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mardi 30 juin 2020

Rebondissement dans l'affaire des violences de LFI contre des policiers lors de la perquisition de son siège

Une enquête préliminaire pour "abus de confiance" vise plusieurs dirigeants de La France Insoumise

Des soupçons visent les "conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés".


L'enquête a été confiée, non pas au PNF, mais à la Brigade financière (BF), division de la police judiciaire parisienne (PJ).
Le Parquet de Paris a précisé que cette enquête vise "plusieurs dirigeants de l'association La France insoumise", confirmant ainsi confirmé une fuite dont a bénéficié le Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste.

L'enquête de la Brigade financière devra établir comment Mélenchon et les dirigeants de LFI ont pu payer les amendes et les dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés" en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition  au siège de LFI le 16 octobre 2018 que Mélenchon et ses camarades ont tenté de perturber par la force.

L'émission quotidien livre le 'rush' de la scène de violences provoquées par LFI:

Mélenchon met le doigt sur les connivences de la justice avec la presse


Le député insoumis Mélenchon a immédiatement dénoncé "une fuite organisée (et rémunérée ?) par tweet" 
VIDEO. Perquisitions au siège de LFI : le parquet ouvre une ...
qui "dit que Madame Champrenault se venge avec une nouvelle enquête préliminaire". Catherine Champrenault est la procureure générale de Paris.

Et de s'étonner : "De quoi s'agit-il ? Je ne sais pas. La justice de Macron, c'est ça."

mardi 18 février 2020

Griveaux Leaks: le bâtonnier se charge d'inquiéter Juan Branco, avocat

Le billard à trois bandes de la justice macroniene


L'avocat Juan Branco va-t-il être un dommage collatéral inespéré de  la chasse aux Gilets Jaunes ?




L'avocat militant de gauche assure pourtant n'avoir fait que conseiller son client, Piotr Pavlenski, sans avoir participé à la diffusion des sex-tapes érotico-masturbatoires du candidat LREM à la mairie de Paris.

Traits juvéniles à la Rémi Fraisse, cheveux ébouriffés, légère barbe ou petite moustache, histoire de brouiller les pistes, façon trotskiste, le Franco-Espagnol Juan Branco, 30 ans, ne peut être confondu avec le Russe Piotr Pavlenski, au visage émacié, ascétique, taillé à la serpe et au regard froid, portant les cheveux ras. Les deux hommes sont pourtant liés dans le GriveauxGate, sordide affaire de harcèlement sexuel par sex-tape exhibitionniste de masturbations mettant en scène l'ex-porte-parole du gouvernement Philippe et membre du premier cercle des proches de Macron, après avoir été de celui de Strauss-Kahn... 

L'anarchiste russe a revendiqué la publication des vidéos sexuelles de l'ancien candidat LREM à la mairie de Paris ; le petit avocat déclare n'être que son conseil juridique. Sur plusieurs sex-tapes, il dit "on" pour parler de Pavlevski et lui, ce qui fait dire au monde politico-judiciaire que cela vaut aveu de participation directe à l'affaire, ce que Branco dément, d'autant plus facilement que les avocats s'identifient couramment à leur client au point d'employer le "je" pour parler de lui

Lundi 17 février, Juan Branco a dénoncé la décision du Parquet de Paris de le dessaisir de son rôle d'avocat de l'anarchiste russe dans ce dossier sensible. 
Concomitamment, le barreau de Paris a finalement décidé, le même jour, d'ouvrir une enquête déontologique pour déterminer s'il existe un éventuel conflit d'intérêts entre le jeune avocat et Piotr Pavlenski. Une nouvelle péripétie pour un jeune trentenaire qui n'en est pas à son premier coup.

Dès le 17 février, le bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, a annoncé l'ouverture d'une enquête déontologique pour savoir si Juan Branco peut "continuer à défendre" Piotr Pavlenski, qui aurait diffusé les vidéos masturbatoires de Benjamin Griveaux.

Qui est Juan Branco ?


Né en 1989 dans une famille privilégiée - père cinéaste portugais (sans-papier en France, Films du Passage, puis Gemini Films, producteur de Mathieu Amalric) et mère psychanalyste espagnole - ce franco-espagnol (né comme Anne Hidalgo dans la communauté autonome d'Andalousie), a étudié dans la même école que Gabriel Attal, Agnes Buzyn, Stanislas Guerini, Jul, Izia Higelin ou Léa Salamé, etc... , l'Ecole Alsacienne, un très huppé établissement privé du 6e arrondissement, où il a passé son baccalauréat (comme par exemple Elisabeth Badinter, Michel Piccoli, Stéphane Hessel, Edouard Baer ou Guillaume Pepy). 

Son curriculum vitæ est long comme trois bras. Diplômé de Sciences Po Paris et de l'Ecole normale supérieure (après être entré sur dossier [par piston], et non par la voie du mérite au concours, et sans avoir le statut d'élève-normalien), il a également étudié dans deux universités parisiennes (Paris-IV et Paris-I), où il a obtenu une maîtrise de littérature moderne, un master de philosophie politique, un autre de géopolitique, puis un doctorat de droit international, tous sans date... : on n'ose imaginer que, en plus des passe-droits dont il a bénéficié, il aurait pu obtenir tous ces diplômes en si peu de temps par complaisance politique de l'Université. On observe en effet que les étudiants de gauche réussissent mieux et plus vite en France que ceux de droite...

Commençant une carrière d'enseignant-chercheur vite interrompue (aurait-il alors atteint ses limites ?), il a travaillé brièvement à l'Université de Yale aux Etats-Unis, à l'Institut Max Planck de droit international au Luxembourg et à l'université La Sapienza à Rome : une demi-douzaine de lieu d'érudition en moins de six ans. Il a également travaillé au ministère des Affaires étrangères et à la Cour pénale internationale, institution à laquelle il a consacré deux livres. Les années de ce brillant gauchiste semblent avoir plus de 52 semaines...
Selon son CV, il a également déclaré avoir été directeur de cabinet de la socialiste Aurélie Filippetti, un temps compagne d'Arnaud Montebourg, père de sa fille,  durant la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Celle-ci a depuis déclaré à L'Express qu'il n'était qu'assistant parlementaire : "Il n'a jamais eu ce titre. Ce personnage est un grand manipulateur". Un mythomane ?

Essayiste à succès et Gilet jaune épargné par les LBD 40 de Castaner

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Proximité "supposée" avec Bernard Arnault (LVMH) ou Maurice Levy (Publicis), ci-dessus au centre,
invités de Macron à sa cérémonie d'investiture à l'Elysée
Juan Branco s'est surtout fait connaître avec son best-seller Crépuscule, essai paru sur internet en 2018 qui dénonce les conditions de l'élection d'Emmanuel Macron, la proximité du président de la République avec certaines grandes fortunes et, plus généralement, le microcosme parisien. Vendu à 100.000 exemplaires dans sa version papier, le livre est rapidement devenu populaire parmi les Gilets Jaunes, auquel il a apporté son soutien. Il était notamment présent sur place lorsque certains manifestants étaient entrés, en janvier 2019, dans la cour du porte-parolat du gouvernement, alors tenu par Benjamin Griveaux, en enfonçant la porte du bâtiment au moyen d'un engin de chantier. Sur Twitter, Juan Branco avait salué cette intrusion sans y avoir participé directement.

Branco a également été à l'origine de la révélation de l'homosexualité du secrétaire d'État Gabriel Attal, Pacsé avec le conseiller de l'Elysée Stéphane Séjourné. Sur Twitter, le militant de gauche a accusé celui-ci d'être  bénéficiaire d'une "promotion-canapé" en entrant au gouvernement, mais simple "népotisme avéré" (avec "l'attribution d'une circonscription à G. Attal par son conjoint" à l'Elysée, mais aussi "à l'Assemblée nationale, puis au gouvernement"), selon l'avocat
L'inimitié entre Branco et Attal semble remonter à l'Ecole Alsacienne, où les deux jeunes trentenaires étaient élèves dans la seconde moitié des années 2000. Les anciens élèves LREM de l'école frémissent désormais à l'idée que leurs moeurs aient pu être filmées et l'objet de diffusions à venir.  

Avocat nécessiteux, aux crochets du RSA et de Bercy

Juan Branco avait déjà été, un temps, le
conseiller juridique en France de WikiLeaks et de Julian Assange, qu'il avait rencontré après s'être opposé à la loi 'Hadopi 1' sur les droits d'auteur dès 2009. 
Ayant prêté serment en 2017, Branco a été depuis l'avocat de Jean-Luc Mélenchon (mais ne l'est plus) et du Gilet Jaune Maxime Nicolle. Il perçoit néanmoins le Revenu de solidarité active (RSA) en 2018 et en 2019, déclarant exercer la profession d'avocat à titre bénévole. 
Selon son témoignage sur le site CuriousCat, cité en avril 2019 par L'Express, propriété de Patrick Drahi (SFR et BFMTV), il n'aurait eu que "trois clients" en deux ans, dont son père, Paulo. Juan Branco, qui est aussi journaliste, selon sa biographie, bénéficie néanmoins, comme les autres, de l'abattement fiscal de 7.650 euros...

L'anarchiste serait grillé et l'avocat aurait du mal à vivre
Dans L'Obs, le journaliste Matthieu Aron venu de France Info affirme qu'en 2017 Juan Branco aurait sollicité la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué pour qu'elle l'aide à obtenir un poste d'éditorialiste. 
Il affirme également que Juan Branco aurait proposé à Xavier Niel - co-actionnaire du Monde et de L'Obs -  de devenir précepteur de ses enfants - ce que Juan Branco rapporte dans l'ouvrage 'Signé Branco', ou encore qu'il déclare avoir été surveillé par la CIA et d'autres agences de renseignement, notamment du fait de son travail avec Wikileaks.

"Qu’on le foute dehors !"
Questel parle-t-il de Griveaux quand il lance "Il n’a aucune idée de ce que peut être un comportement adapté dans une société éclairée"?


Le député LREM (ex-Radical de gauche et ex-PS), soutien, pour succéder à Castaner, du gracieux Pierre Person (un JAM intime de Sacha Houlié, Jean-Baptiste Djebbari et Pierre-Alexandre Anglade, coeurs de trentenaires à prendre), Bruno Questel, avocat coupeur de têtes, s'est emporté ni contre contre le bi-national franco-espagnol citoyen du monde, ni contre Griveaux pour le chasser de LREM, mais contre Piotr Pavlenskiaprès le piteux retrait du poisseux Griveaux, menaçant l'anar russe dont Bernard Cazeneuve (PS) a favorisé l'installation en France. 

Pour l'heure macronien, le flexible Questel, suit une ligne incohérente : il  prône la "remigration" pour les immigrés fouteurs de merde… "En même temps", Mmes et M. Avia, Braun-Pivet, Clément, Degois, Dubost, Dubré-Chirat, Fauvergue, Guévenoux, Houbron, Houlié, Rebeyrotte, Rupin ou Valls,  et Villani, notamment, ainsi que Ferrand et autres membres du groupe La République en Marche, dont l'illustre Questelprésentent l'amendement n°1063 qui,  à l'article 26, propose d'insérer l'alinéa qui reconnaît les diplômes étrangers, d'où qu'ils viennent...

La presse macronienne a déjà jugé et condamné Branco

Cerisette sur le gâteau
"Ce qui est dommage, c'est que chez ce techno froid et réactionnaire, sa bite est tout ce qu'il avait d'humain." Tels sont les propos crus que Me Dominique Tricaud, l'avocat libre, indépendant, neutre (et que sais-je!) désigné par le bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, dans l'affaire Pavlenski, a tenus publiquement sur Twitter dimanche dernier – ils ont depuis été supprimés. Une sortie peu déontologique à l'encontre de Benjamin Griveaux et qui a logiquement déclenché une vive polémique au Conseil de l'Ordre.

jeudi 19 décembre 2019

Déclaration d'intérêts de Delevoye : ouverture d'une enquête préliminaire

Le Parquet ne s'est pas auto-saisi: il aura fallu que la HATVP le sorte de sa léthargie...

Le Parquet de Paris s'est décidé à ouvrir une enquête préliminaire contre lui-même, en la personne d'un membre du gouvernement

Image associéeUn entre-soi qui ne présage rien de bon. 
Haut-commissaire aux Retraites auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, Jean-Paul Delevoye portait la réforme Macron des retraites au gouvernement Philippe. Or, depuis six ans, le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, est lui-même ancien procureur général (près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal) ! 
Tous deux leur carrière entre les mais de la ministre de la Justice... Après avoir été saisi mercredi par son collègue magistrat de la  HATVP, le procureur a obtempéré jeudi.

Des dissimulations évoquant sensiblement celles des époux Balkany

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Le procureur Rémy Heitz
Cette enquête porte à la fois "sur les faits de déclaration incomplète de ses intérêts à la HATVP" - et au fisc? - et "sur les conditions de cumul de rémunérations d'un emploi public ou d'un membre du gouvernement et d'une rémunération privée", a précisé un communiqué du Parquet de Paris. 

Suite à la cascade de révélations sur les treize ou quatorze emplois cumulés et parallèles  - certains étant rémunérés alors qu'il était entré au gouvernement -, Delevoye est accusé d'"omissions" dans sa déclaration d'intérêts. Il avait fallu que le procureur de Paris Rémy Heitz demande des précisions à la HATVP.

Créée en 2013 après le scandale Cahuzac, après examen de sa situation, la Haute Autorité s'est résolue à saisir la justice mercredi, estimant que "les omissions dans la déclaration initiale de M. Delevoye" sont susceptibles de constituer une infraction pénale.
Résultat de recherche d'images pour "Nadal HATVP"
Voyez, le dossier Delevoye est sur la table de Nadal,
visiblement "au travail" !

"Seule une enquête menée par des services de police judiciaire est de nature à s'assurer du caractère exhaustif de la liste des mandats omis, tout comme de la nature de ces multiples fonctions dirigeantes exercées durant ses fonctions de membre du gouvernement", a-t-elle justifié.

La HATVP a par ailleurs pointé le fait que Delevoye ne l'a pas informée avant mi-novembre "d'un quelconque cumul d'activités" avec la présidence rémunérée d'un think tank, Parallaxe, alors qu'il y était déjà tenu depuis sa nomination au poste de haut-commissaire en 2017.

Dans sa déclaration initiale d'intérêts et d'activités remise en novembre, "avec plus de dix jours de retard" comme le souligne la HATVP, Delevoye n'indiquait que le cumul avec la présidence du think tank Parallaxe et avec la présidence de deux associations, ainsi que la fonction passée de délégué général du groupe de formation IGS, notamment lié au secteur des assurances qui est profondément impliqué dans la réforme à venir des retraites.

Dans une déclaration modificative adressée seulement vendredi dernier, Delevoye a dû ajouté huit mandats, dont la présidence passée du Conseil économique et social (CESE) ou la fonction encore d'actualité d'administrateur de la Fondation... SNCF.

Edouard Philippe avait néanmoins clamé mercredi qu'il croyait en la "bonne foi" de Delevoye, lequel a dû démissionner sous la pression de l'opinion en début de semaine de son poste au gouvernement, en plein conflit social sur sa réforme. 
Il a été remplacé à cette fonction clé par le député LREM Laurent Pietraswewski, un DRH pour Auchan, enseigne familiale de grande distribution... 
Or, on apprend que la declaration d'intérêts de Laurent Pietraszewski mentionne une indemnité de licenciement d'un montant de près de 72.000 euros ! 

jeudi 12 décembre 2019

Jack Lang a accepté 47 costumes de luxe sur quinze ans

L'accusation porte sur des cadeaux d'une valeur de 500.000 euros, entre 2003 et 2018

Le "grand faiseur", le couturier italien ou l'ancien ministre socialiste de de Jospin ?

Résultat de recherche d'images pour "Jack Lang en costume Smalto"Or, Lang est président de l'Institut du monde arabe depuis 2012, fonction incluse dans la période incriminée, 2003-2018.

Des perquisitions ont eu lieu en novembre dans les locaux de la marque française Smalto. L'enquête préliminaire sur les costumes offerts en cadeaux à l'ex-ministre de l'Education est ouverte depuis le 12 mars dernier. Le Parquet de Paris le poursuit pour "abus de biens sociaux" et les faits révélés par le magazine L'Obs se précisent.

Le siège et la boutique de l'entreprise Smalto, situé dans le 8e arrondissement de Paris, ont été perquisitionnés au mois de novembre dernier par les policiers de la brigade financière. Selon les documents retrouvés par la police, consultés par L'Obs, Jack Lang a reçu des costumes dès l'année 2003, lorsqu'il était député socialiste du Pas-de-Calais. Alors que la période initialement visée par l'enquête s'étalait de 2013 à 2018.

La valeur des 47 costumes offerts par la marque Smalto à l'ancien ministre de la Culture pourrait dépasser les 500.000 euros

Cette précision apportée ce mardi par le Canard enchaîné et L'Obs concerne le temps où il était parlementaire (2002-2012), puis, de l'institut culturel (IMA) financé par une fondation créée en commun par la République française et plusieurs états arabes, tous membres de la Ligue arabe (Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Djibouti, Emirats arabes unis, l'Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Oman, le Qatar, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, le Yémen (à l'époque la République démocratique populaire du Yémen et la République arabe du Yémen).
Le couturier Francesco Smalto est mort au Maroc, à Marrakech, en 2015, alors que le président Hollande - qui l'avait nommé ambassadeur itinérant chargé de la... piraterie en août 2012 - a déjà installé Lang au "Beaubourg arabe", le 25 janvier 2013, et continue d'accepter des costumes.

Or, Jack Lang, 80 ans, aurait dû déclarer ces dons au déontologue de l'Assemblée nationale, comme cela était prescrit depuis 2011 par le code de déontologie censé prévenir les éventuels conflits d'intérêts des députés.

Jack Lang nie toute infraction, indique son avocat

Résultat de recherche d'images pour "Jack Lang en costume Smalto"Me Nicolas Huc-Morel affirme que Lang considère que la marque Smalto a été la principale bénéficiaire de ces présents. 
"Monsieur Lang ne considère pas ces costumes comme des cadeaux à proprement parler", avance Me Laurent Merlet, autre avocat de l'ancien ministre de la Culture socialiste. "Compte tenu de sa notoriété, il assurait la représentation de la maison Smalto lors des événements officiels. Comme lors d’un voyage en Egypte en janvier dernier en compagnie d’Emmanuel Macron où il portait les costumes de la marque."
"Alain Duménil était ravi que Jack Lang, véritable ambassadeur de la mode, accepte de porter des costumes de cette maison lors de ses représentations officielles", plaide l'avocat.


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Smalto, habilleur officiel
de l'équipe de France de foot
Sauf que le couturier Smalto n'attendait pas après Jack Lang pour faire la promotion de ses costumes. Il était devenu non seulement le couturier des plus grands acteurs d'Hollywood, mais également des plus grands chefs d’Etat, dont le socialiste, François Mitterrand ou Hassan II.
Smalto se flatte d'habiller les Bleus et Alain Delon, Sean Connery, Jean-Paul Belmondo, Jean Dujardin, Kevin Costner, Roger Moore, Marcello Mastroianni, Lambert Wilson, Helmut Berger, Gérard Depardieu, Jerry Lewis, Vincent Cassel, Romain Duris ... Et plus récemment ... Franck Dubosc (!) dans son dernier film "Tout le monde debout" sorti en salle le 14 mars dernier.

Son avocat garantit que "ses cadeaux n’ont jamais eu aucune contrepartie". 
L'avocat de Jack Lang reconnaissait déjà en mars dernier que son client, s'était "bien vu offrir des costumes par la société Smalto depuis quelques années. Mais cela s'est fait à l'initiative du créateur Francesco Smalto, mort depuis". 
"La Maison Smalto n'a jamais adressé aucune facture à M. Lang" et "ses cadeaux n'ont jamais eu aucune contrepartie", avait-il ajouté. 
D'après L'Obs, aucun contrat de prêt ou de représentation n’a été signé entre Jack Lang et l'entreprise de prêt-à-porter française sur la dite période.

mercredi 6 novembre 2019

Affaire Haenel: la justice s'en mêle sous la pression des lobbies féministes

Ruggia reconnaît une "erreur" : alors, pas de chasse aux sorcières ?

Où étaient les parents de la petite de 12 ans ?

Résultat de recherche d'images pour "harcelement sexuel au cinema"Accusé par l'actrice Adèle Haenel d'agression sexuelle lorsqu'elle était adolescente, le réalisateur Christophe Ruggia a reconnu mercredi l'"erreur" d'avoir joué avec elle... "les pygmalions", mais réfuté toute violence
Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "agressions sexuelles" sur mineure de moins de 15 ans "par personne ayant autorité" et "harcèlement sexuel". L'enquête a été confiée à l'Office central de la répression de la violence faite aux personnes (OCRVP).

La vedette de "Portrait de la jeune fille en feu" n'a pas porté plainte, exprimant en direct lundi sur le site de Mediapart la mauvaise idée qu'elle se fait de la justice de son pays, s'indignant qu'il y ait "si peu" de condamnations dans ce type d'affaire et dénonçant "une violence systémique faite aux femmes dans le système judiciaire"

Christophe Ruggia continue de démentir toute agression dont l'accuse l'actrice, le quinquagénaire admettant mercredi, dans un droit de réponse à Mediapart,  avoir "commis l'erreur de jouer les pygmalions avec les malentendus et les entraves qu'une telle posture suscite".
"Je n'avais pas vu que mon adulation et les espoirs que je plaçais en elle avaient pu lui apparaître, compte tenu de son jeune âge, comme pénibles à certains moments. Si c'est le cas et si elle le peut, je lui demande de me pardonner", a-t-il expliqué avec le recul des années.

"Mon exclusion sociale est en cours et je ne peux rien faire pour y échapper, déplore le cinéaste. Le Moyen-Age avait inventé la peine du pilori mais c'était la sanction d'un coupable qui avait été condamné par la justice. Maintenant, on dresse, hors de tout procès, des piloris médiatiques tout autant crucifiants et douloureux".

Dix-huit ans après, l'actrice de 30 ans retrouve la mémoire 

Récompensée par deux César, l'actrice française a mis en accusation le réalisateur, avec lequel elle a tourné à l'âge de 12 ans son premier film, suite à un casting sauvage, "Les Diables", où elle interprète une autiste orpheline en fugue, tout un programme, sauf pour la maman.

C'est au site trotskiste Mediapart, puis dans un entretien filmé le lendemain (avec Edwy Plenel et Marine Turchi - laquelle s'est consacrée aux accusations visant en particulier Tariq Ramadan et Luc Besson - , publié le 4 novembre), que la comédienne a livré son terrible secret, dimanche. Elle déclare avoir été victime de ce qu'elle considère "clairement comme de la pédophilie et du harcèlement sexuel". Née, certes, dans une famille de Montreuil, Seine-Saint-Denis, ce qui peut être l'indice d'une orientation politique, la plaignante est toutefois issue d'une famille privilégiée : sa mère est enseignante et son père, autrichien, est traducteur.
La réalisatrice Mona Achache, ex-compagne de Christophe Ruggia et de 20 ans sa cadette, a-t-elle voulu régler des comptes lorsqu'elle a déclaré à Mediapart: "Il m'avait confié avoir des sentiments amoureux pour Adèle lors de la tournée promotionnelle des Diables"?. Après l'avoir questionné avec insistance, il lui aurait avoué une scène [?]. Son récit l'aurait conduite à le quitter rapidement.

Deux ans après #MeToo, et malgré des affaires d'accusations mensongères, la justice n'a pas d'autre choix que de se saisir de cette affaire-choc pour le cinéma français.

Adèle Haenel a dénoncé "l'emprise" que Christophe Ruggia aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film

Elle aurait ensuite subi un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements" répétés et des "baisers forcés dans le cou", alors qu'elle était âgée de 12 à 15 ans.

La jeune trentenaire n'a toutefois pas porté plainte.
Mercredi matin sur France Inter, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est arrêtée sur ce cas d'instrumentalisation de la presse et de mépris de la Justice.  La ministre avait regretté qu'elle n'ait pas porté plainte. "Je pense au contraire, surtout avec ce qu'elle a dit, qu'elle devrait saisir la justice, qui me semble être en capacité de prendre en compte ce type de situations"

Le Parquet a donc dû s'auto-saisir.
Cette procédure et la médiatisation de ce cas présumé sont exploités par les féministes qui continuent de dénoncer une omerta autour de ces questions alors même qu'elles font les unes de tous les organes de presse, deux ans après le lancement du mouvement #MeToo qui a précisément banalisé le sujet, à une époque où la télévision fait tomber tous les tabous à l'heure du JT.
VOIR et ENTENDRE comment la marque de serviettes hygiéniques Nana fait sauter les tabous en agrémentant les repas de famille, longuement :

Un si long silence (long comme une pub complaisante) 

Les réactions continuent d'affluer. Ainsi l'ARP (Auteurs, réalisateurs, producteurs) soutient-elle mercredi "Adèle Haenel dans cette démarche courageuse".

Le SPI (Syndicat des producteurs indépendants) n'est pas de reste. "Il ne faut plus que le cinéma, l'audiovisuel, le spectacle soient des espaces tolérant 'au nom de l'art' la destruction des corps et des vies de celles et ceux qui les fabriquent", selon la CGT spectacle. 

Association professionnelle comptant quelque 300 adhérents, la Société des réalisateurs de films (SRF) avait radié Christophe Ruggia dès lundi, sans procès, ni défense et au mépris de la présomption d'innocence. Ce réalisateur a pourtant été coprésident de cette même société (SRF) pour 2014-2015.

Des actrices sont également montées au créneau. 
"Une grande admiration pour Adèle Haenel, qui parle pour celles qui sont dans l'ombre...", a témoigné l'actrice et productrice Julie Gayet sur Instagram.

"Adèle, ton courage est un cadeau d'une générosité sans pareille", a posté de son côté l'oscarisée Marion Cotillard. "Tu brises un silence si lourd". Et depuis longtemps en morceaux...

"Je pense que c'est une sorte de tournant. C'est la première fois en France qu'une actrice internationalement connue, qui travaille beaucoup et a une cote d'enfer, prend la parole sur ce sujet-là", estime la journaliste Véronique Le Bris, fondatrice du premier web-magazine féminin sur le cinéma, cine-woman.fr, pour laquelle "ça va forcément avoir des conséquences".  
Les plaignantes plus spontanées en ont ainsi pris pour leur grade : méconnues, au chômage et démonétisées, elles auraient dénoncé (diffamé ?) pour tenter de revenir sur le devant de la scène ?

jeudi 5 septembre 2019

LREM : le député Pierre Cabaré, accusé de harcèlement sexuel

Une ancienne assistante parlementaire porte plainte, alors que s'ouvre le Grenelle des violences faites aux femmes

L'élu La République en marche (LREM) fait l'objet d'une enquête du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse

 Benedicte, Lausanne
Pierre Cabaré, député de la 1re circonscription de Haute-Garonne, Toulouse, fait l'objet d'une enquête préliminaire pour harcèlement moral et sexuel, révèle La chaîne France 3 Occitanie. Cette ancienne assistante parlementaire fut également sa suppléante avant d'être licenciée.


Ancien candidat aux élections législatives de 2002 sous l'étiquette Cap21, présidé par Corinne Lepage, le prothésiste dentaire Pierre Cabaré a été inquiété par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui a saisi le Conseil constitutionnel suite au non-paiement d'un tiers du montant de ses dépenses de campagne. Le 6 février 2003, il a été condamné à une peine intelligibilité d'un an, mais il s'est à nouveau porté candidat dans la même circonscription en 2017, sous l'étiquette... La République en marche ! Elu au second tour, il siège dans le groupe LREM.

Selon l'accusé, elle a porté plainte par "ressentiment". 
Son ancienne salariée a été licenciée car elle ne répondait pas "aux règles professionnelles et aux injonctions de l'Assemblée nationale concernant les collaborateurs parlementaires," précise, quant à elle, France 3 Occitanie

Une réunion d'urgence demandée à l'Assemblée 

La plateforme d'écoute s'attend à un nombre d'appels important dans les prochaines semaines.
L'intersyndicale des collaborateurs parlementaires à l'Assemblée demande une "réunion d'urgence" pour des "mesures concrètes" contre le harcèlement moral et sexuel. L'intersyndicale CFE-CGC, CFTC, CGT, CFDT, SNCP-FO, Solidaires, Unsa, qui a déjà alerté sur la problématique du harcèlement. Elle lance un appel au président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM), ainsi qu'aux huit présidents des groupes politiques.
"Il est en effet nécessaire de tout mettre en œuvre auprès des députés et des collaborateurs, non seulement au Palais‑Bourbon, mais aussi en circonscription, pour s'assurer de la réelle prise en compte des cas de harcèlement moral ou sexuel en matière de prévention et de sanctions", écrit l'intersyndicale dans un extrait envoyé à la presse. "Lorsque ces agissements sont avérés, ils sont en effet indignes de notre institution", ajoute-t-elle.
Au printemps dernier, l'Assemblée nationale a donné son feu vert à la création d'un dispositif de prévention et d'accompagnement dans la lutte contre le harcèlement, qui doit encore être mis en oeuvre. 

Pierre Cabaré n'était pas joignable mercredi après-midi. L'inspection du travail a en outre saisi le Parquet, rapporte la chaîne.

mardi 16 octobre 2018

Justice politique : perquisitions au siège de La France insoumise, au Parti de gauche et chez Mélenchon

"C'est un coup de force politique, policier et judiciaire !" s'écrie Mélenchon

Des perquisitions menées dans le cadre de deux enquêtes préliminaires 

Mélenchon se filme pendant une perquisition chez lui.
"Personne ne me touche, ma personne est sacrée",

 a-t-il lancé aux policiers
L'ancien candidat à la présidentielle a également accusé le gouvernement d’avoir ordonné ces perquisitions : menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions, elles ont eu lieu mardi matin au siège de La France insoumise, du Parti de gauche, chez Jean-Luc Mélenchon et chez d'anciens assistants du député, a fait savoir La France insoumise.

"Nous sommes des honnêtes gens, nous ne nous livrons à aucun trafic, nous n'avons rien à cacher", s'est indigné le député insoumis.

Suite à la perquisition, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une action politique de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et de l'exécutif : "C'est une énorme opération de police politique. C'est un coup de force contre nous !"

VOIR et ENTENDRE la victime :



Le député des Bouches-du-Rhône a demandé que La République en marche soit aussi perquisitionnée. 
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée, , a pu accéder au perchoir, malgré une mise en cause dans une opération immobilière juteuse dite  "affaire des Mutuelles de Bretagne" et le MoDem, pareillement accusé de conflit d'intérêts dans l'exploitation, entre en force au gouvernement - avec Gourault, promue ministre, et Fesneau - après les démissions forcées de François Bayrou et de Marielle de Sarnez. 


Il appelle à la résistance en direct sur Facebook

Résultat de recherche d'images pour "perquisition chez Melenchon"

Ce mardi 16 octobre, Mélenchon s'est filmé sur sa page Facebook en pleine perquisition à son domicile. Le leader de La France Insoumise s'est ainsi indigné et a appelé au rassemblement. 


A l'Assemblée,
Philippe III nie "toute instruction individuelle donnée au procureur"

Cependant, pour l’historien Jean Garrigue, 
ce genre de réaction est devenu récurant chez les politiques.
"Je pense que là, on est quand même dans un réflexe systématique de la classe politique qui en France a du mal à supporter la séparation des pouvoirs", observe-t-il.

Ce type de perquisitions a d’ailleurs eu lieu dans d’autres enquêtes visant différents partis politiques. C’était notamment le cas pour le Front national (RN) en 2016 et 2017, au Parti Socialiste en 1992 ou encore au MoDem en octobre 2017.