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lundi 15 avril 2019

Les Gilets jaunes blessés sont-ils fichés aux urgences des hôpitaux publics ?

Buzyn couvre-t-elle le fichage par Castaner des Gilets jaunes soignés en hôpital public ?

Au moins un hôpital public parisien fiche les Gilets jaunes accueillis aux urgences, révèle  Priscillia Ludosky, figure des Gilets jaunes.

Résultat de recherche d'images pour "buzyn castaner"

C'est un de ses posts sur Facebook qui a donné l'alerte. Sur la photo du registre d'un service d'urgences, on peut lire la mention "manif" dans une colonne.

Priscillia Ludosky met ainsi en garde les manifestants du risque de fichage politique des personnes venant se faire soigner en hôpital public, lors d'une mobilisation des Gilets jaunes. "Hôpital parisien demande à son personnel de signifier sur les fiches de renseignement si la personne arrivée aux urgences vient suite à une manif", a-t-elle posté.

Dailymotion oppose des interdictions troublantes "rappelant les périodes les plus sombres de notre Histoire": 

Voici toutefois le document soumis à une "restriction d'âge" par Dailymotion...


20 Minutes a alors mis en doute l'affirmation de la responsable Gilet jaune, alors que 
Priscillia Ludosky a informé les militants à visage découvert et, qui plus est, en fournissant mieux que l'origine, la preuve de ce qu'elle avance, ce dont se garde la presse, au nom du "secret des sources", dont elle bénéficie sans raison républicaine. 
De son côté, un médecin urgentiste anonymé (à la différence de la lanceuse d'alerte) a expliqué la procédure en cours dans les hôpitaux. Il faut savoir que, dans le régime policier actuel, "quand une personne arrive aux urgences, on crée un dossier administratif, qui comporte notamment les motifs de son arrivée, comme un accident par exemple (...) Il n'y a pas de fichage", assure-t-il néanmoins.

Les inquiétudes partagées par les soignants sur la confidentialité

Néanmoins, le médecin urgentiste masqué note "une forte suspicion que le ministère de l'Intérieur veuille récupérer l'identité des manifestants". 
Une inquiétude partagée par les manifestants et le personnel soignant. Il confie ainsi que lors des manifestations du 8 décembre, SIVIC avait été activé. "C'est une procédure prévue en cas d'attentat ou d'événement grave comme un accident d'avion, qui permet de répondre aux proches demandant des nouvelles des victimes", éclaire-t-il. 
Cette base partagée et sécurisée, Voozanoo, a été développée par Epiconcept en 2002. Voozanoo est un socle applicatif web, sécurisé et Open Source qui permet de créer des bases de données multi-centriques sécurisées dans le domaine de la santé publique et de la recherche. Epiconcept et les applications développées sur la base de Voozanoo sont agréés par le Ministère de la Santé au titre “d’hébergeur de données de santé à caractère personnel” depuis 2012, quand la ministre était socialiste et nommée Marisol Touraine.
Par délibération n°2016-208 du 7 juillet 2016, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) autorise le ministère des affaires sociales et de la santé à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalité l’établissement d’une liste unique des victimes d’attentats pour l’information de leurs proches par la cellule interministérielle d’aide aux victimes, intitulé 'SIVIC'. Or, ces données sont alors accessibles au ministère de l'Intérieur.
Troublé par la possibilité de dérive, le milieu urgentiste avait obtenu de la Direction de la santé un recul concernant l'activation du SIVIC. 
"Depuis, il n'a plus été utilisé", assure-t-il désormais, en dépit de cet exemple, dont rien n'indique qu'il est isolé. 

Les urgentistes soulignent donc une "suspicion forte sur le partage de ces informations, comme sur la porosité forte entre certaines directions hospitalières et le ministère de l'Intérieur en la matière".

Martin Hirsch
qui est directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris depuis 2013 et que le médecin urgentiste Patrick Pelloux trouve vertueux a-t-il communiqué sur le sujet ?

dimanche 28 décembre 2014

Les médecins libéraux durcissent leur mouvement

Les médecins généralistes et spécialistes développeront des abcès de fixation

Des actions coup-de-poing sont envisagées


Si les réquisitions ont permis de contre-carrer la grève des médecins libéraux, elles ont pour effet de provoquer une première manifestation lundi à Rennes.

Malgré une mobilisation très forte depuis mardi – 
en moyenne 80 % des cabinets sont restés fermés –, les patients étaient prévenus et n'ont pas abusé des services d'urgence, en guise de soutien au mouvement. 
L'annonce du développement des grippes et des gastro-entérites ne s'est pas vérifiée pendant les fêtes. Alors que le projet de loi de santé sera examiné en avril au Parlement, la détermination des généralistes n'a pas faibli et le mouvement  prévu pour durer jusqu'au 31 décembre, se poursuit. 
Opposée à la généralisation du tiers-payant prévue -sans concertation- dans le texte de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui refuse d'assurer les gardes pendant les fêtes, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) " assure que les services du ministère et des agences régionales de santé (ARS, qui proposent aux préfets des médecins de garde à réquisitionner) passent de mauvaises fêtes", raille Jean-Paul Ortiz, son président.

Les blouses blanches en grève avaient promis de montrer ce que serait "une France sans médecins libéraux".
"Tant mieux s'il n'y a pas eu de crise, on ne fait pas grève pour que les gens meurent ! Les médecins ont une éthique et, comme nous l'avions annoncé, aucun gréviste ne s'est soustrait à la réquisition." 
A la tête de la Fédération des médecins de France (FMF troisième force syndicale de médecins derrière MG France et la CSMF), Jean-Claude Hamon souligne également l'esprit de responsabilité de ses adhérents, généralistes et spécialistes : "On a parlé de la grève partout, y compris avec les patients. Nous avons introduit la notion de queue dans les cabinets, avec une raréfaction de l'offre. Or, c'est ce qui passera si la loi est adoptée : la désertification de la médecine libérale."
C'est à l'évidence l'objectif du pouvoir socialiste qui - en quelques 24 heures seulement - a donné satisfaction aux urgentistes du service public, alors que Touraine a reporté la concertation avec les médecins libéraux à 2015. 

VOIR et ENTENDRE ce reportage en Vendée:

Touraine réplique par le mépris 

Les médecins libéraux ont respecté leurs patients et le public ne s'est pas rué sur le 15. D'abord, ils se sont organisés pour n'exposer ni leurs patients, ni le ministère de la Santé et les agences régionales de santé. "La grève était annoncée et nous leur avions facilité le travail en fournissant la liste des médecins de garde au conseil de l'ordre", souligne Jean-Claude Hamon (FMF). 

Signe de l'inquiétude du ministère, les syndicats révèlent avoir été contactés en début de semaine pour évaluer la mobilisation à venir. Résultat, malgré un taux de fermeture record, jusqu'à 94 % aux Antilles, selon la CSMF, "les autorités ont réquisitionné à tour de bras", résume Jean-Paul Ortiz. "Des généralistes de garde, des structures comme SOS Médecins, des spécialistes dans les cliniques, des équipes de centres de radiologie… Même les régulateurs libéraux [qui orientent les patients au 15] ont été réquisitionnés. Du jamais-vu !" Sauf en régime totalitaire. 

Le professeur Debré dénonçait donc à juste titre la volonté d'étatisation du secteur libéral de médecine par le gouvernement

Autre élément, l'absence actuelle d'épidémies, en dehors de la gastro-entérite. Mais si les patients n'ont pas envahi les urgences, ils ont afflué dans les cabinets de garde. "A Clamart, le temps d'attente était deux fois plus long que d'habitude, deux heures en moyenne", confie Jean-Claude Hamon. Enfin, certains malades légers ont sans doute renoncé à consulter ou ont pris les devants.

Après les bonnets rouges, les bonnets blancs?

Après six jours de mobilisation, les grévistes déplorent qu'aucun dialogue n'ait été ouvert par le ministère de la Santé, alors que les urgentistes ont obtenu en une journée une renégociation favorable. "La démographie libérale s'effondre : il y a trente ans, 60 % des médecins s'installaient en libéral; ils ne sont plus que 30%. Si Marisol Touraine s'accroche à cette généralisation du tiers-payant, la vraie crise sanitaire va avoir lieu", avertit le président de la FMF. Pour "soigner la surdité gouvernementale" sur ce point et sur la revalorisation de la consultation à 25 €, la pression sera maintenue jusqu'en avril.
Marisol refuse de rencontrer les médecins libéraux: ce ne sera même pas le 5 janvier, mais le 12, pas avant.

Le 5 janvier, les cliniques rejoindront le mouvement. 
Le 6, le syndicat de généralistes MG-France a décidé une "journée sans cabinet"

D'autres idées sont en incubation. Comme
l'arrêt de la télé-transmission des feuilles de soin à la Sécurité sociale. Il suffirait de ne pas utiliser la Carte vitale pour 30 % des dossiers pour "noyer la Sécu sous la paperasse"
Ou encore une grève des gardes qui exigerait que tous les médecins soient réquisitionnés, y compris ceux de santé publique et de sécurité sociale. 
"Des actions coup de poing plus spectaculaires" ne sont pas exclues, prévient Jean-Paul Ortiz. "Nous ne lâcherons pas. Cela s'appelle une guérilla." 

Lundi, la manifestation prévue à Rennes (Finistère) pourrait être le coup d'envoi d'un mouvement des "bonnets blancs"?

mercredi 24 décembre 2014

Généralistes : plus de 70% de cabinets médicaux en grève selon MG France

Tout pour les urgentistes et rien pour les généralistes


Entre 40 et 80% de généralistes en colère, selon MG France

Tandis qu'en à peine plus de 24 heures d'un psychodrame réglé par l'AMUF, les urgentistes ont arrêté leur mouvement de grève et que le Dr P. Pelloux vante un accord historique qu'il attribue à sa ministre, Marisol Touraine, alors qu'il s'agit de la mise en scène d'un alignement sur les exigences européennes, les généralistes ont pris la relève, ainsi que les spécialistes.


Le mouvement de grève des médecins généralistes est largement suivi.
Entre 70% et 80% des cabinets étaient fermés mardi, selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) mercredi relayée par Le Monde. Dans une majorité de régions, le taux de cabinets fermés atteint 80 %, voire 90 %, en Alsace, Bretagne, Centre..., a ensuite précisé son président, Jean-Paul Ortiz, lors d'un point de presse. 


La continuité du service est assurée

"Face à l'ampleur du mouvement, les préfets ont dû s'atteler à de vastes procédures de réquisition sur l'ensemble du territoire", ajoute le syndicat dans un communiqué. Mardi, au premier jour de la grève, MG France (premier syndicat chez les généralistes) donnait une fourchette de 40% à 80%  de grévistes
Les généralistes n'étant pas obligés de se déclarer grévistes, il est difficile de savoir combien le sont réellement à une période où beaucoup de médecins sont tout simplement en congés.  

Le gouvernement, lui, a affirmé qu'aucune difficulté d'accès aux soins n'a été constatée. La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, s'est aussitôt félicitée d'une situation " parfaitement calme et maîtrisée" et a affirmé que ce mouvement de grève n'a provoqué "aucun afflux" de patients dans les services d'urgence des hôpitaux. 

Contre le projet de loi Santé

La grève doit se poursuivre jusqu'au 31 décembre pour les généralistes, mais aussi les spécialistes. Les médecins protestent massivement contre le projet de loi Santé qui arrivera au Parlement début 2015.

Les médecins libéraux contestent plusieurs dispositions du projet de loi santé, fixées sans concertation et qualifiées de "mesures inacceptables" et "délétères" par la CSMF, dont la généralisation du tiers-payant (une dispense de frais pour les patients), l'autorisation de vaccination donnée aux pharmaciens, ou encore l'excès de pouvoir conféré aux administrations régionales de santé

Ils réclament également une revalorisation de la consultation de 23 à 25 euros. 

La ministre n'entend pas engager le dialogue avant la rentrée de janvier. 





lundi 22 décembre 2014

Debré (UMP) soutient le mouvement de grève des urgentistes et des généralistes

Le professeur Bernard Debré soutient ses confères

Député UMP,
Bernard Debré a dit lundi soutenir la grève des médecins urgentistes, "submergés" et "pas assez payés"

 
Le diagnostic du gouvernement est sûr:les terroristes faucheurs de passants
sont tous des déséquilibrés !  
"Vous avez les médecins urgentistes dans les hôpitaux puisqu'il n'y a quasiment plus d'urgences ailleurs. Les médecins libéraux ont plutôt abandonné les urgences et les Français vont dans les hôpitaux même quand ce n'est pas une véritable urgence". Résultat, "les médecins urgentistes sont submergés, 60 à 70 heures, avec les difficultés relationnelles que vous savez (...), et en plus, ils ne sont pas assez payés", a déclaré B. Debré lundi sur France Info.

Les urgentistes donnent lundi le coup d'envoi d'une semaine de grèves des professionnels de santé, avant d'être rejoints par les généralistes, puis les spécialistes.

B. Debré dénonce aussi une atteinte à la médecine libérale

Le député soutient l'opposition des généralistes au tiers-payant généralisé, avec lequel "il n'y aura plus de médecine libérale". Les médecins libéraux dénoncent en effet le projet de loi Santé porté par Marisol Touraine, parlant d'une "étatisation insupportable" de la médecine.
Une agression concertée contre le secteur libéral. Six ans après la publication du rapport Attali, le gouvernement Valls II s'est déjà attaqué aux professions réglementées pour libérer la croissance, selon ses dires. Au risque de faire face à de nouvelles frondes, mais l'exécutif a lâché des concessions aux notaires.

S'agissant de la généralisation du tiers payant, "évidemment, les Français sont d'accord", ironise B. Debré. Mais "le médecin ne sera plus libéral, il dépendra uniquement de la Sécurité sociale qui le paiera quand elle aura le temps. Il n'y aura plus de médecine libérale", a affirmé le député de Paris, par ailleurs chirugien et professeur de médecine.

Interrogé sur RTL, le député UMP Eric Woerth a lui aussi dénoncé la généralisation du tiers payant. "La gratuité des soins, c'est évidemment une dévalorisation de leurs propres actes. Aujourd'hui, il y a la CMU, il y a une gratuité des soins, personne n'avance les 23 euros d'honoraires quand on a la CMU. Je pense que le gouvernement ou l'assurance-maladie cherche à se faire de la trésorerie sur le dos des médecins".

"Il ne faut pas non plus considérer que tout est gratuit, la santé ne peut pas être totalement gratuite, il y a un reste à charge qui doit être pris, en tout cas un effort qui doit être fait", a insisté le député de l'Oise.

En cherchant à se faire valoir, la ministre a irrité les urgentistes


Un accord est en vue avec les urgentistes, a clamé Marisol Touraine, avant même que les médecins aient pu prendre connaissance de ses propositions. Propices, selon elle, à la levée de leur grève débutée le jour même, en prélude à une grève des médecins libéraux, elle s'est empressée de déclarer devant les caméras: "Je viens de signer l'instruction concernant l'organisation de leur temps de travail qui va leur permettre de lever leur préavis", s'est hasardée la ministre à l'issue du Conseil des ministres.


Le président de l'Amuf, Patrick
Pelloux a jugé que les propositions de la ministre allaient "dans le bon sens", tout en démentant la levée du préavis.

dimanche 21 décembre 2014

Prise d'otages des malades par des médecins contaminés par le terrorisme islamiste

Dommage collatéral du recrutement de médecins du Tiers-monde ?
Début du mouvement de grève avec les urgentistes, dès ce lundi 22

Mieux vaudra ne pas avoir besoin d'eux.
Ce ne sera pas la fête pour les malades: la trêve des confiseurs, ils ne connaissent pas... Les médecins seront en grève toute la semaine, pendant toute la durée des fêtes, à commencer par les urgentistes dès lundi, suivis par les généralistes, puis les spécialistes.

Des négociations entre les urgentistes et le ministère de la Santé se sont poursuivies ce week-end, selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine de la grève illimitée à partir de lundi.

Le ministère a fait des propositions et les urgentistes ont obtenu "des avancées" sur la reconnaissance du temps de travail, a assuré Patrick Pelloux, président de l'AMUF. Mais le mouvement est maintenu: l'association connaît le gouvernement et attend de lui  un engagement ferme, a-t-il précisé.

La profession, qui dénonce des conditions de travail pénibles, souhaite une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.

Le syndicat compte sur un taux de "80% de grévistes". Mais le pouvoir assure qu'il maîtrise et qu'il n'y a pas lieu de paniquer pour lundi : les urgentistes peuvent être assignés et, surtout, la grève consistera à porter un "badge".
L'AMUF est très accommodante, depuis deux ans. Il y a une dizaine d'années, Jospin avait été battu par le FN et c e syndicat avait contribué à dénoncer les vagues de décès de la canicule, mais c'était en 2003... Pelloux est devenu grand. 

Comment combattre le terrorisme médical ?

"Joyeuses fêtes"! nous souhaitent les généralistes, spécialistes et urgentistes en grève pendant les vacances. Où et comment trouver un médecin?  A quel médecin se vouer à Noël?

La colère est quasi unanime dans la profession. Moins ils en font, plus les généralistes, spécialistes et urgentistes sont mécontents. Comme des chauffeurs routiers, ils ont choisi les vacances de Noël pour protester, notamment, contre la loi santé de Marisol Touraine. Un mouvement qui s'annonce très suivi, selon les syndicats. "C'est historique, on s'achemine vers une mobilisation de l'ampleur de celles du début des années 2000", affirme Jean-Paul Ortiz, à la tête de la Confédération des syndicats médicaux français. "On sera dans certains secteurs à 20% ou 30% de grévistes et jusqu'à 100% dans d'autres. C'est une mobilisation inédite qui va poser problème puisque nous voyons en moyenne un million de patients par jour", ajoute Claude Leicher, président de MG France, syndicat de médecins généralistes.
Votre colique néphrétique ou votre cystite attendra 2015
Que faire en cette fin d'année propice aux épidémies et aux petits et gros bobos, si la gastro s'abat sur vous, si vous vous blessez à la main en ouvrant une huître ou si votre nouveau-né avale de travers? "Je veux rassurer les Français et leur dire que ceux qui seront malades, je ne leur souhaite évidemment pas, trouveront à se faire soigner", a assuré ce mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine, la bouche en coeur.

Reportez les consultations non-urgentes

Vous n'êtes pas médecin, mais vous savez distinguer une belle migraine d'un AVC... "Il est conseillé aux patients souffrant d'une maladie chronique de contacter leur médecin quelques jours avant le début de la grève", note le Dr Leicher. Sachant que l'appel à la fermeture des cabinets médicaux s'étend du 24 au 31 décembre, il vous reste une semaine pour prendre vos dispositions. Même chose pour les rendez-vous non-urgents chez les spécialistes. Dans tous les cas, grève ou pas, étant donné les délais d'attente, les chances pour trouver un ophtalmologue, un dermatologue ou un cardiologue en si peu de temps auraient été faibles. Le rendez-vous sera repoussé d'autant, mais c'est un détail.

Contactez votre médecin traitant

C'est le premier réflexe à avoir pour vérifier s'il suit ou non le mouvement de grève: un sur deux est annoncé en rébellion... Mais vous apprendrez peut-être que, s'il travaille, c'est parce qu'il a été réquisitionné. "C'est de la responsabilité de l'Etat et des préfets de réquisitionner des médecins pour assurer la permanence des soins. Aucun médecin ne va s'y soustraire et abandonner ses patients", assure le Dr Ortiz, qui à titre personnel sait déjà qu'il sera de garde le 29 décembre. 
Le cas échéant, composez le 15 ou le numéro de permanence des soins de votre département, sachant qu'étant aussi en grève, SOS Médecins pourraient ne pas répondre à votre appel de détresse. "Un médecin généraliste vous répondra et verra s'il peut vous aider ou vous orientera vers les urgences le cas échéant", poursuit le Dr Ortiz. 
Par ailleurs, l'Union syndicale des médecins de centres de santé a assuré qu'une partie -dans quelle proportion- des centres de santé polyvalents seront ouverts.

En cas d'urgence, les urgences ? En grève !... 


Les urgences doivent justement être réservées aux situations... d'urgence. "Sinon les services vont être engorgés et débordés par des problèmes qui auraient pu être traités différemment", pointe le Dr Ortiz, si les cabinets ne ferment pas. Or, les médecins généralistes en association s'entendront-ils entre eux pour assurer un service de garde?
 
D'autant que les médecins urgentistes seront eux aussi en grève à partir du 22. Ceux qui compensent le désengagement sanitaire des médecins embourgeoisés seront présents avec tracts et brassards. "Nous acceptons les assignations et réquisitions faites en bonne et due forme. Nous ne pouvons pas abandonner les malades et laisser mourir les patients qui viendraient après un arrêt cardiaque ou un accident", commente Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France qui ne mentionne pas le cas médiatique et populiste des nourrissons. 
Mais l'urgentiste ne s'attend pas à être débordé. "D'autres grèves des médecins libéraux ont déjà eu lieu pendant les vacances de Noël, et beaucoup ferment traditionnellement leur cabinet à cette période, la situation cette année n'aura donc rien d'extraordinaire", affirme-t-il, occultant la solidarité des médecins du service public de soins. Il redoute bien plus le début d'épidémie de grippe qui pourrait intervenir très prochainement. Sans compter les gastro-entérites qui se développent d'ores et déjà, mais que Pelloux omet aussi dans un souci socialiste d'apaisement qui contraste sérieusement avec sa virulence pré-2012...

vendredi 19 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: des preuves contre le déni de vols et de caillassage

La droite est réprimée, mais la diversité est protégée

Le pouvoir a-t-il voulu cacher une réalité trop clivante ? 

Il y a bel et bien eu des scènes de vol et de caillassage après le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge, contrairement à la version officielle véhiculée par les autorités politiques policières ou sanitaires et sa suite de media dociles. Une page du rapport de synthèse des affaires marquantes du 10 au 16 juillet de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS)  est consacrée à l'opération de sécurisation mise en place après la catastrophe ferroviaire par deux sections de la CRS 37-Strasbourg retirées au cantonnement de Meaux. 

Or, ce compte rendu des forces de l'ordre est sans ambiguïté. 
"À leur arrivée, les effectifs de la CRS 37 devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles", note la synthèse de la DCCRS. 
Un constat fort différent de celui dressé par les responsables de la Croix-Rouge et du SAMU qui affirmaient n'avoir constaté "aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale" en gare de Brétigny. 

Pourtant le rapport de synthèse de la DCCRS va même plus loin
"Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s'emparer d'effets personnels - doux euphémisme!- éparpillés sur le sol ou sur les victimes." Et la note d'enfoncer le clou : "Les fonctionnaires protégeaient ensuite les lieux de l'accident pour favoriser le travail des enquêteurs et des techniciens et sécuriser la visite des nombreuses autorités (président de la République, Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre des Transports, ministre de la Santé...).

Les démentis officiels sont autant de promesses d'impunité

La lecture de la synthèse révèle qu'un dispositif de sécurité très important a été déployé pour faire face aux débordements sur place. Ainsi, pour assurer des escortes d'ambulances, un équipage motocycliste de la CRS autoroutière Sud-Ile-de-France était également réquisitionné. Par ailleurs, deux autres sections de la compagnie 37, employées sur le département de la Seine-et-Marne, ainsi que les fonctionnaires de la CRS 51-Orléans, utilisés sur le département de la Seine-Saint-Denis étaient appelées en renfort.

Pourtant, ministres et sous-préfet présents sur place ont démenti à l'unisson tout caillassage sur les forces de secours et vol sur les victimes. 
Ainsi, sur i>Télé, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier déclara ne pas avoir eu connaissance "de victimes dépouillées", faisant simplement état "d'actes isolés" et "de pompiers qui par petits groupes ont été accueillis de façon un peu rude". 
Le sous-préfet d'Estampes, Ghyslain Chatel, démentait pour sa part que les secours aient fait l'objet de jets de projectiles, à l'exception "d'un camion de pompiers, qui pourrait avoir été visé mais pas touché".

Le défilé des élus a-t-il facilité la tâche des secouristes et des forces de sécurité ou Hollande et Ayrault, Valls et Touraine, Placé, Huchon et Guedj ont-ils contribué au désordre et ajouté au chaos ?

Rien que trois enquêtes...

Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne, persiste et signe jeudi: "J'étais sur place; il y a certes eu des tensions pour repousser des individus, mais je n'ai vu ni scène de pillages ni violences urbaines. J'ai déclenché une enquête pour en avoir le coeur net." 

Le Parquet d'Évry a ouvert une enquête préliminaire pour vol en réunion avec violences, à la suite des incidents qui se sont déroulés sur les lieux de la catastrophe. 
Les autorités avaient seulement reconnu qu'un urgentiste du SAMU s'était fait voler son portable, tandis que le SAMU prétendait n'avoir rien constaté.

Quelques 90 "équipiers" de la Croix-Rouge, ont été mobilisés "à partir de 18h30", selon Jean-François Riffaud, le directeur de la communication de la Croix-Rouge, soit 1 heure 15 après l'accident. "Nos équipiers n'ont rencontré aucun problème avec des badauds. Il n'y a pas eu d'agressions, nous avons travaillé de façon tout à fait normale", a affirmé J.-F. Riffaud, qui était pourtant sur place à Brétigny vendredi. 

Même mot d'ordre du côté du SAMU de Paris. Le chef de service
Pierre Carli a dit à la presse qu'il n'avait pas eu connaissance d'éventuels caillassage ou pillage, dont ses équipes auraient été victimes, tout en notant que la zone d'intervention était étendue. Joint par l'AFP, les pompiers de l'Essonne n'étaient pas en mesure de répondre samedi après-midi.
Dans le cadre de cette affaire, seulement cinq personnes ont pourtant été placées en garde à vue puis relâchées, les perquisitions à leurs domiciles n'ayant rien donné. Eux-mêmes ont nié toute participation à ces vols. L'un d'eux a néanmoins été formellement reconnu comme l'auteur du vol du téléphone par sa victime. Selon le Parquet d'Évry, aucune plainte pour d'autres vols n'aurait été à ce jour déposée.

Les responsables politiques à droite et à l'extrême droite qui ont dénoncé les pillages et les violences pillage se sont vu opposer des réactions indignées. Le délégué général de l'UMP, Eric Ciotti a dénoncé "des agressions barbares" contre les victimes et les secouristes, tandis que le député UMP Lionnel Luca s'en prenait sur Twitter à "des attitudes scandaleuses de voyous charognards". 

Le FN a pointé des"comportements abjects et immoraux".

Les socialistes,
 en revanche, n'ont pas été villipendés.


Le sénateur PS n'a pas tardé à se soummettre à la thèse officielle:

Ces révélations du rapport ne vont pas manquer de relancer la polémique. 
En effet, dès le vendredi, le syndicat de police Alliance avait fait état de scènes de pillage, un quart d'heure après la catastrophe, par un groupe de jeunes "qui semblaient porter secours aux victimes" mais qui "aurait dépouillé les victimes et notamment les premiers cadavres".

Selon des témoins interrogés par Le Monde, une trentaine de jeunes charognards venus des environs avaient caillassé des pompiers qui portaient secours aux victimes.

De nombreux responsables socialistes ou ministres du gouvernement avaient apporté des démentis virulents

Des commentaires avaient visé le syndicat. 
Le syndicat avait alors quelque peu molli. Aujourd'hui, la synthèse de la DCCRS, même si elle ne mentionne pas le terme de cadavre, ni celui de pillage, semble bel et bien donner raison au syndicat.

N'aurait-il fallu un "accueil un peu rude" des autorités qui sont allées parader sous haute protection et ont ainsi accaparés l'attention des effectifs mobilisés, mais les ont détournés des soins d'urgence et de la sécurité à apporter aux victimes ? 

lundi 29 décembre 2008

Des lits de réanimation étaient disponibles, informe Bachelot

Le catastrophisme va si bien à la gauche
Dans la nuit de samedi à dimanche, il y avait un nombre suffisant de lits de réanimation disponibles en région parisienne pour accueillir un patient en malaise cardiaque. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a apporté les précisions qui manquaient aux professionnels qui préfèrent accuser à se remettre en cause.
Cette déclaration fait suite au décès dimanche matin d'un homme de 57 ans, pour qui les services hospitaliers se sont avérés mal coordonnés et n'avaient pas réussi à trouver en temps utile l’une des onze places adaptées et disponibles.

Des urgentistes qui font un mauvais diagnostic ?

Mme Bachelot a confirmé lors d'une conférence de presse les difficultés rencontrées dans la nuit de samedi à dimanche par le SAMU de l'Essonne pour orienter cet homme, victime d'un malaise cardiaque à Massy, vers un lit de réanimation dans un hôpital proche, mais elle a affirmé qu'il s'agissait d'un problème d'organisation et non de manque de lits.
"En temps normal, nous sommes avec une trentaine de lits disponibles en Ile-de-France, là nous sommes dans une période de tensio, mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de 20 minutes du malade", a-t-elle affirmé, jugeant qu'"il y avait toute possibilité d'accueillir" le patient.
"Il n'y a pas de dysfonctionnement structurel", a-t-elle ajouté pour répondre aux réactions politiques et syndicales, qui, sous la direction du bon Dr Pelloux, ont hasardé une corrélation entre ce décès et un manque de moyens des hôpitaux et plus particulièrement des services d'urgences et de réanimation pendant les fêtes de fin d'année. A noter, en passant, qu'il est aussi rieur que Sa Cynique Majesté Royal est souriante...

Mme Bachelot a fourni une chronologie détaillée des faits
"24 ont été sollicités avant que l'hôpital Bichat n'apporte une réponse favorable à 5 heures du matin", a déploré la ministre.
Elle précise que le patient a toutefois été préalablement orienté vers l'hôpital Lariboisière, également à Paris, pour réaliser une coronarographie. C'est dans l'enceinte de cet hôpital qu'est survenu le décès vers 6H00, selon.

La ministre ne veut pas davantage de victimes
> A l’attention de ceux qui citent le Dr Juvin, rappelons que si le chef de services des Urgences de l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine) a mis en évidence un manque de "pilotage régional" des hôpitaux,
- il estime aussi qu’attribuer à "un manque de moyens" le décès de ce patient cardiaque de Massy (Essonne) est "incroyablement malhonnête",
- il a également mis en garde contre la "récupération politicienne" de cette affaire.

> Pour autant, les militants d’opposition doivent apprendre la tolérance, accepter la contradiction et permettre à la droite de diffuser quelques faits dérangeants et d’ainsi combattre les contre vérités répandues par la presse de gauche et colportées par la base amère et peu regardante.

La ministre manifeste beaucoup de sang-froid

  • Plutôt que d’exprimer des sentiments ou des prévisions alarmistes, Roselyne Bachelot manifeste de la mesure et a ainsi refusé de se prononcer sur d'éventuelles responsabilités, renvoyant à l'enquête qu'elle a demandée auprès de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).
    "Il y a des zones grises", a-t-elle estimé, jugeant "incompréhensible" le délai pour trouver un lit de réanimation alors qu'un nombre suffisant semblait disponible.
  • La ministre a aussi rendu hommage
    Roselyne Bachelot a également tenu à signaler qu'il y avait eu "une bonne prise en charge initiale du patient", c'est-à-dire les soins d'urgence réalisés à son domicile par le SAMU de l'Essonne puis ceux réalisés par un réanimateur aux urgences de l'hôpital de Longjumeau, où le patient a fait plusieurs arrêts cardiaques qui ont été "jugulés".
    Elle a admis que cet hôpital ne disposait pas de lits de réanimation disponibles ce jour-là. Aussi, les régulateurs du Samu de l'Essonne ont recherché parallèlement un hôpital pouvant l'accueillir.
  • "Je suis fière de l'hôpital public. Et je suis à leur côté à tout moment", déclarait samedi 27 au Figaro, Roselyne Bachelot, qui se définit comme "la ministre des victimes et des personnels hospitaliers".

    La gauche et la politique du pire
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    Après coup, la gauche annonce toujours qu'elle avait tout prévu...

    Dommage qu'elle ne réforme pas quand elle est au pouvoir et qu'elle ne fasse pas de propositions quand elle n'y est plus.
    L’opposition a fait sienne la pensée de Machiavel :
    "En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal"
    Et cette gauche-là espère bien que le pire arrive.
  • Décès d'un cardiaque: R. Bachelot dément les allégations de l’opposition

    La presse milite avec les urgentistes engagés

    Sommes-nous tous des victimes potentielles
    d'un affrontement politique mortel?


    L’opposition affirme que samedi, pendant six heures, le SAMU a cherché, en vain,un hôpital d’accueil pour un malade cardiaque.
    La mort de cet homme de 57 ans, à qui l’attente d’une admission dans un service de réanimation adapté a coûté la vie, serait due à une insuffisance des effectifs, selon certains.

    La presse occulte la réalité des faits

    Une certaine presse partisane tait ce qui peut éclairer le jugement que nous avons des circonstances du drame
    .
    > Elle nous rapporte que lundi le secrétaire national de l'UMP, Philippe Juvin, a pointé 'un manque de "pilotage régional" des hôpitaux.
    > Mais la presse fait de la rétention d’information en ne nous précisant pas que l’homme a autorité à plusieurs degrés, au-delà de ses responsabilités politiques qui ne le qualifient pas totalement. Car son avis importe aux Français pour deux raisons que la presse nous dissimule : si Philippe Juvin est en effet secrétaire national, c’est en sa qualité non seulement de médecin, mais aussi de chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon (Hauts-de-Seine). Le Dr Philippe Juvin est donc pleinement urgentiste, à la différence du Dr Pelloux, qui semblerait bien militer plus qu’il n’exerce et qui n’est pas chef de service, mais animateur de masses.

    Le Dr Juvin contredit les accusations partisanes

    Attribuer à "un manque de moyens" le décès de ce patient cardiaque de Massy (Essonne) est "incroyablement malhonnête",
    selon le Dr Philippe Juvin, qui met en garde contre la "récupération politicienne" de cette affaire.

    > Le constat
    "La vérité, écrit-il dans un communiqué, est que l'hôpital manque cruellement de pilote. Par exemple, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne centralise aujourd'hui les fermetures de lits pendant les vacances. Chaque hôpital décide dans son coin. Sans se préoccuper des besoins de la population et de ce que fait l'hôpital voisin".

    > Une proposition
    Un "pilotage régional" est, selon lui, nécessaire "pour que tous les hôpitaux ne ferment pas leurs lits en même temps, et pour que la sécurité des Français soit assurée sans trou dans l'organisation".
    L'UMP attend de la future "loi Bachelot" sur l'offre de soins un "chef d'orchestre" pour exploiter au mieux les "moyens considérables" de l'hôpital, conclut-il.


    Le Dr Juvin aura-t-il le soutien du bon Dr Pelloux ?
    C’est ce que, plutôt que les polémiques mortelles de l’opposition, réclament les patients.

    Bachelot condamne la récupération de la mort d’un enfant

    La gauche défend l’infirmière mais accable la ministre
    Dans sa logique politicienne, l’opposition syndicale juge «disproportionnée» la mise en garde à vue de l'infirmière qui s'est trompée de médicament, provoquant la mort d'un enfant de trois ans, la ministre de la Santé la juge «normale», mais le médecin urgentiste Patrick Pelloux a pour sa part demandé la démission de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, «qui ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d'innocence», après d'autres affaires analogues.

    Les faits
    L’infirmière a perfusé un produit par erreur à un enfant qui est mort peu après d’une surdose médicamenteuse. Sous couvert d’une action de soutien d’une adhérente, les syndicats soulignent les difficiles conditions de travail des salariés des hôpitaux, et leurs moyens insuffisants.
    Ingérence dans le judiciaire ?
    > Le président de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le député socialiste Jean-Marie Le Guen, a qualifiée la garde à vue de l'infirmière, prolongée de 24 heures jeudi soir, de «procédure tout à fait inhabituelle. Je serai très attentif à ce qu'elle se passe avec le plus grand respect des personnes».
    Quelle est la part de responsabilité du président d’AP-HP ?

    Politique politicienne de l’opposition

  • Les partis politiques
    > Le PCF a jugé la garde à vue «démesurée» et, dans son ombre, le camarade-syndicat des hôpitaux, la CGT-santé, la trouve également «disproportionnée», «à partir du moment où l'erreur n'est pas intentionnelle».
    > Au PS, Mireille Le Corre, secrétaire nationale chargée de la santé, n’a aucune notion du droit et feint de s'étonner aujourd'hui de «la prolongation de la garde à vue (de l'infirmère) alors même qu'elle a reconnu les faits».
  • Des syndicats qui font de l’escalade sur les victimes
    > Les syndicats CGT (Christophe Prudhomme, médecin urgentiste cégétiste) et Sud la déplacent les responsabilités sur la question des moyens est également évoquée par «Du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail, on peut prévoir que ce type d'accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier», a regretté le (CGT).
    > Pour l'AMUF et Patrick Pelloux, dont le syndicat a lancé début décembre une grève stratégique, aussi symbolique que démagogique, pour dénoncer un manque de crédits pouvant mettre en danger, selon lui, «la sécurité des patients» : ce genre de propos a toute chance de trouver un écho
    Il suggère que «le drame de Grenoble où un malade mental s'est échappé d'un hôpital» en novembre, avant de poignarder mortellement un étudiant, ce qui n’aurait pas eu d’équivalent sous Jospin. «Sur ordre du président de la République, on a limogé en quelque sorte le directeur de l'hôpital psychiatrique», a-t-il ironisé sur France Info. Le directeur est-il un « lampiste » ?
    Le bon Dr Pelloux exhume aussi , «l'affaire de Valence où on a accusé pendant tout un week-end (...) un médecin d'avoir assassiné un vieille dame alors qu'il avait fait son job». Ce syndicaliste peut-il être présumé le meilleur juge possible de l’accusation qui pèse sur ce confrère… C’est comme si Dame Pelloux témoignait en faveur de son époux pour dire qu’il n’a pas dépassé la ligne rouge blanche…
  • Roselyne Bachelot a, pour sa part, qualifié de «normale» la garde à vue de l’infirmière.
    Elle a en revanche dénoncé vendredi «la récupération d'un drame aussi épouvantable» par les syndicats, qu'elle n'a jugée «pas digne».

    > L'UMP a réagi vendredi, par la voix du Dr Philippe Juvin, secrétaire national du parti et chef de service , a émis le souhait que «la garde à vue cesse rapidement pour ne pas ajouter de souffrance supplémentaire à ce drame», tout en dénonçant le fait que «certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes». «C'est le cas en particulier de l'intervention de Patrick Pelloux, qui reste à son habitude dans le registre de la démesure, et de la CGT qui fait de ce drame une utilisation politicienne en prétendant que l'accident serait lié à un manque de moyens», a souligné le Dr Philippe Juvin, chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon.

    Malgré le parti pris de la presse, la parole d’un médecin urgentiste de gauche n’a pas plus de valeur que celle d’un médecin urgentiste de droite.