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samedi 3 juin 2017

Nouvelle manifestation du mépris de Macron, pour les migrants, cette fois

Le président Macron suscite l’indignation avec une plaisanterie sur les Comoriens 

Le président de la République a déclenché un scandale avec une "mauvaise plaisanterie" sur les "kwassa-kwassa"

Le sens de l'humain d'un banquier
Ces frêles embarcations ne servent pas à pêcher, selon lui, mais à "amener du Comorien" à Mayotte. Or, c'est à bord de ces frêles embarcations qu'ont péri de nombreux migrants. Parce ce qu'il n'y voit qu'"un trait d’humour", certes "malheureux qui a pu blesser",  l’Elysée n'envisage pas d’excuses et raconte qu’Emmanuel Macron a "toujours eu une position très claire, faite de fermeté et d’humanité, sur le sujet des migrations dans l’Océan indien, qu’il connaît bien car il s’est rendu à la Réunion et à Mayotte avec des prises de position sur ce problème" - en passant - pendant sa campagne. 

L'entourage du président polémique
"C’est un mauvais procès qui lui est fait quand on connaît ses positions", se défend l’Elysée. Sa visite jeudi au Centre régional de surveillance et de sauvetage atlantique (Cross) d’Étel (Morbihan) a été filmée par le "pool" (en français, l'équipe) de journalistes accrédités, et diffusée vendredi dans l’émission Quotidien de TMC, chaîne de télévision généraliste française d'origine monégasque du Groupe TF1. 
La vidéo montre le chef de l’Etat échangeant avec des officiels, quand l’un d’entre eux évoque différents types d’embarcations: "Il y a des tapouilles et des kwassa-kwassa". "Ah non, c’est à Mayotte, le kwassa-kwassa", objecte alors le président Macron, avant de poursuivre, finement : "Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent". 
Et d'insister : "Les tapouilles, c’est les crevettiers”. Les kwassa-kwassa sont régulièrement utilisés par des migrants de l’archipel indépendant des Comores pour gagner Mayotte, territoire situé à 70 km et devenu le 101e département français en 2011. 
Et de poursuivre le cours : "Rapportée à la population du département, la pression migratoire (y) est sans commune mesure avec l’immigration que connaît la métropole", relevait le député PS Erwann Binet dans un rapport parlementaire mi-2015. La population mahoraise, estimée à 220.000 habitants (chiffres de 2012, que beaucoup, localement, estiment très en-dessous de la réalité), compterait en effet environ 40% d’étrangers.  
L'aide médicale d'Etat (AME) permet aux immigrés en situation irrégulière de bénéficier de soins médicaux gratuits pendant un an (renouvelable). Mais pour en bénéficier, il faut justifier d'une résidence stable en France (y être installé depuis au moins trois mois) et ne pas avoir gagné plus de 9.631 euros [sic] l'année précédente.
Les migrants empruntent ces “kwassa-kwassa”, des embarcations de fortune, pour rallier les côtes mahoraises illégalement. En 2015, il y a eu plus de 19.000 reconduites à la frontière à Mayotte contre environ 20.000 sur le territoire métropolitain. Mais ces traversées occasionnent "entre 7.000 et 10.000 morts depuis 1995" d’après un rapport sénatorial de 2012. Un détail sujet à plaisanterie de Macron.
 
Les humilié(e)s réclament des "excuses publiques"

"Ce n’est pas parce qu’on dit que c’était pour rire qu’on n’a rien dit", a déclaré en Corse le chef de file LR pour les législatives, François Baroin, pour qui ces propos sont "choquants, encore plus quand on est président"Et de nombreux autres responsables ont réagi par tweets. 

"Si Sarkozy président avait prononcé cette phrase face caméra, le tollé aurait été gigantesque. 'Du' comorien [langage désobligeant d'un ..."lettré" passé par hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV, certes en échec à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'École normale supérieure...]. 12.000 morts", s’est indignée l’ex-ministre écologiste Cécile Duflot. 

"Président du groupe d’amitié France-Union des Comores de l’Assemblée nationale, j’invite Emmanuel Macron à régler les problèmes locaux plutôt qu’à en rire", a déclaré le député PS de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg, membre de la Gauche socialiste (GS), un courant du PS fondé par Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray en réaction à "l'ouverture" du gouvernement de Michel Rocard, rejoints par plusieurs personnalités de l'aile gauche du Parti socialiste, notamment Marie-Noëlle Lienemann ou de la LCR comme Gérard Filoche. 

"Choquant, venant d’un président", a déploré Nicolas Dupont-Aignan, ex-candidat Debout la France à la présidentielle;
"indigne", selon le secrétaire national du PCF Pierre Laurent; 
une "blague douteuse", selon la députée européenne LR Nadine Morano; 
"il rabaisse la France", pour le vice-président du FN Florian Philippot. 

Candidat de la France insoumise à la législative dans la 4e circonscription de Marseille, port ouvert sur l'Orient méditerranéen, Jean-Luc Mélenchon a jaugé l'homme, estimant qu’ "il y a quelque chose de conscient chez lui. C’est une sorte de mépris de la classe… [notion marxiste] après ses propos sur les illettré(e)s [de Gad, abattoirs de la filière porcine bretonne], et d’autres encore"
"Il a une manière extrêmement désinvolte de parler de la mort des gens", a-t-il insisté. 
Plus tôt, au cours de son discours au Cours Julien, le leader de la FI a demandé au public d’observer une minute de silence. 

Des acteurs associatifs ont aussi dénoncé les propos du président Macron, "condamnés avec la plus grande fermeté" et qualifiés de "racistes et déshumanisants" selon le Conseil représentatif des Français d’origine comorienne.Nous demandons expressément des excuses publiques du président et qu’il prenne sa responsabilité sur cette tragédie", a demandé le président de cette association, Nassurdine Haidari, élu socialiste de Marseille où il est né en 1998. Selon lui, ces commentaires sont "dignes de la famille Le Pen. Et plus précisément de Jean-Marie Le Pen".
En 2011, excédé par la montée de l’islamophobie et la polémique des prières de rue, Haidari écrivit une tribune dans ...Le Monde, intitulée: "Et bien le musulman, il t’emmerde !". On dirait que Macron le lui rend bien...

samedi 10 août 2013

Immigration clandestine: rafles de masse en France et en Espagne

75 arrestations après le démantèlement d'un réseau

Les forces de police françaises et espagnoles ont arrêté 75 personnes
dans le cadre du démantèlement vertueux d'un réseau international d'immigration clandestine, visant à introduire des immigrés chinois en France et aux États-Unis, a annoncé samedi la police espagnole.
"Au total, 75 personnes ont été arrêtées, 51 en Espagne et 24 en France, dont les principaux responsables en Europe de cette organisation, installés à Barcelone", ont précisé  les services du catalan  de la Place Beauvau, qui avaient mené l'enquête avec leurs homologues espagnols.


Devoir de mémoire
VOIR et ENTENDRE le futur ministre de l'Intérieur faux-cul de Hollande se plaindre de la trop forte densité de personnes de couleur dans sa ville d'Evry:


Les Chinois sont-ils trop travailleurs au goût de la gauche et de ses syndicats?

Plus aucune association pour s'indigner


Les associations, collectifs et réseaux divers qui hurlaient à la xénophobie, voire au racisme, ont perdu toute vigilance et sens de l'égalité entre les hommes au-delà des frontières: comptent-ils militer pour leur rétablissement ??
En février 2012, à l'occasion de la campagne présidentielle,
L'Humanité estimait que depuis 2002, la droite avait fait de "la lutte contre l’immigration illégale une priorité" et que le nombre d’expulsions aurait été "le critère numéro un d’évaluation" du gouvernement : "inhumaine, cette politique apparaît aussi inefficace que coûteuse", lisait-on. Dans ce même article, le PCF évoquait la "destruction au bulldozer de la "jungle " de Calais, le 22 septembre 2009, mais faisait l'impasse sur l'un des hauts faits des élus communistes:

VOIR et ENTENDRE une video "Intégration (démocratiquement) désactivée sur demande"...
Liens video complémentaires:
1- Robert Hue (PCF) mène la chasse à l'immigré accusé de trafic de drogue
2- La CGT chasse par la violence les travailleurs clandestins manifestant à la Bourse du Travail Paris (juin 2009)
3- Coup de force des Enfants Don Quichotte à la cathédrale de Strasbourg,
(le 24 ...décembre ...2007)

Le socialiste Jacques Attali soutient même que les musulmans ont un droit au sol plus ancien que les "Français":


vendredi 14 juin 2013

Un clandestin se défenestre à l'arrivée de la police à Martigues

Bavure policière en milieu communiste

Les policiers sont intervenus au foyer Adoma de la ville

Manu-la-bavure
Un jeune immigré illégal s'est défenestré vers 6 heures du matin, mercredi. 
Le clandestin s'est précipité du 6è étage d'un foyer Adoma, anciennement Société nationale de construction de logements pour les travailleurs (Sonacotra), situé dans le quartier de Boudème à Martigues (Bouches-du-Rhône).
Sur les lieux, les agents de la police municipale expliquent que ce garçon, qui squattait le foyer, avait eu une rixe avec un résident habituel et qu’ils avaient été appelés sur place afin de faire cesser le trouble. 

Le sans-papiers de 25 ans était toujours entre la vie et la mort ce jeudi 

L'
homme  aurait immédiatement pris la fuite à leur arrivée, se jetant par la fenêtre, bien que les forces de l'ordre aient tenté de le retenir par les mains. 

En situation irrégulière sur le sol français, la victime, polytraumatisée mais consciente a été évacuée par les pompiers, a été évacuée dans un état très grave au centre hospitalier de Martigues, avec un pronostic vital engagé. Le commissariat mène l'enquête.

Kurde ou Afghan ?

"Chaque fois qu'un chibani ("ancien") s'en va, c'est une partie de notre histoire et de notre patrimoine qui disparaît en France !"
souligne Amadou Hampaté Bâ et la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. 
Bien qu'établis en France depuis plusieursgénérations parfois, ces immigrés estiment en outre que leurs descendants nés en France et éduqués dans les écoles françaises sont privés d'Histoire...

jeudi 29 novembre 2012

Amnesty l'a belle de demander l'arrêt des expulsions de Rom

L'organisation supra-nationale n'a pas à gérer ses exigences sur les états


Changement de vocabulaire à gauche qui poursuit les expulsions



le PCF les chassait au bulldozer
et
les bulldozers communistes 
contre des immigrés



Les raccompagnements forcés se poursuivent en France, en violation du droit international, estime jeudi Amnesty International, qui demande leur arrêt immédiat.

Dans un rapport intitulé "Chassés de toutes parts", 
l'organisation non gouvernementale, qui a réalisé plusieurs pseudo-enquêtes de terrain en Ile-de-France où vivent près de la moitié des 15.000 Rom de France, relève notamment un manque de consultation et d'information des populations concernées avant leur expulsion (sic ! ), un délai de préavis insuffisant et des difficultés d'accès aux recours.

Selon des estimations d'associations citées par Amnesty International, bien que partisanes, plus de 9.000 Rom ont été renvoyés dans leurs pays au cours des trois premiers trimestres de 2012, un pic ayant été atteint durant l'été, avec 2.300 expulsions en juillet et août, sous le gouvernement socialo-écolo.
"Jusqu'ici, en dépit des propos encourageants du nouveau gouvernement et de la publication de la circulaire [du 26 août, qui donne des instructions au sujet des expulsions], les expulsions forcées ont continué à se succéder sous le gouvernement actuel", écrit Amnesty International dans son rapport.

Bien qu'elle ne cite pas les chiffres du ministère de l'Intérieur, "Amnesty International salue les propos et l'approche du gouvernement actuel, mais reste préoccupée par le fait que les expulsions forcées se poursuivent à travers le pays, en violation des obligations incombant à la France en vertu du droit international", ajoute l'organisation supra-nationale basée au Canada, demandant l'arrêt immédiat des expulsions forcées et la modification des lois françaises pour les mettre en adéquation avec le droit international.

Une ONG non démocratique tente d'imposer sa loi sur le monde 


Les ONG n'ont aucune légitimité. Si elles ressemblent à un État fédéral, mais les organisations supranationales ne possèdent pas la représentativité d'un État:  les États membres sont souverains et l'organisation ne constitue pas un État. Certains assimilent abusivement Amnesty International à l'Union Européenne qui, elle, possède un Parlement européen (PE) élu au suffrage universel direct.

A la différencie des organisations internationales, les décisions d'Amnesty International sont prises par des institutions propres à l'organisation, et non par la réunion de chefs d'État ou de leurs représentants. 
A la différence des assemblées démocratiquement élues, les ONG ne représentent qu'elles-mêmes et surtout pas les peuples souverains qu'elles ne consultent pas.

L'ONG rappelle que dans un courrier adressé au collectif RomEurope pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait dit "souhaiter" que des solutions alternatives soient proposées aux populations concernées, lorsqu'un campement insalubre est démantelé...


Amnesty n'a aucun droit à dicter sa loi  

Organisation supranationale dont le secrétaire général, Salil Shetty, est un compatriote de Lakshmi Mittal, la bête noire d'Arnaud Montebourg, Amnesty demande également que les démantèlements soient accompagnés d'offres de logement de remplacement. 

"Les expulsions forcées ne règlent pas le problème mais l'exacerbent", a estimé mercredi lors d'une conférence de presse Marion Cadet, "chercheuse-maison" à Amnesty International. La chercheuse auto-proclamée légitime l'occupation du sol par des clandestins par le fait qu'une fois expulsés, les Rom se réinstallent tout aussi illégalement sur d'autres terrains, dans un habitat encore plus précaire.

Plutôt que de harceler les pays d'origine, Amnesty empoisonne les pays investis
Les expulsions à répétition (de populations pourtant identifiées, essentiellement d'origine roumaine ou bulgare) génèrent par ailleurs des problèmes de santé et de scolarisation, ont souligné mercredi plusieurs "acteurs de terrain", termes choisis pour dissimuler que ce sont des militants partisans anonymes sans aucune légitimité
Ces problèmes sont néanmoins gérés par la CAF ou l'URSSAF, comme la couverture maladie universelle, CMU permettant l'accès au soin, le remboursement des soins, prestations et médicaments à toute personne résidant en France, ainsi que par la Croix-Rouge française, le Secours catholique ou les Restos du Coeur soutenus par la générosité publique et  les salariés Français.

Des ONG en réseaux
"L'expulsion sans préparation, et souvent faite dans l'urgence, aboutit à des ruptures de soin", a ainsi témoigné Martin Duteurtre, d'une équipe de soins mobile de Médecins du monde, une autre ONG radicale, d'obédience marxiste, dissidente de Médecins sans Frontières, socialiste.


RESF et le Snuipp (FSU) sont de la partie
Citée par les media, Véronique Decker, directrice d'une école à Bobigny où sont scolarisés une trentaine d'enfants issus de communautés rom roumaines et bulgares, a de son côté fait part de "l'effondrement psychique", voire de "l'abandon" des enfants "habitués de l'expulsion". "Nous créons des enfants qui ne trouvent pas leur place", a-t-elle dit. 
Or, ce que ne dit encore pas la presse partisane, c'est que Véronique Decker, n'est pas une directrice d'école anodine, mais une "désobéisseuse" (voir libellé) en pédagogie Freinet, qu'elle est membre du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE, qui soutient 4 militants de Tours accusés d'avoir diffamé publiquement l'administration) et appartient au réseau des enseignants du 1er degré en résistance pédagogique. Avec la complicité de la municipalité communiste de Bobigny dont le maire est Catherine Peyge, une enseignante.

dimanche 8 juillet 2012

Valls: bonjour les assignations à résidence des clandestins avec mineurs; adieu la rétention

Les familles de sans-papiers avec des mineurs ne seront plus placées en centre de rétention





40 familles relevant du Samu social de Paris, chassées de deux hôtels de Seine-Saint- Denis se sont installées à la résidence hôtelière Mister Bed de Torcy (décembre 2009)

Les sans-papiers en famille seront assignés à résidence -au besoin dans des conditions strictes-, selon la circulaire rendue publique samedi par le ministère de l'Intérieur.

Le double-jeu de Manuel Valls 
D'un côté le ministre confirme l'un des engagements de François Hollande pendant la campagne présidentielle. "Maintenir des enfants en rétention n'est pas acceptable", a expliqué sur France Info.
Mais de l'autre, il prévient qu'il ne se départira  pas de son "message de fermeté" face à la montée de l'immigration clandestine: "Nous ne sommes pas en situation aujourd'hui d'accueillir plus que ce qui est possible sur notre territoire national". 

L'enfant, utilisé comme cheval de Troie

Le ministre socialiste est donc parfaitement conscient que la volonté de la "gauche molle" constitue
un appel d'air à l'immigration clandestine, mais surtout un facteur aggravant: le sans-papier ne pénétrera plus seul sur le territoire, mais accompagné d'un enfant. "Une politique d'immigration (...) doit permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière", a ajouté le ministre de l'Intérieur. 
Cette instrumentalisation des enfants n'a encore pas interpellé les associations familiales... 
Sont-elles toutes militantes au côté du gouvernement et indifférentes à la récupération des enfants ? 

Manuel Valls permet le contraire de ce qu'il affiche

Mise en rétention "en cas d'interpellation ultérieure

Pour le Défenseur des Droits, Dominique Baudis,
la fin de la rétention des mineurs serait logique après la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier: "C'est une décision que nous attendions", a déclaré Dominique Baudis "Comme de toutes façons ils ressortaient, c'était vraiment inutile de se livrer à ces allers-retours...", a-t-renoncé.

Valls a prévu d'être mis devant le fait accompli
La circulaire prévoit qu'en cas de non respect de l'assignation, de fuite ou de refus d'embarquer, la famille ne pourra "plus bénéficier" du nouveau dispositif. 

Et "en cas d'interpellation ultérieure, vous pourrez procéder à la mise en rétention administrative", écrit Manuel Valls aux préfets dans la circulaire. 
Baudis pense-t-il que, " comme de toutes façons" les migrants qui sont  entrés sur le territoire en toute illégalité n'ont rien à faire d'une circulaire de Manu Valls, la cause est déjà entendue ? 

D'ailleurs des dispositions ont été prises "pour que les équipements à l'accueil spécifique des mineurs soient régulièrement entretenus ou renouvelés dans tous les centres [de rétention administrative] déjà adaptés à l'accueil des familles", selon la circulaire. 

45 jours d'assignation à résidence

L'assignation à résidence est limitée dans la durée
Elle ne pourra excéder 45 jours (délai renouvelable une fois).
Elle sera également rendue difficile à respecter et donc à appliquer, puisqu'elle est d'ores et déjà strictement encadrée avec un "périmètre de circulation" et l' "obligation périodique de se présenter " au commissariat ou à la gendarmerie. 
Bien qu'ils ne fassent l'objet d'aucun jugement, cette contrainte les assimile donc aux repris de justice condamnés. 

Seront également demandées des "
garanties de représentation" avec une "preuve d'une résidence effective permanente" ainsi que la "possession de documents d'identité et de voyage en cours de validité et qui peuvent être conservés par l'autorité administrative en échange d'un récépissé valant preuve d'identité". 
L'encadrement des familles de sans papiers engloutira le contingent de personnels affectés à la police. 

Pour ceux "dont les garanties de représentation sont faibles et dont le comportement d'ensemble révèle une volonté manifeste de fraude", sera mise en place une "assignation à résidence au domicile avec une vigilance toute particulière ou assignation dans un autre lieu permettant une surveillance facilitée" par policiers ou gendarmes. 


Manuel Valls recommande également aux préfets de privilégier les dispositifs d'aide au retour. Leur coût est-il chiffré et publié ?  

Mayotte, non concernée par la circulaire Valls

Mayotte  fait exception
Ile de l'archipel des Comores situé au nord-ouest de Madagascar, Mayotte fait partie des pays et territoires d'outre-mer de l'Union européenne, mais, selon les associations, 5.389 enfants y auraient été privés de liberté en 2011.
Mayotte est une société matriarcale placée sous les influences africaine, indienne et arabe, de tradition sunnite, où l'islam est pratiqué par 95 % .

Depuis les années 1980, de nombreux ressortissants du pays formé par les îles indépendantes, cherchent à gagner Mayotte, notamment depuis
Anjouan, membre de la République fédérale islamique des Comores (RFIC),
 pour chercher des conditions de vie meilleures. Ces personnes sont considérées comme des immigrés clandestins par les autorités de Mayotte et sont renvoyées  sur le territoire de l'Union des Comores (République fédérale islamique des ComoresRFIC). L'Union, considérant que Mayotte fait partie de son territoire, proteste contre cette politique qui, selon elle, brime ses citoyens qui ne font que gagner une partie du territoire de l'Union. À ce titre, en se référant à l'article 7 du Statut de Rome, elle considère ces arrestations et renvois comme crime contre l'humanité. Pourtant, la population de Mayotte — 190 000 habitants fin 2007 — est composée à 30 % de réfugiés en provenance d'Anjouan. 

"C'est un territoire qui est soumis à une pression migratoire massive", a reconnu sur France Info Manuel Valls qui dit vouloir instaurer un "dialogue avec les autorités comoriennes". La "situation singulière" de ce département d'Outre-mer va être étudiée par "une personnalité indépendante" pour des propositions "dès la rentrée", selon l'Intérieur. 
Décrivant une situation "préoccupante", Dominique Baudis se rendra dans le département à l'automne, avant «un rapport sur la situation des droits» dans l'archipel.

Or, respectueux de la Cour européenne des Droits de l'Homme, le gouvernement de François Hollande et D. Baudis négligent en revanche les critiques de la communauté internationale sur la présence française aux Comores.


Un coût que  la Cour européenne des Droits de l'Homme n'a pas estimé
Le coût du renforcement des effectifs de la Justice, de la Police et de la Gendarmerie, à hauteur de 1 000 postes par an au total sur la durée du quinquennat, est estimé à 180 millions d’euros par an
Ce coût monterait à 204 M€ à partir de 2020, une fois l’ensemble des agents en poste, à l’issue de leur formation initiale. 

Encore est-il supposé que ces postes ne seront pas pourvus par redéploiement et nécessiteraient la création nette de 5 000 emplois, répartis de façon égale entre la Justice, la Police et la Gendarmerie. 

Aux charges de personnel supplémentaires s’ajoutent des dépenses de fonctionnement et des dépenses locatives.

mardi 2 août 2011

SAMU social: plus de clandestins, c'est moins de moyens pour tous


La presse relaie quelques dizaines d'extrémistes comme 500.000
Une mobilisation inédite du SAMU social pour lancer un cri d’alarme.

Des professionnels de l’urgence sociale sont en grève mardi 2 août.
Les “écoutants” du 115 ont décidé de ne pas décrocher le téléphone durant deux heures et donc de décrocher, pour dénoncer le non ajustement de l'offre à la demande croissante: « Les appels vers ce numéro d’urgence sont toujours plus nombreux, alors que les solutions d’hébergement, elles, diminuent ». Le nombre d'appels au 115 augmente proportionnellement au nombre de clandestins...
La crise, le "printemps arabe' et l'immigration clandestine ont aggravé la pauvreté en France, avec désormais 3,6 millions de personnes pas ou mal logées, dont 133.000 sans-abri

A 73 ans, le fondateur du SAMU social prend sa retraite
Président et fondateur (juillet 1998), Xavier Emmanuelli a fait valoir ses droits à la retraite. Avant son départ, l'ancien secrétaire d'État auprès du Premier ministre Alain Juppé, chargé de l'Action humanitaire d'urgence (1995-1997) et co-fondateur de Médecins sans frontières (1971) a tiré la sonnette d’alarme.
Deux semaines après sa démission, les grévistes réclament des moyens budgétaires supplémentaires pour être en mesure d’“effectuer” (leurs) “missions de mise à l’abri, de soins et d’accompagnement social”, explique Maud Bigot, membre de la coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale et organistrice de la manifestation de mars 2011 à Lyon.

Le budget 2010 du SAMU social s'élève à 1 400 000 €
La gauche dénonce les restrictions budgétaires liées à la crise économique et financière internationale et à la dette publique.
Or, les partenaires publics du SAMU (Europe Aid, AFD, FONJEP) et des partenaires privés (Air France, Fondation PPR, Fondation Total, Fondation Macif, Fondation BNP-Paribas...) peinent également à faire face au surnombre.

Une journée d'action nationale

Environ 150 personnes ont manifesté samedi 23 juillet à Paris
Le nouvel appel au débrayage concerne les personnels du numéro d’urgence national 115 et les équipes mobiles des associations qui rencontrent les SDF. Les grévistes devraient ainsi manifester un peu partout en France dans la journée. A Paris, les manifestants doivent se rassembler à 12h30, à proximité d'un appartement des Hollande-Royal, dans le VIIe arrondissement, où des familles sans logement campent justement depuis une quinzaine de jours, à l'initiative de DAL, avant de marcher jusqu'au ministère du Logement, "avec l'espoir qu'une délégation soit reçue et entendue".

La Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale, soutenue par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (FNARS), qui ont appelé à la grève, réclament plus des moyens. Créée en 1956, ce réseau généraliste de lutte contre les exclusions fédère 750 associations (dont le Secours catholique) ou organismes qui gèrent 2 200 établissements et services sociaux accueillant, hébergeant, logeant et insérant 600 000 personnes chaque année. La fédération a une mission politique et de services; elle représente ses adhérents, les conseille, les informe et mutualise leurs expériences. Elle est actuellement présidée par une magistrate, Nicole Maestracci, présidente du tribunal de grande instance de Melun, et ancienne présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

L'Etat a annoncé en mai un gel des moyens alloués en 2011à l'hébergement des personnes sans abri . Des restrictions budgétaires que le gouvernement justifie par le concept du "Logement d'abord" : donner la priorité à un accès de long terme des personnes sans domicile à un véritable logement, sans passer par la case de l'hébergement d'urgence, très coûteux en nuités en hôtels.

Instrumentalisation de la souffrance des immigrés en situation irrégulière



Les trotskistes de SUD animent la grève



Maëva Espinasse, écoutante sociale au 115 à Paris, est sur tous les fronts médiatiques, interrogée par les radios (France Culture) et les télévisions (France 2) publiques.

Le Parti socialiste n'a pas manqué de se manifester
Il a affirmé mardi dans un communiqué qu'il "soutient le mouvement de grève nationale du Samu social" et a demandé un moratoire sur les fermetures de places d'hébergement d'urgence, malgré leur coûta-t-il affirmé .
Bertrand Delanoë polémique pendant la campagne de la primaire du PS
Il qualifie la décision du gouvernement d’“irresponsable” et “cynique”. Mais le maire socialiste de Paris a anticipé la grève en annonçant la semaine dernière l’octroi d’une “ subvention exceptionnelle ” au SAMU social pour loger une centaine de familles à la rue. L'élu a en effet des obligations sociales.

Le secrétariat d’Etat au Logement doit rétablir la vérité
Il a souligné qu’il existe 115.000 places d’hébergement d’urgence dans toute la France, et que, si 4.500 doivent disparaître d’ici la fin 2011, 4.500 nouvelles seront dans le même temps créées dans des logements, doublant ainsi leur nombre.
"On a besoin de l'urgence, simplement l'urgence ne peut pas être la seule réponse pour un certain nombre de familles ", a-t-il dit sur RMC.

Il rappelle que le gouvernement a augmenté ses crédits pour l'hébergement d'urgence de 65% en quatre ans en Ile-de-France et de 30% dans le même temps dans toute la France, avec aujourd'hui, selon lui, environ 115.000 places dans le pays.
Est-ce à dire que le nombre des immigrés en situation illégale a augmenté dans des proportions plus importantes ?

dimanche 31 juillet 2011

Surenchère sécuritaire dans l'opposition en campagne


Compétition PS-FN vers plus de "dérive sécuritaire" !


Le député UMP Eric Ciotti, suite au discours de Grenoble, a proposé cette semaine un service citoyen pour les mineurs délinquants encadré par d'anciens militaires.
Lien L'Express

Dans sa logique du déni systématique, le Parti socialiste - comme le Front national - dénonce donc paradoxalement, l'"inaction" et les actions de communication de Nicolas Sarkozy sur la sécurité et l'immigration.
L'intervention de Nicolas Sarkozy le 30 juillet 2010, qui s'était pourtant traduite par plusieurs projets de loi, avait conforté le discours de l'aile droite de la majorité et, un an après ce discours de Grenoble.

L'opposition en campagne relance les polémiques


A gauche, François Hollande, l'ex-premier secrétaire inactif primaire du PS se déclare frappé
par " l'écart entre la provocation verbale du discours et l'inaction concrète de la politique" de Nicolas Sarkozy.
Dans le Dauphiné Libéré paru samedi, le candidat à la primaire socialiste n'a retenu que des "annonces fracassantes", selon lui, faites il y a un an par Nicolas Sarkozy. Il regrette qu'elles aient été "soit abandonnées", comme la déchéance de nationalité, "soit annulées par le Conseil constitutionnel", même partiellement. Faut-il comprendre qu'il envisage donc de mettre en oeuvre la déchéance de la nationalité pour les néo-arrivants coupables de crimes et de délits ?
Lien PaSiDupes

"
Quant au démantèlement des camps de Roms, qui avait suscité tant de réactions justifiées y compris au plan européen, la circulaire du ministère de l'Intérieur a dû être abrogée et les pouvoirs des préfets limités encore une fois par le Conseil constitutionnel", assure-t-il, omettant de rappeler que la Commission européenne n'a finalement pas ouvert de procédure d'infraction contre la France pour sa politique à l'égard des Rom en situation irrégulière.
Lien PaSiDupes

L'irresponsable socialiste esquive et adopte la langue de bois
Lorsqu'il est invité à dire s'il entend réconcilier la politique de sécurité et la gauche, il passe à l'abstration, disant vouloir en tout cas " incarner une cohérence dans l'action "... Comprenne qui peut !

Et ça continue, dans les formules magiques floues.
" Pour combattre la violence, les trafics et les bandes, il faut agir non par des incantations bruyantes ou des inflations législatives, mais par des mesures concrètes et continues qui passent par une politique éducative, économique, sociale, urbaine et pénale ", "précise"-t-il.

Flamby 1er critique sans rien proposer
L'ancien Premier secrétaire du PS reproche ainsi à Nicolas Sarkozy d'avoir supprimé 10.000 postes de policiers et gendarmes depuis son accession à l'Elysée, mais n'évoque pas les déficits publics.

Interrogé sur les moyens qu'il consacrerait à la sécurité - tout en respectant les objectifs de réduction de la dette publique -, François Hollande répond évasivement: " Il y a des domaines où il faudra renforcer notre action : c'est l'éducation et la sécurité intérieure, d'autres où il faudra faire des économies ". Lâchement, le candidat évite de nommer les 'domaines', c'est-à-dire les familles qu'il compte frapper.

François Hollande propose, lui, que les mineurs délinquants "soient écartés de leur quartier en ouvrant des établissements de rééducation renforcés bien plus nombreux qu'aujourd'hui." Sur son financement en temps de crises économique et financière internationales, motus !

En mal de reconnaissance, Sa Cynique Majesté Royal, candidate à vie à l'Elysée, se félicite pour sa part que son vainqueur de la présidentielle 2007 ne soit pas sectaire et la valorise. « Nicolas Sarkozy se rallie à une de mes propositions de la présidentielle de 2007 et d'aujourd'hui », a-t-elle réagi. Sans attendre son évaluation, elle estime dans Le Parisien: " J'ai trouvé une solution: la droite s'en empare, qu'elle le fasse tout de suite ". Selon elle, alors de passage vendredi dans le quartier sensible du Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), le président de la République doit mettre en œuvre l'encadrement militaire des jeunes délinquants, " sans attendre une loi. " Sur RTL, la présidente de la région Poitou-Charentes a ajouté à destination de la Ch'tite Aubry : « Ce n'est pas parce qu'un député de droite reprend l'une de mes bonnes idées que je vais la critiquer. Bien au contraire, j'attends qu'il passe des discours aux actes. » Pour cela, cette fille d'officier supérieur de l'armée française de colonisation demande « un moratoire sur la fermeture des régiments pour qu'il y ait des lieux où les jeunes puissent être accueillis ». Euphémisme délicieux de franchise: comprendre "redressés"...

Sur l'autre bord de l'opposition, Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), estime que le discours de Grenoble "est devenu le symbole de la duperie sarkozyste ".
Nicolas Sarkozy " a tellement promis, mais tellement rien fait ensuite, qu'il apparaît aujourd'hui pour ce qu'il est vraiment: le président de l'inaction ", affirme-t-elle dans un communiqué.

Marine Le Pen, qui appelle le président de la République à "présenter ses excuses aux Français", estime que deux mesures peuvent être prises immédiatement: " la suppression de toutes les pompes aspirantes de l'immigration " et l'arrêt de la réduction des effectifs de policiers et de gendarmes.
Ce dernier point réunit FN et PS.

dimanche 24 avril 2011

Benoît XVI: paix de Pâques sur la terre et sur le "printemps arabe"

Le Pape adresse au monde sa bénédiction urbi et orbi

Les musulmans lui en sauront-ils gré ?...


Benoît XVI a lancé dimanche, dans son message pascal, un fervent appel à tous les pays à «manifester la solidarité» et à «ouvrir leur coeur à l'accueil» aux «nombreux exilés et réfugiés» venant des pays arabes.

Un pape social
Le Souverain pontif a exhorté les Italiens mais aussi les Français et le reste du monde à prendre leur part du fardeau musulman. « Aux nombreux exilés et aux réfugiés qui viennent de différents pays africains et qui ont été contraints de laisser leurs affections les plus chères, que se manifeste la solidarité de tous !», a-t-il souhaité, alors que, dans plusieurs pays européens, les réactions d'auto-protection des populations et les mesures pour limiter l'immigration se multiplient.
Lien PaSiDupes: les clandestins tunisiens sont arrivés dans le 19e arrondissement de Paris
VOIR et ENTENDRE
Le pape attire toujours autant les foules

Un pape populaire
Il s'est exprimé devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre: cf. photo ci-dessus.
Le pape a désormais la cote parmi les mécréants.
Mal informé, Benoit XVI en personne avait clairement désapprouvé la politique menée par la France à l'égard des Rom, lors d'un discours prononcé depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo en août dernier, et les laïcs n'avaient eu que le temps d'instrumentaliser sa prise de position que la Commission européenne reviennait sur ses positions offensives et confirmait la légalité de l'action de la France sur son territoire. Le cardinal Vingt-Trois s'était alors appliqué à éteindre la polémique entretenue par les évêques de Toulouse, Mgr Le Gall (moine bénédictin) et de Coutances et Avranches, le 'jeuniste' et progressiste Mgr Stanislas Lalanne, ancien secrétaire de la conférence des évêques de France. Il a ainsi été amené à recadrer Mgr Schockert, zélé responsable national de la Pastorale des Migrants et évêque de Belfort-Montbelliard.

Avant d'adresser sa bénédiction en 65 langues, Benoît XVI a lancé un appel solennel. «Que les hommes de bonne volonté soient éclairés pour ouvrir leur coeur à l’accueil, afin que de façon solidaire et concertée il soit possible de répondre aux nécessités pressantes de tant de frères», a insisté le chef de l'Eglise catholique persécutée dans le monde, notamment musulman, à la satisfaction de nombreuses voix catholiques et laïques.

«Qu’à tous ceux qui se dépensent en de généreux efforts et offrent des témoignages exemplaires en ce sens parviennent nos encouragements et notre appréciation», a dit le Saint Père, apportant son plein soutien aux organisations humanitaires - mais apolitiques - et personnes charitables qui aident leurs frères dans la souffrance.
Lien PaSiDupes - instrumentalisation des migrants par l'opposition française: réaction de Bruxelles

Cette ruée suscite un vif débat

Les révoltes, en Tunisie et en Egypte, et la guerre, en Libye, ont fait fuir des dizaines de milliers de partisans des 'dictateurs' déchus
, mais aussi des travailleurs immigrés africains désormais privés de travail par le "printemps arabe". Lien PaSiDupes Ils considèrent comme un droit de franchir non pas la Mer Rouge vers l'Arabie saoudite, mais la Méditerranée, pour s'établir sans autorisation en Europe aux prises avec la crise.
PaSiDupes: la France interrompt le trafic en provenance de la Tunisie, via l'Italie

Mais le conflit libyen a aussi fait fuir plus de 550 000 immmigrants vers des pays voisins comme la Tunisie, l'Egypte et le Niger, donc à nouveau la France et l'Italie, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Certains immigrés africains, asssimilés en Libye à des mercenaires du colonel Kadhafi, ont été maltraités ou tués.
En Italie et en France, ils ont créé ici et là des blocages de voies de chemin de fer et se sont permis des gestes de colère, voire des dégradations.

L'Europe du sud est maintenant confrontée aux problèmes de leur accueil et des restrictions à l'espace Schengen de libre circulation.

lundi 18 avril 2011

La France bloque les trains de migrants tunisiens envoyés par l'Italie

Suspension de trains: Paris a respecté les règles européennes

Démocratie sans frontières,
Médecins sans frontières,
Reporters sans frontières,
Avocats sans frontières,
RESF,
et quoi encore ?

La France a fait suspendre la circulation des trains toute la journée de dimanche depuis la ville italienne de Vintimille vers la Côte d'Azur, alors qu'un convoi de manifestants et migrants tunisiens allait traverser la frontière, suscitant la colère de Rome.

L'Italie a "protesté formellement" auprès de Paris pour "l'interruption du trafic international", a indiqué le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, sur une télévision italienne.
Vers 17H00 GMT, la circulation entre Vintimille (Italie) et Menton (France) a été rétablie. Selon le ministère français de l'Intérieur, elle avait été suspendue "à la demande du préfet des Alpes-Maritimes, en raison des risques de trouble manifeste à l'ordre public" que faisait courir une manifestation de militants et de migrants tunisiens.
Les droits de l'homme sont non seulement galvaudés, mais détournés, voire vidés de leur sens, comme peu l'être le mot "dignité" du train dit de la dignité. Quant aux militants de No Border, ce ne sont pas des enfants de choeur: lien PaSiDupes
En 2004, le réseau No Border a organisé la première journée internationale d'action « Europe sans frontières » pour la régularisation des « sans-papiers », l'ouverture des frontières : lien PaSiDupes
En juin 2009, le réseau No Border a organisé un camp à Calais : lien PaSiDupes

VOIR et ENTENDRE une scène de révolte et de dégradations par de jeunes Tunisiens hébergés et retenus à Lampedusa début avril:

Les travailleurs humanitaires ont essayé de rétablir le calme, mais le soulèvement a explosé dans l'après-midi, malgré la promesse qu'ils pourraient partir le jour même. Les jeunes clandestins ont mis le feu aux matelas mis à leur disposition. « Dans mon pays - s'est plaint l'un d'eux - il nous a fallu quelques jours pour se débarrasser de Ben Ali, nous sommes venus ici pour retrouver notre liberté et pourtant on nous garde enfermés dans une maison et on nous dit chaque jour que nous partirons le lendemain."

"Je peux comprendre que 300 alternatifs suscitent des préoccupations", mais les permis accordés par l'Italie aux migrants tunisiens "sont valables et reconnus par la France", a encore opposé le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, en estimant que "l'Europe ne va nulle part si on érige des murs" entre les pays.
Il conviendrait donc que l'Italie respectât l'espace Schengen en assurant la meilleure étanchéité possible de ses frontières avec les pays non-européens.

Désinformation partisane et instrumentalisation politicienne

Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) minorait le risque sur France Info ce matin
, affirmant que les migrants Tunisiens étaient seulement une soixantaine. "Les militants venus du nord de l'Italie et de Venise, étaient "entre 250 et 300" et leur manifestation n'avait été ni déclarée, ni autorisée, selon le ministère français", rapporte en revanche l'agence de presse française, également ce matin.

Plus d'activistes que de migrants

Deux perturbateurs sur trois, soit environ 200, sont des militants des droits de l'homme, des Français et beaucoup d'Italiens. Ils avaient pris place à Gênes à bord d'un "train de la dignité" devant faire passer des migrants tunisiens jusqu'à Nice (sud-est de la France). Ces passeurs avaient annoncé vouloir "défier les blocages gouvernementaux pour ouvrir les frontières , garantir le libre accès au territoire européen, et rappeler qu'aucun être humain n'est illégal ".

VOIR et ENTENDRE un reportage Nice-Matin dimanche:


Des extrémistes de gauche font monter l'audience de l'extrême droite

Cette action autoritaire s'est déroulée au mépris de la majorité des Français

Les gauchistes se sont regroupés en cortège, aux côtés de nombreux immigrés tunisiens (seulement 60, selon Laurent Mouchard, aka. Joffrin), pour crier leur colère ! Scandant "liberté", "liberté", ils ont tenté de se rendre au consulat de France mais en ont été empêchés par des carabiniers. Les activistes ont alors décidé d'occuper les voies. "Nous sommes tous des clandestins!", ont crié en boucle les militants.
Les gauchistes soutiennent les partisans du 'dictateur' Ben Ali
Majouri, 28 ans, un pêcheur tunisien originaire de Sfax, tenait fièrement une banderole. Arrivé il y a un mois à Lampedusa (sud de l'Italie), il a à son actif trois tentatives d'incursion en France, deux à pied et une en train, mais cette fois, il est muni de documents délivrés par les autorités italiennes. "Je ne pensais pas que ça serait bloqué pour aller en France. Je ne comprends pas", soupire-t-il.

"On finira par y arriver !", lui lance son ami Rabir, en sortant son "titre de voyage pour les étrangers", un livret flambant neuf en carton vert foncé, délivré par la République italienne et un permis de séjour sous forme de carte électronique orangée.

Rome a en effet facilité la traversée de l'Italie en décidant d'octroyer des permis de séjour de six mois aux plus de 20.000 Tunisiens arrivés sur ses côtes depuis janvier, pour qu'ils puissent rejoindre "amis et parents" en France et ailleurs en Europe. Selon les media italiens, au bas mot, une vingtaine de Tunisiens ont passé avec succès les contrôles frontaliers vers la France depuis samedi.

Paris s'est irrité de cette initiative, exigeant que les migrants possèdent aussi un passeport et des ressources suffisantes.
"Cette frontière devrait être ouverte, c'est un déni de démocratie", proteste Neva, d'un bureau d'aide aux étrangers à Bologne (nord-est), qui n'envisage pas un instant de recueillir cette main d'oeuvre que l'on dit tellement convoitée.

La décision de la France a respecté les règles européennes

C'est la conclusion d'une analyse faite lundi par la Commission européenne.

Les autorités françaises ont expliqué les motivations de leur décision à la Commission qui va les analyser, mais selon les premières indications, les règles de Schengen ont été respectées, a indiqué un membre des services de la Commission.

La mesure a été "temporaire" et "n'a pas été au delà du strict nécessaire", a-t-il estimé. Il s'est agi d'une "mesure ponctuelle de gestion du trafic ferroviaire" pendant six heures, a-t-il précisé.

Lundi, évoquant le sommet entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi prévu le 26 avril à Rome, M. Frattini a estimé qu' "une ombre" plane sur les relations franco-italiennes, dont "il faudra ressortir en réaffirmant la volonté de l'Italie et de la France de travailler ensemble, en tant que pays fondateurs de l'Union européenne", dans un entretien à La Repubblica.

Et inversement ?