de l'Etat s'énerve" (sic) finalement... 
Lors de la visite du président de la République, Nicolas Sarkozy, le 28 août 2008, à Laval, dont le maire était alors le socialiste Guillaume Garot, Hervé Éon, avait quant à lui brandi une pancarte portant l’inscription "Casse-toi pôv’con". Il avait aussi eu affaire à la justice.

Hervé Eon avait brandi en août 2008 un écriteau en carton marqué du slogan "Casse-toi pôv'con" lors d'une visite présidentielle à Laval, en Mayenne, estime jeudi la Cour européenne des droits de l'homme. La cour a jugé "disproportionné" le recours à une sanction pénale, qui risque, selon elle, d'avoir "un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d'intérêt général".

Alors âgé de 56 ans, Hervé Eon, ancien conseiller général socialiste passé au Parti de gauche, avait détourné l'invective lancée quelques mois plus tôt par Nicolas Sarkozy lui-même à un visiteur du Salon de l'agriculture qui refusait de lui serrer la main. Au-delà de la question de l'opportunité des poursuites intentées par le procureur de Laval à l'encontre d'Hervé Eon, les sept juges de Strasbourg ont eu l'occasion de se prononcer sur la légitimité du délit d'offense au chef de l'Etat, inscrit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse et passible de 45 000 euros d'amende. Les sept magistrats sont des amateurs de Charlie hebdo et revendiquent le droit à la... satire politique! "Sanctionner pénalement des comportements comme celui de M. Eon est susceptible d'avoir un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d'intérêt général." Peu leur importe la forme.

Hervé Eon est un ancien conseiller général PS passé au Parti de gauche. Il avait repris la réponse du tac-au-tac de Nicolas Sarkozy quelques mois plus tôt à un visiteur du Salon de l'Agriculture qui refusait de lui serrer la main. La presse qui prit fait et cause pour l'insulteur s'était alors déchaînée contre l'insulté. 


"Casse toi pôv'con" à Macron: le Mayennais est traîné devant la justice

"Interpellé", selon la presse, mais "insulté", pour ne pas travestir la vérité, Emmanuel Macron sait maintenant qu'il ne faut pas répondre du tac-au-tac et sur le même ton: il a mis ça dans sa poche, avec son mouchoir par-dessus. 

La préfecture s'est chargée d'interpeller l'individu et de le soumettre à un contrôle de police. Au final, le jeune homme sera jugé pour outrage en décembre prochain à Laval.

Couvert par son syndicat, le militant a reconnu son agression de Macron 
Il a reconnu les faits et sera jugé pour outrage le 6 décembre prochain.


Macron défie la CEDH qui a jugé que la France a violé la liberté d'expression en condamnant pour offense l'agresseur de 2008   


Le citoyen est mieux protégé des insultes que le chef de l'Etat  
Au-delà de la question de l'opportunité des poursuites intentées par le procureur de Laval -donc le ministère de la Justice- à l'encontre d'Hervé Eon, les juges européens de Strasbourg s'étaient déjà prononcés pour la légitimité du délit d'offense au chef de l'Etat, inscrit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, et passible de 45.000 euros d'amende.
Dans le dossier d'Hervé Eon, le Parquet avait requis 1.000 euros d'amende, mais le juge avait décidé d'une peine de principe de 30 euros avec sursis, un choix confirmé en appel.
L'avocate d'Hervé Eon, Me Dominique Noguères, y vit elle aussi "une question de principe". "Même si la condamnation a été très légère, il est ahurissant que ce monsieur ait été arrêté et poursuivi en justice" pour offense au chef de l'Etat, estime l'avocate, invoquant -avec son client, l'agresseur- le fait que "le nom du président de la République n'était même pas cité" sur la pancarte litigieuse. L'insulte s'adressait-elle donc au président ou bien était-elle dirigée contre un organisateur du Salon ?...
VOIR et ENTENDRE l'agresseur qui n'assume pas avoir visé le président en 2008:
En 2004, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg avait déjà poussé la France à abroger un délit similaire, celui d'offense à chef de l'Etat étranger. Dans un arrêt de 2002 concernant Le Monde, ils avaient négligé l'obligation de respect de la fonction - et donc de la République - estimant en effet qu'il revenait à "conférer aux chefs d'Etat étrangers un privilège exorbitant", car leur seul statut leur permettait ainsi de se soustraire à la critique. Un argument repris par les détracteurs du délit d'offense au chef de l'Etat, qui y voient une survivance du crime de lèse-majesté et ont tenté à plusieurs reprises de l'abroger, au Sénat et à l'Assemblée nationale. 
En vain.
Me Dominique Noguères est une petite-fille et fille de...
Est-ce ainsi qu'on est présidente de la fédération parisienne de la LDH ? On la trouve dan les prétoires aux côtés des immigrants clandestins et on l'a ainsi trouvée un matin de mars 1996 devant l'église Saint-Ambroise à Paris, occupée par des Africains: "J'ai tout de suite compris que c'était une grosse affaire" , a-t-elle alors lancé et n'a plus lâché les sans-papiers, se faisant aussi embarquer par la police lors de l'évacuation du gymnase Japy, quelques jours plus tard. A une manifestation devant la préfecture de police de Paris, elle est prise à partie par les CRS, joue l'étouffement contre les grilles du métro. A la Ligue, l'avocate est en communauté de pensée avec les "juges rouges" du Syndicat de la Magistrature (SM): "Pas l'ouverture des frontières sans condition, mais la liberté de circulation. Les gens ont le droit d'aller et de venir comme ils veulent; c'est différent du droit au séjour." Autrement dit, le droit de son pays, elle ne le reconnaît pas mieux qu'un islamiste.
Clairement, ses positions la rapprochent moins de la LDH que de Ras l'Front, réseau associatif d'extrême gauche - proche des antifas- ciblant l'extrême droite. Aujourd'hui, l'avocate s'exaspère de la loi du socialiste Jean-Pierre Chevènement (que Hollande aurait pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour les Oeuvres de l'islam de France), "qui a rebricolé les lois Pasqua, avec des effets désastreux". Elle se disait "révulsée" par le cas "des célibataires qui ont dix ans de séjour ici, haut comme ça de feuilles de paye et qui sont rejetés de la régularisation". Gageons que les morts violentes provoquées par les terroristes islamistes n'ont pas fait vaciller ses convictions. Un gagne pain.

Le cri de "P'tit zizi" à l'adresse de Manuel Valls, premier ministre de la France, est-il  un compliment ?


"Injonction" de passer un contrôle médical normatif ?
Son syndrome du petit pénis expliquerait les crises du premier ministre.
Certains pensent même que sa brutalité trahirait un micro organe. 


dimanche 20 septembre 2015

Laval: la station d'épuration de Guillaume Garot provoque la pollution de l'eau

L'eau potable interdite à la consommation de 90.000 habitants de Mayenne  

La pollution du réseau d'eau du robinet de Laval et sept communes des environs rend l'eau impropre à la consommation
 
La préfecture de Mayenne a recommandé aux habitants de la commune de Guillaume Garot de ne pas boire l'eau publique. Suite à un problème informatique, boire  l'eau courante fait courir un risque sanitaire aux habitants de Laval, a révélé samedi la préfecture de la Mayenne. 
80.000 habitants de huit communes: Laval, Ahuillé, Changé, Entrammes, L'Huisserie, Montigné, Nuillé-sur-Vicoin et Saint-Berthevin victimes d'une pollution qui a rendu l'eau du robinet impropre à la consommation  sur le réseau de l'agglomération de Laval 
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Embarras de l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II

Actuellement député de la Mayenne, il était maire de Laval de 2008 à 2012 et sa station d'épuration se révèle défaillante. Une défaillance technique serait à l'origine de la pollution du réseau d'eau, indique dans un communiqué François Zocchetto, le sénateur-maire d'opposition. Ancien adjoint à François d'Aubert, maire centriste de 1995 à 2002, F. Zocchetto a vaincu en mars 2014 le maire sortant socialiste Jean-Christophe Boyer, successeur de Guillaume Garot. Ce dernier a été porte-parole de la candidate Ségolène Royal battue dans la course au congrès de Reims, en 2009."

De l'eau de la Mayenne non traitée est entrée dans le réseau d'eau potable", a indiqué le maire. "Du fait des mesures mises en oeuvre sur le réseau pour le retour à la normale, l'eau peut être colorée et contenir des dépôts", a précisé la préfecture. "En cas de consommation de l'eau non bouillie, les principaux troubles pouvant survenir sont des troubles gastro-intestinaux", préviente la préfecture.
3.600 mètres cubes d'eau ont été puisés directement dans la rivière Mayenne, sans être traités, et mélangés avec l'eau potable. C'est ainsi que le réseau de distribution public de l'agglomération lavalloise a été contaminé.
Faire bouillir l'eau avant de la consommer
"L'eau ne doit pas être utilisée directement pour la boisson", prévient la préfecture dans un communiqué, mais "elle peut cependant être utilisée pour la préparation des aliments et à la boisson à condition de la faire bouillir au préalable 2 à 3 minutes". 
"Pour les autres usages, l'eau du réseau public reste utilisable (toilettes, douches)", précise la préfecture qui a convoqué une conférence de presse en urgence samedi matin afin de relayer l'information auprès de la population.
"Ces restrictions pourront se prolonger pendant quelques jours et probablement jusqu'au mardi 22 septembre", précise la préfecture.
Pour accélérer le processus de décontamination, les bornes incendies de toute l'agglomération ont été ouvertes afin de purger le réseau. Un processus dont la durée est estimée à environ 72 heures et qui devrait donc être achevé sous peu. Le retour à la normale devrait ainsi se faire d'ici mardi 22.

mardi 23 septembre 2014

Le volailler Tilly-Sabco a du plomb dans l'aile

Dans le Finistère, le volailler Tilly-Sabco a été mis en cessation de paiement

Le ministre Montebourg est parti laissant les salariés sur le carreau
Entouré de Bricq, Le Foll, Garot et Lebranchu, élus Bretons,
Ayrault, ex-député-maire de Nantes, avait fait
 la promesse solennelle d'une aide de 15 millions d'euros
en soutien aux entreprises agroalimentaires de la région 
(Matignon, le 16 octobre 2013)
Alors que le redresseur improductif est allé sous d'autres cieux roucouler avec Aurélie Filippetti, autre ministre déterminée, les quelques 340 salariés de l'abattoir breton Tilly-Sabco sont effondrés. A l'issue d'un Comité central d'entreprise qui se déroulait ce lundi matin au siège de l'entreprise à Guerlesquin (Finistère), le PDG du volailler en difficulté, Daniel Sauvaget, a annoncé qu'il est "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Brest".
"Compte tenu que nous n'avons pas pu conduire à son terme le plan de continuation en cours, (j'ai indiqué) que nous passerions directement en procédure de liquidation et que je sollicitais du tribunal de Commerce de Brest une poursuite d'activité pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site", a-t-il ajouté. 
Daniel Sauvaget a toutefois précisé dans un communiqué qu'il sollicite une poursuite d'activité "grâce au soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar". En plus des 340 employés, le volailler génère un millier d'emplois induits.
La colère des salariés

"On nous a annoncé le dépôt de bilan. Où aller chercher du boulot maintenant puisqu'il n'y en a plus ici ?", lâche, en larmes, Didier Coant, 55 ans, au sortir de la réunion. Depuis 20 ans chez Tilly, dernièrement au "quai d'accrochage", cet ouvrier dont la mère a fait toute sa carrière chez Tilly est effondré. "Si nous on ferme, tous les commerces environnants vont en pâtir. J'aurais aimé finir ma carrière dignement. C'est pas facile à 55 ans".
"J'aurais aimé finir en beauté et pas comme ça, dit aussi Jean-Yves, un éleveur travaillant exclusivement pour Tilly et qui craint lui aussi le dépôt de bilan. 
"Notre travail, c'est toute notre vie. On n'a pas de perspectives, mais vous savez, quand on pousse les gens à bout, vous voyez ce que ça donne", menace Corinne Nicole, la déléguée CGT du groupe, évoquant sans le dire la violente manifestation des producteurs de légumes dans la ville voisine de Morlaix vendredi soir. (lien PaSiDupes)

Si ça ferme, "qu'est ce qui nous restera ? On n'a que ça. Que voulez-vous qu'on fasse? Forcément qu'on va se battre, on va aller jusqu'au bout, on n'a plus rien à perdre. A force on va tous sortir les crocs", assure Jean-Paul Mazé, éleveur finistérien pour Tilly.
Tilly-Sabco en difficulté depuis 2013

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient, principalement à la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an. Les deux groupes français Doux - lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés - et Tilly-Sabco, étaient les derniers en Europe à toucher ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.

Malgré les 15 millions d'euros d'aide étatique dégagés par la France fin 2013 en faveur de la filière, les difficultés de Tilly ont pris un tour critique cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer, faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière. Finalement, Tilly-Sabco a pu maintenir une activité réduite en septembre grâce à l'apport de 450 000 poulets par semaine à l'abattoir, soit deux jours de travail hebdomadaires, selon le syndicat CGT.



C'est donc un nouveau coup dur pour l'agroalimentaire breton. Après la liquidation judiciaire de l'abattoir du groupe Doux dans le Morbihan, le volailler Tilly-Sabco, deuxième exportateur de poulets français, avait annoncé en octobre 2013 qu'il devait suspendre sa production de poulets destinés à l'exportation, soit 90 % de son activité, à compter du 4 janvier 2014.

Le 18 juillet 2013,
Bruxelles avait décidé de supprimer les aides à l'exportation (les "restitutions") pour les petits poulets congelés, dont la France restait quasiment la seule bénéficiaire, en premier lieu les groupes Doux et Tilly-Sabco. Ces aides permettaient notamment aux poulets européens de concurrencer les volailles brésiliennes sur la scène internationale. Tilly-Sabco avait alors engagé une procédure en référé pour s'opposer à cette décision. Le groupe a été débouté en septembre.
Tilly-Sabco a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 136 millions d'euros -principalement au Moyen-Orient- et emploie 340 personnes.
Le gouvernement travaille à "maintenir l'activité", assurait Garot
Le gouvernement s'efforce de trouver des solutions pour maintenir l'activité de Tilly-Sabco, avait clamé fin octobre 2013 le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot (PS), en l'absence du ministre de l'Agriculture toujours occupé ailleurs: depuis que ce n'est plus au fonctionnement du cabinet fantôme de Hollande, c'est à sa propagande sur tous les media hexagonaux. "Nous sommes prêts à intervenir sur la base des propositions et demandes précises qu'elle voudra bien nous transmettre", avait-il promis, précisant avoir reçu à plusieurs reprises en  à tête son PDG Daniel Sauvaget.
"Les 15 millions d'euros du plan Bretagne sont notamment destinés à soutenir la filière avicole et les abattoirs", avait-il rappelé. Que reste-t-il de ces 15 millions que les contribuables ont versé au pot ?...


La Bretagne avait placé François Hollande nettement en tête du premier tour de la présidentielle de 2012, avec 31,7% des voix, loin devant Nicolas Sarkozy (25,6%) et Marine Le Pen (13,2%).

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault comptait quatre Bretons : Jean-Yves Le Drian à la Défense, Marylise Lebranchu à la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Stéphane Le Foll né au Mans mais fils d'un instituteur breton des Monts d'Arrée, à l'Agriculture, et Benoît Hamon à l'Économie.
En avril 2014, le gouvernement Valls comportait encore quatre Bretons, pour changer: Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Le Brestois d'origine Benoît Hamon était passé au ministère de l'Education, Marylise Lebranchu conservait son ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique et S. Le Foll était tellement bon qu'il était maintenu à l'Agriculture...
Les députés PS du Finistère sont Jean-Jacques Urvoas (Quimper) et Marilyse Lebranchu députée pour la circonscription de ...Morlaix et de ...Guerlesquin (1997-2012), une intime de la Ch'tite Aubry et donc se réclamant de la "gauche sociale"...

mercredi 18 décembre 2013

Trafic de viande de cheval: filière prise la main dans le caddie de la ménagère

Coup de filet dans onze départements 

Une vingtaine de personnes a été interpellée ce lundi matin dans le
cadre 
d'une enquête sur un trafic de viande dans le sud de la France.

Vingt-et-une personnes ont été interpellées lundi dans le sud de la France lors d’une vaste opération de gendarmerie visant un nouveau trafic de viande de chevaux, revendus pour la consommation après avoir servi dans l’industrie pharmaceutique, notamment chez Sanofi-Pasteur, filiale du géant pharmaceutique, Sanofi, selon des sources proches de l’enquête.

Environ 200 chevaux utilisés en laboratoire d'expérimentation,
a priori pour produire des sérums, se seraient ainsi retrouvés dans l’assiette du consommateur après falsification des documents vétérinaires. Un site de Sanofi à Alba-la-Romaine (DvG), en Ardèche, les aurait cédés entre 2010 et 2012 à un marchand de chevaux du Gard, qui les aurait ensuite vendus à un négociant de Narbonne, soupçonné d’être l’organisateur du trafic, ont indiqué ces sources, qui ne révèlent pas les identités des interpellés.

Dans une moindre mesure, le trafic concernerait aussi
des chevaux achetés à des centres équestres ou à des particuliers. Il s’étendrait à l’Espagne où l’abattoir de Gérone a été perquisitionné

Impossible de dire encore si ce trafic a mis en péril la santé des consommateurs
, a dit le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garotun incapable qui ne sert que d'escort boy dans les déplacements de Ayrault et qui n'a donc pas vu monter le mouvement des Bonnets rouges bretons contre l'écotaxe, bien qu'il ait été élu de Laval... Cependant, "cette affaire est potentiellement plus malsaine" que l’affaire Spanghero, avec laquelle elle n’a pourtant aucun rapport, a estimé une source proche de l’enquête, mais anonyme.

Le géant pharmaceutique Sanofi a indiqué avoir collaboré à l’enquête et avoir été interrogé il y a quelque temps en qualité de témoin et souligné qu'aucun des collaborateurs n’a pas été mis en cause. L’enquête et les auditions des interpellés au cours de leur garde à vue serviront à établir quand et comment les documents vétérinaires ont été falsifiés et dans quelle mesure Sanofi ignorait de tels agissements, a-t-elle dit.

Interpellations à l'heure des huissiers

A table et bon appétit !
Parmi les personnes interpellées en Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées figurent le négociant de Narbonne et au moins un proche, plusieurs autres négociants en viande, des vétérinaires et un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence.

Les gendarmes se sont ainsi rendus au petit matin chez le négociant de Narbonne pour l’interpeller, puis se rendre avec lui à l’abattoir municipal. Là, ils ont procédé à des fouilles et emporté des documents. Ils ont ensuite saisi de la viande dans une boucherie de Narbonne, qui pourrait appartenir au mis en cause anonyme, avant de la charger dans un camion frigorifique.
Une centaine de gendarmes a ainsi été mobilisée dans l’Aude, le Gard, l’Hérault, les Alpes-de-Haute-Provence, le Cantal, la Haute-Loire le Puy-de-Dôme, la Drôme ou le Tarn-et-Garonne, pour procéder aux interpellations et mener des perquisitions dans des bureaux ou des abattoirs.

Une dénonciation anonyme

"Nous n’y sommes pour rien", a assuré la directrice du petit abattoir de Narbonne, Myriam Patrice, que la presse n'a ni anonymée, ni rebaptisée. Le négociant placé en garde à vue n’était qu' "un usager de l’abattoir", a-t-elle dit. "Il y louait des bureaux et des frigos et y faisait abattre ses chevaux, sous le contrôle d’inspecteurs vétérinaires".

C’est une dénonciation anonyme adressée fin 2012 à la direction audoise de la protection des populations qui a déclenché l’enquête, aujourd’hui confiée à la section de recherches de Montpellier dans le cadre d’une information judiciaire dirigée par un juge du pôle santé de Marseille.

Sanofi Pasteur a précisé avoir revendu autour de 200 chevaux depuis trois ans, en général à des écoles vétérinaires, des particuliers et des professionnels. Les bêtes, "identifiées avec des puces électroniques, pour la traçabilité", ne présentent pas de danger pour la consommation humaine, a assuré un porte-parole de Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe. Il est précisé dans leur certificat de vente "que ces animaux ne doivent pas intégrer la filière alimentaire, non pas parce qu’il y a un danger mais par mesure de précaution", a-t-il expliqué.
Ces chevaux n’étaient pas utilisés pour des tests de laboratoire, mais pour fabriquer des médicaments, des "sérums équins purifiés" servant ensuite d’anticorps antirabiques (rage), antitétaniques (tétanos) et antivenimeux, souligne Sanofi Pasteur.

L'évocation du précédent Spanghero cache-t-elle une filière halal ? 

Cette affaire risque d’éprouver à nouveau la filière de viande de cheval. Celle-ci avait été durement touchée par la révélation, début 2013 qu’une entreprise de l’Aude, Spanghero, revendait de la viande de cheval pour du bœuf. Cette viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des grandes marques ou la grande distribution.

Certains observateurs estiment que cette multiplication des affaires autour de la viande pourrait être la conséquence de l'explosion du marché halal qui pèse désormais près de cinq milliards d'euros. Ces chiffres sont d'ailleurs contestés notamment par la Grande mosquée de Paris, qui les jugent surévalués. Mais à mesure qu'il grandit et que ses acteurs se multiplient, le marché échappe toujours à une réglementation incontestée, malgré les consignes édictées par les trois plus grandes mosquées de France (Paris, Lyon et Evry).

L'anonymat qui entoure les interpellés accrédite la thèse d'une filière halal suspecte. La montée du sectarime altermondialiste encourage un engouement nouveau. "Chacun son travail, chacun son métier. Vous n'imaginez pas, dans la filière bio, qu'un éleveur certifie lui-même sa viande", se défend Mustafa Mahmoud, qui dirige un organisme de certification en Eure-et-Loir, et qui milite pour que le label halal devienne incontestable. "Il faut des organismes indépendants et un cahier des charges unique, comme pour le 'label rouge'", qui atteste de la qualité supérieure d'un produit en France, ajoute-t-il.
Pour la sociologue Dounia Bouzar, les consommateurs sont victimes du succès du marché halal. "On assiste à des dérives purement mercantiles parce que certains ont bien vu les possibilités de profit", explique l'universitaire, qui déplore que le qualificatif "halal" soit aujourd'hui accolé à toutes sortes de produits alors qu'il devrait être réservé à la viande. Depuis une dizaine d'années, elle constate également "une surenchère identitaire" à laquelle les écologistes radicaux ne sont pas étrangers: des jeunes qui ne respectent aucune autre obligation musulmane et qui, par exemple, boivent de l'alcool, exigent de manger strictement halal.

Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, a insisté pour distinguer la nouvelle affaire du scandale Spanghero. 
Hamon le prouve.
Pas de cheval au gouvernement:
que des bourrins à la réforme
"C’est différent: là il pourrait s’agir d’un problème sanitaire", a-t-il banalisé sur RTL. "Nous avons depuis le début de l’année mis sous surveillance la filière viande et la filière poisson en France" pour rétablir la confiance, a-t-il assuré. Le ministre totalitaire met en évidence son propre échec
"La France est le premier pays en Europe à avoir inscrit dans sa loi l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés. Nous attendons maintenant de Bruxelles qu’elle nous donne le feu vert, je l’espère en janvier prochain", s'est félicité le ministre.
Avec le résultat que déplorent les consommateurs dont il est censé assurer la protection sanitaire...