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mercredi 5 février 2020

Soupçons de financement libyen : Thierry Gaubert, mis en examen

La Justice cherche des preuves que l'ancien collaborateur de Sarkozy a pu toucher des fonds provenant du régime libyien

Dans cette hypothèse, ont-ils pu alimenter la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ?
 Septembre 2011: L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, impliqué dans l'affaire Karachi, va être entendu par les services de la police judiciaire.
Thierry Gaubert a été mis en examen vendredi dernier dans l’enquête sur des soupçons de financement libyen pour la campagne de 2007 de l’ex-président, a-t-on appris lundi 3 février de source judiciaire, confirmant une révélation - non sourcée - du magazine Le Point et du site trotskiste Mediapart.

Placé en garde à vue jeudi, Th. Gaubert a été mis en examen le lendemain pour "association de malfaiteurs", soupçonné d’avoir touché des fonds en provenance du régime libyen de Kadhafi, lesquels auraient pu alimenter la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le 6 février 2006, il y a 14 ans, quasiment jour pour jour,  Th. Gaubert - directeur des relations publiques et conseiller du président du groupe bancaire BPCE (organe central commun à la Banque populaire et à la Caisse d'épargne française.) en 2011 -,  aurait reçu un virement de 440.000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi, selon Mediapart, plus proche des révolutionnaires que des légitimistes. Le feuilleton au conditionnel raconte le circulation d'une somme qui aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété du sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine. 
Or, Mediapart affirme que Rossfield n’a été "alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi", à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.
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Kadhafi a-t-il financé les campagnes d'Obama ?

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices dits troublants aurait donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. Si les déclarations contradictoires de Ziad Takieddine, mis en examen, sont fiables, il aurait remis 5 millions d’euros à N. Sarkozy, entre la fin de 2006 et le début de 2007, sans preuve que c'était ou non en mains propres, alors qu'il était ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. 
Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, ce qui devrait clore l'enquête. Mais la presse - qui semble être une auxiliaire zélée de la justice -  fait à ce jour état de huit mises en examen, ce qui, dans l'opinion, équivaut, espère-t-elle, à autant de culpabilités. Impliqué dans l'affaire Karachi, Thierry Gaubert est issu d'une famille juive de Roumanie, ce qui n'entrerait aucunement en ligne de compte.

L’ancien chef de l’Etat est d'ailleurs mis en examen depuis bientôt trois ans (le 21 mars 2018) pour des soupçons non justifiés de "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens". 
Avec plusieurs proches, Sarkozy conteste la validité de cette enquête judiciaire qui s'entête à rechercher des preuves qui ne semblent pas exister. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’Appel de Paris.
Thierry Gaubert apportera-t-il les éléments qui permettront aux juges de se consacrer leur énergie à d'autres tâches en souffrance ?

lundi 11 novembre 2019

Où en est l'affaire Alexis Kohler pour "prise illégale d’intérêt", "trafic d’influence" et "corruption passive"?

L''affaire Benalla a-t-elle servi à détourner l'attention de l'affaire Kohler ? 

Une enquête reste actuellement ouverte pour des soupçons de conflits d’intérêts visant le bras droit d’Emmanuel Macron à l'Elysée

Le président Macron a redit sa confiance en son bras droit à l'Élysée.

L’association Anticor a-t-elle lâché l'affaire ? Voilà trois mois que, mercredi 8 août, elle a déposé une plainte pour "prise illégale d’intérêt" contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Ancien directeur de cabinet de Pierre Moscovici, puis d'Emmanuel Macron au ministère des Finances sous la présidence de Hollande, Kohler est celui à qui on devait chaque mois, pendant cinq ans, la promesse pour la fin décembre suivante de l'inversion de la courbe du chômage.

Comme haut-fonctionnaire, Kohler avait approuvé des contrats avec l’armateur italo-suisse MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère, selon Mediapart.
En mars 2019, l’association anticorruption en était à sa troisième plainte : elle accusait alors le numéro 2 de l’Elysée de "faux et usage de faux" et d’"omission substantielle de ses intérêts", en l’occurrence d’avoir dissimulé deux points dans différentes déclarations sur l’honneur : ses liens familiaux avec l’armateur et le fait d’avoir été impliqué, comme fonctionnaire, dans des décisions concernant MSC, selon la plainte rédigée le 18 mars.

Si elles sont confirmées, ces accusations pourraient une nouvelle fois ébranler la présidence de la République, déjà à l'origine du scandale de l’affaire Alexandre Benalla. Mais, selon plusieurs spécialistes, si de nouvelles révélations concernant le secrétaire général de l’Elysée continuent de sortir dans la presse, l’affaire Alexis Kohler pourrait avoir un impact plus grave que celle qui vise l’ancien collaborateur et garde du corps d’Emmanuel Macron. Or, la justice prend son temps... Le pas de la justice est-il celui de la politique ? 

La justice a en effet ouvert une enquête fin mai après la première plainte de l’association anticorruption auprès du Parquet national financier (PNF), une institution judiciaire qui ne manque pas de moyens. Déposée pour "prise illégale d’intérêt", "trafic d’influence" et "corruption passive", la plainte s’appuyait sur les premières révélations de Mediapart.

Kohler mis en examen, c'est l'Elysée qui vacillerait

Si cette enquête conduisait à une mise en examen, l'affaire pourrait faire chanceler Macron. 
"A mon sens, si les faits sont avérés pour Alexis Kohler, je pense que sur le plan politique, l’affaire est plus grave que celle d’Alexandre Benalla", souligne Jean Garrigues, un historien qui, le 25 avril 2017, a pourtant fait partie des signataires d'une tribune de chercheurs et d'universitaires  - évidemment neutres et apolitiques - clamant leur soutien à Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et appelant à voter pour lui au second, en raison notamment de son projet pour l'enseignement supérieur et la recherche.
Un avis partagé par Jérôme Fouquet de l’Ifop. 
"C’est politiquement et institutionnellement bien plus grave", tranche le sondeur sur France 5, rappelant qu’Alexis Kohler est le bras droit du président, son homme de confiance fidèle parmi les fidèles. "C’est le pivot de la République. D’autant plus qu’Emmanuel Macron a manifestement une très fort proximité avec lui. Une toute confiance en lui. C’était le cas sous les précédents quinquennats mais là c’est très fort", explique-t-il.
Et Jérôme Fouquet d’estimer qu’on est "très loin d’un collaborateur qui a joué les policiers et est allé mettre un coup de poing a des manifestants." Il s’agit ici d’une affaire qui touche l’ancien directeur de cabinet d’Emmanuel Macron quand il était ministre, "principale cheville ouvrière de la création d’En marche! en 2015" et grand artisan de sa campagne présidentielle.

Les oppositions suivent-elles le dossier ?
"Nous sommes face à "un phénomène oligarchique", fustige le député Ugo Bernalicis (LFI) dans Le Figaro, tandis que Sébastien Chenu (Rassemblement national) parle d’un pouvoir "bâti sur le mensonge et la dissimulation". 

Du côté des Républicains, on dénonce "l’hypocrisie de la majorité" sur la moralisation de la vie publique, engagement fort de la présidence d’Emmanuel Macron.

VOIR et ENTENDRE l'audition sénatoriale de Kohler sur l'affaire Benalla :

Quels sont les faits reprochés à Alexis Kohler par Anticor et les grands partis politiques d'opposition ?



Alexis Kohler aurait approuvé en 2010 et 2011 
des contrats entre l’armateur MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère, et le port du Havre, dont il était alors membre du conseil de surveillance, selon des documents révélés par Mediapart. 

Le site d’investigations avait déjà accusé le numéro 2 de l’Elysée de conflit d’intérêts au motif qu’il a siégé à partir de 2010 au conseil d’administration de STX France - les chantiers navals de Saint-Nazaire -, dont MSC était le principal client, et qu’il avait rejoint l’armateur quelques années après.
STX France était une société de construction navale (branche française de STX Europe, filiale du groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding). Elle regroupait les chantiers de Leroux Naval à Lorient qui ont été vendus en octobre 2016, et les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire qui appartiennent à 51 % au constructeur naval italien Fincantieri. Le 18 juillet 2018, STX France devient les Chantiers de l'Atlantique.
Le bras droit du ministre de l'Economie était devenu après août 2016 directeur financier de la filiale croisières de MSC, grâce au feu vert de la commission de... déontologie de la fonction publique. Cette dernière s’était opposée en 2014 à une première tentative du haut fonctionnaire de travailler pour l’armateur. 
Marianne croit d’ailleurs savoir que, pour cette deuxième demande, fructueuse cette fois-ci, "Alexis Kohler a pu bénéficier du soutien d’Emmanuel Macron", alors ministre de l’Economie, lequel se serait alors "porté garant de l’intégrité de l’énarque."

Le problème est que le numéro 2 de l’Elysée a affirmé s’être toujours écarté des débats quand il a eu à connaître des dossiers concernant MSC, comme haut-fonctionnaire. 
Or, Mediapart a ouvert un nouveau front en publiant deux procès-verbaux du conseil de surveillance du "Grand Port maritime du Havre" qui affirment le contraire. 
Or, de 2010 à 2017, Le Havre a eu Edouard Philippe pour maire. Et Macron en a fait son premier ministre, verrouillant un peu plus l'affaire...  

Des allers-retours dans le privé qui alimentent les soupçons.
Selon les documents, de 2010 à 2012, Alexis Kohler y siégeait, comme représentant de l’Agence des participations de l’Etat, au côté d'Edouard Philippe, alors maire du Havre qui doit peut-être sa nomination à Matignon par Macron en échange de son silence. Or, lors de deux réunions, en septembre 2010 et 2011, Kohler a pris la parole et a voté en faveur de contrats à venir entre le port du Havre et Terminal Normandie MSC, filiale française de l’armateur et acteur majeur de l’extension du port alors en cours.
Plusieurs ex-membres du conseil ont d’ailleurs affirmé à Mediapart qu' "ils ignoraient tout de la situation familiale d’Alexis Kohler et qu’ils sont tombés des nues quand ils ont découvert très récemment ses liens avec MSC", l’un des plus gros transporteurs maritimes de conteneurs au monde.

Membre actif de la campagne présidentielle pour le candidat Macron, Alexis Kohler avait rejoint l’Elysée en mai 2017 après moins de neuf mois passés chez MSC. Dans l’intervalle, comme cadre de l’armateur, il était revenu à Bercy en mars 2017 pour participer  à une "réunion sur la reprise de STX France alors en faillite", alimentant les soupçons de conflit d’intérêts.
Michel Sapin et Christian Eckert se sont-ils exprimés sur ce dossier ?

"Passer de la haute fonction publique au privé est insupportable; il faut couper toute relation entre le pouvoir politique et économique", s’indigne à ce sujet le député communiste Stéphane Peu, avant de s’étonner sur Franceinfo, que son amendement interdisant ces pratiques ait été refusé par la majorité... 

De son côté, ne souhaitant pas commenter ces faits, l’Elysée se retranche derrière "une affaire judiciaire en cours." Et qui pourrait encore durer encore trois ans, voire huit, si besoin...

L'Elysée assure en août dernier qu'"il n'y a jamais eu dissimulation"



Macron savait... 
Kohler "a toujours, tout au long de sa carrière, informé sa hiérarchie de ses liens familiaux avec les actionnaires de MSC. Il n'y a jamais eu dissimulation", rapporte le JDD du 12 août, quand le Palais est sorti de son mutisme avec la plainte complémentaire déposée le 8 août par l'association Anticor pour "prise illégale d'intérêts" contre le secrétaire général de l'Elysée. Les allers et venues du secrétaire général de l'Elysée entre le public et le privé étaient donc approuvées, voire facilitées. C'est ce qu'il ressort de l'édition du Journal Du Dimanche.

Vers une possible démission de Kohler ?
Bruno Bézard et Dominique Comolli, ses deux supérieurs de l'époque à l'APE, "avaient été informés de l'existence de ces liens familiaux," confirme l'Elysée. De plus, les décisions sur les chantiers navals étaient prises par la Direction générale du Trésor et non pas par Alexis Kohler. Reste à démontrer que la Direction Générale du Trésor, rattachée notamment au ministère de l'Economie et des Finances, d'habitude si bien informée, ignorait tout des liens familiaux de Kohler. 

Kohler, sur un siège éjectable ? Futur démissionnaire ou démissionné ?
La démission est la règle en cas de mise en examen: elle s'applique aux ministres. L'Elysée se veut pourtant serein sur l'avenir de celui qui était devenu en octobre 2017 directeur financier de la filiale croisières de l'armateur : "Il n'y a pas de raison que ce qui s'applique à un ministre ne s'applique pas à un collaborateur du président. Mais la question ne se pose pas". 

mercredi 6 novembre 2019

Affaire Haenel: la justice s'en mêle sous la pression des lobbies féministes

Ruggia reconnaît une "erreur" : alors, pas de chasse aux sorcières ?

Où étaient les parents de la petite de 12 ans ?

Résultat de recherche d'images pour "harcelement sexuel au cinema"Accusé par l'actrice Adèle Haenel d'agression sexuelle lorsqu'elle était adolescente, le réalisateur Christophe Ruggia a reconnu mercredi l'"erreur" d'avoir joué avec elle... "les pygmalions", mais réfuté toute violence
Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "agressions sexuelles" sur mineure de moins de 15 ans "par personne ayant autorité" et "harcèlement sexuel". L'enquête a été confiée à l'Office central de la répression de la violence faite aux personnes (OCRVP).

La vedette de "Portrait de la jeune fille en feu" n'a pas porté plainte, exprimant en direct lundi sur le site de Mediapart la mauvaise idée qu'elle se fait de la justice de son pays, s'indignant qu'il y ait "si peu" de condamnations dans ce type d'affaire et dénonçant "une violence systémique faite aux femmes dans le système judiciaire". 

Christophe Ruggia continue de démentir toute agression dont l'accuse l'actrice, le quinquagénaire admettant mercredi, dans un droit de réponse à Mediapart,  avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite".
"Je n'avais pas vu que mon adulation et les espoirs que je plaçais en elle avaient pu lui apparaître, compte tenu de son jeune âge, comme pénibles à certains moments. Si c'est le cas et si elle le peut, je lui demande de me pardonner", a-t-il expliqué avec le recul des années.

"Mon exclusion sociale est en cours et je ne peux rien faire pour y échapper, déplore le cinéaste. Le Moyen-Age avait inventé la peine du pilori mais c'était la sanction d'un coupable qui avait été condamné par la justice. Maintenant, on dresse, hors de tout procès, des piloris médiatiques tout autant crucifiants et douloureux".

Dix-huit ans après, l'actrice de 30 ans retrouve la mémoire 

Récompensée par deux César, l'actrice française a mis en accusation le réalisateur, avec lequel elle a tourné à l'âge de 12 ans son premier film, suite à un casting sauvage, "Les Diables", où elle interprète une autiste orpheline en fugue, tout un programme, sauf pour la maman.

C'est au site trotskiste Mediapart, puis dans un entretien filmé le lendemain (avec Edwy Plenel et Marine Turchi - laquelle s'est consacrée aux accusations visant en particulier Tariq Ramadan et Luc Besson - , publié le 4 novembre), que la comédienne a livré son terrible secret, dimanche. Elle déclare avoir été victime de ce qu'elle considère "clairement comme de la pédophilie et du harcèlement sexuel". Née, certes, dans une famille de Montreuil, Seine-Saint-Denis, ce qui peut être l'indice d'une orientation politique, la plaignante est toutefois issue d'une famille privilégiée : sa mère est enseignante et son père, autrichien, est traducteur.
La réalisatrice Mona Achache, ex-compagne de Christophe Ruggia et de 20 ans sa cadette, a-t-elle voulu régler des comptes lorsqu'elle a déclaré à Mediapart: "Il m'avait confié avoir des sentiments amoureux pour Adèle lors de la tournée promotionnelle des Diables"?. Après l'avoir questionné avec insistance, il lui aurait avoué une scène [?]. Son récit l'aurait conduite à le quitter rapidement.

Deux ans après #MeToo, et malgré des affaires d'accusations mensongères, la justice n'a pas d'autre choix que de se saisir de cette affaire-choc pour le cinéma français.

Adèle Haenel a dénoncé "l'emprise" que Christophe Ruggia aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film

Elle aurait ensuite subi un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements" répétés et des "baisers forcés dans le cou", alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.

La jeune trentenaire n'a toutefois pas porté plainte.
Mercredi matin sur France Inter, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est arrêtée sur ce cas d'instrumentalisation de la presse et de mépris de la Justice.  La ministre avait regretté qu'elle n'ait pas porté plainte. "Je pense au contraire, surtout avec ce qu'elle a dit, qu'elle devrait saisir la justice, qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations". 

Le Parquet a donc dû s'auto-saisir.
Cette procédure et la médiatisation de ce cas présumé sont exploités par les féministes qui continuent de dénoncer une omerta autour de ces questions alors même qu'elles font les unes de tous les organes de presse, deux ans après le lancement du mouvement #MeToo qui a précisément banalisé le sujet, à une époque où la télévision fait tomber tous les tabous à l'heure du JT.
VOIR et ENTENDRE comment la marque de serviettes hygiéniques Nana fait sauter les tabous en agrémentant les repas de famille, longuement :

Un si long silence (long comme une pub complaisante) 

Les réactions continuent d'affluer. Ainsi l'ARP (Auteurs, réalisateurs, producteurs) soutient-elle mercredi "Adèle Haenel dans cette démarche courageuse".

Le SPI (Syndicat des producteurs indépendants) n'est pas de reste. "Il ne faut plus que le cinéma, l'audiovisuel, le spectacle soient des espaces tolérant 'au nom de l'art' la destruction des corps et des vies de celles et ceux qui les fabriquent", selon la CGT spectacle. 

Association professionnelle comptant quelque 300 adhérents, la Société des réalisateurs de films (SRF) avait radié Christophe Ruggia dès lundi, sans procès, ni défense et au mépris de la présomption d'innocence. Ce réalisateur a pourtant été coprésident de cette même société (SRF) pour 2014-2015.

Des actrices sont également montées au créneau. 
"Une grande admiration pour Adèle Haenel, qui parle pour celles qui sont dans l'ombre...", a témoigné l'actrice et productrice Julie Gayet sur Instagram.

"Adèle, ton courage est un cadeau d'une générosité sans pareille", a posté de son côté l'oscarisée Marion Cotillard. "Tu brises un silence si lourd". Et depuis longtemps en morceaux...

"Je pense que c'est une sorte de tournant. C'est la première fois en France qu'une actrice internationalement connue, qui travaille beaucoup et a une cote d'enfer, prend la parole sur ce sujet-là", estime la journaliste Véronique Le Bris, fondatrice du premier web-magazine féminin sur le cinéma, cine-woman.fr, pour laquelle "ça va forcément avoir des conséquences".  
Les plaignantes plus spontanées en ont ainsi pris pour leur grade : méconnues, au chômage et démonétisées, elles auraient dénoncé (diffamé ?) pour tenter de revenir sur le devant de la scène ?

dimanche 8 septembre 2019

Un rapport non identifié assure que la campagne 2007 de Sarkozy a été financée par Kadhafi

Un rapport sorti de nulle part "atteste" le financement de sa campagne de 2007 par Kadhafi

"
Sarkozy est loin d'avoir fini avec la justice pour envisager revenir sur la scène politique française," applaudit un journaliste ivoirien

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Le président Ouattara et Jean-Yves Le Drian
C'est ainsi que se félicite Alain B. Zadi sur L'Infodrome, depuis la Côte-d'Ivoire, où se lit le tabloïd Soir.info, jugé "sobre et efficace" par courrierinternational.com, (groupe Le Monde, à 64% par Le Monde Libre, LML, tellement 'libre' qu'il est détenu par les hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse) ...

CFI, opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, trempe dans cette infox (appelée "fake news" par les journalistes décrypteurs prétentiards)
Accueil
"L'affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le défunt président de la Lybie Mohammad Kadhafi n'a pas encore terminé son lot de rebondissements, promet le journaliste ivoirien de Soir Info, journal privé engagé, qui indique sa source: cfi.fr 

Ce quotidien partisan cite aussi Mediapart. 
"Il vient de mettre au jour, ce vendredi 6 septembre 2019, un rapport qui met en doute la parole l'ancien président de la France," écrit-il, sans indication de l'auteur de ce "rapport"...

"250.000 euros, voici la somme qui a circulé dans les mains du personnel de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est ce qui dit un rapport d'expertise, à en croire le site français d'information." Un site révolutionnaire trotskiste.

Selon le site d'Edwy Plenel, "ce fond [fonds] a été caché aux autorités de contrôle", assure Soir-info qui a reçu l'onction du ministère des Affaires étrangères, par le biais du CFI, opérateur de l'Etat. Ainsi, l' "absence de sincérité des comptes de campagne" et l'"ampleur de la circulation d'espèces en marge de la campagne" qui avaient été avancés par les enquêteurs vient d'être confirmé" [par Mediapart et/ou un rapport anonyme !], affirme le diffuseur officiel de rumeurs qui agitent la communauté noire de France : lien PaSiDupes.

"Rappelons que ce nouveau rebondissement fait suite à la découverte de l'arrivée de fonds lybiens sur le compte des intermédiaires proches du futur président de la République, et l'aveu par Ziad Takieddine de leur remise en espèces." 

Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a engagé une réforme qui a permis de renforcer la lisibilité et l’efficacité de la diplomatie d’influence française

Les axes de ce processus de réforme ont été fixés dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et du livre blanc sur la politique extérieure de la France, publié en juillet 2008.
Le rôle de coordinateur et de stratège dévolu à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères a été confirmé en mars 2009 avec la création de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM), la mise en œuvre des politiques étant confiée à des opérateurs de l’Etat ?
Pour être reconnu "opérateur de l’Etat",  quel que soit son statut juridique, une personnalité morale (tels l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger ou l'Institut français, mais aussi bien RFI que CFI, une filiale du groupe France Médias Monde qui milite pour favoriser le développement des media en Afrique, dans le monde arabe et en Asie du Sud Est) doit exercer une activité de service public - qui peut explicitement se rattacher à la mise en œuvre d’une politique définie par l’Etat -, être financée majoritairement par l’Etat et être contrôlée directement par l’Etat...

Soir.info ne fournit aucune source identifiable précise.
Virée nocturne de Lang et Le Guen
avec le président Laurent Gbagbo
en décembre 2014
"Dans l’affaire Sarkozy-Kadhafi, les pièces du puzzle semblent s’agencer une à une," suinte Mediapart, incertain, qui parle pourtant d'"argent noir". 
Il faut aussi de l'argent noir (et rouge) pour accéder aux révélations du site révolutionnaire : elles sont réservées aux nantis de la gauche extrême.
Les zélés 'fact-chekers" du Monde (Decodex), de Libération (Checknews) ou de France Info (le Vrai du Faux) mettront un point d'honneur à livrer les identités des auteurs du mystérieux "rapport d'experts"...

mardi 28 mai 2019

Après la débâcle de LFI aux européennes, Clémentine Autain remet en cause "la ligne politique" du parti

Troisième force du Front de gauche, nsemble! remet en cause "la ligne politique" du parti

La députée de Seine-Saint-Denis est l'une des rares élus LFI à critiquer la ligne adoptée par Jean-Luc Mélenchon

La députée de Seine-Saint-Denis s'en prend à Jean-Luc Mélenchon, déplorant l'accent mis sur "le ressentiment" et le "clash" depuis deux ans. Pour Clémentine Autain, c'est "la ligne politique" de La France insoumise "qui est en cause" dans la débâcle subie par son parti aux élections européennes. Il obtient seulement 6,31% des voix, après avoir fait 19,58 % des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, deux ans plus tôt.
"L'état d'esprit polémique et clivant a sans doute pris le dessus sur la mise en avant de notre vision du monde et de nos propositions. Or, notre famille politique prospère quand elle s'appuie sur le ressort de l'espérance et non sur celui de la haine," commente-t-elle dans un entretien avec L'Obs. 

Pour Clémentine Autain, si LFI a obtenu trois fois moins de voix en 2019, ce serait parce que ses électeurs "ont été désarçonnés ou mécontents de la proposition politique qu'on leur a faite". En 2017, "on avait eu un Mélenchon rassembleur" qui avait réussi à faire le plein  de l'extrême gauche et à capter un électorat déçu du PS, mais "ce capital politique s'est érodé", juge-t-elle. "La séquence des perquisitions", menées en octobre au siège de LFI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon "a évidemment pesé mais ce n'est pas le seul paramètre".

Les composantes minoritaires redressent la tête, à LFI comme ailleurs

La parlementaire pointe une "récurrence de formulations" visant à "cliver", ainsi que les "murs" dressés "là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles," commente-t-elle au lendemain du scrutin. Et de citer pour exemple le "Manifeste pour l'accueil des migrants", publié en septembre par l'hebdomadaire Politis, Mediapart et la revue Regards que d'ailleurs elle co-dirige. 
Il a été signé par 150 intellectuels (François BEGAUDEAU écrivain, Aymeric CARON écrivain, Monique CHEMILLIER-GENDREAU, juriste et Politis, Rokhaya DIALLO, cf. ses réunions en non-mixité interdites aux Blancs), Geneviève FRAISSE philosophe, Raphaël GLUCKSMANN essayiste, Robert GUEDIGUIAN réalisateur, Serge HEFEZ psychanalyste, Henri LECLERC président d’honneur de la LDH, Philippe MEIRIEU pédagogue, Thomas PIKETTY économiste, Edwy PLENEL journaliste et cofondateur de Mediapart, Thomas PORCHER économiste), artistes (Alévêque, Balasko Yassine BELATTAR humoriste, Romane BOHRINGER, JULIETTE chanteuse, Corinne MASIERO comédienne,Didier PORTE humoriste, Olivier PY Festival d’Avignon,ou Jacques Weber), militants associatifs (Aurélie TROUVE porte-parole d’Attac, Auberge des migrants, Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM), CCFD-Terre solidaire 93, Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers, Fédération des associations de solidarité avec tous·te·s les immigré·e·s (Fasti), Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France (SAF),Union juive française pour la paix (UJFP), Assa TRAORE comité Adama), syndicalistes (Rony BRAUMAN médecin, cofondateur de MSF, Annick COUPE, Attac, Solidaires, Cédric HERROU berger militant associatif, Malik SALEMKOUR président de la LDH) et personnalités de la société civile (Caroline MECARY avocate), notamment. 
Jean-Luc Mélenchon a fait le choix "d'entrer en opposition frontale avec les signataires" de ce texte, accuse-t-elle.

Cela veut-il dire que Jean-Luc Mélenchon n'est plus candidat naturel de LFI pour la présidentielle de 2022 ? 
"Ce n'est pas le sujet. La discussion que nous devons avoir, c'est quelle stratégie et comment on se met en mouvement pour reconstruire une perspective de transformation sociale et écologiste", élude Clémentine Autain.
Et d'ajouter : "j'ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d'un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l'époque. On nous avait promis des changements à l'été, un meilleur fonctionnement de l'espace politique... Mais rien n'a été fait en ce sens".

Gueule de bois et vin triste...

dimanche 5 mai 2019

Arrêté en excès de vitesse, le chauffeur d'Emmanuel Macron prend la fuite

Macron recase à l'Elysée le délinquant qui a fui un contrôle de police

Un nouveau chauffeur de Macron aurait refusé de se soumettre à un contrôle routier



Il avait été pris en flagrant délit d'excès de vitesse, révéla Mediapart.
Il doit être jugé en février dernier.
Stéphane P. se serait enfui après un excès de vitesse le mercredi 27 février. Selon le laquais passé maître en rhétorique, l'individu aurait roulé à une "vitesse excessive," alors qu'il se trouvait dans les Hauts-de-Seine, dans la ville de Sèvres à hauteur du Pont de Saint-Cloud, en juillet 2018. C'est alors que les policiers essayèrent de l'interpeller, mais Stéphane P.  prit la fuite, refusant de coopérer.

Mais les agents réussirent à noter la plaque d'immatriculation du véhicule en fuite. Or, ils constatèrent qu'il s'agit d'une voiture banalisée de la présidence de la République. Stéphane P. a été suspendu vingt jours. Depuis, une procédure judiciaire a été lancée. 

Trois mois plus tard, rien n'indique que l'affaire est diligentée : elle serait plutôt au point mort... Le site trotskiste révèle d'ailleurs que l'entourage de Macron joue le pourrissement, refusant de commenter l'affaire tant que "la procédure est en cours". Et c'est une affaire au long cours...

Toujours au service de Macron ...à l'Elysée

Emmanuel Macron
En revanche, le service de presse de l'Elysée a précisé que le délinquant a été maintenu au Château. "Dès que nous avons été informés et avons pu vérifier la réalité des faits, l'agent a été changé d'affectation au sein du GSPR à titre conservatoire", a fait savoir Mediapart. Dans les faits, l'homme est donc toujours en poste à l'Élysée et toujours à la sécurité présidentielle, au Groupe de sécurité de la présidence de la République qui assure sa protection personnelle et immédiate, notamment  la sécurité de ses déplacements. 

Le délinquant est donc un militaire aux ordres du général de brigade Lionel Lavergne, lequel va quitter ses fonctions, suite à sa mis en cause dans un rapport sénatorial sur l'affaire Benalla. Le bureau de la Haute assemblée avait signalé des "incohérences et contradictions". En poste depuis avril 2017, il sera remplacé, "à compter du 18 mai", par le colonel de gendarmerie Benoît Ferrand, lui aussi issu du GIGN.Le général va être promu au poste de directeur adjoint des opérations de la gendarmerie nationale. Une nouvelle polémique en vue...

Le Monde prend la défense du chauffeur du président

Le journal des hommes d'affaires Xavier Niel (gendre de François Pinault et lui-même propriétaire de Free, actionnaire des sites Bakchich mis en faillite et de Mediapart ou de Deezer, ainsi que créateur de Station F, impliquée dans plusieurs affaires de harcèlement et de sexisme) et Matthieu Pigasse (banquier qui contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova), et qui est aussi actionnaire principal du Groupe Le Monde et du Huffington Post) juge "réchauffée" l'info concernant le chauffeur d’Emmanuel Macron flashé à plus de 200 km/h... 

Le Monde détourne l'attention de l'infraction au code de la route
Le journal n'hésite pas à condamner Mediapart, site financièrement soutenu par son propre co-propriétaire, Xavier Niel. Pour conserver les faveurs du président, il qualifie en effet de "peu fiable" le site de Plenel, au motif qu'il réutilise un article paru il y a quatre ans dans Ouest-France sur un précédent chauffeur de Macron alors ministre de l’Economie flashé dans la Manche.

Le journal
Le Monde fait finement valoir qu'en février dernier le chauffeur de l'Elysée n'était pas en service. Peut-il aussi certifier que s'il roulait à vide à tombeau ouvert, le délinquant ne venait ni de chercher, ni de reconduire l'épouse touquettoise ?

Pour arriver à ses fins d'enfumage de ses lecteurs,
le Décodex instrumentalise l'ironie de tel ou tel site, si énorme soit-elle, puisque l'info y est traitée sur le mode de l'humour.

Les fact checkeurs du Monde n'ont pas craint de détourner un détournement par le site 'Le Top de l'Humour' auquel ils reprochent d'avoir déterré une information vieille de quatre ans pour discréditer la décision gouvernementale de limiter la vitesse à 80 km/h sur les routes départementales. Les journalistes de Niel et Pigasse ont fait une sortie de route, grave !
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"Un employé du service des chauffeurs de Bercy s’est vu retirer son permis, mardi 2 septembre. Il a été contrôlé à plus de 200 km/h sur l’autoroute, en direction de Saint-Lô", lit-on dans l’article – copie conforme d’un texte de Ouest-France publié le 7 septembre 2014.

Discréditer ne suffit pas effacer les fautes à répétition de plusieurs chauffeurs de Macron


Si ancien soit-il,
l'excès de vitesse de Saint-Lô devait bel et bien être rappelé, car
les chauffeurs de ministres et de présidents ne jouissent d'aucun privilège en matière de respect du code de la route. 
Comme le rapporte le quotidien régional, l’employé du service des chauffeurs de Bercy s’est vu retirer son permis (une semaine, précisa Le Parisien) le mardi 2 septembre 2014, alors que Macron était patron de Bercy, à l'Economie, à l'Industrie et au Numérique. Il n’était pas encore candidat à l’élection présidentielle. Passé locataire de l'Elysée, Macron accorde l'impunité à ses valets : le dernier chauffeur surpris en excès de vitesse n'est pas seulement resté impuni, il a été recasé au Palais...
Mais la macronie ne comprend toujours pas que 10.000 internautes aient pu partager l’information et s’insurger "en même temps" contre le laxisme du gouvernement, l’hypocrisie d’Emmanuel Macron ou encore la limitation de vitesse à 80 km/h qui n s'applique qu'à eux sur les routes départementales, depuis le 1er juillet.
Les Français auraient-ils dû compatir au sort malheureux de leur oppresseur qui avait dû regagner Bercy dans une voiture de la préfecture depuis la Manche où il effectuait son premier déplacement gouvernemental ?

Et il est question ici de récidive.
Bien que l'entourage de Macron le nie, son personnel jouit de privilèges. 
En 2014, Le Parisien l'avait cité : "Ce chauffeur est un justiciable comme un autre et les consignes sont extrêmement claires : le Code la route doit être respecté"... Et d'ajouter, pour faire bonne mesure et mieux tromper son monde : "Son emploi est garanti et il bénéficiera de la protection fonctionnelle pour pouvoir avoir les services d'un avocat si nécessaire", a indiqué la même source, tandis que ses collègues précisaient que le conducteur n'avait fait qu'"obéir aux ordres"...

L'ensemble des affaires Benalla vient en oiure alimenter la colère des justiciables ordinaires, les "gens", comme disent, non sans condescendance, les ministres et les élus LREM.