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vendredi 24 juin 2016

Brexit: la promesse du chaos n'a pas fait trembler les Anglais

Il n'étaient pas dans la zone euro;
ils ne sont plus dans l'U.-E. non plus


Les quotidiens britanniques, dont certains s'étaient prononcés publiquement en faveur ou contre le Brexit, ont publiés des Unes marquantes ce vendredi, jour historique.
"We're out" ("Nous sommes sortis", ci-dessus), titre ce vendredi matin le tabloïd Daily Mirror, alors que les votes en faveur de la sortie de l'Union européenne l'ont emporté au Royaume-Uni. "Les Britanniques ont voté pour quitter l'Union européenne. La livre est en chute libre", sous-titre le journal populiste. 

Le Daily Mail a utilisé la même expression, "Nous sommes sortis". 
"Après 43 ans, le Royaume-Uni s'est libéré des entraves de l'Union européenne. Le Premier ministre bousculé après que les votants ont rejeté son projet. L'urgence de sortir a fait plonger la livre à son taux le plus bas depuis 31 ans", écrit-il pareillement.
"Nous sommes sortis", titre le Daily Mail.

Pour le bimensuel britannique The Economist, il s'agit d'une "fracture tragique"

"See EU later" ("A bientôt l'Union européenne")

C'est le jeu de mots ironique en titre du Sun
(See you later), qui s'était publiquement engagé en faveur du Brexit.
Le Sun était pro-Brexit.

Le Sun était pro-Brexit

"Jour historique pour le Royaume-Uni", titre le Daily Express.
"Jour historique pour le Royaume-Uni", titre le Daily Express.
"Jour historique pour le Royaume-Uni", titre le Daily Express.

D'autres media (centre gauche), comme The Guardian, Metro UK ou The Times ont bouclé leurs Unes sans attendre de connaître les résultats, et leur légèreté en circonstances "historiques" donne des titres très vagues. 

The Times, qui s'est engagé contre la sortie, a imprimé ses pages en pensant que les anti-Brexit avaient perdu, en se fiant au tout dernier sondage de la veille ! "Ce n'est pas passé loin pour le Royaume-Uni", titre donc le "très sérieux" journal (dixit la presse) ...

Le Times pensait jusqu'à son bouclage que le Brexit ne serait pas voté.

Le Times pensait jusqu'à son bouclage que le Brexit ne serait pas voté.

"On se dirige vers un Brexit", écrit quant à lui Metro UK, qui cite le leader de l'UKIP (Parti de l'indépendance du Royaume-Uni), Nigel Farage, député européen et coprésident du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD): " nouveau jour se lève".

La Une de Metro sur le Brexit.

"Les dirigeants de partis tendent la main à une nation divisée après l'amère référendum sur l'Union européenne", écrit dans sa Une The Guardian, anti-Brexit a priori, avant même d'avoir les résultats... Ainsi va la presse socialiste.

Le Guardian, qui s'est prononcé contre le Brexit, a publié sa Une sans connaître les résultats.

vendredi 3 juin 2016

Inondations: les Anglais se gaussent des malheurs de la France

La presse anglaise ironisait jeudi sur le sort de la France

"Qu’est-ce que la France [ou Hollande] a fait au bon Dieu" ? 

(The Independent)
 "Après les attaques terroristes et des grèves largement suivies, de nombreuses régions de France font face à d’importantes inondations à neuf jours du début de l’Euro de football," analyse le journal britannique The Independent (centre gauche, seulement en version électronique).  
La (statue de la) liberté en "état d'urgence"
Alors que la préfecture de police et la mairie socialiste ont finalement lancé une "cellule de crise" et probablement ressorti leurs "cellules psychologiques", le journal décrit des scènes apocalyptiques observées dans la capitale : "la Seine a atteint le haut des arches des ponts ", certains quais sont fermés", "une partie de la voie George Pompidou, a été fermée"... 

En revanche, les pouvoirs publics minorent, notant que "ça va mieux" qu'en 1910. Ce qui fait sourire nos voisins: "experts say there is no immediate threat to the French capital" [les experts déclarent qu'il n'y a pas de menace immédiate sur la capitale française]


Les inondations avaient alors duré 45 jours en janvier 1910.


VOIR
un montage de documents issus des réseaux sociaux: 




"Qu’est-ce qui peut encore arriver en France : une invasion de grenouilles ? "
 

The Independent n'a pas hésité à déverser son humour anglais, faisant allusion à notre sobriquet  de "froggies" (mangeurs de grenouilles)... 

Pourtant, la situation ne s’améliorait pas.
A Paris, l’eau monte encore. D’après les services de prévention, la crue de la Seine "pourrait atteindre 6,20 mètres" ce vendredi après-midi. Si c’était le cas, le fleuve atteindrait un niveau sensiblement égal à celui de la dernière grande crue de 1982. 

Le château de Chambord
Actuellement dix départements sont placés en vigilance orange inondations: la Seine-et-Marne (77), dont l’alerte rouge a été levée ce matin, le Loiret (45), le Loir-et-Cher (41), l’Indre-et-Loire (37), l’Indre (36), le Cher (18), le Val d’Oise (95), les Yvelines (78), l’Essone (95) et Paris (75). 

VOIR
les vues du château de Chambord prises par un drone:


Environ 20.000 foyers restaient privés de courant vendredi matin
en raison des inondations, a indiqué le gestionnaire du réseau français de distribution d’électricité Enedis. En tout, 20.000 foyers ont été évacués. 

La crue touche les musées de la capitale. Ainsi le Musée d’Orsay, le Louvre et la Bibliothèque nationale François-Mitterrand ont fermé leurs portes. Les oeuvres menacées doivent être transportées à l’abri. Le Louvre a finalement entrepris de déplacer près de 200.000 oeuvres qui se trouvaient dans les réserves en sous-sol. Face aux importants dégâts matériels, "l’état de catastrophe naturelle sera reconnu" dès mercredi 8 juin, a promis François Hollande. 
Inondations : Hollande avec les sinistrés
Déjà en juin (2013), le président des inondations 
et de la commémoration de Verdun,
dans la boue des tranchées la gadoue du Sud-ouest inondé

La presse hexagonale banalise en notant que la France n’est pas le seul pays touché par les inondations.
Valls, mocassins à glands au sec,
empathique devant les caméras
Pour ne pas dorer sur tranche son image de président des catastrophes, Hollande a préféré envoyer son premier ministre à Nemours.
Le président de la République, François Hollande, a, quant à lui, choisi de rencontrer les équipes du musée du Louvre, dans la nuit...


L’Allemagne et l’Autriche subissent aussi des intempéries importants causant des inondations mortelles. 

Mais qu'est-ce qui fait que les crues chez nos voisins ne déclenchent pas les sarcasmes anglais ? La différence serait-t-elle Hollande ?