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jeudi 2 juillet 2020

Goussainville: le nouveau maire de gauche était-il "fiché S" ?

Sa proximité avec l'islam radical interpelle: 
son islamisme est-il vraiment du passé ?
 
Le Franco-marocain Abdelaziz Hamida a été élu dimanche 28 juin à Goussainville, commune communiste du Val-d’Oise jusqu'en 2001. 

Il avait porté plainte contre l’Express, qui affirmait qu’il était fiché S et 
son procès doit se tenir à la mi-septembre.

Ce dimanche 28 juin, un nouveau maire a été élu au second tour des municipales à Goussainville, commune de 30.000 habitants, en permanence survolée par les avions qui décollent et atterrissent à Roissy-Charles-de-Gaulle.
Abdelaziz Hamida, un quadragénaire binational (Franco-marocain de 46 ans), sans étiquette politique clairement définie selon certains, mais Divers Gauche pour d'autres, l’a emporté dans une triangulaire avec 38% des voix, face au maire sortant Alain Louis (divers gauche) et à la candidate LR Elisabeth Hermanville, ancienne maire de la commune. Mais un sparadrap colle à l'ancien conseiller municipal, depuis 2014, qui s’était lancé en campagne dès le début de l’année 2019 et qui vient d'être élu.
 
L’Express a révélé en septembre 2019 qu’il a fait l’objet d’une fiche S pour islamisme. Ce que la préfecture n'a pas signalé. "Hamida avait éveillé l’attention des services de renseignement en raison de ses activités prosélytes et pour compter dans son entourage plusieurs personnes fichées pour radicalisme", écrivait l’hebdomadaire. L’intéressé s’en défend et a porté plainte en diffamation, ce qui donnera lieu à un procès à la mi-septembre.
"La date d’audience doit être confirmée prochainement, mais ce sera a priori mi-septembre devant la 17e chambre du Tribunal de grande instance de Paris", indique Abdelaziz Hamida à Marianne. Pas sûr, toutefois, que la justice fasse la lumière sur l’éventuel fichage du nouveau maire. "Il ne se passera absolument rien, parie une source policière. La position de principe du ministère de l’Intérieur est de ne pas répondre et les journalistes vont invoquer le secret des sources." 

"Vrai républicain"  et "vrai laïc" ?
Goussainvillois de naissance, Abdelaziz Hamida a été président du club de football. Celui qui se définit comme "entrepreneur" a développé des boulangeries prospères dans la commune. 

Il y a une dizaine d’années, ce musulman pratiquant avait été l’interlocuteur du maire sortant socialiste Alain Louis pour la construction de la mosquée Essalamréputée proche de l’UOIF, une émanation des Frères musulmans. 

Hamida aurait aussi fréquenté le Tabligh, un mouvement fondamentaliste musulman dont la spécialité est le prosélitysme, précise une source policière citée par l’Express. Le ministère de l'Intérieur était donc informé. C’était avant que le maire PS ne lui propose d’entrer dans sa majorité, en 2014. 
Quatre ans plus tard, l’intéressé lui faussait compagnie pour passer dans l’opposition et se lancer à l’assaut de l’hôtel de ville.
 
Sa candidature a créé des tensions dans la commune

Les adversaires d’Hamida se sont inquiétés du risque de communautarisme. 
L’intéressé qui tient un discours de "vrai républicain", a abandonné la djellaba pour le costume à l'européenne. 
Il mettait ainsi en pratique la consigne chiite de précaution du Coran (sourate 3.28) appelée "taqîya" (ou  taqiyya et taki, consistant, sous la contrainte, à dissimuler ou à nier sa foi afin d'éviter la persécution.
Une dissimulation de radicalité 
"C’est la première personne à Goussainville dont l’épouse était entièrement voilée", observait ce mercredi sur Sud Radio le médiatique policier Noam Anouar, lui aussi enfant de Goussainville. "Sa femme a retiré le voile intégral par la suite,"  précisa-t-il. 

"Il est entouré par des communicants très efficaces, mais pas par des personnes qui peuvent mener une véritable action", déplore la conseillère municipale Véronique Danet, de La France insoumise (LFI), soutien de la liste officielle de gauche.
 
Abdelaziz Hamida martèle sa volonté d'un changement radical

"Faire table rase des partis politiques et de la gestion hasardeuse de notre commune qui été fortement abîmée ces dernières décennies," annonce-t-il dans son communiqué de victoire. Pour lui, les Goussainvillois "aspirent à se rassembler autour des valeurs de la République pour rebâtir, grâce à cette nouvelle équipe issue de la Société civile, une ville plus forte et plus fraternelle". 
 
Le nouveau maire est à son affaire dans cette partie déshéritée du Val-d’Oise.
Les islamistes s'implantent aisément, en effet, dans le terreau de la précarité. 27% des habitants de Goussainville - qui compte un tiers de population immigrée - vivent sous le seuil de pauvreté et le chômage culmine à 17%, selon l’Insee.
 
Abdelaziz Hamida sous-estime la capacité des musulmans radicaux à s'imposer. 
La conseillère municipale Véronique Danet, qui a obtenu 6% des voix au premier tour est loin de faire le poids et LFI? qui mise sur l'électorat musulman? va devoir réviser sa stratégie pour exister. 
A Goussainville, sur la liste des 19 candidats enregistrés pour la 9e circonscription, figuraient… deux candidats de La France Insoumise. La première est Véronique Danet-Dupuis investie officiellement par le parti de Jean-Luc Mélenchon, au grand dam du second Mohamed Najib, suppléant annoncé de Rabha Belbachir. Jusqu'à il y a peu, c'est cette militante qui était désignée pour porter les couleurs de LFI sur cette circonscription. Depuis ce revirement, le torchon brûle entre les deux groupes. Rabha Belbachir et Mohamed Najib avaient lançé une pétition pour dénoncer cette décision qu'ils jugent "contraires aux principes" de La France Insoumise. La France Insoumise a de plus en plus de mal avec ses amis musulmans..

samedi 4 avril 2020

J-Christophe Lagarde nie le non-confinement dans les quartiers; die Zeit le contredit

Quand le déni de cet élu impuissant et insensé se heurte au témoignage de la presse allemande

Ce n'est plus de l'aveuglement, mais de la mauvaise foi

Le député UDI Jean-Christophe Lagarde refuse d'admettre que la bienveillance est inappropriée à la Seine-Saint-Denis.
A la différence de François Pupponi, livre ci-contre, membre du Parti socialiste (PS) jusqu'en 2018 et ancien maire désabusé de Sarcelles (groupe Libertés et territoires, LT), qui a pris conscience que l'islamisme militant peut subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie, un autre centriste, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député du 9.3 - département présidé par le socialiste Stéphane Troussel, un apparatchik un temps proche de Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray ou Gérard Filoche -, veut croire que le non respect du confinement dans son département est "une légende". Il s'est insurgé jeudi contre ceux qui font des quartiers populaires des "boucs émissaires".

"Arrêtons avec ces fantasmes", s'exclame Lagarde, défenseur de son fonds de commerce. Un couvre-feu n'est pas nécessaire parce que "97% des gens qui sont contrôlés dans la rue sont des gens qui ont le papier" d'attestation de sortie pendant le confinement, a assuré le maire de Drancy à l'antenne de Sud Radio (détenu par le groupe Fiducial, commanditaire de sondages par l'IFOP, comme Paris Match du groupe Lagardère).
"Je sais bien qu'on a l'habitude de prendre des boucs émissaires. Je pense qu'on pourra pour une fois être plus responsable, et regarder la réalité", a malencontreusement estimé le président de l'UDI.

L'AFP, reprise par Le Point et La Croix (des copiés-collés, illustration comprise), en profite pour désigner les cibles de Lagarde.
"Plusieurs élus notamment à droite et à l'extrême droite avaient pointé du doigt des quartiers qui ne respectent pas les mesures de confinement," comme si on pouvait imaginer que LFI ou le PCF, L'Humanité ou Mediapart, puissent admettre la réalité. 
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen avait dénoncé l'absence de "réponse" de l'Etat dans ces banlieues. Elle a aussi mis en garde les Français contre les mensonges du gouvernement sur "absolument tout".
Depuis Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire, le président de la...
L'OMS ne préconisait encore pas le port du masque: 

sauf si vous êtes soignant ou... malade !
Alors, on ne sort pas, sous peine de PV de 135€
Le député LR Eric Ciotti avait appelé à y "déployer l'armée", mais le président s'est agacé et a reproché les propositions qui lui sont adressées : à Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire le président masqué ci-contre a fustigé ceux qui s'en prennent à la manière dont le gouvernement gère l'épidémie, alors même que celle-ci est encore en cours.
A propos du port intempestif du masque, lire l'article du JDD qui rappelait les consignes que piétine le président exemplaire : lien 

VOIR et ENTENDRE à ce propos ce clip consacré à ceux et celles qui n'ont pas le respect des mesures gouvernementales : LIEN


L'ancien maire de Drancy note finement que "le dimanche, les magasins sont fermés; il n'y a personne dans les rues".
Est-ce tous les jours dimanche en Seine-Saint-Denis ? L'économie souterraine y connaît-elle un marasme préoccupant ? Bercy doit-il la soutenir ?

Jean-Christophe Lagarde a réponse à tout: si les hôpitaux de Seine-Saint-Denis ont été "plus vite débordés" par l'afflux de malades du covid-19, il assure que c'est parce qu'il y a "moins de lits d’hôpitaux, moins de lits de réanimation qu'ailleurs", et pas à cause d'un manque de respect du confinement. 
Evoque-t-il l'hôpital universitaire Avicenne, hôpital de l'AP-HP situé à Bobigny, en Seine-Saint-Denis (93)? Il prend en charge complète toutes les spécialités médicales et chirurgicales dont la cancérologie et se flatte pourtant de posséder des spécialistes d’excellence en pneumologie en maladies infectieuses et tropicales, (outre l'hématologie, l'hépatologie, l'addictologie, la rhumatologie, médecine interne avec le centre d’excellence européen de l’HTA), ainsi que les urgences et le SAMU 93... Il est desservi par 3 lignes de métro...

Le premier ministre Edouard Philippe a affirmé mercredi, devant la mission d'information de l'Assemblée sur la crise sanitaire, que «dans beaucoup de quartiers dits difficiles" les consignes de confinement étaient respectées «très sérieusement», contrairement à "ce que disent certains". Et d'ouvrir une polémique "sociale de classe" en suggérant qu'il n'est "pas sûr" que ceux qui étaient partis dans leurs résidences secondaires "aient permis de contenir la circulation du virus".

La presse allemande mettra-t-elle tout le monde d'accord ?

Les banlieues françaises, grandes oubliées du confinement, titre 'die Zeit' à Hambourg, le 02/04/2020 - 06:19

Difficile de rester confiné lorsque l’on partage un petit appartement à plusieurs, qu’il est délabré ou que l’on est forcé d’aller travailler sur des chantiers. Les mesures du gouvernement sont totalement inadaptées aux banlieues françaises, dénonce ce journal allemand, hebdomadaire libéral, mais ... de gauche.

Comme la plupart des Français, Hamza Esmili a désormais beaucoup de temps pour regarder à travers sa fenêtre. Habitant dans une cité de la Plaine Saint-Denis [en Seine-Saint-Denis], il observe l’activité de la rue, en bas. C’est un fait : ils sont manifestement nombreux à ne pas respecter les mesures de confinement général imposées par le gouvernement. "Il y a moins de monde que d’habitude, mais ça reste encore très fréquenté, constate Esmili. Le confinement est un concept de bourgeois, explique ce sociologue enseignant dans une université parisienne [Paris VIII]. Cela implique de posséder une maison bourgeoise dans laquelle se retirer. Ça ne correspond pas du tout à la réalité ici." [L'immigré - clandestin ou non - doit pouvoir accéder vite à ce que le "bourgeois" indigène a construit sur plusieurs générations. Ce que les Français ne sont d'ailleurs pas tous parvenus à réaliser]

Aujourd’hui, quiconque quitte son domicile sans attestation ni raison valable s’expose à une amende de 135 euros [et plus encore, en cas de récidive]. C’est pourquoi bon nombre de citadins fortunés [carrément: la caravane est un signe extérieur de fortune, selon les sociologues de l'EHESS] ont fui les grandes villes et ont pris leurs quartiers dans leur maison de vacances ou de campagne où l’assignation à résidence est moins pesante [on n'y circule pas mieux: nombre de villages ont bloqué les accès depuis l'extérieur et notre sociologue de banlieue devra élargir le spectre confiné de ses recherches]. Une option qui ne s’offre à quasiment personne en Seine-Saint-Denis [exception faite donc des dealers et des familles de footballeurs].

Plus d’un demi-million de gens vivent entassés dans cette banlieue du nord de Paris. Les cités qui se dressent jusqu’à l’horizon derrière le stade de France [qui a été localisé en sorte d'animer cette banlieue qu'on continue de qualifier de déshéritée, malgré son désenclavement par le métro et deux aéroports internationaux, ainsi que  Le Parc International des Expositions de Paris Nord Villepinte qui accueille sur plus de 240 000 m² de surface au sein de 8 halls congrès et salons professionnels de dimension internationale (le SIAL) et Le Parc des Expositions Paris Le Bourget qui accueille le Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, le plus grand événement au monde consacré à l'industrie aéronautique et spatiale, et la foire musulmane annuelle] - entre autres structures visant à dynamiser et éduquer ces zones de non-droit [la Seine-Saint-Denis représente le deuxième pôle universitaire d'Ile-de-France avec plus de 45.000 étudiants (dont nombre de boursiers), répartis notamment dans les Universités Paris VIII Saint-Denis [Hamza Esmili y diffuse la sociologie marxiste] et Paris XIII Villetaneuse mais également du CNAM, de SUPMECA et du PRES 'Université Paris Ile-de-France". Présence universitaire renforcée à partir de 2017 par l'ouverture du Campus Nicolas de Condorcet, nouveau campus de recherche et de formation en sciences humaines et sociales qui peut accueillir environ 15.500 étudiants.] - sont les coulisses de ce que de nombreux Allemands n’aperçoivent que dans des vidéos de rappeurs et des films chocs : une mosaïque d’ethnies et de nationalités entourée de béton [et cernée par l'islam radical]. Ces quartiers sont des milieux complexes, mais dans les médias ils sont surtout associés à deux fléaux : le chômage et la pauvreté [auxquels il faudrait aussi ajouter objectivement l'économie souterraine fondée sur tous les trafics, dont les stupéfiants, et la délinquance].

Des immeubles sales et saccagés

C’est aussi probablement à cause de cela que les mesures contre l’épidémie semblent si mal comprises ici. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants se plaignent du fait que les espaces publics soient encore bondés. Vendredi 20 mars, on apprenait que 10 % de toutes les infractions aux mesures de confinement [recensées la veille] avaient été commises en Seine-Saint-Denis.

Hamza Esmili habite dans un bel appartement agréable à vivre, dit-il. Mais l’immeuble est extrêmement sale et délabré. Bon nombre de ses voisins travaillent comme journaliers sur des chantiers et vivent dans des appartements où il n’est pas possible de rester confiné. Il n’est pas rare que les gens partagent des lits. Pendant que les uns travaillent le jour et dorment la nuit, les autres font l’inverse : “Les gens ne dorment pas nécessairement dans leur logement.” Ils sont par ailleurs nombreux à ne pas posséder de logement. Alors comment pourraient-ils respecter les consignes du gouvernement et rester chez eux ?

Des mesures particulièrement difficiles

Le sociologue exprime également sa colère face au racisme à travers lequel l’opinion publique tend à analyser ces problèmes. Les habitants des banlieues – dont la plupart ont des parents d’origine immigrée – sont présentés comme des gens indisciplinés. Comme s’ils ne comprenaient pas qu’il fallait faire un effort au niveau national pour lutter contre le virus. Les médias en parlent déjà comme de loubards et autres fortes têtes squattant les entrées d’immeuble en dépit des règles, fumant des joints et insultant les policiers. En même temps, reconnaît le sociologue qui étudie les dynamiques des banlieues parisiennes depuis plusieurs années, il est vrai que “les gens ont un rapport différent à l’État. Il n’est pas étonnant qu’ils n’acceptent pas les consignes”.

Les mesures de confinement sont particulièrement dures pour les jeunes des banlieues, explique Esmili : Toutes les structures qui leur rendent la vie possible ici ont été fermées du jour au lendemain.” [Comme ailleurs...]

Ici, les écoles [le taux de déscolarisation est l'un des plus élévé d'Europé], les aires de jeu [jonchées de seringues], les terrains de basket, les skateparks et les équipements sportifs sont plus que des accessoires de loisir. Ce sont des sources d’équilibre pour des jeunes qui mènent souvent une vie peu structurée. Ce sont des échappatoires qui permettent de sortir des logements où vivent souvent trop de gens, dans trop peu d’espace. [Et à Marseille, notre sociologue élevé au biberon du marxisme l'oublie], ils ont l'hydroxychloroquine]

Tensions sociales [pré-existantes et entretenues par l'école, les centres sociaux, les MJC et les mosquées]

Aujourd’hui, de plus en plus de gens redoutent ce qui pourrait se passer si les jeunes des banlieues perdaient leur sang-froid. Le Parisien, journal racoleur mais bien informé sur les banlieues, a rapporté quelques échauffourées durant la première semaine de confinement : mardi 17 [mars], un groupe de jeunes d’Aulnay-sous-Bois a mis le feu à des poubelles et attiré des policiers dans un guet-apens. Dans la commune voisine de Boissy-Saint-Léger, un jeune homme de 22 ans aurait résisté aux policiers qui voulaient le contrôler pour infraction au confinement. À Clichy-sous-Bois, banlieue internationalement connue depuis les émeutes de 2005, deux camions ont été incendiés et des policiers caillassés à coups de boules de pétanque dans la nuit.

La mairie de Clichy-sous-Bois ne confirme pas [!] ces jets de boules de pétanque. Dans l’entourage du maire, on affirme que l’altercation avec la police est restée mineure, même si plusieurs véhicules ont été incendiés. Mais les tensions sociales affleurent tout particulièrement en ce moment, reconnaît un porte-parole de la mairie, car la situation est difficile quand des familles de six passent leurs journées ensemble dans cinquante mètres carrés et que les jeunes sont privés de toute activité. Une équipe de neuf travailleurs sociaux, dix policiers de proximité et autant de médiateurs municipaux est mobilisée pour expliquer personnellement aux habitants l’importance de respecter les mesures de confinement. On compte sur les parents – quand ils sont présents – pour s’occuper de leur famille.

Un exemple pour le pays

Même ici, personne ne peut se prononcer sur le risque d’émeutes dans les prochaines semaines. Du côté de la mairie, on assure que la situation a beaucoup changé par rapport à 2005. On a beaucoup fait pour les habitants, les immeubles ont été rénovés, des lignes de tram ont été créées et l’hostilité envers les pouvoirs publics est moins forte. Reste que l’atmosphère peut très rapidement changer et sans avertissement. Début 2017, l’arrestation brutale d’un jeune homme à Aulnay-sous-Bois [“l’affaire Théo” pour Théodore Luhaka] a donné lieu à plusieurs jours de manifestations. Un tel scénario alors que les hôpitaux sont surchargés par les patients du Covid-19 et que les forces de sécurité sont particulièrement tendues serait catastrophique.

Hamza Esmili lui-même [que l'école de la République et l'échelle sociale ont porté jusqu'à Normale Sup : la France offre cette possibilité qui le veulent. L'auteur est doctorant contractuel en sociologie au Centre MauriceHalbwachs (ENS-EHESS-CNRS), Chargé de cours à l’Université de Lille 2, à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), à l’Université d’Evry, à Aix-Marseille Université et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Visiting Researcher à l’Université de Californie à Berkeley en 2019], qui a étudié les cités les plus pauvres de Clichy-sous-Bois, ne se risque à aucun pronostic sur la situation sécuritaire. “La question se pose naturellement, mais c’est vraiment difficile à prévoir”, explique-t-il, soulignant que, dans cette lutte contre l’épidémie, c’est tout le pays qui pourrait peut-être prendre exemple sur les banlieues. Dans bon nombre d’immeubles délabrés, cela fait déjà des années que les ascenseurs ne fonctionnent plus [sont-ils cassés, malgré un usage respectueux du bien collectif?] et que les personnes âgées sont de fait confinées chez elles. Un réseau de jeunes est déjà [!]en place pour leur faire leurs courses [le chercheur universitaire  ne les cite pas, ni le moyen de les contacter].

Ce sociologue énonce ailleurs les excuses marxistes au constat qu'il dresse  du non-respect des consignes de confinementcontre l'avis de Lagarde. 

Sous le titre à l'idéologie transparente, "Le confinement, ce luxe dont les plus pauvres sont privés", l'ancien boursier accuse:
"Les rues sont remplies parce que personne n’a dit aux maçons et aux mécaniciens qui habitent ici [légalement ou illégalement ?] de s’arrêter [leur dire en quelles langues ?]. Un mot de ces hommes invisibles à la construction nationale : ils sont seuls, souvent originaires du sous-continent indien, plus rarement d’Egypte ou d’Afrique de l’Ouest. Sans horaires ni contrats, ils vont d’un chantier à l’autre, une journée ici, une journée là, rémunération quotidienne fixée à trente euros. Ils vivent dans des "foyers" [qui ont aussi un coût pour la collectivité], terme flatteur [la rhétorique s'y met] qui désigne les appartements que leur louent des marchands de sommeil [tous pourris, les Français]: plusieurs centaines d’euros pour un lit dans un chambre qui en compte quatre ou cinq. S’arrêter étant la promesse d’un retour à l’indigence la plus complète, ils n’ont pas d’autre choix que de travailler."

Ces descriptions tendancieuses - volontairement sans contre-exemples - sont le terreau de l'islam révolutionnaire et conquérant. Hamza Esmili serait un contre-exemple, mais il n'est visiblement pas engagé dans une démarche bienveillante. Son militantisme pourrait finir être récompensé par un doctorat, mais alors ne serait-il pas un peu entaché ?

mercredi 19 février 2020

Macron part en croisade contre le communautarisme requalifié en "séparatisme" et isolant l'islamisme

Macron discrimine "le séparatisme islamiste", ignorant les autres séparatismes politiques, corse ou guyanais 

Macron a fait l'annonce mardi d'une série de mesures visant les "influences étrangères" sur l'islam en France

Macron provoqué par une femme en voile intégral à Mulhouse, 
lors d'un déplacement sur le thème du... " séparatisme islamiste" !
Se fondant sur l'a priori que le mal vient de l'étranger,  allant des imams étrangers au financement des mosquées, il s'est dit déterminé à entrer en lutte contre le "séparatisme islamiste" qui discrédite les musulmans en France.

"En même temps", le chef de l'Etat a tenu à certifier qu'il ne vise pas les musulmans mais ceux qui s'affranchissent des règles de la République. Ce serait une faute profonde".
Mais sa détermination s'arrête à certaines parties du territoire national, notamment la Corse - ou on parle de "nationalisme"  avec le FLNC, quelle que soit sa dernière appellation en date - incarnée par la coalition sortie en tête des urnes dimanche 10 décembre 2017 en Corse et dirigée par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, les Antilles, en dépit de leur choix de la départementalisation, ou de la Guyane où en 1991, un parti nationaliste fédérateur a vu le jour, le Mouvement de décolonisation et d’émancipation sociale (MDES, classé à l'extrême gauche, appelant à voter Oui lors du référendum sur l'autonomie de la Guyane du 10 janvier 2010) avec une représentation au Conseil régional et au Conseil général. L’un de ses membres assurera même la vice-présidence, tandis que le Président du département adoptera le drapeau de l’UTG (Union des travailleurs guyanais, une organisation syndicale guyanaise très proche de la CGT française) pour la Guyane. 

Macron affirme néanmoins qu'il ne s'agit pas de faire "un plan contre l'islam"

Pour exposer sa "pensée complexe" (voire incohérente et partisane, mais nous n'y comprenons évidemment rien) sur ce sujet sensible, à un mois des municipales, Macron a passé une journée sous haute sécurité à Bourtzwiller (entouré d'une population rare mais choisie, donc sûre, voire intéressée, à les voir opiner du chef à tout propos et à réclamer des selfies) un quartier populaire de Mulhouse (LR), ville de gauche jusqu'en 2008, jumelée au Mali, où la communauté musulmane est très importante et organisée et où, en décembre dernier, les pompiers ont en effet été alertés pour un feu violent dans les caves d'un immeuble, rapportent les Dernières Nouvelles d'Alsace. Or, c'est une rue perpendiculaire à la rue Saint-Nazaire, où un incendie, également parti d’une cave en octobre 2017, avait fait six victimes. Ce quartier La commune - l'un des 15 territoires faisant l'objet d'une lutte coordonnée contre le repli islamique - compte 31 % de sa population en dessous du seuil de pauvreté, ce qui en fait un terreau propice aux extrémismes politiques de droite comme de gauche et religieux pour l'islamisme. 

Afin d'éviter des prêches non conformes aux lois de la République, la France cessera d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie, en augmentant parallèlement le nombre d'imams formés en France, en sorte qu'ils soient aptes à parler le français. Ceux déjà en France termineront "leur période de présence", a précisé Macron, magnanime.
Sera également mis fin à l'accueil des quelques 300 "psalmodieurs" reçus chaque année durant le ramadan.

Les financements étrangers des lieux de culte - et centres culturels (véritables enclaves en territoire laïc) seront contrôlés (mais nul ne sait comment).

La communauté musulmane de Mulhouse dispose de sa propre médiathèque et de son collège de 11 classes, associés à la mosquée Annour (avec un espace bien-être (salle de fitness, une piscine de 25 mètres où les genres ne se crioiseront pas, un hammam, un spa et un sauna), un espace mortuaire et même un coiffeur) qui a ouvert ses portes en mai dernier (commencée en 2009) et où Brigitte Macron pourra (peut-être) aller dispenser quelques heures de français - président a assuré que les contrôles seront renforcés pour pouvoir bloquer des projets suspects. "Nous devons savoir d'où vient l'argent, qui le touche et pour quoi faire", a-t-il lancé. 
Macron peut prendre ses renseignements auprès de Libération qui rapporte que le Qatar (en fait, une... ONG !) avoue avoir "avancé" deux millions d'euros (ce qui ne préjuge en rien des sommes additionnelles versées ensuite) pour la construction de l'édifice, le deuxième chantier le plus important du Grand Est. Mais Bourtzwiller reste un quartier déshérité.

Autre annonce qui ne coûte rien, la disparition prochaine des ELCO (enseignements en langues et cultures étrangères) qui offrent à 80.000 élèves des cours dispensés par des enseignants envoyés par d'autres pays, parfois non francophones et sans contrôle de l'Education nationale.

La Turquie, candidate à l'entrée dans l'UE, est visée.
Macron s'est attaqué à la Turquie, sachant que les cours de turc dispensés dans ce cadre "sont parfois politisés", explique un conseiller. "On ne peut pas avoir les lois de la Turquie" en France", aurait ajouté cet anonyme.

"En même temps", Macron a certifié qu'il ne veut en aucun cas stigmatiser les musulmans

Il n'hésite d'ailleurs pas à critiquer ceux qui veulent les "repousser vers les extrêmes". Mais, le Normand ménage la chèvre et le chou et pointe aussi "la naïveté qui consisterait à dire 'il n'y a pas de problème, circulez' ".

Il ne voit pas la femme voilée, 
pas plus qu'il n'entend les Français:
Brigitte Macron porte-t-elle le voile à l'Elysée, 
sans qu'il le sache ?
Dans le "monde nouveau" macronien n'est plus le communautarisme : "notre ennemi est le séparatisme" politique (entrisme) et religieux (charia), mais, pour autant, "faire un plan contre l'islam serait une faute profonde", a-t-il insisté à moins d'un mois des élections municipales. Et en même temps, il a averti que toute religion [comme si les catholiques, les juifs ou les bouddhistes menaçaient la démocratie] dit respecter les valeurs de la République, en particulier l'égalité homme-femme.

Reconquête républicaine

Saint Louis en croisade
"Dans la République, on ne peut pas accepter qu'on refuse de serrer la main à une femme parce qu'elle est femme; dans la République, on ne peut pas accepter que quelqu'un refuse d'être soigné ou éduqué par quelqu'un; dans la République, on ne peut pas accepter la déscolarisation; dans la République, on ne peut pas exiger des certificats de virginité pour se marier; dans la République, on ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures aux lois de la République, c'est aussi simple que ça", a-t-il insisté, dans une anaphore qui renvoie notamment au "capitaine de pédalo", Hollande...

"L'islam politique n'a pas sa place" en France, avait affirmé un peu plus tôt le chef de l'Etat, lors d'un bain de foule avec des jeunes du quartier triés sur le volet, qui ont toutefois fait observer qu'ils n'étaient pas invités à son discours de fin de journée.

Il a déjeuné dans le... commissariat du quartier, où vingt policiers de plus ont justement été affectés, au titre de la "reconquête républicaine".
Ces patrouilles de police de proximité ont "apporté un vrai changement, pour apaiser le quartier, pour que les langues se délient et que les gens n'aient plus peur", s'est félicitée la brigadier-chef... Fathia Bouizy, une Française appropriée au contexte de zone abandonnée de la République.

La "visite de terrain" du président de la République est la première étape d'une séquence qui s'étendra au delà des municipales des 15 et 22 mars, dates des élections municipales 2020, il fallait le dire. Et il faudra le tenir.
Il se donne ainsi le temps de réfléchir au contenu, à la méthode et au financement de sa stratégie contre la radicalisation et l'islam politique. Il devrait prochainement évoquer la radicalisation dans les clubs de sports ou associations, pour y installer des "chartes de laïcité". On sait toutefois ce que peut donner une charte de la déontologie des membres du Gouvernement... Il ne reculera sans doute pas non plus devant la création d'un comité Théodule de plus 

Ses annonces floues ont ravi LREM sans convaincre les oppositions

Le sénateur LR Bruno Retailleau a twitté : "Y a-t-il un seul islamiste qui ce soir est inquiet des annonces d'Emmanuel Macron ?"

De son coté Jean-Luc Mélenchon (LFI) lui a reproché de "passer sous silence les églises évangélistes [ou la Franc-maçonnerie ?] qui sont directement liées aux puissances étrangères que sont les Etats-Unis et le Brésil."

Depuis le début du quinquennat, les acteurs politiques pressent Macron d'affirmer sa politique sur ce sujet. Mais aucun acte fort n'est encore posé, tandis que le débat s'est encore durci ces derniers mois autour de la présence de listes communautaristes aux municipales ou sur le port du voile par une mère accompagnant une sortie scolaire.

vendredi 8 novembre 2019

Proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes", déposée par Retailleau (LR)

Quand les sénateurs prennent l'initiative que refusent les députés de la majorité présidentielle

Les listes communautaristes vont devoir avancer voilées


Les parlementaires vont devoir se dévoiler.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déposé une proposition de loi visant à interdire les "listes communautaristes" aux élections, a-t-on appris de son entourage, vendredi 8.

Déposée à quatre mois et demi des municipales, cette proposition de loi "tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes" avait été annoncée il y a quelques semaines par B. Retailleau, qui doit être reçu la semaine prochaine par le ministre apparent de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Le texte vise notamment à empêcher le dépôt de listes ou le financement de candidats soutenant des revendications "fondées sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse" et menant une "campagne communautariste", selon l'exposé des motifs.
Concrètement le matériel électoral devra bannir toute revendication communautariste, et le préfet pourra "faire procéder au retrait des affiches" contrevenant à ce principe, précise la proposition de loi. 
L'élu aura aussi "obligation de respecter les valeurs de la République". Ce qui semble être le minimum, mais qui valait d'être précisé.

Déposée avant LE dimanche 10, jour de la "marche contre l'islamophobie" dont sont accusés les mécréants blancs de France et les auteurs de "lois liberticides" contre les musulmans, selon l'extrême-gauche et les agitateurs de l'islam politique, cette proposition de loi attendue arrive, alors que le débat s'enflamme sur les sujets du port du voile et d'une certaine idée de la laïcité, revisitée par les musulmans intégristes

"Si la religion musulmane a naturellement toute sa place dans notre pays, le fondamentalisme islamique ne saurait en aucun cas trouver la sienne dans notre vie politique", détaille l'exposé des motifs.

Castaner devra recevoir B. Retailleau, accompagné du président de la région Hauts-de-France (ex-LR), le franc-maçon Xavier Bertrand qui a lui aussi appelé à interdire les listes de ce type.

Le texte s'inquiète de "l'essor de l'islam radical", projet "ouvertement sécessionniste" visant notamment "à isoler les musulmans du reste de la communauté nationale et à substituer des lois religieuses [la charia] aux lois de la République".

Retailleau a appelé le chef de l'Etat à "sortir de l'ambiguïté"

Suite au rejet de ses responsabilités par le chef de l'Etat qui s'est dédouané en ces termes : "ce n'est pas mon affaire !", le patron des sénateurs Les Républicains fait valoir, dans un entretien avec Le Figaro vendredi, qu"'il vaut mieux prévenir que guérir car lorsque nous aurons des listes communautaristes élues, il sera trop tard". 

Objets de toutes les inquiétudes, les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon certains experts, dont on attend pas, semble-t-il, qu'ils soient vigilants. Ils estiment que personne ne revendique ce terme et que le risque n'existe donc pas... 
Ces "experts" anonymes inventés par la presse partisane (sous couvert du "secret des sources"?) ne peuvent pourtant pas ignorer que l'Union des démocrates [alors, tout va bien!] musulmans français, UDMF, se revendique anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste, et souhaite le développement du halal, ainsi que le droit au port du voile à l'école, et on en passe et des meilleures (telles la PMA et la GPA) 

Ô surprise, l'UDMF réfute cette étiquette dont elle s'est affublée. Il reste que, dès sa création en 2012, ce parti a suscité une opposition radicale des différents partis de droite comme de gauche (lien PaSiDupes).

samedi 26 octobre 2019

L'islam inquiète un nombre grandissant de citoyens français (sondage IFOP)

Une forte majorité de la population souhaite une interdiction plus large des signes religieux ostensibles

La population s'inquiète de la prise de possession de l'espace public par l'islam
 
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Le voile islamique pour assurer discrétion et sécurité des musulmanes face à la concupiscence des hommes ?
Le président du Sénat Gérard Larcher s'exprimant sur le sujet de la laïcité dans le JDD a manifesté sa déconnexion avec la France réelle en appelant à légiférer sur la question des accompagnatrices scolaires et en rappelant, "en même temps", qu'il faudrait "défendre" la liberté de "porter une kippa, une soutane, une croix ou un voile dans l'espace public".

Le salon du Bourget, kermesse de l'islam ?

Chaque printemps, 
même travestie en association des "Musulmans de France" depuis peu, l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) tenait son Salon dans le Parc des Expositions Paris-Le Bourget.  En 2010, le thème de cette foire était "Etre musulman aujourd’hui – Foi Témoignage Responsabilité". Le "témoignage "prosélyte" était donc déjà assumé au grand jour il y a dix ans dans les 7 halls du Parc des Expositions, 5 d’entre eux étaient occupés par ce salon. Dans le hall 2B (20.000 m2) se trouvait le salon d’exposition, avec une zone pour la restauration (strictement halal, on s’en doute), un "Pôle jeunesse" pour les enfants et les adolescents (et les voyages scolaires organisés par les centres sociaux apolitiques et laïcs avec accompagnatrices voilées), un "Forum associatif" pour la propagande para-religieuse, et l’inévitable "Exposition du Prophète". Le hall 2A servait de salle de conférence, et le hall 2C d’ "Espace VIP". Enfin, la moitié du hall 3 était transformée en salle de prière pour les hommes, et le hall 1 en salle de prière pour les femmes (et pour les éventuels hommes portant la burqa).

Ce salon a attiré à Paris des musulmans venus de toute la France, de Belfort ou Dijon, Bordeaux ou Marseille, et même de Suisse et de Belgique. Par exemple, des voyages en bus étaient organisés depuis Montpellier, Grenoble, Valence, Toulouse, Orléans, Lille, Lyon, Saint-Etienne, Bonneville (Haute-Savoie), etc. D’autres musulmans étaient même venus en avion - empreinte carbone tolérée par Europe Ecologie-les Verts (EELV) -  de pays plus lointains (des pays du Maghreb, mais aussi des pétro-dictatures du Golfe), bien que les écologistes mette la pression aux autres pour qu'ils privilégient les circuits courts de l'économie), et avaient atterri à l’aéroport international de Roissy, à seulement 12 kilomètres de là. 
Une foule de femmes majoritairement voilées se presse, certaines portant un hijab, d’autres un jilbab, d’autres encore un tchador, voire un niqab, car il faut se montrer chez les mécréants. 
Accompagnant leurs femmes, des hommes - plutôt polygames - dont certains portent le kamis (robe blanche plus ou moins longue des intégristes musulmans), et des enfants, dont quelques petites filles, elles aussi voilées dès très ans ou avant, si nubiles.

Il ne faudrait pas croire que ce salon est un simple souk. 
Devant le hall 2B, une grande banderole annonce : "Concours National de Mémorisation du Saint Coran". 
Nous avons donc bien à faire à un lieu religieux, comme peuvent l'être à travers la France les soi-disant centres culturels musulmans qui hébergent certes une bibliothèque mais aussi et surtout une mosquée. Rien qui puisse susciter l’étonnement des personnes informées, puisque, pour les fondamentalistes musulmans, il n’y a qu’un seul livre à lire au monde – non, même pas à lire, seulement à apprendre par cœur pour le recracher automatiquement : le Coran. Des stands de livres islamiques, remplis de commentaires du Coran, de livres de conseils pour les femmes musulmanes, de livres pour enfants, et autres livres islamiques promouvant une vision exclusivement musulmane de la vie et du monde, y compris en France.

Une concentration de femmes
La densité de femmes voilées au mètre carré est remarquable : elles représentent environ 60% du public atteint de fièvre acheteuse et la majorité d’entre elles sont voilées à environ 75%. Les modérées sont une petite minorité, ce qui sous-tend un rôle central de la femme dans l'islam radical.
Ces femmes voilées sont clairement des intégristes, des militantes volontaires et impliquées de l’islam le plus rétrograde, et non des "pauvres victimes" comme le prétendent les naïfs et certaines féministes qui veulent y voir des femmes endoctrinées, soumises à l'homme. Pour ces musulmanes fanatiques, le voile est une arme religieuse. Et c’est pourquoi elles le portent. 

Ici, l' "économie souterraine", c'est la "finance islamique".
Des galeries de voitures chargées de marchandises jusqu'à doubler la hauteur du véhicule, c'est le folklore quotidien des ports de Marseille ou Toulon ouverts sur le Maghreb. Le retour de Maghrébins en France, le temps d'un contrôle médical et d'un retrait d'allocations versées par l'Etat français, ce n'est pas non plus le sujet.La finance islamique, c'est un système économique parallèle dont la face visible serait par exemple les boucheries halal, mais aussi l'ensemble des commerces de bouche, tel les kebabs ou les épiceries de nuit, ainsi que les boutiques de vêtements des quartiers annexés. Au Bourget, des stands tenus par des représentants de mosquées, actuellement en construction à travers toute la France, proposent en bonne place aux "fidèles" de grandes urnes transparentes pour les dons.

La face cachée de la finance islamique est encore plus lucrative et sainte: elle est coranique. 
L'espace Finance Islamique est le dernier né du Salon et il suscite beaucoup d'intérêtEt pas seulement pour le blanchiment du produit de l'économie souterraine. Secteur méconnu de la finance mondiale il y a encore quelque temps, la finance islamique connaît une forte progression depuis plusieurs années et représentait en 2013 près de 1800 milliards de dollars d'actifs bancaires et financiers, selon l'article  "économie française, pays émergents et fonds souverains : les enjeux d'une nouvelle donne financière" publié en 2014 par la Documentation française (voir ci-dessous).
Le terme finance islamique recouvre l’ensemble des transactions et produits financiers conformes aux principes de la Charia, qui supposent l’interdiction de l’intérêt, de l’incertitude, de la spéculation, l’interdiction d’investir dans des secteurs considérés comme illicites (alcool, tabac, paris sur les jeux, etc.), ainsi que le respect du principe de partage des pertes et des profits.
Le 18 décembre 2008, le ministère de l’Economie a annoncé des aménagements fiscaux pour favoriser les montages de finance islamique afin d’attirer les investisseurs du Proche-Orient. Ces mesures concernent deux des principaux outils de la finance islamique : la murabaha et les sukuks.
  • La murabaha est un contrat de vente aux termes duquel un vendeur vend un actif à un financier islamique qui le revend à un investisseur moyennant un prix payable à terme (vente à tempérament).
  • Les sukuk et les produits financiers assimilés sont des titres représentant pour leur titulaire un titre de créances ou un prêt dont la rémunération et le capital sont indexés sur la performance d’un ou plusieurs actifs par l’émetteur. Ces actifs sont affectés au paiement de la rémunération et au remboursement des sukuk ou des produits assimilés.
L’administration fiscale a ainsi décidé de la neutralité fiscale des opérations de murabaha au regard des droits d’enregistrement (le double transfert de droit de propriété ne donne pas lieu à doubles droits d’enregistrement) et de la déductibilité fiscale de la rémunération versée au titre des sukuk.
L'islam politique a une large place au Bourget

Ce sont d'abord les stands de vêtements "communautaires", comme celui de "Maghreb Shirt", qui propose des tee-shirts ornés de slogans tels que "Original muslim", "Algérie mon pays", "Algérie for life" qui ruinent les théories de l'intégration possible colportées par les progressistes exemplaires. On en vient à celui de "Maghreb United", forme arabe de pan-africanisme, avec des slogans du même nom, aux couleurs de l’Algérie : autant de slogans de lutte contre la tentation de l’intégration, pourtant autorisés par les autorités, manifestation de la taqiyya ! Démonstration qu'au Salon du Bourget, l'UOIF pratique la dissimulation et le mensonge que tolère le Coran en milieu ennemi.


L'islam politique met aussi en oeuvre ses associations humanitaires musulmanes.
Des stands associatifs proposent d’aider des pays pauvres, mais les seuls pays mentionnés sur leurs affiches sont des pays musulmans, comme le Soudan, l’Irak, l’Indonésie, la Somalie… ou des familles nécessiteuses, mais uniquement des familles dont la femme est une mère isolée - déjà légalement soutenue par la solidarité nationale - et voilée… Rien d'étonnant donc que la charité en islam soit la moins humaniste et humanitaire au monde. Participe-t-elle d'ailleurs à l'aide aux migrants illégaux?  Bref, des stands proposant tout l’arsenal favorisant la vie du musulman en autarcie et nécessaire aux musulmans qui ne veulent surtout pas s’intégrer en France.

L'islam politique au Salon du Bourget, c'est la propagande pro-palestinienne.
Une obsession partagée avec les partis français d'extrême gauche.
Partout s'étale la propagande pro-palestinienne: ventes de "keffiehs" (encore un grand foulard, mais que portent au cou les terroristes du Hamas et leurs partisans gauchistes en Occident), affiches anti-israéliennes, drapeaux de l’Etat fantasmé de Palestine, stands prétendument humanitaires signalés par de grands panneaux "Gaza soyons solidaires !" (être solidaire de la bande de Gaza, c'est soutenir l’une des plus grandes concentrations de terroristes au monde, selon l'ONU notamment), rien ne manque pour mobiliser (y compris les partisans du Mouvement pour la Paix) et exacerber la haine d'Israël, donc des Juifs, comme dans les quartiers de France à forte concentration musulmane que les Juifs sont poussés à fuir, à force d'intimidations et de violences, et, au final, la haine de l’Occident, donc des pays de l'Union européenne. 
Les Français "de souche" sont exclus.
Au Salon du Bourget, les hommes et femmes de type européen sont l'exception, mais une exception utile. On peut certes en trouver, mais sur un stand agréé, donc celui de telle ou telle organisation partisane prétendument humanitaire. Une exclusion qui est détournée pour alimenter la propagande des media islamophiles sur la "conversion" de 'souchiens' à l’islam. "Il y en a !" assurent les musulmans. Et des journalistes peuvent attester en avoir vus...

La langue française est proscrite 
Une profusion de sons exotiques dépayse l'intrus. Des sons qui n’existent pas en français retentissent dans toutes les directions, puisque, dans ce Salon, la langue dominante est l’arabe. A tel point que, dans cette enclave arabe de l'Ile-de-France, même les enfants qui apprennent et parlent le français à l'école de la République distribuent des prospectus en langue arabe et en s’adressant à vous dans une langue d'ailleurs, débutant par un 'As-salam aleïkoum' (formule de l'entre-soi musulman signifiant : "Que la paix soit avec vous", que l'on soit sunnite ou chiite ?).

Une volonté de non-intégration et donc un appel au rejet de la France 
L’UOIF est censée être l’Union des Organisations Islamiques "de France", mais certainement pas des Français de confession musulmane comme tout l'indique dans ce Salon, un salon qui marque la séparation avec la France, et non l’adhésion à la culture de la France, même laïque et surtout pas laïque. Dans ce salon communautariste, les musulmans viennent chercher la confirmation de leur intégrisme, voire son renforcement et non des raisons d’aimer la France et, à défaut, de la respecter. Plus ce pays en fait pour traiter les musulmans comme des Français à part entière, plus ils y voient les signes de la faiblesse de la démocratie. Nous leur donnons les preuves de notre veulerie et de notre renoncement à être une grande nation forte. Ainsi méritons-nous leur mépris.

Pourquoi continuerions-nous à nous humilier ?
Nos dirigeants politiques qui laissent l’islam fleurir partout en France veulent-ils une France asservie et soumise à l’obscurantisme d’une religion moyenâgeuse dominée par des musulmans intégristes conquérants, qui rêvent de l'instauration d'un Etat islamique en France, : le "monde nouveau" de Macron sera-t-il un 'califat', clone de Daesh, une dictature musulmane ? 


La question taboue de la ­laïcité face à la montée de l'islamisme débridé divise davantage le monde politique que les Français, racontent certains, des sachants aveuglés d'idéologie et de vertu, qui se posent en experts. 
Or, l'enquête approfondie effectuée en octobre par l'Ifop pour le JDD révèle un net durcissement de l'opinion face à toutes les manifestations religieuses dans l'espace public, ce qui permet de confirmer, sans amalgame, ni grand risque de procès en discrimination, une focalisation particulière de la réprobation sur la religion musulmane. 
A Emmanuel Macron, qui assurait jeudi que le port du voile hors des enceintes scolaires n'était "pas [son] affaire", les citoyens répondent en quelque sorte que si c'est leur affaire, qu'il le veuille ou non, c'est aussi la sienne…

78% des personnes interrogées pensent que la laïcité est menacée, souligne ce sondage Ifop pour le "Journal du dimanche".

Huit Français sur dix jugent le modèle laïc français menacé de l'intérieur, montrant aux acteurs politiques aux bras ballants une inquiétude partagée quelle que soit l'appartenance politique. D'après cette étude, cette menace sur la laïcité rend 35% d'entre eux "tout à fait" inquiets pour eux-mêmes et l'avenir de leurs enfants, et à 43%"plutôt" préoccupés, contre 22% d'un avis contraire.
A la même question posée en 2005, seuls six Français sur dix (58%) jugeaient la laïcité menacée.
L'inquiétude pour la laïcité est majoritaire quelle que soit la préférence politique des sondé(e)s. Ceux se déclarant proches du RN sont les plus inquiets (91%), davantage que les proches de LR (85%), ceux de LREM (79%), ceux de LFI (68%) et ceux du PS (64%).

61% des Français pensent que "l'islam est incompatible avec les valeurs de la société française"
Une communauté qui n'aurait que des droits et aucun devoir
est une population inadaptée et indésirable
Les sondés sont également 80% à penser que "la question de la laïcité se pose aujourd'hui différemment en France s'agissant de la religion musulmane" (contre 20% d'un avis contraire). Ils sont 61% à penser que "l'islam est incompatible avec les valeurs de la société française"
Les Français interrogés sont très majoritairement favorables à l'interdiction des prières de rue (82%), une pratique largement dépassée au fil de ces sept dernières années, mais également 82% sont favorables à l'interdiction du port de signes religieux (croix, voie, kippa, ...) pour les usagers des services publics (75%), les accompagnants de sorties scolaires (73%), et les salariés du secteur privé (72%). Ils sont en revanche favorables en majorité aux menus de substitution sans porc dans les cantines scolaires (61%), un avis assurant la communauté à problèmes de leur bonne volonté. Même à sens unique : la disparition du poisson au menu du vendredi ne dérange pas les écologistes qui prônent moins de viande dans notre alimentation.

La "défense de la laïcité" est jugée "tout à fait prioritaire" par 39% des sondés, loin derrière la santé (premier domaine cité, avec 82%), mais aussi la lutte contre le chômage, le pouvoir d'achat, la lutte contre la délinquance, la protection de l'environnement et la lutte contre l'islamisme. La laïcité est un concept mal perçu du fait des conflits qu'elle génère, après un siècle de paix religieuse mise à mal par l'introduction de l'islam en France. 
Dans le détail, les sondés les plus préoccupés par la laïcité sont ceux qui sont proches du PS (50%) et ceux qui sont proches du RN (48%).
Enquête réalisée les 24 et 25 octobre auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.