Incident dans l’Aude, après 3 cas de sabotage samedi 
L’Aude n’est pas un département facile pour la SNCF
PaSiDupes (lien) a mentionné en son temps une série d’incendies que l’on disait alors ‘fortuits’ et dont le premier avait éclaté en juillet dernier …en Poitou-Charentes, sur le talus en bordure des voies SNCF de l'axe Paris-Bordeaux, à Châtellerault. Simplement poussé par le vent mauvais, l’incendies avait bondi dans l'Aude, sur le territoire de… Schivardi, dans le massif des Corbières.
Dominique Bussereau signalait un nouvel acte de sabotage hier soir
Le mouvement s’est réveillé hier soir vers 23 heures près de Narbonne, dans l'Aude, après plusieurs incidents similaires samedi, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.
Un TGV a percuté deux plaques de béton posées sur une voie dans la région de Narbonne (Aude). Plus personne ne croit à une nouvelle manche d’un jeu et le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau annonce sur Europe1 ce matin "apparemment un nouvel acte de malveillance" contre la SNCF après les incidents de samedi.
"Il n'y a pas eu de blessé mais le nez du train a été endommagé", a expliqué un porte-parole de la compagnie ferroviaire. Le TGV, qui effectuait la liaison Bruxelles-Perpignan, a pu repartir et est finalement arrivé à destination avec "une heure de retard", a-t-il précisé.
A la question de savoir s'il s'agissait d'un "nouvel acte de malveillance" contre la SNCF, victime d'une série "noire" d'incidents ces dernières semaines, le porte-parole a jugé qu'il était "un peu trop tôt" pour se prononcer sur ce point, préférant attendre les résultats de l'enquête.
Série 'noire': rappel
Quatre "actes de malveillance" avaient très fortement perturbé samedi dernier le trafic de 160 TGV, Thalys et Eurostar, provoquant des retards de 10 minutes à plusieurs heures pour des milliers de passagers. A chaque fois, des fers à béton avaient été fixés sur des caténaires, situées dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, touchant les lignes à grande vitesse (LGV) Nord, Est et Sud-Est.
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait alors souligné que c'était "la quatrième fois en trois semaines que des actes de malveillance" perturbaient "gravement le trafic" des trains et avait évoqué une possible "corrélation" entre ces différents actes.
Des enquêtes sur ces incidents sont en cours "sous la responsabilité directe" du directeur général de la gendarmerie nationale, selon le souhait de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
Peut-on parler de vague de terrorisme ?
La gendarmerie enquête en coordination avec la sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire.