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mardi 29 avril 2014

Plan de stabilité: Fillon n'y croit pas, l'UDI, oui !

Fillon : le plan Valls "ne réussira pas"

"Je ne veux pas être complice d'un plan qui pour l'instant n'est pas réaliste"
, 
Plan de stabilité de Valls-Hollande:
réchauffement de la planète hexagonale
a expliqué François Fillon sur RTL, au sujet du pacte de responsabilité proposé par Manuel Valls. 
"Je ne peux pas soutenir un plan qui repose sur des prévisions de croissance fantaisistes", a encore ajouté l'ancien Premier ministre.  Lien Le Point

Coup de sabot de l'âne
En ce jour de vote sur le pacte de responsabilité et une fois qu'elle a quitté le gouvernement fin mars, l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot rappelle dans un tweet un passage d'un discours de campagne de François Hollande.

Le pouvoir a tardé à agir
Interrogé sur l'avenir d'Alstom, Jean-Pierre Raffarin a regretté l'absence de stratégie industrielle du gouvernement. "On nous avait annoncé un Airbus de l'énergie. Airbus, c'était une négociation d'État à État. Où est-elle? Je suis favorable à un projet franco-allemand, mais je crains que ça ne soit trop tard", a déploré l'ancien Premier ministre sur RTL.



La gauche hostile 

Les dix députés du Front de gauche voteront contre le programme de stabilité, tandis que parmi les élus d’Outremer membres à leurs côtés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) deux voteront pour, et trois ne se sont pas encore prononcés. "Si le gouvernement continue dans cette voie, on risque d’inventer un nouveau courant "la gauche morte", a ironisé le député FDG Nicolas Sansu. "Le virage libéral est acté", regrette-t-il, en dénonçant le "sophisme selon lequel le redressement des comptes publics, c’est la réduction des dépenses publiques et sociales, alors qu’il y a des gisements de recettes, à commencer par 80 milliards d’euros de fraude et d’optimisation fiscales".

Les écologistes radicaux d'EELV voteront contre le programme de stabilité. C'est ce qu'annonce à la presse la co-présidente du groupe Barbara Pompili. Sous l'emprise de C. Duflot et M. Aubry, douze des dix-sept députés membres ou apparentés du groupe s'opposeront au plan d’austérité, les autres se répartissant entre abstentions et vote pour, selon elle.
Un PS éclaté

La contestation du plan d'économies de 50 milliards présenté par le chef du gouvernement le 16 avril se faisait de plus en plus grande il y a dix jours. Des aubryistes à l'aile gauche en passant par des députés plus "modérés", le PS est secoué de toutes parts et des députés PS ont mis au point 3 autres scénarios pour parvenir aux mêmes économies. Le tweet de Cécile Duflot vient confirmer que les tensions persistent.

Mais le patron du groupe socialiste à l'Assemblée nationale,
Pruneau Le Roux, a chanté les louanges de l'exécutif. "Nous avons eu un dialogue avec le gouvernement qui a sérieusement rajeuni la Ve République, qui a remis le Parlement au centre du débat", a estimé sur i-Télé , au sujet de la fronde de certains députés PS sur le pacte de responsabilité.

Plusieurs députés, "une cinquantaine" selon le député PS Jean-Marc Germain, Monsieur Hidalgo, assuraient encore lundi qu'ils ne voteraient pas le plan d'économie de 50 Mds d'€.

"Un vote d'alerte, pas de défiance", selon Christian Paul.
(Ou "serrage" !, désolés)
Apparentés au groupe PS, les trois députés chevènementistes ont annoncé qu’ils voteront contre le programme de stabilité. "La motivation décisive de ce vote est notre choix de la souveraineté budgétaire contre toutes les procédures disciplinaires européennes", a déclaré le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent. "La règle des 3% et le contrôle opéré par la Commission sur notre budget sont les symboles d’une Europe disciplinaire qui a vécu: il est du devoir du Premier ministre de s’en affranchir et de faire entendre une autre voix à Bruxelles."

Les abstentionnistes
A la sortie d’une réunion d’une cinquantaine de parlementaires PS, Régis Juanico, député socialiste de la Loire, affirme être prêt à s’abstenir. "On s’abstiendra, il n’y a pas de vote contre", déclare-t-il en exprimant son "doute sur les effets sur l’emploi et de la reprise économique" de ce plan d’économies. Il précise également qu’il attend toujours des "mesures fiscales importantes". Mais les désaccords subsistent. Matthieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis (aile gauche), confirme que l’heure est encore aux atermoiements. "On exprime encore nos désaccords. Je désapprouve un peu moins mais je désapprouve toujours." 

En revanche, pour Thierry Mandon, porte-parole du groupe, "l’abstention, c’est une façon de ne pas dire ce qu’on pense". Selon lui, "on ne peut pas se contenter de regarder passer les trains".

Interrogé sur les sanctions qui pourraient êtres prises à l'encontre de parlementaires qui s'abstiendraient lors de ce vote mardi, Carlos Da Silva a affirmé : "Nous sommes dans un processus de dialogue (...) et pas de coercition". 
Il a redit que ce vote n'était "pas seulement indicatif" mais «engageait» l'ensemble du Parti. Parmi ceux qui ont voté contre figurent des membres de l'aile gauche du courant "Maintenant la gauche", une partie des amis de Benoît Hamon, ministre de l'Education, et les proches de Gérard Filoche. Parmi ceux qui ont voté contre figure selon le PS un seul député, Pascal Cherki (Paris).

Mais des élus du centre (UDI) sauveront le soldat Valls
C'est le centre droit qui donnera à Valls le coup de pouce qui pourrait lui sauver la mise. 
La droite écartelée

François Fillon explique pourquoi il votera contre.
"Il y a un progrès incontestable par rapport à son prédécesseur (Ayrault): il (Manuel Valls) essaie de réparer les erreurs économiques et financières qui ont été commises ces deux dernières années. Evidemment, c’est un peu le crépuscule des promesses socialistes qui ignoraient la dette et la question de la compétitivité", poursuit-il sur France Inter. "Pour autant, et je l’ai dit à Manuel Valls, je ne peux pas soutenir un plan qui est présenté à Bruxelles et qui repose sur des hypothèses totalement fantaisistes".

François Baroin a annoncé  sur BFMTV qu'il ne votera pas .




jeudi 28 juin 2012

Parité socialiste: le compte n'y est pas aux présidences de commissions de l'Assemblée nationale

Présidences de commissions à l'Assemblée: 3 femmes et 5 hommes, dont un UMP

Les huit commissions permanentes de l'Assemblée se sont réunies jeudi pour élire leur président, sans surprise par rapport aux accords intervenus en début de semaine: trois femmes, cinq hommes, aucun écologiste, et Gilles Carrez (UMP) à la tête de la commission des Finances.

Les commissions de l'Assemblée ont un pouvoir prépondérant, puisque c'est le texte du gouvernement ou député tel qu'elles le modifient qui est ensuite examiné en séance publique, à l'exception des textes budgétaires.

Trois femmes ont été désignées

Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) a obtenu un lot de consolation: elle présidera la commission des Affaires Etrangères, 
Patricia Adam (PS, Brest, Finistère) celle de la Défense, 
Catherine Lemorton celle des Affaires sociales.

Des hommes aussi, encore

Patrick Bloche (PS, Paris) prend la tête de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation,
François Brottes (PS, Isère) celle des Affaires économiques,
Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), celle des Lois, alors qu'on le donnait au ministère de la Justice,
et Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre) celle du développement durable.

Le groupe écologiste avait fortement protesté mardi après s'être vu refuser par le PS la présidence de la commission du développement durable.

L'ancien rapporteur général du Budget, 10 ans aux manettes, Gilles Carrez (UMP), devient président de la commission des Finances, seule commission dont la présidence est réservée à l'opposition, depuis que le président Sarkozy l'a décidé.
Christian Eckert (PS, Moselle) a été désigné rapporteur général du Budget. 
La nouvelle députée écologiste Eva Sas (Essonne) a été élue vice-présidente de la commission des Finances.

Les membres de commissions

Les anciens ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Eric Woerth, Christian Estrosi siègent à la commission des Finances, souvent considérée comme la plus prestigieuse.

L'ancien Premier ministre François Fillon est annoncé à la commission des Affaires étrangères.

Le nouveau député Gilbert Collard, élu avec le soutien du Front National et avocat de profession, siègera à la commission des Lois.
Marion Maréchal-Le Pen siègera aux Affaires culturelles.

Olivier Falorni, tombeur de Désirdavenir Royal à la Rochelle, siègera à la commission du développement durable.

vendredi 13 janvier 2012

AAA: ce qu'il faut savoir

Vendredi 13: Standard and Poor’s a abaissé la note de plusieurs pays d'Europe



Préméditation:
dans la nuit du 8 décembre 2011,
l'agence Standard & Poors avait diffusé une annonce de dégradation de la France,
par erreur



L’agence de notation Standard and Poor’s est passée à l'acte


Comme prévu depuis trois mois, Standard and Poor's a dégradé la note souveraine de plusieurs pays de la zone euro et la France ne fait pas exception.
Créée en 1941, cette agence d’évaluation financière américaine examine les dettes de 126 Etats, dont 12 depuis plus de 30 ans, mais ce n’est qu’au 1er janvier 1975 qu’elle s’est autorisée - parfois contre l’avis des principaux intéressés - à mesurer la capacité de remboursement d’un pays.
Et début août 2011,les Etats-Unis d'Obama ont été rétrogradés à la note "AA + ", rejoignant un club qui ne comptait qu’un deuxième comparse : la Belgique.Standard & Poor’s est la seule des trois "majors" à avoir rétrogradé les Etats-Unis. Ils font donc toujours partie du cercle restreint des "AAA" de l’américaine Moody’s et de la franco-Américaine Fitch.
Mi-octobre 2011, l'agence Moody's avait menacé de s'en prendre à son tour au triple A de la France, en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective "stable" de la note était toujours justifiée, au vu de la dégradation de la situation économique.

Même attendue, c'est une déception à droite, mais une satisfaction à gauche à cent jours de la Présidentielle.
Europe1.fr reprend les décisions prises par Standard and Poor’s:

Quels pays ont été dégradés ?
La France et l’Autriche sont les deux pays qui ont perdu leur triple A vendredi. Tous deux ont perdu le "graal" des finances publiques. Leur note est désormais abaissée d'un cran à AA+, avec perspective négative. Cette perspective négative signifie que l'agence envisage de dégrader à nouveau cette note à moyen terme. La chance de dégradation en 2012 ou 2013 est d'"au moins une sur trois".
Le Royaume Uni n'est pas membre de la zone euro.

Quelles sont les conséquences de cette baisse ?
Entreprises, banques, particuliers : tous sont touchés par la baisse de la note de la France d’un cran. Les collectivités locales devraient aussi voir leur note se dégrader. (Lire le détail des répercussions en

Quels pays conservent le triple A ?
Treize pays figurent encore dans le club très fermé des AAA des trois agences de notation Standard and Poor's, Moody's et Fitch : neuf en Europe et trois dans la zone euro. L’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Danemark, la Finlande, Hong-Kong, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, Singapour, la Suède et la Suisse.
Pays moteur de l'Union européenne avec la France, l'Allemagne conserve son triple A avec une perspective stable.
A la vérité, ce décompte des pays est effectué à la louche
Ces neuf européens ne sont en fait que sept, puisque la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg forment une seule et même union économique, le Benelux (acronyme, en français, de Belgique, Néderland et Luxembourg) depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour former une entité économique plus forte face à des pays voisins beaucoup plus grands. A noter que la gauche française ne relève pas que Standard and Poor's accorde une prime au Bénélux dont le Luxembourg est accusé d'être un "paradis fiscal"...

La France peut-elle regagner son triple A ?
Il est possible, mais très difficile de regagner le précieux sésame. Pour cela, l’Hexagone devra réaliser d’importants efforts de redressements de ses finances publiques, mettre en place une vaste réflexion sur le modèle économique et le projet de société du pays tout en rééquilibrant son budget ou encore bénéficier d’un boom l'immobilier pour gonfler ses recettes fiscales.

Les pays de l'Europe du sud dans le collimateur des agences
?
Le Danemark, la Finlande et la Suède, le Canada ou encore l’Australie sont passés Leurs efforts leur ont valu de retrouver la note de AAA.
Fin septembre 2011, Fitch a abaissé la note souveraine de la Nouvelle-Zélande à AA, avant d’être rejoint par Standard & Poor’s.

Un nouveau plan d’austérité à prévoir en France ?
Malgré une chute de la note française, le ministre de l’Economie l’a assuré : le gouvernement ne prépare pas de nouveau plan de rigueur. "Ce n'est pas une question de rigueur budgétaire. Ce qui devait être fait a été fait et va se poursuivre", a affirmé François Baroin.

En charge pour les investisseurs d'évaluer la capacité des Etats ou des entreprises à honorer leur dette, les agences de notation sont accusées de dicter leur loi aux gouvernements de la zone euro, qui multiplient les gages de bonne volonté à l'égard des marchés pour ne pas mettre en péril le financement de leur dette.

dimanche 11 décembre 2011

Guigou (PS) refuse obstinément l'Union nationale sur la Règle d'Or

La crise ne parvient pas à raisonner les socialistes



Silicone et botox
pour la candidate sexagénaire PS
en Seine-Saint-Denis



L'ex-ministre PS, Elisabeth Guigou, a refusé dimanche "l'union nationale" sur la "règle d'or" que lui proposait le ministre de l'Economie François Baroin.

Le ministre Baroin soutient que cette position de refus n'est pas "tenable" pour
.
" Il n'y a aucune raison que nous acception d'aller au congrès du pour modifier une nouvelle fois la Constitution (...) et pour que M. Sarkozy engrange un vote d'union nationale sur une politique que nous critiquons ", a déclaré la députée PS de Seine Saint-Denis, 65 ans, lors d'un débat avec F.Baroin sur BFMTV.
Angela Merkel, qui abordera également des élections (2013), a fait voter la "règle d'or" en Allemagne où elle n'est pas un "effet d'affichage"...


Les soupçonneux socialistes sont sur la défensive

" C'est un piège politicien grossier",
a craint l'ex-ministre des Affaires européennes, selon qui la "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire existe déjà dans les traités européens depuis 20 ans et dans la Constitution depuis 2008. "

Le particularisme des socialistes français est une particularité européenne
Les autres pays le font", a répondu M. Baroin. "Malheureusement pour le PS et pour M. Hollande, c'est une position qui n'est pas tenable"."On ne peut pas dire que l'on sera à 3% de déficit sans dire comment", a-t-il développé.


F. Baroin ne peut compter sur "le soutien des socialistes" sur la Règle d'or

Il a fait valoir que ce " n'est pas un soutien pour Nicolas Sarkozy
, mais un esprit d'union nationale: il n'y a pas de honte à aller sur l'union nationale ".
Le projet de nouveau traité européen s'imposera un jour au PS
Que les socialistes le veuillent ou non, l'U.E. prévoit en effet que les Etats-membres intègrent dans leur Constitution une "Règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire. Or, en France, cette modification de la Constitution doit être adoptée par une majorité des 3/5e de l'Assemblée et du Sénat réunis en Congrès. Majorité dont ne dispose pas le gouvernement, surtout depuis que le Sénat est passé à gauche.

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Olivier Mazerolle (Le Direct 24h/24) entre de François Baroin, ministre de l’Economie et des Finances, et d’Elisabeth Guigou, député aubryste de Seine-Saint-Denis, notamment sur l’accord de Bruxelles. (Hélas, il faut d'abord subir une pub...):


BFMTV 2012 : François Baroin face à Elisabeth... par BFMTV

En mai dernier, Elisabeth Guigou déclara "souhaiter" que "Martine Aubry soit candidate aux primaires du PS", car elle a, selon elle, "les meilleures chances de faire gagner la gauche en 2012". Pas même au PS ! C'est dire la perspicacité de la députée...



La socialiste Elisabeth Guigou ?
Non, "Posh Spice",
aka. Victooria Beckham




La gauche assumera-t-elle le blocage de le "règle d'or" ?

Le président Nicolas Sarkozy a semblé définitivement écarter vendredi l'idée, un temps envisagée, de faire adopter la "règle d'or" en France avant l'élection présidentielle de mai 2012.
Cela n'a pas empêché F. Baroin de lancer cet appel à l'union nationale dimanche, tout comme la porte-parole du gouvernement et ministre du Budget Valérie Pécresse: " J'appelle les socialistes à re-réfléchir une nouvelle fois ".

Les responsabilités seront ainsi clairement établies.

mercredi 23 novembre 2011

Areva: la gauche ne pourra augmenter le nombre de demandeurs d'emploi

Le PDG d'Areva s'est engagé à ne pas supprimer de postes en France

N'en déplaise à la paire Hollande-Duflot, F. Baroin en a fait l'annonce

Le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, s'est engagé auprès du gouvernement à ne pas envoyer de salariés au chômage en France, a annoncé le ministre de l'Economie François Baroin à la presse à l'issue d'une réunion d'urgence avec le patron du groupe nucléaire, le mardi 22 novembre.

Malgré les attaques de l'opposition contre le nucléaire Luc Oursel a pris l'engagement de conserver leurs emplois aux travailleurs de cette société anonyme détenue à plus de 80 % par l’État et les électeurs français, de gauche comme de droite : " aucune suppression de postes, aucun plan de départs volontaires et aucun impact sur les sites français " n'est envisagé.

Cette assurance intervient au lendemain d'une rumeur malveillante d'un projet prévoyant la suppression par Areva de 1.000 à 1.200 postes dans ses effectifs en France.
L'Etat "n'acceptera aucun impact" de la crise sur l'emploi dans les entreprises dont il est actionnaire", avait affirmé le ministre un peu plus tôt. " L'Etat-actionnaire n'acceptera aucun impact [de la crise] sur l'emploi (dans les entreprises dont il est actionnaire) en terme de conséquences du ralentissement de l'activité économique internationale et singulièrement nationale", a déclaré François Baroin à l'Assemblée nationale.

" L'emploi ne sera pas une variable d'ajustement dans des plans où l'Etat aura son mot à dire (...) Ce qui s'applique pour Areva s'appliquera pour toutes les entreprises publiques ", a-t-il répondu aux questions successives de deux députés, à l'issue d'une réunion d'urgence avec Luc Oursel.



Jospin roule pour Hollande


Laurent Fabius était le ministre de la création du géant industriel Areva, le 3 septembre 2001, par fusion de CEA Industrie, Framatome et Cogema, sous le gouvernement Jospin, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement étant Yves Cochet (65 ans), amateur de "décroissance" et successeur de Dominique Voynet, figure historique des Verts. Aujourd'hui, tous deux sont membres d'Europe Écologie-Les Verts et combattent Areva !...

Luc Oursel a succédé à Anne Lauvergeon, une collaboratrice du président F. Mitterrand nommée président-directeur général (PDG) du groupe Cogema par Dominique Strauss-Kahn. Elle fondera en juillet 2001 la nouvelle entité qu'elle baptise Areva.

jeudi 10 novembre 2011

Le descriptif que donne Baroin du PS colle à la réalité, souligne Copé

Copé: l'attaque de Baroin sur le PS n'est "pas si inexacte que ça"


Le chef de file des députés UMP confirme

La phrase de François Baroin sur la victoire "par effraction" des socialistes aux législatives anticipées de 1997 "n'est pas si inexacte", car le PS a profité de nombreuses triangulaires avec le Front national pour l'emporter au second tour
, a rappelé mercredi Jean-François Copé.
"Je trouve que les socialistes ont l'épiderme bien sensible lorsqu'il s'agit d'eux; j'aimerais qu'ils l'aient aussi sensible lorsqu'ils parlent de nous ", a dit le secrétaire général de l'UMP à des journalistes, en marge de la visite de Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Eglises pour le 41e anniversaire de la mort du général de Gaulle.

"Il ne vous a pas échappé que lorsque les socialistes parlent de l'UMP, c'est souvent injurieux, insultant, donc sans commune mesure avec cette phrase de François Baroin qui, quand vous la remettez dans son contexte, n'est pas si inexacte que ça ", a-t-il poursuivi. " J'ai des souvenirs très précis de ce que fut 1997 ", après la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le président Jacques Chirac, a-t-il déclaré.

VOIR et ENTENDRE l'intervention de François Baroin évoquant les aberrations de Hollande couvertes par le PS et l'Histoire des triangulaires PS-FN aux législatives de 1997:

Un nombre record de triangulaires

" Il ne faudrait pas alors oublier que si les socialistes l'avaient emporté, c'est grâce, pour eux, aux 70 triangulaires qui avaient permis au Front national de se maintenir au second tour, comme nous ne faisons pas d'alliance avec l'extrême droite ", a-t-il souligné.

Les élections législatives de 1997 avaient en effet été marquées par un nombre record de triangulaires au second tour, une centaine, dont 77 opposant un candidat de gauche, un candidat de la droite parlementaire et un candidat du FN. Une situation qui avait profité à l'opposition de gauche.

" Les socialistes sont dans l'alliance avec l'extrême gauche, nous, nous ne faisons pas d'alliance avec l'extrême droite; c'est ce qui avait permis aux socialistes de prendre la majorité à l'Assemblée "
, a explicité Jean-François Copé.

Parmi les victimes de l'alliance du PS et du Front national de Jean-Marie Le PEN (Marine Le Pen, actuellement), les députés sortants de droite les plus notablement spoliées par les triangulaires sont certainement Pierre Bédier dans les Yvelines ou de Éric Raoult en Seine-Saint-Denis.

mardi 8 novembre 2011

"Effraction" PS de 1997 - Les socialistes, vierges effarouchées par François Baroin à l'Assemblé Nationale

Déni socialiste d'accès "par effraction" au pouvoir en 1997



Cambadélis a-t-il pu cette fois se maîtriser,
lui qui menaça Villepin du poing
en pleine Assemblée nationale ?




Le ministre du Budget, François Baroin, a osé user de la liberté d'expression

Ce privilège de la presse est interdit aux élus...

Bronca PS à l'assemblée Nationale
VOIR et ENTENDRE
la susceptibilité des insulteurs socialistes:
A noter l'absence de François Hollande !...
VOIR et ENTENDRE Christian Jacob réagir à la crise hémorroïdaire du groupe socialiste en soins permanents à l'heure des questions au gouvernement télévisées de l'Assemblée nationale:

UMP réaction de Christian Jacob suite aux propos... par Groupe_UMP_AN


Deux réactions "justes" !
Et réconfortantes sur la combativité de la majorité.
Ridicule d'Emmanuelli qui joue aujourd'hui les pucelles,

pour le moins délurées !...

Le plan de rigueur décrypté par les ministres

Les analyses dont les media partisans sont incapables


Les socialistes pratiquent la rigueur en Espagne,
mais refusent l'austérité en France:
rencontre Hollande-zapatero en Espagne - octobre 2011

Les ministres rétablissent la vérité "salie" par les media défaitistes ?

Les ministres évoquent un plan de rigueur "équilibré"

"Protéger les Français"
"Il s'est déclenché une crise qui est la plus grave que nous ayons connue depuis un siècle. Ne l'oublions jamais, a rappelé Alain Juppé. Ce plan est absolument nécessaire." "Quel est l'élément d'aggravation de la crise ? C'est la perte de confiance. (…) Si nous arrivons en rétablissant nos finances, en assainissant les fondations de la Maison France, eh bien la confiance reviendra." Et d'insister: "Le plan qui a été proposé hier est un plan équilibré et juste."
ENTENDRE Alain Juppé sur RTL.
Roselyne Bachelot met en exergue trois objectifs du gouvernement: "préserver les Français", proposer "un plan équilibré" et "protéger les Français les plus modestes".
"Conserver notre crédibilité sur les marchés, c'est protéger les Français", a insisté la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, sur Europe 1, avant d'expliquer qu' "il faut passer entre deux intégrismes : celui qui bloque la marche économique et celui, défendu par François Hollande, le candidat socialiste, qui prône le laxisme".
VOIR et ENTENDRE Roselyne Bachelot:

" Une vraie volonté de protéger le pouvoir d'achat "

François Baroin, ministre de l'Économie et des Finances, s'est félicité depuis Bruxelles sur France Info. "La France montre à travers ce plan sa réactivité." "C'est un plan vraiment équilibré", a-t-il lui aussi souligné, pointant "une vraie volonté de protéger le pouvoir d'achat". "Ce plan s'inscrit dans un esprit de responsabilité. Il faut que tout le monde comprenne bien que les temps ont changé", a-t-il insisté, avant de conclure : "Responsabilité, sens du devoir, protection de la souveraineté de notre pays et donc protection des Français."
Valérie Pécresse, ministre du Budget, a affirmé, sur LCI : "La particularité de ces mesures, c'est que justement qu'elles s'équilibrent. Elles s'équilibrent dans le temps entre les économies en dépense et les économies en recette." "Ce plan garantit à la fois la réduction de nos déficits l'année prochaine, la protection d'une croissance qui est fragile et la poursuite de notre modèle social", a-t-elle insisté.

Hollande se fait étriller

François Hollande s'est enore abandonné à une critique ressassée et paresseuse
"Nous payons cher la gestion de Nicolas Sarkozy", a polémiqué Hollande le candidat en campagne, depuis les débats socialistes jusqu'à la présidentielle 2012.

Les ministres ont donc renvoyé le député de Corrèze à la mise au point de son projet et de son argumentaire

Roselyne Bachelot a déclenché les hostilités sur Europe 1 en affirmant, à propos de François Hollande : "Sa seule proposition est de réduire le salaire du président de la République. On est dans une démarche de réduction des déficits et on propose une réduction d'environ 10 000 euros. Il faut être sérieux."

Pour Alain Juppé, "le Parti socialiste ferait bien de s'adapter lui-même et de réfléchir à ce qui a été dit pendant les primaires". "Ils ne feront pas ce qu'ils ont dit, prédit l'ancien Premier ministre. Ils ne créeront pas 300 000 emplois jeunes, 60 000 emplois dans l'Éducation nationale, le contrat intergénérationnel et la retraite à 60 ans. Ils ne le feront pas. Et s'ils étaient un peu courageux aujourd'hui, ils le diraient." Et de railler François Hollande qui "parle de plus en plus au futur". "Il s'y voit déjà, tacle le maire de Bordeaux. Il faut faire preuve d'un peu de réalisme et de modestie."

Valérie Pécresse, ministre du Budget, a, sur le même registre, fustigé sur Twitter, un "Hollande à contresens et à contre-temps : peut-il maintenir ses promesses irresponsables - la retraite à 60 ans, 60 000 créations de poste, l'énergie chère".

mercredi 29 juin 2011

Composition du nouveau gouvernement, suite à la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI


Nouvelle distribution des responsabilités gouvernementales
François Baroin prend la succession de Christine Lagarde au ministère de l'Economie à Bercy.
Le périmètre du ministère d'Eric Besson pourrait être élargi pour contre-balancer la montée de Baroin à Bercy et donc apaiser la déception de Bruno Le Maire.

Valérie Pécresse remplace François Baroin au ministère du Budget et au porte-parolat,

François Sauvadet (Nouveau Centre) remplace Georges Tron à la Fonction publique avec le rang de ministre.

L'autre centriste, Jean Leonetti (Parti radical valoisien ), est nommé ministre des Affaires européennes à la place de Laurent Wauquiez.

Thierry Mariani qui est secrétaire d'Etat des Transports et du Logement est promu au ministère des Transports et du Logement.

Marc Laffineur, centriste proche de Borloo et ex-député du Maine-et-Loire, est nommé secrétaire d'Etat auprès des Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense

David Douillet entre au gouvernement, au poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Français de l’étranger.

Laurent Wauquiez passe des Affaires européennes à l'Enseignement supérieur, où il remplace Valérie Pécresse.

Bruno Le Maire «ulcéré» voit lui échapper le Budget et conserve le ministère de l'Agriculture.
Selon France Info, il n'a pas menacé de démissionner et s'est retiré de la course à la succession de Christine Lagarde: "Il a refusé le Budget hier soir et dit qu'il préférait rester à l'Agriculture".

Marc-Philippe Daubresse a refusé le poste de ministre chargé des Comptes et de la Fonction publique auprès du ministre du Budget, selon les informations de Public Sénat. Il attend une autre proposition de Nicolas Sarkozy, qui souhaite amener des centristes à se positionner par rapport à Jean-Louis Borloo.

Le journal Le Monde grince

Bien que Christine Lagarde, venue de la société civile, ait été poussée et soutenue pendant quatre années -un record sur 30 ans- par Nicolas Sarkozy, le journal d'opposition estime que la « faille majeure » de ce remaniement, c'est de réduire les femmes « à la portion congrue », rien que cela, et d'anéantir «l'effet positif de la nomination de Christine Lagarde au FMI » !
En dépit de la promotion de Valérie Pécresse.
N'est-elle pas en effet, après Florence Parly en 2002, la première femme à accéder à cette haute responsabilité ?

En dépit encore de la nomination de Claude Greff (ci-contre, UMP) au poste de secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, chargée de la Famille.
C'est donc injuste: un manque de respect total pour un ministre qui participe pour la première fois à un gouvernement de la Ve République, une députée d'Indre et Loire et donc une femme.
N'est-ce pas en outre marquer un profond mépris pour la famille ?
Le Monde est vraiment d'une parfaite mauvaise foi socialiste...

mardi 10 mai 2011

2011 - Le droit d'inventaire du socialisme de Mitterrand


Le PS prend le risque de raviver la flamme du 10 mai 1981

Lionel Jospin et le « droit d'inventaire » des années Mitterrand.

En 1995, le candidat à l'élection présidentielle désavoua les deux septennats de François Mitterrand
- dit Kermitterrand - devant les élus socialistes réunis à la Porte de Vincennes. Il refuse tout net que sa candidature soit assimilée à celle de son prédécesseur et le candidat des "forces de progrès" se réserve même d'instaurer un « droit d'inventaire » pour mettre à jour tous les problèmes de la politique menée pendant 14 ans.

VOIR et ENTENDRE Jospin, le Premier ministre socialiste - ancien trotskiste (OCI, jusqu'au milieu des années 80)- se dégage de l'emprise de François Mitterrand:

Depuis, les enfants de Tonton n'osent plus TUER le PERE !
Ils sont paralysés et ne peuvent plus aller de l'avant...
Polémique additionnelle
Quelques mois plus tard, juste après la mort de François Mitterrand, Lionel Jospin est invité à l'émission politique « Sept sur Sept ». la journaliste Anne Sinclair, épouse DSK, lui demande de commenter l'expression « droit d'inventaire » mais le socialiste austère et droit affirme qu'il n'a jamais dit de tels mots. Dès le lendemain, les journaux ressortent ses paroles et cette fois, Lionel Jospin est obligé d'admettre qu'il en est l'auteur.
Une attitude typique des socialistes vertueux qui, à maintes reprises, ont été mis face à leurs contradictions sans pour autant les admettre. Ainsi, François Mitterrand nia-t-il devant des caméras belges que l'Elysée ait ordonné des écoutes téléphoniques. Lien PaSiDupes

Pour la première fois en quatre ans, le vendredi 25 août 2002, l'ancien premier ministre exerça son droit d'inventaire sur son échec au premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril. « Je n'ai pas habité cette campagne, a-t-il déclaré. J'y suis allé en pilotage automatique. » Il a poursuivi : « Pris à Matignon, je n'ai fait que passer à l'Atelier son QG de campagne . Je n'ai pas pris la mesure de l'état du pays, ni de la gauche. »
VOIR et ENTENDRE François Baroin à l'Assemblée Nationale évoquant avec talent le train de vie socialiste, dont celui du présidentiable Dominique Strauss-Kahn:
VOIR et ENTENDRE "L'emmerdant, c'est la rose", par Thierry Le Luron:
A sa grande surprise, l'Union de la gauche va trouver la victoire, grâce à la stratégie négative de la droite, et sans savoir ce qu'elle allait en faire.
En 1984, c'est-à-dire seulement trois ans après, l'Union de la gauche avait infligé
trois dévaluations aux Français, des nationalisations et un plan de rigueur, sans compter la dette publique, entre autres succès.