POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est RTT. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RTT. Afficher tous les articles

dimanche 4 novembre 2018

Macron relooké en Tom Cruise dans Top Gun. Pour pas cher...

 C'était le festival du film de Deauville à Honfleur 

Tom Cruise sort de ce corps  !


Boutons dorés de tunique militaire, pour l'une,
et 'bomber' de pilote de chasse, pour l'autre

Manu n'est pas au plus bas seulement dans les sondages. Il a également une petite santé, Alors, pour recharger les batteries, le couple présidentiel est allé sur la côte normande, à  la ferme.
Résultat de recherche d'images pour "hameau Versailles marie antoinette"Résultat de recherche d'images pour "FERME jACQUOU LE CROQUANT"
Il faut dire que ce n'est pas exactement la ferme de Jacquou- le-Croquant, ci-contre à gauche, mais plutôt Le Hameau de la reine Marie-Antoinette à Versailles, à droite. 

C'est donc néanmoins une supercherie de l'Elysée, car la Ferme Saint Siméon, à Honfleur, est en fait un hôtel *****, le temps d' "une courte pause", qui plus est, "bien méritée", selon la presse qui n'a pas connu le général de Gaulle et qui s'adapte aux gringalets prétentieux, incapables de gérer leur temps et leur santé. 

Sur Europe 1, Beaudot banalise (il a un bel avenir dans le journalisme politique) cette série prolongée de bavures et fautes de psychologie politique :

Pour sauver les apparences et effacer le mauvais signal laissé par ce coup de pompe, le chétif quadra s'est fait relooker en homme jeune et dynamique dans la fleur de l'âge adulte, en villégiature dans la Baie des Fleurs. Mais, c'est avec, sur le dos, la panoplie du héros du film 'Top Gun' qu'il est réapparu… 
On connaissait son penchant pour le théâtre, mais cette fois, c'est bien de cinéma, dont il est question !

Risée du monde libre

Résultat de recherche d'images pour "top gun tom cruise"
Jeudi 1er novembre, photographes et passants se bousculaient dans les rues d'Honfleur pour prendre un cliché ou simplement croiser les stars du jour. Or, c'est une anti-star qui se trouva sur leur chemin : Manu avait confié à ses plus proches collaborateurs se sentir " claqué", après seulement seize mois. 

Résultat de recherche d'images pour "les héros sont fatigués""Quand vous êtes jeune et que vous n'avez pas beaucoup connu l'épreuve, vous êtes souvent désarçonné lorsque celle-ci survient. Surtout lorsque vous êtes en permanence scruté au microscope", explique l'un de ses collaborateurs, interrogé par Le Point.
"Comme des millions de Français, il peut arriver au président de la République de prendre quelques jours", avait banalisé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Les héros sont fatigués...
La rumeur de la présence du couple à Honfleur attira  place Sainte-Catherine les badauds à sa sortie du Bistrot des Artistes, en référence aux nombreux artistes impressionnistes - avant lui - qui appréciaient la lumière de la côte normande.



Image associéeOr, les désoeuvrés qui demandèrent des selfies trouvèrent une vedette américaine en 'bomber" de cuir. Etait-ce bien le président en RTT, pour "convenances personnelles", qu'ils s'apprêtaient à plaindre ?



Très souriants, le frêle "premier de cordée" carencé en vitamines et la retraitée se sont mêlés à la foule, le temps de quelques selfies. Le président avait d'ailleurs tout prévu : si la presse a noté le blouson de cuir noir de la Patrouille de France sur le dos de l'anémié en RTT, il avait aussi ses gants à la main, car déjà que le peuple est illettré, il est sale, aussi... Peut-être sent-il même mauvais dans le pays normand.



Une plongée dans l'"ancien monde" de sueur et de faim, un dépaysement total  
Tous ces manants, ce retour au Moyen-Age, ça change du calme et de la volupté de la ferme chic Saint Siméon, luxueux hôtel. "Ça fait plus de 20 ans que je suis là tous les 1er novembre et j'y tiens", a déclaré le président aux passants, selon Le Point. 
Quant à Siméon, le saint qui a donné son nom à la modeste auberge originelle, il a vécu toute sa vie dans l'austérité, en Syrie, se retranchant régulièrement et longuement du monde, au sommet d'une colonne.

La vérité, c'est que le "maître des horloges" a fait un lapsus
Le Point n'a pas relevé - ou tu - qu'il st toujours déphasé : à trois reprises, ce 1er novembre, il a mélangé les dates, évoquant le 1er ...de l'An, donnant corps à la rumeur sur un délabrement de sa santé.



Quand on pense que la sortie d'Honfleur visait à faire cesser les bruits sur l'état préoccupant de sa santé, aussi bien physique que mentale, le plus jeune président de la Ve République, 41 ans, n'a pas rassuré.

Et il a combien de blousons noirs,
l'ex-banquier ?
Jupiter, costumé en pilote de chasse


Ceux qui s'attendaient à le voir guindé dans un costume ont été surpris. Habillé d'un col roulé et d'un blouson d'aviateur en cuir - payé 549 euro, ou offert - rappelant celui de Tom Cruise dans 'Top Gun'

En juillet 2017, déjà, le président osait enfiler une combinaison de pilote, alors qu'il visitait la base aérienne d'Istres. Les militaires de l'Armée de l'Air se sont-ils cotisés pour offrir le prestigieux blouson au président. L'Elysée nous rassurera probablement sur ce point aussi.

samedi 3 novembre 2018

RTT de Macron à Honfleur : "prise en charge zéro" du contribuable ?

L'Elysée a tenté de nous tromper

Le train de vie du couple présidentiel a créé plus qu'une mauvaise "impression" sur les Français

Etre claqué autorise-t-il pour autant à claquer l'argent du contribuable ?
L'Elysée a alors tenté d'éteindre aussitôt la colère sur le prix de la chambre en hôtel*****, alors que la macronie s'efforce de railler les Français sur leur ressenti des augmentations de prix des carburants, une simple "impression" fausse, selon la bande d'arrogants. 

"Mon mari est un véritable chevalier," estime Brigitte
L'Elysée n'a pas pris à la légère cette nouvelle provocation, qui fait suite à la précédente : la piscine qui devait être creusée au Fort de Brégançon au profit de la belle famille. Un besoin qui ne fut qu'une "impression", car la petite famille par alliance est allée barboter en mer, sous ses fenêtres de la résidence d'été du président. 
Manu devait "recréer du lien" aussi dans son couple :
ses décisions politiques auraient fâché Brigitte
 En villégiature à Honfleur, Normandie, pour la Toussaint, le chef de l'Etat et son épouse logent dans un hôtel de grand luxe à HonfleurCe soir, le premier prix de la nuitée est à 475 €Vendredi prochain, il n'en reste que 2 et à 1.525 (chacune). La suite avec vue sur la mer ne vous en coûtera que 835 € à la même date. Mais, la même, ce soir, est à 1.315 € (wifi gratuite...).

Alexandre Benalla rage d'avoir manqué ces cinq jours
de vie de château

Extrême prudence à l’Elysée, jeudi 1er novembre, après la révélation mardi soir du nom de l’hôtel cinq étoiles de Honfleur (Calvados), où Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron ont choisi de faire une petite escapade privée. 
Le bus Paris-Honfleur, c'est à partir de 9 euros par personne... L'aller !

Alors que, depuis 48 heuresils retenaient toutes les informations sur la destination des cinq jours de RTT de Macron, ni Versailles, ni Le Touquet (à 221 kms de Honfleur, et 197 de Paris), c’est lorsque les media ont commencé à évoquer hier le prix des chambres, de 360 à un peu plus de 1.000 euros, dans cette ancienne auberge du XVIIe siècle, que les chargés de presse du Palais, se sont fendus de coups de téléphone aux rédactions pour apporter leurs "éléments de langages.

Résultat de recherche d'images pour "FERME SAINT SIMEON honfleur"
Vieille ferme Saint-Siméon,
pour président du "nouveau monde"
Ils craignaient manifestement plus que tout de voir naître une polémique, accessoirement sur le train de vie du chef de l’Etat, mais surtout sur son utilisation des fonds publics. 
Le couple présidentiel n’occupe pas une des suites de l’hôtel, ont-ils tenu à faire savoir, à ceux et celles qui croit encore ce que raconte l'Elysée.

Versailles : le Hameau de
...Marie-Antoinette
"Il n’y réside par ailleurs "qu’à titre personnel" et "à ses frais," ont-ils précisé, relayés par la presse soumise. Mais ni les uns, ni les autres n'indiquent si, pour l'occasion, l'ensemble de l'hôtel de grand luxe a été privatisé...

Emmanuel Macron à Honfleur veut ...rassurer les Français : je prends des vacances pour "convenances personnelles", mais "en même temps, "je ne lâche rien".
Le président aurait pu y tenir son Conseil des ministres
Une escapade qui ne fait pas réagir seulement la droite

Une communication autour du séjour normand du couple Macron faisait ricaner dans l’entourage de François Hollande, où l’on rappelait que "lui président" s’était toujours abstenu d’aller dormir à l’hôtel au cours de son mandat. 
Pour Brigitte, la femme aux "plus belles jambes de France"
(Voici ou Paris Match)
Surtout, les précisions apportées par l’Elysée sur le règlement des frais par le couple présidentiel n’est que propagande mensongère

si on prend en compte la véritable logistique d'un déplacement présidentiel.
Image associée
Plus qu'un hôtel, la Ferme Saint-Siméon est une ancienne auberge
qui était le refuge de célèbres impressionnistes
"Un président qui dort à l’hôtel, ce n’est pas une chambre, mais neuf ou dix chambres prises au même endroit", soulignait-on encore hier du côté de François Hollande.

L'opposition socialiste suggère que l' "impression" des contribuables est bien loin du compte...

jeudi 17 août 2017

Pas de "second degré" au crédit de Christophe Barbier

L'humour du journaliste et éditorialiste Christophe Barbier déplaît aux Norvégiens

Pour les esprits conventionnels, un journaliste ne peut être humoriste à ses heures

Le journaliste et éditorialiste Christophe Barbier.
Il est irritant, mais s'il a quelque chose à dire?
Quant à ses détracteurs ?
La presse conservatrice ne veut pas d'un mélange des genres qui brouille leurs repères. Désemparée, la presse, même parisienne, ouverte à tous les genres, s'est découverte conformiste... Christophe Barbier aurait, semble-t-il, dû décrypter le risque, le comprendre et ne pas franchir la ligne.
Le rap qu’il a imaginé cette semaine dans les colonnes de L’Express a désorienté et fait un flop parmi les grincheux. Ce n’est pourtant pas la première fois cette année qu’avec ses blagounettes il fait un écart et que les experts en 'second degré' y perdent leur latin. La touffeur estivale et le désoeuvrement ont fait suinter les critiques contre l’éditorialiste. Le pastis est-il si rare à Paris ? Macron va devoir s'y mettre. Devant ses caméras... 

"T’es pas dans le bad, t’es un killer"

Les "Norvégiens" de 20 minutes ont entrevu l’intention 'nouveau journalisme' mais le sens de l'humour n'est pas la caractéristique première des gens graves. Imaginez donc que, dans L’Express paru ce mercredi, Christophe Barbier imagine le rap que Sibeth N’Diaye, chargée des relations presse à l’Elysée, aurait coécrit avec Ismaël Emelien, le conseiller spécial du président, pour remonter la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Iconoclaste ?

Un journaliste du JDD s'offusque:
 .

On est à deux orteils du scandale racial sur fond d'eau tépide des Calanques marseillaises, où le couple Macron squatte la villa du préfet de Région promis à une belle promotion.


"Mister Préz, t’es en chute libre auprès des jeunes; ça sent le ground zero pour la rentrée.
Pourtant, t’as un bon flow, t’as la bonne attitude, t’es pas dans le bad, t’es un killer." A boire et à manger que certains internautes dédaigneux des auberges espagnoles et des chansons d'un été se sont attachés à dézinguer, car personne ne rappe comme ça, nulle part, jamais. Le rap, c'est plus hard, subversif et anti-blancs...

"Quatre semaines de vacances et on supprime aussi les RTT "

Photo published for "Les Français doivent renoncer à leur cinquième semaine de congés" - L'édito de Christophe Barbier
Le 28 juillet, également dans L’Express, Christophe Barbier, imaginait de "s’asseoir sur la cinquième semaine de congés payés" pour améliorer la santé de l’économie française. Tabou social ? Provocation des classes laborieuses ?
"Quatre semaines de vacances et on supprime aussi les RTT. Je sais que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis, mais je vous souhaite, quand même, de bonnes vacances." Le journaliste. 
20minutes fait à nouveau parler les internautesselon les salles de rédaction, ce sont tous des trolls, des pourvoyeurs intempestifs (non correctement encartés) d'information alternative et contre-offensive, et ça dérange. Mais voilà qu'ils sont utiles: les internautes sont ressortis de leur crasse, comme des enfants de migrants dans les reportages pro-clandestins économiques, et ces internautes choisis pour leur conformisme politique ne se sont pas privés de railler ses vacances en Italie. Temps à perdre. Militantisme de bon aloi !
La majorité présidentielle n'est pas sensible à l'"éclipse de lune partielle, hier soir, à la terrasse du palazzo barbaro à Venise." Le romantisme se perd; le main dans la main Brigitte-Emmanuel efface toute autre sensibilité. 

" En hommage à mes ancêtres touaregs"
En juin, alors que la France fondait sous la canicule, Christophe Barbier joua le jeu d’une vidéo pour L’Express dans laquelle il expliquait enfin pourquoi il ne se séparait jamais de son écharpe rouge. Question essentielle s’il en est. 
Un bon petit soldat de L'Express, Julien Jouanneau, rédacteur en chef adjoint web, brigue le Prix Albert Londres :




Décryptage : "Si le port de l’écharpe devait être indexé sur la température, je la laisserais tomber dès le mois d’avril", raconte le boss. Et d’avancer que, "dans le désert, les Touaregs se couvrent de laine lorsque la chaleur fait rage". Le/la journaliste anonyme a bien dû étudier la généalogie de sa cible et commente : "l’éditorialiste affirme sans ciller [peut-être à -t-il fait, quant à lui, des recherches] que c’est "en hommage à [ses] ancêtres touaregs qu’il continue à porter cette écharpe rouge pendant l’été." Un certain sens de l’humour "absurde", selon le contempteur anonyme qui consacre toutefois du temps à cette futilité. Dans le "creux de l'été", les journalistes en mal de copie comblent leurs éditions de n'importe quoi, la responsabilité n'étant pas leur.  

"Un jeune de banlieue au volant d’une grosse voiture…"

Le 15 avril, à une semaine du premier tour de la présidentielle, Christophe Barbier livra son analyse de la campagne menée par Emmanuel Macron et l'anonyme la ressort, faute de mieux personnel. 
Sa démonstration prend une direction très gênante, on s'y attendait de puis plusieurs lignes, "quand il balance, sans plus de cérémonie" : "Il y a dix ans quand on voyait un jeune de banlieue au volant d’une grosse voiture, c’était un dealer, maintenant c’est un chauffeur Uber." Bof ! Si c'est vrai (les dealers roulent aujourd'hui en Fiat Panda). Qu'est-ce, alors, qui pollue donc autant la fontaine à eau de 20minutes ?  "C’est quand même la modernité Macron. Et puis, il vous offre une bouteille d’eau, c’est sain." Uber, c'est pas bien, mais Macron, c'est bien et ça ne supporte aucun humour au second degré.

A 20 minutes, on l'a vu, ils ont le sens des priorités et de l'important. 
Une blagounette "clairement douteuse" (le stagiaire est clairement bloqué: cf. à partir de 21 minutes 35 dans la vidéo ci-dessus) qui ne fait toujours rire personne autour de la table. 
Deuxième de la Macronie 'Les Inrocks' s'en mêle ! Ca ne vaut pas une polémique, finit pas admettre le stagiaire, mais Christophe Conte réserve à Christophe Barbier un "billet dur" : le billet d'un salarié de banquier, Matthieu Pigasse, ça fait nécessairement mal. Les "Billets durs" de Christophe Conte prennent chaque semaine pour cible une personnalité au comportement agaçant, voire révoltant. La charge cinglante, le style brillant, la critique réjouissante. Si c'est méchant, c'est mieux : l'aigreur et la haine font recette. Un édito qu’il conclut donc ainsi : "Ton confrère Joseph Macé-Scaron [à propos d'un directeur du magazine Marianne, ça peut surpendre] est désormais payé pour muscler les discours de Fillon; si tu es sage, tu pourras prétendre sans même bouger ton cul de BFMTV à servir d’anabolisant à ceux de Le Pen." Ce n'est pas le moins du monde polémique; plutôt confraternel et classe...



"Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste"

Evidemment, le stagiaire masqué est, quant à lui, indemne...
 S'adressant à des lecteurs du JDD, en avril, Christophe Barbier  expliqu'il revient "aux reporters de rencontrer les gens", tandis que le rôle d’un éditorialiste "est de donner son opinion, d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables. Afficher avec force ses convictions permet aux lecteurs de s’y frotter pour former les leurs." Le b.a.ba du métier indispose le stagiaire dont on se prend penser tout à coup qu'il doit être un laissé pour compte de APB "mis au point" par Vallaud-Belkacem...
"Un point de vue qui ne fait pas l’unanimité," semble s'étonner le novice. Dans un billet publié dans Le Dauphiné libéré (c'est pas rien !), Gilles Debernardi ne règle pas ses comptes de plumitif aigri, mais tacle néanmoins sa capacité à donner "un avis péremptoire" sur n’importe quel sujet : réaction typique de petit provincial au rêve parisien déçu. Et de moquer ce "vrai intellectuel [qui] s’applique à ne pas fréquenter les gens d’en bas." Ne disais-je pas que Debernardi est un frustré. 
Comme les journalistes d'astreinte estivale en manque d'inspiration, mais chargés en fiel. 

dimanche 31 janvier 2016

Taxis : Valls traite avec les auteurs de violences "inadmissibles"

Valls condamne des violences "inadmissibles" de chauffeurs de  taxis, mais les invite à Matignon...

Plusieurs mouvements de mobilisation sociale 
ont convergé ce mardi 26 janvier en France
, et aussi les taxis. 
Forts de leur monopole et d'une réglementation sur mesures,
les puissants taxis traditionnels n'ont pas su évoluer 
Les 5,6 millions d’agents de la fonction publique étaient appelés à cesser le travail et à défiler pour une hausse du pouvoir d’achat. Les deux premiers syndicats de contrôleurs aériens ont aussi participé au mouvement, entraînant l’annulation préventive de 20 % des vols. 
Côté éducation nationale, enfin, un tiers des enseignants des écoles maternelles et élémentaires devaient se mettre en grève, selon leur habitude, d'après le syndicat hégémonique. Les professeurs du second degré ont, quant à eux, été plus nombreux que prévu à débrayer contre la réforme du collège.

Du côté des taxis, des milliers de chauffeurs  ont répondu à l'appel à se mobiliser en France pour protester contre les "dérives" de leurs concurrents du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Des actions se sont notamment déployées à Paris et autour des aéroports de Roissy et d’Orly, mais aussi en régions.

Le déroulé de la journée de mobilisation

En début de matinée, une navette force un passage, un manifestant est blessé
Selon la préfecture de police, 1.200 taxis ont été comptabilisés sur différents sites de protestation, notamment à l'aéroport d'Orly, où quelques dizaines de manifestants ont organisé un filtrage sur l'A106 en installant des plots sur la chaussée, ne laissant passer que les taxis en grève, dans une ambiance surchauffée. Mais, peu après 7 heures, une navette a forcé le passage et percuté un manifestant qui a été blessé à la jambe. Les autres manifestants ont frappé aux vitres du minibus, et ont forcé ses passagers à en descendre.
Le conducteur de la navette a été interpellé, et est entendu dans les locaux de l'hôtel de police à Orly. Il dit avoir accéléré sous l'effet de la panique.

Cette photo a été postée sur Twitter peu avant 9h00  par un journaliste de France TV Info. Depuis, les pompiers sont intervenus pour éteindre les pneus en feu. Le calme est revenu sur le périphérique parisien et la circulation a repris.
Vingt personnes ont été interpellées en Ile-de-France lors des manifestations de chauffeurs de taxi. 19 manifestants ont été arrêtés à la Porte Maillot, après plusieurs blocages du périphérique parisien, et le chauffeur de navette qui a renversé un manifestant est entendu dans les locaux de la police à l'aéroport d'Orly.

A 12h15, des représentants des chauffeurs de taxis seront reçus par Manuel Valls à Matignon, alors que devant le ministère de la Santé, une centaine de grévistes des hôpitaux de Paris manifestent aussi pour protester contre la réforme du temps de travail dans les hôpitaux franciliens. "Hirsch vole le repos des héros", pouvait-on lire sur une pancarte. Dans les grandes lignes, cet aménagement du temps de travail repose sur des suppressions de RTT et instaure de nouvelles organisations pour les 75 000 agents (hors médecins) des 39 établissements de l'institution. Au retour de la délégation reçue par le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, les manifestants devaient rejoindre le cortège des fonctionnaires.


Valls condamne les violences "inadmissibles" lors de la manifestation des taxis
Le premier ministre fait référence à des jets d'oeufs ou des pneus brûlés. "Il y a un droit de manifester. Il faut le respecter, même dans cette période d'état d'urgence. Mais les violences sont inadmissibles: aucune cause ne peut justifier une telle violence", a-t-il dramatisé à la sortie de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, avant de recevoir à 12h15 à Matignon une délégation d'organisations professionnelles de taxis.

A la mi-journée, le ministère de l'Education annonce un taux de grévistes de 22,32% au collège, 12,24% dans le primaire et 3,66% parmi le personnel non enseignant. Pour le second degré dans son ensemble (collèges et lycées), le taux atteint 13,66%.

Manuel Valls propose l'ouverture d'une concertation avec les taxis, ainsi que la nomination d'une personnalité qualifiée, à l'issue d'une réunion avec les représentants des chauffeurs de taxis qui protestent contre la concurrence des voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Les forces de l'ordre viennent pourtant d'interpeller vingt-deux personnes, dont 14 placées en garde à vue, après des incidents au cours des manifestations, selon l'annonce de la préfecture de police de Paris.


Au final, le premier ministre se calme

Qu'a donc promis Valls aux chauffeurs de taxis contre les conducteurs de 
VTC - qu'il n'a pas offert aux éleveurs bretons ? Les représentants des taxis en colère des compagnies hégémoniques étaient moins agressifs à l'issue de la rencontre avec Manuel Valls jeudi soi, après trois jours de mobilisation des taxis et une première réunion avec le médiateur chargé de mener une concertation avec les VTC. Le Premier ministre a repris le dossier en recevant, jeudi soir, l’ensemble des organisations professionnelles de taxis, deux jours après une précédente rencontre où certaines n’avaient pas été conviées. Diviser pour régner?
Après trois heures de discussion, plusieurs organisations professionnelles ont appelé les chauffeurs en grève à lever les barrages, comme l’Union nationale des taxis (UNT) qui a salué l’entrée dans une "phase positive". Mobilisés par solidarité, d’autres syndicats (CFDT, proche du gouvernement, FO, SDCTP) ou associations (Taxis de France), se sont aussitôt montrés ouverts à une levée du mouvement, et ont indiqué vouloir consulter la base avant toute décision. La situation devait donc se dénouer vendredi matin. La préfecture de police de Paris joue le jeu, recommandant aux automobilistes d’éviter les secteurs de la Porte Maillot et de la Porte de Bercy, ainsi que les abords des aéroports d’Orly et de Roissy.

1 400 taxis mobilisés jeudi
Jeudi, pour la troisième journée consécutive, des centaines de taxis ont manifesté en région parisienne contre les véhicules de transport avec chauffeurs (VTC). Les rassemblements, réduits en matinée, ont grossi au fil de la journée, notamment porte Maillot où la CGT recensait 1.600 chauffeurs. En milieu d’après-midi, la police comptabilisait elle-même 1.400 taxis mobilisés, un peu plus que la veille (un millier), mais moins que mardi (2.100). Dans les aéroports, plus de 160 taxis ont bloqué les têtes de station à Orly. A Roissy, un manifestant a été renversé par un chauffeur de VTC, qui a été aussitôt interpellé.

La colère des taxis vise le ministre de l’Economie 
Si Uber, qui, en quelques années,  a ouvert ce secteur protégé à la concurrence avec son application leader du marché international, et reste ainsi leur cible dans les media, c'est Emmanuel Macron qui concentre actuellement la fureur de la profession. En effet, le ministre de Valls s’est fait, jeudi, le porte-parole d’une des idées lancées par Uber, à savoir l’ouverture aux artisans taxis des plateformes de géolocalisation des VTC.  
Mais les taxis conservateurs protestent aussi contre cette avancée
Ce jeudi, pour la première fois, plusieurs organisations professionnelles de taxis avaient commencé par rencontrer le médiateur finalement chargé, à défaut de Hollande ou Valls, de mener la concertation entre VTC et taxis, laquelle était refusée sur le terrain par des centaines de chauffeurs mobilisés encore à Paris, Marseille et Toulouse. 
La réunion avec le député PS Laurent Grandguillaume, qui a débuté vers 12h30 à Matignon, en présence de conseillers du premier ministre, visait à préparer l'entrée en scène de Valls en "poursuivant le dialogue entre les taxis et le gouvernement dans la suite de la feuille de route tracée par le premier ministre mardi", avait indiqué le cabinet de Manuel Valls.

Vers une coexistence
Mais, dans l’intersyndicale à l’origine des rassemblements porte Maillot et dans les aéroports parisiens, la CGT, Sud et la CFDT, sur 13 organisations invitées, ont décliné et menacé de "durcir" le mouvement. 
Et deux autres (FO et FNTI), très mécontents, ont claqué la porte à 15h30. "Rien de concret," même s’il y a "une volonté de faire quelque chose. On ne peut pas attendre", a déclaré Nordine Dahmane (FO). 
Restaient présents, des membres plus modérés de l’intersyndicale, dont l’UNT et Gescop, déjà reçus mardi.

Votée en 2014 pour encadrer la coexistence des deux services, la loi Thévenoud était favorables aux grosses compagnies traditionnelles et prévoyait une application nationale réservée aux... taxis, mais celle-ci n’a pas encore été mise en place. Et surtout, elle n’est "pas appliquée", répètent les taxis, qui dénoncent l’absence de contrôles des VTC, censés travailler uniquement sur réservation préalable. Pour avoir "incité" ses chauffeurs à pratiquer le maraudage, privilège des taxis, Uber a été condamné mercredi à verser 1,2 million d’euros à l’Union nationale des taxis (UNT) dite "modérée" mais surtout proche du PS.

"Manuel Valls a su se montrer convaincant", assure BFMTV


Jeudi soir, les représentants des taxis considéraient que les VTC étaient acceptables. Ils ont décidé la levée du mouvement de contestation contre la concurrence des VTC, malgré un contentieux d'incidents violents d'incidents
A part une poignée d'irréductibles qui campaient encore Porte maillot, à Paris, refusant "les promesses" et les assurances données à la profession dans la nuit par le Premier ministre, les taxis ont repris le travail ce vendredi.
Quel compromis les services de Matignon ont-ils proposé ? 
"Le Premier ministre a d'abord dit sa considération pour la profession", commente Alain Griset, président de l’Union nationale des taxis (la fameuse UNT, qui représente des artisans taxis), en préambule sur RMC. "Puis, il a affirmé la volonté du gouvernement de faire respecter la totalité de la loi. Ensuite, il a dit son engagement à travailler sur le modèle économique, sa volonté d'anéantir cette concurrence déloyale" des VTC et de réparer le préjudice de la profession. Arrivée des courses: les Français vont douiller.
Achoppement sur le rachat des licences: "c'est compliqué, il y a pleins de paramètres"...
Tous les sujets ont été mis sur la table, assure encore Alain Griset, un modéré très en pointe. Même l'épineux sujet des licences payées (parfois plus de 200.000 euros) par la mafia des taxis pour pouvoir exercer la profession. "La question du rachat des licences est sur la table. Oui, c'est une piste. Le Premier Ministre s'est engagé à ce que ce sujet soit abordé et qu'on trouve, parce que ce n'est pas facile, le modèle économique qui permette de sortir de cette situation". Qui finance ? L'Etat ? Quoi qu'en dise Hollande, l'Etat, ce sont les contribuables et ils sont moins de 50% des Français.
Interrogé sur le coût du rachat des licences, Alain Griset souligne que "c'est compliqué"... Va-t-on vers une plus-value des taxis sur le rachat de leurs licences ?
"Il y a pleins de paramètres, dont l'ancienneté. Avec quel argent ? Sur quels critères ? Il y a un travail à faire, et nous allons le faire dans les prochains jours et prochaines semaines", promet-il.

"Création de brigades spéciales pour contrôler les chauffeurs"
L'incapacité des taxis archaïques à s'adapter à l'ubérisation du marché va nous coûter un maximum. Manuel Valls a en effet engagé le budget de la nation, en sorte de pouvoir renforcer les contrôles des chauffeurs illégaux.
L'accord que vante Griset achoppe encore sur un autre point. Les taxis se veulent intransigeants sur "les plateformes (de réservations de VTC) [qui] utilisent 70% de chauffeurs illégaux, insiste Alain Griset. Le Premier ministre s'est engagé à fermer ces plateformes si elles continuent ces pratiques. 
Il a également annoncé la création dans 12 départements de brigades spéciales chargées de sanctionner et d'arrêter les 70% de VTC dans l'illégalité". Sur quel crédit et par quel basculement d'effectifs - en période de mobilisation anti-terroriste maximale - Valls compte-t-il réaliser la quadrature du cercle des taxis ? Les 12 départements concernés sont : Paris, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Rhône, Gironde, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Alpes-maritimes et Nord.

Pour Macron, les demandes des taxis ne sont pas acceptables

Mettant Valls en difficultés, "il ne peut être question de fermer certains plateformes et d'empêcher d'autres professionnels de travailler", a lancé le ministre de l’Économie, appelant à la levée des blocages menés par les taxis en grève. "La solution dans l'agitation et par le blocus, moi, je la considère comme inacceptable", a déclaré  Emmanuel Macron. "Je leur demande la levée des blocus", a-t-il ajouté à Fos-sur-Mersur le thème du renouveau industrielen marge d'une visite d'usine devant laquelle une vingtaine de taxis étaient stationnés à son arrivée dans l'après-midi.

"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis"
"Il y a des Françaises et des Français qui vont à leur travail, qui ont aussi une vie très difficile et qu'on prend en otage pour simplement que les pouvoirs publics cèdent: ça n'est pas ma philosophie des choses", a martelé le patron de Bercy. 
"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis, ce sont les Françaises et les Français qui en ayant recours à d'autres services ont simplement dit "on a besoin d'une mobilité parfois différente'", a-t-il expliqué.
Mais, sous la pression de la rue, Valls s'est résolu à recevoir les preneurs d'otages.