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jeudi 28 décembre 2017

Discrimination entre chômeurs : "rien de choquant" pour Macron, quand l'opposition s'indigne

Le fêtard du château de Chambord prône la "rigueur"...

Macron se prépare à renforcer le contrôle des inscrits à Pôle Emploi.

Emmanuel Macron a aussitôt réagi depuis son lieu de vacances de Bagnères-de-Bigorre  (Hautes-Pyrénées), où il coule des jours heureux en vacances de neige à La Mongie, à l'indignation suscitée par la suspicion à l'encontre de certains chômeurs et au durcissement des contrôles qui les cibleront, avec la volonté hypocrite de les "responsabiliser". "Il n'y a rien de choquant, a-t-il jugé, le mercredi 27 décembre, avant de se retrancher derrière l'exemple étranger: "C'est ce que font tous les pays qui nous entourent et je crois qu'il y a un fort consensus autour de ça", a justifié le chef de l'État au micro de LCI. Une série d'assertions qui pouvaient donc attendre son retour au travail ?
A noter que les pays voisins qui se situe sous la barre des 7% de chômage sont la République Tchèque où il est estimé à 2,9%, l'Islande (2,8%), Malte (4,2%), la Pologne (4,7%), la Roumanie (5,1%), le Luxembourg (6%) mais surtout le Royaume-Uni (4,2%) et l'Allemagne. Cette dernière affiche l'un des taux les plus bas de l'Union Européenne, avec 3,6% de chômage sur le mois d'août. Mais il faut préciser que ces deux pays pratiquent massivement l'intérim.
La France arrive également derrière la Slovaquie, la Lituanie, dont le taux est évalué à 7,5% et la Belgique, qui présente 7,3% de chômeurs, et qui font partie des nations dont la France veut se rapprocher sur le long-terme.
En vacances dans la station pyrénéennes, le chef de l'État a encore tenté de se justifier en rappelant que "ce sont les engagements de campagne qui sont tenus" et sont censés encourager le retour à l’emploi, la mesure est déjà promise à une  controverse durable… L'exécutif veut multiplier par cinq les effectifs des services de Pôle emploi dédiés à cette traque.

A la tombée de la nuit et sous la neige,
Macron a même trouvé un journaliste pour recueillir sa parole jupitérienne :


Comme un vulgaire député LREM 
(repéré par le député socialiste Arnaud Mouillard), Damien Adam, un cadre de 28 ans au Crédit agricole (SA de banques régionales coopératives et mutualistes) , qui dénonça ceux qui "partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage",
Paris Normandie du 7/11/2017
Macron assume le lancement de la traque des chômeurs réfractaires au travail. 
"Nous souhaitons que les demandeurs d'emploi se disent que la nation leur fait confiance à condition de respecter les règles", poursuit le néo-député de Seine-Maritime, visiblement très inspiré par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Ce dernier avait déjà jugé à la mi-octobre que "la liberté, ce n'est pas de bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances". Une sortie qui avait révélé la mentalité du parti présidentiel.
Or, sur un an, il n'a pas baissé de manière significative

"Il y a une indemnisation, mais
il faut s'assurer que chacune et chacun recherche bien l'emploi qui peut être offert, a asséné Emmanuel Macron. Et que lorsque l'emploi correspond à ses compétences, il le prend". "S'il n'y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays", a-t-il ajouté alors que sa volonté de discrimination était rappelée par le Canard enchaîné  dans son numéro daté du mercredi 27 décembre, à partir d'un document de travail - une note interne du directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud - qui aurait fuité dans sa boîte aux lettres, sur le durcissement du contrôle des chômeurs.

"Mettre des règles ne veut pas dire qu'il y a une suspicion derrière chacun", estime le président, inquiet de l'impopularité de son projet. Il pense justifier la "rigueur" de ces nouvelles mesures par son s'inscription dans un plan d'ensemble pour l'emploi, lequel prend une tonalité coercitive préoccupante. 

Il va donc distribuer l'argent du contribuable pour la formation des tireurs au flanc !
"On va investir 15 milliards d'euros pour former les Françaises et les Français qui sont au chômage parfois depuis plusieurs années et qui n'arrivent pas à retrouver un emploi", a-t-il soutenu.

Dans un entretien avec le quotidien espagnol El Mundo mercredi, Emmanuel Macron a estimé que
l'assouplissement du Code du travail permettrait d'enregistrer des "résultats significatifs" sur la baisse du chômage", au bout de 18 à 24 mois".

Violence des réactions à l'extrême gauche
Ils nous font le coup tous les (deux) ans  : un marronnier ?
"On a un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs" plutôt qu'au chômage, a lancé mercredi 27 décembre sur franceinfo le député La France insoumise (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, en réaction aux propos du président Macron qui a affirmé que le contrôle des chômeurs est "normal" et qu'il n'y a "rien de choquant".  
"C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité", a ajouté cet ex-conseiller clientèle-entreprises pour EDF à Lille. 
"La réalité du chômage, le gouvernement ne s'y attaque pas", estime Adrien Quatennens. "Le chômage tue directement 14.000 personnes par an en France. La réalité du chômage, c'est des familles qui se paupérisent, des échecs scolaires, des inégalités qui se reconduisent. On a un gouvernement qui laisse croire que la responsabilité première du chômage, c'est celles et ceux qui abusent." Selon le député, "plus de 98% des offres de Pôle emploi trouvent preneur."

Adrien Quatennens estime que le gouvernement "culpabilise les chômeurs" tout en appelant "sans cesse à faire le pari de la confiance dans des politiques libérales comme les ordonnances ou cette politique qui vise à libérer prétendument le capital pour relancer l'activité. Cela ne marche pas." 
Pour le député, "la grande majorité des personnes qui sont en souffrance et en recherche d'emploi, sont en recherche active." Le vrai problème du chômage en France, "c'est un problème de manque d'activité", explique encore Adrien Quatennens. "Il faut créer de l'emploi. C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité."

Les syndicats montent au créneau

"L’objectif des équipes de contrôle, ce n’est pas seulement de radier, c’est aussi de remotiver, remettre en selle des demandeurs d’emploi qui perdent pied, souligne Michel Breuvart, cadre du syndicat SNU-FSU de Pôle Emploi. Si les nouveaux contrôles ont la même démarche, ça peut s’entendre. Si la finalité est de radier, on ne sera pas d’accord. Il y a un fantasme autour des offres d’emploi rejetées, alimenté par ces employeurs qui recherchent en vain le mouton à cinq pattes, très qualifié, pas cher et souple sur les horaires. La réalité, c’est que 92% des offres sont des contrats de moins de six mois".


Libération mentionne l'indignation du FN sans le citer

L'Express re-twitte le PS

"Sans surprise", selon l'hebdo, " le Parti socialiste et la France insoumise sont au premier rang de la contestation. Le PS demande au président de la République et au Premier ministre de ne pas laisser à Pierre Gattaz le rôle de conseiller social de l'exécutif" : 


"Le chômeur est un suspect"
"La start-up de l'Élysée est diaboliquement créative en cette fin d'année : elle trie et expulse à tour de bras les migrants et promet pour 2018 de mieux contrôler et mieux punir les chômeurs #Thatcher #Malveillance #indignité", a violemment dénoncé l'amer Benoît Hamon, candidat laminé à la présidentielle, qui a quitté le PS pour fonder son officine, le mouvement Génération.s.


Le PCF dénonce, lui, ce "macronisme" pour qui "le chômeur est un suspect qui doit être étroitement surveillé": promesse de goulag ?  "A en croire E. Macron et le gouvernement, après une 'liberté' donnée au patronat via la casse du code du travail, la réforme sur l'assurance-chômage devait 'rééquilibrer' les choses, avec davantage de 'sécurité' pour les salariés", ironise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. 

Du côté de LFI (La France insoumise de Mélenchon), le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière - le même qui squattait un logement social de la Ville de Paris - récuse
une manoeuvre pour "rayer" des chômeurs de Pôle emploi et "pouvoir dire après 'regardez, grâce à nous, le chômage a reculé'". "Actuellement, un chômeur sur deux ne touche pas d'indemnités. Par ailleurs, ce que l'on appelle l'indemnité chômage, ce sont des cotisations. Personne n'a rien volé, les gens ont cotisé pour avoir droit à ça", a-t-il assuré ce jeudi sur RTL. A supposé que les bénéficiaires aient effectivement cotisé...

Le Front national dénonce lui aussi cette discrimination. Son porte-parole, Jordan Bardella, rejette une
"suspicion généralisée" sur "des victimes du chômage de masse", plaidant à la place pour "un ciblage des fraudeurs notoires". 

Dans un communiqué, le président des Patriotes, Florian Philippot, dénonce enfin une "tentative de culpabilisation" des chômeurs et "une manoeuvre cynique et populiste du gouvernement qui cherche à monter les petits contre les petits."

Un premier bilan des contrôles effectués par Pôle emploi a été dévoilé début novembre : 86 % des chômeurs inscrits s’acquittaient convenablement de leurs obligations, les 14 % restants ayant été radiés en cours de route: de quoi faire baisser ponctuellement les statistiques du chômage en novembre... Parmi ces derniers, seuls 40 % étaient indemnisés, 23 % relevant du régime de solidarité et 36 % ne touchant rien. D'où la question non traitée du travail au noir. 
Au final, de quoi relativiser un phénomène parfois évoqué en termes fantaisistes.

vendredi 15 décembre 2017

Pour l'anniversaire d'Emmanuel Macron, il a fallu le château de Chambord

Macron n'était pas disponible pour les écoliers grièvement blessés dans la collision de Millas

Pour ses 40 ans, Macron a fait privatiser le château de Chambord 

Image illustrative de l'article Château de ChambordNé un 21 décembre, Emmanuel Macron fête ses 40 ans samedi 16 décembre dans le château royal de François Ier à Chambord, joyau architectural du Loir-et-Cher, selon une information de La Nouvelle République, confirmée par des proches du président. Accompagné de Brigitte, son épouse sexagénaire, et des enfants et petits-enfants de la retraitée, le président passera le week-end à  la Maison des réfractaires, ancienne maison forestière (ci-dessous) transformée en deux gîtes pouvant accueillir jusqu’à huit personnes chacun. 

Un "week-end privé", insiste l’Elysée
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Résultat de recherche d'images pour "Maison des réfractaires"Son entourage précise que Macron financera cet hébergement sur ses "deniers propres", "moins de mille euros", détaille l’un de ses proches.
 
Le chef de l’Etat est arrivé vendredi soir à Chambord où l'attendaient en pleine forêt des présidents de fédérations de chasse ayant traqué le sanglier lors d’une "battue de régulation" comme il en existe une douzaine par an sur le domaine. Devant ses invités et un tableau de chasse, il a réaffirmé son attachement à cette pratique. "C’est la première fois depuis quarante ans qu’un président de la République vient en forêt à la fin de la chasse", se réjouit le lobbyiste Thierry Coste, qui a conseillé le candidat d’En marche !.
Les 'chasses présidentielles' ont été remplacées en 2010 par des "battues de régulation" qui continuent d’attirer grands élus et grands patrons, mécènes et hauts fonctionnaires. Pendant la campagne, M. Macron s’était déclaré favorable à la "réouverture" de ces chasses de prestige en assumant de les utiliser comme instrument d’influence de l’Etat et de rayonnement de la culture française. 

A l’issue de son discours, Macron ne s'est  pas mêlé au dîner qui se tenait au château, au son des cors de chasse. "Il est parti manger une crêpe au village", suppute un invité. 

Macron célébrera ses 40 ans dans un salon du château, samedi soir
 
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Né il y a cinq cents ans du caprice d’un roi, Chambord est un symbole de la puissance royale et emblème de la Renaissance, désormais placé sous la haute autorité du président de la République. Il visitera le château au cours du week-end et en profitera pour se rendre au zoo de Beauval voisin pour y voir le bébé panda que son épouse Brigitte a "baptisé" au début du mois de décembre. 

Macron a placé un noble à la présidence du Domaine de Chambord 
Image associée
Ces festivités présidentielles interviennent alors qu’un nouveau président du conseil d’administration du Domaine de Chambord vient d’être nommé : Augustin de Romanet de Beaune, 56 ans, ex-patron de la Caisse des dépôts, le président des Aéroports de Paris (groupe ADP) appartient à une famille anoblie par Louis XIV en 1644. Il succède au député socialiste de la Mayenne (Nouvelle Gauche) Guillaume Garot, un roturier. Ce dernier était atteint par la règle de non-cumul entre la fonction de parlementaire et la présidence d’un établissement public à caractère industriel et commercial. 
Il est le frère aîné d'Antoine de Romanet (55 ans, neveu de Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne) que le pape François a nommé évêque aux armées françaises le 28 juin 2017.

Le domaine est géré par le directeur général du domaine, Jean d’Haussonville, 49 ans, haut fonctionnaire appelé au Ministère des Affaires étrangères par Renaud Donnedieu de Vabres, et conseiller auprès du ministre de la Culture et de la Communication.
Romanet sera surtout chargé de veiller à l’attractivité du château, haut lieu culturel et touristique, dont on fêtera en grande pompe les 500 ans en 2019, et qui accueillera la même année un sommet franco-italien. Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, Chambord, qui s’autofinance à 90 %, se prépare à recevoir plus d’un million de visiteurs par an. 
Les architectes et décorateurs Dominique Perrault, Jean-Michel Wilmotte et Jacques Garcia ont été associés à la préparation du 500e anniversaire de la pose de la première pierre. Le premier organisera un concours d’architecture virtuel (sur le thème "Comment finirait-on le château aujourd’hui ?"). Le deuxième construira un chai autour des 14 hectares de vignes récemment plantées. Le troisième terminera un décor mobile guidant les visiteurs depuis le donjon jusqu’à la chambre du roi, qui sera restaurée. "Garcia, Perrault et Wilmotte, la sainte trinité de Chambord !", sourit Haussonville, vantant ce "mécénat de compétence".

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Romanet abandonne son siège de président du Conseil d’orientation du domaine Un proche d’Emmanuel Macron, le sénateur de Côte-d’Or François Patriat, 74 ans (ci-contre), lui succédera. Vétérinaire de métier, mais pourtant chasseur, ce soutien de la première heure qui ne pouvait prétendre à la présidence du conseil d’administration, étant parlementaire et atteint par la limite d’âge fixée pour cette fonction, voit donc un rêve se réaliser. Patriat, qui annonça dès 2016 se mettre "en marge du PS" et "en marche pour Emmanuel Macron", est menacé d'expulsion du PS.

vendredi 3 juin 2016

Inondations: les Anglais se gaussent des malheurs de la France

La presse anglaise ironisait jeudi sur le sort de la France

"Qu’est-ce que la France [ou Hollande] a fait au bon Dieu" ? 

(The Independent)
 "Après les attaques terroristes et des grèves largement suivies, de nombreuses régions de France font face à d’importantes inondations à neuf jours du début de l’Euro de football," analyse le journal britannique The Independent (centre gauche, seulement en version électronique).  
La (statue de la) liberté en "état d'urgence"
Alors que la préfecture de police et la mairie socialiste ont finalement lancé une "cellule de crise" et probablement ressorti leurs "cellules psychologiques", le journal décrit des scènes apocalyptiques observées dans la capitale : "la Seine a atteint le haut des arches des ponts ", certains quais sont fermés", "une partie de la voie George Pompidou, a été fermée"... 

En revanche, les pouvoirs publics minorent, notant que "ça va mieux" qu'en 1910. Ce qui fait sourire nos voisins: "experts say there is no immediate threat to the French capital" [les experts déclarent qu'il n'y a pas de menace immédiate sur la capitale française]


Les inondations avaient alors duré 45 jours en janvier 1910.


VOIR
un montage de documents issus des réseaux sociaux: 




"Qu’est-ce qui peut encore arriver en France : une invasion de grenouilles ? "
 

The Independent n'a pas hésité à déverser son humour anglais, faisant allusion à notre sobriquet  de "froggies" (mangeurs de grenouilles)... 

Pourtant, la situation ne s’améliorait pas.
A Paris, l’eau monte encore. D’après les services de prévention, la crue de la Seine "pourrait atteindre 6,20 mètres" ce vendredi après-midi. Si c’était le cas, le fleuve atteindrait un niveau sensiblement égal à celui de la dernière grande crue de 1982. 

Le château de Chambord
Actuellement dix départements sont placés en vigilance orange inondations: la Seine-et-Marne (77), dont l’alerte rouge a été levée ce matin, le Loiret (45), le Loir-et-Cher (41), l’Indre-et-Loire (37), l’Indre (36), le Cher (18), le Val d’Oise (95), les Yvelines (78), l’Essone (95) et Paris (75). 

VOIR
les vues du château de Chambord prises par un drone:


Environ 20.000 foyers restaient privés de courant vendredi matin
en raison des inondations, a indiqué le gestionnaire du réseau français de distribution d’électricité Enedis. En tout, 20.000 foyers ont été évacués. 

La crue touche les musées de la capitale. Ainsi le Musée d’Orsay, le Louvre et la Bibliothèque nationale François-Mitterrand ont fermé leurs portes. Les oeuvres menacées doivent être transportées à l’abri. Le Louvre a finalement entrepris de déplacer près de 200.000 oeuvres qui se trouvaient dans les réserves en sous-sol. Face aux importants dégâts matériels, "l’état de catastrophe naturelle sera reconnu" dès mercredi 8 juin, a promis François Hollande. 
Inondations : Hollande avec les sinistrés
Déjà en juin (2013), le président des inondations 
et de la commémoration de Verdun,
dans la boue des tranchées la gadoue du Sud-ouest inondé

La presse hexagonale banalise en notant que la France n’est pas le seul pays touché par les inondations.
Valls, mocassins à glands au sec,
empathique devant les caméras
Pour ne pas dorer sur tranche son image de président des catastrophes, Hollande a préféré envoyer son premier ministre à Nemours.
Le président de la République, François Hollande, a, quant à lui, choisi de rencontrer les équipes du musée du Louvre, dans la nuit...


L’Allemagne et l’Autriche subissent aussi des intempéries importants causant des inondations mortelles. 

Mais qu'est-ce qui fait que les crues chez nos voisins ne déclenchent pas les sarcasmes anglais ? La différence serait-t-elle Hollande ?


dimanche 21 décembre 2014

Agoraphobie de Hollande, le président qui va au devant des Français par surprise

Et Valls s'est rendu en Bretagne sans voir les Bretons

Visite surprise de François Hollande au château de Chambord


Vendredi 19 décembre 2014, le château royal était placé sous la haute protection de l'Élysée pour la visite impromptue du chef de l'État, avant de déjeuner avec des Français  élus. La dernière visite présidentielle dans ce lieu majestueux date de 1987 : François Mitterrand y était alors accompagné du chancelier Allemand Helmut Kohl.
VOIR et ENTENDRE la visite en petit comité:
A-t-il peur de la rue ?
Alors que le service de presse annonce des entretiens - filtrés et sans journalistes ni micros et caméras - du chef de l'État avec des Français qui le sollicitent par courrier, Hollande a fait ce vendredi matin une visite surprise au château de Chambord, encore un déplacement hors agenda et hors saison dans une résidence royale (en cours de restauration) classée au patrimoine de l'Unesco et placée sous la "haute protection" du chef de l'État, mais symbole historique des fastes "bling bling" du roi François 1er aux grandes heures de la Renaissance.


Le président, rentré à Paris dans la nuit de Bruxelles après un sommet européen écourté, a "saisi l'occasion" pour visiter le domaine, indique-t-on à l'Élysée, bien qu'il ne fût pas situé sur le trajet. Il a été accueilli vers 11h par des élus locaux et son directeur général, Jean d'Haussonville. Le nouveau président de Sénat Gérard Larcher (UMP), qui préside le conseil d'administration du domaine de Chambord, était également présent, précise Europe 1. En revanche, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, n'était  pas conviée...

Visite surprise de François Hollande à Cahors

Le 13 décembre
, le président a fait une apparition à Cahors, dans la capitale du Lot
, où le président a donné  le coup d'envoi d'une course de l'Ekiden, marathon-relais venu tout droit du Japon, au profit de la maladie orpheline de la chorée de Huntington, a constaté en dernière minute un correspondant de l'AFP. Le chef de l'État a posé aux côtés de coureurs et de bénévoles, a indiqué la Dépêche du Midi. Visiblement en campagne pour les élections cantonales de mars prochain François Hollande a joué sur les mots, ajoutant finement que, "même si la course de ce soir est un relais, moi je n'ai pas décidé de passer le relais"... 
Le président est ensuite parti pour Gramat (Lot) où il devait rencontrer des représentants de la filière ovine et dîner ensuite avec une quinzaine d'élus lotois. Son retour à Paris était prévu dans la nuit, prétend-on, mais chacun sait que la famille de Julie Gayet possède un château dans le Gers, à moins de deux heures.

En Bretagne, les Bretons n'ont pas vu Valls

Le premier ministre de Hollande était en visite en Bretagne le jeudi 18 et les Bretons ne le savaient pas. C'était à l'occasion du premier anniversaire du Pacte d'avenir pour la Bretagne, lancé en plein mouvement de contestation des "bonnets rouges". Il a quitté Rennes au petit matin, vendredi, pour Josselin, Morbihan.
Son déplacement à Josselin avait été tenu secret. 
Le 19 décembre, Valls était aussi en visite surprise, à l'abattoir Gad, repris récemment par le groupe Intermarché. Il n'a fait que rencontrer le PDG de l'entreprise et des salariés tranquilles du syndicat CFDT. Les 225 salariés sacrifiés n'étaient pas conviés.


FO-CGT-Sud-Solidaires-UNEF se sont invités
Des rassemblements à l'appel de l'intersyndicale ont ponctué la venue du Premier ministre, réunissant plusieurs centaines de personnes. "On manifeste parce qu'on veut mettre un contenu social, économique et industriel dans le Pacte d'avenir pour la Bretagne, qui n'en a pas", a déclaré à Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT. 
Parmi eux, se trouvait une dizaine de "bonnets rouges" que les syndicalistes n'ont pas autorisés à s'exprimer au micro.