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jeudi 16 janvier 2020

Macron gratte encore 0,25% sur le Livret A

"Ce n'est pas un choix contre les classes populaires", affirme la porte-parole du gouvernement

"C'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", raconte Sibeth Ndiaye.

Alors, elle nous aurait menti ?
Et elle n'a pas encore été entartée ?
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi 15 janvier  la baisse du taux du Livret A de 0,75% à 0,5%. "Le choix qui a été fait n'est pas un choix contre les classes populaires, c'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", a assuré jeudi 16 janvier sur France Inter la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, spécialiste du foutage de gueule.

L'épargne doit être "utile"

Madame Michu apprend à ses dépens qu'elle n'est pas faite pour rapporter aux gens. Ndiaye lui assure que le Livret A "n'est pas l'épargne des plus modestes, c'est plutôt le Livret d'Epargne Populaire et nous souhaitons en renforcer l'accès". Sibeth Ndiaye explique à ceux qui ne comprennent rien qu'il faut que l'épargne soit "utile, pour qu'elle puisse être investie dans des secteurs de l'économie où on a besoin de booster les choses". Y suffira-t-elle et à quoi Macron et Le Maire vont-ils ensuite s'attaquer ?

Il aurait été "irresponsable et incohérent" de maintenir ce taux à 0,75% par rapport à "notre politique de diversification des placements" et aux "milliers de Français qui attendent un logement social", a asséné mercredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans les pages du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France.

La vignette automobile devait, elle aussi, être utile : aux vieux, pardon, aux seniors... Or, on sait aujourd'hui que les anciens sont non seulement inutiles, mais coûteux... Il faut les réduire.

mercredi 15 janvier 2020

Municîpales: la candidate Hidalgo, c'est "qui veut gagner des millions?"

La socialiste verte rase gratis : elle promet 20 milliards pour loger les classes moyennes

Si elle était réélue, la maire de Paris créerait une société mixte qui achèterait 30.000 logements pour les louer aux familles



Elle promet 20 % de moins que le prix du marché. La magie, ce serait pour demain: contrairement à ses promesses de 2014 et après six ans de socialisme à la Ville de Paris, les Parisiens ont de plus en plus de mal à se loger.

Son objectif, maintenir les classes moyennes à Paris en évitant que les prix fous des logements n’obligent les familles à quitter la capitale au premier ou au deuxième enfant. La maire sortante ne fait en fait que s'aligner : de nombreux candidats à la Mairie en ont fait une de leurs priorités.

L'Andalouse a décidé de mobiliser de très gros moyens 

La société spécialisée qu'elle créerait pourrait mobiliser quelque... 20 milliards d’euros, rien que ça ! "Le logement ne peut pas être laissé à un marché hyper-spéculatif qui produit des désastres", polémique-t-elle désormais, en dévoilant ce projet, l’un des plus spectaculaires depuis qu’elle est entrée en campagne, dimanche 12 janvier.

Elle se déciderait à mettre le paquet pour permettre à de jeunes actifs, des familles avec enfants, qui ne relèvent pas forcément du logement social, de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer "inférieur d’au moins 20 % au marché"

Comment la Mairie financerait-elle, puisqu'elle ne dispose pas, seule, du budget nécessaire
pour acheter les logements visés. Pour y parvenir, la socialiste et son adjoint, le communiste Ian Brossat, entendent donc faire appel à des partenaires publics et... privés.

Ils imaginent déjà une "Société immobilière pour le logement abordable". "La Ville de Paris pourrait apporter 1 milliard d’euros à cette nouvelle structure, les investisseurs publics tels que la Caisse des dépôts et consignations [l'Etat] 2 milliards, et divers investisseurs privés - qu'il reste à dénicher -  3 milliards", explique Anne Hidalgo. Cette mise de départ de 6 milliards d’euros permettrait, en recourant à l’endettement, de réunir au total "jusqu’à 20 milliards d’euros" au cours des six années de la prochaine mandature.

Dispositif inspiré d’une expérience menée en Autriche, à Vienne
La mairie centre-gauche de Vienne n'est pas majoritaire en voix mais a obtenu la majorité des sièges et doit donner des gages au parti chrétien-démocrate, libéral-conservateur, son rival immédiat.

Avec cet argent, la future société pourrait acheter des immeubles dans la capitale - en les réquisitionnant -, et louer les appartements à des conditions préférentielles à des Parisiens "de la classe moyenne". Est-ce à dire que des Chevènement ou des Gabriel Matzneff en seraient exclus, eux qui bénéficient de logement sociaux de la Ville de Paris ? "Notre ambition consiste à proposer dans ce cadre environ 30.000 logements sur la mandature", précise la candidate.

Chat dévaluationComme c’est le cas aujourd’hui pour obtenir un logement social, les candidats devront faire une demande et s’armer d’un peu de patience. "La Ville sera minoritaire au capital, mais nous entendons bien garder la maîtrise de l’attribution des logements, en fonction de critères clairs, transparents", indique Anne Hidalgo, bien que près de 20 ans - ses six années et les 13 de Bertrand Delanoë (2001-2014) - n'aient pas suffi à mettre un terme au clientélisme.

Sachant que la maire-sortante compte acheter aussi le vote des jeunes, les impôts peuvent-ils baisser sur Paris ?
Hidalgo a parallèlement promis, si elle était élue, d'offrir les transports gratuits aux jeunes de -18 ans ...
Lien PaSiDupes : Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

dimanche 10 mars 2019

Laurent Ruquier a une Elise Lucet aux fesses et c'est un homme

Laurent Ruquier, poursuivi par un "journaliste de rue : "Je vais te péter la gueule !"

Cet espèce d'ex-apôtre socialiste applaudissait quand une femme politique était harcelée par une journaliste du service public...




Laurent Ruquier a pris peur face à ce journaliste de rue qui le filmait à son insu pour la deuxième fois. "Je vais te péter la gueule. Tu te tires, tu te tires tout de suite," a menacé Laurent Ruquier, hystérique, en face à face avec Marc Rylewski qui se déclare "journaliste Gilet jaune". L'animateur qui agresse nombre de ses invités depuis treize ans (2006), dans l'émission que France 2 lui a confiée, On n'est pas couché, n'était pas préparé à ce retour de boomerang, puisqu'il est, plus sûrement qu'un internaute anonyme, à l'abri des ripostes, retranché derrière un important service d'ordre, une claque et une tribune de spectateurs acquis à son humour partisan.

C’est la deuxième confrontation entre Laurent Ruquier et Marc Rylewski, qui attire hors de leur zone de confort les célébrités qui combattent le mouvement social incarné par les Gilets jaunes. 

Le "journaliste des Gilets jaunes" n'apparaît brutal qu'à ceux qui le sont, tel Jean-Michel Aphatie, agressif, à la différence de Stéphane Guillon, qui a préféré la fuite, tandis que Laurent Ruquier, pris de panique, a proféré des menaces.

Mark Rylewski (alias Isadora Duncan sur YouTube) a tenté d'interroger l’animateur, sans fiches ni prompteur, mais, échaudé par une première expérience avec l’ex-paparazzo, Laurent Ruquier s’est emporté et a tenté de le frapper en le rattrapant par le bras : "Je vais te péter la gueule, tu te tires. Je vais appeler les flics" s’est-il écrié. Il a même demandé à deux hommes dans la rue de le protéger
Un troisième passant s’est interposé en se disant avocat : "Je suis avocat; vous n’avez pas le droit de filmer des gens à leur insu dans la rue", lui a-t-il lancé, alors que l’animateur poursuivait son chemin, visiblement encombré dans ses brailles.


Une récidive du faux journaliste, mais vrai homme de spectacle

Ce phénomène de contestation est une riposte adressée aux arrogants de la politique, de la presse et des media, connus, mais détestés.

L'entarteur qui s'en prenait aux acteurs politiques recueillait l'approbation des journalistes qui aujourd'hui soutiennent Ruquier, agitateur des media. 
Dans deux vidéos publiées le 18 février déjà, Marc Rylewski avait cueilli Laurent Ruquier à sa descente de taxi, le tutoyant [pensez donc : nous le payons à la télé depuis tant d'années  !] et le filmant avec son portable [cf. un précédent, ci-contre] sans son consentement, mais comme un vrai photo-reporter ou un journaliste d'investigation. 

Puisque, depuis juillet 2011, le co-producteur de ONPC est aussi propriétaire à 50 % des parts de la société de gestion du Théâtre Antoine-Simone-Berriau dans le 10e arrondissement de Paris, en partage avec Jean-Marc Dumontet, idolâtre de Macron et producteur de Canteloup, son interviewer lui avait notamment suggéré de faire des spectacles "à dix euros" pour les Gilets jaunes.

Ruquier s'était mis dans une colère folle : "Je connais très bien votre système, je vous ai vu avec Aphatie, tout ça… Je n’ai pas envie que vous me filmiez. […] Vous me virez ça, avait lancé le méprisant Ruquier. "vous n’avez pas le droit de me filmer [sans doute était-il déjà escorté du même pseudo-avocat !] et je n’ai pas à répondre à vos questions," avait-il encore expliqué, au bord de la crise de nerfs.

Un homme avait tenté de s’interposer lui demandant d’arrêter de "harceler" l’animateur de France 2, ce à quoi cet auteur de canulars 
avait répondu : "c’est mon amant". Et d’ajouter "pourquoi vous ne voulez pas reconnaître qu’on a couché ensemble il y a 20 ans ?". Des propos particulièrement décalés en ces temps de chasse aux homophobes, d'autant que l'humoriste  s’était rendu place de la République à Paris pour poser des questions dérangeantes lors d’un rassemblement anti-homophobie.

Très prolifique depuis quelque temps, puisqu’en moins d’une semaine, Marc Rylewski a publié 15 vidéos dans lesquels il aborde des personnalités médiatiques et politiques du moment, plus ou moins courtoisement.
"J’ai vécu pendant des années en Amérique et j’ai vu là-bas qu’ils peuvent pratiquer un journalisme autrement plus "in your face" [frontal, agressif], avait expliqué Marc Rylewski, en janvier dernier. Cette pratique, je pense, arrive à point nommé pour servir la cause des Gilets jaunes."

Le petit monde de la télé et de la presse se sert les coudes 


Au menu des vidéos de celui qui a notamment interpellé Jean-MIchel Aphatie: complotisme anti-élites, quenelle et "bétail goy qui se rebelle".



Ce qu'il trouvent acceptable de la part de la haineuse Elise Lucet, journaliste pro, est intolérable chez un humoriste s'improvisant "journaliste de rue".


Bien que les méthodes soient les mêmes, l'agresseur du sérail bénéficie de la solidarité de la profession, laquelle fait front, comme l'Elysée, dans un premier temps, autour de Benalla, ou les socialistes (tel le journaliste Jean-François Kahn) auprès de Dominique Strauss-Kahn dans son affaire d'agression sexuelle à l'hôtel Hilton de New-York, ou les islamistes au côté de Tariq Ramadan, leur prédicateur-violeur.

C'est déjà lui qui avait diffusé la vidéo dans laquelle le comédien Franck Dubosc prenait ses distances avec les gilets jaunes. Copieusement injuriée dans la foulée, la star populaire du film "Camping" avait dû revenir sur ses propos.

Sa vidéo consacrée à Jean-Michel Aphatie aurait eu "moins de succès", selon le HuffPost, beaucoup d'internautes saluant le calme et le sang-froid de l'éditorialiste - ce qui ne fait pas buzzer ! - face à un" interlocuteur ambigu et protégé par son anonymat" [la presse publie pourtant son nom plus volontiers que celui d'un terroriste islamiste]. Ce "journaliste en gilet jaune" serait, selon nos informations, un certain Marc Rylewski, inconnu du grand public et sans affiliation politique apparente. [On ne peut en dire autant des journalistes du Huffington Post...] 
Quant à vouloir tenter de discriminer les internautes [on les flatte ou on les salit en fonction de la thèse soutenue : le secret des sources de la presse ne s'applique pas à eux !], le HuffPost peut prendre l'exemple d'un confrère, pour faire utilement la différence. Olivier Truchot a réagi autrement plus calmement que Aphatie, pour dire la vérité.
Ce "journaliste de rue se présente sur le site Copains d'avant comme un photographe de 49 ans, divorcé mais "toujours vivant". En 2005, contrairement à ce qu'assure plus haut le méprisant Clavel, un article de presse américain de CBS décrit Marc Rylewski comme un "paparazzi bien connu" sur la place de Paris. Bien connu des Américains, déjà il y a 14 ans, quand Clavel assure le contraire, par mépris ?
Un autre article du Matin, il explique sa frustration. "J'aimerais créer un programme avec des gilets jaunes comme invités, une émission quotidienne un peu dans l'esprit de 'C dans l'air', avec une parole libre, mais autour du mouvement", expliquait-il alors. 
Sur sa chaîne Youtube, créée en mai 2018 avec pour mot d'ordre "Aller au coeur de la pensée du système" et sous le pseudonyme d'Isadora Duncan (du nom de la célèbre danseuse américaine), "l'individu" [c'est l'individu Clavel qui le dit, ce qu'il ne dirait pas d'Elise Lucet] s'est depuis un mois fait une spécialité d'interpeller des personnalités de tous bords, essentiellement des figures médiatiques et politiques, sur leur adhésion ou leur analyse du mouvement des gilets jaunes. Si on connaît les méthodes de Lucet, on n'a rien de plus à ajouter sur celles du cauchemar de Ruquier.

Dans la presse aux mains d'hommes d'affaires, l'argent est tabou.
Si on choisit de passer sur les accusations d'antisémitisme (l'antisionisme est en revanche de bon aloi) ou d'homophobie qui buzzent aujourd'hui très fort, on peut citer des répliques inconvenantes de Marc Rylewski ("Gilet jaune? J'en fréquente, ils sont moins cons que toi") ou l'humour de certaines victimes comme Enrico Macias qui, à la question "Vous êtes gilet jaune?", répliqua "Je suis déjà pied noir". Ruquier a des leçons à prendre.

Les salaires disproportionnés des haut fonctionnaire sont un sujet de colère chez les Gilets jaunes. On pourrait citer celui de Jacques Toubon, ou celui d'Alain Duhamel interpellé sur sa "grosse carrière au service du pouvoir"...mais c'est ce que touche Chantal Jouanno qui a suscité une question de Rylewski puisqu'il "représente celui de 176 gilets jaunes".

Bien que pris de haut et ciblé par la presse qui voit en lui une menace dans un contexte général de colère populaire envers la presse vendue aux puissants, cet empêcheur de tourner en rond autour de la gamelle n'a pas fini son action républicaine de salut public.  
Il reste encore à ce "journaliste de rue" d'interroger Clavel, Elkrief ou Aphatie sur leur abattement fiscal de 7.650 euros : que ces humanistes à la solde de patrons multi-millionnaires - au service du pouvoir, quelque soit l'alternance -lui disent donc si ils reversent cet avantage fiscal disproportionné à des oeuvres humanitaires...


L'entarteur qui s'en prenait aux acteurs politiques recueillait l'approbation des journalistes qui aujourd'hui soutiennent cet agitateur des media. 

Petit florilège d'entartrages célèbres, une pratique initiée par Noël Godin, un agitateur anarcho-humoristique belge:
Lorsqu'il a reçu le Grand Prix de l'humour noir en 1995 et le Prix de la dent dure en 1996, il s'est entarté lui-même.

En matière d'enfarinage, une variante de l'entartage,
outre celui de Manuel Valls, visionné ci-dessus, citons celui d'Adrien Taquet, LREM, à Toulouse, le 16 novembre 2018 :

Ce député a voté la loi ELAN du nouveau ministre du Logement Julien Denormandie - dont le père est directeur général de l'Institut du Bien Vieillir Korian, - , faisant passer le taux de logements neufs aux personnes à mobilité réduite de 100 à 10 %.
Et parce qu'il est aux taquets dans son soutien de la politique de régression de Macron, le 25 janvier 2019, le président a fait Taquet secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, A. Buzyn. 
C'est la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, MoDem, qui était chargée de la Ville et du Logement et de la Loi Elan, dans sa première version.
A qui le tour, farine sans gluten ou Chantilly ?


vendredi 14 septembre 2018

L'inflation d'août sanctionne la politique de Macron et affaiblit notre pouvoir d'achat

En août 2018, l'indice des prix à la consommation rebondit à + 0,5 % sur un mois

Le panier de la ménagère de plus en plus cher
L'échelle mobile des salaires (indexation des salaires sur les prix) : 
quand les prix augmentent, les salaires suivent.
Août 2018 : l'inflation est de 2.3% par rapport à août 2017Sur un mois, la variation de l'indice des prix est de 0.5%
Les prix des produits alimentaires accélèrent (+0,3, % après +0,1 %), dans le sillage de ceux des produits alimentaires hors produits frais, ce qui invalide partiellement l'explication tordue selon laquelle ce rebond proviendrait d'une hausse saisonnière des prix des produits manufacturés (+1,1% après -2,8 %), après les soldes d'été sur le territoire métropolitain.

Un autre amalgame des experts partisans associe les prix des services qui ralentissent nettement (+0,3 % après +1,1 %), en lien avec le repli saisonnier des prix des ...transports aériens, aussi ben qu'au recul des prix des services de communication.

La manip continue avec la correction magique tenant compte des variations saisonnières. Les prix à la consommation en août ralentissent  à +0,1 % sur un mois - en pleine saison touristique quand les prix flambent - après +0,3 % en juillet. A croire donc qu'au final, la hausse du taux d'inflation serait nulle, voire négative !
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 2,3 %, comme le mois précédent. Circulez, il n'y a rien à voir, selon les analystes.

Des analystes concluent ainsi à la stabilité de l'inflation.
Elle résulte d'un ralentissement sur un an des prix de l'énergie compensé par une accélération des prix de l'alimentation.
Les prix des services augmentent au même rythme que le mois précédent et ceux des produits manufacturés reculent de 0,1 %, comme en juillet.

Même que l'inflation sous-jacente sur un an serait ...stable à +0,9 %, comme le mois précédent. Si votre bourse se vide, c'est une illusion !
Pourtant, l'indice des prix à la consommation ..."harmonisé" (IPCH) se redresse (+0,5 % en août après -0,1% en juillet) ; sur un an, il croît même de 2,6 %, mais comme le mois précédent.
Ralentissement des prix de l'énergie sur un an. Il n'est donc pas question du prix des carburants à la pompe : ils se sont envolés, sans incidence pour les experts... 
A les en croire, l'inflation énergétique recule en août 2018, après quatre mois consécutifs de hausse (+13,0 % sur un an après +14,3 % en juillet).


L'automobiliste constate le contraire, mais ils nous assurent que les prix des produits pétroliers décélèrent (+20,1 % sur un an après +21,8 %) et ceux de l'électricité ralentissent nettement (+0,3 % après +2,1 %) du fait d'une baisse des tarifs sur le mois.
En revanche, les prix du gaz accélèrent de nouveau (+19,8 % sur un an après +18,8 %). Un détail...

Stabilité de l'inflation, malgré l'accélération des prix de l'alimentation sur un an ?

En août 2018, les prix de l'alimentation sont en hausse de +2,2 % sur un an
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Le panier moyen de la ménagère est-il toujours
à 136,07€ (2016)?
après +1,9 % le mois précédent.
Les prix des produits frais augmentent davantage (+6,9 % sur un an après +6,4%), du fait d'un net rebond des prix des pommes de terre, alors que ceux des légumes frais (+9,8 % après +10,1 %) et des fruits frais (+7,4% après +8,0 %) ralentissent sur un an.
Hors produits frais, les prix de l'alimentation accélèrent à +1,4 %, hausse la plus élevée depuis décembre 2012, du fait du dynamisme des prix des boissons (alcoolisées comme non alcoolisées).
Stabilité de l'inflation dans les services

Les prix des services augmentent de 1,3 %, sur un an, comme le mois précédent.
Les prix des transports se renchérissent de nouveau (+1,9 % sur un an après +1,4 %) en particulier ceux des transports aériens (+3,5 % sur un an après +1,0 %).
De même, pour le deuxième mois des vacances d'été, les prix des services d'hébergement accélèrent à +6,9 % sur un an, après +5,7 % en juillet.
Les prix des services de santé sont plus dynamiques qu'en juillet (+0,7% sur un an).
En revanche, les prix des services de communication se replient après trois mois de hausse (-0,9 % sur un an après +0,7 %) en lien avec des offres promotionnelles sur les forfaits mobiles et les services groupés de télécommunication.
Enfin, les prix des services liés au logement (loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères) reculent de 0,3 %, comme en juillet.

Les prix des produits manufacturés baissent de 0,1 %, sur un an, comme le mois précédent.
Les prix de l'habillement et des chaussures augmentent de 0,8 % sur un an, comme en juillet 2018.
Les prix des "autres produits manufacturés" accélèrent légèrement (+0,2 % sur un an après +0,1 %) : la hausse accentuée des prix des voitures neuves (+2,6 % sur un an après +2,3 %) est en partie compensée par un recul plus marqué des prix des appareils ménagers (-1,4 % sur un an après -0,7 %) et des téléphones (-9,0 % après -7,7 %).
Par ailleurs, les prix des produits de santé baissent de 2,2 % sur un an pour le troisième mois consécutif.

Les évolutions sur un mois et sur un an de l'IPC sont confirmées, par rapport aux estimations provisoires publiées le 31 août 2018,.
L'évolution sur un mois de l'IPCH est toutefois révisée à la baisse de 0,1 point et celle sur un an est inchangée.
Source: INSEE

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L'échelle mobile des salaires a été introduite en France en juillet 1952 sous la présidence de Vincent Auriol (SFIO) par le gouvernement Antoine Pinay.

Elle a été supprimée par Mitterrand (PS) en 1982, quand il a entamé le tournant de la rigueur. Jacques Delors (PS et père de Martine Aubry) était ministre des Finances, dans le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy (PS).Plutôt que de rétablir l'indexation des salaires sur les prix, Macron promet un "plan pauvreté" qui règlera les inégalités sociales. Or,  au micro de RTL ce 27 août 2018, le ministre de l'Economie défendait son projet de désindexation des pensions de retraite...

vendredi 24 août 2018

Sondage Elabe : Macron meurtri par les doutes sur son efficacité

L'ego surdimensionné de Macron en a pris un coup

Le pessimisme s'impose et le doute s’installe, confirme une enquête Elabe 

Le sentiment d'une majorité nette de Français est étayé par les derniers indicateurs économiques, mal orientés : la croissance économique en berne et le chômage en hausse, le pouvoir d'achat en baisse continue et le déficit public reparti de plus belle, l'insécurité ne peuvent que conforter les inquiétudes. D’autant plus que le chef de l’Etat avait promis une efficacité comme jamais...

Seuls 14% des Français jugent l'action de Macron satisfaisante, après plus d'un an de pouvoir sans partage

C'est sur le terrain de l'efficacité promise que Macron trébuche. L'efficacité devait inspirer sa politique, pour rebooster l'économie, créer un choc de confiance, réduire le chômage, relancer la construction de logements, diminuer les inégalités… 
Ainsi, la réduction des aides sociales ou des aides au logement proclamée par le président, ne visait pas à faire des économies, mais l'efficacité! Même la réduction du nombre de députés a été présentée comme un moyen de gagner en efficacité.

L'efficacité est au cœur du discours du chef de l'Etat et de son identité politique. 
Macron a d'ailleurs cité le mot quinze fois lors de son discours devant le Congrès en juillet dernier. Et, il y a un an dans un entretien fleuve avec Le Point, l'ex-banquier déclarait: "Nous avons tourné la page de trois décennies d'inefficacité pour nous engager sur la voie de la reconstruction". Las ! 
Depuis son arrivée à l'Elysée, il n'a eu de cesse de vanter la culture du résultat, promettant de soumettre ses ministres à des évaluations chaque année, voulant même transformer le Parlement en un vrai organe de contrôle et d'évaluation. Par souci d'efficacité. Toute son action se justifie par la promesse de résultats concrets. Finis l'idéologie, les grands desseins, l'ambition du gouvernement, comme l'a répété Edouard Philippe à de nombreuses reprises, est de réparer la machine France.

Macron a besoin de plus de temps que prévu...

Quinze mois après son élection sur la base de 24% au premier tour,
les chiffres de cette rentrée ne sont guère porteurs : les indicateurs économiques condamnent la politique d'efficacité dont il nous a rebattu les oreilles. 

La croissance est plus faible que prévue en 2019, 1,7% et non les 1,9 promis, inférieure à celle de nos voisins européens, impactant gravement l'équilibre des finances publiques, singulièrement le pouvoir d'achat. Le chômage ne baisse que si les analystes ne valorisent que la catégorie la moins négative du moment, en fonction de la période de référence considérée et en excluant l'Outre-mer. 

L'inflation pointe son nez, mettant à mal l'espoir d'un pouvoir d'achat juste, singulièrement pour les retraités, cibles constamment visées. 

Le commerce extérieur est toujours aussi peu compétitif.

La construction de logements ne tient pas ses promesses. 

La machine Parcoursup régurgite des milliers de lyséens, un étudiant sur cinq n'a toujours pas d‘affectation… 

Et la perception qu'ont les Français de l'action du gouvernement est désormais très négative
 
Selon une enquête Elabe, seulement 6% des sondés estiment que la politique de l'exécutif améliore leur situation personnelle et 16% la situation du pays. 

Seulement 14% jugent son action efficace !
Un seul Français sur trois (34% des Français, soit +6 points par rapport au mois de juillet) garde patience. Les réformes structurelles engagées par le chef de l'Etat n'auront d'effets qu'à long terme. Or, ce n'est que l'accumulation de réformes qui peut transformer le pays en profondeur. 

Le chef de l'Etat arrive à la date-butoir qu'il s'était fixée. 
Lui-même avait parlé de résultats au bout de dix-huit mois, décembre 2018. "La France is back", s'exaltait-il à Davos, en janvier dernier, après huit mois. Slogan repris en écho par Edouard Philippe lors de son déplacement dans les Emirats.
Mais, près de deux fois huit mois plus tard, la France de Macron est encore à la traîne, en matière de croissance, de chômage, de déficits, de pression fiscale…. 

Ces mauvais chiffres mettent en cause la crédibilité du prétentieux. 
Pourquoi son soutien fiscal accordé aux entreprises et aux plus riches n'a pas eu l'effet attendu en matière de dynamisme économique? Pourquoi, en dépit des réformes El Khomri, puis Pénicaud, le chômage est-il toujours aussi élevé? Pourquoi certaines professions connaissent-elles une telle pénurie de main d'œuvre? 
Emmanuel Macron a-t-il actionné les bons leviers ? La suppression du statut de la SNCF était-elle la priorité? Ne fallait-il pas être plus volontariste en matière de baisse de la dépense publique? Sa méthode autoritaire et son Assemblée nationale servile ont fait comprendre aux Français qu'ils avaient misé sur le mauvais cheval, toque dorée et casaque argentée, singulièrement depuis les ordonnances pour imposer la réforme du Travail ou lors de sa réforme du statut des cheminots, sans concertation, ni dialogue.  

Macron va avoir la rentrée mouvementée qu'il a cherchée

L'illusion créée par la jeunesse de ce nouveau venu, vierge de tout passé clairement impliqué dans les turpitudes publiques passées, n'a pas fait long feu
Rapidement, la principale faiblesse de l'ex-banquier a été son image de "président des riches". Cette réalité lui colle à la peau, comme les sparadraps de l'affaire Benalla, comme le dilettantisme du président ou ses insultes aux "gens qui ne sont rien", illettrés" ou "cyniques", et désormais les caprices révélés du couple présidentiel qui a besoin de vaisselle de Sévres ou d'une piscine au fort de Brégançon, sans compter les affaires qui ont discrédité des proches: Ferrand, Bayrou, Schiappa ou Nyssen

Avec l'affaire Benalla, ses pouvoirs et ses privilèges, c'est l'arrogance de sa gouvernance qui a été pointée du doigt. Trop centralisée, trop solitaire, trop opaque, trop arrogante. Lui qui promettait un nouveau monde, horizontal, comme sa campagne En marche! n'a eu de cesse de se camper dans une posture verticale, jupitérienne. "Celui qui sait commander trouve toujours ceux qui doivent obéir," avertit Nietzsche dans "La volonté de puissance"...

Et de gouverner dans le culte du secret, avec une poignée de fidèles et de favoris. Le dérapage d'Alexandre Benalla et la gestion du scandale ont mis à nu un fonctionnement très clanique, très ancien monde.

Désormais donc, selon Elabe, 80% des Français le jugent autoritaire. Ce reproche serait subalterne, si la manière, le ton, le style déplaisants du quadra permettaient d'atteindre à l'efficacité. Et si Macron ne donnait raison à Nietzche qui écrit : "On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie. "
Qu'importerait son culte nietzchéen du "premier de cordée", s'il n'affichait pas le mépris de ses concitoyens dans des petites phrases blessantes opposant ceux qui réussissent à "ceux qui n'existent pas" ou concernant le "pognon dingue" des aides sociales… 

Si Emmanuel Macron réussit à redresser la barre, en mettant sous le boisseau la gauche qui entraîne la France dans une spirale décliniste, et surtout en tenant à distance les populistes, qu'ils soient de gauche ou de droite, à la Die Linke ou à l'italienne, les critiques et les oppositions n'auront pas prise. Mais là, comment accepter de subir un pouvoir autoritaire, une politique jugée socialement injuste, si la situation du pays ne s'améliore pas?

La rentrée s'annonce compliquée. Le chef de l'Etat s'apprête à lancer des réformes difficiles: retraites, chômage, prélèvement à la source, hôpital… Il devra argumenter le bien-fondé de ces réformes. Les justifier et convaincre, ce qui n'est pas gagné, puisqu'il semble avoir renoncé à sa réforme des institutions. 

Ses deux atouts maîtres semblent d'ailleurs éventés. 
En Europe comme en France, son image de leader volontariste est abîmée par les derniers indicateurs économiques, quand l'Espagne et l'Italie font mieux. Les Français conservent l'espoir en son dynamisme et sa sincérité affichés.
Mais les Français cherchent encore l'alternative proposée. Mais cet l'autocrate est le seul véritable acteur apparent et encore est-il ébranlé par ses  propres contre-performances et les doutes des Français, jusqu'à l'intérieur de son mouvement En marche!  
Tout reste à faire. Pire, il doit maintenant détourner une part de son énergie pour le redressement de son empreinte personnelle.  Mais l'arrogant a mis le terrain sens dessus dessous et le chef de l'Etat va devoir changer de ton, de manière. Or, les comportements du couple au fort de Brégançon augurent mal de cette nécessaire mutation. 
Ni les corps intermédiaires décriés, ni les collectivités territoriales malmenées, ni les syndicats en colère ne sont disposés à lui faire crédit.