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samedi 21 novembre 2015

COP21: les SAMU prêts à toute éventualité

Les Samu se préparent au risque d'attaque chimique avant la COP21

Poilus équipés de masques
contre les gaz toxiques
Puisque la date de lancement de la Conférence sur le climat est maintenue au 29 novembre dans la capitale, l'armée va fournir les Samu en sulfate d'atropine

C'est un antidote efficace en cas d'attaque aux gaz toxiques. Pour la première fois devant l'Assemblée nationale et quatre jours après la publication d'un arrêté autorisant l'armée à doter les Samu d'un antidote aux armes chimiques, Manuel Valls a évoqué le risque d'une telle attaque sur le sol français, lors du vote - quasi unanime - de la loi permettant le renforcement et la prolongation de l'état d'urgence : "L'imagination macabre des donneurs d'ordre est sans limite: fusil d'assaut, décapitation, bombe humaine, armes blanches (...) Il ne faut aujourd'hui rien exclure, et, je le dis avec toutes les précautions qui s'imposent - mais nous savons et nous l'avons à l'esprit -, il peut y avoir aussi le risque d'armes chimiques et bactériologiques."
Le gaz moutarde a été particulièrement utilisé comme arme chimique pour infliger de graves brûlures chimiques des yeux, de la peau et des muqueuses, y compris à travers les vêtements et à travers le caoutchouc naturel des bottes et masques, durant la Première Guerre mondiale (à la première attaque aux gaz toxiques 5.200 soldats mourront dans les heures suivantes) et lors de plusieurs conflits coloniaux, puis, plus récemment, lors de la guerre Iran-Irak.
L'usage de gaz toxiques est pourtant difficile et peu efficace

Le premier ministre cherche-t-il à faire illusion sur sa faculté d'anticipation ? 
Sur France Inter, un ancien officier supérieur des services de renseignement, Alain Rodier a en effet indiqué que "le risque n'est pas exclu," mais que ce type de produits (ypérite ou gaz moutarde et sarin) est "d'un emploi extrêmement difficile, beaucoup moins efficace qu'on peut le croire", a-t-il nuancé. 

Une mesure prévue avant les attentats... 
L'arrêté pris dimanche 15 novembre prévoit notamment qu'une grande quantité de sulfate d'atropine, antidote contre certains gaz toxiques -dont le gaz sarin que le régime de Bachar el-Assad en Syrie est accusé d'avoir utilisé en 2013 contre sa population- sera fourni aux Samu français par la Pharmacie centrale des armées, avant le lancement de la COP21, maintenu pour le 29 novembre. "Cette mesure était prévue dans la préparation de la COP21 et n'a pas été prise suite aux attentats de vendredi. C'est une précaution mise en oeuvre dans le cadre des grands rassemblements", affirme la Direction générale de la Santé, contactée par le Figaro.
Bien qu'inodore, incolore et volatile, le sarin est un neurotoxique  fatal pour l'homme et l'animal, même à très faible dose. On estime qu'il est environ 500 fois plus toxique que le cyanure. Il passe facilement la barrière des poumons et est absorbé par la peau d'où il passe directement dans le sang. Quand il ne tue pas, il laisse de graves séquelles neurologiques.
Pour ces raisons, il a été utilisé comme arme chimique, avant d'être considéré comme une arme de destruction massive par l'ONU. Les États devaient avoir détruit leurs stocks d'armes chimiques avant 2007. En 1952, les Britanniques l'ont modifié pour en créer une version dix fois plus mortelle nommée gaz VX.
En 
1995, une secte japonaise  perpétra un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo. Celui-ci cause la mort de 12 personnes et en blesse plus de 5.500 autres.En 2013, le sarin aurait été utilisé en Syrie, par le régime, selon Le Monde, mais par les rebelles, selon d'autres. 
Un antidote efficace contre les risques neurotoxiques 
L'atropine, injectable en grande quantité (40 mg/20ml) est produite par la seule pharmacie centrale des Armées et doit normalement être administrée aux troupes exposées aux risques neurotoxiques, comme les gaz sarin, Tabun, Soman et VX. 
Le sulfate d'atropine est l'un des rares antidotes connus contre ce type de produits. Cette mesure intervient alors que l'Union des Industries chimiques (UIC) a réitéré, suite aux attentats de Paris, ses alertes auprès du gouvernement sur le risque lié à la libre diffusion d'informations relatives aux risques et aux stocks des usines du secteur sur internet.

jeudi 7 août 2014

Seine-Saint-Denis - Pompiers et Samu ont eu peur pour leur sécurité: un enfant de 10 ans meurt aux urgences

"Abandonné de tous", en zone de non droit

Dans ce quartier sensible d'Epinay-sur-Seine, le taxi aurait également refusé de s'aventurer
Zacharie, un enfant de 10 ans, est décédé dimanche à l'hôpital Delafontaine de Saint-Denis (9.3). Le Samu avait refusé de le prendre en charge, révèle le Parquet de Bobigny. Une information judiciaire a été ouverte le jeudi 7 août pour "homicides involontaires", a précisé le Parquet, qui a requis du juge d'instruction "la pratique d'une autopsie judiciaire", pour déterminer les causes exactes de la mort de l'enfant.
Selon "le Parisien", qui a publié l'information, ni le Samu, ni les pompiers ni les taxis n'a accepté de prendre le risque de le prendre en charge pour l'emmener aux urgences. "A partir de quand doit-on parler d'urgence ?", interroge Monique, habitante du quartier sensible d'Orgemont à Epinay-sur-Seine, dans le quotidien. Personne ne peut nous secourir parce que nous habitons un quartier difficile. Ce n'est pourtant pas la brousse ici; nous ne sommes pas dans un pays sous-développé."

"Mon fils a été abandonné de tous"

Au fil du récit, la maman pointe des négligences dans la prise en charge de son fils, Zacharie, par les différents services publics.
Pris de violents maux de ventre, le petit Zacharie est emmené samedi matin chez un médecin de quartier qui diagnostique une gastro-entérite. Mais les médicaments ne font pas effet et l'enfant continue de vomir et de se tordre de douleur.
Lorsque sa mère appelle les pompiers, les secours craignent d'exposer du personnel en envoyant un véhicule. "Ils m'ont dit qu'il n'y avait pas d'urgence. Je les ai suppliés comme un enfant pour qu'ils viennent chercher mon fils", raconte Monique au journal.
Aiguillée vers le SAMU, elle reçoit la même réponse : "Amenez votre fils à l'hôpital." 
Sans voiture, elle appelle une compagnie de taxi qui refuse de "venir à Orgemont à cette heure, à cause des agressions".

La mère et son fils sortent finalement à pied et réussissent à arrêter un taxi une fois sortis du quartier sensible. Il les conduit à l'hôpital Delafontaine où un radiologue détecte alors une appendicite, mais le chirurgien met plus de deux heures à arriver. Le petit Zacharie ne peut attendre et décède en Ile -de-France.


Une autopsie est en cours. 
Le chef du service des urgences a toutefois expliqué à la famille que l'enfant souffrait d'un "grave problème au cœur". Selon une source proche de l'enquête, le décès est dû à une malformation cardiaque, qui n'avait jamais été détectée.

Mon fils a été abandonné de tous"
, se plaint Monique.
Selon Le Parisien qui les a contactés, les différents services d'urgence se renvoient la balle dans cette affaire. "Les soignants s'interrogent sur l'inertie des pompiers, ces derniers renvoient la balle au Samu", pointe le journal. 
La brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) affirme toutefois qu'elle n'hésite pas à se rendre dans les quartiers sensibles comme Orgemont, même au prix de caillassages.
Les parents de Zacharie ont décidé de porter plainte pour homicide involontaire.

Le président du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux était le maire d'Epinay-sur-Seine de 1995 à 2001, son conseiller général (1992-1997) et son député depuis 1997. En 2001, il fut le rapporteur pour le Parti socialiste.du projet de loi sur la "sécurité quotidienne"...

En vacances à 2 heures de Paris, Marisol Touraine, ministre de la Santé, et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur,ne communiquent pas.

lundi 5 août 2013

Pompiers agressés à Toulouse : "De plus en plus insupportable"

Qu'ont-ils tous eu à dire de tellement important? 

Les faits s'effacent dans la presse devant les propos tenus par les uns et les autres: la priorité est visiblement politique... Le représentant des pompiers à dénoncé les agressions dont ont été victimes deux sauveteurs dans le quartier du Mirail à Toulouse, après la condamnation du ministère de l'Intérieur.
Ce "post" suit la structure d'un article de presse.

"Une bêtise sans nom". 
C'est ainsi que le ministère de l'Intérieur a résumé les incidents qui ont touché des services de secours ce week-end dans le quartier du Mirail à Toulouse. "Ils mettent en danger des hommes et des femmes qui se dévouent au quotidien pour aider et sauver les autres", a réagi le porte-parole de Manuel Valls, assurant que ces agissements "doivent être punis très sévèrement."


"Ca suffit. Cela devient de plus en plus insupportable", a réagi de son côté Patrice Beunard, le président du syndicat national des sapeurs-pompiers sur Europe 1 lundi matin. "Je crois que pour eux un uniforme représente une autorité et comme ils ne veulent pas respecter l'autorité, ils agressent comme cela sans trop réfléchir, très bêtement".

Les faits, maintenant...

Deux pompiers venus porter assistance samedi soir à une vieille dame
tombée dans une rue ont été attaqués par des jeunes. Selon le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis), les deux hommes ont reçu des coups de pied à la tête notamment. Leurs blessures ont nécessité une courte hospitalisation dans la soirée et ils sont en arrêt de travail depuis. L'équipe de trois personnes était intervenue dans une ambulance peu après 20 heures auprès d'une personne âgée victime d'un malaise et souffrant d'un traumatisme crânien. Leur ambulance a été caillassée et son pare-brise brisé.

VOIR et ENTENDRE le chef des pompiers explique à LCI comment ses hommes ont été attaqués lors d'une intervention samedi dans le quartier du Mirail:

Dans la nuit de vendredi à samedi, les pompiers, le Samu et la police appelés dans le même quartier pour aider une jeune femme à accoucher à son domicile ont été également caillassés. "Ils ont balancé des pierres, dont une a touché le véhicule du Samu", a déclaré un porte-parole. "Il faut savoir que de tels actes retardent l'intervention des secours alors que chaque minute compte", s'est insurgé le porte-parole de la police.


vendredi 19 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: des preuves contre le déni de vols et de caillassage

La droite est réprimée, mais la diversité est protégée

Le pouvoir a-t-il voulu cacher une réalité trop clivante ? 

Il y a bel et bien eu des scènes de vol et de caillassage après le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge, contrairement à la version officielle véhiculée par les autorités politiques policières ou sanitaires et sa suite de media dociles. Une page du rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS)  est consacrée à l'opération de sécurisation mise en place après la catastrophe ferroviaire par deux sections de la CRS 37-Strasbourg retirées au cantonnement de Meaux. 

Or, ce compte rendu des forces de l'ordre est sans ambiguïté. 
"À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles", note la synthèse de la DCCRS. 
Un constat fort différent de celui dressé par les responsables de la Croix-Rouge et du SAMU qui affirmaient n'avoir constaté "aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale" en gare de Brétigny. 

Pourtant le rapport de synthèse de la DCCRS va même plus loin
"Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels - doux euphémisme!- éparpillés sur le sol ou sur les victimes." Et la note d'enfoncer le clou : "Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l'accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé...).

Les démentis officiels sont autant de promesses d'impunité

La lecture de la synthèse révèle qu'un dispositif de sécurité très important a été déployé pour faire face aux débordements sur place. Ainsi, pour assurer des escortes d'ambulances, un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France était également réquisitionné. Par ailleurs, deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne, ainsi que les fonctionnaires de la CRS 51-Orléans, utilisés sur le département de la Seine-Saint-Denis étaient appelées en renfort.

Pourtant, ministres et sous-préfet présents sur place ont démenti à l'unisson tout caillassage sur les forces de secours et vol sur les victimes. 
Ainsi, sur i>Télé, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier déclara ne pas avoir eu connaissance "de victimes dépouillées", faisant simplement état "d'actes isolés" et "de pompiers qui par petits groupes ont été accueillis de façon un peu rude". 
Le sous-préfet d'Estampes, Ghyslain Chatel, démentait pour sa part que les secours aient fait l'objet de jets de projectiles, à l'exception "d'un camion de pompiers, qui pourrait avoir été visé mais pas touché".

Le défilé des élus a-t-il facilité la tâche des secouristes et des forces de sécurité ou Hollande et Ayrault, Valls et Touraine, Placé, Huchon et Guedj ont-ils contribué au désordre et ajouté au chaos ?

Rien que trois enquêtes...

Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne, persiste et signe jeudi: "J'étais sur place; il y a certes eu des tensions pour repousser des individus, mais je n'ai vu ni scène de pillages ni violences urbaines. J'ai déclenché une enquête pour en avoir le coeur net." 

Le Parquet d'Évry a ouvert une enquête préliminaire pour vol en réunion avec violences, à la suite des incidents qui se sont déroulés sur les lieux de la catastrophe. 
Les autorités avaient seulement reconnu qu'un urgentiste du SAMU s'était fait voler son portable, tandis que le SAMU prétendait n'avoir rien constaté.

Quelques 90 "équipiers" de la Croix-Rouge, ont été mobilisés "à partir de 18h30", selon Jean-François Riffaud, le directeur de la communication de la Croix-Rouge, soit 1 heure 15 après l'accident. "Nos équipiers n'ont rencontré aucun problème avec des badauds. Il n'y a pas eu d'agressions, nous avons travaillé de façon tout à fait normale", a affirmé J.-F. Riffaud, qui était pourtant sur place à Brétigny vendredi. 

Même mot d'ordre du côté du SAMU de Paris. Le chef de service
Pierre Carli a dit à la presse qu'il n'avait pas eu connaissance d'éventuels caillassage ou pillage, dont ses équipes auraient été victimes, tout en notant que la zone d'intervention était étendue. Joint par l'AFP, les pompiers de l'Essonne n'étaient pas en mesure de répondre samedi après-midi.
Dans le cadre de cette affaire, seulement cinq personnes ont pourtant été placées en garde à vue puis relâchées, les perquisitions à leurs domiciles n'ayant rien donné. Eux-mêmes ont nié toute participation à ces vols. L'un d'eux a néanmoins été formellement reconnu comme l'auteur du vol du téléphone par sa victime. Selon le Parquet d'Évry, aucune plainte pour d'autres vols n'aurait été à ce jour déposée.

Les responsables politiques à droite et à l'extrême droite qui ont dénoncé les pillages et les violences pillage se sont vu opposer des réactions indignées. Le délégué général de l'UMP, Eric Ciotti a dénoncé "des agressions barbares" contre les victimes et les secouristes, tandis que le député UMP Lionnel Luca s'en prenait sur Twitter à "des attitudes scandaleuses de voyous charognards". 

Le FN a pointé des"comportements abjects et immoraux".

Les socialistes,
 en revanche, n'ont pas été villipendés.


Le sénateur PS n'a pas tardé à se soummettre à la thèse officielle:

Ces révélations du rapport ne vont pas manquer de relancer la polémique. 
En effet, dès le vendredi, le syndicat de police Alliance avait fait état de scènes de pillage, un quart d'heure après la catastrophe, par un groupe de jeunes "qui semblaient porter secours aux victimes" mais qui "aurait dépouillé les victimes et notamment les premiers cadavres".

Selon des témoins interrogés par Le Monde, une trentaine de jeunes charognards venus des environs avaient caillassé des pompiers qui portaient secours aux victimes.

De nombreux responsables socialistes ou ministres du gouvernement avaient apporté des démentis virulents

Des commentaires avaient visé le syndicat. 
Le syndicat avait alors quelque peu molli. Aujourd'hui, la synthèse de la DCCRS, même si elle ne mentionne pas le terme de cadavre, ni celui de pillage, semble bel et bien donner raison au syndicat.

N'aurait-il fallu un "accueil un peu rude" des autorités qui sont allées parader sous haute protection et ont ainsi accaparés l'attention des effectifs mobilisés, mais les ont détournés des soins d'urgence et de la sécurité à apporter aux victimes ? 

samedi 13 juillet 2013

Catastrophe SNCF de Brétigny : des jeunes venus dépouiller les morts et les blessés

A Brétigny-sur-Orge, caillassage et pillage sur le site de l'accident : info ou intox ?

Ce samedi matin, le ministre des Transports minimise les incidents 



Frédéric Cuvillier nie avoir connaissance "de victimes dépouillées" par des délinquants, à la faveur de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne)Vendredi vers 18h30, alors que les secours se déployaient en masse autour de la gare, près de 200 curieux avaient pris place en effet autour du périmètre de sécurité établi par les forces de l’ordre. Une mesure de précaution destinée notamment à permettre aux huit hélicoptères des secours de se poser
Or, selon les informations concordantes de plusieurs media, dont France 2, des vols ont été commis au préjudice de secouristes et de certaines victimes par un petit groupe de jeunes, des pillards venus voler sur les corps des morts et des blessés ce qu’ils pouvaient emporter.


Rapidement, une cinquantaine de jeunes gens s’en sont pris à la police, tentant de forcer le barrage mis en place. Des compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont alors intervenues, pour repousser d’une centaine de mètres le périmètre de sécurité. C’est à ce moment-là que des heurts ont eu lieu avec une partie des jeunes, dont certains ont commencé à caillasser plusieurs véhicules du SAMU qui n’avaient pas pu prendre place à l’intérieur du périmètre. 


Un secouriste s’est ainsi également fait voler son téléphone portable. Certaines sources policières affirment que des victimes de l’accident et une journaliste ont été elles aussi, dépouillées de leurs sacs à main ou téléphones. Les policiers ont procédé à six interpellations, dont deux se sont soldées par une garde à vue. Vers 19h30, repoussés par les CRS, curieux et agitateurs ont déserté la zone.


Le ministre des Transports admet des "actes isolés"



Le maire de Brétigny-sur-Orge, Bernard Decaux, avoue qu'"il y a eu des pierres lancées contre les pompiers et les policiers, mais "aucune" ne les aurait atteints."le mot 'caillassage' paraît très exagéré"...
Le sous-préfet d’Etampes, Ghyslain Chatel, confirme l’interpellation d’un homme, alors que six arrestations ont été évoquées vendredi. Selon une source judiciaire, le mineur a été interpellé vers 19h30 vendredi pour "outrage, vol, et violences en réunion" et placé en garde à vue. Le sous-préfet parle également d’un camion de pompiers visé par des projectiles.

"Une personne interpellée", "une tentative de vol de portable" au préjudice d'un secouriste, des "pompiers qui, par petits groupes, ont été accueillis de façon un peu rude". Mais de "véritables actes commis en bande, non", maintient le ministre, interrogé ce samedi matin notamment sur i-télé.


VOIR et ENTENDRE
un reportage du Parisien: "La police peine à faire respecter le périmètre de sécurité"...



Les policiers ont procédé à six interpellations

Deux se sont soldées par une garde à vue
, dont un pour vol, mais les autres ont peu de chances d’être retrouvés : une partie des caméras de la gare était hors-service après l’accident, et les policiers présents sur place travaillaient surtout à secourir les victimes.
Les autres ont peu de chances d'être retrouvés : une partie des caméras de la gare était hors-service après l'accident, et les policiers présents sur place travaillaient surtout à secourir les victimes.

Nathalie Michel, du syndicat de police Alliance, raconte la scène au micro d’Europe 1 :
"A 17 heures 30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres", s’insurge la syndicaliste.


Les échauffourées ont eu lieu vers 19h15, et ont duré une quinzaine de minutes. 

Les policiers décident alors de les chasser, mais les jeunes Ils ripostent aux forces de l’ordre en leur jetant des pierres
, ainsi qu’aux pompiers en cours d’intervention. Pour s’en débarrasser, les secours sont contraints de demander des renforts. 
Rapidement, une cinquantaine de jeunes gens s’en sont pris à la police, tentant de forcer le barrage mis en place. Des CRS sont alors intervenues, pour repousser d’une centaine de mètres le périmètre de sécurité. C’est à ce moment-là que des heurts ont eu lieu avec une partie des jeunes, dont certains ont commencé à caillasser plusieurs véhicules du SAMU qui n’avaient pas pu prendre place à l’intérieur du périmètre: une quinzaine de jeunes, selon une équipe de France 2 présente sur place.

La gauche tente de faire taire les témoins gênants









Une certaine presse juge que la droite s'est jetée sur ces faits

Ces informations provoquent immédiatement l'indignation sur Twitter, notamment de la part de responsables et d'élus UMP comme Valérie Pécresse, 

Guillaume Peltier ou encore Yannick Moreau.





Le député PS de l’Essonne Jérôme Guedj a également dénoncé de "sombres crétins inhumains qui ont manifestement profité de la cohue pour voler des téléphones, des portables et des bagages".


"Ne rien minimiser. Ne rien taire. Mais ne rien exagérer non plus (pas de scène de pillage, dixit des secouristes)", a toutefois assuré l'élu, ambigü. S'est-il fait recadrer ?

vendredi 16 décembre 2011

Equipe de campagne Europe Ecologie-les Verts 2012 : c'est du Joly

Eva Joly a présenté son équipe de campagne

Tous, hormis le député européen Daniel Cohn-Bendit

L'état-major d'Europe Ecologie-Les Verts au complet, ou presque
La candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Elysée Eva Joly a présenté son équipe de campagne le 15 décembre.
" C'est une nouvelle étape dans ma campagne. Si vous avez pu penser qu'il y avait des moments de solitude dans ma campagne, ce moment est terminé, toute la famille écologiste est réuni ", a déclaré Gro Eva Joly à la presse dans un petit théâtre d'un quartier populaire de Paris.

La candidate pour 2012 a manifestement mal vécu les coups bas de Cécile Duflot qui a pactisé dans son dos avec la Ch'tite Brochen-Aubry la semaine dernière, et qu'elle avait pris ses distances avec l'accord passé entre son parti, Europe Ecologie-Les Verts, et le PS. Contre sa volonté et en dépit des engagements pris haut et fort, au point qu'ils étaient qualifiés d' "ultimatum", Duflot a trahi et vendu son âme (?) pour un parachutage personnel et quelques sièges aux législatives de 2013.


Ils sont venus, ils sont tous là; elle va mourir la Mamma


Prime aux vieux poilus: quatre ex-candidats à l'Elysée

Dominique Voynet (1995 et 2007) et José Bové (2007), à gauche) sont porte-parole.

L'odieux député Noël Mamère (ci-contre à gauche), ex-journaliste franc-maçon de la loge " Demain " du Grand Orient de France en 1994, est co-président du Conseil stratégique, avec la trouble Cécile Duflot, avec les insultes et les gestes obscènes en plus. Nono Mamère avait obtenu 5,25 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle et , avec Chevènement, il peut se flatter d'avoir favorisé l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour, le 21 avril 2002.

Et le pelé, Antoine Waechter, du Mouvement écologique indépendant et candidat à la présidentielle de 1988.

Ceux qui ont disparu de la photo
Ni Daniel Cohn-Bendit, ni Nicolas Hulot
L'organigramme ne mentionne pas le nom de l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit - "mon parrain", a dit la candidate - ni celui de son ex-rival à la primaire EELV Nicolas Hulot. "Nous ne sommes pas là pour faire l'appoint mais des propositions", a assuré la candidate EELV.

Un petit caprice et s'en revient
Son ex-porte-parole Yannick Jadot, qui avait démissionné, est re-missionné au "Conseil stratégique" de la candidate.
Lien PaSiDupes

Les mignons de Gro Eva
Agé de 24 ans, Stéphane Sitbon-Gomez, ancien des Jeunes Verts, assistant de la secrétaire nationale et directeur de cabinet de Cécile Duflot à la région Ile-de-France, est le directeur de campagne d'Eva Joly.
Le quadra Sergio Coronado, ex-Génération Ecologie, est directeur de la communication de la sexagénaire.

Les simples députés
Le député François de Rugy et l'adjoint au maire de Paris Denis Baupin (ci-contre, à droite), sans Milou.

L'eurodéputé Pascal Canfin, journaliste altermondialiste au mensuel Alternatives économiques, est chargé du projet présidentiel et de rendre "crédibles" les propositions "en les chiffrant"... A noter au passage que les manuels scolaires sont tellement objectifs que Bordas et Hachette y puisent 30 % de leurs sources de presse.

Le nouveau sénateur Jean-Vincent Placé est président du Comité de campagne. C'est lui qui avait qualifié la Mamma de "vieille éthique"!

La surprise du jour
Pour les "urgences sociales", la candidate s'est félicitée de pouvoir compter dans son équipe Xavier Emmanuelli, ex-président du SAMU social.


Les intermittents du spectacle Joly



Eva Joly et son bâton de vieillesse,
Julien Bayou, à qui elle doit ses lunettes rouges



Pour sa campagne Eva Joly fait appel à 12 salariés, payés de 1500 à 3000 euros. Tous les autres membres de son équipe, dont le principal conseiller ou le trésorier, sont bénévoles. Douze personnes, pour le moment, perçoivent un salaire pour assurer à plein-temps la campagne d'Eva Joly.
Le salaires de la base, une secrétaire -une femme - n'est pas égal à celui des cadres... Elle devra se contenter d'un salaire d'appoint !


Les jeunes pousses doivent mûrir
La génération précaire, le graphiste et vidéaste de 19 ans Elliot Lepers (Web), un bidouilleur des nouveaux media 5CI6CONTRE 0 DROITE°, est ...directeur artistique de Gro Eva: étudiant en 3e année d'Arts déco, il a son émission, " L’œil de Links ", sur Canal+ et analyse " l’actualité créative sur la Toile : on parle d’artistes qui n’existent que grâce à cette chose vivante qu’est ­Internet. On s’intéresse à cette économie, au buzz "... ;
et un expert en agit-prop, le potache Julien Bayou (mobilisation), trentaine laiteuse (né 1980), ne touchent que 2 000 euros par mois, officiellement. Ce dernier est subventionné en tant que co-fondateur de Jeudi Noir ou Génération précaire, un collectif dénonçant, dans des actions excessivement médiatisées, la condition des stagiaires, comme c'est le cas actuellement avec ...les Père Noël !
L'équité salariale est pour demain
Le salaire de Stéphane Sitbon, le tout aussi jeune directeur opérationnel de la campagne, avoisine les 2 500 euros.

Les cumulards
Patrick Farbiaz, le principal conseiller politique de la candidate écologiste, devra attendre 2012 pour percevoir de l'argent. Il est sénateur payé par le ministère des Affaires étrangères depuis 2006 et conseiller de l'Assemblée des Français de l'étranger pour six ans.
Et Yves Contassot, le trésorier de la campagne, assume ce rôle à titre bénévole. Mais, à 61 ans, il est conseiller de Paris depuis 2001.

mardi 2 août 2011

SAMU social: plus de clandestins, c'est moins de moyens pour tous


La presse relaie quelques dizaines d'extrémistes comme 500.000
Une mobilisation inédite du SAMU social pour lancer un cri d’alarme.

Des professionnels de l’urgence sociale sont en grève mardi 2 août.
Les “écoutants” du 115 ont décidé de ne pas décrocher le téléphone durant deux heures et donc de décrocher, pour dénoncer le non ajustement de l'offre à la demande croissante: « Les appels vers ce numéro d’urgence sont toujours plus nombreux, alors que les solutions d’hébergement, elles, diminuent ». Le nombre d'appels au 115 augmente proportionnellement au nombre de clandestins...
La crise, le "printemps arabe' et l'immigration clandestine ont aggravé la pauvreté en France, avec désormais 3,6 millions de personnes pas ou mal logées, dont 133.000 sans-abri

A 73 ans, le fondateur du SAMU social prend sa retraite
Président et fondateur (juillet 1998), Xavier Emmanuelli a fait valoir ses droits à la retraite. Avant son départ, l'ancien secrétaire d'État auprès du Premier ministre Alain Juppé, chargé de l'Action humanitaire d'urgence (1995-1997) et co-fondateur de Médecins sans frontières (1971) a tiré la sonnette d’alarme.
Deux semaines après sa démission, les grévistes réclament des moyens budgétaires supplémentaires pour être en mesure d’“effectuer” (leurs) “missions de mise à l’abri, de soins et d’accompagnement social”, explique Maud Bigot, membre de la coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale et organistrice de la manifestation de mars 2011 à Lyon.

Le budget 2010 du SAMU social s'élève à 1 400 000 €
La gauche dénonce les restrictions budgétaires liées à la crise économique et financière internationale et à la dette publique.
Or, les partenaires publics du SAMU (Europe Aid, AFD, FONJEP) et des partenaires privés (Air France, Fondation PPR, Fondation Total, Fondation Macif, Fondation BNP-Paribas...) peinent également à faire face au surnombre.

Une journée d'action nationale

Environ 150 personnes ont manifesté samedi 23 juillet à Paris
Le nouvel appel au débrayage concerne les personnels du numéro d’urgence national 115 et les équipes mobiles des associations qui rencontrent les SDF. Les grévistes devraient ainsi manifester un peu partout en France dans la journée. A Paris, les manifestants doivent se rassembler à 12h30, à proximité d'un appartement des Hollande-Royal, dans le VIIe arrondissement, où des familles sans logement campent justement depuis une quinzaine de jours, à l'initiative de DAL, avant de marcher jusqu'au ministère du Logement, "avec l'espoir qu'une délégation soit reçue et entendue".

La Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale, soutenue par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (FNARS), qui ont appelé à la grève, réclament plus des moyens. Créée en 1956, ce réseau généraliste de lutte contre les exclusions fédère 750 associations (dont le Secours catholique) ou organismes qui gèrent 2 200 établissements et services sociaux accueillant, hébergeant, logeant et insérant 600 000 personnes chaque année. La fédération a une mission politique et de services; elle représente ses adhérents, les conseille, les informe et mutualise leurs expériences. Elle est actuellement présidée par une magistrate, Nicole Maestracci, présidente du tribunal de grande instance de Melun, et ancienne présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

L'Etat a annoncé en mai un gel des moyens alloués en 2011à l'hébergement des personnes sans abri . Des restrictions budgétaires que le gouvernement justifie par le concept du "Logement d'abord" : donner la priorité à un accès de long terme des personnes sans domicile à un véritable logement, sans passer par la case de l'hébergement d'urgence, très coûteux en nuités en hôtels.

Instrumentalisation de la souffrance des immigrés en situation irrégulière



Les trotskistes de SUD animent la grève



Maëva Espinasse, écoutante sociale au 115 à Paris, est sur tous les fronts médiatiques, interrogée par les radios (France Culture) et les télévisions (France 2) publiques.

Le Parti socialiste n'a pas manqué de se manifester
Il a affirmé mardi dans un communiqué qu'il "soutient le mouvement de grève nationale du Samu social" et a demandé un moratoire sur les fermetures de places d'hébergement d'urgence, malgré leur coûta-t-il affirmé .
Bertrand Delanoë polémique pendant la campagne de la primaire du PS
Il qualifie la décision du gouvernement d’“irresponsable” et “cynique”. Mais le maire socialiste de Paris a anticipé la grève en annonçant la semaine dernière l’octroi d’une “ subvention exceptionnelle ” au SAMU social pour loger une centaine de familles à la rue. L'élu a en effet des obligations sociales.

Le secrétariat d’Etat au Logement doit rétablir la vérité
Il a souligné qu’il existe 115.000 places d’hébergement d’urgence dans toute la France, et que, si 4.500 doivent disparaître d’ici la fin 2011, 4.500 nouvelles seront dans le même temps créées dans des logements, doublant ainsi leur nombre.
"On a besoin de l'urgence, simplement l'urgence ne peut pas être la seule réponse pour un certain nombre de familles ", a-t-il dit sur RMC.

Il rappelle que le gouvernement a augmenté ses crédits pour l'hébergement d'urgence de 65% en quatre ans en Ile-de-France et de 30% dans le même temps dans toute la France, avec aujourd'hui, selon lui, environ 115.000 places dans le pays.
Est-ce à dire que le nombre des immigrés en situation illégale a augmenté dans des proportions plus importantes ?

dimanche 4 janvier 2009

Hôpitaux : notre vie dépendrait du gros rhume de l’infirmière

Les parents du bébé décédé portent plainte
Un nourrisson de six mois est mort vendredi après-midi à l'hôpital parisien Necker-enfants malades, où il avait été transféré par le SAMU à la suite d'une erreur de dosage de sa perfusion de substitut alimentaire, la veille à l'hôpital de Bullion.

Une double enquête judiciaire a été ouverte après la mort du bébé, dont les parents, qui résident dans le Val-de-Marne, ont déposé plainte au commissariat du Kremlin, pour non-assistance à personne en danger, afin de faire la lumière sur la mort de Louis-Joseph. Cette plainte permettra par la suite leur constitution de partie civile et l'accès au dossier d'enquête judiciaire.

L'enfant était hospitalisé depuis plusieurs mois septembre dans cet hôpital de pédiatrie et de rééducation dans l'attente d'une greffe de l'intestin, selon le directeur de l'établissement Yannick Gouriou, un « petit problème », selon France Info...


Les enquêtes

  • La journaliste conclut avant la fin de l’enquête
    La militante qui présentait le journal de Radio France aurait-elle eu pour mission de minimiser l’état du bébé (pourtant hospitalisé depuis plusieurs mois), pour mieux accabler le système hospitalier ?
  • >Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête de "recherche des causes de la mort" et a ordonné une autopsie, a affirmé une source judiciaire. Celle-ci doit être pratiquée lundi matin à l'Institut médico-légal de Paris (IML).
  • > De son côté le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire sur l'erreur médicale présumée proprement dite, selon cette même source. Cette enquête doit notamment s'appuyer sur les conclusions de l'enquête administrative diligentée par la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) des Yvelines.

    Les effectifs seraient insuffisants, mais deux infirmières seraient en cause
    > Pour le directeur de l'hôpital de Bullion, l'incident, survenu le jour de l'An serait dû à "l'erreur de deux personnels", une infirmière et une auxiliaire puéricultrice. En changeant la perfusion de l'enfant, les deux femmes ont tapé sur le clavier de l'appareil un débit bien trop important pour le bébé qui ne faisait que six kilos.
    > Selon M. Gouriou, "l'infirmière, qui était très grippée ce jour-là, a validé, en appuyant sur la touche de l'appareil, l'action de l'auxiliaire puéricultrice". C'est l'équipe de garde de l'après-midi qui s'apercevra du problème environ deux heures plus tard.

    > Les parents du bébé, et tous les contribuables, seront ravis d’apprendre que les personnels hospitaliers ne sont pas soumis à l’obligation de vaccination et que notre pronostic vital peut dépendre d’un gros rhume.

    L’erreur humaine n’existe plus
    Et qui oserait évoquer cette bonne vieille "conscience professionnelle" et l'actuel climat syndical détestable qui perturbe gravement les services hospitaliers ?

    Ce drame intervient après deux autres erreurs médicales récentes qui ont déclenché une polémique politicienne sur les moyens accordés au système de soins hospitaliers en France.

    1- Le 24 décembre, Yliès, un garçon de trois ans est mort à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris à la suite de l'administration par erreur de chlorure de magnésium. L'infirmière qui a réalisé l'acte a depuis été mise en examen pour homicide involontaire.
    Il est à ce jour affirmé que la faute incomberait à l’office central des médicaments, lequel n’aurait pas dû livrer ce produit à un service de pédiatrie, lequel n’est pas responsable de la réception des médicaments qu’elle met à disposition des personnels infirmiers, lesquels ne sont pas supposés vérifier ce qu’ils perfusent… Appartient-il au malade de placer les infirmières sous contrôle ?
    Présumée innocente, la mise en examen ne serait pas coupable, mais c’est la ministre qui doit rendre des comptes…

    2-
    Quatre jours plus tard, un homme cardiaque de 57 ans victime d'une crise cardiaque est mort, après six heures de recherches supposées difficiles du SAMU pour trouver un service de réanimation adapté sur son territoire. Le SAMU n’y est pour rien, il faut que la ministre démissionne

    Est-il permis à un candide de poser une question honteuse ?
    Les hôpitaux se garderaient-ils des lits en réserve pour les patients potentiels de leur commune, au détriment des urgences extra-communales, ou la question ne repose-t-elle sur aucune réalité concrète, aucun vécu?...

    Le système hospitalier a bon dos
    > Dans le cas du petit Louis-Joseph, le manque de personnel ou de moyens ne serait pas en cause, a estimé le directeur de l'hôpital de Bullion.
    Lors du geste fatal, une infirmière, trois auxiliaires et un agent hospitalier étaient en effet présents dans l'unité du nourrisson qui comptait dix enfants, a-t-il précisé aux médias.

    > Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui s'est inscrite en faux contre tout manque de moyens, a annoncé pour mi-janvier une "réunion de retour d'expérience sur la permanence des soins" après cette série de drames.

    L'hôpital a "les moyens de fonctionner" mais "a besoin d'une meilleure organisation", a fait observer de son côté le ministre du Budget Eric Woerth.


    Gageons que ce n’est pas l’avis de l’AMUF et des autres syndicats de santé (CGT et FO) qui alertent, accusent et font flèche de tout bois contre le gouvernement, mais n’ont rien à proposer pour améliorer l’organisation du milieu hospitalier, sinon des crédits et encore des crédits !
    Peu leur importe qu’ils soient employés avec rigueur, ou non.