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mardi 18 juillet 2017

Les fautes de français de Macron ne passent pas inapperçues sur Twitter

Emmanuel Macron n'a ps les moyens intellectuels de défendre la langue française 

Florian Philippot se paie Emmanuel Macron sur ses négligences en français

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a retweeté un tweet du candidat Macron, publié le jeudi 27 avrilpour en tacler la forme. Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, les acteurs politiques sont en effet hyper-vigilants ou possèdent une orthographe naturelle dont le banquier riche de multiples qualités. Mais c'est une carence qui est cette fois mise au jour sur Twitter. Ajoutée aux autres, politiques, dénoncées aujourd'hui, maintenant qu'il occupe le palais de l'Elysée.

Ainsi Florian Philippot n'a-t-il pas manqué de pointer la superficialité de celui qui a épousé sa professeure de français. S'il a bien retenu ses cours de théâtre, il a dû en revanche avoir des absences pendant ceux de lettres. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron a la pêche"
Emmanuel Macron s'en prenait à Marine Le Pen : "Madame le pen se promène à la pêche. Bonne promenade. La sortie de l Europe qu elle propose c est la fin de la pêche française. Pensez y. EM", dézinguait ainsi le ministre de l'Economie, déjà candidat d'En Marche, que la photo montre ci-contre dans la barque du patron pêcheur d'anguilles Roland Guerrero, à Lunel dans l'Hérault, le 27 juin 2017, au cours d'une partie de pêche sous l'oeil admiratif du photographe de France Télévisions accrédité au Château, à l'occasion du congrès de l'association des maires petites villes (que préside le larvaire ardéchois O. Dussopt) à la Grande-Motte (Hérault) 

et en campagne dans le Gard, les 25 et 26 mai, puisqu'il profita de ce déplacement gouvernemental pour soutenir la torera à cheval et éleveuse de toros, Marie Sara. Les efforts déployés par le Premier ministre pour soutenir Marie Sara... en vain ! "J’ai donné mon hippocampe porte-bonheur au nouveau Président", déclara Guerrero...

La ponctuation indigente du tweet donne probablement un genre au troll "illettré" (revanche des salariées de GAD), mais pas seulement, comme n'a pas manqué de faire remarquer Florian Philippot, en retweetant la preuve. "Il perd totalement ses nerfs. Ainsi que sa ponctuation et ses majuscules. Pensez-y." 

Les internautes macroniens ont aussitôt lâché leurs commentaires.
Image associée
Certains y ont trouvé un côté très décalé à l'argument du député européen. "Et plutôt que de vous attaquer sur la ponctuation, essayez de trouver des arguments sur son programme, c'est préférable", a ainsi défié un maître du sujet.
"Wow!!! Vos arguments sont puissants!!!", ironise puissamment un autre : cette puissance est en effet fonction du nombre d'emoticons et de points d'exclamation. Un comble, en la circonstance!!!!
"Votre présidentielle ou vous trollez à coup de Bescherelle là non c'est trop pour moi." A l'évidence... (seulement trois, c'est la règle) 
"Faut lui pardonner, c est un ado, il est trop habitué aux SMS ", raille un autre.

Mais Macron peut faire encore plus fort

Le candidat 
Macron lâcha une perle dans son mail d’annonce. Datée du 16 novembre 2016, sa lettre d’information du mouvement politique 'En Marche !' justifie sa réputation de lettré. Premier trébuchement : si Jupiter contrôle tout, son Français lui échappe...

Correction à l'attention des twittos : "Vous pouvez compter sur moi".
Jupiter est-il moins mauvais avec les chiffres ?

Cerise sur le gâteau de Brigitte, sa prof de lettres
On sait partout dans le monde - sauf peut-être à Las Vegas - que la culture française n'est ni un concept, ni un corps mort et on y aime la France pour sa culture. Seul l'ancien secrétaire général adjoint de Hollande en meeting à Lyon pouvait l'ignorer. Le dimanche 5 février 2017, se croyant sans doute dans un salon bobo parisien, ce bel esprit lança : "Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse".

Autre chose ?
Selon ce recalé récidiviste au concours d'entrée à l'École normale supérieure (ENS) (mais pourtant détenteur d'une une maîtrise de philosophie sur ...Machiavel), une culture en France serait la conséquence d'un reniement profond qui contient implicitement le renoncement à une langue française au profit d'une langue en France qui serait par nature diverse: cessant d'être comprise de toutes et tous, elle serait un dialecte.

jeudi 15 juin 2017

Richard Ferrand (REM), épinglé dans une nouvelle opération immobilière ?

Ferrand, ministre ou agent immobilier ? 

Le ministre de la Cohésion des territoires se serait enrichi en revendant un bien appartenant au ...PS
Chaque député touche une indemnité représentative de frais de mandat de 5 770 euros brut pour couvrir ses frais professionnels.
Pendant ses opérations immobilières, le député n'est pas dans l'hémicycle :
il doit être en commission...
L'élu du Finistère aurait revendu une partie de sa permanence parlementaire achetée avec des fonds publics, révèle Mediapart. Le chouchou du président de la transparence et du renouvellement des moeurs de la vie politique en est à sa troisième affaire en un mois : un délit de favoritisme au profit de sa concubine, aux frais des mutualistes dont il est en charge des intérêts, un soupçon d'emploi fictif au profit de son fils Emile, au détriment de l'Assemblée nationale, et une nouvelle opération immobilière, au détriment du Parti socialiste.

Moins d'un mois après sa nomination au gouvernement et deux semaines après l'ouverture d'une enquête préliminaire à propos d'un premier montage immobilier dont il aurait fait bénéficié sa compagne, Richard Ferrand se retrouve de nouveau au cœur d'une affaire, toujours sur fond d'enrichissement personnel.


Cette fois, les faits sont récents, puisqu'ils remontent à septembre 2016, quand il faisait déjà campagne sur la moralisation de la vie publique.
 

Richard Ferrand était alors secrétaire général du mouvement En marche !. Selon les informations de Mediapart, le député socialiste du Finistère et actuel ministre de la Cohésion des territoires (comprendre "aménagement du territoire) aurait décidé de la revente à profit d'une partie de sa permanence parlementaire à la fédération PS du département : 40.000 euros pour 43m2. Soit 930 euros/m2.


Richard Ferrand aurait acheté ces locaux en octobre 2012, quatre mois à peine après son arrivée à l’Assemblée nationale. Plutôt que de louer une permanence parlementaire, le député breton aurait préféré acquérir "un rez-de-chaussée à Châteaulin, deuxième ville de sa circonscription, au prix de 115.000 euros pour 130 m2 environ", écrit le site d'investigation.

De l'argent public pour rembourser un bien privé ?


Sachant que les locataires du Palais Bourbon bénéficient de taux d'emprunt défiant toute concurrence,
Ferrand est un exploiteur insatiable de la collectivité : certains diraient qu'il serait capable de vendre sa mère sur Le Bon Coin. Certes, le Sénat a mis fin au système d'aide avantageux en cas d'achat immobilier, mais les salariés de l'Assemblée l'ont maintenu. Les 1.250 fonctionnaires de l'Assemblée nationale ont conservé l'un de leurs précieux privilèges, les prêts immobiliers à taux préférentiel. Finis les prêts à 2%, mais bienvenu aux "avances remboursables "… Depuis 2013, les fonctionnaires ont droit à une avance sur salaire d'un montant maximal de 90.000 €, à rembourser sur dix ans, mais… sans intérêts! Un tour de passe passe à 32 millions d'euros, il y a quatre ans, sachant que la rémunération moyenne des fonctionnaires de l'Assemblée , toutes catégories confondues, s'élève à 7.700 euros bruts mensuels.
L'association 'Pour une démocratie directe' dénonce "l’enrichissement personnel" de certains parlementaires, grâce à leur indemnité de frais de mandat (IRFM), qui fait polémique depuis plusieurs mois.
En plus de leur "indemnité parlementaire" (soit leur salaire, d'un montant de 7.100 euros brut) et de leur "crédit affecté à la rémunération de collaborateurs" (pour payer les assistants, conseillers…), les députés perçoivent une "indemnité représentative de frais de mandat" (IRFM), à hauteur de 5.770 euros brut mensuels. Des dizaines de députés se sont ainsi servis de leur IRFM pour devenir propriétaires de leur permanence parlementaire, voire d'une résidence secondaire dans leur circonscription : un quart des députés en fonction (24,4%) sont propriétaires de leur permanence et un sixième (17,3%) ont acheté une résidence secondaire en circonscription avec l’argent de l’Assemblée nationale.
Des prêts immobiliers ont été accordés à certains députés sur le budget de l'Assemblée jusqu'en 2012. Or, certains prêts, dont l'attribution n'est plus autorisée aujourd'hui (Ferrand était placé pour le savoir) "courent jusqu'en 2020" . Le montant avancé de ces prêts en cours en 2015 était "entre 80 et 90 millions d'euros".
Enfin, l'utilisation opaque des permanences est favorisée par les règles floues prévoyant une stricte séparation entre locaux parlementaires et locaux associatifs ou politiques, pour éviter tout détournement de fonds publics.
Un emprunt de 150.000 euros lui est alors accordé, pour financer également les travaux. Et Mediapart de s'interroger ? "Pour régler ses mensualités, le député Ferrand a-t-il utilisé des fonds publics, en l'occurrence son IRFM [son indemnité parlementaire pour frais de mandat] ?" Si c'est le cas, le ministre "aurait ainsi réussi une sacrée culbute : acquérir un bien immobilier avec l'aide de fonds publics, en conserver une partie à la fin de son mandat, en revendre une autre à des concurrents politiques".


En janvier 2015, franceinfo avait enquêté sur ces députés qui deviennent propriétaires grâce à leur indemnité de frais de mandat. Bien que légale, cette pratique pose une question d'encadrement et un problème éthique : l'élu acquiert avec de l'argent public un bien immobilier privé.

"J'utilisais l'IRFM quand je louais, mais pas quand j'ai acheté en 2004, expliquait à franceinfo Maurice Leroy, député UDI du Loir-et-Cher. Je sépare toujours vie privée-vie publique. A partir du moment où il y avait l'appartement avec le local de la permanence, je n'ai pas voulu utiliser mon indemnité de frais de mandat."


Une pratique réglementée depuis 2015

De son côté, Jean Lassalle,député MoDem (à l'époque) des Pyrénées-Atlantiques, admettait sans problème avoir utilisé son IRFM pour l'acquisition de sa permanence : "Au moment où je l’ai fait, ce n’était pas une question sensible comme aujourd’hui, je n’ai jamais eu l’impression de commettre une mauvaise action. C'était répandu."  Mais Lassalle, 62 ans, est député depuis 2002, à la différence de Ferrand, depuis 2012: le premier soutien du président-banquier a donc été réactif sur ce coup immobilier. Le ministre de Macron avait acheté ces locaux en octobre 2012, quatre mois après son arrivée à l'Assemblée nationale.


La pratique a finalement été réglementée en février 2015, comme le précise Mediapart. "Aujourd'hui, les députés n’ont plus le droit d’employer l’IRFM pour une 'dépense afférente à une nouvelle acquisition de biens immobiliers'", écrit le site. Les députés peuvent en revanche continuer à rembourser un emprunt contracté avant février 2015, "contrairement aux sénateurs", ajoute le journal.

Richard Ferrand, qui ne peut invoquer cette fois le caractère privé de la transaction, n'a pas souhaité commenter, ni faire la leçon aux journalistes, les yeux dans les yeux. Comportement d'autant plus piquant et étonnamment méprisant si on sait que Ferrand a commencé sa vie professionnelle comme ...journaliste en collaborant à La Dépêche du Midi et au quotidien Le Monde ! Ce type a vraiment l'étoffe d'un Cahuzac.

Mais le timing de sortie de ce nouveau scandale, 
le jour où le garde des Sceaux - lui-même impliqué dans une affaire présumée illégale d'emploi de sa secrétaire particulière -  présente sa "loi pour la confiance dans la vie publique", ne manque pas d'a propos... 

Dans le premier montage financier révélé au détriment des adhérents mutualistes de Mutuelles de Bretagne et au bénéfice de sa compagne - la justice a ouvert une enquête préliminaire, mais elle tarde à le mettre en examen : la justice de Bayrou attend-elle qu'il bénéficie de l'immunité parlementaire et que Macron renonce, pour son ministre favori, à l'application de la règle d'obligation à la démission qu'il a lui-même posée ?

En revanche, l'affaire Grégory ressort à grand bruit... et étouffe d'un coup l'affaire Bayrou, l'affaire Sarnez et les trois affaires Ferrand. Celui-ci est même toujours candidat REM à la législative dans un département qui semble vouloir lui conserver sa confiance: les Bretons du Finistère estiment qu'il vaut mieux être représenté par un député qui connaît la vie ! 

Des agriculteurs bretons brûlent des pneus près de la route, le 14 octobre, lors d'une manifestation à Morlaix (Finistère) en compagnie de salariés de différentes entreprises agroalimentaires. 
Oubliées, donc, les destructions d'emploi dans le Finistère pendant le quinquennat de  Hollande avec Macron comme conseiller à l'l'Elysée ou ministre de l'Economie à Bercy? 
Oubliés  le blocage en 2013 de l’aéroport de Brest (Finistère) par 300 salariés de plusieurs entreprises menacées (volailler Doux - basé à Châteaulin, où Ferrand a réalisé cette deuxième opération immobilière révélée ce jour) -  Tilly-Sabco (Finistère), Marine Harvest, les abattoirs porcins de l'entreprise GAD, notamment à Lampaul-Guimiliau, dans ...le Finistère), et les manifestations à Brest, à Morlaix et Paris ? 
Sans avoir jamais exercé dans le milieu agricole ou agro-alimentaire, Ferrand était co-président du groupe d'études Industries agroalimentaires et filière agricole à l'Assemblée nationale...
Au sujet des portiques électroniques autoroutiers, le député Ferrand s'alignait sur les forces régionales dominantes. Comment prétendre en effet conserver son siège si on ne prend pas le parti des manifestants, même violents, dont les six Bretons, poursuivis pour avoir détruit en août 2013 un portique écotaxe à Guiclan (Finistère) et condamnés avec sursis par la cour d'Appel de Rennes à verser solidairement plus de 520.000 euros à l'État qui réclamait 1,3 millions.

Selon les chiffres totalisés du Télégramme, ce sont plus de 11.000 personnes qui ont encore manifesté en Bretagne le 1er mai dernier. 
De quel côté le ministre va-t-il pencher, celui de Macron ou des électeurs bretons ? Dans sa circonscriptions, ils semblent croire en sa parole et à son éthique politique et personnelle...

samedi 3 juin 2017

Nouvelle manifestation du mépris de Macron, pour les migrants, cette fois

Le président Macron suscite l’indignation avec une plaisanterie sur les Comoriens 

Le président de la République a déclenché un scandale avec une "mauvaise plaisanterie" sur les "kwassa-kwassa"

Le sens de l'humain d'un banquier
Ces frêles embarcations ne servent pas à pêcher, selon lui, mais à "amener du Comorien" à Mayotte. Or, c'est à bord de ces frêles embarcations qu'ont péri de nombreux migrants. Parce ce qu'il n'y voit qu'"un trait d’humour", certes "malheureux qui a pu blesser",  l’Elysée n'envisage pas d’excuses et raconte qu’Emmanuel Macron a "toujours eu une position très claire, faite de fermeté et d’humanité, sur le sujet des migrations dans l’Océan indien, qu’il connaît bien car il s’est rendu à la Réunion et à Mayotte avec des prises de position sur ce problème" - en passant - pendant sa campagne. 

L'entourage du président polémique
"C’est un mauvais procès qui lui est fait quand on connaît ses positions", se défend l’Elysée. Sa visite jeudi au Centre régional de surveillance et de sauvetage atlantique (Cross) d’Étel (Morbihan) a été filmée par le "pool" (en français, l'équipe) de journalistes accrédités, et diffusée vendredi dans l’émission Quotidien de TMC, chaîne de télévision généraliste française d'origine monégasque du Groupe TF1. 
La vidéo montre le chef de l’Etat échangeant avec des officiels, quand l’un d’entre eux évoque différents types d’embarcations: "Il y a des tapouilles et des kwassa-kwassa". "Ah non, c’est à Mayotte, le kwassa-kwassa", objecte alors le président Macron, avant de poursuivre, finement : "Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent". 
Et d'insister : "Les tapouilles, c’est les crevettiers”. Les kwassa-kwassa sont régulièrement utilisés par des migrants de l’archipel indépendant des Comores pour gagner Mayotte, territoire situé à 70 km et devenu le 101e département français en 2011. 
Et de poursuivre le cours : "Rapportée à la population du département, la pression migratoire (y) est sans commune mesure avec l’immigration que connaît la métropole", relevait le député PS Erwann Binet dans un rapport parlementaire mi-2015. La population mahoraise, estimée à 220.000 habitants (chiffres de 2012, que beaucoup, localement, estiment très en-dessous de la réalité), compterait en effet environ 40% d’étrangers.  
L'aide médicale d'Etat (AME) permet aux immigrés en situation irrégulière de bénéficier de soins médicaux gratuits pendant un an (renouvelable). Mais pour en bénéficier, il faut justifier d'une résidence stable en France (y être installé depuis au moins trois mois) et ne pas avoir gagné plus de 9.631 euros [sic] l'année précédente.
Les migrants empruntent ces “kwassa-kwassa”, des embarcations de fortune, pour rallier les côtes mahoraises illégalement. En 2015, il y a eu plus de 19.000 reconduites à la frontière à Mayotte contre environ 20.000 sur le territoire métropolitain. Mais ces traversées occasionnent "entre 7.000 et 10.000 morts depuis 1995" d’après un rapport sénatorial de 2012. Un détail sujet à plaisanterie de Macron.
 
Les humilié(e)s réclament des "excuses publiques"

"Ce n’est pas parce qu’on dit que c’était pour rire qu’on n’a rien dit", a déclaré en Corse le chef de file LR pour les législatives, François Baroin, pour qui ces propos sont "choquants, encore plus quand on est président"Et de nombreux autres responsables ont réagi par tweets. 

"Si Sarkozy président avait prononcé cette phrase face caméra, le tollé aurait été gigantesque. 'Du' comorien [langage désobligeant d'un ..."lettré" passé par hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV, certes en échec à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'École normale supérieure...]. 12.000 morts", s’est indignée l’ex-ministre écologiste Cécile Duflot. 

"Président du groupe d’amitié France-Union des Comores de l’Assemblée nationale, j’invite Emmanuel Macron à régler les problèmes locaux plutôt qu’à en rire", a déclaré le député PS de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg, membre de la Gauche socialiste (GS), un courant du PS fondé par Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray en réaction à "l'ouverture" du gouvernement de Michel Rocard, rejoints par plusieurs personnalités de l'aile gauche du Parti socialiste, notamment Marie-Noëlle Lienemann ou de la LCR comme Gérard Filoche. 

"Choquant, venant d’un président", a déploré Nicolas Dupont-Aignan, ex-candidat Debout la France à la présidentielle;
"indigne", selon le secrétaire national du PCF Pierre Laurent; 
une "blague douteuse", selon la députée européenne LR Nadine Morano; 
"il rabaisse la France", pour le vice-président du FN Florian Philippot. 

Candidat de la France insoumise à la législative dans la 4e circonscription de Marseille, port ouvert sur l'Orient méditerranéen, Jean-Luc Mélenchon a jaugé l'homme, estimant qu’ "il y a quelque chose de conscient chez lui. C’est une sorte de mépris de la classe… [notion marxiste] après ses propos sur les illettré(e)s [de Gad, abattoirs de la filière porcine bretonne], et d’autres encore"
"Il a une manière extrêmement désinvolte de parler de la mort des gens", a-t-il insisté. 
Plus tôt, au cours de son discours au Cours Julien, le leader de la FI a demandé au public d’observer une minute de silence. 

Des acteurs associatifs ont aussi dénoncé les propos du président Macron, "condamnés avec la plus grande fermeté" et qualifiés de "racistes et déshumanisants" selon le Conseil représentatif des Français d’origine comorienne.Nous demandons expressément des excuses publiques du président et qu’il prenne sa responsabilité sur cette tragédie", a demandé le président de cette association, Nassurdine Haidari, élu socialiste de Marseille où il est né en 1998. Selon lui, ces commentaires sont "dignes de la famille Le Pen. Et plus précisément de Jean-Marie Le Pen".
En 2011, excédé par la montée de l’islamophobie et la polémique des prières de rue, Haidari écrivit une tribune dans ...Le Monde, intitulée: "Et bien le musulman, il t’emmerde !". On dirait que Macron le lui rend bien...

mercredi 24 mai 2017

Le député PS Richard Ferrand (En marche!) employait son fils à l'Assemblée nationale

Ferrand, sur son fils embauché comme collaborateur: "je ne le referais pas": mais puisqu'il n'y a rien d'illégal ?

Le fils du ministre de la Cohésion des territoires a été rémunéré "au SMIC", comme collaborateur parlementaire
 
Emploi fictif aux frais du contribuable ?
de son père en 2014, selon "Le Canard enchaîné", ci-dessus

C'est l'autre révélation du Canard enchaîné sur Richard Ferrand. Outre une affaire immobilière (LIRE PaSiDupes : Moralisation: une affaire immobilière impliquant Richard Ferrand révélée par le Canard enchaîné) : Les Mutuelles de Bretagne avaient souhaité louer des locaux commerciaux (379 m², 2 rue George-Sand, loyer annuel de 42.000 €), à Brest (Finistère), pour ouvrir un centre de soins et avaient choisi entre trois offres celle d'une société immobilière qui devait appartenir à la compagne de M. Ferrand, un mois plus tard. Le député affirme par ailleurs qu'alors il n'était plus directeur général. Or, Christophe Barbier révèle que, dès l'instant où il a siégé au Palais Bourbon, Ferrand a été "chargé de mission" pour la Mutuelle qui l'employait: bénévole ou rémunéré ?
Mieux, avec les travaux de rénovation payés par les Mutuelles de Bretagne, "acteur de l'action sociale française", (184.000 €), les locaux vont prendre de la valeur. Les cent parts à 1 euro de la SCI valent aujourd'hui 3.000 € pièce, relève le Canard, qui raille également "le sens de la famille" de Richard Ferrand (compagne employée par les Mutuelles et fils aîné employé "quelques mois" en 2014 comme assistant parlementaire. A priori, rien d'illégal, selon l'hebdomadaire satirique qui place l'affaire sur un plan moral. Sur ce point, l'actuelle direction des Mutuelles de Bretagne assure qu'elle était informée que le local appartenait à la compagne de Richard Ferrand. Or, la SCI propriétaire - à la tête de laquelle se trouve l'avocate, une intime de Richard Ferrand -  n'a été constituée qu'un mois plus tard: elle "n'a pas encore d'existence légale au moment du choix," indique le Canard. La concubine confirme que l'offre de sa SCI "correspondait en tous points" à ses besoins et que, si celle-ci ne convenait pas, elle serait "libre de déménager", ajoutant que Richard Ferrand "ne dirige plus l'entreprise depuis 2012". Il n'y a plus que ses hommes: la preuve, il y a conservé une certaine activité.
Enfin, toujours selon les Mutuelles,
le loyer annuel fixé par la SCI correspond à 9,20 € HT le mètre carré, "alors que la moyenne des surfaces comparables, dans le même secteur, se situe entre 10 et 15 € HT le mètre carré". "C'est donc une bonne affaire, y compris si l'on rapporte les économies que ce regroupement nous a permis de faire", concluent les Mutuelles. Le statut de la mutuelle relève du principe de l'autogestion. Elle poursuit un but non lucratif menant dans l'intérêt de ses membres, moyennant le versement d'une cotisation, à des actions de prévoyance, de solidarité et d'entraide.
"Le parquet financier - qui dépend du moralisateur Bayrou, garde des Sceaux - a montré ["montré" ou déclaré ?] qu'il n'y avait rien d'illégal; je vous ai montré qu'il n'y avait rien d'immoral. Il n'y a pas d'affaire", a encore jugé le ministre de Philippe et Macron.

L'hebdomadaire révèle en outre, mercredi 24 mai, que
le ministre de la Cohésion des territoires a employé son fils comme collaborateur parlementaire en 2014.
Quelques semaines après l'affaire Penelope Fillon, cet emploi jette la suspicion sur le député du Finistère. Il n'y aurait cependant rien d'illégal a priori : un député peut tout à fait embaucher un proche, à condition que le travail soit bien effectif.

Le cabinet du ministre confirme que le jeune homme a travaillé pour son père du 13 janvier au 16 mai 2014, mais dément tout emploi fictif. "Richard Ferrand avait plein de boulot à faire à sa permanence, des choses qu’il n'avait pas eu le temps de faire, comme développer sa lettre de député. Il a demandé à son fils de l’aider à une période où ce dernier n'avait pas de travail", indique-t-on.
"Mais je ferai observer que quand mon fils était salarié quatre mois et rémunéré au Smic, les collaborations familiales se chiffraient à plus d'une centaine" à l'Assemblée, a-t-il déclaré pour tenter de se justifier.

Près de 6.800 euros (selon l'AFP), en quatre mois : le SMIC ?

Selon l'édition de mercredi du Canard enchaîné, M. Ferrand a versé 8.704 euros brut à son fils pour ces tâches sur l'ensemble de la période. Il va falloir que le député départage les organes de presse : un différentiel de 2.000 euros sur quatre mois nécessite des explications...

Des échanges d'e-mails avec les collaborateurs de son père, dont franceinfo se porte garant pour "avoir pu consulter", semblent attester qu'outre la rédaction de sa lettre d'information bimestrielle, Emile Ferrand s'est occupé de mettre à jour le blog du député ou son compte Facebook ou même de réserver des trains, à 23 ans à l'époque, un ensemble de compétences difficile à trouver dans la région, assure le cabinet.  "Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet."
Pour autant la Bretagne est tellement arriérée qu'elle vote socialiste et que, sur Europe 1lors de son premier entretien en tant que ministre de l’Economie, Emmanuel Macron avait estimé que de nombreuses employées des abattoirs Gad seraient "illettrées". 

Ces Bretonnes de second choix travaillent aux abattoirs de porcs à Lampaul-Guimiliau, qui ont dû fermer, dans le Finistère, dans la circonscription dont Richard Ferrand est justement député... L'entreprise était en redressement judiciaire depuis février 2013l et seul reste actif le site de Josselin : 889 des 1700 postes subsistent encore.

Le jeune homme a-t-il déclaré les sommes perçues au fisc ?
Pour ces tâches, le fils de Richard Ferrand a perçu les salaires suivants : 776,03 euros net en janvier pour 27 heures par semaine, 1.266,16 euros net en février, mars, avril pour 35 heures par semaine et, tout-à-coup, 2.222 euros en mai. Ce dernier montant, plus élevé, s'explique par le solde de tout compte : congés, prime de précarité, 13e mois. Au total, Emile Ferrand a donc touché 6.796,51 euros nets, soit 1.699,13 euros par mois en moyenne. "Rien de mirobolant", estime le cabinet du ministre, lequel n'est pas le mieux placé pour porter un jugement objectif et libre. Serait-ce trop demander de préciser quelle est la qualification d'Emile qui fait que son papa pouvait préférer le recruter plutôt qu'un(e) autre ?

Savoir si le fils de... aurait gagné autant au McDo du coin...


mercredi 4 mars 2015

Le poste de garde des Sceaux méritait mieux que Christiane Taubira

La ministre de la Justice est-elle digne de la fonction ?

La ministre de la Justice Ch. Taubira qualifie de "déchets de la pensée humaine" les propos de Gérald Darmanin.

A-t-elle un p'tit vélo?
Extrême violence à la personne, cette agression verbale de Taubira est indigne d'un parti extrémiste et a fortiori d'une ministre de la République, fût-elle "radicale". 

Faut-il craindre une montée du socialisme radical, à l'heure où le premier ministre dénonce l'islamo-fascisme? Le terme "islamo-fascisme" (ou le fascisme islamique) jusqu'ici employé par l'extrême droite et les milieux conservateurs est un fait controversé depuis les années 1990 quand il est apparu que l'utilisation de la foi en l'Islam sert de couverture à la promotion d'une idéologie totalitaire. Il a resurgi après les attentats du 11 septembre 2001. Quiconque veut nuire à une personne ou un groupe fait désormais référence à des liens ou à une influence mutuelle supposés entre le nazisme et l'islamisme. Si ces nuisibles n'étaient pas de gauche, avec une culture aussi anti-chrétienne qu'antisémite, un penchant pour la théorie du complot et le goût de l'esthétisation de la violence, ils amalgameraient leurs têtes de turcs au totalitarisme marxiste. Mais, si vaste soit l'éventail des choix passés et actuels, entre stalinien ou maoïste, cubain ou vénézuélien, birman ou nord-coréen, zimbabwéen ou soudanais, etc., c'est le nazisme qui les fascine. Clairement, cette gauche marxisante trouve un intérêt malsain à faire constamment référence au fascisme et au nazisme. Que cherchent-ils à effacer de la photo, tandis que Marine Le Pen, quant à elle, qualifie Europe Ecologie-les Verts, de "fascisme vert" ? Centré sur son nombril, l'Occident se refuse en effet à penser le totalitarisme autrement que par référence à son fascisme européen et à refuser l'exploitation politicienne de la profonde émotion liée à la Shoah. A l'inverse, notre gauche internationaliste, partisane et universitaire, occulte le goulag, les Khmers rouges, Srebrenica, le génocide arménien ou le Rwanda.
Après la controverse sur son emploi aussi malvenu qu'inapproprié, le  20 janvier 2015, de l'expression "apartheid territorial, social, ethnique" à propos des quartiers, histoire d'égratigner le Front national, un mois plus tard,  le 16 février 2015Manuel Valls a relancé le débat en exhumant cette expression d' "islamo-fascisme" pour lui conférer une validité illégitime, celle de Matignon, avant de se rendre, le 3 mars, à la... mosquée de Strasbourg pour présenter sa vision de l’islam de France, affranchi des financements étrangers avec des imams "français", des mosquées financées par les contribuables et d’une laïcité d’..."apaisement".

On avait la "tête de gondole" Royal, mais le "tract ambulant" est interdit
Est-ce qu'elle fume ?
Le 4 décembre 2007, avec la clairvoyance des décrypteurs auto-proclamés, le nullissime site LePost (absorbé par le HuffPost) écrivait ces lignes sur Ségolène Royal: "Largué le balourd de Hollande, néantisé le troupeau des pachydermes, Madame j'ai-fait-47 % [autrement dit laminée] renaît de ses cendres. Pour avoir surmonté les critiques, les non dits, les tartuferies, pour n'avoir jamais douté de sa capacité à remonter la pente, à rebâtir ce que ses « amis » s'acharnait à détruire et revenir plus "elle" que jamais, Rudyard Kipling peut être modernisé [!]: "tu seras une femme, ma fille !"
Au nom du troupeau de la rédaction de LePost du groupe Le Monde, Candide (sic) ajoutait: "A quoi sert-il d'être le mieux formé, le plus compétent, le plus entreprenant, si par conviction on fonce dans un mur qu'on s'interdit de voir, parce que la raison veut qu'il n'existe pas ? A quoi sert-il d'avoir raison contre tous, avec l'avantage de se retrouver seul ? A quoi sert-il d'être un mutant si le troupeau est bêlant ?" Que dire alors de cette pauvre Taubira aujourd'hui ? 

Etrangère à l' "apaisement", Taubira déverse sa haine de l'opposition
Le pouvoir est-il à ce point désorienté qu'il sort des clous. Incapable de tenir ses engagements, le gouvernement Valls est-il à ce point aux abois qu'il louvoie et crée des diversions aussi artificielles qu'inutiles ? Manuel Valls cherche-t-il à dresser les Français les uns contre les autres? Le 4 mars 2015Taubira s'en prend maintenant à l'ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, qui soutient Xavier Bertrand (UMP) dans sa course à l'Elysée.

La ministre de la Justice n'accepte pas l'image de "tract ambulant pour le FN" 

La comparaison du député UMP Darmanin a fait mouche
Les documents du ministère de la Justice
sont-ils en sûreté
dans les bonnes mains ?
Invité sur LCI et Radio-Classique, le député-maire de Tourcoing a été interrogé sur la formule "FNPS" employée lundi par Nicolas Sarkozy dans un entretien au Figaro. Gérald Darmanin a répondu : "Si vous voulez me faire dire, surtout moi qui suis dans une région où le PS par ses magouilles ou par son système clientéliste, n'a laissé la place qu'au FN dans le bassin minier, que le PS est l'allié objectif du FN, je ne peux être que d'accord." " Quand le PS démontre son inaction et qu'il préfère les dîners en ville aux dîners avec les ouvriers, ça donne Hénin-Beaumont, une victoire du FN sur les ruines du PS et de la désespérance ouvrière", a expliqué ce soutien à Xavier Bertrand pour la primaire de l’UMP.  "Je ne suis pas loin de penser que c'est Dupont avec un T, Dupond avec un D", a-t-il ajouté. 
"Qu'est-ce qui fait monter le FN ?", a-t-il demandé ensuite. "Si vous pensez que Taubira n'est pas un tract ambulant pour le FN mis en avant par François Hollande, c'est que vous n'avez pas compris le cynisme des socialistes. La politique pénale menée par Mme Taubira, c'est tout ce qui fait monter le FN", a-t-il estimé, citant plusieurs exemples pour étayer son approbation du terme "FNPS". "Quand, dans le Vaucluse, on laisse élire Marion Maréchal-Le Pen parce qu'il y a des accords locaux du PS avec le FN" ou "lorsqu'on parle droit de vote des étrangers, alors qu'au PS on sait bien qu'il n'y a pas de majorité pour changer la constitution, c'est pour faire monter le FN".

On peut comprendre l'ex-indépendantiste guyanaise de la Place Vendôme, tant elle est bouffie d'orgueil, mais c'est la loi de la politique de ne pas se ménager. Rien de vulgaire dans les propos de l'ump, pourtant, ni situé sous la ceinture. 
Taubira, ministre à la renverse
On a néanmoins gardé à la mémoire cette plaisanterie de corps de garde qui n'a déjà pas grandi la ministrele février 2013. L'honorable garde des Sceaux, Christiane Taubira, ne peut alors réprimer son fou rire grivois en répliquant au député UMP, Philippe Gosselin: "Je vais essayer de vous répondre par... petits bouts", tandis que le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, pouffe.

Une atteinte 
  intentionnelle à la personne par une ministre de Valls 

Christiane Taubira a en effet qualifié le député-maire de Tourcoing de "déchets de la pensée humaine", et de "personne indigente moralement". Excusez l'hystérique du peu ! Les insultes - renouvelées- à la personne de Christiane Taubira ont laissé sans voix le PS qu'on ne peut pourtant soupçonner de sidération soudaine, tant il est coutumier de l'offense. L'opposition a rapidement réagi, à commencer par Gérald Darmanin lui-même. "Le terme indigent est fait exprès pour blesser. Mon histoire personnelle fait que les indigents de la République, cela me parle", s’indigne le maire du Nord, dont la mère n'est ni lectrice de Libération, ni bobo du Marais, mais femme de ménage. "Madame la garde des Sceaux n'est plus digne de rester à sa place", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron est un précédent du mépris socialiste des humbles
En septembre 2014, le ministre de l'Economie de Valls et ancien conseiller de Hollande avait traité d'"illettrés" les employés de l'abattoir Gad, dans la tourmente depuis 2013, "Il y a dans cet abattoir une majorité de femmes; il y en a qui sont pour beaucoup illettrées !"


Le cabinet d’Emmanuel Macron n’avait pas tardé à concéder que le ministre avait utilisé un terme "extrêmement blessant". Cette insulte d'un technocrate et ex-banquier aussi brillant qu'aisé confirmait le profond mépris dans lequel l'exécutif tient les Français lambda, puisqu'elle est proférée seulement quelques jours après la révélation par Valérie Trierweiler, ex-première concubine, selon laquelle Hollande qualifie les "gens de peu" de la formule irrespectueuse de "sans dents". Depuis, le cynique président socialiste nie se moquer de la douleur sociale.

Si ce que pensent certains de ce duel Taubira-Darmanin vous importe...

Les petits soldats de la majorité à l'Assemblée se lèvent pour Taubira.
VOIR et ENTENDRE Valls qui ne sait plus réagir autrement que par la colère: 
Chacun pense ce qu'il veut mais la presse nous fournit les éléments de pensée de faiseurs d'opinion. Christine Ockrent trouve cette escalade verbale navrante. Elle estime que la garde des Sceaux a surréagi et que dans le cadre d'un débat démocratique, elle aurait dû répliquer d'une manière plus politique. Et respectueuse ? Le silence s'impose aux pratiquants du mépris. 
"Christiane Taubira nous a habitué à manier la langue française avec une élégance peu commune. Cette débauche de mots est inutile."
Christine Ockrent, journaliste sur France Culture et i-Télé
Ivan Rioufol estime, quant à lui, que les propos du député-maire de Tourcoing sont justifiés, même s'il s'est exprimé d'une manière désagréable. La réponse de la ministre de la Justice est, selon lui, révélateur de ce qu'elle est.
"Elle instrumentalise avec une sorte de racisme à l'envers
la couleur de sa peau
."
Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro

Cette hargne de l'exemplaire Christiane Taubira font regretter ses silences sur les errements et les mensonges politiques de Hollande et Valls, ses camarades d'insulte.

Faut-il qu'elle prenne la même charrette que Geneviève Fioraso ?