POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est plan d'économies. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est plan d'économies. Afficher tous les articles

dimanche 26 novembre 2017

La patronne de France Télévisions ne maîtrise plus les journalistes radicaux de ses magazines d'information

Ernotte face à la colère des journalistes de 'Complément d’enquête' et d''Envoyé Spécial' 

France Télévisions envisage de supprimer les magazines d'information le jeudi soir en deuxième partie de soirée. 

Elise Lucet dans "cash investigation"Le projet de Delphine Ernotte de fondre les deux magazines d’information de la chaîne, 'Complément d’enquête' et 'Envoyé Spécial', en un seul numéro, 'Complément d’enquête', en prime-time dès la rentrée de janvier 2018, suscite une levée de boucliers dans les équipes des deux émissions d'investigation de la chaîne publique, dont les têtes de gondole sont la hargneuse Elise Lucet pour 'Envoyé Spécial', et l'aimable Thomas Sotto, depuis septembre 2017, pour 'Complément d'enquête'.
Cette décision actuellement dans les tuyaux viserait à réduire le nombre d'éditions des deux équipes et, avant qu'elle soit prise, son annonce a d’ores et déjà provoqué la fronde des journalistes de France 2. 

Cette décision supprimerait 33 CDD de reporters des magazines"Nous venons d’apprendre par accident que notre propre direction vous propose de supprimer jusqu’à 30 ETP (Equivalent Temps Plein) dans les magazines – dont les effectifs s’élèvent à moins de 100 personnes, hiérarchie et production comprises", expliquent les reporters des 2 émissions dans un courrier adressé à Delphine Ernotte. D'après cette lettre, la trentaine d'ETP concernée représente la "quasi-totalité des postes de fabricants" d'Envoyé spécial et de Complément d'enquête. "Autant le dire franchement, cela reviendrait à faire disparaître ces émissions", en concluent les reporters.

"Concrètement, sans CDD, sachez qu’il ne restera plus que deux reporters à ‘Complément d’enquête’, et cinq à ‘Envoyé Spécial’."

"Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" prennent de plein fouet les baisses de crédit imposées par l'Etat

Cette décision relève d'une forme de "censure en amont" exercée par le gouvernement,
qui préférerait couper les vivres à l'investigation plutôt que de l'interdire frontalement, estime le député d'extrême gauche, François Ruffin (La France Insoumise), un journaliste.

Il est toutefois révélateur que ce soit François Ruffin qui se soit insurgé contre ces projets, d'une part dans une intervention à l'Assemblée nationale, le 16 novembre, et d'autre part, dans son bulletin vidéo, ce vendredi 24 novembre. L'élu de l'extrême gauche perd de vue que France Télévisions est au service de la population et que ses journalistes doivent des comptes au redevable de la taxe audiovisuelle. 

Or, ses journalistes militants sont à l'origine d'une série de polémiques.
En janvier 2014, lorsque Envoyé spécial était présenté par Françoise Joly et Guilaine Chenu, l'émission de France 2 avait subi un rappel à l'ordre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour manquements déontologiques, pour un reportage diffusé en 2013 et intitulé "Villeneuve : le rêve brisé", portant sur ce quartier populaire de Grenoble. Le CSA insistait sur la nécessité d’assurer la diversité des points de vue sur un sujet prêtant à controverse. 
Présenté depuis 2016 par Elise Lucet, l'ex-compagne de Jean-Marie Cavada, l'émission continue de se distinguer par ses partis-pris et ses méthodes intrusives, voire agressives. Cumularde de plusieurs émissions de télévision ('Cash Investigation' sur France 2 depuis avril 2012 et de 'Pièces à Conviction', émission similaire sur France 3) toujours sur le service public, en plus de 'Envoyé spécial'), Cash Investigation" du mardi 26 septembre a pris le parti de se concentrer sur deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free, ironisant sur le "monde merveilleux du travail" et révélant l'envers du décor, la souffrance au travail et les licenciements avec des séquences parfois provocantes, selon de nombreux téléspectateurs. Une charge militante que ne renie pas le syndicat d'extrême gauche, SNJ-CGT.
Dans TPMP (Touche pas à mon poste), Pierre Ménès dira avoir "honte de faire le même métier qu’Elise Lucet". "Je la trouve d’une agressivité incroyable. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici : son Cash Investigation sur le foot était lamentable. La manière qu’elle a eue d’invectiver le Pape, j’ai trouvé ça très choquant. Le pipeau, c’est minable".

Mais le néo-député Ruffin va plus loin. Selon lui, les restrictions économiques sont une stratégie directement inspirée du gouvernement. "On voit comment la contrainte budgétaire se conjugue avec la censure politique", commente le député de la Somme. Il estime que les pouvoirs économiques et politiques "peuvent être gênés" par des émissions telles que Envoyé spécial et Complément d'enquête, car "ce sont ces magazines qui ont sorti Bygmalion, qui ont envoyé une équipe en Erythrée, qui ont sorti des trucs sur Penelope Fillon, la com' d'Emmanuel Macron..." Des émissions politiques partisanes déguisées.
Ruffin omet juste de signaler que l'équipe à la manoeuvre derrière Elise Lucet a participé au scandale des 'Paradise papers' qui a monté une opération de déballage des procédés de plusieurs entreprises et personnalités en matière d'optimisation fiscale à travers le monde, bien qu'elles n'aient rien d'illégal. Ainsi, le groupe Louis-Dreyfus, géant mondial des matières premières et ancien propriétaire de l'OM, à travers un holding, est lui aussi pointé du doigt par les équipes anti-libérales de France Télévisions.

Les journalistes disent devoir participer aux efforts financiers.
Tout en affirmant que la direction de France Télévisions a fait le choix de viser ces émissions d'investigation, ils disent aussi dans leur lettre que "la rédaction et les magazines doivent participer aux efforts d’économie. Nous avons beaucoup d’idées allant dans ce sens. Avant de faire votre choix, gardez à l’esprit que derrière cette décision comptable, c’est la survie des derniers magazines produits par le service public qui est en jeu", prétendent en conclusion les journalistes attachés à la co-gestion du service public par la gauche radicale. 

Ernotte assure vouloir préserver les deux marques "Envoyé Spécial" et "Complément d’Enquête" 
Contactée par le Figaro, la direction de France Télévisions confirme ce projet mais se veut rassurante sur la baisse des effectifs de la rédaction, évoquée par ailleurs: “Il y a une volonté de notre part de préserver les deux marques “Envoyé Spécial” et “Complément d’Enquête” et de conserver la place de l’investigation sur nos antennes. Effectivement, dans le cadre du plan d’économies qui est demandé à France Télévisions, de 50 millions d’euros, l’évolution de la programmation des deux magazines est l’une des pistes étudiées, mais rien n’est arbitré".

150 à 200 journalistes de France Télévisions  ont voté le principe d'une motion de défiance à l'encontre de la présidente du groupe, Delphine Ernotte, lors d'une assemblée générale, le jeudi 23 novembre. 
En cause, les conséquences du plan d'économies de 50 millions d'euros demandées par l'Etat à l'audiovisuel public en 2018. Le budget de l'émission Envoyé spécial s'élève à 150.000 € pour 1 h 30 de programme. Depuis 2001, quand le temps de l'émission est passé à 2 h, aucune donnée financière n’est plus disponible actuellement.

samedi 6 septembre 2014

Les élus écolos d'EELV voteront-ils contre la confiance au gouvernement Valls 2 comme promis

Qui croire depuis la reculade des "frondeurs" socialistes?

Verdict le 16 septembre: 
Valls engagera la responsabilité de son nouveau gouvernement devant l'Assemblée nationale, 145 après le précédent...
Certains députés Europe Écologie-les Verts ont déjà  choisi d'appeler à ne pas voter la confiance à Valls II. Un coup de menton de plus à gauche, notent les observateurs. En avril dernier, des députés socialistes se disaient tellement courroucés par le plan du Premier ministre prévoyant 50 milliards d'économie et d'austérité qu'ils avaient fait du chantage sur leur vote. Le pacte de stabilité prévoit quatre milliards d'euros d'économies, dont 1,6 milliard du budget de l'État, pour poursuivre l'illusoire réduction du déficit public à 3,8 % du PIB.
Une fronde qui avait conduit le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à mettre en garde les parlementaires de l'aile gauche du PS sur les conséquences de ce qui était perçu comme un "acte de défiance" vis-à-vis du gouvernement.
Au final, tous -sauf 3- avaient obtempéré (Bapt, Barbara Romagnan, Carine Petit, Isabelle Thomas, Laurianne Deniaud, Mathieu Hanotin, Razzye Hammadi, Régis Juanico, Thierry Marchal-Beck), y compris Arnaud Leroy, Christian Paul, Pascal Cherki, Daniel Goldberg, Fanélie Carrey-Conte, Jean-Marc Germain (époux Anne Hidalgo), Laurent Baumel, Pouria Amirshahi, qui faisaient partie de la liste des 90 signataires du texte réclamant un nouveau "contrat de majorité", avaient finalement décidé de se rallier et d'approuver le plan d'économies soumis au vote de l'Assemblée. "Le gouvernement a répondu à une partie de nos démarches", assura Catherine Lemorton (Haute-Garonne).
Députée socialiste godillot et railleuse

Gérard Bapt quant à lui estima soudain que "les mesures annoncées sont positives". "On n'est ni godillots, ni déloyaux", lança Christophe Borgel qui opta pour "une attitude de confiance exigeante" !
Il y avait eu 67 abstentions : 41 socialistes (dont L. Baumel, D. Batho, F. Carrey-Conte, H. Emmanuelli, P. Amirshahi, Florence Delaunay, JM Germain, D. Goldberg, PA. Muet, Ph. Noguès ou J. Guedj), trois UMP, 17 UDI, deux écologistes (Denis Baupin et Jean-Louis Roumégas), un élu d'Outre-mer, un non-inscrit et Jean Lassalle (MoDem). 
Ont voté contre, les deux coprésidents du groupe EELV (Barbara Pompili et François de Rugy), ainsi que Sergio Coronado, Noël Mamère et Eva Sas. En revanche, 3 députés écologistes ont voté pour (Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac).

Si donc la position des députés "frondeurs" agite les rangs socialistes, Manuel Valls se déclare serein sur l'issue du vote, au vu de la détermination molle des braillards. Les radicaux de gauche et les socialistes s'étaient couchés devant le Premier ministre, tout comme 10 des 18 députés écologistes. A la fin de ce psychodrame, Manuel Valls avait remercié "la majorité pour son soutien franc, loyal et massif".

Frondeurs PS en meute: Laurent Baumel, 
Christian Paul et J.-M. Germain
Plus tôt, l'exécutif avait déjà fait pression sur sa majorité parlementaire contre un "risque d'enlisement", en cas de blocage sur les textes budgétaires et la réforme territoriale. "Je ne souhaite pas la dissolution mais je ne serai pas le chef d'un gouvernement qui n'avance pas", avait-il averti le locataire de Matignon. Et s'ils n'ont pas voulu "s'opposer à la mise en oeuvre d'une mesure de réduction d'impôts qui va bénéficier à 3,7 millions de ménages modestes", les "frondeurs" avaient déjà prévenu qu'ils ne voteraient pas "en l'état" le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, qui comporte les premiers allègements de cotisations du pacte de responsabilité avec les entreprises et dont le vote solennel a eu lieu le 8 juillet. 

Deux textes internes à EELV demandent aux parlementaires verts de voter contre la confiance

Le premier d'entre eux, intitulé 'Gouvernement Valls II : l'impossible confiance', est signé par des cadres du parti réputés proches de Cécile Duflot, note  le Journal du Dimanche. Parmi les signataires, on trouve David Cormand, n°2 du parti, ou encore Philippe Meirieu, Jean-Sébastien Herpin, Florence Pelissier, etc.
Et voici ce qu'on peut y lire :
Ce gouvernement a choisi de déchirer le compromis historique de la majorité de 2012 au profit d'une convergence idéologique avec un libéralisme effréné. […]
Notre responsabilité n'est pas de nous compromettre. […] Nous appelons donc tous les parlementaires n'ayant pas abdiqué à changer le réel au profit de la solidarité, de la démocratie, de la justice et de l'écologie, à refuser d'accorder leur confiance à ce gouvernement en votant contre le 16 septembre.
Mais ce n'est pas le seul texte qui appelle à voter contre la confiance. 
Un second, Nous n'avons plus confiance !, circule également dans les rangs écolos. Celui-ci est signé par l'ancien ministre de l'Environnement Yves Cochet, Françoise Alamartine, le maire du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, le conseiller de Paris Jérôme Gleizes et l'ancienne porte-parole d'EELV Elise Lowy.
Ils dénoncent "l'orientation du gouvernement Valls II" qui, selon eux, "n’a plus rien à envier aux politiques conduites par la droite". Ils ciblent également le nouveau patron de Bercy Emmanuel Macron :
La nomination comme ministre de l’Economie d’un ancien banquier d’affaires est à cet égard un symbole fort. […] Nous appelons donc les parlementaires écologistes et de gauche à voter contre la confiance au gouvernement.
En avril 2014, lors du vote de confiance sur Valls I, un député écolo sur 17 avait voté contre
six Verts radicaux s'étaient abstenus avec les 41 socia- listes, trois UMP, 17 UDI, deux écolo- gistes, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem), sur un total de 26 abstentions (11 socialistes, 3 radicaux de gauche, 3 UDI, 1 élu de la gauche démocrate et républicaine, 1 UMP et 1 non inscrit).

Ces 11 députés PS qui avaient refusé leur soutien au gouvernement Valls 1 sont P. Amirshahi, F. Carrey-Conte, N. Chabanne, p. Cherki, JP. Dufau, H. Emmanuelli, Guedj, Ph. J. Noguès, Romagnan, Sebaoun, S. Tallard.

En juillet 2012, 306 députés avaient voté pour (contre 239). En juillet 2012, Jean-Marc Ayrault avait obtenu la confiance par 302 voix, mais 27 députés socialistes n'avaient pas pris part au vote car la plupart étaient devenus membres du gouvernement et ne pouvaient alors ni voter, ni déjà être remplacés par leurs suppléants.

Avaient voté contre le pacte de stabilité, les trois chevènementistes du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.

lundi 5 mai 2014

Un tiers des électeurs de Hollande ne revoterait pas pour lui

Les sondages se suivent, mais ne se ressemblent pas !
Il annonce un retournement économique, mais c’est celui de son électorat...

Un sondage CSA sur la présidence de François Hollande, deux ans après son élection à la tête de l’État vient confirmer le sérieux doute qu’inspire le précédent, concocté et publié par Le Parisien
Le quotidien donnait à croire que les Français approuvait largement la politique de Hollande mise en oeuvre par Valls, mais on apprend aujourd’hui qu’un électeur sur trois ayant voté Hollande au second tour sous la pression de la presse ne referait pas ce choix.

L’enquête a été réalisée sur internet du 22 au 24 avril par l’institut CSA, pour le groupe Nice-Matin, sur un échantillon représentatif de 1.048 personnes. Les sondés ont ainsi répondu à plusieurs questions, dont la suivante: "Si le second tour de l’élection présidentielle opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy avait lieu dimanche prochain, voteriez-vous à nouveau pour François Hollande?"

Les électeurs de Mélenchon et Bayrou partagés

Sans véritable surprise, 35% des sondés – déclarant avoir voté pour François Hollande au second tour en 2012 – affirment qu’ils ne referaient pas le même choix si la situation se représentait. Parmi eux, 16% déclarent qu’ils ne le feraient "certainement pas" et 19%  qu’ils ne le feraient "probablement pas".


Une tendance qui s’observe logiquement chez ceux qui n’avaient pas voté pour le chef de l’Etat au premier tour: 41% chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 44% chez ceux de François Bayrou.

Cette position est toutefois minoritaire puisqu’à l’inverse, deux électeurs de François Hollande sur trois affirment qu’ils renouvelleraient leur vote en sa faveur, dont 44% "certainement".
 
La défiance des électeurs à l’encontre du chef de l’Etat pourrait-elle être profitable à Nicolas Sarkozy ? 
58% des sondés estiment que ce dernier n’aurait pas fait mieux s’il avait été réélu en 2012.
Le remplacement d'Aquilino Morelle le 23 avril par le très contesté Gaspard Gantzer n'a pas été pris en compteLe sondage exclusif Institut CSA / Nice-Matin a en effet été réalisé par Internet du 22 au 24 avril 2014. Echantillon national représentatif de 1.048 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération

samedi 3 mai 2014

Les collectivités territoriales ont encore recruté 31.000 fonctionnaires de plus

Ces agents coûteront plus cher que les 50 milliards d'euros d'économies prônés par Valls !

La Socialie marche sur la tête
Certains à gauche du PS et opposés au plan de stabilité de Manuel Valls, les élus locaux, maires, présidents de communauté de communes, présidents départementaux et régionaux, tous très majoritairement à gauche et responsables de ce puits sans fond des recrutements de fonctionnaires territoriaux. Les chiffres de l'INSEE, diffusés pendant la troisième semaine d'avril, concernent l'année 2012. Pourquoi 2012, et pas 2013 ? Parce que l'administration française prend toujours son temps, même avec les statistiques. C'est l'exception statistique française... pour plus d'efficacité!
Après un relatif tassement entre 2008 et 2011 - période Sarkozy -, l'INSEE a donc constaté une nouvelle tendance à la hausse des effectifs de la fonction publique en France en 2012. L'effet Hollande... Les effectifs totaux des trois fonctions publiques ont atteint 5.372.600 fonctionnaires, sans compter les "contrats aidés" (135.300 de plus). L'État s'est amaigri de 25 500 postes, les hôpitaux en ont généré 7 500, tandis que les territoriaux, de leur côté, en créaient 31.000 de plus.
Une addition de 77,5 milliards d'euros !

Sachant qu'en France les fonctionnaires territoriaux statutaires ont la garantie de l'emploi à vie, de jure, et les fonctionnaires contractuels presque la même chose, de facto, combien de temps vont encore coûter à la France ces 31 000 postes supplémentaires ?

Un fonctionnaire d'État revient en moyenne à 3,5 millions d'euros pendant les 73 années (incluant ses études supérieures rémunérées, 21 ans de retraite et 10 ans de réversion au profit de son conjoint survivant) durant lesquelles il sera inscrit au budget général. Chez les territoriaux, le salaire net moyen étant plus bas - 1.823 euros au lieu de 2.431 en 2011, derniers chiffres connus - et les charges sociales moins lourdes, on peut estimer le coût total d'un poste à 2,5 millions d'euros.
31.000 multiplié par 2,5 millions égale 77,5 milliards d'euros
ce qui représente une addition phénoménale quand on sait que le gouvernement n'est pas sûr d'arriver à économiser vraiment 50 milliards sur trois ans - 16,7 milliards par an -, et quand on sait que cela ne couvre même pas l'augmentation "mécanique" de la masse salariale annuelle de tous les fonctionnaires, malgré un point d'indice bloqué, laquelle augmentation mécanique est de l'ordre de 20 milliards par an.

Sortir de ce cercle vicieux

De plus, ces 77,5 milliards d'euros de dépenses nouvelles générées en 2012 dans le mille-feuille territorial resteront invisibles pendant longtemps. Ils n'entreront jamais dans les comptes officiels : c'est du "hors bilan", comme on dit dans le privé. On ne verra apparaître que les salaires et les charges supplémentaires, soit tout de même un gros milliard de plus chaque année. Sans compter les dépenses générées par ces nouveaux serviteurs territoriaux, qui ont la gâchette facile.
On n'imagine pas ce qu'un maire très dévoué à ses électeurs peut arriver à dépenser pour sa commune ! Créer, par exemple, un service des parcs et jardins municipaux avec des achats somptuaires de végétaux rares. Acheter des camions très sophistiqués et très chers pour les poubelles et le lavage des rues et des trottoirs, ce qui suppose un personnel technique renforcé qui travaille au moins vingt-cinq heures par semaine... Chez les éboueurs FO de Marseille, c'est moins de trois heures par jour !

Question à François Hollande et à Manuel Valls : quand comptez-vous nous sortir de ce cercle vicieux ? 

Quand allez-vous commencer à couper les vivres à ces inconscients ? Vous nous annoncez, sans rire, une réduction du nombre des régions et la suppression des conseils départementaux pour 2021. Et la suppression de nos communes superfétatoires, ce serait pour quand ? Pour 2030.
La démagogie n'a donc pas de limites?

mardi 29 avril 2014

Plan de stabilité : comment ont-ils voté?

Qui a voté pour ? Qui a voté contre ? Qui s'est abstenu ?

Valls lâché par sa majorité 

Vote à l'arraché sous haute tension 
et une abstention record
Le plan de 50 milliards d'euros d'économies a été adopté, mardi 29 avril, par l'Assemblée par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions.

265 ont voté pour
(sur 577)

Ont voté en faveur du plan de stabilité 242 socialistes,
l'UMP Frédéric Lefebvre,

trois UDItrois écologistes, 13 radicaux de gauche et apparentés, deux élus d'Outre-mer alliés du Front de gauche et une non-inscrite, l'ex-PS Sylvie Andrieux.

232 ont voté contre

Ont voté contre les trois chevènementistes
du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.

67 se sont abstenus 
Se sont abstenus 41 socialistes, trois UMP, 17 UDI, deux écologistes, deux radicaux de gauche, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem).

13 n'ont pas voté 

Sur les 577 membres de l'Assemblée,
cinq députés n'ont pas pris part au vote, dont, comme c'est la tradition, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS). Six ministres (non encore remplacés par leurs suppléants) n'avaient pas le droit de voter et deux sièges sont vacants à la suite de démissions.

Une fronde historique 

Au total 44 des 291 députés membres ou apparentés du groupe socialiste ont refusé mardi de voter le programme de stabilité budgétaire, ce qui constitue un record.
En effet, lors du vote de confiance à Manuel Valls, seulement 11 députés du groupe majoritaire le 8 avril s'étaient abstenus. Sur le traité budgétaire européen, en octobre 2012, 9 s'étaient abstenus et 20 avaient voté contre. Sur la loi de sécurisation de l'emploi, en avril 2013, on avait compté 35 abstentions et six contre.

Plan de stabilité: Fillon n'y croit pas, l'UDI, oui !

Fillon : le plan Valls "ne réussira pas"

"Je ne veux pas être complice d'un plan qui pour l'instant n'est pas réaliste"

Plan de stabilité de Valls-Hollande:
réchauffement de la planète hexagonale
a expliqué François Fillon sur RTL, au sujet du pacte de responsabilité proposé par Manuel Valls. 
"Je ne peux pas soutenir un plan qui repose sur des prévisions de croissance fantaisistes", a encore ajouté l'ancien Premier ministre.  Lien Le Point

Coup de sabot de l'âne
En ce jour de vote sur le pacte de responsabilité et une fois qu'elle a quitté le gouvernement fin mars, l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot rappelle dans un tweet un passage d'un discours de campagne de François Hollande.

Le pouvoir a tardé à agir
Interrogé sur l'avenir d'Alstom, Jean-Pierre Raffarin a regretté l'absence de stratégie industrielle du gouvernement. "On nous avait annoncé un Airbus de l'énergie. Airbus, c'était une négociation d'État à État. Où est-elle? Je suis favorable à un projet franco-allemand, mais je crains que ça ne soit trop tard", a déploré l'ancien Premier ministre sur RTL.



La gauche hostile 

Les dix députés du Front de gauche voteront contre le programme de stabilité, tandis que parmi les élus d’Outremer membres à leurs côtés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) deux voteront pour, et trois ne se sont pas encore prononcés. "Si le gouvernement continue dans cette voie, on risque d’inventer un nouveau courant "la gauche morte", a ironisé le député FDG Nicolas Sansu. "Le virage libéral est acté", regrette-t-il, en dénonçant le "sophisme selon lequel le redressement des comptes publics, c’est la réduction des dépenses publiques et sociales, alors qu’il y a des gisements de recettes, à commencer par 80 milliards d’euros de fraude et d’optimisation fiscales".

Les écologistes radicaux d'EELV voteront contre le programme de stabilité. C'est ce qu'annonce à la presse la co-présidente du groupe Barbara Pompili. Sous l'emprise de C. Duflot et M. Aubry, douze des dix-sept députés membres ou apparentés du groupe s'opposeront au plan d’austérité, les autres se répartissant entre abstentions et vote pour, selon elle.
Un PS éclaté

La contestation du plan d'économies de 50 milliards présenté par le chef du gouvernement le 16 avril se faisait de plus en plus grande il y a dix jours. Des aubryistes à l'aile gauche en passant par des députés plus "modérés", le PS est secoué de toutes parts et des députés PS ont mis au point 3 autres scénarios pour parvenir aux mêmes économies. Le tweet de Cécile Duflot vient confirmer que les tensions persistent.

Mais le patron du groupe socialiste à l'Assemblée nationale,
Pruneau Le Roux, a chanté les louanges de l'exécutif. "Nous avons eu un dialogue avec le gouvernement qui a sérieusement rajeuni la Ve République, qui a remis le Parlement au centre du débat", a estimé sur i-Télé , au sujet de la fronde de certains députés PS sur le pacte de responsabilité.

Plusieurs députés, "une cinquantaine" selon le député PS Jean-Marc Germain, Monsieur Hidalgoassuraient encore lundi qu'ils ne voteraient pas le plan d'économie de 50 Mds d'€.

"Un vote d'alerte, pas de défiance", selon Christian Paul.
(Ou "serrage" !, désolés)
Apparentés au groupe PS, les trois députés chevènementistes ont annoncé qu’ils voteront contre le programme de stabilité. "La motivation décisive de ce vote est notre choix de la souveraineté budgétaire contre toutes les procédures disciplinaires européennes", a déclaré le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent. "La règle des 3% et le contrôle opéré par la Commission sur notre budget sont les symboles d’une Europe disciplinaire qui a vécu: il est du devoir du Premier ministre de s’en affranchir et de faire entendre une autre voix à Bruxelles."

Les abstentionnistes
A la sortie d’une réunion d’une cinquantaine de parlementaires PS, Régis Juanico, député socialiste de la Loire, affirme être prêt à s’abstenir. "On s’abstiendra, il n’y a pas de vote contre", déclare-t-il en exprimant son "doute sur les effets sur l’emploi et de la reprise économique" de ce plan d’économies. Il précise également qu’il attend toujours des "mesures fiscales importantes". Mais les désaccords subsistent. Matthieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis (aile gauche), confirme que l’heure est encore aux atermoiements. "On exprime encore nos désaccords. Je désapprouve un peu moins mais je désapprouve toujours." 

En revanche, pour Thierry Mandon, porte-parole du groupe, "l’abstention, c’est une façon de ne pas dire ce qu’on pense". Selon lui, "on ne peut pas se contenter de regarder passer les trains".

Interrogé sur les sanctions qui pourraient êtres prises à l'encontre de parlementaires qui s'abstiendraient lors de ce vote mardi, Carlos Da Silva a affirmé : "Nous sommes dans un processus de dialogue (...) et pas de coercition". 
Il a redit que ce vote n'était "pas seulement indicatif" mais «engageait» l'ensemble du Parti. Parmi ceux qui ont voté contre figurent des membres de l'aile gauche du courant "Maintenant la gauche", une partie des amis de Benoît Hamon, ministre de l'Education, et les proches de Gérard Filoche. Parmi ceux qui ont voté contre figure selon le PS un seul député, Pascal Cherki (Paris).

Mais des élus du centre (UDI) sauveront le soldat Valls
C'est le centre droit qui donnera à Valls le coup de pouce qui pourrait lui sauver la mise. 
La droite écartelée

François Fillon explique pourquoi il votera contre.
"Il y a un progrès incontestable par rapport à son prédécesseur (Ayrault): il (Manuel Valls) essaie de réparer les erreurs économiques et financières qui ont été commises ces deux dernières années. Evidemment, c’est un peu le crépuscule des promesses socialistes qui ignoraient la dette et la question de la compétitivité", poursuit-il sur France Inter. "Pour autant, et je l’ai dit à Manuel Valls, je ne peux pas soutenir un plan qui est présenté à Bruxelles et qui repose sur des hypothèses totalement fantaisistes".

François Baroin a annoncé  sur BFMTV qu'il ne votera pas .