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mercredi 4 janvier 2017

Laïcité, diversité et discrimination: un site de location communautaire et d'islamisation de la France

Les musulmans en France s’organisent pour des vacances entre eux 

Réservé aux musulmans, 
Oummaloc est le premier site web de locations d’hébergements communautaires.

Le créneau de ce site web et d'encourager l'hébergement respectueux des valeurs musulmanes! 
Sur le principe du contrôle au faciès, par ailleurs dénoncé aux entrées de discothèques, la plateforme met en relation les hébergeurs choisis sur leur valeurs islamiques affichées avec les voyageurs cherchant à la fois un logement pas cher, sécurisant et facile à réserver, en discriminant les "mécréants" français.


Le site se place au-dessus des pratiques occidentales 

L’équipe du site intégriste insiste également sur le fait de trouver un endroit correspondant à leurs "attentes", implicitement avoir un lieu où prier sereinement et proche des commerces halal, histoire de promouvoir le commerce en circuit fermé. 

Ces musulmans religieux s'inscrivent hors laïcité républicaine 
Ils mettent en exergue des "valeurs et bonnes pratiques", parmi lesquelles figurent "le respect, la confiance, la sécurité, la fiabilité et l’honnêteté", qu'ils dénient aux Français.

En quelques clics, l’internaute musulman pourra poster ses photos (délit de faciès visant les non-musulmans), gérer ses prix (et faire tourner l'économie islamique), son calendrier (islamique et lunaire, tout sauf républicain), télécharger devis et contrats, pour louer ou sous louer comme un professionnel. 

Il pourra même indiquer si son logement est réservé aux hommes ou aux femmes.
Et le site héberge donc les familles polygames...  

L’économiste Philippe Herlin met en garde contre un site participant de l'islamisation de la société française

Lecteur audio

De son côté, le démographe Jean-Paul Gourévitch pointe l’aspect discriminatoire du site communautaire :
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Bien qu'il soit docteur en sciences de l'information et de la communication, qu'il ait enseigné l'image politique à l'Université de Paris XII et soit un expert international reconnu en ressources humaines et spécialiste de l'Afrique et des migrations, la crème de la presse crasse le juge aux InRocks l'écrase de son mépris..
Quant à maître Jérôme Triomphe, avocat  au Barreau de Paris (notamment de l'AGRIF et que vous ne verrez pas sur les chaînes de radio et de télévision "indépendantes" de toute idéologie), il souligne que Oummaloc ne respecte pas le droit français :
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Ces musulmans qui n'hésitent pas à prendre la loi par derrière

Duplicité stupéfiante, mais valeur morale exemplaire
 
"Un propriétaire a récemment proposé [...] un appartement en location de deux pièces à Zurich [Suisse]. En précisant bien "que pour des Suisses ou des citoyens européens, pas de musulmans", précise la "Nordwestschweiz" (qui souligna, dans un sondage du 13 juillet 2016, que 80% des lecteurs du journal ne voulaient pas d'un musée de l'islam), citée aussi par l' "Aargauer Zeitung" lesquels sont pointés par les vertueux d'Oumma, site web créé en septembre 1999, destiné à la communauté musulmane francophone et classé premier site d'information musulman en 2016.

Et qu'ose écrire Oumma?

'Oumma' désigne d'ailleurs l'honnête communauté des musulmans, indépendamment de leur nationalité. 
Selon Gilles Kepel, avant 1999, ce site se nommait "allahouakbar.com"... et selon Caroline Fourest, le site actuel Oumma.com est  "complotiste et islamiste". 
Outre que ce site intégriste apporte son soutien à l'islamiste Tariq Ramadan, dont il publie des textes, le 31 mai 2016, Zouhair Amri en tant que responsables du site Oumma.com est condamné, car il a relayé un article d'Hicham Hamza, auteur du blog conspirationniste (ou complotiste) Panamza.com, qui est condamné en diffamation pour avoir traité Caroline Fourest de " désinformatrice" sur la base d'une séquence de son film Les Obsédés du complot. Sur son blog, il avait accusé Caroline Fourest d'avoir tronqué le sous-titrage d'un dialogue dans son reportage sur les réseaux complotistes mais la Cour a admis l'explication de la journaliste qui assura que la mauvaise retranscription relevait " d'une erreur de sa monteuse lors du montage du documentaire" ".
Ce site exemplaire est géré par la SARL Oumma Media qui regroupe quatre sites emblématiques de l’islam francophone – Oumma.com, OummaTV, Umma-United et Mejliss – Oumma.com et OummaTV.tv).

L’hébergement confessionnel est-il sectaire ?


Dans le même temps où les musulmans ont lancé leurs propres sites communautaires, il aurait pu sembler difficile d'imposer une charte de non discrimination au site d’hébergement AirBnB, plateforme "communautaire" payante de location et de réservation de logements de particuliers fondée en 2008 par des Américains. C'est pourtant ce qui vient de leur être imposé, suite à quelques soucis d’accueil ou de refus d’accueillir des personnes non conformes aux "aspirations " des hébergeurs qui ne sont pas libres du choix de leurs hôtes. Ce qui apparaît comme une nécessité éthique pour les uns ne l'est nullement pour les autres, dans notre république inégalitaire, puisque les associations et pétitionnaires font la loi dans ce pays.

 

mercredi 3 février 2016

L'état d'urgence à fond: les forces de l'ordre s'opposent aux VTC mobilisés à la Concorde

Les transporteurs collectifs, très nombreux sur les plateformes de VTC, dénoncent les mesures prises par Valls

Les CRS 
 ont dispersé des chauffeurs de VTC 
rassemblés sur le Champs de Mars,
"Jungle" de Calais, ou Paris,  Invalides ?
près de la place de la Concorde, en vue d'une manifestation. A 11h00, les manifestants tentaient de stopper la circulation sur le pont de la Concorde quand ils ont été encerclés.
Les forces de l'ordre sont intervenues mercredi sur le pont de la Concorde au centre de Paris, où une cinquantaine de "personnes" (selon l'AFP) s'étaient rassemblées à la suite d'une manifestation de chauffeurs.
Chauffeurs de transports LOTI 
(transports collectifs à la demande) 
qui utilisent les plate-formes des VTC
A l'issue d'un défilé entre Montparnasse et les Invalides qui a rassemblé environ 550 voitures dont les conducteurs travaillent avec les plateformes de réservation de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC, voitures de tourisme avec chauffeur), un groupe est parti à pied vers la place de la Concorde et a tenté d'y interrompre la circulation.
Des forces de l'ordre les ont bloqués et ont procédé à au moins... une interpellation. A 16 heures, une cinquantaine de "personnes" étaient quasi encerclées par des policiers sur le pont de la Concorde reliant la place du même nom et l'Assemblée nationale, provoquant des embouteillages.

Pour cinquante manifestants, douze cars de CRS avaient été déployés 

Resté à Invalides, le président de l'association Alternative mobilité transport (AMT) avait appelé à manifester mercredi, mais ne maîtrise rien: il a affirmé que l'"on ne peut pas contenir une foule en colère". "Lorsque les gens apprennent du jour au lendemain qu'ils perdent leur travail, ils ont du mal à être maîtrisés. Il y a urgence à nous recevoir", a ajouté Joseph François. L'AMT, qui regroupe une dizaine de sociétés LOTI, soit un millier de salariés, demande à être reçue par le premier ministre. Manuel Valls n'avait pas réagi en milieu d'après-midi.

Les chauffeurs se mobilisaient une semaine après l'annonce par le gouvernement, en butte à un énième mouvement de colère des taxis, de mesures pour lutter contre l'utilisation détournée des licences de chauffeurs LOTI (transports collectifs à la demande) par les plateformes VTC.
L'obtention d'une licence LOTI était moins contraignante que celle d'une carte de chauffeur VTC, qui nécessitait jusqu'à récemment 250 heures de formation. De nouvelles règles, avec un examen, ont été officialisées mercredi.

Alain Vidalies, que l'on dit secrétaire d'État aux Transports, a envoyé vendredi des mises en demeure

à vingt-huit de plateformes VTC (Uber, SnapCar, Chauffeur-Privé, etc.) pour leur rappeler que les licences LOTI s'appliquent au transport collectif (de deux à neuf passagers) et non particulier, ce qui fait craindre aux chauffeurs LOTI d'être évincés de ces plateformes et de perdre leur activité. 

Sous la pression des taxis traditionnels - choyés par la législation, hégémoniques et qui veulent éradiquer toute concurrence -, après la licence des chauffeurs de taxis, c'est maintenant la capacité Loti qui est au cœur du conflit entre taxis et VTC.
Le gouvernement a durci le ton contre les plateformes de VTC qui ont recours aux services de chauffeurs et qui recourent aux détenteurs d'une attestation de capacité professionnelle, la licence LOTI, qui ne leur permet pas de transporter des passagers seuls. Les plateformes, qui soutiennent pour la plupart ce mouvement, estiment le nombre de capacitaires LOTI entre 5.000 et 10.000 personnes.

dimanche 31 janvier 2016

Taxis : Valls traite avec les auteurs de violences "inadmissibles"

Valls condamne des violences "inadmissibles" de chauffeurs de  taxis, mais les invite à Matignon...

Plusieurs mouvements de mobilisation sociale 
ont convergé ce mardi 26 janvier en France
, et aussi les taxis. 
Forts de leur monopole et d'une réglementation sur mesures,
les puissants taxis traditionnels n'ont pas su évoluer 
Les 5,6 millions d’agents de la fonction publique étaient appelés à cesser le travail et à défiler pour une hausse du pouvoir d’achat. Les deux premiers syndicats de contrôleurs aériens ont aussi participé au mouvement, entraînant l’annulation préventive de 20 % des vols. 
Côté éducation nationale, enfin, un tiers des enseignants des écoles maternelles et élémentaires devaient se mettre en grève, selon leur habitude, d'après le syndicat hégémonique. Les professeurs du second degré ont, quant à eux, été plus nombreux que prévu à débrayer contre la réforme du collège.

Du côté des taxis, des milliers de chauffeurs  ont répondu à l'appel à se mobiliser en France pour protester contre les "dérives" de leurs concurrents du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Des actions se sont notamment déployées à Paris et autour des aéroports de Roissy et d’Orly, mais aussi en régions.

Le déroulé de la journée de mobilisation

En début de matinée, une navette force un passage, un manifestant est blessé
Selon la préfecture de police, 1.200 taxis ont été comptabilisés sur différents sites de protestation, notamment à l'aéroport d'Orly, où quelques dizaines de manifestants ont organisé un filtrage sur l'A106 en installant des plots sur la chaussée, ne laissant passer que les taxis en grève, dans une ambiance surchauffée. Mais, peu après 7 heures, une navette a forcé le passage et percuté un manifestant qui a été blessé à la jambe. Les autres manifestants ont frappé aux vitres du minibus, et ont forcé ses passagers à en descendre.
Le conducteur de la navette a été interpellé, et est entendu dans les locaux de l'hôtel de police à Orly. Il dit avoir accéléré sous l'effet de la panique.

Cette photo a été postée sur Twitter peu avant 9h00  par un journaliste de France TV Info. Depuis, les pompiers sont intervenus pour éteindre les pneus en feu. Le calme est revenu sur le périphérique parisien et la circulation a repris.
Vingt personnes ont été interpellées en Ile-de-France lors des manifestations de chauffeurs de taxi. 19 manifestants ont été arrêtés à la Porte Maillot, après plusieurs blocages du périphérique parisien, et le chauffeur de navette qui a renversé un manifestant est entendu dans les locaux de la police à l'aéroport d'Orly.

A 12h15, des représentants des chauffeurs de taxis seront reçus par Manuel Valls à Matignon, alors que devant le ministère de la Santé, une centaine de grévistes des hôpitaux de Paris manifestent aussi pour protester contre la réforme du temps de travail dans les hôpitaux franciliens. "Hirsch vole le repos des héros", pouvait-on lire sur une pancarte. Dans les grandes lignes, cet aménagement du temps de travail repose sur des suppressions de RTT et instaure de nouvelles organisations pour les 75 000 agents (hors médecins) des 39 établissements de l'institution. Au retour de la délégation reçue par le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, les manifestants devaient rejoindre le cortège des fonctionnaires.


Valls condamne les violences "inadmissibles" lors de la manifestation des taxis
Le premier ministre fait référence à des jets d'oeufs ou des pneus brûlés. "Il y a un droit de manifester. Il faut le respecter, même dans cette période d'état d'urgence. Mais les violences sont inadmissibles: aucune cause ne peut justifier une telle violence", a-t-il dramatisé à la sortie de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, avant de recevoir à 12h15 à Matignon une délégation d'organisations professionnelles de taxis.

A la mi-journée, le ministère de l'Education annonce un taux de grévistes de 22,32% au collège, 12,24% dans le primaire et 3,66% parmi le personnel non enseignant. Pour le second degré dans son ensemble (collèges et lycées), le taux atteint 13,66%.

Manuel Valls propose l'ouverture d'une concertation avec les taxis, ainsi que la nomination d'une personnalité qualifiée, à l'issue d'une réunion avec les représentants des chauffeurs de taxis qui protestent contre la concurrence des voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Les forces de l'ordre viennent pourtant d'interpeller vingt-deux personnes, dont 14 placées en garde à vue, après des incidents au cours des manifestations, selon l'annonce de la préfecture de police de Paris.


Au final, le premier ministre se calme

Qu'a donc promis Valls aux chauffeurs de taxis contre les conducteurs de 
VTC - qu'il n'a pas offert aux éleveurs bretons ? Les représentants des taxis en colère des compagnies hégémoniques étaient moins agressifs à l'issue de la rencontre avec Manuel Valls jeudi soi, après trois jours de mobilisation des taxis et une première réunion avec le médiateur chargé de mener une concertation avec les VTC. Le Premier ministre a repris le dossier en recevant, jeudi soir, l’ensemble des organisations professionnelles de taxis, deux jours après une précédente rencontre où certaines n’avaient pas été conviées. Diviser pour régner?
Après trois heures de discussion, plusieurs organisations professionnelles ont appelé les chauffeurs en grève à lever les barrages, comme l’Union nationale des taxis (UNT) qui a salué l’entrée dans une "phase positive". Mobilisés par solidarité, d’autres syndicats (CFDT, proche du gouvernement, FO, SDCTP) ou associations (Taxis de France), se sont aussitôt montrés ouverts à une levée du mouvement, et ont indiqué vouloir consulter la base avant toute décision. La situation devait donc se dénouer vendredi matin. La préfecture de police de Paris joue le jeu, recommandant aux automobilistes d’éviter les secteurs de la Porte Maillot et de la Porte de Bercy, ainsi que les abords des aéroports d’Orly et de Roissy.

1 400 taxis mobilisés jeudi
Jeudi, pour la troisième journée consécutive, des centaines de taxis ont manifesté en région parisienne contre les véhicules de transport avec chauffeurs (VTC). Les rassemblements, réduits en matinée, ont grossi au fil de la journée, notamment porte Maillot où la CGT recensait 1.600 chauffeurs. En milieu d’après-midi, la police comptabilisait elle-même 1.400 taxis mobilisés, un peu plus que la veille (un millier), mais moins que mardi (2.100). Dans les aéroports, plus de 160 taxis ont bloqué les têtes de station à Orly. A Roissy, un manifestant a été renversé par un chauffeur de VTC, qui a été aussitôt interpellé.

La colère des taxis vise le ministre de l’Economie 
Si Uber, qui, en quelques années,  a ouvert ce secteur protégé à la concurrence avec son application leader du marché international, et reste ainsi leur cible dans les media, c'est Emmanuel Macron qui concentre actuellement la fureur de la profession. En effet, le ministre de Valls s’est fait, jeudi, le porte-parole d’une des idées lancées par Uber, à savoir l’ouverture aux artisans taxis des plateformes de géolocalisation des VTC.  
Mais les taxis conservateurs protestent aussi contre cette avancée
Ce jeudi, pour la première fois, plusieurs organisations professionnelles de taxis avaient commencé par rencontrer le médiateur finalement chargé, à défaut de Hollande ou Valls, de mener la concertation entre VTC et taxis, laquelle était refusée sur le terrain par des centaines de chauffeurs mobilisés encore à Paris, Marseille et Toulouse. 
La réunion avec le député PS Laurent Grandguillaume, qui a débuté vers 12h30 à Matignon, en présence de conseillers du premier ministre, visait à préparer l'entrée en scène de Valls en "poursuivant le dialogue entre les taxis et le gouvernement dans la suite de la feuille de route tracée par le premier ministre mardi", avait indiqué le cabinet de Manuel Valls.

Vers une coexistence
Mais, dans l’intersyndicale à l’origine des rassemblements porte Maillot et dans les aéroports parisiens, la CGT, Sud et la CFDT, sur 13 organisations invitées, ont décliné et menacé de "durcir" le mouvement. 
Et deux autres (FO et FNTI), très mécontents, ont claqué la porte à 15h30. "Rien de concret," même s’il y a "une volonté de faire quelque chose. On ne peut pas attendre", a déclaré Nordine Dahmane (FO). 
Restaient présents, des membres plus modérés de l’intersyndicale, dont l’UNT et Gescop, déjà reçus mardi.

Votée en 2014 pour encadrer la coexistence des deux services, la loi Thévenoud était favorables aux grosses compagnies traditionnelles et prévoyait une application nationale réservée aux... taxis, mais celle-ci n’a pas encore été mise en place. Et surtout, elle n’est "pas appliquée", répètent les taxis, qui dénoncent l’absence de contrôles des VTC, censés travailler uniquement sur réservation préalable. Pour avoir "incité" ses chauffeurs à pratiquer le maraudage, privilège des taxis, Uber a été condamné mercredi à verser 1,2 million d’euros à l’Union nationale des taxis (UNT) dite "modérée" mais surtout proche du PS.

"Manuel Valls a su se montrer convaincant", assure BFMTV


Jeudi soir, les représentants des taxis considéraient que les VTC étaient acceptables. Ils ont décidé la levée du mouvement de contestation contre la concurrence des VTC, malgré un contentieux d'incidents violents d'incidents
A part une poignée d'irréductibles qui campaient encore Porte maillot, à Paris, refusant "les promesses" et les assurances données à la profession dans la nuit par le Premier ministre, les taxis ont repris le travail ce vendredi.
Quel compromis les services de Matignon ont-ils proposé ? 
"Le Premier ministre a d'abord dit sa considération pour la profession", commente Alain Griset, président de l’Union nationale des taxis (la fameuse UNT, qui représente des artisans taxis), en préambule sur RMC. "Puis, il a affirmé la volonté du gouvernement de faire respecter la totalité de la loi. Ensuite, il a dit son engagement à travailler sur le modèle économique, sa volonté d'anéantir cette concurrence déloyale" des VTC et de réparer le préjudice de la profession. Arrivée des courses: les Français vont douiller.
Achoppement sur le rachat des licences: "c'est compliqué, il y a pleins de paramètres"...
Tous les sujets ont été mis sur la table, assure encore Alain Griset, un modéré très en pointe. Même l'épineux sujet des licences payées (parfois plus de 200.000 euros) par la mafia des taxis pour pouvoir exercer la profession. "La question du rachat des licences est sur la table. Oui, c'est une piste. Le Premier Ministre s'est engagé à ce que ce sujet soit abordé et qu'on trouve, parce que ce n'est pas facile, le modèle économique qui permette de sortir de cette situation". Qui finance ? L'Etat ? Quoi qu'en dise Hollande, l'Etat, ce sont les contribuables et ils sont moins de 50% des Français.
Interrogé sur le coût du rachat des licences, Alain Griset souligne que "c'est compliqué"... Va-t-on vers une plus-value des taxis sur le rachat de leurs licences ?
"Il y a pleins de paramètres, dont l'ancienneté. Avec quel argent ? Sur quels critères ? Il y a un travail à faire, et nous allons le faire dans les prochains jours et prochaines semaines", promet-il.

"Création de brigades spéciales pour contrôler les chauffeurs"
L'incapacité des taxis archaïques à s'adapter à l'ubérisation du marché va nous coûter un maximum. Manuel Valls a en effet engagé le budget de la nation, en sorte de pouvoir renforcer les contrôles des chauffeurs illégaux.
L'accord que vante Griset achoppe encore sur un autre point. Les taxis se veulent intransigeants sur "les plateformes (de réservations de VTC) [qui] utilisent 70% de chauffeurs illégaux, insiste Alain Griset. Le Premier ministre s'est engagé à fermer ces plateformes si elles continuent ces pratiques. 
Il a également annoncé la création dans 12 départements de brigades spéciales chargées de sanctionner et d'arrêter les 70% de VTC dans l'illégalité". Sur quel crédit et par quel basculement d'effectifs - en période de mobilisation anti-terroriste maximale - Valls compte-t-il réaliser la quadrature du cercle des taxis ? Les 12 départements concernés sont : Paris, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Rhône, Gironde, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Alpes-maritimes et Nord.

Pour Macron, les demandes des taxis ne sont pas acceptables

Mettant Valls en difficultés, "il ne peut être question de fermer certains plateformes et d'empêcher d'autres professionnels de travailler", a lancé le ministre de l’Économie, appelant à la levée des blocages menés par les taxis en grève. "La solution dans l'agitation et par le blocus, moi, je la considère comme inacceptable", a déclaré  Emmanuel Macron. "Je leur demande la levée des blocus", a-t-il ajouté à Fos-sur-Mersur le thème du renouveau industrielen marge d'une visite d'usine devant laquelle une vingtaine de taxis étaient stationnés à son arrivée dans l'après-midi.

"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis"
"Il y a des Françaises et des Français qui vont à leur travail, qui ont aussi une vie très difficile et qu'on prend en otage pour simplement que les pouvoirs publics cèdent: ça n'est pas ma philosophie des choses", a martelé le patron de Bercy. 
"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis, ce sont les Françaises et les Français qui en ayant recours à d'autres services ont simplement dit "on a besoin d'une mobilité parfois différente'", a-t-il expliqué.
Mais, sous la pression de la rue, Valls s'est résolu à recevoir les preneurs d'otages.

mardi 8 septembre 2015

Hollande renvoie l'économie au second plan, avec le chômage des Français et la croissance

Conférence de presse: comment minimiser ses échecs en se consacrant à l' international... 

Le douloureux comparatif des entretiens avec la presse
Le 14 janvier 2014, lors de sa conférence de presse, François Hollande lançait le pacte de responsabilité, un allègement des charges des entreprises en échange de créations d’emplois, qui avait occupé l’essentiel des échanges avec les journalistes. Depuis, les allègements ds charges ont eu lieu, peu d’emplois ont été créés, mais le Président n’en parle presque plus. 

Du coup, l’économie et l’emploi étaient clairement au second plan de sa conférence de presse, ce 7 septembre, dans la salle des Fêtes de l’Elysée. Son discours était focalisé sur l’accueil des réfugiés et les frappes envisagées de l’Etat islamique en Syrie. Et les questions des journalistes, organisées par son service de presse, ont porté sur ces sujets pendant une grande partie de la conférence. "Il nous revient de faire des choix qui compteront pour le jugement de l’Histoire", a lancé solennellement François Hollande... Vu ses échecs accumulés et son impopularité chronique, il risque de rester un détail de ll'Histoire.

Le président aux abois a tenté de récupérer l'intrusion de Daesh en Europe. L'émotion créée, artificielle ou sincère (l'avenir le dira) l'a incité à renouveler, à propos du petit migrant, Aylan, enfant syrien retrouvé échoué sur une côte turque,  l'opération de janvier autour des attentats terroristes par des djihadistes français 
Mais Flanby organise aussi sa stratégie de com’ pour la présidentielle, dans l'hypothèse où, en s'améliorerant dans les pays voisins, le contexte économique lui serait favorable: insister sur ce que les Français suivent de loin et les touche peu, sa politique étrangère, notamment l’intervention réussie -mais inachevée-  au Mali, et sur ses apparitions sur la scène internationale, par la force des choses,  et où, après trois années de mandat, il continue de jouer les supplétifs des USA. 
Hollande tente en fait de minimiser ses échecs: la lutte contre le chômage et sa politique fiscale, qui ont suscité un rejet dans l’opinion et l'ont conduit à exprimer des regrets publics.

Réforme du code du travail et loi Macron 2

Hollande a confirmé le top départ de la réforme du code du travail
Il a en effet voulu donner l'illusion de son réformisme, moins de deux ans avant la présidentielle. Jusqu’au bout, il faut "que des actes soient posés" a-t-il estimé. En lieu et place de la refonte attendue, il se contentera de donner de "nouvelles souplesses" à un code du travail qui sera "adapté aux entreprises". Sur sa promesse de campagne et sujet tabou pour la gauche -les syndicats sont carrément hostiles à sa réforme, surtout FO et la CGT, car la CFDT est muselée- il lui sera difficile de faire bouger les lignes. Or, ouvrir le chantier pour y bricoler est un signe négatif. 
Lorsque Manuel Valls l’avait entr'ouvert le 2 avril, il avait suscité une vive polémique. Depuis, la réflexion a avancé avec deux rapports décapants de l’Institut Montaigne et de Terra Nova, deux think tanks socialistes au service du PS. Ils proposent de transférer des pans entiers de notre droit du travail aux négociations dans les branches et les entreprises. Celui du groupe d’experts installé par Matignon sera connu le 9 septembre. Ensuite, il faudra passer à la mise en oeuvre sur le terrain...

Second chantier à risques pour François Hollande: une loi Macron 2, confiée au ministre de l’Economie "sur les opportunités économiques provoquées par les innovations notamment numériques". Des innovations qui "peuvent être un risque et nous devons y veiller mais aussi une chance considérable pour de nombreux secteurs économiques", s'est-il justifié. 

En fait, Emmanuel Macron est censé contrecarrer l’ "ubérisation" de l’économie, une expression qui résume les transformations liées au développement des plateformes Internet (le taxi avec Uber, Airbnb, plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers, ou le covoiturage avec Blablacar…) face aux entreprises et services obsolètes que l'exécutif tente de maintenir sous respiration artificielle: ainsi ses amis du groupe G7 de taxis traditionnels ou OuiCar (lien PaSiDupes), satellite de la SNCF, comme l'est OuiBus, un réseau SNCF de lignes d'autocars longue distance en Europe. La politique soi-disant réformiste du pouvoir socialiste qualifié de socio-libéral manque cruellement de cohérence. 

L’objectif serait de déréglementer de nouveaux secteurs (transports, santé, logement…), ce qui promet de gros bras de fer avec les professions concernées. En déplacement en Israël, Emmanuel Macron a assuré: "Je réformerai jusqu’au dernier quart d’heure". Vu le côté explosif de son projet et les syndicats se chargeant de boguer, il faudra que le président-candidat ait le courage, la force et les moyens de l'imposer au Parlement.