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lundi 22 décembre 2014

Debré (UMP) soutient le mouvement de grève des urgentistes et des généralistes

Le professeur Bernard Debré soutient ses confères

Député UMP,
Bernard Debré a dit lundi soutenir la grève des médecins urgentistes, "submergés" et "pas assez payés"

 
Le diagnostic du gouvernement est sûr:les terroristes faucheurs de passants
sont tous des déséquilibrés !  
"Vous avez les médecins urgentistes dans les hôpitaux puisqu'il n'y a quasiment plus d'urgences ailleurs. Les médecins libéraux ont plutôt abandonné les urgences et les Français vont dans les hôpitaux même quand ce n'est pas une véritable urgence". Résultat, "les médecins urgentistes sont submergés, 60 à 70 heures, avec les difficultés relationnelles que vous savez (...), et en plus, ils ne sont pas assez payés", a déclaré B. Debré lundi sur France Info.

Les urgentistes donnent lundi le coup d'envoi d'une semaine de grèves des professionnels de santé, avant d'être rejoints par les généralistes, puis les spécialistes.

B. Debré dénonce aussi une atteinte à la médecine libérale

Le député soutient l'opposition des généralistes au tiers-payant généralisé, avec lequel "il n'y aura plus de médecine libérale". Les médecins libéraux dénoncent en effet le projet de loi Santé porté par Marisol Touraine, parlant d'une "étatisation insupportable" de la médecine.
Une agression concertée contre le secteur libéral. Six ans après la publication du rapport Attali, le gouvernement Valls II s'est déjà attaqué aux professions réglementées pour libérer la croissance, selon ses dires. Au risque de faire face à de nouvelles frondes, mais l'exécutif a lâché des concessions aux notaires.

S'agissant de la généralisation du tiers payant, "évidemment, les Français sont d'accord", ironise B. Debré. Mais "le médecin ne sera plus libéral, il dépendra uniquement de la Sécurité sociale qui le paiera quand elle aura le temps. Il n'y aura plus de médecine libérale", a affirmé le député de Paris, par ailleurs chirugien et professeur de médecine.

Interrogé sur RTL, le député UMP Eric Woerth a lui aussi dénoncé la généralisation du tiers payant. "La gratuité des soins, c'est évidemment une dévalorisation de leurs propres actes. Aujourd'hui, il y a la CMU, il y a une gratuité des soins, personne n'avance les 23 euros d'honoraires quand on a la CMU. Je pense que le gouvernement ou l'assurance-maladie cherche à se faire de la trésorerie sur le dos des médecins".

"Il ne faut pas non plus considérer que tout est gratuit, la santé ne peut pas être totalement gratuite, il y a un reste à charge qui doit être pris, en tout cas un effort qui doit être fait", a insisté le député de l'Oise.

En cherchant à se faire valoir, la ministre a irrité les urgentistes


Un accord est en vue avec les urgentistes, a clamé Marisol Touraine, avant même que les médecins aient pu prendre connaissance de ses propositions. Propices, selon elle, à la levée de leur grève débutée le jour même, en prélude à une grève des médecins libéraux, elle s'est empressée de déclarer devant les caméras: "Je viens de signer l'instruction concernant l'organisation de leur temps de travail qui va leur permettre de lever leur préavis", s'est hasardée la ministre à l'issue du Conseil des ministres.


Le président de l'Amuf, Patrick
Pelloux a jugé que les propositions de la ministre allaient "dans le bon sens", tout en démentant la levée du préavis.

vendredi 9 avril 2010

Prise en otage des bébés des crèches

Alarmer les parents inutilement
Octobre 2009 – Amalgame et désinformation politicienne

Le collectif « pas de bébés à la consigne ! »

Il se mobilise une nouvelle fois pour le maintien de bonnes conditions d’accueil des « tout-petits »: le mot « bébé » ne suffirait-il plus à provoquer la compassion ? Rappelons que les crèches sont des lieux d'accueil des « jeunes enfants » âgés de deux ou trois mois jusqu'à 3 ou 4 ans.

L'amalgame de ce collectif radical

Il milite contre le projet du gouvernement, qui souhaite placer, dans les crèches et maternelles, des personnes titulaires d’un BEP et CAP petite enfance, au même niveau que les auxiliaires de puéricultrice. Bien que ce ne soit pas pour accomplir les mêmes tâches, il pointe du doigt la déqualification du personnel et révèle son parti-pris politique en dénonçant dans cette mesure un intérêt économique.


11 mars 2010 – Désinformation et dramatisation

« On n'aura plus le temps d'être disponibles pour l'enfant, de le materner et de participer à son éveil. On deviendra de simples gardiennes si cette réforme passe », martelait hier Véronique Piouceau, 43 ans, auxiliaire de puériculture à Bordeaux. Un bon raccourci de l'inquiétude des milliers de professionnels de la petite enfance véhiculé par les organisations syndicales.
Les auxiliaires de puériculture n'ont ni « materné ni participé à l'éveil des tout petits »
Ils ont déserté les crèches pour manifester partout en France.
En ligne de mire, un projet de décret qui « Les bébés ne sont pas des sardines et les crèches ne sont pas des usines », ont scandé les protestataires. Selon eux, les projets pédagogiques, notamment les sorties, seraient compromis.
Les grévistes prétendent pourtant que la présence de personnels qualifiés et d'augmenter serait réduite jusqu'à « douze enfants par adulte, contre quatre à six aujourd'hui ». Le secrétariat d'Etat à la Famille a reçu hier une délégation du collectif « Pas de bébés à la consigne », mais n'était pas en mesure de fournir de données chiffrées sur les crèches fermées ou le taux de grévistes.

Le pire est toujours sûr:
le gouvernement vient d’annoncer le 2 avril 2009, par la voix du directeur de cabinet de Madame Morano, secrétaire d’Etat à la famille, que les taux d’encadrement des enfants dans les établissements et services d’accueil ne seraient pas modifiés (un adulte pour 5 bébés et un adulte pour 8 enfants qui marchent).
Cependant d’autres dispositions pourraient être prises :
Diminution de la qualification du personnel : la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) serait revue à la baisse.
Projet de jardin d’éveil confirmé mais demeurant extrêmement vague, sauf pour le taux d’encadrement des enfants qui serait également réduit : un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants aujourd’hui.
Augmentation des capacités d’accueil en surnombre portées à 20% au lieu de 10% actuellement.

Ainsi, les grévistes étaient-ils rassurés avant le 8 mars, date à laquelle ils ont néanmoins maintenu leur grève. Il s'agissait donc bien d'une action purement politique d'affolement des foules: une prise d'otage bien inutile des parents et des « tout-petits ».

8 avril 2010 -Certaines crèches sont néanmoins restées fermées aujourd'hui
Quelles que soient les garanties fournies par la ministre, des professionnels de la petite enfance sont une nouvelle fois appelés à manifester et à se mettre en grève, à l'appel de leur collectif "Pas de bébés à la consigne!", qui rassemble des syndicats, des professionnels et des parents FCPE. Il estime que le décret va faire exploser le nombre d'enfants dans les crèches où, assure-t-il a priori, les encadrants seront réduits et embauchés avec moins de compétences.

Ce collectif est opposé à un assouplissement des règles d'accueil
.
Après une grève bien suivie le 11 mars, et une rencontre avec la ministre, il exige toujours le retrait d'un décret qui, selon lui, permet d'augmenter ponctuellement les capacités d'accueil des crèches et de réduire le nombre de personnels diplômés (auxiliaire de puériculture, éducateur de jeunes enfants...) au profit de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP Petite enfance. De quoi faire peur aux papas et aux mamans...
Le collectif continue de répandre des informations que Mme Morano ne leur a pourtant pas confirmées en mars.

Ce décret, actuellement au Conseil d'Etat, doit être publié "prochainement", indique le secrétariat d'Etat à la Famille, qui a écrit la semaine dernière à quelque 10.000 établissements pour "expliquer" le texte et "rassurer" les professionnels. Mais pour ce collectif, qui cherche manifestement à alarmer les familles, ces mesures vont nuire à la qualité de l'accueil des « tout petits ». "Les professionnels savent que demain, ce décret, c'est la dégradation de leurs conditions de travail parce qu'ils ne pourront plus bien accueillir les enfants et leurs familles", a déclaré, au nom du collectif, Christophe Harnois (UNSA), éducateur de jeunes enfants.

"S'arc-bouter sur ce décret, c'est franchement faire preuve d'irresponsabilité", a-t-il continué à polémiquer, dans son déni des informations obtenues au ministère.
Les enfants, en plus "je ne sais pas où on va les mettre", s'inquiète Marie-Hélène Bleys, directrice d'une crèche municipale de 88 berceaux dans le XIème arrondissement de Paris, qui sera partiellement fermée jeudi. "On va les mettre tête-bêche dans les lits pendant la sieste...", s'amuse-t-elle.

Premiers signataires du mot d'ordre

Outre des syndicats professionnels:
AFORTS (Association Française des Organismes de formation et de Recherche en Travail Social) ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association Nationale des Psychologues Petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées d’Etat), CADRESPE (Collectif d’Association de Directeurs et Responsables d’Etablissement et Services Petite Enfance), CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active), CEPAME (Comité d’Entente des Ecoles Préparant Aux Métiers de l’Enfance - Association regroupant des écoles d’auxiliaires de Puériculture et de Puéricultrices),

des centrales syndicales:
=> - l'UNSA (UNSA petite enfance ville de Paris, UNSA Territoriaux, SE UNSA);
- la FSU dans sa diversité (SNU CLIAS FSU, SUPAP FSU);
- le SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI, adhérent de l’Union confédérale des médecins salariés de France, U.C.M.S.F.),
Union Syndicale Solidaires,

=> et celles qui appellent à la grève à la SNCF:
- SUD Santé Sociaux,
- et la CGT (CGT Petite Enfance des Services Publics Parisiens, CGT Crèches PMI 93, CGT Fédération des Services Publics, ainsi que la FNEJE et Passerelles EJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants))...
Et les adhérents de l'ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social), bénévoles et diplômés d’Etat ?

La FNEJE se positionne contre le Rapport Attali
La FNEFE succède en 1982 à l’Association des jardinières d’enfants très active depuis 1957. Elle regroupe des professionnels et étudiants éducateurs de jeunes enfants au sein de 32 associations départementales réparties sur l'ensemble du territoire.
Le journal communiste L'Humanité a appelé à la grève et au retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif, en soutien à la FNEJE.

Nadine Morano dément: "On ne modifie pas le taux d'encadrement"

Quant aux CAP Petite enfance, appelés à être plus nombreux dans les crèches, "ils n'ont pas appris les techniques de soins du bébé, de psychologie ou les notions de travail en équipe" comme les auxiliaires de puériculture, explique la responsable, un brin idéaliste, qui ira manifester jeudi.

La CGT et les trotskistes ne considèrent pas que les formations courtes doivent être destinées à ce type d'emploi gratifiant. Rappelons en outre que les psychologues (COP) de l'Education nationale ne sont pas, pour la plupart, davantage formés: ils ont le titre et la paie afférente...

"Ce sont des craintes qui sont infondées, qui ne reposent sur rien"
La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano. Affirme: "On ne modifie pas le taux d'encadrement : un adulte pour cinq bébés et un adulte pour huit enfants qui marchent", a-t-elle aussi insisté. Quant au taux d'accueil en surnombre (les crèches peuvent ponctuellement accueillir plus d'enfants que leur capacité autorisée), il s'agit de "répondre avec pragmatisme aux demandes des parents", a aussi dit Mme Morano, rappelant qu'actuellement, le taux moyen d'occupation des crèches est de 67%, ce qui laisse "des marges de manoeuvre". Les grévistes auront ainsi réussi à faire connaître leurs conditions réelles de travail...

Quant aux CAP Petite enfance, Mme Morano a souligné que ces personnes devront avoir "trois ans d'expérience" et que leur recrutement est "aussi un moyen de pallier les difficultés de recrutement de personnel diplômé".


En conclusion, le collectif "Pas de bébés à la consigne" diffuse de "fausses informations et des mensonges", a réagi jeudi la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano.

Les mamans que les grévistes de la SNCF ne pénaliseront pas sur leur moyen de transport, seront prises en otage par les crèches: soit ce n'est pas de chance, soit c'est intentionnel.

jeudi 29 mai 2008

Les artisans taxis satisfaits des 25 mesures du gouvernement

Certaines mesures gouvernementales ne font pas la une de l’A*P…
Les 25 mesures pour les artisans taxi annoncés mercredi par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie,ont été accueillies avec satisfaction par leur fédération nationale, avec notamment l'augmentation d'un tiers de leur nombre à Paris d'ici à 2010: le nombre de taxis parisiens passera de 15.000 à 20.000 "d'ici à 2010", dont "1.200 nouveaux, fin 2008". Une augmentation qui n'a pas retenu l'attention des partis et syndicats... Alors, les agences de presse n'ont pas trop commenté, ni dénaturé ni dénigré !
Cette mesure, qui fait l'objet d'un protocole entre l'Etat et la profession à Paris, est assortie de 24 autres -"dont 13 de portée nationale"-, les autres étant réservées aux taxis de la région parisienne- résultent "d'une concertation approfondie et efficace" entre l'Etat et les artisans taxis, sur la base du rapport Chassigneux sur la profession, a-t-elle commenté.

Les taxis avaient mené deux journées d'action, les 31 janvier et 6 février, pour protester contre les propositions du rapport Attali qui recommandait notamment d'"augmenter le nombre de taxis" et préconisait d'attribuer des licences gratuites aux demandeurs inscrits à la fin 2007, alors que le nombre de licences est actuellement encadré.
Le président de la Fédération nationale des artisans taxis (Fnat) a exprimé sa satisfaction après l'accord signé mercredi.
"C'est un bon protocole, il renforce la réglementation alors qu'on était partis sur une déréglementation totale", a indiqué Alain Estival à La Rochelle où se tient jusqu'à vendredi un congrès annuel réunissant 250 professionnels.

Mercredi après-midi, M. Estival a également évoqué le problème du coût du carburant devant la ministre venue s'adresser aux professionnels à La Rochelle. Elle s'est engagée à "relayer" ces préoccupations "auprès de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde".
Le vice-président de la Fnat Jean-Claude Richard s'est félicité pour sa part de la mise en place en province d'un "index" pour la définition du nombre de licences délivrées.
Mercredi matin, Mme Alliot-Marie avait indiqué que les mesures annoncées feraient d'abord l'objet d'une "expérimentation" d'une année, en particulier la création sur l'autoroute A1 d'un "axe Roissy-Paris réservé aux taxis, aux transports collectifs et au covoiturage". "Si ça réussit, naturellement ça sera pérennisé. Et on peut aussi envisager de l'étendre", a-t-elle indiqué à La Rochelle.
"Gagner une demi-heure" sur le trajet entre la capitale et l'aéroport dégagera "un potentiel de 600 taxis", et un "forfait" sera établi sur ce trajet, a-t-elle souligné.
D'autres mesures, également matérielles, concernent "la visibilité" des taxis, avec "un nouveau lumineux plus clair permettant (aux usagers), grâce à un jeu de couleurs, de savoir si tel taxi est libre ou non".
Dans les grandes villes, les taxis "seront repérables par leurs couleurs" grâce à un système bicolore "sur le toit et les montants".
Le protocole prévoit également une plus grande "transparence sur les tarifs (avec) une facture détaillant le prix de chaque course".

L'ensemble de ces équipements sera "déployé à partir de 2009", a assuré Michèle Alliot-Marie.
Elle a aussi annoncé un "toilettage de la réglementation" qui devrait notamment, selon elle, permettre d'assurer un "transport scolaire supplémentaire", de même que celui de personnes malades.
Ces usagers pourront utiliser, comme moyen de paiement, "les chèques emploi service universel" (Cesu).

Avec ce protocole, les artisans-taxis ne sont évidemment pas perdants, mais M. Estival a estimé que "les premiers gagnants sont les clients"…
Le gagnant-gagnant.

samedi 26 janvier 2008

Les épines du rapport de la commission Attali sur la libération de la croissance

Les diverses sensibilités découvrent qu'il n'y a pas de rose sans épines
Jacques Attali a remis mercredi 23 son rapport sur la "libération de la croissance" à Nicolas Sarkozy, qui s'est montré d'accord sur l'essentiel de ses 316 propositions , sauf sur deux, dont la réforme du principe de précaution et la suppression des départements.
"J'adhère à l'essentiel de vos conclusions", a déclaré le président de la République en recevant à l'Elysée le rapport de la commission dirigée par l'ancien sherpa de François Mitterrand. Désirdavenir ne prétend pas avoir mis la main dessus avant le Président?
Ce rapport propose des mesures conçues pour permettre à la France d'obtenir le point de croissance supplémentaire que Nicolas Sarkozy veut gagner pour les Français.
"Si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel", a-t-il affirmé. Nicolas Sarkozy a vanté le "constat parfaitement raisonnable" de la commission, le résumant ainsi: "dans un monde qui change à très grande vitesse, la France a pris du retard alors qu'elle dispose d'atouts exceptionnels".
"Dans 6 mois, nous nous retrouverons pour faire le point (...) je ferai tout pour que vous ne soyez pas déçus par l'oeuvre réformatrice du gouvernement et de moi-même", leur a promis le chef de l'Etat, devant la quasi totalité de ses ministres.
Le chef de l'Etat a annoncé son intention d'"associer le Parlement" à la mise en oeuvre des propositions du rapport, dont certaines font déjà débat de part et d'autre.
Citant Turgot qui s'adressait à Louis XVI pour lui faire accepter le principe de réforme, Jacques Attali a défendu avec ferveur ses "propositions pour changer la France", selon lui "plombée par les rentes, les connivences et les privilèges". "C'est un rapport libre et non libéral", a insisté le chef de file d'une commission composée de 43 personnalités de tous bords.

Seules deux propositions n'ont pas trouvé son accord: la réforme du principe de précaution, que la commission Attali souhaite "repenser", et la suppression des départements.
La commission Attali estime que le principe de précaution, introduit dans la Constitution en 2004, "instaure un contexte préjudiciable à l'innovation et à la croissance".
"Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction", et "pas davantage un principe d'interdiction", a répliqué le président. "Au contraire, c'est un principe d'action et d'expertise pour réduire l'incertitude", a-t-il insisté.
Second point de désaccord: la suppression des départements proposée par la commission dans les dix ans à venir. "Les Français sont attachés à la légitimité historique des départements", a fait remarquer Nicolas Sarkozy pour s'opposer à cette mesure. L'affectif a droit de cité… quel qu'en soit son coût.
Le président a particulièrement insisté sur certaines mesures, telles celles en faveur du système éducatif, de l'accès des PME aux marchés publics, de l'accès au numérique, des éco-villes, du travail des seniors, de la réforme de certaines professions réglementées (taxis, notaires, pharmacies...).
Le président s'est par ailleurs accordé un temps de réflexion complémentaire sur l'immigration alors que selon le rapport, 250.000 nouveaux immigrés par an pourraient donner à la France 0,5% de croissance en plus. Même souci d'approfondissement du sujet de la TVA sociale préconisée par la commission.
Les prochaines élections municipales restent un obstacle non négligeable à la mise en œuvre de cette réforme, comme des autres. Plusieurs députés UMP s'opposent à des mesures qui pourraient être mal reçues par leurs électeurs. Au Parti socialiste, François Hollande a notamment dénoncé "beaucoup de mesures extrêmement préoccupantes". Il trouve surtout ce rapport embarrassant, du fait du caractère progressiste de plusieurs mesures contre lesquelles il ne peut s'élever et que son parti va devoir occulter.