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mardi 30 juin 2020

Affaire Fillon : la Justice libère des détenus, mais condamne Fillon à la prison

"La prison devrait être réservée aux gens qui sont dangereux pour la société"

Les hommes politiques échappent au laxisme de la Justice... 

Il ne manque que les menottes...

L
a décision du tribunal de condamner les époux Fillon et le suppléant de l'ancien candidat à la présidentielle met les acteurs politiques "hors-la-loi". Le traitement spécial réservé à l'ancien premier ministre et à son épouse indigne les avocats de la défense à la suite de la décision du tribunal de les condamner à cinq ans de prison, dont deux ans ferme

"Les hommes politiques ne sont pas au-dessus des lois, mais ils n'ont pas moins de droits que les autres", souligne sur BFM TV, l'avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, qui a fait part de sa stupéfaction face à la sévérité du jugement du tribunal, qui a condamné l'ancien candidat LR à la présidentielle


Une colère partagée par Jean Veil, l'avocat de Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon, également condamné. "La prison devrait être réservée aux gens qui sont dangereux pour la société. Les autres, on devrait les faire travailler", a-t-il insisté sur France Info, mardi 30 juin. 

Selon l'avocat, les infractions financières devraient faire l'objet de peines adaptables. "Il conviendrait de trouver des modes de sanctions qui soient différents."

Les époux Fillon et Marc Joulaud ont tous interjeté appel. 
Le nouveau procès n'aura pas lieu avant au moins un an en raison du rallongement des délais d'audience induits par la crise du Covid-19.
Dans les prisons de France, vingt-cinq détenus sont actuellement porteur du virus mortel.

vendredi 13 septembre 2019

Patrick Balkany, du tribunal à la prison, pour quatre années, ferme

Placé sous mandat de dépôt, Balkany est aussiôt jeté en prison, mais il fera appel

La justice politique, ça n'existe pas en France, pays à hautes valeurs démocratiques ?...

Résultat de recherche d'images pour "Balkany Macron"Condamné à 4 ans de prison pour fraude fiscale, le septuagénaire a été immédiatement incarcéré.
Le maire de Levallois-Perret a été déclaré coupable et condamné avec incarcération immédiate, vendredi 13 septembre à Paris : Patrick Balkany dormira en prison ce vendredi 13 septembre. A l'énoncé du jugement, les policiers se sont dirigés sur l'homme politique, immigré juif hongrois de 71 ans, pour l'emmener, manu militari et séance tenante, sous les yeux de son épouse Isabelle.
 
Quant à elle, elle a été condamnée à trois ans de prison ferme, sans mandat de dépôt. Selon le tribunal, les époux "ont intentionnellement dissimulé la majeure partie de leur revenus". Cette dernière, première adjointe au maire de Levallois-Perret, a bien évidemment été condamnée à trois ans ferme, mais sans mandat de dépôt, le tribunal tenant compte de son état de santé au moment du procès. Elle n'y avait pas assisté, convalescente après une tentative de suicide début mai. 

Justice politique ? Pas en France... 
Pourtant, le couple a également été condamné à 10 années d'inéligibilité et dix ans d'interdiction de gérer une société. Deux mises à mort, à la fois politique et sociale.


Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du Parquet National Financier (PNF), qui avait demandé cette peine contre "un grand fraudeur fiscal" baignant dans "un océan d'argent liquide", commentaire polémique et image provocante qui siéent assez mal à une instance judiciaire. Il estime aussi que les époux Balkany "ont intentionnellement dissimulé à l'administration fiscale la majeure partie de leurs revenus."

"Les infractions dont se sont rendus coupables les époux Balkany ont gravement porté atteinte à l'ordre public et économique et aggravé la déchirure désormais ancienne du pacte républicain", a encore dénoncé le président Benjamin Blanchet, nommé au TGI de Paris le 9 août... 2017.

"On s'est payé Balkany aujourd'hui"

"Je ne suis absolument pas surpris", a déclaré l'avocat des deux prévenus, Eric Dupond-Moretti, à l'issue du jugement. "Ce qui me choque le plus, c'est évidemment le mandat de dépôt qui est une humiliation totalement inutile, et pour nous insupportable", a souligné Me Dupond-Moretti devant la presse. "Je pense qu'on s'est payé Balkany aujourd'hui et nous allons bien sûr interjeter appel", a-t-il annoncé.

"La justice a voulu une image très forte, et cette image ils l'ont eu", a de son côté dénoncé le bâtonnier Pierre-Olivier Sur, l'avocat d'Isabelle Balkany. "On a vu Patrick Balkany partir en prison, on a vu sa femme l'enlacer. Tout ça me paraît obscène", a-t-il affirmé, faisant valoir qu'il "n'y a pas un euro d'argent public détourné." "Alors pourquoi tout ça ? Sauf pour l'image", a-t-il insisté. "Pour Isabelle Balkany, c'est l'émotion totale, absolue, insupportable", a-t-il ajouté.
Ce qui leur est reproché

Le PNF et le ministère des Finances, qui avait porté plainte en 2015, reprochent aux élus de Levallois-Perret de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros annuels minimum. Ils leur reprochent également d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014. Au total, les sommes éludées sont estimées à plus de 4 millions d'euros d'impôts sur le revenu et la fortune, un montant contesté par la défense. 

Les élus de Levallois-Perret ont admis des "fautes", reconnaissant certaines des accusations de fraude fiscale. 
Parmi la liste des avoirs qui auraient dû entrer dans le calcul de l'impôt, l'accusation et le fisc avaient notamment pointé la luxueuse villa Pamplemousse de Saint-Martin, qu'Isabelle Balkany a tardivement reconnu posséder, et un somptueux riad à Marrakech, que le couple nie avoir acheté. 
Les Balkany ont également été condamnés pour avoir sous-évalué la valeur du moulin qu'ils possèdent à Giverny (Normandie), ce dont ils se défendent, et d'avoir dépensé des sommes sans commune mesure avec leurs revenus connus, notamment sous forme d'espèces non déclarées. L'accusation ne s'était pas attardée sur les origines de leur fortune, prescription oblige. 

L'avocat d'Isabelle Balkany avait plaidé "coupable pour emploi de fonds successoraux non déclarés" en référence aux héritages familiaux dissimulés en Suisse et jamais déclarés depuis la guerre. 
Patrick Balkany avait affirmé que le couple avait "mangé" son capital issu notamment d'héritages dissimulés en Suisse et jamais déclarés et évoqué l'écoulement de lingots d'or légués par son père. 

mercredi 17 octobre 2018

Perquisitions : Mélenchon et sa bande, plus arrogants que Macron ?

L'extrême gauche, entre fascisme et totalitarisme ?

Quand le patron d'extrême gauche s'en prend à un représentant du Parquet et que des responsables jettent un policier au sol

Rien à voir avec des "violences policières", "en marge" d'une manif "pacifique"...
Responsable d'extrême gauche éructant son mépris sous le nez d'un policier
De nouvelles images des perquisitions tout de même une dizaine d'intrusions légales ! - menées simultanément dans les locaux parisiens de la France insoumise (LFI) dans le cadre d'enquêtes préliminaires ont été montrées par l'émission 'Quotidien' de Yann Barthès, mardi soir. On y voit notamment le chef de file du mouvement s'en prendre à un représentant du Parquet et des responsables jeter un policier au sol. Une enquête a été ouverte pour "menaces" et violences" sur les enquêteurs.

Une enquête a été ouverte pour "menaces" et violences" sur les enquêteurs.

Les perquisitions menées au domicile de Jean-Luc Mélenchon et au siège de La France insoumise (LFI) mardi 16 octobre ont interpellé les démocrates. Les internautes qui le suivent sur Facebook ont été les premiers informés de la venue de policiers chez lui, dans le cadre de deux enquêtes, l'une sur de présumés emplois fictifs au Parlement européen, l'autre sur ses comptes de campagne de la présidentielle. Le chef de file des Insoumis a en effet filmé en direct du réseau social, bien décidé à dénoncer un "coup de force politique, policier et judiciaire", à la faveur du tumulte suscité par le remaniement gouvernemental.

Devant le siège de LFI à Paris, où il avait rameuté ses militants et compagnons de route, le député des Bouches-du-Rhône a ensuite attaqué le président Emmanuel Macron, "un petit personnage", et la ministre de la Justice Nicole Belloubet. "Ce que vous êtes en train de faire est une honte", a-t-il lancé en regardent directement dans l'objectif de l'une des nombreuses caméras de télévision présentes. "C'est un coup de force contre nous, parce que c'est destiné à nous faire peur et à m'intimider pour ce qui me concerne, c'est un échec total. C'est eux qui vont avoir peur du retour de bâton", a-t-il menacé.

A cette agression verbale, Mélenchon a joint la violence physique

Alors que la perquisition était en cours, il a forcé les portes du siège de son parti, dans un immeuble élégant proche de la Gare du Nord à Paris. TMC a rendue publique cette séquence très "tendue" filmée notamment par les journaliste de 'Quotidien' : elle est, semble-t-il, non expurgée, à la différence de la première version présentée par BFMTV où la chute d'un homme est coupée. 

Dans un premier temps, alors qu'il monte les escaliers menant à ses bureaux, J.-L. Mélenchon, en fureur, intime l'ordre à ses proche d'"enfoncer" la porte. "On va voir si on peut m'empêcher d'entrer dans mon local!", lance l'élu, avant de poser ses mains sur un policier devant l'entrée. Alors que le fonctionnaire tente de le calmer, il hurle "Vous, ne me touchez pas !", avant de marteler "Nous ne sommes pas des bandits ! Allez faire votre métier de policier !" "La République, c'est moi ! C'est moi qui suis parlementaire. Poussez-vous de là et ouvrez-moi cette porte!", insiste-t-il. 

Pendant plusieurs minutes, les élus et militants qui l'accompagnent font le forcing, tentant d'intimider des policiers impassibles. Une porte s'ouvre finalement de l'autre côté du palier. On entend un cri : "On pousse !". Les députés Insoumis défoncent alors la porte et envahissent les locaux. 

Une attitude de voyou de quartier

Une fois à l'intérieur, le leader d'extrême gauche interpelle le représentant du Parquet et les policiers. Alors qu'un policier se trouve sur son passage, il le tutoie, lançant : "Allez, vas-y ! Essaye de me pousser pour voir ! Vous me prenez pour qui ? Vous n'êtes pas le procureur, vous ! Un procureur avec un gilet pare-balles" s'esclaffe-t-il, tirant sur le gilet du policier en face de lui, lequel lui réplique : "Moi non, lui oui; c'est celui que vous venez de pousser !"
"Vous me perquisitionnez depuis quatre heures chez moi. Vous avez été prendre neuf personnes à domicile, vous envahissez deux sièges politiques," rage l'ex-socialiste trotskiste. "Je suis le président d'un groupe d'opposition. Vous n'avez pas à me traiter de cette manière. Je n'ai pas volé de cigarettes !", lance alors l'intouchable. 
"Nous menons des opérations de police judiciaire dans un cadre légal", lui explique le parquetier.

Dans une autre séquence filmée au moment où les Insoumis forcent l'entrée des locaux, un policier semble plaquer au sol un membre violent de LFI qui se relever. Tragédien né, le député Alexis Corbière hurle alors : "Vous vous calmez ! Vous l'avez étranglé". "Je suis député, moi, monsieur", dit-il encore, en levant le doigt vers le policier.

Bompard a-t-il trébuché tout seul ou ne demandait-il qu'à tomber ?
"Un policier m'a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m'a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant 'Calme-toi'. J'ai été violenté, agressé (...) Ce qui s'est passé est inacceptable", a ensuite accusé Manuel Bompard, 32 ans, adepte zélé des techniques de dramatisation couramment pratiquées par les activistes au cours de manifestations sociales. Coordinateur des campagnes de la France insoumise, candidat aux Européennes et ingénieur en aéronautique qui ne semble pas à l'aise sur le plancher des vaches, il n'a pas hésité à annoncer son intention de "porter plainte au commissariat pour les coups qui (lui) ont été portés". Candidat LFI aux élections législatives de 2017 dans la Haute-Garonne, il s'était déjà vautré au 2e tour.

La réponse de Philippe, piqué au vif

Quelques heures plus tard, Jean-Luc Mélenchon a interpellé le premier ministre Edouard Philippelors des questions au gouvernement, se plaignant "d'une mise en scène".



"Il m'appartient, parce que je suis Premier ministre, parce que je suis respectueux de la loi et du texte constitutionnel, de faire prévaloir en toutes circonstances l'indépendance de la justice", a rappelé E. Philippe. "Cette indépendance qui fait qu'il n'y a aucune instruction individuelle donnée au procureur, qui fait que les décisions du procureur, en l'occurrence celle-ci, a été soumise au contrôle d'un juge de la liberté et de la détention, qui est un magistrat du siège qui est parfaitement indépendant", a-t-il assuré. "Il ne m'appartient pas, monsieur le président Mélenchon, il n'appartient à aucun d'entre nous de remettre en cause le texte constitutionnel et le principe fondamental de l'indépendance de la justice (...) La justice est évidemment indépendante", a insisté le chef du gouvernement.

A propos de mise en scène, rappelons l'une des siennes, en décembre 2013, pour TF1 qui se prête à la mascarade : 

Le mensonge, en encart, et, en plan largedepuis un immeuble voisin, la vérité filmée par un témoin
Une enquête ouverte : entrave au bon fonctionnement de la justice ?

Je "ne regrette rien", assure l'impétueux espagnol né à Tanger, interrogé sur les violences en bande organisée de la veille. "On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs dans tout le pays, c'est pas normal ! Donc j'ai le droit de le dire, j'ai le droit de me fâcher", a-t-il expliqué, mercredi matin sur le plateau de BFMTV.

En revanche, le syndicat de police Alliance a demandé au nouveau ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de porter plainte contre l'ex-candidat à la présidentielle. Le Parquet de Paris a ainsi ouvert une enquête pour "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".
Revoyons ça, un exemple de pacifisme et de respect des institutions: 

Des magistrats du Parquet de Paris ayant été bousculés lors de ces perquisitions, le procureur de Paris, François Molins, a par ailleurs demandé au procureur général d'être dessaisi de cette procédure au profit du procureur du Tribunal de Grande Instance le plus proche, a précisé l'entourage du ministère de Nicole Belloubet.

mardi 16 octobre 2018

Justice politique : perquisitions au siège de La France insoumise, au Parti de gauche et chez Mélenchon

"C'est un coup de force politique, policier et judiciaire !" s'écrie Mélenchon

Des perquisitions menées dans le cadre de deux enquêtes préliminaires 

Mélenchon se filme pendant une perquisition chez lui.
"Personne ne me touche, ma personne est sacrée",

 a-t-il lancé aux policiers
L'ancien candidat à la présidentielle a également accusé le gouvernement d’avoir ordonné ces perquisitions : menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions, elles ont eu lieu mardi matin au siège de La France insoumise, du Parti de gauche, chez Jean-Luc Mélenchon et chez d'anciens assistants du député, a fait savoir La France insoumise.

"Nous sommes des honnêtes gens, nous ne nous livrons à aucun trafic, nous n'avons rien à cacher", s'est indigné le député insoumis.

Suite à la perquisition, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une action politique de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et de l'exécutif : "C'est une énorme opération de police politique. C'est un coup de force contre nous !"

VOIR et ENTENDRE la victime :



Le député des Bouches-du-Rhône a demandé que La République en marche soit aussi perquisitionnée. 
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée, , a pu accéder au perchoir, malgré une mise en cause dans une opération immobilière juteuse dite  "affaire des Mutuelles de Bretagne" et le MoDem, pareillement accusé de conflit d'intérêts dans l'exploitation, entre en force au gouvernement - avec Gourault, promue ministre, et Fesneau - après les démissions forcées de François Bayrou et de Marielle de Sarnez. 


Il appelle à la résistance en direct sur Facebook

Résultat de recherche d'images pour "perquisition chez Melenchon"

Ce mardi 16 octobre, Mélenchon s'est filmé sur sa page Facebook en pleine perquisition à son domicile. Le leader de La France Insoumise s'est ainsi indigné et a appelé au rassemblement. 


A l'Assemblée,
Philippe III nie "toute instruction individuelle donnée au procureur"

Cependant, pour l’historien Jean Garrigue, 
ce genre de réaction est devenu récurant chez les politiques.
"Je pense que là, on est quand même dans un réflexe systématique de la classe politique qui en France a du mal à supporter la séparation des pouvoirs", observe-t-il.

Ce type de perquisitions a d’ailleurs eu lieu dans d’autres enquêtes visant différents partis politiques. C’était notamment le cas pour le Front national (RN) en 2016 et 2017, au Parti Socialiste en 1992 ou encore au MoDem en octobre 2017.

lundi 9 juillet 2018

Brésil: Lula, au centre d'affrontements de juges politiques

Après un imbroglio politico-judiciaire, Lula reste en prison

L'ancien président Lula, condamné pour corruption, devra rester en prison,
a tranché 
le président d'une Cour d'Appel brésilienne, dimanche.

Le juge Rogerio Favreto avait fait sensation en ordonnant dimanche la mise en liberté de Lula, à la faveur de son astreinte ce week-end à la permanence du TRF4, la cour d'Appel de Porto Alegre, dans le sud du Brésil. 

Or, en janvier dernier, le TRF4 de Porto Alegre est le tribunal qui avait ratifié la condamnation de première instance de Luiz Inacio Lula da Silva...
Le juge Favreto avait décidé dimanche à la surprise générale d'accepter une demande d'habeas corpus présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980. Il avait même demandé que cette libération ait lieu dès dimanche, "selon le régime d'urgence".
Les partisans de Lula avaient aussitôt commencé à fêter sa libération imminente trois mois après son incarcération. Plus de mille personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de la police fédérale à Curitiba, dans le sud du Brésil, où Lula est détenu, en réclamant sa libération.

Mais peu après, un autre juge du TRF4, Joao Pedro Gebran Neto, a décidé, lui, le maintien en prison de l'ancien président et a annulé la décision de son collègue.

Dans un nouveau rebondissement, le juge Favreto a déclaré qu'il maintenait sa décision. "Je réaffirme la teneur des décisions prises antérieurement, en décrétant la mise en oeuvre immédiate de la mesure de libération dans un délai maximum d'une heure", a-t-il écrit.

Lula et la justice
Le président du TRF4, Carlos Eduardo Thomson Flores, a tranché, quelques heures plus tard. Dans un communiqué, il a déclaré qu'il confirme la décision du juge Gebran Neto, selon laquelle l'ancien président devait rester en prison, où il purge une peine de 12 ans et un mois de détention pour corruption.

Le président du TRF4 déclare dans ce communiqué qu'il ordonne "l'exécution de la décision prononcée par (le juge Gebran Neto)" sur le maintien de Lula en détention.

Parti-pris des juges, en France comme au Brésil 

A trois mois d'une élection présidentielle parmi les plus incertaines de l'histoire du pays et à laquelle Lula veut se présenter, des magistrats confirment ainsi l'incidence de leur subjectivité partisane et militante sur les décisions de justice.
 
"Un juge sans opinion, ça n'existe pas"
En France, on pense inévitablement aux juges de l'ultra-gauche (SM) qui ont décidé de confisquer l'enveloppe de 2 millions d’euros d’aides publiques d’Etat pour le financement du parti du Rassemblement National, RN, avant tout jugement dans l’affaire des emplois fictifs présumés au mouvement de Marine Le Pen. L'un des deux juges du Parquet National Financier (PNF) étant actuellement en vacances, c'est en fait une décision en solo de la juge  Françoise Thébault,  syndiquée au Syndicat de la magistrature (SM), communément appelés "juges rouges".


Même s'il avait été remis en liberté, l'ancien président (2003-2010), en tête des intentions de vote pour le scrutin d'octobre, aurait probablement vu sa candidature invalidée par le tribunal électoral, en vertu d'une loi qui interdit à tout candidat déjà condamné en appel de se présenter.

La Justice est-elle sereine au milieu des passions politiques ?

Dans un document officiel, Sergio Moro, le juge anti-corruption qui a condamné Lula en première instance en juillet 2017, avait affirmé que le juge Favreto n'avait pas la compétence pour prendre cette décision. L'ordre de libération de dimanche avait fait l'effet d'une bombe au Brésil.

Le bras de fer judiciaire s'est poursuivi avec une demande officielle du Parquet fédéral de faire machine arrière, reprenant l'argument de Sergio Moro en affirmant que le juge de permanence n'a pas la compétence d'examiner une demande d'habeas corpus.

Les media brésiliens ont rappelé dimanche que le juge Favreto, ancien avocat, avait été membre du PT de 1991 à 2010, date à laquelle il avait accédé à la magistrature.
 Quartiers généraux de la police fédérale où le président Luiz Inacio Lula da Silva est emprisonné à Curitiba.
Le PT a lancé un appel à la mobilisation, dans un communiqué ayant pour titre "La liberté de Lula est la liberté du Brésil". Incarnation de la corruption ou amalgame ?
Le Parti des Travailleurs (extrême gauche) s'est insurgé contre l'annulation de l'ordre de libération, estimant dans ce communiqué qu'il est "inconcevable" que la décision d'un juge du TRF4 ne soit pas respectée.
"Les garanties constitutionnelles et de l'Etat de droit ont été rompues! Tous à Curitiba, tous dans la rue", a déclaré sur Twitter Gleisi Hoffmann, présidente du PT. La justice serai rendue par la rue...

Quand la Justice est entravée par les factions politiques

Résultat de recherche d'images pour "lula"
Accusé d'avoir reçu un appartement en bord de mer pour favoriser une entreprise de bâtiment dans l'obtention de marchés publics, Lula nie farouchement et se dit victime d'un complot pour l'empêcher de briguer un troisième mandat. 

Pour le RN (ex-FN), Marine Le Pen dénonce un "attentat politique" et une "volonté d'assassiner". Elle lance un "Lepenthon".

Dans le même temps, Bayrou coule des jours heureux, 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"malgré l'alerte pour détournement de fonds européens lancée le 7 juin 2017 par un salarié du MoDem Matthieu Lamarre a adressé un courrier au même Parquet de Paris (PNF) pour dénoncer la situation des assistants parlementaires européens du parti centriste, proche de la LREM de Macron. Lamarre effectue un "signalement" à la justice dans lequel, documents à l'appui, il montre que son salaire était largement pris en charge par le Parlement européen entre décembre 2010 et novembre 2011. Or, selon lui, sa mission au 133 bis, rue de l'Université à Paris (VIIe), siège du MoDem, consistait à gérer le site Internet et non à travailler spécifiquement pour l'eurodéputé qui l'employait. 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"C'est sur la base de cette déclaration que le Parquet a ouvert une enquête préliminaire pour «abus de confiance» afin de vérifier si le MoDem a fait prendre en charge fictivement une partie de sa masse salariale par les instances européennes. Mais cette enquête stagne, tandis que le PNF fait du zèle en étranglant financièrement le parti arrivé au second tour de la Présidentielle, sans jugement, à titre conservatoire... 

Figure de proue de la lutte anticorruption au Brésil, Sergio Moro a connu plusieurs revers ces dernières semaines
Résultat de recherche d'images pour "Lula juges"
avec la libération le 26 juin de José Dirceu, ex-homme fort du gouvernement Lula, et l'acquittement récent de Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT) depuis 2017, également accusée de corruption. La Justice brésilienne est-elle aux mains de la gauche radicale au Brésil ? Quid de la France ?

La défense de Lula avait multiplié les recours auprès de la Cour suprême pour réclamer sa libération, sans succès.
Ses avocats considèrent que l'icône de la gauche doit demeurer en liberté le temps que tous les recours soient épuisés, mais la Cour suprême avait décidé en avril d'appliquer une jurisprudence selon laquelle toute personne condamnée en deuxième instance doit être incarcérée.


Brésil: après un bref imbroglio judiciaire, Lula reste en prison

mercredi 1 février 2017

Haro sur Fillon: les dommages collatéraux de la presse engagée

Douze années durant, la presse morale a gardé cachés ses stocks de munitions

Le Canard enchaîné est à l'origine d'une enquête visant le candidat désigné de la droite


La ministre et sa procureure
de la République financier
Dans un sursaut tardif de moralité politique, le journal anarchiste active la rumeur sous couvert de secret des sources. Le Canard enchaîné, qui fait tourner les rotatives en distillant  chaque semaine des informations partielles est à l'origine d'une enquête du Parquet, c'est-à-dire du ministère de la Justice, donc du gouvernement socialiste, lequel n'a plus rien à perdre puisqu'il est donné éliminé au premier tour de la présidentielle, mais qui est déterminé à salir les institutions.
Le principe sacré de séparation des pouvoirs est clairement mis à mal puisque, à trois mois de l'élection suprême au sommet de l'Etat, un journal lance une rumeur que le Parquet instrumentalise aussitôt. Suite à un article du journal satirique publié le 25 janvier 2017, François Fillon et son épouse Pénélope ont été entendus lundi 30 par le Parquet national financier dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des emplois potentiellement fictifs. 
L’épouse de François Fillon a-t-elle bien travaillé en contrepartie de ses rémunérations en tant qu'attachée parlementaire et comme collaboratrice à la "Revue des Deux Mondes" ? Pour  répondre à cette question soulevée par la presse de la gauche radicale, le Parquet national financier a entendu, lundi 30 janvier, le couple Fillon. 
Résultat de recherche d'images pour "eliane houlette magistrat"
Ce Parquet-là, étage supplémentaire du mille-feuille judiciaire, est dirigé par le procureur de la République financier (PRF), Eliane Houlette, 63 ans, ex-avocate générale à la Cour d'Appel de Paris, nommée en février... 2014 (à gauche) et en charge du suivi de l'affaire Cahuzac, ministre socialiste du Budget, fraudeur du fisc... A l'origine, seules les affaires boursières étaient de sa compétence exclusive et de droit, mais les grands dossiers politico-financiers du moment arrivent pourtant sur son bureau. C'est dire la confiance dont jouit la dame auprès du pouvoir politique.
Afficher l'image d'origineLe procureur de Paris, François Molins, et le procureur national financier, Eliane Houlette, deux procureurs concurrents, sont placés 
sous l'autorité du procureur général de Paris, Catherine Melet-Champrenault (ci-contre), contestée au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et pourtant nommée, le 9 septembre 2015, par la Garde des Sceaux... Christiane TaubiraLa garde des Sceaux avait tenu à assister personnellement à la cérémonie d’installation de la Procureure générale, le 31 août.
La connivence entre le pouvoir judiciaire et le quatrième pouvoir, la presse, est établie

La presse affine son estimation au regard des investigations judiciaires. 
De nouvelles perquisitions ont en effet été menées mardi, veille de la parution du Canard qui poursuit son travail de déstabilisation et évoque désormais un montant supérieur à un million d'euros au total.

Des enquêteurs se sont rendus à l'Assemblée nationale pour y mener une perquisition pendant plus de six heures, mardi 31 janvier. La droite républicaine souligne que le président de l'Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone a donné son accord à une perquisition du pouvoir judiciaire dans le Saint des Saints du pouvoir législatif. Cette perquisition n'a été rendue possible, comme l'exige la loi, que par l'autorisation du président de l'Assemblée, Claude Bartolone, sur requête du Parquet financier. Elle n'aurait pas eu lieu dans le bureau du député de Paris, mais plutôt dans les services administratifs, et notamment pour retrouver des bulletins de paie de l'épouse de François Fillon. que celle-ci n'a pu fournir lors de son audition. Selon une source parlementaire, les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), qui agissent sous la direction du Parquet national financier (PNF), ont perquisitionné les bureaux des services financiers de l'Assemblée.

Ce nouveau développement a été salué par son avocat.
"On se réjouit de l'évolution rapide de l'enquête afin qu'elle soit tout aussi rapidement clôturée", a déclaré Maître Antonin-Balthazar-Solal Lévy, fils de Bernard-Henri Lévy (BHL) et de Sylvie Bouscasse, éditrice puis publicitaire, après avoir dénoncé sur RTL les accusations "dégueulasses" relayées par les media à l'encontre du couple. Par ailleurs, cet avocat (classe prépa littéraire à Fénelon, Sciences-Po, troisième cycle à New York en droit des affaires) qui a pu frayer avec le Bottin mondain et le CAC 40 et dont le cabinet est situé 100 rue de l’Université, a commencé à travailler chez Jean-Michel Darrois, un monstre sacré parmi les avocats d’affaires, mais est pourtant un ardent défenseur des demandeurs d’asile. En 2007, le trentenaire a fondé l’association Pierre Claver qui aide des demandeurs d’asile à s’intégrer en France avant l’examen de leur requête: c'est au 28 bis rue de Bourgogne à Paris VIIe, dans le quartier des Invalides...

Les enquêteurs ont constaté des négligences dans l'activité professionnelles de Pénélope Fillon. Ainsi, l'épouse n'avait jamais eu de badge d'accès ou d'adresse email professionnelle au nom de Penelope Fillon, comme elle-même le leur aurait déclaré la veille, selon une source à la fois proche du dossier et proche de la presse.
Mais il n'est pas exceptionnel que certains attachés parlementaires ne viennent jamais à l'Assemblée et n'ont donc jamais eu de badge d'accès permanent à leur nom. Ils peuvent utiliser l'adresse email de leur député, souligne-t-on chez Les Républicains. Comme les entourages twittent à tour de bras à leur place et ce, jusque parmi les bras cassés du sommet de l'Etat.

Le candidat Fillon a demandé à la justice de faire vite

L'enquête s'était déjà accélérée lundi avec l'audition des deux époux pendant environ cinq heures et aurait porté sur les activités de Penelope Fillon comme attachée parlementaire et comme collaboratrice de La Revue des deux mondes.

Le Canard enchaîné, déclencheur de l'enquête menée par le Parquet, a revu ses chiffres à la hausse dans une nouvelle édition parue ce mercredi, évoquant un chiffre supérieur à un million d'euros pour les éléments perçus par Pénélope Fillon et deux de ses enfants.


L'hebdomadaire anarchiste, fondé par un journaliste du 'Bonnet rouge', aurait livré des chiffres inexacts la semaine dernière. L'épouse du candidat de la droite à la présidentielle aurait perçu 830.000 euros de salaire brut comme attachée parlementaire, et non 500.000, auxquels s'ajouteraient 100.000 euros pour la Revue des Deux Mondes, à laquelle collaborent Manuel Carcassonne, journaliste à l'hebdomadaire Le Point et compagnon pendant quatorze ans d'Héloïse d'Ormesson, ou Franz-Olivier Giesbert, fils né en 1949 d'un père allemand et d'une mère normande, élevé par sa mère et son père adoptif ayant participé au débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, et ex-directeur de publication du même hebdomadaire, Le Point, propriété de la holding Artémis, gérant les participations de François Pinault et de son fils François-Henri dans les affaires de leur groupe spécialisé dans le luxe. En 2012, le milliardaire François Pinault avait fait connaître son intention de voter pour... François Hollande, celui qui déteste les riches.


La Revue des Deux Mondes qui fut présidée par Michel Crépu, critique littéraire au journal La Croix (dont la ligne éditoriale progressiste est plutôt défavorable aux tendances traditionnelles), est actuellement dirigée par Valérie Toranian, ancienne directrice de la rédaction du magazine Elle, qui mena un campagne féministe pour Ségolène Royal en 2007, puis socialiste pour François Hollande en 2012. Michel Crépu nie avoir été informé de l'existence du poste confié à Penelope Fillon , alors que la revue cumule les difficultés financières depuis 2004.
Marc Ladreit de Lacharrière est-il aussi proche de Fillon que le dit L'Express ? 
Ce milliardaire qui déclara le 5 février 1992 au journal officieux du PS, Le Monde, être l'un des fondateurs de SOS Racisme, au côté du socialiste Julien Dray, et qui est à l'origine de la fondation Agir contre l'exclusion avec la socialiste Martine Aubry, fondation qu'il soutient financièrement, est décrit comme "proche de François Fillon" par L'Express.
Le milliardaire est membre du comité de direction du
groupe Bilderberg et président de la section française du groupe. Ce "société secrète" constituée de personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des media tient des conférences qui décident des stratégies mondiales à mener. Selon les conspirationnistes moqués par le microcosme, ce cercle, fondé en 1954 par un prince hollandais et un milliardaire américain pour endiguer le communisme, serait le "vrai gouvernement du monde". On lui devrait la victoire de Bill Clinton, la guerre en Irak ou la nomination de Herman Van Rompuy, président du Conseil européen. 

Il est par ailleurs membre du club d'influence Le Siècle (sorte de franc-maçonnerie dont sont membres les journalistes Michèle Cotta, Franz-Olivier Giesbert, Serge Moati, David Pujadas, Anne Sinclair, Serge July ou Laurent Joffrin).

L'homme est aussi président de
Fitch Group, Fitch Group Holdings, Fitch Ratings
. Or, cette agence de notation, détenue à 80% par le groupe Hearst (Cosmopolitan, Marie Claire, etc...), groupe américain de media, est passée sous le contrôle du holding français Fimalac dont le principal actionnaire est le Français... Marc Ladreit de Lacharrière, 76 ans, administrateur du Crédit lyonnais, d'Air France, de France Télécom ou du musée du Louvre.
Or, depuis 2014, Fitch a cessé en juillet 2013 de dégrader la note de l'État français (de AAA à AA). Cette agence de notation a maintenu la note souveraine AA de la France, sans apporter de modification non plus à sa perspective d'évolution, qui demeure stable, quels que soient les déficits budgétaires persistants, alimentés par les fortes dépenses du gouvernement, la hausse de la dette publique et la stagnation des perspectives de croissance. Elle reconnaît pourtant un "déficit budgétaire et ratio de dette sur PIB élevés".

Suite aux premières révélations du Canard enchaîné, le 
mercredi 25 janvier, 
le PNF avait ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits. François Fillon "est heureux d'avoir pu rétablir son honneur et celui de sa femme face à toutes les inepties qui ont pu être écrites ces derniers jours et face aux accusations assez dégueulasses qu'on a pu lire parfois dans les media", a dit Antonin Lévy sur RTL, commentant l'audition de lundi.

Une discrétion préjudiciable

Sur TF1, François Fillon avait déclaré que sa femme travaillait "depuis toujours" à son côté bénévolement mais qu'il l'avait embauchée en 1997 après le départ d'un collaborateur parlementaire.
Mais le Canard enchaîné avance qu'elle a été rémunérée une première fois de 1988 à 1990, puis en 1998, 1999 et 2000, ainsi qu'après le départ de François Fillon Matignon en 2012 jusqu'en novembre 2013, soit sept ans de plus qu'il ne le pensait.
Deux de ses enfants, Marie et Charles, qu'il a également rémunérés successivement, auraient perçu 84.000 euros, en cumulé, à en croire le Canard enchaîné et en attendant la version de la semaine prochaine.

Une ingérence suspecte de la presse avec la présidentielle

La rumeur circule-t-elle depuis seulement dix jours ?
A moins de trois mois de l'élection présidentielle, mardi, le directeur de campagne de François Fillon, Patrick Stefanini, a souhaité que l'enquête "n'interfère pas le moment venu avec un processus démocratique essentiel".
Le candidat "forme le souhait que les conclusions de son audition et des auditions qui vont suivre soient tirées le plus rapidement possible", a-t-il ajouté lors d'un point presse.

Le journal trotskiste Mediapart n'est pas de reste
Il a affirmé samedi que François Fillon aurait participé à un système de commissions occultes lorsqu'il était sénateur, évoquant mardi l'emploi par Marc Ladreit de Lacharrière d'un membre de son équipe de campagne.
Selon Mediapart qui la présente comme comme un "pilier" de l'équipe de François Fillon, Alexia Demirdjian a été salariée à partir de mars 2015 par la Fondation Culture et diversité, mais "n'a pas laissé de trace publique de son passage dans cette structure""Cet article témoigne d'une forme d'acharnement dont fait l'objet l'équipe de François Fillon", a dit Patrick Stefanini.
Afficher l'image d'origineAlexia Demirdjian a travaillé à la fois pour cette fondation créée en 2006 par Marc Ladreit de Lacharrière, qui emploie Éléonore de Lacharrière ou Jean-Michel Ribes, ci-contre, bras dessu-bras dessous avec Hollande, (très) proche du Parti socialiste et directeur du Théâtre du Rond-Point (subventionné par la Mairie de Paris et le ministère de la Culture), avec pour mission de favoriser l'accès des jeunes issus de l'éducation prioritaire et pour Force républicaine, l'association qui porte l'action de François Fillon, a expliqué le directeur de campagne. "Alexia a été recrutée par Force républicaine dans un premier temps sur la base d'un contrat à mi-temps. Le deuxième mi-temps était celui qu'elle effectuait dans la fondation de Marc Ladreit de Lacharrière", a-t-il ajouté.
Marc Joulaud, l'ancien suppléant de François Fillon qui a salarié Penelope Fillon, doit être entendu par les enquêteurs dans les prochains jours, a précisé Antonin Levy.

La "florissante" société 2F Conseil de François Fillon ne compte aucun client russe, a par ailleurs précisé le coordinateur de campagne de François Fillon, Bruno Retailleau, sur RMC et BFM TV, contrairement aux allégations de la gauche déterminée à nuire par tous les moyens.
Une activité lucrative est répréhensible, selon les paresseux de la gauche.
La consultation des comptes pour les années 2013, 2014 et 2015, accessibles en ligne, montrent que François Fillon a empoché au total 624 000 euros de salaire net, auquel il convient d'ajouter encore 133 000 euros de bénéfices. Soit un salaire mensuel moyen de 17 600 euros net.
Ses opposants somment François Fillon, le grand favori dans la course à l'Elysée, de s'expliquer sur les activités de sa société "2F Conseil" qui lui auraient rapporté plus de 750.000 euros en trois ans, entre 2012 et 2015, selon Le Monde.
Le Front national et Les Verts en profitent pour presser leur adversaire à la présidentielle de publier la liste des clients de sa société, espérant profiter d'un appel d'air, fût-il putride.

Dans sa course en avant, la gauche -donnée battue dans les urnes- propulse 
le FN: Marine Le Pen est plus que jamais assurée de participer au second tour de la présidentielle.