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jeudi 5 septembre 2019

LREM : le député Pierre Cabaré, accusé de harcèlement sexuel

Une ancienne assistante parlementaire porte plainte, alors que s'ouvre le Grenelle des violences faites aux femmes

L'élu La République en marche (LREM) fait l'objet d'une enquête du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse

 Benedicte, Lausanne
Pierre Cabaré, député de la 1re circonscription de Haute-Garonne, Toulouse, fait l'objet d'une enquête préliminaire pour harcèlement moral et sexuel, révèle La chaîne France 3 Occitanie. Cette ancienne assistante parlementaire fut également sa suppléante avant d'être licenciée.


Ancien candidat aux élections législatives de 2002 sous l'étiquette Cap21, présidé par Corinne Lepage, le prothésiste dentaire Pierre Cabaré a été inquiété par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui a saisi le Conseil constitutionnel suite au non-paiement d'un tiers du montant de ses dépenses de campagne. Le 6 février 2003, il a été condamné à une peine intelligibilité d'un an, mais il s'est à nouveau porté candidat dans la même circonscription en 2017, sous l'étiquette... La République en marche ! Elu au second tour, il siège dans le groupe LREM.

Selon l'accusé, elle a porté plainte par "ressentiment". 
Son ancienne salariée a été licenciée car elle ne répondait pas "aux règles professionnelles et aux injonctions de l'Assemblée nationale concernant les collaborateurs parlementaires," précise, quant à elle, France 3 Occitanie

Une réunion d'urgence demandée à l'Assemblée 

La plateforme d'écoute s'attend à un nombre d'appels important dans les prochaines semaines.
L'intersyndicale des collaborateurs parlementaires à l'Assemblée demande une "réunion d'urgence" pour des "mesures concrètes" contre le harcèlement moral et sexuel. L'intersyndicale CFE-CGC, CFTC, CGT, CFDT, SNCP-FO, Solidaires, Unsa, qui a déjà alerté sur la problématique du harcèlement. Elle lance un appel au président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM), ainsi qu'aux huit présidents des groupes politiques.
"Il est en effet nécessaire de tout mettre en œuvre auprès des députés et des collaborateurs, non seulement au Palais‑Bourbon, mais aussi en circonscription, pour s'assurer de la réelle prise en compte des cas de harcèlement moral ou sexuel en matière de prévention et de sanctions", écrit l'intersyndicale dans un extrait envoyé à la presse. "Lorsque ces agissements sont avérés, ils sont en effet indignes de notre institution", ajoute-t-elle.
Au printemps dernier, l'Assemblée nationale a donné son feu vert à la création d'un dispositif de prévention et d'accompagnement dans la lutte contre le harcèlement, qui doit encore être mis en oeuvre. 

Pierre Cabaré n'était pas joignable mercredi après-midi. L'inspection du travail a en outre saisi le Parquet, rapporte la chaîne.

mardi 3 septembre 2019

Schiappa tape sur les nerfs de Bourdin

Le journaliste la menace d'interruption de l'échange

Une violence de plus faite aux femmes insupportables ?

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Autour d'une table, pour parler de quoi ?
La secrétaire d'Etat esquivait sans cesse les réponses lors d'un entretien inutile sur RMC (BFM), le mardi 3 septembre. Pourquoi en effet imposer sa présence sur une antenne si on ne veut rien dire ? "Les réponses de la secrétaire d’Etat au sujet des objectifs et des annonces du Grenelle contre les féminicides n’ont pas satisfait le journaliste," estime pourtant L'Obs... A-t-elle, oui ou non, apporté ne serait-ce que des éléments de réponses ?

La commère du gouvernement était venue se montrer, mais elle réservait en fait ses annonces relatives au Grenelle des violences conjugales pour plus tard, dans la journée. Et le présentateur de la matinale de RMC-BFMTV s'est agacé de servir de caisse de résonance à la campagne de promotion de ce "grand débat" médiatique voulu par la secrétaire d'Etat auprès du grand escogriffe de Matignon. 

Les campagne de com' en gros sabots, ça suffit !

Les Français ont été tellement gavés de documentaires et de débats sur le réchauffement (puis le refroidissement) climatique, que le sujet de l'écologie serait passé au deuxième rang de leurs préoccupations, derrière leur pouvoir d'achat. Schiappa a donc décidé de faire encore plus de bruit pour faire avancer la cause des femmes - d'ici et d'ailleurs, athées et fondamentalistes - qui seraient battues (parfois à mort, non pas par lapidation ou coups de couteau de boucher, comme ailleurs, mais sous des coups à mains nues de leurs bourreaux, parce que femmes et non pas parce qu'insupportables. 
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A-t-on besoin de mecs en jupons ?
'NousToutes' occulte les exemples inverses, tel celui de Marie Besnard, "l’empoisonneuse de Loudun", "la bonne dame de Loudun," soupçonnée d'être une tueuse en série et inculpée pour le meurtre de douze personnes, dont son propre mari. Après trois procès qui durèrent plus de dix ans, Marie Besnard fut menacée de la peine capitale, mais libérée en 1954, puis acquittée par la cour d'Assises de la Gironde le 12 décembre 1961. Marie Besnard publiera ses mémoires en 1962 et mourra de sa belle mort à Loudun en 1980, à l'âge de quatre-vingt-trois ans.

La perversité du débat manichéen qui s'ouvre repose sur le postulat que l'homme serait un macho sexiste et pervers
, quand la femme ne serait que grâce et perfection outragées. Des a priori sur les relations hommes-femmes femmes-hommes vouent ce débat à l'échec pour une multitude de raisons, parmi lesquelles des non dits politiquement incorrects, car le tableau caricatural offert à gros traits schématiques des unes, vertueuses, et des autres, violents par essence, ne souffre pas des correctifs qui s'imposeraient pour encadrer la discussion.  Seules importent les violences et les morts : leurs causes culturelles et religieuses, physiologiques et génétiques, sociétales ou inter-personnelles n'entrent pas en lignes de compte. Les organisatrices, militantes féministes,  ne se remettent pas en cause : ni leur sexisme, ni leurs propres violences langagières et outrances physiques. En bref, leur guerre des sexes qui laisse les plus faibles sur le carreau. Divers hadiths vont dans le sens du devoir moral de la femme de répondre aux besoins sexuels de son époux (un devoir réciproque): "Une femme ne doit jamais se refuser à son mari, fût-ce sur le bât d’un chameau." Le viol conjugal est-il couvert par l'islam ? Un débat apaisé s'impose, mais elles ne sont pas les bonnes personnes.

La stratégie du gouvernement : éclipser le débat sur la réforme des retraites


Le timing choisi interpelle ceux qui veulent sérénité et respect des divers dossiers sensibles de la rentrée : les propositions de Jean-Paul Delevoye, la répartition ou le filtrage des migrants, l'économie circulaire, la diplomatie chahutée (Brexit en Europe, et conflits libyen et syrien ou accord sur le nucléaire iranien au Proche Orient, et le Mercosur ou Hong Kong à l'international), en passant par l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, lesquels ne peuvent progresser que dans une société apaisée. Macron, Philippe et Schiappa ont donc décidé de jouer des sujets les uns contre les autres pour les faire avancer séparément, au risque de créer des blocages de mentalités et des affrontements violents, familiaux, nationaux et internationaux. Le "monde nouveau" de Macron peut-il n'être de ce big bang ?


Distiller des annonces floues fabrique de l'irritation générale 

L'animateur de RMC-BFMTV n'a pas caché sa frustration face à l'opacité des réponses de Marlène Schiappa, d'autant qu'elle s'était invitée à son entretien matinale mardi 3 septembre. La secrétaire d'Etat à la lutte contre les discriminations et l'égalité femmes/hommes fait la tournée de tous les media pour faire parler de son Grenelle des violences conjugales, qui débute ce mardi. Mais de ses phrases creuses et déclarations volontaristes il ne sort rien: elle bat le tambour sans rien à dire et casse les oreilles de toutes et tous, dont Jean-Jacques Bourdin, lequel a bien compris que ce Grenelle est un pare-feu à tous les incendies que le Macron pyromane a prémédité d'allumer en meme temps. L' Acte 2 de son quinquennat sera chaud ou ne sera pas.  

"Je me demande pourquoi vous acceptez une invitation quand vous me dites sans cesse 'Bah non, de toute façon les annonces seront faites dans l'après-midi", a t-il reproché à Marlène Schiappa, en direct à l'antenne. "Vous savez que ça, c'est absolument insupportable !", a-t-il grondé.

VOIR et ENTENDRE
la version Bourdin de la dérive médiatique du gouvernement, ce 4 septembre 2019: 
Quant au HuffPost (Huffington Post), détenu à 51 % par la maison-mère américaine (Oath) et à 34 % par Le Monde, le site d'actualité, de style sensationnaliste, se désolidarise de son confrère, estimant que c'est une habitude chez Bourdin de s'énerver en direct...

L'Obs commente ainsi le dialogue de sourds :
"la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes s’est heurtée aux questions et à l’entêtement du journaliste."  
Et le journaliste anonyme de L'Obs de produire un exemple : "Alors qu’elle était notamment interrogée sur le numéro d’urgence 3919, ainsi que sur les mesures envisagées, Marlène Schiappa a répété plusieurs fois que 'des annonces [seraient] faites dans l’après-midi'. Une réponse qui n’a pas convenu à Jean-Jacques Bourdin, qui espérait obtenir plus d’informations et n’a pas goûté les injonctions [sic] à la 'patience' de la secrétaire d’Etat." Que faisait-elle ce matin sur RMC, si elle voulait garder la primeur de ses déclarations pour l'après-midi ?

"Il ne s’agit pas d’être patient, il s’agit de dire ce qui est au fond de vous, ce que vous souhaitez, quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre ?", assène-t-il [écrit L'Obs] visiblement agacé." Une insistance légitime, si on fait le métier d'informer l'opinion...


"Les objectifs que je souhaite atteindre je les ai donnés dans le cadre de ce Grenelle, répond-elle sans se démonter [commente l'anonyme de L'Obs]. C’est mieux prévenir, cela passe par l’éducation; mieux prendre en charge, cela passe par l’accompagnement; et mieux punir, donc mieux sanctionner." A-t-on avancé?

"Interrompue plusieurs fois par le journaliste
[dixit L'Obs], Marlène Schiappa ne cille pas 
[parler à un masque de cire, c'est de la télé macronienne ! ou l'exposition Toutânkhamon à la Grande Halle de La Villette...], maintenant qu’elle ne peut pas encore s’exprimer et poursuit : "C’est un travail collectif, cela fait des mois que l’on construit ce Grenelle avec les associations et avec tous les ministres. Les annonces, elles seront faites par le Premier ministre à 15 heures au début du Grenelle." Sauf que l'émission  Bourdin Direct a lieu à 8h35 du matin !

Commentaire de L'Obs : "Face à elle, Jean-Jacques Bourdin se montre à la fois dépité et exaspéré de ne pas obtenir ce qu’il veut. "Je me demande pourquoi vous acceptez une invitation quand vous me dites sans cesse : 'Toutes les annonces seront faites dans l’après-midi', lâche-t-il avec un sourire" contraint. "Vous savez que c’est absolument insupportable ! "

"Moi je vous invite [soit !]. Si je vous invite, c'est pour que vous donniez des réponses", s'indigne le journaliste lorsqu'il réalise qu'il est instrumentalisé. "On peut arrêter l'interview !", lui a répondu Marlène Schiappa, qui doit lancer dans l'après-midi un "Grenelle" que les associations et proches de victimes de féminicides espèrent voir déboucher sur des mesures immédiates et des moyens accrus.

"Alors que Marlène Schiappa
propose d’arrêter l’entretien, Jean-Jacques Bourdin menace de la prendre au mot. "Vous savez, ça va arriver un de ces jours !", s’exclame-t-il. L’avertissement est lancé. Les deux interlocuteurs vont finalement trouver un terrain d’entente. L’interview de la secrétaire d’Etat s’est poursuivie avec les thèmes du port du burkini dans les piscines municipales et des injures homophobes dans les stades de football." 
L'Obs est content avec ça... Et aussi que, contre les féminicides, Schiappa "a inventé un bracelet connecté"...

Un débat qui n'envisage que les violences conjugales

Ce rendez-vous très attendu s'ouvre alors qu'une centaine de femmes ont été tuées par leur conjoint ou ancien concubin depuis le 1er janvier dernier, selon un décompte d'un collectif militant, "Féminicides par compagnon ou ex". Le ministère de l'Intérieur a recensé 121 féminicides pour toute l'année 2018, soit un tous les trois jours.
Soit une poussée préoccupante, notamment depuis la montée de l'islam en France.
La famille, l'institution, est ciblée.
Si une femme meurt, sur la voie publique (un parc des sports ou un magasin) sous les coups d'un agresseur anonyme, c'est un fait divers.
Qu'est-ce, à ce propos, que l'anarcha-féminisme ?
Egalement nommé anarcho-féminisme ou féminisme libertaire, cette orientation politique importée d'Argentine dans le milieu des années 1890 combine féminisme et anarchisme de gauche et dénonce la domination des hommes sur les femmes comme l'une des premières manifestations de la hiérarchie dans nos sociétés : "Ni dieu, ni patron, ni mari". Pour les anarcha-féministes, le combat contre le patriarcat est donc partie intégrante de la lutte des classes - et de la lutte contre l'Etat - comme l'a formulé Susan Brown : "Puisque l'anarchisme est une philosophie politique opposée à toute relation de pouvoir, il est intrinsèquement féministe."
Depuis les années 2000, l'un des aspects principaux de l'anarcha-féminisme est son opposition aux conceptions traditionnelles de la famille, de l'éducation et du rôle des sexes, opposition visant notamment l'institution du mariage déclaré frein à l'évolution individuelle : "Le mariage est avant tout un arrangement économique [...] la femme le paye de son nom, de sa vie privée, de son estime de soi et même de sa vie."
Ni Bourdin, ni les participants à ce Grenelle ne savent dans quoi ils mettent les pieds. Et il  s’ouvre ce mardi et devrait se poursuivre pendant ...trois mois.

jeudi 8 août 2019

Municipales: l'agitation de Schiappa bloque les candidatures de femmes

Bilan de la sous-ministre des genres : LREM n'a "pas assez des candidatures de femmes"

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes ensuite en est à renouveler son appel aux femmes à rejoindre les listes de la majorité...
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Même sur le modèle de Claire O'Petit,
LREM n'arrive pas à recruter...
"On est en vraie difficulté à La République en marche, je l'avoue, parce qu'on n'a pas les candidatures nécessaires," déplore Marlène Schiappa, confessant son échec au micro du "8h30 politique", mercredi 7 août. 

Dans une tribune du début juillet,la secrétaire d'Etat tout terrain médiatique avait pourtant appelé les femmes à s'engager pour les municipales de 2020, un appel qui n'a pas eu "assez" d'écho, explique la tweeteuse compulsive, qui a de surcroît micro ouvert permanente dans tous les organes de presse peu regardants. "La femme la plus difficile à investir, c'est la femme qui n'a pas candidaté. Nous n'avons pas assez de candidatures de femmes pour les municipales", s'alarme-t-elle, sans toutefois se remettre en cause.

Les femmes peinent-elles à s'identifier à la commère du gouvernement?

"On n'a que 16% des maires en France qui sont des femmes [Et elles ne sont pas à LREM, mouvement qui ne réussit donc pas à se constituer une assise territoriale]. C'est un chiffre qui est ridiculement bas", s'irrite Marlène Schiappa. "On a une Assemblée nationale maintenant qui est quasiment paritaire, parce que le président de la République a voulu investir 50% de femmes sur des circonscriptions gagnables, il y a maintenant quelques années, pour les élections législatives. Il serait temps qu'on ait aussi des maires qui soient des femmes", s'impatiente-t-elle.
Mais Schiappa fait de la gonflette, sans que les 'fact-checkers" ne sourcillent. Le Figaro met d'ailleurs en question l'impartialité de ses confrères fact-checkeurs, supposés passer au crible les déclarations des acteurs politiques.   En l'occurrence, si Schiappa avait la volonté de dire un peu la vérité aux Français, elle prendrait les chiffres de l'Observatoire des inégalités pour qui l’Assemblée nationale élue le 18 juin 2017 comprend 38,7 % de femmes, soit une forte hausse par rapport à 2012 où ce taux était de 26,9 %, mais un mensonge qui en dit long sur les difficultés du parti présidentiel à séduire au-delà de la macronie et de ses twittos qui font pleuvoir leurs commentaires partiaux sur les réseaux sociaux. Les Aurore Bergé et autres Olivia Grégoire en gros sabots ne sont plus crédibles depuis longtemps auprès des Français, pas même les Françaises. Quant à Sibeth Ndiaye, sa dégaine, ses approximations et son langage, ils exercent un pouvoir d'attraction proche de la répulsion auprès des impétrantes potentielles qui se respectent. 
A ce rythme de progression au Palais Bourbon,
la parité serait atteinte lors des prochaines législatives, ce qui reste peu probable tant l’élection de 2017 aura été exceptionnelle et saignante la mise en oeuvre du programme du candidat Macron qui soulève l'animosité des retraités, des exploitants agricoles ou des Gilets jaunes, en passant par le milieu hospitalier. Depuis le passage en force de Macron qui a imposé sa réforme   qu'à coups d'ordonnances, l'Assemblée nationale n'est plus qu'une chambre d'enregistrement des décisions du souverain républicain : pas de quoi susciter des vocations dans une situation d'article 49.3 permanent : autant s'occuper des enfants !.Au niveau sensible des communes, sur lesquelles Macron se décharge pour tenter de rétablir un semblant d'équilibre budgétaire, sans consentir équitablement aux transferts nécessaires des dotations de compensation, les candidates ne sont pas, davantage que leurs homologues masculins, les billes que Macron veut en faire dans les collectivités territoriales. 
Corinne Vignon, députée LREM de la 3e circonscription de Haute-Garonne, maire de Flourens.
Comme Corinne Vignon,
elles sont toutes déjà députées LREM...
Dans la tribune, Marlène Schiappa avait également annoncé un dispositif de mentorat qui sera mis en place à la rentrée pour les candidates kamikazes. "C'est un programme qui s'appelle 'Toutes politiques', qui permettra de soutenir les femmes face aux questions parfois spécifiques qu'elles peuvent avoir", explique la secrétaire d'Etat au micro de franceinfo. Mais Schiappa échoue à convaincre : si les députées n'ont aucune marge de manoeuvre, LREM laisserait-elle la bride sur le cou de ses élues communales, quand, dès le départ, le parti du président entend les conditionner, les formater ?  "Quand on est une femme politique, on est critiquée sur des aspects de notre vie, personnelle, physique, familiale, etc. Les hommes politiques n'ont pas à faire face à ce type de critiques, polémique la sous-ministre fielleuse à l'égalité (?) des genres, donc je crois que ça nécessite un accompagnement particulier en effet", se justifie la commère du gouvernement.

Maire, un mandat "extrêmement difficile"

Alors que Castaner à fait un petit détour depuis Nîmes où il se trouvait, mais que Macron n'a pas jugé bon de faire un saut de 42 kms, depuis Bormes-les-Mimosas, Var, Marlène Schiappa n'a pas manqué de rendre hommage - par un tweet de ses conseillers - au maire de Signes, Var, renversé et tué dans l'exercice de ses fonctions par une camionnette dont les occupants avaient tenté de se débarrasser de gravats sur sa commune. Le mandat de maire est "extrêmement difficile et on doit davantage le soutenir" [une fois mort ?] s'est soudain rappelée l'ex-conseillère municipale socialiste, indiquant au passage que le ministre chargé des Collectivités territoriales [et du "Grand" débat national, une référence], Sébastien Lecornu, le recruteur de Benalla, prépare pour la rentrée un projet de loi "qui permette de mieux sécuriser les parcours des élus et des maires".
Très fine psychologue, le sergent recruteur Schiappa apporte une dernière touche au tableau. Outre qu'ils paient parfois de leur vie le service à leurs concitoyens, elle ajoute en effet - par compassion (on en met jamais assez) - que  "leur responsabilité parfois même pénale est engagée et vous avez assez peu de rémunération, de reconnaissance et de moyens, il faut bien le dire", a-t-elle insisté...

Le robot Marlène enclenche sur la "régularité glaçante" des féminicides

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité des femmes contre les hommes déplore que le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint [ou leur compagnon ou amant, français, bi-national ou en situation irrégulière, on ne le saura jamais] soit d'une "régularité glaçante" quelle que soit la volonté politique des gouvernements successifs". Schiappa arrose ses prédécesseurs, un autre moyen dissuasif de recruter des femmes pour les futures mairies macroniennes !  
Elle fantasme toutefois que son Grenelle contre les violences faites aux femmes, organisé à la rentrée, permettra d'améliorer la situation. On sait pourtant déjà ce qu'en attend l'ex-procureur Luc Frémiot, expert en la matière, depuis plus de deux ans (lien PaSiDupes : Marlène Schiappa est "complètement à côté de la question"). "Toutes les associations qui n'ont pas encore été identifiées et qui n'ont pas été sollicitées peuvent bien évidemment concourir, participer et venir", dit-elle, essentiellement pour faire son auto-promotion..
Lors du Grenelle, "on va regarder la différence entre l'impulsion politique qui est donnée par le gouvernement et la réalité de ce qui se produit sur le terrain pour mettre chacun face à ses responsabilités", menace Marlène Schiappa. 
Elle risque de prendre encore une claque : une violence insupportable!

dimanche 7 juillet 2019

Schiappa veut lancer un "Grenelle des violences conjugales"

Le "Grand" débat national fait des petits ? En modèle réduit pour les sous-fifres

Vers de nouveaux "Monologues du vagin" ?
 
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Sous la pression d'associations, le gouvernement va lancer un "Grenelle des violences conjugales" en septembre, annonce Marlène Schiappa, le 7 juillet. Cerise sur le vagin, Brigitte Macron s'engagera personnellement dans l'ouverture du dossier, assure la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les genres.

Environ 2.000 personnes, selon les organisateurs, 1.200, d'après la police, se sont en effet rassemblées samedi place de la République pour exiger des mesures immédiates contre les féminicides, à l'appel d'un collectif de familles et proches de victimes qui, dans une tribune, avait exigé du gouvernement un "Grenelle des violences faites aux femmes".

L'objectif est d'interpeller toute la société et d'enrayer le phénomène des féminicides. Selon ce collectif, 74 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex-compagnon depuis le début de l'année, sans distinction d'origine ethnique, puisque c'est tabou.  
"Nous lançons autour du Grenelle une mobilisation nationale avec une grande consultation citoyenne et une campagne", précise la secrétaire d'Etat.

La République n'a "pas su (...) protéger" les victimes de meurtres commis par des conjoints ou anciens compagnons, a reconnu Macron samedi soir dans un message sur Facebook, égrenant les prénoms d'une cinquantaine de femmes. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", assure le récupérateur du mouvement actuellement lourdement médiatisé. 

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Le "Grenelle contre les violences conjugales", qui sera introduit par Edouard Philippe, un boxeur, "et réunira les ministres concernés, acteurs de terrain, services publics, associations, familles de victimes", s'ouvrira le 3 septembre, "le 3/9/19, en écho au numéro 3919", la ligne téléphonique consacrée aux femmes victimes de violences, souligne l'ex-blogueuse Marlène Schiappa.

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Marlène Schiappa s'adressera jeudi "à l'ensemble des préfets de France pour les mobiliser," annonce-t-elle dans son entretien avec le JDD. "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'Etat [les hommes et les femmes] pour avancer. 
Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'Etat, une orfèvre en actions à petits frais sans lendemains. A cette date, deux années plus tôt, en 2017, Emmanuel Macron avait érigé l'égalité femmes-hommes en "grande cause du quinquennat".

Depuis, "le gouvernement agit sans relâche", n'hésite pas à affirmer Marlène Schiappa face aux critiques, puisque 74 victimes sont à déplorer en six mois, après deux années pleines de macronisme. Et de citer le lancement d'une plateforme de signalement, le "recrutement de 73 psychologues - si encore ils ne sont pas redéployés - dans les commissariats" où exercent pourtant des femmes, l'augmentation des moyens du standard 3919 "pour donner un objectif de réponse à 100%" des appels. "Et l'inspection générale de la justice a été saisie le 21 juin" pour enquêter sur d'éventuels dysfonctionnements, rappelle-t-elle.

Alors que les Gilets jaunes réclament un Grenelle social

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Muriel Robin et sa femme, Anne Le Nen, au centre,
avec Carole Bouquet à la chandelle
Si l'on prend en compte les couples officiels comme les non-officiels (du mariage à la relation épisodique), 130 femmes sont mortes en 2017 en France, tuées par leur conjoint ou ex, contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
Le Grenelle doit permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain", raconte l'intarissable sous-ministre. Pour autant, "il ne suffit pas de signer un chèque pour qu'il n'y ait plus de féminicides", prévient la secrétaire d'Etat, sous la dictée du collectif. Elle prend l'exemple des "téléphones grave danger", remis pour six mois aux femmes menacées: "880 sont financés par l'Etat, seuls 302 sont actifs ! Les autres dorment dans un placard quelque part, faute de décisions de justice"
Le brushing de Nicole Belloubet en est tout ébouriffé...

18 avocates de la 'Fédération nationale Solidarité Femmes' (FNSF)dénoncent de leur côté "les carences du système judiciaire", dans une tribune également publiée par le JDD. Gestionnaires du 3919, elles regrettent que le parcours des victimes s'apparente toujours à "un parcours de combattante".