POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est presse d'investigation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est presse d'investigation. Afficher tous les articles

lundi 12 mars 2018

Elise Lucet, la journaliste qui effraie des vigiles de magasins

Le pouvoir partagé de la presse, entre communicants et activistes politiques

Avec son émission 'Cash investigation', Elise Lucet s'est construite une image de harceleuse


Ses méthodes agressives en ont fait l'une des journalistes les plus détestées. A tel point qu'il devient parfois compliqué pour la présentatrice de France 2 de se montrer en public, jusque dans les magasins, comme lorsqu'elle a voulu changer la tablette de sa fille, témoin de l'effet repoussoir de sa mère, une hargneuse téléguidée dans sa profession.

Résultat de recherche d'images pour "Cash investigation  fabricants portables"
"Tous les vendeurs et agents de sécurité stressaient et regardaient partout pour savoir où étaient les caméras": si elle fait en effet du "rentre dedans" professionnel, sa pratique professionnelle n'est pas toujours franche et franche. Elle pratique volontiers la dissimulation et mène ses opérations coups-de-poings en caméras cachées.
Résultat de recherche d'images pour "Cash investigation  fabricants portables"
"Ils ont mis au moins dix minutes à se détendre et à comprendre que je venais simplement en tant que mère de famille", raconte la "justicière du PAF" dans un entretien accordé à Télé 2 semaines. Un retour de boomerang, après son numéro à charge et militant, diffusé en novembre 2014 par France 2, sur les secrets inavouables de nos téléphones portables.
C'était un dossier dû à 'Premières Lignes Télévision',
Image associée
une agence de presse et société de production créée en 2006, spécialisé dans le journalisme d'investigation télévisé. Elle est dirigée par le journaliste Luc Hermann (ci-dessus, à droite), président-producteur associé (et l'un des invités favoris de ...Karim Rissouli sur C politique, France 5), et le grand reporter Paul Moreira (ci-dessus, à gauche), activiste engagé dans la défense de la liberté de la presse, notamment via Reporters sans frontières, dont il est le vice-président à partir de juillet 2015. 
Cette société, dont Lucet est leur marionnette, a également produit sa propre émission de télévision française d'investigation sur France 2, ...Cash investigation.
En 2011, Moreira Moreira réalisa, avec Luc Hermann, un documentaire d'investigation sur le groupe Wikileaks, grâce à un accès privilégié à Julian Assange...
Certains ont peur qu'elle soit en mode "enquête"


Résultat de recherche d'images pour "elise Lucet cash investigation portables"
Journaliste "no limits"
Même quand elle s'autorise un simple repas au restaurant, car cette froide machine se restaure, . "Au restaurant, j'ai aussi vu des PDG présents dans la salle changer d'un seul coup d'attitude en me voyant arriver !", se flatte Elise Lucet. 
"Je n'aime pas du tout cette étiquette," assure-t-elle, après s'être vantée, un an  plus tôt sur le plateau de C l’hebdo, d'être "sans pitié."
En janvier 2017, France 2 avait diffusé un numéro de 'Cash Investigation' intitulé "Razzia sur le bois, les promesses en kit des géants du meuble", enquête au cours de laquelle la journaliste avait joué du pipeau face au patron d’un label forestier qu’elle venait de mettre "à terre". Lorsque son confrère Paul Amar avait sorti de sous la table des gants de boxe pour les offrir à Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen, le 1er juin 1994, lors d'un débat télévisé. Il fut mis à pied, puis dut quitter son poste: autres temps, autres moeurs... 
Interrogée sur son côté hargneuse quelques jours avant la diffusion, Elise Lucet avait d’ailleurs reconnu sur le plateau de 'C l'hebdo' qu’elle était "journalistiquement sans pitié" : "On n’a pas le droit de se rater. Je vais dire les choses parce que c’est l’enquête et qu’il faut aller au bout du questionnement".
Sans son équipe au profil adéquat estampillé SNJ-CGT, l'accusatrice publique est moins flambante. "Si j'avais une âme de justicière, je serais devenue juge d'instruction," assure cette tête de gondole de la gauche politico-médiatique radicale, en qui seul peut s'identifier un "juge rouge" du SM. Et de continuer à se défendre : "Je ne suis pas non plus Robin-des-Bois (...) Si je suis militante de quelque chose, c'est uniquement de la vérité. Basta !", estime la journaliste de 54 ans, bachelière par le biais du rattrapage.

dimanche 26 novembre 2017

La patronne de France Télévisions ne maîtrise plus les journalistes radicaux de ses magazines d'information

Ernotte face à la colère des journalistes de 'Complément d’enquête' et d''Envoyé Spécial' 

France Télévisions envisage de supprimer les magazines d'information le jeudi soir en deuxième partie de soirée. 

Elise Lucet dans "cash investigation"Le projet de Delphine Ernotte de fondre les deux magazines d’information de la chaîne, 'Complément d’enquête' et 'Envoyé Spécial', en un seul numéro, 'Complément d’enquête', en prime-time dès la rentrée de janvier 2018, suscite une levée de boucliers dans les équipes des deux émissions d'investigation de la chaîne publique, dont les têtes de gondole sont la hargneuse Elise Lucet pour 'Envoyé Spécial', et l'aimable Thomas Sotto, depuis septembre 2017, pour 'Complément d'enquête'.
Cette décision actuellement dans les tuyaux viserait à réduire le nombre d'éditions des deux équipes et, avant qu'elle soit prise, son annonce a d’ores et déjà provoqué la fronde des journalistes de France 2. 

Cette décision supprimerait 33 CDD de reporters des magazines"Nous venons d’apprendre par accident que notre propre direction vous propose de supprimer jusqu’à 30 ETP (Equivalent Temps Plein) dans les magazines – dont les effectifs s’élèvent à moins de 100 personnes, hiérarchie et production comprises", expliquent les reporters des 2 émissions dans un courrier adressé à Delphine Ernotte. D'après cette lettre, la trentaine d'ETP concernée représente la "quasi-totalité des postes de fabricants" d'Envoyé spécial et de Complément d'enquête. "Autant le dire franchement, cela reviendrait à faire disparaître ces émissions", en concluent les reporters.

"Concrètement, sans CDD, sachez qu’il ne restera plus que deux reporters à ‘Complément d’enquête’, et cinq à ‘Envoyé Spécial’."

"Envoyé spécial" et "Complément d'enquête" prennent de plein fouet les baisses de crédit imposées par l'Etat

Cette décision relève d'une forme de "censure en amont" exercée par le gouvernement,
qui préférerait couper les vivres à l'investigation plutôt que de l'interdire frontalement, estime le député d'extrême gauche, François Ruffin (La France Insoumise), un journaliste.

Il est toutefois révélateur que ce soit François Ruffin qui se soit insurgé contre ces projets, d'une part dans une intervention à l'Assemblée nationale, le 16 novembre, et d'autre part, dans son bulletin vidéo, ce vendredi 24 novembre. L'élu de l'extrême gauche perd de vue que France Télévisions est au service de la population et que ses journalistes doivent des comptes au redevable de la taxe audiovisuelle. 

Or, ses journalistes militants sont à l'origine d'une série de polémiques.
En janvier 2014, lorsque Envoyé spécial était présenté par Françoise Joly et Guilaine Chenu, l'émission de France 2 avait subi un rappel à l'ordre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour manquements déontologiques, pour un reportage diffusé en 2013 et intitulé "Villeneuve : le rêve brisé", portant sur ce quartier populaire de Grenoble. Le CSA insistait sur la nécessité d’assurer la diversité des points de vue sur un sujet prêtant à controverse. 
Présenté depuis 2016 par Elise Lucet, l'ex-compagne de Jean-Marie Cavada, l'émission continue de se distinguer par ses partis-pris et ses méthodes intrusives, voire agressives. Cumularde de plusieurs émissions de télévision ('Cash Investigation' sur France 2 depuis avril 2012 et de 'Pièces à Conviction', émission similaire sur France 3) toujours sur le service public, en plus de 'Envoyé spécial'), Cash Investigation" du mardi 26 septembre a pris le parti de se concentrer sur deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free, ironisant sur le "monde merveilleux du travail" et révélant l'envers du décor, la souffrance au travail et les licenciements avec des séquences parfois provocantes, selon de nombreux téléspectateurs. Une charge militante que ne renie pas le syndicat d'extrême gauche, SNJ-CGT.
Dans TPMP (Touche pas à mon poste), Pierre Ménès dira avoir "honte de faire le même métier qu’Elise Lucet". "Je la trouve d’une agressivité incroyable. J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici : son Cash Investigation sur le foot était lamentable. La manière qu’elle a eue d’invectiver le Pape, j’ai trouvé ça très choquant. Le pipeau, c’est minable".

Mais le néo-député Ruffin va plus loin. Selon lui, les restrictions économiques sont une stratégie directement inspirée du gouvernement. "On voit comment la contrainte budgétaire se conjugue avec la censure politique", commente le député de la Somme. Il estime que les pouvoirs économiques et politiques "peuvent être gênés" par des émissions telles que Envoyé spécial et Complément d'enquête, car "ce sont ces magazines qui ont sorti Bygmalion, qui ont envoyé une équipe en Erythrée, qui ont sorti des trucs sur Penelope Fillon, la com' d'Emmanuel Macron..." Des émissions politiques partisanes déguisées.
Ruffin omet juste de signaler que l'équipe à la manoeuvre derrière Elise Lucet a participé au scandale des 'Paradise papers' qui a monté une opération de déballage des procédés de plusieurs entreprises et personnalités en matière d'optimisation fiscale à travers le monde, bien qu'elles n'aient rien d'illégal. Ainsi, le groupe Louis-Dreyfus, géant mondial des matières premières et ancien propriétaire de l'OM, à travers un holding, est lui aussi pointé du doigt par les équipes anti-libérales de France Télévisions.

Les journalistes disent devoir participer aux efforts financiers.
Tout en affirmant que la direction de France Télévisions a fait le choix de viser ces émissions d'investigation, ils disent aussi dans leur lettre que "la rédaction et les magazines doivent participer aux efforts d’économie. Nous avons beaucoup d’idées allant dans ce sens. Avant de faire votre choix, gardez à l’esprit que derrière cette décision comptable, c’est la survie des derniers magazines produits par le service public qui est en jeu", prétendent en conclusion les journalistes attachés à la co-gestion du service public par la gauche radicale. 

Ernotte assure vouloir préserver les deux marques "Envoyé Spécial" et "Complément d’Enquête" 
Contactée par le Figaro, la direction de France Télévisions confirme ce projet mais se veut rassurante sur la baisse des effectifs de la rédaction, évoquée par ailleurs: “Il y a une volonté de notre part de préserver les deux marques “Envoyé Spécial” et “Complément d’Enquête” et de conserver la place de l’investigation sur nos antennes. Effectivement, dans le cadre du plan d’économies qui est demandé à France Télévisions, de 50 millions d’euros, l’évolution de la programmation des deux magazines est l’une des pistes étudiées, mais rien n’est arbitré".

150 à 200 journalistes de France Télévisions  ont voté le principe d'une motion de défiance à l'encontre de la présidente du groupe, Delphine Ernotte, lors d'une assemblée générale, le jeudi 23 novembre. 
En cause, les conséquences du plan d'économies de 50 millions d'euros demandées par l'Etat à l'audiovisuel public en 2018. Le budget de l'émission Envoyé spécial s'élève à 150.000 € pour 1 h 30 de programme. Depuis 2001, quand le temps de l'émission est passé à 2 h, aucune donnée financière n’est plus disponible actuellement.

mercredi 25 octobre 2017

Disparition de Maëlys : le procureur dénonce des fuites dans l'enquête policiaire

Crise ouverte entre le procureur et les gendarmes

Les pressions de la presse dite d'investigation sont-elles en cause?

Le procureur de Grenoble accuse la gendarmerie 
d’être à l'origine des révélations dans la presse qui publie de nombreuses fuites dans le "secret des sources". 

Le procureur de Grenoble est ferme dans un entretien accordé à RTL. "La seule chose qui soit scandaleuse dans cette affaire, c’est les fuites permanentes. Tous les jours dans la presse il y a des éléments qui fuitent et qui peuvent nuire à l’enquête", c'est-à-dire à l'établissement de la vérité, gronde Jean-Yves Coquillat. 
"Les éléments communiqués, ne sont connus que des enquêteurs, de leur hiérarchie, et des juges. Que des journalistes soient avisés de ces éléments, cela ne peut être fait que par des gens qui pratiquent l’enquête ou qui sont au-dessus des enquêteurs", accuse le procureur.

Et le représentant du ministère de la Justice désigne clairement les responsables. 
"Ce sont les gendarmes qui ont l’enquête. Je suis obligé de déclencher une enquête dont je me serai bien passé, parce qu’une enquête dans l’enquête, ce n’est sûrement pas quelque chose qui va faciliter la résolution de cette affaire. Et j’ai très clairement le sentiment que l’affaire Grégory n’a pas servi de leçon à beaucoup de gens", se désole-t-il.

Quelles conséquences sur l’enquête ?

Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation"Cette crise entre le procureur et les gendarmes pourrait fragiliser des investigations qui sont déjà compliquées sur le terrain. En effet, Maëlys n’a toujours pas été retrouvée et les indices ne permettent pas de confondre le principal suspect.

"Un lien de confiance vient de se casser avec les gendarmes", commente Jean-Alphonse Richard, chef du service police-justice de RTL qui semble découvrir un phénomène nouveau. 
Le procureur désigne avec précision les responsables des fuites dans la presse : "la direction de la gendarmerie", ou encore "l’IRCGN", l’institut qui procède à toutes les analyses scientifiques et techniques.

En retour, le directeur général de la gendarmerie, dénonce "des accusations péremptoires et scandaleuses".
 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation""On est déjà condamné avant même qu’il y ait une enquête", déplore en retour le directeur général de la gendarmerie, alors que va désormais peser sur lui une enquête pour "violation du secret de l’instruction". "La dernière guerre de ce type remonte à l’affaire Grégory, et avait débouché sur un fiasco judiciaire", conclut le commentateur. 

La police n'a donc rien retenu de ce gâchis et la presse continue  a faire de l'investigation facile en salle de rédaction, devant le téléphone.


mercredi 6 avril 2016

Information sur France 2: main mise d'Elise Lucet, journaliste radicale

Élise Lucet reprend la case d'"Envoyé spécial"

La présentatrice quitte le JT de 13 heures et prendra les commandes des "Jeudis de l'info"

Delphine Ernotte chamboule tout et met France Télévisions en ordre de bataille. Les grands changements se poursuivent à France Télévisions en vue de la présidentielle: à Des Paroles et des Actes, David Pujadas est affaibli par l'arrivée programmée de Léa Salamé et, forte du succès de scandale de "Cash Investigation", l'activiste Elise Lucet (photo) prend du galon, parce que femme et partisane du journalisme de combat.
"Cash Investigation" s'attache à enquêter sur le "monde merveilleux des affaires", selon les termes ironiques de la présentatrice, docile aux mains de Paul Moreira (grand reporter des émissions documentaires 90 minutes et Lundi Investigation sur Canal+ et aujourd'hui producteur de l'agence de presse 'Premières Lignes', spécialisée depuis 2006, dans le journalisme d'investigation télévisé) et de Luc Hermann qui la mettent en tête de gondole de leurs enquêtes altermondialistes consacrées aux dérives des grandes entreprises, de la finance, du marketing (ex : verdissage ou écoblanchiment, neuromarketing (impact des neurosciences cognitives sur le marketing et la communication), le travail des enfants, etc.), sans compter le travail de justicier contre le détournement d'argent public, l'influence des lobbies, les conflits d'intérêt et la manipulation de l'information par les spin doctors (conseillers en communication) et... l'évasion fiscale.Sur la même ligne que les 'No border" de la gauche extrême, Paul Moreira, milite à Reporters sans frontières (RSF). Comme Jean-Paul Besset (LCR et EELV jusqu'en janvier 2016) ou Michel Naudy (mort d'une balle dans la tête), le mentor d'Elise Lucet vient de Politis (gauche anti-libérale) fondé par Bernard Langlois, membre fondateur de l'association ATTAC.
Élise Lucet devrait quitter la présentation du journal télévisé de 13 heures à la rentrée prochaine, annonce Le Monde. Michel Field, le nouveau directeur de l'information du groupe, souhaite lui confier le nouveau rendez-vous du jeudi soir, qui s'appellera "Les Jeudis de l'info".

Après Des paroles et des actes, Envoyé spécial, le magazine d'information, va lui aussi disparaître de la grille de France 2, selon L'Express. Michel Field plaide de longue date en coulisse pour l'arrêt d'une émission qu'il trouvait vieillissante. Guilaine Chenu et Françoise Joly, qui présentent l'émission depuis seize ans, avaient pourtant travaillé depuis plusieurs mois sur l'évolution d'Envoyé spécial avec Vincent Meslet, le directeur de France 2.

France 2 assume sa volonté de travailler l'opinion au corps.  Les deux journalistes  regrettent que "les choses se soient un peu précipitées" et déclarent: "La télévision n'est pas un monde de bisounours et le moment est forcément douloureux, après seize ans passés à la tête d'Envoyé spécial, dont les audiences étaient par ailleurs restées bonnes", mais elles conserveraient "un grand magazine de société événementiel, en prime time" et font contre mauvaise fortune bon coeur. 
Elles plient devant les nouveaux "hommes forts" de France 2
Guilaine Chenu et Françoise Joly assurent que le choix de confier le créneau à Élise Lucet, qui présentait le journal de 13 heures depuis onze ans (2005), est "légitime".

"Complément d'enquête" serait également dans le viseur de la direction
 
Journaliste bipolaire
La rédaction du magazine du jeudi soir créé en 2001 par Benoît Duquesne, serait fusionnée avec celle d'Envoyé spécial.  
France Télévisions insiste par ailleurs sur sa "volonté de renforcer l'offre de grands reportages et d'enquêtes qui est un marqueur essentiel du service public".
 
Retour aux années 70: la voix de l'ORTF n'est pas morte. Si c'était la voix de la France, ce ne sera plus celle du pouvoir, mais France Télévisions restera la voix de la gauche...

samedi 27 septembre 2014

Affaire Kadhafi: le document libyen de Mediapart qui accuse l'ex-président pourrait bien être un faux

Pourquoi la Cour d'Appel "suspend" l'enquête...

Les juges auraient recueilli de nouveaux éléments qui entachent la crédibilité des accusations

Moustache, regard plissé
et main devant le visage:
Plenel a tout de l'honnête homme 
En 2006, à la veille de la présidentielle de 2007, une "note" évoquait un pseudo-financement occulte de 52 millions d'euros dont la gauche a fait ses choux gras depuis, notamment en 2012. C’était la première fois qu’une enquête pénale visait directement le financement d’une campagne présidentielle – et que les juges formulaient un soupçon explicite contre un candidat, mais il faut dire que l' 'affaire des frégates d’Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan', qui vise deux contrats d’armement signés il y a 20 ans (1994) et qui qui auraient financé la campagne d’Édouard Balladur à l’élection présidentielle de 1995sert de casserole accrochée par la gauche vertueuse à la droite et ressort toujours à point nommé pour salir. Jacques Chirac a été poursuivi en quittant l’Elysée, mais pour les finances du RPR. François Mitterrand a vu sa campagne mise en cause dans l’affaire Urba, mais lui n’a jamais été inquiété. Et s’il y avait des soupçons contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, constamment brandie contre lui, on voyait mal sur quelles bases sérieuses il aurait pu être poursuivi. 


Deux "trotsko-fascistes", 
selon certains politiques 
Le 30 avril 2012, Nicolas Sarkozy dépose une plainte contre Mediapart. Le Parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "faux" et "usage de faux ", "recel de faux" et "publication de fausses nouvelles". La plainte vise le site trotskiste, son directeur de la publication, le révolutionnaire Edwy Plenel (photo 1, ci-dessus), ainsi que les deux journalistes Fabrice Arfi (à droite avec F. Lhomme sur la photo 2) et Karl Laske qui, protégés par le secret des sources, ont signé l’article faisant état d'une note présumée à propos d'un financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Journaliste d'investigation, puis chef du service politique du Monde et rédacteur en chef du Point en 2007, avant de rejoindre Vanity Fair en tant que rédacteur en chef enquêtes/investigation et aussi éditorialiste dans l'émission "Bourdin & Co", sur RMC, Hervé Gattegno nous en disait plus, le 18 décembre 2013. Le 7 octobre 2013, une décision de non-lieu était en effet rendue en faveur de Sarkozy dans l'affaire Bettencourt: les éléments rassemblés par l'enquête ne justifiaient pas la poursuite d'une action pénale !...


"L'enquête progresse sur le document publié par Mediapart pour accuser Nicolas Sarkozy d'avoir reçu de l'argent de la Libye sous le régime de Kadhafi [affirmait Gattegno, fin 2013]. Les derniers éléments recueillis par les juges d'instruction parisiens René Cros et Emmanuelle Legrand renforcent le soupçon d'une falsification, sans que l'origine d'un éventuel montage puisse à ce stade être précisée. 

[Le journaliste au Nouvel Observateur, Airy Routier, avait, quant à lui, eu recours à un vrai-faux SMS... Sous couvert de la protection des sources de la presse, ce spécialiste exemplaire de l'investigation de bon aloi avait fait croire à un tweet que Nicolas Sarkozy aurait adressé à Cécilia, quelques heures avant son mariage avec Carla, un SMS lui assurant : "Si tu reviens, j’annule tout ". Le vertueux et son femme, Valérie Lecasble, journaliste, avaient été récompensés du prix Derogy-L'express...]

Le magistrat s'est rendu secrètement au Qatar le 5 août, afin d'interroger l'ancien chef des services de renseignements libyens, Moussa Koussa, dont la signature apparaît au bas de la note reproduite par Mediapart [mais seulement pour ses abonnés, ces "salauds de riches"...] Selon ce compte-rendu, rédigé en arabe sous un en-tête officiel de la révolution libyenne, 52 millions d'euros auraient été octroyés par le colonel Kadhafi à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette décision aurait été prise à la suite d'une réunion tenue le 6 octobre 2006 à laquelle participait, selon le document, le principal collaborateur de Kadhafi, Bechir Saleh, le ministre français Brice Hortefeux, l'intermédiaire libanais Ziad Takieddine et Moussa Koussa, ainsi que le « directeur des services de renseignements libyens », dont l'identité n'est pas indiquée, mais qui pourrait correspondre à Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi, lui aussi emprisonné depuis la chute du dictateur libyen.

Tous les protagonistes visés ont démenti

« Ce n'est pas ma signature, ce document est falsifié », a déclaré au juge Moussa Koussa, aujourd'hui en exil à Doha sous la protection des autorités qatariennes. Il a ajouté : « Il s'agit d'un faux car la signature est fausse. Ce n'est pas ma signature (...) Je ne sais pas si quelqu'un a essayé d'imiter ma signature ou si c'est une signature totalement différente ; ce n'est pas moi qui ai signé, ce document est un faux document. » Interrogé en présence d'un magistrat du Qatar, Moussa Koussa a accusé l'ancien premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al Mahmoudi, actuellement emprisonné à Tripoli, d'être l'auteur du faux.

L'audition, qui s'est tenue dans un salon privé de l'hôtel Four Seasons de Doha, semble néanmoins s'être déroulée dans un climat étrange, Moussa Koussa étant attendu par une ambulance en raisons de problèmes de santé et ayant dans un second temps déclaré, d'une façon équivoque : « Je ne vous ai pas dit que c'était faux ou pas faux. Il y a ce qui est mentionné sur ce document et quelqu'un qui a mis une fausse signature en dessous, à vous d'enquêter. »

Avec les déclarations de cet ancien haut responsable libyen, il est cependant acquis que tous les protagonistes dont les noms figurent sur le document publié par Mediapart y ont opposé un démenti. C'est le cas de Bechir Saleh, considéré comme le directeur de cabinet de Kadhafi, qui était censé devoir libérer les fonds au profit de Nicolas Sarkozy et qui, dans un entretien exclusif accordé dans le numéro de décembre 2013 de Vanity Fair depuis l'Afrique du Sud, où il s'est réfugié pour échapper à un mandat d'arrêt international, avait qualifié cette pièce de « faux grossier ». C'est également le cas de Ziad Takieddine, qui a tenu des propos contradictoires, mais qui a toujours affirmé (y compris dans l'article initial de Mediapart) que la fameuse réunion de 2006 dont le document est censé rendre compte n'avait pas existé. Enfin, Brice Hortefeux a également nié avec force s'être rendu en Libye à cette date.

Clermont-Ferrand - Paris - Tripoli ?

Les vérifications abondantes et minutieuses, effectuées à la demande des juges par les gendarmes de la section de recherches de Paris, paraissent exclure que l'ancien ministre [Hortefeux] ait pu se rendre à Tripoli le 6 octobre 2006. Les enquêteurs ont [en] effet reconstitué son agenda du 5 au 7 octobre et il en ressort qu'il se trouvait de façon certaine à Clermont-Ferrand (il est élu de la région Auvergne) dans la soirée du 5 et à nouveau en fin de matinée le 6 (son agenda officiel mentionne même un rendez-vous pour le petit-déjeuner, mais il n'a pu être vérifié). Or un vol entre Paris et la Libye dure au moins trois heures, de sorte qu'il apparaît invraisemblable qu'il ait pu effectuer un aller-retour et assister à une réunion dans un délai aussi court.

Les journalistes de Mediapart, entendus dans ce dossier en qualité de « témoins assistés », ont suggéré que la réunion fatidique pouvait avoir eu lieu à Genève et non à Tripoli. Mais les recherches des gendarmes établissent que Ziad Takieddine ne s'y est pas rendu à cette date. En outre, Abdallah Senoussi étant à cette date visé par un mandat d'arrêt international pour des faits de terrorisme, sa venue en Suisse est elle-même hautement improbable.

Le Canard enchaîné aurait détenu la même note sans la publier

Dans un rapport remis aux juges le 7 juillet dernier, les gendarmes évoquent par ailleurs le témoignage d'un ancien diplomate devenu chercheur, spécialiste de la Libye, consulté sur la forme du document. Celui-ci leur a déclaré avoir « reçu les confidences d'un journaliste du Canard enchaîné » qui lui aurait indiqué que l'hebdomadaire satirique détenait la même note « depuis 2008 » mais qu'il n'avait pas souhaité le publier « par principe de précaution », eu égard aux incertitudes sur son authenticité.

Mediapart, en revanche, avait choisi de publier ce document entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2012, ce qui avait conduit Nicolas Sarkozy à déposer une plainte contre le site pour « faux, usage de faux et publication de fausse nouvelle ». L'ancien président a toujours démenti toute relation financière avec le régime de Kadhafi, qu'il a du reste contribué à abattre en 2011 au sein d'une coalition internationale où la France était aux avant-postes. Plusieurs anciens dignitaires ou proches du régime kadhafiste ont cependant assuré – y compris devant la justice – avoir été informés d'un financement occulte en faveur de Nicolas Sarkozy. Mais leurs déclarations restent à ce jour non concordantes (sur la date, le montant et le mode opératoire) et n'ont pu être corroborées par aucun élément matériel."

Les juges ne partagent pas les convictions de Mediapart



La Cour d'Appel de Paris a suspendu mardi l'enquête qui vaut à l'ancien président d'être mis en examen pour corruption depuis juilleta-t-on appris mercredi 24 septembre de source proche du dossier. La gauche et les juges Claire Thépaut et Patricia Simon accusaient le principal candidat de la droite à la présidentiel de 2017 d'avoir tenté d'obtenir auprès de Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation, des informations dans le dossier judiciaire le concernant, mais les preuves manquent sur les éléments à charge.

Mediapart  a toujours pignon sur rue

Les journalistes Arfi, Lhomme et Plenel continuent de sévir, puisque Hollande -et la gauche dite républicaine-  y trouvent leur compte.


dimanche 16 mars 2014

Ecoutes sur Sarkozy: la connivence entre Hollande et Le Monde est établie

L’étrange rendez-vous de Hollande avec Davet et LHomme, journalistes au journal Le Monde 

Officiellement, le chef de l’Etat se tient à l’écart des affaires... 

Mais cela ne l’empêche pas de recevoir à l’Elysée les journalistes qui enquêtent sans fin sur Nicolas Sarkozy. Les écoutes illégales sur l'ex-président de la République visent en effet à corroborer de simples soupçons politiques sur le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy.


Le Journal du Dimanche interpelle la classe politique et l'opinion

François Hollande a-t-il joué un rôle dans les fuites de l’affaire Sarkozy?
 
Depuis le 7 mars et la divulgation par Le Monde de l’affaire des écoutes, plusieurs proches de l’ancien président accusent clairement son successeur "d’être à la manœuvre". Officiellement, le chef de l’Etat n’a joué aucun rôle dans l’affaire. 

L’Elysée se défend depuis une semaine, assurant que le président n’aurait été "mis au courant des grandes lignes que le 4 mars, le jour des perquisitions chez Thierry Herzog. Et n'aurait appris le détail des écoutes "seulement à la lecture du Monde.

Pourtant, selon l’emploi du temps dressé par le secrétariat particulier du président de la République, un agenda confidentiel dont le JDD a eu connaissance:
le 7 mars, à 19 heures, François Hollande a reçu en audience privée les deux journalistes du Monde auteurs de l’article mettant en cause Sarkozy et son avocat.
Interrogé samedi par le JDD, outre qu'il confirme l’existence de cette rencontre, le Président affirme "rencontrer ces deux journalistes dans le cadre d’un livre"… Justement ces deux journalistes-là, par ailleurs auteurs de "Sarko m'a tuer" !

Malentendu ou mensonge ?