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mardi 22 janvier 2019

Le Gilet jaune Eric Drouet interpelle le président Macron dans une "lettre ouverte"

"Nous ne craignons rien! Certains ne resteront pas calmes indéfiniment"

Le mépris du président a assez duré


Cette nuit, Eric Drouet a publié une lettre ouverte à Emmanuel Macron, signée du nom de son groupe Facebook "La France en colère !". Le Gilet jaune demande au chef de l'Etat de le recevoir lui et d'autres Gilets jaunes. "Vous persistez à ne pas entendre la gronde", peut-on lire, "Monsieur le président, écoutez-nous !".

Selon les résultats d'un sondage interne au groupe Facebook "La France en colère" (300.000 membres), les internautes privilégient la mise en place de manifestations de 48 heures (7.624 votes). Le deuxième proposition la plus plébiscitée s'intitule: "On ne s'arrête pas tant que l'on n'obtient rien: les forces de l'ordre sont à bout" (5.292 votes).
Ensuite, la proposition d'une "nocturne" semble convaincre (2357 votes).
L'idée d'une grève générale est classée 6e (924 votes).
D'autres actions plus radicales mais moins soutenues sont aussi envisagées. Pêle-mêle, on trouve l'idée "d'hacker les merdias en faisant défiler les vraies images de violences policières et les mensonges de l'Etat" (388 votes)..

mercredi 5 décembre 2018

Les chocolats Trogneux ne se vendent plus : amertume du neveu Macron

A Amiens, le neveu de Brigitte Macron appelle au secours

Depuis 18 mois, le neveu d'Emmanuel Macron est en souffrance



Jean-Alexandre Trogneux met sur le compte des Gilets jaunes la chute de ses ventes depuis le début du quinquennat. Ce parent de Brigitte Trogneux est en souffrance Trogneux : il est chef d'entreprise dans la brioche le chocolat fin et ne sait plus comment assurer le pain quotidien des ses quarante salariés et accessoirement son affaire familiale.

C'est la cinquième génération de Trogneux à vivre du chocolat.
Mamie Brigitte (65 ans) est la soeur de Jean-Georges Trogneux, pâtissier de père en fils et fondateur de la chocolaterie, et père de Jean Alexandre Trogneux (57 ans). En 2018, la maison compte maintenant sept magasins en France : à Amiens, Lille, Arras et Saint-Quentin.
Cette parenté avec le "président des riches" a produit ce jeu de mots dans la presse, dès en octobre 2014 dans Le Parisien "On avait déjà le macaron d'Amiens. Maintenant, on a aussi le Macron d'Amiens ! "

Jean Trogneux St Quentin 8 Dec 2012.JPG

Saisissant le prétexte de la manifestation des Gilets jaunes du week-end dernier, l'héritier de la chocolaterie Jean-Trogneux dénonce des insultes et des menaces, estimant que la perte de chiffre d'affaires dont il fait état ne serait pas consécutive à l'impopularité de la politique de son oncle, Emmanuel Macron."J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir. Il faut rétablir la vérité. "
VSD, qui consacrait sa Une au couple en mars 2015 (intitulé "Le Mystère Macron"), parlait d'une "famille bourgeoise qui affiche à l'entrée de la ville [Amiens] des publicités pour son célèbre macaron et ses chocolats". L'hebdomadaire ajoute que son neveu, Jean-Alexandre Trogneux, est à la tête de l'affaire familiale qui générait en 2013 un chiffre d'affaires de près de quatre millions d'euros.

Autant sa tata Bribri est envahissante et vulgaire, autant Jean-Alexandre Trogneux est discret.  Dirigeant et propriétaire de la chocolaterie Jean-Trogneux à Amiens (Somme), il pousse pourtant un coup de gueule retentissant, suite à la menace sur sa quarantaine de salariés des Hauts-de-France provoquée par la politique du mari en secondes noces de sa parente divorcée arrivée à l'Elysée dans ses bagages.

Jean-Alexandre Trogneux date de seulement quelques jours ses difficultés de trésorerie 

Il les attribue aux Gilets jaunes : il dénonce leurs insultes et leurs menaces. 
Une rumeur persiste depuis que Macron s'est marié avec son ancienne professeure, divorcée du père de ses filles, ses camarades de classe. Elle  certifie que le Président de la République, Emmanuel Macron, et oncle par alliance de Jean-Alexandre Trogneux  est propriétaire de cette chaîne de magasins en chocolaterie et macarons.

"On crache sur la vitrine des magasins. On raconte aux salariés qu’ils ont un salaud de patron. Des vendeuses arrivent en pleurs dans mon bureau. 
Pire, on a menacé de faire brûler la chocolaterie sur les réseaux sociaux. La personne a été placée en garde à vue. J’ai peur de l’acte d’un déséquilibré."

Un neveu complotiste
Le patron a fait installer des caméras et embauché des videurs. Tout cela se solde par des baisses de chiffres d’affaires. Des clients boycotteraient la chocolaterie. Les commandes de paniers garnis pour Noël seraient aussi moins nombreuses. La fin d’année est d’autant plus difficile pour Jean-Alexandre Trogneux qu’il vient de perdre son père, Jean-Claude Trogneux. 2019 tournera une page. Jean-Baptiste, son fils qui porte le prénom du fondateur de la chocolaterie (1872), va venir le rejoindre. La sixième génération arrive.

Mais Jean-Claude ne dément pas que Tata Bribri a des parts dans les huit magasins. Il ne dit pas non plus que Ségolène Royal a porté un coup au commerce du chocolat en s'attaquant au Nutella et à tous les chocolats contenant de l'huile de palme. 
"Mille excuses pour la polémique sur le Nutella. D'accord pour mettre en valeur les progrès", rétro-pédala piteusement Ségolène Royalla ministre de l'Ecologie, par tweet, douchant les partisans de sa prise de position sectaire contre les conséquences sanitaires (?) et environnementales de la pâte à tartiner italienne, après sa timide condamnation du désherbant Roundup.
Retour à la taxe carbone qui vise l'huile de palme, non pas parce qu'elle serait nocive pour la santé, mais parce que les enfants gourmands de chocolat dévastent la forêt congolaise ou Indonésienne.

L'huile de palme n'est pas présente dans tous les produits à la vente.

En attendant que les Trogneux nous assurent plutôt que leurs chocolats ne contiennent pas d'huile de palme, voyons ce qu'il en est parmi les plus répandus.


Kraft Food (Milka, Lu, Côte d'or, Poulain,
américain, groupe 'Mondelēz International' depuis 2012) 
Milka (Kraft Food) Noël en Famille : 10 ingrédients, dont graisse végétale.


Quality Street : huile de palme, selon site canadien. Chez nous, aucune indication...
Les chocolats Poulain font aussi mention de graisse végétale dans un certain nombre de cas (je suis en attente de réponse).

Lindt : 'Les Pyrénéens' contiennent moins de sucre que les autres, mais le problème se situe principalement au niveau des nombreux arômes artificiels.


Lindt 
Lindt Champs Elysées : 35 ingrédients, dont des matières grasses végétales. Ces matières grasses ne seraient pas de l'huile de palme, mais la composition indique aussi la présence d'éclats de gaufrettes (farines de blé et de riz, sucre, carbonate acide de sodium, huile de palme).
Lindor : la composition française mentionne l'utilisation de matières grasses végétales. Sur le site web canadien, il apparaît :sucre, huile de coco, beurre de cacao, substances laitières, pâte de cacao, lactose, huile de palmiste, huile de palme, lécithine de soja, extrait de malt d’orge, arôme artificiel.

Ferrero : le célèbre Rocher contient une grande quantité de sel, exhausteur de goût. Quant aux autres produits de leur plateau Golden Gallery, même si l'image fait penser qu'ils contiennent des amandes, ce sont en réalité des noisettes qui sont utilisées en majorité pour la confection de ces chocolats.

Célébrations Sur le marché français, Celebrations est un ensemble de 8 marques : Mars, Twix, Snickers, Bounty, Milky Way, Dove, Dove Caramel et Teaser. La bouteille Célébrations chez Mars contient un agent de texture dérivé de graisses soit animales soit végétales. Il ne convient donc pas aux végétariens et végétaliens, ni aux personnes ne mangeant pas de porc, par obligation religieuse.
Galler même le chocolatier belge a du mal à s'en sortir face à ce flux de critiques. Ses désavantages : l'utilisation d'isomalt, une sorte de sucre, qui est difficilement absorbé par le corps et peut provoquer des ballonnements et de la diarrhée lorsqu'on en mange en trop grande quantité. La famille royale qatarie Al Thani contôle totalement l'entreprise.
Lanvin : L'association Foodwatch pointait la marque du Suisse Nestlé comme l'un des plus sucrés. En revanche, les escargots au chocolat noir et au lait de chez Lanvin ne contiennent aucune trace d'huile végétale et donc d'huile de palme.

Heureusement pour elles, les tablettes de chocolat s'en sortent bien puisqu'elles réunissent une haute teneur en beurre de cacao. Il vaut donc mieux offrir une bonne tablette de chocolat que des pralines du supermarché si vous souhaitez limiter les produits sucrés.



vendredi 16 novembre 2018

La libération de Tariq Ramadan met-elle les plaignantes en danger ?

Deux victimes présumées de Ramadan redoutent les violences de  soutiens du prédicateur mis en examen pour viol 

Les plaignantes ont déclaré leurs craintes sur Europe 1 et RTL après l'annonce de sa remise en liberté sous caution

"Ce n'est pas sa libération qui me fait peur, dans le sens où monsieur Ramadan ne fait jamais les choses lui-même lorsqu'il s'agit de menace et de harcèlement.
Il envoie toujours des gens le faire faire pour lui", raconte ainsi l'une des accusatrices sur l'antenne d'Europe 1.

"Ce sont ces gens dévoués, corps et âme, aveuglés, qui sont dangereux (...) Le fait de laisser sortir monsieur Ramadan, veut dire, dans leur tête : 'nous avons une impunité totale', ce qui est problématique", s'alarme-t-elle. 
"Je rappelle que quand monsieur Ramadan a été mis en détention provisoire, ces personnes ont déjà commis des actes (...) L'une des plaignantes a été agressée plusieurs fois. Moi, j'ai été victime de crachats, de coups d'épaule, d'insultes. On m'a suivie, précise-t-elle sur les ondes de la radio.

Et d'ajouter : "ça, c'était quand il était enfermé et, dans leur tête, présumé coupable. Maintenant que, dans leur tête, il est présumé innocent, imaginez ce qui va se passer pour nous". "Je pense que maintenant, ils vont essayer d'atteindre mon intégrité physique", alerte cette femme.



Première à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan, Henda Ayari a, quant à elle, témoigné sur RTL qui a diffusé ses craintes ce vendredi matin. La victime présumée assure que quelques heures après l'annonce de la décision de justice jeudi soir, elle a fait l'objet de menaces. 

"J'ai été harcelée, j'ai reçu des appels anonymes, ça a duré toute la nuit. On m'insulte de menteuse, on me dit que je vais le payer (...) Je suis plus choquée par ce regain de violence à mon encontre que par sa libération en fait".

Sur les ondes de RTL, Henda Ayari a encore confié avoir "peur de la suite", elle qui pensait "naïvement" que la remise en liberté de l'islamologue "calmerait ses soutiens".

mercredi 17 octobre 2018

Perquisitions : Mélenchon et sa bande, plus arrogants que Macron ?

L'extrême gauche, entre fascisme et totalitarisme ?

Quand le patron d'extrême gauche s'en prend à un représentant du Parquet et que des responsables jettent un policier au sol

Rien à voir avec des "violences policières", "en marge" d'une manif "pacifique"...
Responsable d'extrême gauche éructant son mépris sous le nez d'un policier
De nouvelles images des perquisitions tout de même une dizaine d'intrusions légales ! - menées simultanément dans les locaux parisiens de la France insoumise (LFI) dans le cadre d'enquêtes préliminaires ont été montrées par l'émission 'Quotidien' de Yann Barthès, mardi soir. On y voit notamment le chef de file du mouvement s'en prendre à un représentant du Parquet et des responsables jeter un policier au sol. Une enquête a été ouverte pour "menaces" et violences" sur les enquêteurs.

Une enquête a été ouverte pour "menaces" et violences" sur les enquêteurs.

Les perquisitions menées au domicile de Jean-Luc Mélenchon et au siège de La France insoumise (LFI) mardi 16 octobre ont interpellé les démocrates. Les internautes qui le suivent sur Facebook ont été les premiers informés de la venue de policiers chez lui, dans le cadre de deux enquêtes, l'une sur de présumés emplois fictifs au Parlement européen, l'autre sur ses comptes de campagne de la présidentielle. Le chef de file des Insoumis a en effet filmé en direct du réseau social, bien décidé à dénoncer un "coup de force politique, policier et judiciaire", à la faveur du tumulte suscité par le remaniement gouvernemental.

Devant le siège de LFI à Paris, où il avait rameuté ses militants et compagnons de route, le député des Bouches-du-Rhône a ensuite attaqué le président Emmanuel Macron, "un petit personnage", et la ministre de la Justice Nicole Belloubet. "Ce que vous êtes en train de faire est une honte", a-t-il lancé en regardent directement dans l'objectif de l'une des nombreuses caméras de télévision présentes. "C'est un coup de force contre nous, parce que c'est destiné à nous faire peur et à m'intimider pour ce qui me concerne, c'est un échec total. C'est eux qui vont avoir peur du retour de bâton", a-t-il menacé.

A cette agression verbale, Mélenchon a joint la violence physique

Alors que la perquisition était en cours, il a forcé les portes du siège de son parti, dans un immeuble élégant proche de la Gare du Nord à Paris. TMC a rendue publique cette séquence très "tendue" filmée notamment par les journaliste de 'Quotidien' : elle est, semble-t-il, non expurgée, à la différence de la première version présentée par BFMTV où la chute d'un homme est coupée. 

Dans un premier temps, alors qu'il monte les escaliers menant à ses bureaux, J.-L. Mélenchon, en fureur, intime l'ordre à ses proche d'"enfoncer" la porte. "On va voir si on peut m'empêcher d'entrer dans mon local!", lance l'élu, avant de poser ses mains sur un policier devant l'entrée. Alors que le fonctionnaire tente de le calmer, il hurle "Vous, ne me touchez pas !", avant de marteler "Nous ne sommes pas des bandits ! Allez faire votre métier de policier !" "La République, c'est moi ! C'est moi qui suis parlementaire. Poussez-vous de là et ouvrez-moi cette porte!", insiste-t-il. 

Pendant plusieurs minutes, les élus et militants qui l'accompagnent font le forcing, tentant d'intimider des policiers impassibles. Une porte s'ouvre finalement de l'autre côté du palier. On entend un cri : "On pousse !". Les députés Insoumis défoncent alors la porte et envahissent les locaux. 

Une attitude de voyou de quartier

Une fois à l'intérieur, le leader d'extrême gauche interpelle le représentant du Parquet et les policiers. Alors qu'un policier se trouve sur son passage, il le tutoie, lançant : "Allez, vas-y ! Essaye de me pousser pour voir ! Vous me prenez pour qui ? Vous n'êtes pas le procureur, vous ! Un procureur avec un gilet pare-balles" s'esclaffe-t-il, tirant sur le gilet du policier en face de lui, lequel lui réplique : "Moi non, lui oui; c'est celui que vous venez de pousser !"
"Vous me perquisitionnez depuis quatre heures chez moi. Vous avez été prendre neuf personnes à domicile, vous envahissez deux sièges politiques," rage l'ex-socialiste trotskiste. "Je suis le président d'un groupe d'opposition. Vous n'avez pas à me traiter de cette manière. Je n'ai pas volé de cigarettes !", lance alors l'intouchable. 
"Nous menons des opérations de police judiciaire dans un cadre légal", lui explique le parquetier.

Dans une autre séquence filmée au moment où les Insoumis forcent l'entrée des locaux, un policier semble plaquer au sol un membre violent de LFI qui se relever. Tragédien né, le député Alexis Corbière hurle alors : "Vous vous calmez ! Vous l'avez étranglé". "Je suis député, moi, monsieur", dit-il encore, en levant le doigt vers le policier.

Bompard a-t-il trébuché tout seul ou ne demandait-il qu'à tomber ?
"Un policier m'a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m'a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant 'Calme-toi'. J'ai été violenté, agressé (...) Ce qui s'est passé est inacceptable", a ensuite accusé Manuel Bompard, 32 ans, adepte zélé des techniques de dramatisation couramment pratiquées par les activistes au cours de manifestations sociales. Coordinateur des campagnes de la France insoumise, candidat aux Européennes et ingénieur en aéronautique qui ne semble pas à l'aise sur le plancher des vaches, il n'a pas hésité à annoncer son intention de "porter plainte au commissariat pour les coups qui (lui) ont été portés". Candidat LFI aux élections législatives de 2017 dans la Haute-Garonne, il s'était déjà vautré au 2e tour.

La réponse de Philippe, piqué au vif

Quelques heures plus tard, Jean-Luc Mélenchon a interpellé le premier ministre Edouard Philippelors des questions au gouvernement, se plaignant "d'une mise en scène".



"Il m'appartient, parce que je suis Premier ministre, parce que je suis respectueux de la loi et du texte constitutionnel, de faire prévaloir en toutes circonstances l'indépendance de la justice", a rappelé E. Philippe. "Cette indépendance qui fait qu'il n'y a aucune instruction individuelle donnée au procureur, qui fait que les décisions du procureur, en l'occurrence celle-ci, a été soumise au contrôle d'un juge de la liberté et de la détention, qui est un magistrat du siège qui est parfaitement indépendant", a-t-il assuré. "Il ne m'appartient pas, monsieur le président Mélenchon, il n'appartient à aucun d'entre nous de remettre en cause le texte constitutionnel et le principe fondamental de l'indépendance de la justice (...) La justice est évidemment indépendante", a insisté le chef du gouvernement.

A propos de mise en scène, rappelons l'une des siennes, en décembre 2013, pour TF1 qui se prête à la mascarade : 

Le mensonge, en encart, et, en plan largedepuis un immeuble voisin, la vérité filmée par un témoin
Une enquête ouverte : entrave au bon fonctionnement de la justice ?

Je "ne regrette rien", assure l'impétueux espagnol né à Tanger, interrogé sur les violences en bande organisée de la veille. "On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs dans tout le pays, c'est pas normal ! Donc j'ai le droit de le dire, j'ai le droit de me fâcher", a-t-il expliqué, mercredi matin sur le plateau de BFMTV.

En revanche, le syndicat de police Alliance a demandé au nouveau ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de porter plainte contre l'ex-candidat à la présidentielle. Le Parquet de Paris a ainsi ouvert une enquête pour "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".
Revoyons ça, un exemple de pacifisme et de respect des institutions: 

Des magistrats du Parquet de Paris ayant été bousculés lors de ces perquisitions, le procureur de Paris, François Molins, a par ailleurs demandé au procureur général d'être dessaisi de cette procédure au profit du procureur du Tribunal de Grande Instance le plus proche, a précisé l'entourage du ministère de Nicole Belloubet.

vendredi 13 avril 2018

Tentatives de discrédit et de division: des cheminots non-grévistes se disent "menacés"...

L'Elysée est-il à la manoeuvre dans cette bataille de l'opinion en cours ?

Alors que 
l'opinion se désolidariserait peu à peu des grévistes de la SNCF,
selon l'AFP et la presse dépendante, 
franceinfo a rencontré trois cheminots non-grévistes affirmant avoir reçu "des pressions et des menaces".

Le 3e épisode de grève depuis début avril a démarré jeudi à 20h00 :
il est 
destiné à peser sur l'examen de la réforme ferroviaire
en cours  à l'Assemblée nationale 
Le service public de Radio France s'est intéressé au "nombreux cheminots qui continuent de travailler", "dans l'ombre des grévistes" [sic]... qu'ils soient d'ailleurs pour ou contre le projet de réforme du gouvernement. 
Selon les chiffres transmis par la SNCF, 38% des "personnels indispensables à la circulation" étaient en grève ce vendredi 12 avril, contre 48% lors du premier épisode de grève les 3 et 4 avril, indique l'AFP. Ses décrypteurs n'ont-ils pas noté que les premiers chiffres étaient boostés par la grève nationale des cheminots SNCF, le 22 mars 2018, et l'enthousiasme de la première date de grève "scandée"? Ces professionnels de l'ordre macronien ignorent-ils de surcroît que les seconds chiffres sont ceux enregistrés au début des vacances scolaires pour la zone C et au lendemain de l'intervention télévisée d'Emmanuel Macron?
Ce vendredi 13 avril, le taux de participation à la grève SNCF est en baisse par rapport aux précédentes mobilisations. Ainsi, le taux de grévistes s'élève ce matin à 22,5%, soit près de deux points de moins que lundi 9 avril. Le taux de participation était alors très précisément de 24,9%. Difficile pourtant de suggérer que les cheminots commenceraient à baisser les bras, puisqu'à la sortie d'une séance de concertation au ministère des Transports, Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminot, a menacé de durcir le mouvement en le prolongeant notamment après le 28 juin, comme il est pour l'instant prévu.
"Aujourd'hui, il n'y a plus de dialogue possible, c'est politisé"

Le parti-pris de la presse pour les non-grévistes laisse les usagers stupéfaits. Vendredi, jour de départs en vacances des Français, franceinfo choisit de relayer les impressions d'un anonyme présenté comme chef de traction sur le réseau Sud-Est qui s'épanche, expliquant son ressenti d'une forte pression au travail depuis le début du mouvement social. Ce témoin se plaint d'une ambiance lourde, parfois tendue, dans les gares : "Certains grévistes ne respectent pas notre droit au travail; il y a des pressions, des menaces", explique le cheminot inconnu. Sous couvert de l'anonymat, il affirme même avoir reçu des petites invectives comme "suppôt de Macron" ou "traître".
"Certains ne nous parlent plus, refusent de nous serrer la main ou de manger à côté de nous", raconte le même. 

Ce cheminot a le profil d'un syndiqué honteux à la CFDT
Il dit qu'il ne soutient pas la réforme présentée par le gouvernement mais n'est pas favorable, non plus, à la grève décidée par les organisations syndicales : "Pour moi, (au moment du choix de la grève) il n'y avait rien de clair. On n'était pas suffisamment avancés dans les négociations; les enjeux, je les voyais bien, mais je sentais bien que quelque chose était extrêmement instrumentalisés et politique".

"Ça peut paraître utopique, mais je pense qu'on peut peser autrement qu'en faisant grève", poursuit-il. "Aujourd'hui, il n'y a plus de dialogue possible, c'est politisé", estime-t-il, se disant au passage "pas représenté par les syndicats majoritaires" à la SNCF. Depuis les élections professionnelles de novembre 2015, la CGT demeure le premier syndicat du groupe ferroviaire. Associée aux trotskistes de Sud, la centrale communiste de Montreuil conserve une majorité de blocage.

Avec résignation, le réformiste attend maintenant le dernier jour de grève prévu pour le 28 juin, selon l'Agence Française de Presse : "J'ai horreur de ces périodes. J'adore ce que je fais, mais là, on se regarde tous en chiens de faïence". L'AFP ne précise pas l'âge de ce père tranquille, mais il ne se sent ni menacé, ni concerné; son statut privilégié le satisfait pleinement.

Un autre salarié de la SNCF, conducteur de trains depuis près de 20 ans, explique à son tour qu'il se reconnaît pas non plus dans la grève : "Objectivement, j'ai l'impression qu'il n'y a pas que du côté du gouvernement qu'on ne souhaite pas discuter. Chez nous, le dialogue syndical, c'est un peu comme un gamin devant un rayon de sucreries. S'il n'a pas ce qu'il veut, il se fâche", assène-t-il. La dépêche de l'AFP passe à un degré supérieur de sévérité envers les cheminots grévistes.

Le cheminot CFDT type se dit pour une réforme en profondeur de la SNCF dans le compromis : "Pour l'instant, c'est du perdant-perdant, cette réforme", assure-t-il. "Les syndicats font de la propagande. Il y a des élections professionnelles à la rentrée et ils misent sur cette grève pour faire campagne et pour montrer qu'ils ont mené la bataille". Ce qui n'est pas faux, mais la CFDT ne cherche-t-elle pas à récupérer les cheminots tièdes ?

Lui aussi assure recevoir des "intimidations ...informelles". "Ils vont mettre les 'fiches d'intention' [document qui permet de recenser les grévistes avant un jour de grève] dans les endroits où tout le monde passe, pour qu'on se sente visés", explique-t-il, un brin parano. "Certains non-grévistes ont aussi vu leurs noms affichés sur des listes dans les dépôts, "la liste des jaunes, des renards, des traîtres", reprend Luc. "On trouve aussi des boîtes à lettres vidées, des casiers tagués..."

Le troisième larron, un conducteur de train, depuis à peine un an, regrette également la fermeture au dialogue" de certains cheminots

"Il y a en qui vont chercher à convaincre leurs collègues coûte que coûte, mais dès que tu discutes un peu avec eux, ils peuvent changer d'avis", assure ce 'leader' âgé d'une vingtaine d'années. "Il y a beaucoup de postures, plus que de convictions. Moi, je prends du recul".

Il assure également que "beaucoup de cheminots" sont en grève "par contrainte," ce qui n'est pas une spécificité de ce mouvement social, mais elle est instrumentalisée par des travailleurs qui dissimulent leur appartenance syndicale: est-ce ça le "secret des sources" de la presse manipulatrice ?
Les cheminots en congé de maladie ou en formation sont tout de même comptabilisés dans les grévistes. "On ne cherche pas forcément à connaître leurs raisons, on veut juste grossir les rangs", commente l'innocent.


Paris, le 9 avril 2018

Ce troisième témoin anonyme (ou inventé pour la manipulation) est plus catégorique. 
Le lecteur est conduit là où l'AFP et le pouvoir macronien veulent nous mener. "Je suis entré avec la certitude que la SNCF n'est plus la même qu'il y a dix ans. La demande des clients a changé, il faut que les entreprises s'adaptent, sinon elles perdent du marché, assure le cheminot, âgé d'une vingtaine d'années et déjà tellement 'macronisé', bien au goût du journaliste également anonymé de l'AFP. "On ne vient plus conduire un train comme avant, ce n'est plus aussi pénible, les sièges sont confortables, le travail est plus agréable... Je ne suis pas d'accord avec ceux qui présentent tout de façon négative. Quand on signe un contrat, on sait ce qui nous attend". Et quand les règles du jeu sont modifiée en cours de partie ?


Après TF1, Macron poursuit son offensive médiatique ce week-end
Difficile d'échapper à la propagande gouvernementale. Toute la semaine, les Français auront subi la pression du pouvoir. Jeudi, Macron a tenté de rassurer seniors et ruraux et, dimanche, il travaillera le mental des actifs et des urbains au cours d'un deuxième entretien télévisé pour défendre le bilan de la première année de son quinquennat.
Viendra alors un nouveau sondage...