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mardi 8 septembre 2015

Hollande renvoie l'économie au second plan, avec le chômage des Français et la croissance

Conférence de presse: comment minimiser ses échecs en se consacrant à l' international... 

Le douloureux comparatif des entretiens avec la presse
Le 14 janvier 2014, lors de sa conférence de presse, François Hollande lançait le pacte de responsabilité, un allègement des charges des entreprises en échange de créations d’emplois, qui avait occupé l’essentiel des échanges avec les journalistes. Depuis, les allègements ds charges ont eu lieu, peu d’emplois ont été créés, mais le Président n’en parle presque plus. 

Du coup, l’économie et l’emploi étaient clairement au second plan de sa conférence de presse, ce 7 septembre, dans la salle des Fêtes de l’Elysée. Son discours était focalisé sur l’accueil des réfugiés et les frappes envisagées de l’Etat islamique en Syrie. Et les questions des journalistes, organisées par son service de presse, ont porté sur ces sujets pendant une grande partie de la conférence. "Il nous revient de faire des choix qui compteront pour le jugement de l’Histoire", a lancé solennellement François Hollande... Vu ses échecs accumulés et son impopularité chronique, il risque de rester un détail de ll'Histoire.

Le président aux abois a tenté de récupérer l'intrusion de Daesh en Europe. L'émotion créée, artificielle ou sincère (l'avenir le dira) l'a incité à renouveler, à propos du petit migrant, Aylan, enfant syrien retrouvé échoué sur une côte turque,  l'opération de janvier autour des attentats terroristes par des djihadistes français 
Mais Flanby organise aussi sa stratégie de com’ pour la présidentielle, dans l'hypothèse où, en s'améliorerant dans les pays voisins, le contexte économique lui serait favorable: insister sur ce que les Français suivent de loin et les touche peu, sa politique étrangère, notamment l’intervention réussie -mais inachevée-  au Mali, et sur ses apparitions sur la scène internationale, par la force des choses,  et où, après trois années de mandat, il continue de jouer les supplétifs des USA. 
Hollande tente en fait de minimiser ses échecs: la lutte contre le chômage et sa politique fiscale, qui ont suscité un rejet dans l’opinion et l'ont conduit à exprimer des regrets publics.

Réforme du code du travail et loi Macron 2

Hollande a confirmé le top départ de la réforme du code du travail
Il a en effet voulu donner l'illusion de son réformisme, moins de deux ans avant la présidentielle. Jusqu’au bout, il faut "que des actes soient posés" a-t-il estimé. En lieu et place de la refonte attendue, il se contentera de donner de "nouvelles souplesses" à un code du travail qui sera "adapté aux entreprises". Sur sa promesse de campagne et sujet tabou pour la gauche -les syndicats sont carrément hostiles à sa réforme, surtout FO et la CGT, car la CFDT est muselée- il lui sera difficile de faire bouger les lignes. Or, ouvrir le chantier pour y bricoler est un signe négatif. 
Lorsque Manuel Valls l’avait entr'ouvert le 2 avril, il avait suscité une vive polémique. Depuis, la réflexion a avancé avec deux rapports décapants de l’Institut Montaigne et de Terra Nova, deux think tanks socialistes au service du PS. Ils proposent de transférer des pans entiers de notre droit du travail aux négociations dans les branches et les entreprises. Celui du groupe d’experts installé par Matignon sera connu le 9 septembre. Ensuite, il faudra passer à la mise en oeuvre sur le terrain...

Second chantier à risques pour François Hollande: une loi Macron 2, confiée au ministre de l’Economie "sur les opportunités économiques provoquées par les innovations notamment numériques". Des innovations qui "peuvent être un risque et nous devons y veiller mais aussi une chance considérable pour de nombreux secteurs économiques", s'est-il justifié. 

En fait, Emmanuel Macron est censé contrecarrer l’ "ubérisation" de l’économie, une expression qui résume les transformations liées au développement des plateformes Internet (le taxi avec Uber, Airbnb, plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers, ou le covoiturage avec Blablacar…) face aux entreprises et services obsolètes que l'exécutif tente de maintenir sous respiration artificielle: ainsi ses amis du groupe G7 de taxis traditionnels ou OuiCar (lien PaSiDupes), satellite de la SNCF, comme l'est OuiBus, un réseau SNCF de lignes d'autocars longue distance en Europe. La politique soi-disant réformiste du pouvoir socialiste qualifié de socio-libéral manque cruellement de cohérence. 

L’objectif serait de déréglementer de nouveaux secteurs (transports, santé, logement…), ce qui promet de gros bras de fer avec les professions concernées. En déplacement en Israël, Emmanuel Macron a assuré: "Je réformerai jusqu’au dernier quart d’heure". Vu le côté explosif de son projet et les syndicats se chargeant de boguer, il faudra que le président-candidat ait le courage, la force et les moyens de l'imposer au Parlement.


vendredi 24 juillet 2015

Les VTC Uber gagnent une bataille à New York

Plébiscité par le public, le VTC correspond à un besoin

Le conseil municipal a décidé de ne pas voter la limitation du nombre de VTC à New York

Nouvelle bataille entre les Anciens (taxis jaunes et groupe G7)
et les Modernes (tel Uber ou Drivy)
Déterminé à réguler le nombre de VTC dans sa ville, le maire de New York, membre du Parti démocrate, s'était engagé dans un bras de fer avec Uber. Les deux parties viennent de conclure un accord qui va permettre à Uber de poursuivre son chemin.

Voitures de transport avec chauffeur, les VTC étaient dans le viseur de la mairie de New York. Entrée en guerre contre la pollution et les bouchons, elle voulait limiter la croissance de ses voitures dans ses rues. Depuis 2011, leur nombre a explosé de 60%. lls sont presque 2 fois plus que les taxis jaunes: 25.000 arpentent les rues de New York, les trois quart appartenant à la société Uber, entreprise technologique qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport.
Cette semaine, le conseil municipal de gauche new-yorkais devait voter une loi, dont la mesure principale visait à limiter à 1% l'augmentation du nombre de VTC à New York pendant une année, le temps d'évaluer son impact sur les embouteillages et la pollution. Uber ne s'est pas laissé faire et a mené une intense campagne pour dénoncer une décision prise sous la pression des taxis. Finalement, c'est le leader des VTC qui a obtenu gain de cause.

Le groupe de pression de Uber a eu raison des ayatollahs de gauche

L'entreprise californienne a très vite trouvé sa clientèle à New York avec plus de 20.000 véhicules contre 13.587 taxis jaunes, exploités par des sociétés privées et agréées par la Commission de Taxi et Limousine de New York,
Uber a proposé un débat en direct sur internet pour confronter les points de vue mais Bill de Blasio s'y est refusé. "Je ne débats pas avec les sociétés privées. Soyons clairs, Uber est une entreprise multi-milliardaire et se comporte comme telle (...). Ils mettent leurs bénéfices au-dessus de toute autre considération", a-t-il polémiqué. "Il y a quelques années, personne n'avait jamais entendu parler d'Uber et maintenant, il y a plus de véhicules Uber que de taxis jaunes à New York... Il est sensé demander une pause, d'étudier la situation", a insisté le maire anti-libéral.
Outre la pollution et les embouteillages, cmilitant pacifiste, antinucléaire et anti-apartheid évoque aussi la question des droits des consommateurs et des travailleurs. En revanche, Uber a affirmé que le maire va détruire 10.000 emplois et priver d'un service vital les arrondissements hors Manhattan, où les taxis jaunes vont peu. Elle l'a aussi accusé d'être "à la solde de ses gros donneurs, les taxis".

Or, pour participer à la lutte contre les embouteillages et la pollution, la société californienne consent à publier les données de circulation dont elle dispose. Selon les termes de l'accord conclu avec Uber, la ville va mener une étude sur quatre mois, jusqu'en novembre. Et le vote limitant l'augmentation du nombre de VTC est "ajourné pour la durée de l'étude", a précisé le bureau du maire, Bill de Blasio .

La startup californienne sort victorieuse de son bras-de-fer avec Bill de Blasio, indique Bloomberg.

Cette étude sur l'état du trafic commandée par le maire sera bien menée mais sans immobilisation des VTC
, qui y participent avec les données qu'ils récoltent. Le maire de New York, un homme de gauche,  la startup est responsable de ce ralentissement du trafic. Mais certains estiment que la mesure n'est qu'un autre moyen de s'attaquer à Uber, qui pèse peu comparé au 800.000 voitures en circulation en moyenne chaque jour dans la ville, affirme le quotidien socialiste Libération qui milite pour le maintien du privilège des taxis parisiens du groupe G7, ainsi que pour le développement de OuiCar
, site de location entre particuliers lancée dès 2009 sous le nom de Zilok auto et satellite de la SNCF, entreprise publique. En 2012 et 2014, l’entreprise avait levé 4,5 millions d’euros. Le 25 juin dernier, c’est la SNCF, déjà présente au capital, via le fonds Ecomobility Ventures, qui a investi cette somme. Du même coup, le groupe public prenait 75 % du capital. 
La start-up fut du même coup valorisée à plus de 37,5 millions d’euros. L'interventionnisme de l'Etat et son injection de capitaux publics devraient intéresser la Commission européenne sensible à la concurrence déloyale. Ainsi s'explique le déclenchement d'affrontements par les taxis du groupe G7 proche du gouvernement socialiste et visant sa rivale Uber.

Uber répond à un besoin qui explique son succès. En quatre ans, 20.000 véhicules Uber sont arrivés dans la ville et la vitesse moyenne de circulation a baissé de 9%. 

Le conseil tranche en faveur d'Uber. Finalement, le conseil n'a pas voté la loi. "Cela n'a pas de sens de limiter arbitrairement Uber ou d'autres sociétés de voitures avec chauffeurs avant d'avoir étudié l'impact de la congestion des rues de New York", explique Scott Stringer, le contrôleur des finances municipales, au journal Le Monde.


Les VTC rouleront sans limite particulière, mais sous certaines conditions. Uber devra coopérer en améliorant l'accessibilité des handicapés et en contribuant au financement des transports collectifs. Une idée positive que n'a effleuré ni le gouvernement, ni la municipal orientés sur la condamnation et la répression. Si l'un de ces engagements n'est pas respecté, la Mairie  de New York pourrait limiter le nombre de véhicules. Le conflit entre Uber et Bill De Blasio est un conflit de longue haleine.

vendredi 3 juillet 2015

L'Etat-PS prend le parti de OuiCar, sa compagnie, contre Uber

La justice participe-t-elle au conflit d'intérêts de l'Etat ?

Hollande et Valls condamnent Uber

Les véhicules les moins accueillants et les plus malodorants
ne sont pas ceux qu'on croit et que soutient le pouvoir socialiste
Bernard Cazeneuve frappe à la tête. Le ministre de l'Intérieur (chargé des transports?) a précisé au matin du vendredi 26 juin sur RTL que la plainte déposée la veille contre le service UberPop vise notamment les dirigeants d'Uber, pour incitation "à poursuivre une infraction pénale." Après avoir reçu les syndicats de taxis, Cazeneuve avait réaffirmé jeudi sa volonté de faire fermer UberPop, "un service illégal". Il avait proposé que les véhicules UberPop soient "systématiquement saisis lorsqu'ils (étaient) pris en flagrant délit".
Michel Sapin est lui aussi monté au créneau, vendredi, sur Europe 1. "Des technologies nouvelles qui facilitent la vie des gens, tant mieux. Mais le travail au noir, non. Les uns paient des taxes, les autres non, a prétendu le ministre du Budget à l'adresse des particuliers qui proposent des services de transport à bas coût, accessibles à tous, et non pas seulement aux chefs d'entreprises, aux hommes politiques ou aux journalistes: il faut respecter une bonne concurrence. Nous voulons une concurrence juste. Si le service est meilleur, mais avec des impôts payés, et bien aux taxis parisiens d'être aimables et accueillants ! Les meilleurs feront des profits. Mais il faut des règles", a estimé le ministre, en écho à son camarade du gouvernement.
Dans toute la France, dix personnes ont été interpellées jeudi "dans le cadre des débordements observés lors des manifestations des chauffeurs de taxi", sept policiers blessés, et 70 véhicules dégradés, selon Bernard Cazeneuve.

Depuis Bruxelles vu l'urgence..., François Hollande a haussé le ton. Dans la nuit de jeudi à vendredi, il a demandé la dissolution du service, tout en condamnant les.. "violences inacceptables" du fait des chauffeurs de  taxis manifestants.
"UberPop doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée", a affirmé -radical- le locataire de l'Elysée. Mais le matamore rétropédale: "Ce n'est pas l'Etat qui peut saisir des véhicules lui-même", a-t-il accordé, face à l'évidence et après ses mots de fermeté. C'est pas moi, a-t-il lancé. "La saisie doit "être autorisée par des décisions de justice". Une déclaration qui s'aligne sur les propos de Bernard Cazeneuve et fait pression sur la justice.

La justice poursuit Uber

La justice française avait autorisé UberPOP au moins jusqu'en septembre.
Deux filiales du groupe Transdev (Caisse des Dépôts et Consignations) et la société de VTC Voxtur avaient assigné Uber France devant le tribunal de Commerce pour obtenir l'interdiction d'UberPOP, plateforme électronique mettant en relation des particuliers avec des conducteurs qui ne sont pas chauffeurs professionnels, mais qui ont leur permis et une assurance auto, au même titre que nos voisins prêts à rendre service. La cour d'Appel de Paris avait reporté sa décision concernant le service UberPOP, proposé par la société de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber, mais en mars 2015, la justice n'avait pas prononcé de mesure d'interdiction à titre conservatoire.

Juillet 2015: 
les dirigeants français d'Uber en garde à vue et convoqués devant la justice
Les juges "indépendants" ont changé de ton... Deux dirigeants d'Uber ont été renvoyés en correctionnelle pour pratique commerciale trompeuse. Lundi 30 juin, les deux dirigeants de la société Uber en France ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire sur l'application UberPopThibaud Simphal et Pierre-Dimitri Gore-Coty, respectivement directeur-général d'Uber France et directeur de la compagnie pour l'Europe du Nord, sont maintenant convoqués devant la justice le 30 septembre. Ils seront notamment jugés pour "pratique commerciale trompeuse et fourniture de moyens d’exercice illégal de l’activité d’exploitant de taxi". 
Vendredi soir, Thibaud Simphal a défendu son entreprise sur France Info.
"Il y a déjà eu une décision de justice et UberPOP n'a pas été jugé illégal" a expliqué sur la radio nationale Thibaud Simphal, le directeur général d'Uber France. "La loi française [dite Thévenoud] n'est pas claire, a-t-il souligné. Donc on attend que le Conseil Constitutionnel se prononce car rien n'est joué."
"Si une décision de justice demandait l'arrêt immédiat d'UberPOP, on le ferait" (Thibaud Simphal)

Uber France a d'ailleurs lancé une pétition pour la défense de son application. Elle a recueilli 93.600 signatures en une journée. Le Parquet de Paris rappelle aussi qu'une enquête préliminaire a été ouverte en novembre dernier pour "exercice illégal de la profession de taxi".
A ce jour, 202 chauffeurs ont fait l’objet de condamnations à des amendes dans le cadre de procédures simplifiées, un chauffeur a été condamné à 15 jours d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. 79 procédures sont en cours de traitement.
Et pendant ce temps...

Pourquoi Hollande et Valls s'acharnent-ils sur Uber ?

Ouicar a annoncé une augmentation de capital de 28 millions d’euros.
Moins d’un mois après l’augmentation de capital de 8 millions d’euros et le rachat de divers concurrents français et allemands par Drivy, la start-up pionnière de la location de véhicules entre particuliers, lancée dès 2009 sous le nom de Zilok auto, a répondu, jeudi 25 juin, au leader du marché, Drivy. 

En 2012 et 2014, l’entreprise française avait déjà levé 4,5 millions d’euros. Aujourd’hui, c’est la SNCF, déjà présente au capital, via le fonds Ecomobility Ventures - premier fonds d’investissement européen multi-corporate, entièrement dédié à la mobilité durable - qui investit cette somme. Du même coup, le groupe public prend 75 % du capital. La start-up est du même coup valorisée à plus de 37,5 millions d’euros.
Ouicar réalise un chiffre d’affaires estimé à quelque 2 millions d’euros. L’entreprise espère présenter des comptes à l’équilibre en 2017, pour

"Offrir" (!) un voyage "de bout en bout"
Pour la SNCF, cet investissement entre dans la stratégie du "porte à porte" qu’elle entend développer d’ici à 2020. "La SNCF veut devenir un connecteur de mobilité, a expliqué Guillaume Pepy, son président. Nous ne vendons pas seulement des billets de trains, mais des moyens d’aller de chez soi à sa destination. Nos huit millions de clients par jour nous attendent aussi sur les nouvelles mobilités."
En plus du train ou du bus longue distance, l’entreprise publique propose désormais toute la palette des services complémentaires : voiture avec chauffeur, taxi, covoiturage (IDVroom), véhicule d’autopartage (en partenariat avec Zipcar ou Wattmobile) ou location de voiture traditionnel (Avis) ou entre particuliers (Ouicar).
Nous voulons "être capables d’offrir un parcours de bout en bout à nos clients", au-delà du train, a expliqué Barbara Dalibard, directrice générale voyageurs de la SNCF.
Pour Ouicar, "la SNCF est une opportunité rare pour élargir la visibilité du service de cette plateforme de location entre particuliers, explique Marc Simoncini, le cofondateur du site web de rencontre par internet Meetic et de Ouicar - avec Marion Carette - et aujourd’hui à la tête du fonds d'investissement Jaina Capital. Pour faire une plateforme de location de véhicules, il faut attirer un maximum de propriétaires de véhicules. Et offrir le service le plus fluide possible. Avec les moyens apportés par la SNCF, Ouicar pourra à la fois améliorer son offre et devenir l’acteur incontournable du marché avant de se lancer à l’étranger en tant que consolidateur naturel. » En Europe par exemple.

D’ici à 2018, les nouveaux moyens doivent permettre à Ouicar d’attirer les propriétaires de 100 000 véhicules. Aujourd’hui, avec 20 000 véhicules en autopartage et 400 000 membres en France, la start-up est distancée par Drivy, qui revendique 26 000 véhicules. L’argent servira dans un premier temps à recruter 25 personnes d’ici au début de l’année 2016 afin de doubler l’effectif.

Protectionnisme socialiste



Les start-ups françaises Blablacar et Drivy à la conquête de l’Europe
Après Blablacar, le spécialiste du covoiturage qui a repris son concurrent allemand Carpooling au mois d’avril, c’est au tour de Drivy de traverser le Rhin. Le numéro un français de la location de voitures entre particuliers a annoncé, jeudi 28 mai, le rachat d’Autonetzer, le numéro un allemand du secteur, créé à Stuttgart. Les fondateurs d’Autonetzer, lancée en 2011, rejoignent le conseil d’administration de l’entreprise française.
Dans un marché vieux d’à peine cinq ans, mais déjà en pleine consolidation,
Drivy fait figure d’acteur de référence en Europe, bien que la start-up ne soit installée qu’en France et en Allemagne, les deux marchés aujourd’hui les plus importants du Vieux Continent. La PME, qui compte 45 salariés, dispose désormais de 600.000 membres sur les deux pays. Et pas moins de 38.000 véhicules particuliers sont offerts à la location sur cette place de marché en ligne. C’est deux fois plus que son premier concurrent français Ouicar...


"Ensuite, nous avons plusieurs axes de développement, explique Marion Carette pour Ouicar. Outre l’amélioration de notre outil et l’étude d’une expansion internationale, nous étudions plusieurs marchés, comme marier l’offre de parking et la location entre particuliers notamment avec Effia, qui gère de nombreux parking, c’est une voie possible à l’avenir." 

Alors que la SNCF prend une part majoritaire dans OuiCar, service de location de voiture entre particuliers, il fallait écarter l'américain Uber: la justice au service du pouvoir s'y est attelée ! Sous le regard impassible de l'Union européenne...