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vendredi 19 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: des preuves contre le déni de vols et de caillassage

La droite est réprimée, mais la diversité est protégée

Le pouvoir a-t-il voulu cacher une réalité trop clivante ? 

Il y a bel et bien eu des scènes de vol et de caillassage après le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge, contrairement à la version officielle véhiculée par les autorités politiques policières ou sanitaires et sa suite de media dociles. Une page du rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS)  est consacrée à l'opération de sécurisation mise en place après la catastrophe ferroviaire par deux sections de la CRS 37-Strasbourg retirées au cantonnement de Meaux. 

Or, ce compte rendu des forces de l'ordre est sans ambiguïté. 
"À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles", note la synthèse de la DCCRS. 
Un constat fort différent de celui dressé par les responsables de la Croix-Rouge et du SAMU qui affirmaient n'avoir constaté "aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale" en gare de Brétigny. 

Pourtant le rapport de synthèse de la DCCRS va même plus loin
"Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels - doux euphémisme!- éparpillés sur le sol ou sur les victimes." Et la note d'enfoncer le clou : "Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l'accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé...).

Les démentis officiels sont autant de promesses d'impunité

La lecture de la synthèse révèle qu'un dispositif de sécurité très important a été déployé pour faire face aux débordements sur place. Ainsi, pour assurer des escortes d'ambulances, un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France était également réquisitionné. Par ailleurs, deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne, ainsi que les fonctionnaires de la CRS 51-Orléans, utilisés sur le département de la Seine-Saint-Denis étaient appelées en renfort.

Pourtant, ministres et sous-préfet présents sur place ont démenti à l'unisson tout caillassage sur les forces de secours et vol sur les victimes. 
Ainsi, sur i>Télé, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier déclara ne pas avoir eu connaissance "de victimes dépouillées", faisant simplement état "d'actes isolés" et "de pompiers qui par petits groupes ont été accueillis de façon un peu rude". 
Le sous-préfet d'Estampes, Ghyslain Chatel, démentait pour sa part que les secours aient fait l'objet de jets de projectiles, à l'exception "d'un camion de pompiers, qui pourrait avoir été visé mais pas touché".

Le défilé des élus a-t-il facilité la tâche des secouristes et des forces de sécurité ou Hollande et Ayrault, Valls et Touraine, Placé, Huchon et Guedj ont-ils contribué au désordre et ajouté au chaos ?

Rien que trois enquêtes...

Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne, persiste et signe jeudi: "J'étais sur place; il y a certes eu des tensions pour repousser des individus, mais je n'ai vu ni scène de pillages ni violences urbaines. J'ai déclenché une enquête pour en avoir le coeur net." 

Le Parquet d'Évry a ouvert une enquête préliminaire pour vol en réunion avec violences, à la suite des incidents qui se sont déroulés sur les lieux de la catastrophe. 
Les autorités avaient seulement reconnu qu'un urgentiste du SAMU s'était fait voler son portable, tandis que le SAMU prétendait n'avoir rien constaté.

Quelques 90 "équipiers" de la Croix-Rouge, ont été mobilisés "à partir de 18h30", selon Jean-François Riffaud, le directeur de la communication de la Croix-Rouge, soit 1 heure 15 après l'accident. "Nos équipiers n'ont rencontré aucun problème avec des badauds. Il n'y a pas eu d'agressions, nous avons travaillé de façon tout à fait normale", a affirmé J.-F. Riffaud, qui était pourtant sur place à Brétigny vendredi. 

Même mot d'ordre du côté du SAMU de Paris. Le chef de service
Pierre Carli a dit à la presse qu'il n'avait pas eu connaissance d'éventuels caillassage ou pillage, dont ses équipes auraient été victimes, tout en notant que la zone d'intervention était étendue. Joint par l'AFP, les pompiers de l'Essonne n'étaient pas en mesure de répondre samedi après-midi.
Dans le cadre de cette affaire, seulement cinq personnes ont pourtant été placées en garde à vue puis relâchées, les perquisitions à leurs domiciles n'ayant rien donné. Eux-mêmes ont nié toute participation à ces vols. L'un d'eux a néanmoins été formellement reconnu comme l'auteur du vol du téléphone par sa victime. Selon le Parquet d'Évry, aucune plainte pour d'autres vols n'aurait été à ce jour déposée.

Les responsables politiques à droite et à l'extrême droite qui ont dénoncé les pillages et les violences pillage se sont vu opposer des réactions indignées. Le délégué général de l'UMP, Eric Ciotti a dénoncé "des agressions barbares" contre les victimes et les secouristes, tandis que le député UMP Lionnel Luca s'en prenait sur Twitter à "des attitudes scandaleuses de voyous charognards". 

Le FN a pointé des"comportements abjects et immoraux".

Les socialistes,
 en revanche, n'ont pas été villipendés.


Le sénateur PS n'a pas tardé à se soummettre à la thèse officielle:

Ces révélations du rapport ne vont pas manquer de relancer la polémique. 
En effet, dès le vendredi, le syndicat de police Alliance avait fait état de scènes de pillage, un quart d'heure après la catastrophe, par un groupe de jeunes "qui semblaient porter secours aux victimes" mais qui "aurait dépouillé les victimes et notamment les premiers cadavres".

Selon des témoins interrogés par Le Monde, une trentaine de jeunes charognards venus des environs avaient caillassé des pompiers qui portaient secours aux victimes.

De nombreux responsables socialistes ou ministres du gouvernement avaient apporté des démentis virulents

Des commentaires avaient visé le syndicat. 
Le syndicat avait alors quelque peu molli. Aujourd'hui, la synthèse de la DCCRS, même si elle ne mentionne pas le terme de cadavre, ni celui de pillage, semble bel et bien donner raison au syndicat.

N'aurait-il fallu un "accueil un peu rude" des autorités qui sont allées parader sous haute protection et ont ainsi accaparés l'attention des effectifs mobilisés, mais les ont détournés des soins d'urgence et de la sécurité à apporter aux victimes ? 

jeudi 1 mars 2012

Journée contre l'austérité: le Huffington Post manipule l'opinion

Une misère à Paris, des milliers de manifestants en Europe

Ca les reprend tous les ans,
quoi qu'il arrive !





Le site de l'épouse DSK intoxique l'opinion

Il faut inverser les éléments d'information

A la vérité
, "plusieurs milliers de personnes en Europe" et "des actions d'ampleur limitée à Paris" ont défilé mercredi 29 février à Paris dans le cadre de la journée contre l'austérité décrétée par la Confédération européenne des syndicats (CES). Mais pour le Huffington Post, ça devient "des actions d'ampleur limitée se sont déroulées en Europe et plusieurs milliers de personnes (15.000 selon la CGT) ." Anne Sinclair porte la resposabilité de cette désinformation.

La journée était une vaste mascarade

Le mot d'ordre était: "ce n'est pas aux salariés de payer" pour la crise.

La démagogie sied bien au site socialiste, mais la gauche radicale stigmatise l'absence du PS.
Derrière la banerole de tête du cortège parisien, où était écrit "partout en Europe, trop c'est trop, les alternatives existent pour l'emploi et la justice sociale", se trouvaient notamment le leader de la CGT Bernard Thibault et la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, c'est-à-dire les communistes qui, selon ce pauvre Hollande, "n'existent plus", ailleurs que dans la rue.

Une journée politique d'action

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a affirmé que son syndicat ne participera pas aux manifestations ce mercredi contre l'austérité car elles ont "une connotation politique» dans le cadre de la campagne présidentielle, alors que "le rôle d'un syndicat est de rester indépendant et neutre".
Tentant de minimiser les divergences entre les syndicats -alors que la CFDT et FO étaient absentes du cortège parisien- Bernard Thibault a affirmé que les syndicats étaient "unanimes pour dire que le traité est nocif", et que seules les modalités d'actions étaient "différentes".


L'extrême gauche manipule avec des slogans à deux balles
C'est prendre les Français pour des demeurés
"On est là contre l'austérité généralisée, pour qu'on sorte d'une approche politique qui fait payer aux salariés les conséquences d'une crise dont ils ne sont pas responsables", a lancé le numéro un de la CGT, à la veille d'un sommet de l'UE devant consacrer de nouvelles mesures de discipline budgétaire.
Des pancartes étaient brandies proclamant "trop, c'est trop !", conformes au slogan de la CES.

Partie de Bastille, le défilé s'est délité avant la place de la Nation
L'Europe "peut et doit rimer avec justice sociale et espérance. Nous avons besoin d'une Europe au service des citoyens, pas des marchés", a pour sa part déclaré le secrétaire général de l'UNSA, Luc Bérille, lors d'une tribune sur les marches de l'Opéra-Bastille avant la manifestation.

"Le message aujourd'hui, c'est de dire qu'il est possible de faire autrement", a dit Bernadette Groison (FSU).

Des extrémistes aussi à Lille et à Marseille

Entre 750, selon la police, mais 1.000 elon les syndicats, ils ont également manifesté à Lille à l'appel de la CGT, pour l'un des rassemblements les plus importants de France, dans le cadre de la journée européenne contre l'austérité. "Y en a marre", "la crise, c'est eux, la solution, c'est nous", scandaient par ailleurs environ 1.000 personnes dans les rues de Lille, selon la CGT du Nord qui a compté 800 de ses membres dans les rangs des manifestants.

Enfin, à Marseille, plusieurs milliers de manifestants (2.700 selon la préfecture, 10.000 selon l'intersyndicale !) auraient également défilé pour dire "non aux politiques d'austérité".
A l'appel des syndicats CGT et FSU, CFDT et UNSA et ...SUD, les extrémistes scandaient notamment: "La solidarité de tous les salariés, à bas les profiteurs, le patronat voleur, vive les travailleurs".

Le double-jeu socialiste

Rassemblement sur la Place de Libération à Dijon, ville PS dont Frère Rebsamen, second de Hollande, est le maire


"Le message aujourd'hui, c'est non aux politiques d'austérité. L'exemple type, c'est la Grèce: on baisse le Smic de 22% et on ne taxe pas les riches, il y a 200 milliards d'euros planqués en Suisse de milliardaires grecs. C'est inacceptable", a dénoncé Patrick Pieroni, postier et secrétaire adjoint de l'union départementale CFDT, proche du PS qui n'était même pas représenté par son aile gauchez, Lienemenn, Jumbo-Benoît Hamon et Riton Emmanuelli.

A Nantes pourtant, la secrétaire départementale de la CGT, Marie-Claude Robin commente ainsi la journée : " On est contents de la participation, trois fois plus importante que celle du 18 janvier ". En effet, des arrêts de travail ont été observés chez Airbus, à La Poste ou dans les ...cantines municipales: le maire socialiste est J.-M. Ayrault.

mardi 8 novembre 2011

Les 35 heures payées 39 par le gouvernement Jospin

Mais le PS critique les heures supplémentaires défiscalisées


"Travailler plus pour gagner plus"

C'était un slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Il synthétise sa critique des 35 heures instituées par le gouvernement Jospin quelques années plus tôt. Nicolas Sarkozy proposait aux salariés de faire davantage d'heures supplémentaires, défiscalisées et mieux payées que les heures contractuelles.
Le bâtiment recherche désespérément de la main-d'oeuvre et devrait donc être intéressé par des heures supplémentaires défiscalisées. "Nous refusons des marchés faute de personnel qualifié, notamment de chefs de chantier et de maçons ", reconnaît Annick Berrier-Hannedouche, directrice générale de la Société Flandres Construction Bâtiment (Soflacobat), qui réalise le gros oeuvre de maisons et de petits immeubles pour le compte de promoteurs, comme Kaufman & Broad, Pierres et Territoires ou Akerys dans le Nord-Pas-de-Calais. Une citation du Monde, le 06.06.07.

En août 2011, Métro croyait pouvoir dénigrer: " Une des mesures phare de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA), l'exonération de charges sociales et patronales sur les heures supplémentaires, en vigueur depuis octobre 2007, pourrait subir, dès demain, un sérieux coup de rabot. Le slogan de campagne lancé par Nicolas Sarkozy, "travailler plus pour gagner plus" prendrait alors un sérieux coup dans l'aile."

" Le PS remet l'économie à gauche. Les 35 heures payées 39 sont inscrites au programme officiel."

C'est un titre de
Libération en 1996... (lien)
Et que disait l'article ? Extraits:

Les socialistes "
ont simplement pris la peine de revisiter les unes après les autres les pistes qu'ils avaient murées lors de leur passage au pouvoir. "Il ne faut pas attendre de nous la pierre philosophale à laquelle personne n'avait songé jusqu'alors", explique François Hollande, porte-parole du PS. "En économie, il n'existe pas de remède miracle. Notre problème n'est pas d'être neuf, c'est d'être cohérent", ajoute Pierre Moscovici. Le PS ne joue pas la nouveauté, mais l'"intensité" de la réforme, le tout assaisonné d'une franche détermination ­ "Nous ne promettrons rien qui ne puisse être tenu", a coutume de dire le premier secrétaire du parti. Pour l'heure, les contributions circulent (1) et la synthèse se cherche.

L'Europe - Le PS entend retrouver des marges de manoeuvre et ne plus se contenter de slalomer entre les contraignants critères de convergences imposés par le traité.

Le partage du temps de travail - C'est un sujet qui a déchiré le PS. Au printemps 1994, lors d'une convention sur le sujet, les socialistes s'empaillaient sur la question de savoir si l'on pouvait travailler 35 heures payées 39. Ce débat est clos. Plus personne n'envisage un seul instant de baisser les salaires, qu'il est même prévu de revaloriser par le biais d'une vaste conférence salariale. Un compromis s'esquisse: une loi-cadre, votée rapidement après l'arrivée au pouvoir de la gauche, instituerait les 35 heures comme horaire légal sans diminution de salaires.
Car déjà les socialistes parlent des 32 heures. Honneur au pionnier, l'idée de Michel Rocard devrait figurer dans la mouture finale: il s'agit de baisser fortement les cotisations sociales payées par l'entreprise qui met en place les 32 heures par semaine et de les augmenter sensiblement pour celle qui ne le fait pas. La Gauche socialiste, qui plaide pour le passage aux 35 heures sans réduction de salaire dans un délai de trois mois après la victoire de la gauche, prévoit un soutien pour les entreprises qui seraient dans l'incapacité de financer de nouvelles embauches: un crédit d'impôts sur la valeur ajoutée leur serait accordé sous conditions. Il serait dégressif et supprimé au bout de cinq ans.

L'emploi des jeunes - Bernard Tapie lors de sa campagne européenne de 1994: interdire le chômage des jeunes. A l'époque, y compris chez les socialistes, tout le monde trouvait ça démagogique. Sous la plume de Strauss-Kahn, ami des financiers, les socialistes, inventeurs de TUC et autres CES, trouvent aujourd'hui l'idée intéressante. "Dans les entreprises privées et publiques, dans les associations, dans les trois fonctions publiques, tout jeune doit trouver un emploi, écrit l'ancien ministre de l'Industrie. Cette embauche peut prendre des formes variées, mais, dans tous les cas, une obligation d'insertion sera définie pour toute structure privée ou publique en même temps que seront précisées par la loi les modalités de sa durée de son financement et de son débouché". La mesure est chiffrée à 65 milliards de francs (financée par transfert des allocations existantes) et devrait concerner quelque 600 000 jeunes. La Gauche socialiste, pas en reste, a une autre formule à proposer: créer une agence publique locale de l'emploi des jeunes qui en embauche 600 000, leur décroche des contrats et les rémunère sous forme de chèque travail.

La réforme fiscale - C'est l'un des dadas de la gauche, mais jamais elle n'est allée au bout. Cette fois, le PS s'engage vers une sérieuse remise à plat: indexation des taxes locales sur les revenus, basculement quasi intégral des cotisations sociales vers la CSG, élargissement de l'assiette de l'impôt sur le revenu, prélèvement sur les revenus des placements financiers (excepté le livret A), modernisation de l'impôt sur la fortune en y incluant les oeuvres d'art.

Pour sa part, la Gauche socialiste propose le chamboulement général: une TVA zéro sur les produits de consommation courante, suppression des abattements et exonérations profitant aux revenus financiers, relèvement de l'impôt sur les sociétés, augmentation des droits de succession, taxation des gains spéculatifs sur les marchés des devises.

L'aile radicale du PS est obligée de faire de la surenchère dans un parti où même les responsables réputés les plus prudents se redécouvrent de gauche. En finir avec l'esprit de gestion qui a conduit à la défaite de 1993, voilà une idée qui semble mettre tous les socialistes d'accord.

(1) Les cinq contributions sont signées par: les rocardiens, la Gauche socialiste (Dray-Lienemann-Mélenchon), les ex-fabiusiens du groupe Partages, Jean-Christophe Cambadélis et Bernard Roman, et Christophe Clergeau.


VOIR et ENTENDRE une évocation du slogan de ...2004 par Guaino et du "Donnant donnant" de Sa Cynique Majesté Royal:


Les socialistes occultaient bravement la dette publique

Ils l'ont découverte il y a cinq ans...

Et la dénonce aujourd'hui, à la veille de la présidentielle !
L'impact de la réduction récente du temps de travail reste incertain du fait de l'absence de recul historique. Ainsi une enquête de l’OCDE concluait en 200321 :
" Au total, les effets à court terme de cette mesure ont très probablement été positifs sur l’emploi. Dans une perspective de plus long terme, on peut craindre que cette politique de réduction collective du temps de travail pèse lourdement sur les finances publiques et qu’elle ait entamé le potentiel de croissance économique. "

Le dogme du "sens de l'Histoire"

En 1848, la durée légale du travail était de 48 heures en France, puis de 40 heures en 1936, 39 heures en 1982, et 35 heures en 2002.

Septembre 1997: " La réduction du temps de travail s'inscrit dans un mouvement historique permanent. Face aux conséquences du progrès scientifique, elle permet de maintenir le niveau de l'emploi, de redistribuer la richesse produite supplémentaire, et des créations nettes d'emploi. S'il n'y avait pas eu, dans ce siècle, la réduction du temps de travail, plus de la moitié de la population active serait au chômage, et les salaires seraient dérisoires !" assurait Henri Emmanuelli sur l'aile gauche du PS.

FO n'en démord pas sur la réduction du temps de travail
En septembre 1997, selon Marc Blondel, elle doit s'effectuer sans perte de revenus. En jugeant que les 35 heures payées 39 sont "antiéconomiques", Lionel Jospin est revenu sur "un engagement de campagne", a souligné le secrétaire général de FO, au Club de la presse d'Europe 1. En fait, explique-t-il, "le gouvernement s'est fait peur. Il a cru que le patronat ne viendrait pas à la conférence" sur l'emploi et la réduction du temps de travail. Pour Marc Blondel, la réduction du temps de travail n'est de toute façon qu'un "adjuvant" à la création d'emplois.

Le gouvernement Jospin la mettra pourtant en place à partir de l’année 2000 par deux lois votées en 1998 et 2000, pour créer 700 000 emplois.
Il aura fallu vingt ans au PS pour effectuer le passage aux 35 heures. Martine Aubry, ministre des affaires sociales de Lionel Jospin, réalisera cette mesure phare du programme économique socialiste: elle figurait dans les "110 propositions pour la France" de François Mitterrand, en 1981...

A la mi-décembre 2010, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a affirmé que "si sortir des 35 heures" c'est "faire travailler les Français 39 heures payées 35, les salariés ne sont pas d'accord, et moi non plus".
"Aujourd'hui, dans une entreprise, quand vous voulez faire travailler au-delà de 35 heures" il y a "le "dialogue social" et "les heures supplémentaires", a affirmé M. Bertrand.
Il souligne que, "plus que les politiques", il appartient aux "chefs d'entreprises, avec les représentants du personnel" de faire "du sur-mesure, avec un cadre légal et des protections générales".
Le ministre a souligné qu' "on est déjà sorti du carcan des 35 heures" à travers une loi que "j'ai fait voter, en 2008, sur la démocratie sociale".

dimanche 22 mars 2009

Journée du 19 mars : l’exception syndicale française

La manifestation comme 'principe de précaution social' !
Faut-il voir dans la grève le soulagement d’un trop plein naturel ? Une satisfaction adolescente ? Un intello nous soumet son analyse, à cent lieues du bras tendu ou du poing fermé et du geste hygiénique que l'on croit.

Les Français ne savent pas comment se singulariser

'Nous sommes le seul pays où se déroulent, pour l'instant, des manifestations 'contre la crise'', analyse Guy Groux, directeur de recherche au Centre d'études de la vie politique française (Cevipof) et spécialiste des mouvements sociaux, à l'occasion de la journée de grèves interprofessionnelles de jeudi 19 mars.

L'Espagne socialiste endure sans trop d’agitation sociale une récession économique qui a vu doubler son taux de chômage en dix-huit mois.
Le plan de relance par la consommation ne produit pas plus d’effets au-delà des Pyrénées que la politique de prévention au-delà du périph’ parisien… 35 000 manifestants s'étaient mobilisés à Saragosse "pour la défense de l'emploi et encore moins, 15 000, "contre la crise" à Barcelone, samedi 14 mars. Mais hormis ces deux manifestations locales, et une éruption spontanée de violence, à l'automne, devant le siège de Nissan à Barcelone après l'annonce d'un plan social, les centrales syndicales n'envisagent "pour l'instant" aucune action d'ampleur nationale.

En Italie, seuls 10 % des fonctionnaires ont fait grève, mercredi 18 mars
Malgré la multiplication par cinq des heures de chômage technique par rapport à la même époque de l'année précédente, les manifestations de salariés du privé sont rares, malgré l'appel de CGIL, le plus puissant des syndicats du pays. Les Italiens ne versent pas dans une contestation radicale.

La Grande-Bretagne n'a pas connu de mouvement d'ampleur
On note seulement quelques grèves dans des sites énergétiques, en février, pour défendre la priorité "des emplois pour les Britanniques".

Dans les pays scandinaves aussi, peu de mobilisation.
Début mars, une menace de grève a fait reculer le gouvernement finlandais de centre-droit qui souhaitait relever l'âge de la retraite de 63 à 65 ans. Plusieurs milliers d'employés de TeliaSonera, une compagnie suédo-finlandaise de télécommunications, ont manifesté pendant deux jours contre la menace d'un plan social.

Les mobilisations nationales françaises font taches, du fait de leur caractère répétitif - 29 janvier, 19 mars, 1er mai.
Selon Guy Groux, l'une des raisons de cette spécificité tiendrait à une raison intellectuelle... : "la culture révolutionnaire, marxiste, qui a marqué l'origine du syndicalisme français." Les ouvriers français seraient plus marxistes que le PCF. « Si "les syndicats ont beaucoup évolué, la CGT même ayant rompu avec le marxisme, cette tradition militante n'a pas disparu." La démonstration de rue s'inscrit dans cette culture politique : "1789, c'était déjà l'occupation de l'espace public". Mais cette brillante analyse intellectuelle ne distingue pas le secteur privé qui produit plutôt des manifestants de rue des grévistes du secteur public, lesquels seraient donc plus éduqués que les marcheurs des entreprises privées pris en défaut de culture syndicale.

Les Français seraient-ils un peuple primitif ?

La France est un pays de régicides, ce qui n’est pas très répandu en Europe, alors, d’elle, ne doit-on pas s’attendre à tout ?
"Comparée aux pays européens, ajoute le chercheur du Cevipof, elle est la plus rétive par rapport à la mondialisation, la loi du marché, le libéralisme économique, ce qui encourage des prédispositions protestataires que l'on ne retrouve pas dans d'autres pays". Suivant ainsi un "principe de précaution social", la mobilisation surgit comme "la première réponse"."Dès que se présente un projet de réforme du gouvernement ou du patronat, il y a une sorte de prévention qui consiste à occuper tout de suite le terrain", explique-t-il.

=>
La faiblesse du taux de syndicalisation français - moins de 10 % des salariés français cotisent, moins de 5 % si on prend en compte le seul secteur privé
, ce qui est le plus faible taux d'Europe - explique aussi cette propension à la mobilisation de rue. "Pour compenser des effectifs militants réduits, ils mobilisent publiquement, en appellent à la rue, à l'opinion publique, aux médias. Par leur seule puissance, leur seul verbe, ils ont du mal à se faire entendre", ajoute Guy Groux.

=> Et peut-être que leurs méthodes, sur lesquelles Monsieur Groux fait l’impasse, sont-elles répréhensibles et condamnées par les Français. Les prises d’otages d’usagers dans les transports te les ruptures de caténaires n’ont pas été populaires. SUD-rail n’aurait-il pas plutôt réussi à faire peur au pays ? La volonté du Che-Besancenot d’importer la révolution de Guadeloupe n’aurait-elle pas refroidi les ardeurs des salariés ?

Mobilisation internationaliste

En s'appuyant sur les mouvements, d'ampleur diverse, en France, en Irlande, en Islande et en Lettonie, la Confédération européenne des syndicats (CES) essaye d'organiser une mobilisation à l'échelle continentale.

A Dublin, 120 000 personnes avaient manifesté le 21 février, pour beaucoup des fonctionnaires, pour protester contre les coupes budgétaires. Entre une activité qui pourrait se contracter de 10 % entre 2008 et 2010, et un chômage qui a littéralement explosé pour atteindre 10,4 % en février, l'ancien Tigre celtique est au bord de la faillite et la protestation sociale réelle.

Les pays baltes aussi ont connu des mobilisations: en Lettonie, pays de la région le plus touché par la crise, 4 000 agriculteurs avaient manifesté, fin janvier, près d'une trentaine de villes, bloquant les routes avec leurs tracteurs. Quelques semaines plus tôt, une manifestation avait dégénéré. Dans la capitale, Riga, les manifestants réclamaient la démission du parlement. Depuis, le premier ministre, Ivars Godmanis a démissionné.

En Lituanie, le 16 janvier, des manifestations contre les hausses d'impôts avaient également dérapé à Vilnius. Un groupe de manifestants avait tenté de prendre d'assaut le Parlement.

La CES a lancé une campagne qui sera marquée par quatre "manifestations européennes" : le 14 mai en Espagne, à Madrid, le 15 mai en Belgique à Bruxelles, le 16 mai en Allemagne, à Berlin, et en République tchèque, à Prague.

Les Français auraient la tête plus près du bonnet phrygien

Les Français sont des régicides, ce qui n’est pas très répandu en Europe, alors, de la France, on pourrait donc s’attendre à tout ?
Sauf que les Français ne sont pas impressionnés par les forces du mal au spectre international. Ils ne se laissent pas instrumentaliser par des forces occultes destructrices.
Restent les voyous masqués des banlieues, les profiteurs encagoulés du chaos.

lundi 22 décembre 2008

Le gouvernement s’ouvrira-t-il au socialiste Boutih

Des jeunes de la diversité ont fait le tour du PS
Selon Le Figaro, le socialiste Malek Boutih, 44 ans, aurait été approché par Nicolas Sarkozy pour un poste de délégué interministériel. L'ancien président de SOS-Racisme " n'a pas opposé de fin de non-recevoir aux offres du président". Mercredi matin, le principal intéressé a formellement démenti cette information.

Decembre 2008
"C'est faux!" Mercredi matin, Malek Boutih n'a pas tardé à démentir les informations parues dans Le Figaro du jour, selon lesquelles le socialiste pourrait faire son entrée au gouvernement. Et devenir ainsi le nouveau visage de "l'ouverture", chère au Chef de l'Etat.

Dans son article, le quotidien admet qu’il ne sait pas tout et précise d'emblée que "le titre et la fonction restent à préciser". Plus précisément, Le Figaro écarte un rôle ministériel et avance le poste, proche de celui détenu par Martin Hirsch, de "délégué interministériel chargé d'une mission" pour ce fils de parents algériens, représentant idéal d'un autre concept sarkozyen, celui de "la diversité". Concept que le président de la République a d'ailleurs développé dans la journée à l'Ecole Polytechnique. Boutih serait-il moins sectaire que d’autres ?
Bien que crédible, cette piste est donc écartée par le principal intéressé. "Je ne vais pas m'exprimer sur ce qui n'existe pas", a prétendu Boutih à un journaliste, cette fois de France Inter, avant, quelques minutes plus tard, de démentir fermement une telle éventualité. "L'information du Figaro est fausse, totalement fausse, c'est un bidonnage", a-t-il lancé sur I-Télé. La rumeur était tellement vraisemblable que l’intéressé a dû se démultiplier dans les media.

Mais revenons pour mémoire en mai 2007
lorsqu’il avait déjà été approché.
> Rien de tellement surprenant dans la mesure où depuis le congrès du Mans, face à la crise sociale et identitaire du pays, il défend l'idéal de République métissée.
Mais un confidentiel de l'hebdomadaire Le Point, non confirmé par Malek Boutih, est plus embarrassant, car selon le magazine, il avait en fait accepté mais Julien Dray ne lui avait pas laissé la liberté et il avait dû se désister la veille à minuit.

>
L'éventualité Boutih permet de braquer à nouveau les projecteurs sur un responsable socialiste déjà approché par Nicolas Sarkozy en juin 2007 pour le poste, finalement confié à Fadela Amara, de secrétaire d'Etat à la Ville.

>
A cette époque, celui qui faisait partie de la direction sortante du PS dirigée par François Hollande avait, sur les conseils de son mentor Julien Dray, décliné l'invitation. Il avait toutefois avoué "un respect réciproque" Nicolas Sarkozy et entre lui. Comme le chef de l'Etat, Malek Boutih est, en matière d'intégration, favorable à une politique de quotas.

Boutih, victime de dommages collatéraux
Depuis plusieurs années, Malek se montre plus vindicatif envers sa propre famille politique.

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En juin 2007, parachuté par le PS en Charente dans le cadre des élections législatives, il a dû encaisser un sérieux revers contre une autre socialiste, Martine Pinville, soutenue par le député sortant

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Il estime avoir été battu par son propre parti : il avait alors accusé sa direction de l'avoir envoyé "au casse pipe". Il critique sévèrement les dirigeants du PS qui "forment un cénacle qui n'aime pas la société telle qu'elle est, qui ne s'y projette pas et qui garde la mélancolie des années 1970. Chez nous, c'est Good Bye Lénine !".

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Il reproche au PS d'avoir survolé le débat sur la diversité et ne pas l'avoir abordé en profondeur, comme d'autres sujets qui ont trait aux préoccupations réelles des Français : la violence, le travail, le droit à l'émancipation sociale, l'identité.

> Plus récemment, dans la course au fauteuil de premier secrétariat du parti de la rue de Solférino, Boutih avait fait le choix de Désirdavenir Royal. Comme l'ensemble des partisans de la présidente de la région Poitou-Charentes, il a donc dû faire l'impasse sur un rôle dans l'équipe de Martine Aubry, qu'il n'avait d'ailleurs pas hésité à qualifier de "dictature", au moment de son installation.

La repentance coloniale au PS, ce n’est pas pour tout de suite
Malek Boutih a eu l’occasion de tester, à ses dépens, les difficultés des socialistes à passer des discours à l’action. Alors le quadra qui sait désormais qu’il n’a rien à espérer du PS, se sent libre. Et, maintenant que le mentor s’est mis dans de mauvais draps, l’élève pourrait être délié de ses liens.

Boutih accusé de racisme par le MRAP

Le jeudi 15 juin 2006 à Paris, le procureur de la République a requis la condamnation du secrétaire national du PS, Malek Boutih, poursuivi en diffamation par le MRAP pour avoir mis en cause l’attitude de l’association lors d’une manifestation où les cris de "Mort aux juifs" avaient été proférés.
Malek.
Boutih, ancien président de SOS Racisme, était poursuivi pour des propos tenus lors d’un colloque, organisé le 23 novembre 2003 au Club Léon Blum, sur le thème "Antisémitisme, la gauche face à elle-même".
A cette occasion, il avait déclaré qu’il y avait plusieurs formes d’antiracisme en France. Il avait notamment , déclaré: "Il faut dire par exemple que si je prends la société française que je connais, il y a des formes d'antiracismes différentes: il y a celui du MRAP qui défile aux cris de 'mort aux juifs', celui de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) qui écrit le texte justifiant la présence de Tariq Ramadan au FSE. Mais il y a aussi celui de SOS Racisme qui lui organise des débats contre l'antisémitisme et qui l'assume". L’association présidée par Mouloud Aounit et proche du PCF considéra la liberté d’expression dans ces propos comme attentatoire à son honneur et à sa considération.
Lors des débats, M. Boutih a expliqué avoir voulu relever le fait que le comportement du MRAP avait été "ambigu" lors de cette manifestation où des extrémistes avaient lancé ces slogans antisémites. "Il y a eu une faute qui a été commise (par le MRAP) qui méritait d’être interpellée, je ne regrette pas mes propos", a déclaré Malek Boutih à l’audience.
Le représentant du parquet, Alexandre Aubert, a requis la condamnation du prévenu, estimant qu’il imputait à l’association antiraciste d’avoir "fait siens" les cris de "Mort aux juifs".
Il a été condamné le 14 septembre 2006 à 1.000 euros d’amende et à verser un euro de dommages et intérêts au MRAP.

Boutih a plus d’une corde à son arc
Malek est par ailleurs membre du Conseil Economique et Social (section des affaires sociales). Il exerce également la fonction d'administrateur au sein du collège des personnalités qualifiées du PSG (Paris Saint-Germain). Par ailleurs, Malek Boutih travaille pour Skyrock où il est directeur des relations institutionnelles.

Le vent de révolte promis est un vent de diversité !