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mercredi 14 août 2013

Loi pénale: le torchon brûle entre Valls et Taubira

Hollande appelé à faire ce qu'il ne sait pas faire: arbitrer !

Valls fait du bourrage de crâne

Viens danser, sous le sunlight des tropiques,
on va s'aimer, on a toute la nuit pour s'aimer
Manuel Valls a adressé à François Hollande une lettre où il démonte la réforme pénale en préparation au ministère de la Justice et dans laquelle il demande au président de la République de désavouer Christiane Taubira. Telle est la méthode sournoise de Manuel Valls qui feint de la jouer collectif au micro de RTL. Face aux caméras, le ministre de l’Intérieur reprend la thématique de Matignon du "vivre ensemble," mais pour mieux attaquer dans la pénombre par surprise. Il insiste lourdement sur la bonne harmonie gouvernementale avec Christiane Taubira, mais sur le nécessaire et logique "débat", lorsque le courrier du faux-cul est publique.

Pour preuve de cette franche camaraderie socialiste, lors de son passage matinal sur RTL, mercredi 14 août, Manuel Valls répète à quatorze reprises le mot "ensemble" pour tenter de convaincre qu’il travaille en concertation avec sa collègue de la Justice, au risque de produire l'effet inverse.
VOIR et ENTENDRE un florilège du matraquage du "vivre ensemble" socialiste:


Manuel Valls : avec Taubira on travaille... par LeLab_E1

Les deux ministres n’ont de cesse de se tirer dans les pattes

Apprenti-sorcier, François Hollande a jeté l'huile de Valls à l’Intérieur  sur le feu de Taubira à la Justice: un homme politique d'expérience aurait pu prévoir que son homme de droite ne ferait pas bon ménage avec sa ministre la plus à l'ouest.  
Le Monde fait d'ailleurs savoir que le premier flic de France est allé jusqu’à écrire directement à François Hollande pour court-circuiter sa collègue.

Interrogé sur RTL, l'ambitieux ministre tente de calmer le jeu:
"Nous travaillons ensemble, avec Christiane Taubira", assure-t-il, froidement. "Nos équipes ont travaillé ensemble. Il y a un débat, ces notes n'ont pas à être publiques, je le regrette. C'est la procédure normale", insiste-t-il, sans sourciller.

La veille, le document révélé par Le Monde faisait état d'une demande d'arbitrage à François Hollande face à de nombreux "désaccords" avec le projet de réforme pénale défendu par la garde des Sceaux. Sans grande retenue, Manuel Valls avait taclé sa consoeure qui lui avait à son tour répondu sur le même ton.


Après son dernier coup bas,
Valls, a néanmoins assuré vouloir continuer à collaborer avec sa collègue de la Justice, malgré leurs désaccords sur le futur projet de réforme pénale. Il a rappelé sur RTL que "la Justice et l’Intérieur doivent travailler ensemble au service des Français, "car nous ne cessons de le marteler, pour être efficaces, il faut que les forces de l'ordre et les magistrats travaillent ensemble." Et de se féliciter de la mise en place "des zones de sécurité prioritaire qui marchent à Amiens, en Seine-Saint-Denis, à Marseille ou à Grenoble", selon lui, et de la "communication en Conseil des ministres sur un sujet qui préoccupe nos compatriotes, c'est-à-dire la récidive".

"L'écart entre nos analyses demeure trop important"
Le projet de loi pénale, très attendu a pris un peu de retard. Christiane Taubira entend notamment limiter le recours à la prison, entre autres par l'introduction d'une "peine de probation". Ce qui n’est pas du goût de son "camarade" de la place Beauvau, qui s’en est ému directement au chef de l’Etat. "J'attire votre attention sur les désaccords mis en lumière par le travail interministériel (...) autour du projet de réforme pénale présenté par le ministère de la justice", a écrit le ministre dans une note adressée fin juillet à la présidence, révélée par Le Monde.

"Tant pour des raisons de méthode que de fond, l'écart entre nos analyses demeure trop important et appelle une clarification de nos orientations politiques", écrit le ministre, qui souhaite "que nous définissions collectivement les principes directeurs de cette réforme autant que les modalités de son déploiement".

Le texte "repose sur un socle de légitimité fragile"

A l’Elysée, on se refuse naturellement à tout commentaire... 
Jean-Marc Ayrault a lui, téléphoné à son ministre de l'Intérieur et va appeler sa ministre de la Justice. Dans l’entourage de Manuel Valls, on regrette que cette missive ait fuité dans la presse. "Il y a un projet de loi gouvernemental et des travaux préparatoires (…) Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que l'Intérieur exprime et ait sa ligne dans ce cadre", toujours selon l'entourage du ministre. 
Hyperactif cet été, Manuel Valls critique notamment l'automaticité de certaines réductions ou aménagements de peine, et juge que le texte "repose sur un socle de légitimité fragile". 
Il déplore enfin "le bref délai dans lequel est conduite la réflexion sur un projet de loi, techniquement dense et politiquement sensible", soulignant qu'il n'a été transmis à son cabinet que le 12 juillet. 
Taubira avait suivi la même méthode à propos de la réforme du code civil introduisant le marigage entre personnes du même sexe.


Taubira se déclare  "surprise"

"Rien d’étonnant", assure l’entourage du ministre de l’Intérieur, sauf pour la garde des Sceaux. "Je ne peux que m'étonner qu'un tel document ne m'ait pas été communiqué", s'est indignée la ministre dans le Monde, "d'autant qu'il comporte des propositions de réforme du droit de la peine, domaine qui ne ressort d'aucune façon aux compétences du ministre de l'intérieur." 
Christiane Taubira est "d'autant plus surprise" qu'elle a téléphoné à Manuel Valls le 29 juillet - soit quatre jours après l’envoi de la lettre - et qu'il ne lui en a pas soufflé mot. 
François Hollande, actuellement en vacances, va devoir trancher à son retour.

Vacance du PS qui banalise par la voix d'un député 

"Une phase comme il en existe avant chaque projet de loi"

Alors qu'Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, continue de jouir de ses vacances, le président PS de la commission des lois de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas,  est l'un des rares socialistes qui osent commenter la brouille ce mercredi matin. Selon lui, "nous sommes dans une phase comme il en existe avant chaque projet de loi où des ministres qui défendent des points de vue ont besoin de formaliser leur désaccord momentané". Mais "ce qui fait polémique, c'est que quelqu'un a cru bon de le donner» à la presse, regrette-t-il sur France Inter. Par ailleurs, Jean-Jacques Urvoas assure souhaiter que la réforme pénale soit adoptée avant les municipales du printemps 2014, "parce que sinon cela serait considérer que la situation que nous connaissons aujourd'hui est satisfaisante".

Les juges du Syndicat de la Magistrature prennent parti pour Taubira

Tandis que le pompier-pyromane 
tente bien ce mercredi matin d'éteindre l'incendie allumé mardi
 par ses critiques de Christiane Taubira, les juges rouges du SM politisent clairement les heurts entre les belligérants.
"Valls veut poursuivre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy", lance le Syndicat de la magistrature. "Il y a eu les discussions, la conférence de consensus", défend la présidente du Syndicat de la magistrature, Françoise Martres, après les critiques du ministre de l'Intérieur sur la méthode du projet de réforme. Et "il a parfaitement été associé à tous ces débats-là", soutient-elle contre Valls, sur RTL. "Il est temps que cette loi voit le jour, s'impatiente la syndicaliste. "Car tant qu'elle n'est pas modifiée, les magistrats continuent à appliquer [mais plutôt à interpréter] les lois sécuritaires de Nicolas Sarkozy. [...] C'est vrai que ce n'est pas simple de trancher entre deux politiques, une politique sécuritaire qui consiste à dire 'y'a que la prison comme solution, construisons de nouvelles prisons' et une politique qui consiste à dire que cette politique-là est un échec, mais c'est plus compliqué à expliquer [mais surtout à remplacer] et c'est certainement moins porteur électoralement [le souci du syndicat de la justice politique]. Il faut en conclure qu'il veut poursuivre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy", accuse-t-elle à nouveau la mono-maniaque, en juge partisane. La même cautionne le "mur des cons" (lien). 

L'opposition

"La preuve que leur entente est un leurre", selon Michèle Alliot-Marie
Celle qui a exercé les deux fonctions de ministre de l’Intérieur et de la Justice, estime sur Europe 1 que cette dissonance est "un couac de plus dans la gestion gouvernementale! C’est la preuve que les opérations de communication qui tendaient à faire croire que l’un et l’autre s’entendaient bien ne sont qu’un leurre"
L'ancienne ministre fustige également "l'inexistence du Premier ministre" face à cette querelle Valls-Taubira

Concernant la
suppression des peines planchers pour les récidivistes et la multiplication des alternatives à la prison, Michèle Alliot-Marie affirme que "l’action de Taubira s’inscrit dans un esprit de revanche qui consiste à vouloir supprimer tout ce qui a été fait auparavant, même si cela commençait à donner des résultats. [...] Je pense que la sécurité des Français implique qu’il y ait une continuité dans l’action. Je sais que les socialistes sont complètement hermétiques à ce qu’est la réalité quotidienne de la délinquance. Lionel Jospin avait fini par reconnaître qu’ils étaient naïfs. On est dans la même chose. Pour les socialistes, il n’y a pas de faute individuelle, tout est de la faute de la société", déplore-t-elle encore.

Bruno Beschizza : "Valls et Taubira sont dans l'imposture".
 
Le secrétaire national de l'UMP, Bruno Beschizza, a fustigé «l’imposture» que jouent selon lui les ministres de l'Intérieur et de la Justice. Au micro de RTL, le conseiller régional d’Île-de-France regrette que cette dernière aille «voir des détenus jouer au basket» quand Manuel Valls «demande aux gendarmes et aux policiers de toujours mieux s’occuper des victimes, des délinquants et des voyous», accuse-t-il. François Hollande, quant à lui, «ne va pas trancher, car il a entretenu cette imposture. [...] Depuis un an, la gauche dit du Valls et fait du Taubira» et le président de la République «a fait ce choix, en conscience, de cultiver cette ambiguïté».

Christian Estrosi : "Valls est un ministre placebo" 
Invité d'i-télé, le député-maire UMP de Nice n'y est pas aller de main morte au sujet du ministre de l'Intérieur. "Il a d'abord cautionné et maintenant, face au désastre, il se dévoile", avait-il déjà accusé dans Le Figaro avant de le qualifier ce mercredi matin de "ministre placebo". 
Quant à François Hollande, "on le connaît le Président, il pratique la politique de l'autruche", lance-t-il au sujet d'une éventuelle réaction du chef de l'Etat.

Luc Chatel : "Ce nouveau couac est un résultat de la politique voulue par Hollande"
Selon l'ancien ministre ministre UMP de l'Éducation nationale, "Valls fait de la communication". Au fond, "ce nouveau couac entre Valls et Taubira est un résultat de la politique voulue par François Hollande: une répartition contradictoire des rôles", déplore-t-il sur BFMTV. "Le président de la République doit choisir son camp: ce n'est pas en relâchant les détenus qu'on obtiendra de meilleurs résultats. [...] Nous n'avons pas de politique pénale ferme mais du laxisme à tous les étages. Les chiffres de l'insécurité augmentent mois après mois", assure-t-il. Une politique qui fait le jeu de Marine Le Pen et du Front National.

VOIR et ENTENDRE Luc Chatel souligner que Valls est totalement dans la communication:

Alain Cadec ‏: "On atteint des sommets" 
Selon le député européen et conseiller général des Côtes d'Armor, "Taubira est un peu la nouvelle Ségolène. Elle est convaincu d'être investie d'une mission divine". Quant à Valls, "lui, est aveuglé par l'ambition", tweete Alain Cadec. "On atteint des sommets en matière de cohérence gouvernementale: pas de chef et des ministres qui s'étripent", insiste-t-il sur le réseau social.



SONDAGE. Trois quarts des Français estiment que la justice n'est pas assez sévère avec les mineurs

Selon un sondage Ifop pour Le Figaro, auquel une majorité de sympathisants de droite a répondu (les personnes se disant sympathisantes de l'UMP et du Front national représentent 39% des sondés), 62% des Français estiment que les peines ne sont pas assez sévères en matière de petite délinquance. Un score qui grimpe à 74% en ce qui concerne la justice des mineurs.

70% des Français estiment que la justice fonctionne mal et 72% considèrent que les moyens sont insuffisants. Les personnes interrogées semblent plutôt favorables aux alternatives à l'emprisonnement, comme le bracelet électronique (79% se déclarent pour), mais réclament également la construction de nouvelles prisons (81% plébiscitent cette mesure). 

La garde des Sceaux ne semblent pas pâtir des imperfections qui sont pourtant sous sa houlette depuis plus d'un an : 51% et 53% des sondés la jugent respectivement «compétente» et «juste».

(Sondage réalisé par l'Ifop pour Le Figaro. Etude réalisée du 8 au 13 août 2013 sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus).


Il ne se trouve bientôt plus d'élus de gauche à prétendre parler au nom des Français...

dimanche 18 décembre 2011

MAM dénonce "l’inexpérience totale" de Hollande

Michèle Alliot-Marie est cinglante

Membre incontournable des gouvernements Jacques Chirac II (1986-1988), puis Édouard Balladur (1993-1995) et Sarkozy, elle a sans discontinuer la charge de quatre ministères régaliens: Défense (mai 2002-mai 2007), Intérieur (mai 2007-juin 2009), Justice (juin 2009-novembre 2010) et Affaires étrangères (novembre 2010- février 2011) de 2002 à 2011.

Michèle Alliot-Marie sait de quoi elle parle

Elle n’a pas de mots assez durs pour les rivaux du président Sarkozy.

Débarquée en février 2011 du ministère des Affaires étrangères, sur des rumeurs lors de la révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie sait dans quel camp elle est et ne se méprend pas sur les hommes. " Dans une situation de crise, Nicolas Sarkozy est de très loin le meilleur guide possible pour la France. Les Français ont besoin, pour être protégés, d’avoir quelqu’un qui a ses qualités de courage, de solidité, d’impassibilité dans la tempête "
, a-t-elle déclaré dimanche dans la cadre du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France/i-Télé.


" Il (Hollande) ne sait pas comment se passe un conseil des ministres "

L’ancienne ministre d'Etat a méthodiquement analysé ses les principaux rivaux du président sortant.

Hollande est "irresponsable", estime MAM"Dès qu’il dit quelque chose, il faut que quelqu’un de son entourage vienne décrypter ses paroles", a-t-elle raillé, en référence aux couacs sur le nucléaire et les retraites.

Mais MAM a préféré insister sur "l’inexpérience totale " du candidat socialiste.
"Il ne sait pas comment se passe un conseil des ministres, et a fortiori un conseil des chefs de gouvernement européen", a-t-elle insisté. "Par exemple, il va dire à Berlin qu’il souhaite la défaite d’Angela Merkel, alors que s’il était élu, pendant des mois, il aurait à discuter avec elle. Comment voulez-vous que ce soit possible ?". Les élections législatives en Allemagne auront en effet lieu en septembre 2013.

VOIR et ENTENDRE Michèle Alliot-Marie expliquer pourquoi "il faut être sérieux":


" Morin ne parle que pour lui "
La députée des Pyrénées-Atlantiques s’en est aussi pris aux autres candidats de droite, qui risquent de rogner quelques points précieux à Nicolas Sarkozy. C’est d’abord Hervé Morin, qui avait qualifié Nicolas Sarkozy de "capitaine sans cap d’un bateau qui prend l’eau", qui en a pris pour son grade. "Hervé Morin, c’est quelqu’un qui parle pour lui et qui, si j’ai bien compris, représente entre 0,5 et 1% d’intentions de vote", a persiflé l’ancienne ministre pendant le Grand Rendez-vous Europe 1/Aujourd’hui en France/i-Télé. "Je n’aime pas cet état d’esprit. Je n’accepte pas que l’on dénigre la France. Notre pays et solide, il est dans une tempête mondiale, et ce n’est certainement pas Hervé Morin qui est le bon capitaine."

VOIR et ENTENDRE MAM dire que Hervé Morin ne représente que lui:



"Villepin n'est pas gaulliste"
Puis Dominique de Villepin, autoproclamé candidat gaulliste, est venu sur la sellette. " Des attitudes ou des postures ne font pas des convictions ", a lâché MAM. " Dominique de Villepin prend une posture dont il pense qu’elle est gaullienne, mais il n’est certainement pas de Gaulle, et même certainement pas gaulliste, car être gaulliste, c’est d’abord l’intérêt général, avant des ambitions ou des égos personnels. "

VOIR et ENTENDRE MAM régler son compte à Villepin:

Rivale pugnace de Nicolas Sarkozy dans la course à l’investiture à la présidentielle de 2007, Michèle Alliot-Marie s’est faite une raison. "Je ne suis pas candidate à l’élection présidentielle", a-t-elle précisé dans un sourire. "Je souhaite que Sarkozy soit candidat. Il est le candidat que je souhaite et que je soutiendrais de toutes mes forces. " Le message est clair.


samedi 6 novembre 2010

La presse tente de résoudre l'énigme du remaniement

Certains commencent à assembler les pièces
François Fillon, Claude Guéant et Jean-François Copé

Le Figaro envisage ce que pourrait être le dispositif pour 2012

L'édition de ce samedi s'est concentré sur le gouvernement, l'UMP et l'Elysée,
considérant acquis le maintien de François Fillon au poste de Premier ministre.

Gouvernement resserré, portefeuilles fusionnés

François Fillon a marqué des points cette semaine face à Jean-Louis Borloo. Mais l'hypothèse d'un «troisième homme» pour Matignon subsiste. Les noms des ministres François Baroin ou Luc Chatel circulent, au nom du «saut de génération». Une certitude: le prochain gouvernement sera resserré. Nicolas Sarkozy souhaite renouer avec sa promesse de campagne: «Un gouvernement de quinze ministres, et pas un de plus.» La restructuration pourrait être plus drastique encore: «Douze ministres de plein exercice», avance un poids lourd du gouvernement. Ce serait un sévère tour de vis sachant que l'équipe actuelle compte vingt ministres et dix-neuf secrétaires d'État. La suppression du ministère de la Relance, détenu par Patrick Devedjian, est acquise. Des fusions entre départements ministériels sont envisagées. L'Économie et le Budget seraient rapprochés pour former un «grand Bercy» que pourrait diriger François Baroin. Autres pistes: la fusion de l'Agriculture et de l'Aménagement du territoire, éventuellement confiés à Bruno Le Maire, les Affaires étrangères élargies au Commerce extérieur dont hériterait Christine Lagarde qui, ainsi, garderait un œil sur le G20 sous présidence française. À l'Élysée, on réfléchit aussi à l'hypothèse d'un rapprochement entre le ministère de l'Intérieur et celui de l'Immigration, créé en 2007. Enfin, les ministères de la Jeunesse et les Relations avec le Parlement pourraient être «rétrogradés» au rang de secrétariats d'État.

Plusieurs entrants apparaissent comme probables: l'ancien premier ministre Alain Juppé à la Défense ou à l'Écologie, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand à ces mêmes postes ou au Travail, les députés du Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde et Maurice Leroy, l'élu UMP des Yvelines et ex-judoka David Douillet, qui a fait des offres de service pour remplacer Rama Yade aux Sports. Le remaniement pourrait en revanche être fatal à de nombreux membres de l'équipe actuelle, parmi lesquels Patrick Devedjian, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Hervé Morin, Valérie Létard ou Éric Woerth. Donnée comme partante, Michèle Alliot-Marie resterait en définitive à la Justice.

À l'Élysée, le départ de Guéant en question

De nombreuses voix à l'Élysée, mais aussi au sein de la majorité, plaident pour un départ du secrétaire général Claude Guéant, bras droit de Nicolas Sarkozy depuis huit ans. Plusieurs conseillers du président (Emmanuelle Mignon, Patrick Ouart,etc.) ont déjà quitté l'Élysée, faute de trouver leur place dans un «système Guéant» ultracentralisé. « À force de verrouiller le système, il a bunkérisé le président, estime une source élyséenne. On a besoin d'un nouveau souffle ! » D'autres estiment au contraire que le secrétaire général, bourreau de travail connaissant parfaitement l'administration, est difficilement remplaçable, à un an et demi de la présidentielle. «Il rassure le président, souligne un conseiller élyséen. Ils fonctionnent en binôme depuis trop longtemps. Le président ne peut pas se passer de lui.» Ces derniers jours, l'hypothèse d'une inversion de postes entre Claude Guéant et Brice Hortefeux (Intérieur) était plus sérieusement envisagée. Une solution qui présenterait toutefois «plus d'inconvénients que d'avantages», nuance l'un des deux intéressés: «On dirait alors que Sarkozy est moins président que candidat et cela donnerait un sentiment de verrouillage.» Le nom de Pierre Mariani (photo à gauche), dirigeant chez Dexia, qui fut le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au Budget entre 1993 et 1995, est également cité pour le secrétariat général. Pas de changement en revanche du côté de la «plume» du président, Henri Guaino, qui resterait pour la campagne de 2012.

• À la recherche du bon équilibre à l'UMP et au groupe

Le départ du secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand est quasiment acquis. Jean-François Copé tient la corde pour le remplacer, même si le président ne lui a donné aucune assurance.
Cette possible arrivée est redoutée par une partie des députés UMP. Les élus sarkozystes, réunis chaque semaine sous la houlette du conseiller élyséen Olivier Biancarelli (ci-contre, lien Rue89), ont fait part de leurs doutes mardi: « Copé n'est pas loyal, rapporte l'un d'eux. Il peut faire le choix de faire perdre le président pour avoir le champ libre pour 2017

La succession du député maire de Meaux à la tête du groupe UMP se prépare.

Si Jean-François Copé est nommé à la tête de l'UMP, son bras droit Christian Jacob sera candidat à sa succession. « Je soutiens Jacob, explique la vice-présidente de l'Assemblée, Catherine Vautrin. Le groupe a besoin de quelqu'un qui rassemble, qui ait un vrai sens de l'écoute et une expérience ministérielle.» «Copé à l'UMP et Jacob à l'Assemblée, c'est l'assurance d'un lien permanent entre le parti et le groupe; un atout majeur pour Sarkozy», renchérit un proche des deux hommes. Mais Nicolas Sarkozy laissera-t-il à deux chiraquiens les clés du parti et du groupe? Rien n'est moins sûr.

dimanche 12 septembre 2010

Une majorité de Français pour garder Fillon auprès de Sarkozy

Entre 55 et 86% ne voient pas d'alternative à Fillon à Matignon

L'actuel Premier ministre est conforté à son poste par les sondages

55% des Français souhaitent que François Fillon reste Premier ministre.
A quelques semaines d'un remaniement annoncé, dont la grande inconnue reste le futur locataire de Matignon, : selon une étude Ifop* pour le «Journal du Dimanche».
86% des sympathisants de l'UMP le soutiennent en tant que chef du gouvernement: un plébiscite.

La presse engagée est une nouvelle fois contestée par l'opinion
A la suite de l'émission A Vous de Juger du jeudi 9 septembre dernier, la gauche avait vu un Fillon terne et un Premier ministre en service commandé; mais les Français ont suivi les explications et correctifs d'un François Fillon précis et fiable, comme le confirme le sondage IFOP réalisé entre les 9 et 10.

Si J.-F. Copé ne restait pas le patron de l'UMP

Dans l'hypothèse où F. Fillon arriverait à la tête de l'UMP, Michèle Alliot-Marie, avec un profil très proche de celui de l'actuel Premier ministre, ferait la course en tête, selon l'IFOP. Sur un panel de cinq « Premiers ministrables », la ministre de la Justice, qui s'est déclarée disponible, apparaît comme la favorite pour être nommée à Matignon. A la question « diriez-vous qu'elle ferait un bon Premier ministre ? », seulement 41% des personnes interrogées répondent «oui», 59% «non».

Les outsiders
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, quant à elle, recueille 37% de «oui» , 63% de «non».
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, 31% de «oui», 69% de «non».
Jean-François Copé obtient 28% de «oui», contre 71% de «non» (1% nsp).
François Baroin, rassemble 25% de «oui», contre 72% de «non», malgré son "déficit de notoriété", le ministre du Budget, .
Quid de Xavier Bertrand ?
Pas plus que les autres, il ne franchirait la barre des 50% d'adhésion.
3% ne se prononcent pas.

Copé ou Fillon, Fillon ou Copé ?

Celui qui obtiendra la direction de l'UMP sera en pole position, en soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012 et en candidat potentiel pour 2017.

samedi 30 janvier 2010

Clearstream: Gergorin et Lahoud envoient Villepin en appel

Villepin accuse Sarkozy
L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a été dans un premier temps blanchi de tous les chefs d'accusation par le tribunal correctionnel de Paris. Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin sont en revanche condamnés respectivement de 18 et 15 mois ferme, et Florian Bourges avec sursis. Quant à Denis Robert est relaxé: il est journaliste.
Le président de la République, dont le nom apparaissait dans les listings truqués de l'affaire Clearstream, avait été soupçonné et finalement mis hors de cause. A l'annonce de la relaxe de D. de Villepin, il a fait savoir qu'il ne fait pas appel: Nicolas Sarkozy "prend acte" de la décision du tribunal.

Des appels indépendants de l'Elysée

  • Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, considérés respectivement comme la tête de la manipulation Clearstream et la petite main qui l’a facilitée, ont immédiatement fait appel de leur condamnation. Le parquet a en effet interjeté contre eux un « appel incident », ce qui permettra à la juridiction d’appel d’alourdir éventuellement les peines prononcées en première instance.
    « Il faut que la cour d’appel ait tous les éléments. (…) Fin 2010 ou début 2011, on pourrait avoir un second procès », a souligné Jean-Claude Marin, qui avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende à l’encontre de l’ancien Premier ministre pour « complicité de dénonciation calomnieuse ».

  • Vendredi matin sur Europe 1, le procureur de la République de Paris, a annoncé, à son tour, sa décision de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin. Le ministère public disposait en effet d’un délai de dix jours pour formaliser ou non son appel du jugement de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

    La polémique politicienne

    Ce choix serait « politique », selon l’ancien Premier ministre qui affirme tenir d'un fonctionnaire de l'Elysée l'information de pressions du président. Par sympathie, le PS emboite le pas de D. de Villepin: selon les socialistes, le procureur aurait reçu l'ordre de faire appel.

    => Déjugé, le procureur fait logiquement appel

    Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, n'apprécie pas que le tribunal ne l'ait pas suivi dans son réquisitoire. Sauf pour l'intéressé, l'opposition de gauche et la presse engagée, ill n'est donc pas surprenant qu'il fasse appel. « De manière un peu surprenante, le jugement ne condamne pas Dominique de Villepin », a déclaré Jean-Claude Marin. Avant l’ouverture du procès, le représentant de l’accusation avait stigmatisé le rôle de l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream. Celle-ci porte sur la falsification de fichiers de la chambre de compensation luxembourgeoise visant à imputer des comptes occultes à des personnalités, dont Nicolas Sarkozy.
    Vendredi matin, le haut magistrat a logiquement considéré que le tribunal n’avait « pas tiré toutes les conséquences de ce qu’il a entendu. Tout n’a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité ». Répondant par avance aux critiques des avocats de M. de Villepin, Jean-Claude Marin a confirmé son indépendance vis-à-vis du chef de l’Etat, partie civile dans cette affaire. « Je n’ai pas besoin de recevoir d’instructions de quiconque pour faire appel. »

  • L'avocat de la défense
    « Il n’est pas imaginable dans une affaire où le président de la République est partie civile, où le garde des Sceaux (Michèle Alliot-Marie) est un des témoins majeurs du dossier, que le procureur agisse de son initiative sans en référer à sa hiérarchie constitutionnelle », a expliqué à France-Soir Me Olivier Metzner, l’un des avocats de l’ancien Premier ministre, dénonçant un « acharnement inouï » du chef de l’Etat.
    « Le tribunal a répondu à l’argumentaire du ministère public dans son jugement », a par ailleurs souligné l’avocat, relevant que les propos du haut magistrat s’apparentent à « un sentiment de mépris à l’égard d’une juridiction, elle, indépendante ».

  • L'avocat de Nicolas Sarkozy
    « Vous avez, et c’est ma conviction, le sentiment que dans cette affaire le ou les commanditaires n’ont pas été condamnés », a déclaré jeudi soir sur RTL Me Thierry Herzog le conseil de Nicolas Sarkozy,qui n'est plus partie civile. Il a aussi estimé que ce jugement n’était que « la vérité judiciaire rendue par le tribunal et en première instance ». Le chef de l’Etat, qui ne pouvait faire appel que sur les intérêts civils, ne sera pas représenté en appel.

    => Villepin et la gauche en stéréo
  • Chirac, alors président en exercice, fut aussi accusé et blanchi

    => Le général Philippe Rondo, lors de sa longue audition devant le tribunal correctionnel de Paris début octobre 2009, s’était dit « persuadé » qu’une enquête avait été « commandée par le chef de l’Etat », sinon il ne serait pas intervenu.
    Le militaire et Jean-Louis Gergorin affirmèrent que, au cours de la réunion du 9 janvier 2004 où sont évoqués les listings, Dominique de Villepin se prévalut d’instructions présidentielles pour demander des investigations. Ce que Jacques Chirac démentit, dès le 22 juin 2007, dans un courrier adressé aux magistrats instructeurs : il ne fut pas exigé d’enquête sur les personnalités mises en cause dans l’affaire Clearstream, et il rappela qu’il ne témoignerait pas sur des faits accomplis durant son mandat.
    Ph. Rondot précisa avoir prévenu le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major particulier du Président, le 21 juillet 2004, des risques encourus par M. Chirac : « L’enjeu, c’est que le président de la République soit montré du doigt, toujours en référence à la réunion du 9 janvier. »

    => Le ministère de la Justice aurait-il donné des ordres ?

  • C'est la thèse de Dominique de Villepin
    Sur le plateau de RMC, à l'annonce de l'appel du Parquet, l'ancien chef du gouvernement a accusé d'emblée le chef de l'État de "poursuivre son acharnement". "Je connais bien Jean-Claude Marin pour savoir que ce n'est pas sa décision. Il décide, dit-il, de faire appel, mais c'est une décision de Nicolas Sarkozy", affirma Dominique de Villepin. Il accuse nommément: "Nicolas Sarkozy a menti dans ce dossier, les éléments sont là, il a menti sur la date à laquelle il a été informé de ces opérations."
    Le chef de l'État "a poussé, lors du procès, dans la bouche de son avocat, tellement loin qu'il a été amené à utiliser des documents à qui il a donné une interprétation fausse", soutient Villepin. Sarkozy "a été amené à s'appuyer sur l'un de ceux qui ont été reconnus coupables en donnant du crédit à la thèse défendue par Imad Lahoud", selon laquelle l'informaticien connaissait bien l'ancien Premier ministre.

  • L'opposition abonde dans le sens de Villepin
    Le PS est-il animé par un souci de justice ou une volonté de polémique?
    En l'occurence, la socialiste Elizabeth Guigou n'a d'ailleurs pas jugé opportun de faire un coup médiatique en boycottant la presse. L'ex-Garde des Sceaux de Lionel Jospin (1997-2000) déclare ne pas concevoir que le procureur Marin ait pu faire appel sans avoir au préalable pris l'avis de sa hiérarchie. On notera la différence entre « prendre l'avis » d'en bas et « recevoir des ordres » d'en-haut… Plus grave est son insulte aux procureurs, qu'elle accuse d'être de simples courroies de transmission du ministre de la Justice. Ils défendent les intérêts de l'Etat et les confondre avec ceux de l'exécutif est réducteur et infamant.

    -> Babette Guigou nous explique-t-elle aujourd'hui que dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris au temps de J. Chirac, le Procureur de la République de Nanterre, Yves Bot, était aux ordres de la Garde des Sceaux Guigou ?
    -> Babette Guigou reconnaît-elle avoir tiré les ficelles, lorsqu'en 1998, Alain Juppé fut mis en examen pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR ? Le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, était-il à sa botte ?
    -> Babette était-elle en guerre en 1999, lorsque Jean Tiberi fut mis en examen pour « complicité de trafic d'influence » dans l'affaire de l'OPAC ? Depuis, le juge Halphen s'est engagé en politique... Il a soutenu la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, a ensuite été candidat du Pôle républicain dans l'Essonne aux élections législatives de 2002 et a enfin (?) adhéré au Mouvement de l'Utopie Concrète de Roland Castro. Si les juges sont plus indépendants de l'exécutif que les procureurs, sont-ils pour autant neutres et apolitiques, libres de toute idéologie ?
    -> Est-ce enfin à la demande du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi par le président François Mitterrand, que le juge Eric Halphen fut dessaisi du volet Hauts-de-Seine de l'affaire des HLM de Paris ? Cette Garde des Sceaux socialiste met-elle aussi en doute l'intégrité du CSM ?

    Autre chose ? L'engagement politique des magistrats syndiqués

  • Le parti-pris du Syndicat de la magistrature (SM)
    Ce syndicat est politiquement ancré à gauche, comme le démontra sa prise de position dans l'entre deux tours de l'élection présidentielle française de 2007. Le SM tenta de faire pression sur les consciences, se déclarant inquiet du programme de Nicolas Sarkozy.
    Aujourd'hui, une fois de plus, le SM (28 % des suffrages aux élections professionnelles) milite contre le droit du procureur Marin de faire appel: "Je ne peux pas imaginer qu'on n'ait pas parlé en haut lieu de l'éventualité d'un appel", a de son côté insinué l'imaginative Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature (SM).
    Mobilisé en renfort, Matthieu Bonduelle, secrétaire général du SM, n'a pas contredit sa présidente. Bien qu'il admette ne pas en savoir plus que nous, il va plus à fond dans l'expression d'un simple sentiment personnel: "Je ne sais pas si M. Marin a reçu des instructions, mais je constate que ça permet à M. Sarkozy de se montrer magnanime en disant je ne fais pas appel, et d'obtenir la poursuite de cette procédure contre son adversaire politique"... Un mandat syndical autorise-t-il un magistrat à bafouer la présomption d'innocence ainsi qu'à condamner sur la place publique un citoyen qui n'est pas mis en examen ?

  • Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, 63 % des voix, reste davantage dans les limites de l'obligation de réserve qui devrait s'appliquer aux magistrats, qu'ils soient représentants syndicaux, ou non.
    "Ce qui me gêne, encore une fois, c'est que comme d'habitude, les suspicions sont généralisées sur les décisions prises par le parquet, parce qu'il est dépendant du pouvoir politique." "C'est navrant, parce que c'est l'image de la justice qui en est éclaboussée. »
  • Au dessus de la mêlée, Michèle Alliot-Marie
    Alors ministre de la Défense de Jacques Chirac, avait également soutenu n’avoir « jamais attaché la moindre crédibilité aux soi-disant instructions du Président » et encore moins évoqué le dossier avec lui.
    Les polémistes peuvent-ils soutenir que la chiraquienne Michèle Alliot-Marie, qui fut ministre de la Défense (2002-2007) de Jacques Chirac, puis de l'Intérieur (2007-2009) dans les gouvernements Raffarin et...Villepin, a pu transmettre les ordres de l'Elysée au procureur Marin, en tant que Garde des Sceaux (juin 2009) du gouvernement Fillon de Nicolas Sarkozy ?

    Dominique de Villepin, qui s’était réclamé d’une autorité supérieure, en l’occurrence celle du président de la République, Jacques Chirac, chef des Armées, pour s’assurer de l’exécution par le général Rondot de ses propres instructions, aura l'occasion de démontrer qu'il est cette fois victime de Sarkozy, successeur de Chirac.

    Au final, les Français retiendront que la sérénité et l'impartialité des jugements est une illusion et que les magistrats du parquet ne seraient pas capables de prendre leurs responsabilités, selon la Garde des Sceaux socialiste. Ils ne sont pas syndiqués, à la différence des juges, et la sémillante Guigou peut s'en payer à coeur joie, ce qui, au premier coup d'oeil, ne semble pas, il est vrai, dans sa nature.

    => Elizabeth Guigou a-t-elle, en qualité de Garde des Sceaux, fait usage des procédés qu'elle impute aux autres ?
  • LIRE l'article suivant de PaSiDupes

    lundi 10 novembre 2008

    Défi des saboteurs : "nouvel acte de malveillance" contre la SNCF dimanche soir

    Incident dans l’Aude, après 3 cas de sabotage samedi

    L’Aude n’est pas un département facile pour la SNCF
    PaSiDupes (lien) a mentionné en son temps une série d’incendies que l’on disait alors ‘fortuits’ et dont le premier avait éclaté en juillet dernier …en Poitou-Charentes, sur le talus en bordure des voies SNCF de l'axe Paris-Bordeaux, à Châtellerault. Simplement poussé par le vent mauvais, l’incendies avait bondi dans l'Aude, sur le territoire de… Schivardi, dans le massif des Corbières.

    Dominique Bussereau signalait un nouvel acte de sabotage hier soir
    Le mouvement s’est réveillé hier soir vers 23 heures près de Narbonne, dans l'Aude, après plusieurs incidents similaires samedi, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.
    Un TGV a percuté deux plaques de béton posées sur une voie dans la région de Narbonne (Aude).
    Plus personne ne croit à une nouvelle manche d’un jeu et le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau annonce sur Europe1 ce matin "apparemment un nouvel acte de malveillance" contre la SNCF après les incidents de samedi.

    "Il n'y a pas eu de blessé mais le nez du train a été endommagé", a expliqué un porte-parole de la compagnie ferroviaire. Le TGV, qui effectuait la liaison Bruxelles-Perpignan, a pu repartir et est finalement arrivé à destination avec "une heure de retard", a-t-il précisé.

    A la question de savoir s'il s'agissait d'un "nouvel acte de malveillance" contre la SNCF, victime d'une série "noire" d'incidents ces dernières semaines, le porte-parole a jugé qu'il était "un peu trop tôt" pour se prononcer sur ce point, préférant attendre les résultats de l'enquête.


    Série 'noire': rappel
    Quatre "actes de malveillance" avaient très fortement perturbé samedi dernier le trafic de 160 TGV, Thalys et Eurostar, provoquant des retards de 10 minutes à plusieurs heures pour des milliers de passagers. A chaque fois, des fers à béton avaient été fixés sur des caténaires, situées dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, touchant les lignes à grande vitesse (LGV) Nord, Est et Sud-Est.
    Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait alors souligné que c'était "la quatrième fois en trois semaines que des actes de malveillance" perturbaient "gravement le trafic" des trains et avait évoqué une possible "corrélation" entre ces différents actes.
    Des enquêtes sur ces incidents sont en cours "sous la responsabilité directe" du directeur général de la gendarmerie nationale, selon le souhait de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

    Peut-on parler de vague de terrorisme ?
    La gendarmerie enquête en coordination avec la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire.

    dimanche 9 novembre 2008

    SNCF - La récréation est terminée : les jeux seraient des sabotages

    La presse a ‘amusé’ la galerie avec ses ‘jeux’ de tir sur caténaires

    La presse engagée persiste à parler d' "insouciance" à propos des pseudo-défaillances du réseau qui ont perturbé le trafic SNCF ces derniers mois.

    Menaces sur les usagers de la SNCF
    Ce sont en fait des actes de malveillance qui sont encore la cause de fortes perturbations samedi 8 novembre dans le trafic des TGV, Thalys et Eurostar, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne. Plus de 150 trains ont été retardés, avant que le trafic ne soit rétabli vers 18h00.
    "Nous ne pouvons plus vivre en permanence sous la menace", a expliqué Guillaume Pepy. Le patron de la SNCF et le propriétaire de Réseau Ferré de France (RFF) ont annoncé qu'ils allaient porter plainte contre les auteurs anonymes.

    Des sabotages criminels
    Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, était fondé à reprendre dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI la thèse de sabotages concertés déjà évoquée par le président de la compagnie ferroviaire, Guillaume Pepy.
    "Il est clair que si c'est intervenu en trois endroits différents, quasiment en même temps, il y a une action concertée de sabotage", a-t-il déclaré.

    Eléments d’enquête
    Dans le Journal du Dimanche (JDD), Guillaume Pepy avait précisé que des crochets fabriqués à partir d'épaisses tiges métalliques avaient été suspendus sur les caténaires, les câbles d'alimentation électrique des trains, au même moment, sur différentes lignes à grande vitesse.
    Interrogé sur l'hypothèse d'une bande organisée de professionnels, il a répondu : "Nous ne le savons pas à ce stade. Mais nous nous posons la question. Cinq des six incidents récents ont été provoqués par des fers à béton posés sur la caténaire, le fil d'alimentation électrique qui surplombe la voie."

    Le pire a encore été évité
    Sur la ligne Nord, environ 80 TGV, Thalys et Eurostar transportant près de 20.000 passagers ont subi des retards en général de l'ordre d'une heure, une trentaine d'entre eux étant retardés de plus de deux heures, a précisé la SNCF.
    Sur la ligne Est, une quarantaine de TGV ont été affectés, l'un d'entre eux subissant un retard de 4h30.
    Sur la ligne Sud-Est, une quarantaine de TGV ont été retardés de 10 à 45 minutes.

    L’heure est-elle encore à la prévention ?

  • Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a condamné "cet agissement inqualifiable qui peut mettre des vies en danger" et souligné que les peines encourues allaient de 3 à 10 ans de prison ferme et jusqu'à 75.000 euros d'amende.
  • Dans un communiqué, il dit avoir demandé à la ministre de l'Intérieur de renforcer la sécurité autour des installations ferroviaires.
    La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a ordonné que tous les moyens soient mobilisés au service des investigations, notamment ceux de la police technique et scientifique.

  • La ministre de la Justice, Rachida Dati, a annoncé avoir demandé aux parquets d'ordonner systématiquement des enquêtes pénales et de traduire les auteurs devant la justice pour qu'ils soient sanctionnés "avec la plus grande sévérité". Si les magistrats n'y voient pas à mal... Si jamais ils ne voient pas dans les propositions gouvernementales autant de blocs de béton dans "leurs" tribunaux !

    Le coût
    L'entreprise SNCF s’est laissée entraînée par les syndicats et les media amis sur la piste de la vétusté des caténaires. Elle a donc entrepris la rénovation des caténaires, mais estime qu’elle pourrait coûter 400 millions d'euros. Qui n'iront pas aux banques.
    400 millions d'euros est le prix que les syndicats engagent SNCF (ou/et RFF) à dépenser pour apaiser l’opinion, sachant pourtant que la vétusté n’explique pas tout.
    Quel serait le coût d’une flambée de sabotages criminels à venir ?

    Une opposition étrangement silencieuse.
    Personne n’interpelle le gouvernement sur la question rituelle du financement et le PS n’a pas même un sous-porte-parole stagiaire à disposition pour fustiger l’exposition des à l’insécurité.
    Mais qu’est-ce qui préoccupe donc les socialistes davantage que les Français ?
    Et comment se fait-il que le trotskiste Besancenot n’instrumentalise pas la psychose actuelle. Ses militants et lui auraient-ils avantage à se faire oublier ?

    Des syndicalistes polémiquent
  • « On affecte le personnel où il y a des besoins. Notre premier objectif reste quand même que tout fonctionne au mieux ! » observe un directeur délégué infrastructures de région, M. Chantriaux. De fait, les caténaires font l'objet d'une surveillance régulière, de même que les pantographes (arcs jonction entre la ligne électrifiée et le train). Une centaine de cheminots est ainsi affectée aux caténaires à l'année: ils ne sont donc pas ailleurs ! De là à penser que les sabotages souligneraient des sous-effectifs...
  • Mais certains croient pouvoir préciser que « ce n'est parce que la direction fait venir les média aujourd'hui qu'on doit croire qu'on ne fait rien le reste de l'année. » Est-il permis de faire observer à ce militant cheminot que ce sont les saboteurs qui, objectivement, attirent les media ?
  • Outre la polémique, les syndicats se plaisent précisément à pointer des réductions d'effectifs pour expliquer la multiplication des incidents sur le matériel. Mais les tirs, la présence de tiges de métal ou de blocs de béton ne constituent-ils pas un surcroît de travail pour les militants échauffés par des discours politiques et syndicaux qui leur font perdre tout sens commun et les détournent des véritables coupables?

    Souhaitons aux syndicalistes polémistes qu’il sera démontré que les cheminots respectent toujours bien leur outil de travail.

    mardi 16 septembre 2008

    Lifting pour Edvige, le fichier chaud du moment

    Le ministère de l'Intérieur entame ses consultations
    Michèle Alliot-Marie a entamé lundi après-midi ses consultations sur le fichier EDVIGE. Selon ses premiers interlocuteurs, la ministre de l'Intérieur est dans une "phase d'écoute" et n'a pas présenté de nouveau texte pour remplacer le décret à l'origine du fichier policier contesté. Les rencontres doivent se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine.
    La Commission nationale de l'informatique et de libertés (CNIL) a ainsi assuré n'avoir été saisie d'aucun nouveau projet de décret.


    Les interlocuteurs
    Lundi après-midi, la ministre a reçu la LICRA, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) et la Commission nationale consultative des droits de l'Homme, puis l'Union syndicale des magistrats (USM), FO-magistrature, et enfin des représentants du Conseil national des barreaux, du bâtonnier de Paris et de la Conférence des bâtonniers.
    Plusieurs organisations du collectif "Non à EDVIGE", à l'origine de la contestation, ont été reçues mardi pour les associations et jeudi pour les syndicats. Le collectif devait se réunir lundi soir pour décider de la conduite à tenir, une partie de ses membres exigeant une seule et même rencontre pour tous.
    "Mme Alliot-Marie est dans une phase d'écoute et je crois que tant que cette phase de consultations n'est pas terminée, elle n'a pas de nouveau texte dans sa poche", a expliqué Me Francis Szpiner, vice-président de la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme, après une heure d'entretien avec la ministre.
    "Elle est consciente de l'imperfection du décret et de la nécessité de travailler ensemble pour l'améliorer", a-t-il ajouté. Me Szpiner a notamment estimé que les critères du fichier EDVIGE paraissaient "un peu flous et susceptibles d'englober tout le monde, y compris des mineurs", parlant d'un fichier "fourre-tout".


    Des propositions ?
    Le président de la HALDE, Louis Schweitzer, s'est contenté de son côté d'évoquer une "discussion formelle", se refusant à tout autre commentaire tout comme la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) dont les représentants ont quitté le bureau de la ministre sans faire de déclaration.
    En revanche,
    les représentants de la magistrature marqués à gauche, l'USM et de FO-Magistrature, ont plaidé place Beauvau pour l'existence de plusieurs fichiers pour chaque groupe concerné, afin de ne pas "mettre dans le même panier" des personnalités, des délinquants ou des individus soupçonnés de terrorisme, et non plus un seul.
    "Il va falloir distinguer selon les personnes, avec probablement des fichiers différents", a observé Bruno Thouzelier, président de l'USM. "Si on dit à la population 'tel fichier pour tel objectif avec telle population', à ce moment-là, les choses seront claires".
    "Nous avons également suggéré une rédaction différente de certains renseignements qui y figureront, comme le comportement, le patrimoine, des éléments de la vie privée qui vont très loin et qui nous paraissent disproportionnés", a souligné - à l'identique- Naïma Rudloff, secrétaire générale de FO-Magistrature, observant que le cadre législatif serait "plus approprié" qu'un décret.

    Un débat positif
    "Nous avons l'impression d'avoir été entendus par la ministre qui semble prête à modifier un certain nombre de dispositions qui nous choquent comme les critères généraux de fichage qui s'appliquent à tous", a déclaré Me Paul-Albert Iweins, le président du Conseil national des Barreaux (CNB). "Un effort va être fait pour distinguer les critères de fichage". Il a espéré que Michèle Alliot-Marie consentira à légiférer notamment sur "un contrôle juridictionnel des fichiers".
    Du côté du collectif "Non à EDVIGE", les douze syndicats et associations qui le représentent et sont à l'origine d'un des 13 recours déposés au Conseil d'Etat, devaient se réunir lundi 15 au soir, afin de tenter de déterminer une "position commune" sur les réunions au ministère et d'éviter la division. Sur le fond, le collectif réclame toujours d'une seule voix le retrait pur et simple du décret.

    Entendus mais restés sourds
    Malgré la bonne écoute de la ministre de l’Intérieur, lundi soir, les manifestations prévues le mardi 16 octobre devant les préfectures étaient maintenues, de même que la demande d'une rencontre avec François Fillon, formulée dans un courrier adressé au Premier ministre vendredi dernier.
    "Lorsque nous avons été contactés, nous avons fait savoir que nous voulions être reçus ensemble. Nous en sommes là et il y a toujours apparemment un refus", a déclaré lundi la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM) Hélène Franco, membre du collectif.
    Une "position commune", selon le collectif ?...

    "Nous avons un désaccord au sein des 12 organisations sur le fait d'y aller tous ou pas du tout", a reconnu de son côté Agnès Nathan, chargée de ce dossier à la CGT. "Nous, on pense y participer jeudi. Il n'est pas possible par exemple pour nous de laisser le MEDEF et la CGPME se rendre seuls au ministère et parler des libertés syndicales en notre nom", a-t-elle défendu: la lutte des classes n'est pas éteinte !
    La satisfaction affichée de la gauche ne signifie pas pour autant un accord…

    lundi 15 septembre 2008

    Paris XIX° : affrontements inter- ou intra-communautaires ?

    Doute sur l’antisémitisme, suspicion de manipulation
    Depuis l’arrestation lundi à Paris de six jeunes gens, âgés de 16 à 23 ans, accusés de violences commises par une dizaine contre trois jeunes juifs, le 6 septembre dans le XIXe arrondissement de Paris (lire PaSiDupes: Paris XIXe), le mot d’ordre est le doute
    La présomption d'agression antisémite soutenue à la fois par le gouvernement et l'opposition.est actuellement combattue à la suite de fuites aussi diverses et variées qu’orchestrées.

    Il s’agirait de violence ordinaire dans le XIX°
    L’agression aurait trouvé son origine dans l'usage par un jeune homme d'un pistolet à billes en direction d'un groupe d'autres jeunes passants anonymes... Selon les auditions et l'enquête, un des suspects a tiré une bille avec son pistolet, soi-disant par jeu, vers un des trois jeunes juifs, ce qui a entraîné une riposte et une échauffourée, dit-on de même source anonyme. Il n'y aurait pas eu d'insultes antisémites, tient-on à préciser. C’est ce qu’ont expliqué deux sources concertées concordantes que l’on floute honteusement sous l’expression « proches de l'enquête », suggérant ainsi des fuites soit policières, soit judiciaires, soit les deux. Or, il se trouve que les victimes portaient la kippa : un détail anodin dans une affaire anodine !

    Il pourrait s’agir de violence intra-communautaire°
    L’un des agresseurs serait juif. Encore n’en est-on même pas sûr ! Le doute que l’on tente d’instiller repose pourtant essentiellement sur sa confession juive. C’est affirmer que la communauté juive serait unie par la foi et la politique plus que toute autre et qu’elle ne connaîtrait donc pas les tensions internes que vivent les communautés catholiques ou musulmanes, entre croyants et pratiquants, intégristes et progressistes, entre gauche et droite.
    Le suspect –comme ses victimes– portait-il la kippa ? Pratique-t-il la religion de ses pères ? Est-il bien intégré à sa communauté israélite, ou davantage à une autre, et laquelle ? L’enquête le dira sans doute, puisque les fuites ne cherchent pas à répondre à toutes les questions.
    Des précisions équivalentes sur la confession religieuse des autres agresseurs n’ont pas été communiquées.

    Des condamnations de toutes parts
    On entend affaiblir la thèse de l’antisémitisme pourtant défendue le 7 septembre par plusieurs associations de la communauté juive, le ministère de l'Intérieur, le porte-parole du Parti socialiste et SOS Racisme.

    Le 7 septembre dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait condamné "les violences antisémites" commises à l'encontre des trois jeunes gens.
    Julien Dray, porte-parole du PS, avait également condamné ces faits dans un quartier "où les tensions sont très fortes et où des agressions antisémites répétées ont déjà eu lieu."
    "Inquiété", SOS
    Racisme condamna l'agression et renvoya la responsabilité des faits sur les élus locaux et …le gouvernement. SOS Racisme n’est donc pas chargé de ‘prévention’, mais seulement d’accusations. Pour l'association, "tout laisse à penser qu'elle (l'agression) revêt un caractère antisémite." Elle exhorte d’ailleurs le maire PS de l'arrondissement, Roger Madec: "Il est "temps de cesser de fermer les yeux sur les inquiétants processus à l'oeuvre sur (votre) territoire".
    La police va encore confronter les suspects et leurs victimes d'ici à la fin de la garde à vue, mercredi matin au plus tard, avant que la justice ne décide de la qualification à donner aux faits.

    La qualification d’antisémitisme prévalait
    Dans le XIX° de Paris, plusieurs cas de violences sont en effet à déplorer, dont des juifs sont les victimes, plutôt que les agresseurs. Or, nous assistons actuellement à une campagne de déni de l’agression antisémite présentée comme une banale violence tribale. Désormais, la presse qualifie donc de « fait divers » les coups portés dans le même quartier à un jeune adolescent de confession juive, Rudy H., le 21 juin 2008. Dans cette affaire, deux jeunes hommes (de 25 et 26 ans) sont en détention provisoire depuis fin juillet pour "tentative de meurtre"avec la circonstance aggravante de l'antisémitisme.
    Dans tous les cas, celui-là et celui-ci, les policiers n’y voient jamais plus que des bagarres qualifiées de "communautaires", entre bandes, l'une formée de Juifs et l'autre de Noirs. La preuve ? Dans ce dernier cas, trois agresseurs sont noirs !
    Ainsi, outre que dans ce cas la couleur de la peau est soulignée, elle est instrumentalisée. La manœuvre de diversion consiste à laisser croire que, si on est noir, on ne pourrait pas être catholique ou musulman. Juif peut-être, pour les besoins de la cause...
    Or, six jeunes ont été arrêtés, parmi lesquels –on le sait– trois noirs et un juif. Mais sommes-nous donc en droit de nous interroger –comme nous y sommes incités– sur l’appartenance communautaire des deux oubliés et sur lesquels les sources ne ‘fuitent’ rien de leur(s) confession(s) religieuse(s) ? L'effet 'Edvige' avant la lettre et à la tête du client !

    Observons que c’est depuis le 15, soit une semaine après les faits, mais précisément à deux jours de la qualification des faits, demain mercredi, qu'ont été lancées la manipulation médiatique de l'opinion et les pressions sur la justice: la détention provisoire des agresseurs ‘par jeu’, présumés innocents, pourrait être décidée. Le sera-t-elle en toute sérénité?

    Qui orchestre la pression médiatique actuelle sur la justice ?