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mardi 30 juin 2020

Affaire Fillon : la Justice libère des détenus, mais condamne Fillon à la prison

"La prison devrait être réservée aux gens qui sont dangereux pour la société"

Les hommes politiques échappent au laxisme de la Justice... 

Il ne manque que les menottes...

L
a décision du tribunal de condamner les époux Fillon et le suppléant de l'ancien candidat à la présidentielle met les acteurs politiques "hors-la-loi". Le traitement spécial réservé à l'ancien premier ministre et à son épouse indigne les avocats de la défense à la suite de la décision du tribunal de les condamner à cinq ans de prison, dont deux ans ferme

"Les hommes politiques ne sont pas au-dessus des lois, mais ils n'ont pas moins de droits que les autres", souligne sur BFM TV, l'avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, qui a fait part de sa stupéfaction face à la sévérité du jugement du tribunal, qui a condamné l'ancien candidat LR à la présidentielle


Une colère partagée par Jean Veil, l'avocat de Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon, également condamné. "La prison devrait être réservée aux gens qui sont dangereux pour la société. Les autres, on devrait les faire travailler", a-t-il insisté sur France Info, mardi 30 juin. 

Selon l'avocat, les infractions financières devraient faire l'objet de peines adaptables. "Il conviendrait de trouver des modes de sanctions qui soient différents."

Les époux Fillon et Marc Joulaud ont tous interjeté appel. 
Le nouveau procès n'aura pas lieu avant au moins un an en raison du rallongement des délais d'audience induits par la crise du Covid-19.
Dans les prisons de France, vingt-cinq détenus sont actuellement porteur du virus mortel.

vendredi 13 septembre 2019

Patrick Balkany, du tribunal à la prison, pour quatre années, ferme

Placé sous mandat de dépôt, Balkany est aussiôt jeté en prison, mais il fera appel

La justice politique, ça n'existe pas en France, pays à hautes valeurs démocratiques ?...

Résultat de recherche d'images pour "Balkany Macron"Condamné à 4 ans de prison pour fraude fiscale, le septuagénaire a été immédiatement incarcéré.
Le maire de Levallois-Perret a été déclaré coupable et condamné avec incarcération immédiate, vendredi 13 septembre à Paris : Patrick Balkany dormira en prison ce vendredi 13 septembre. A l'énoncé du jugement, les policiers se sont dirigés sur l'homme politique, immigré juif hongrois de 71 ans, pour l'emmener, manu militari et séance tenante, sous les yeux de son épouse Isabelle.
 
Quant à elle, elle a été condamnée à trois ans de prison ferme, sans mandat de dépôt. Selon le tribunal, les époux "ont intentionnellement dissimulé la majeure partie de leur revenus". Cette dernière, première adjointe au maire de Levallois-Perret, a bien évidemment été condamnée à trois ans ferme, mais sans mandat de dépôt, le tribunal tenant compte de son état de santé au moment du procès. Elle n'y avait pas assisté, convalescente après une tentative de suicide début mai. 

Justice politique ? Pas en France... 
Pourtant, le couple a également été condamné à 10 années d'inéligibilité et dix ans d'interdiction de gérer une société. Deux mises à mort, à la fois politique et sociale.


Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du Parquet National Financier (PNF), qui avait demandé cette peine contre "un grand fraudeur fiscal" baignant dans "un océan d'argent liquide", commentaire polémique et image provocante qui siéent assez mal à une instance judiciaire. Il estime aussi que les époux Balkany "ont intentionnellement dissimulé à l'administration fiscale la majeure partie de leurs revenus."

"Les infractions dont se sont rendus coupables les époux Balkany ont gravement porté atteinte à l'ordre public et économique et aggravé la déchirure désormais ancienne du pacte républicain", a encore dénoncé le président Benjamin Blanchet, nommé au TGI de Paris le 9 août... 2017.

"On s'est payé Balkany aujourd'hui"

"Je ne suis absolument pas surpris", a déclaré l'avocat des deux prévenus, Eric Dupond-Moretti, à l'issue du jugement. "Ce qui me choque le plus, c'est évidemment le mandat de dépôt qui est une humiliation totalement inutile, et pour nous insupportable", a souligné Me Dupond-Moretti devant la presse. "Je pense qu'on s'est payé Balkany aujourd'hui et nous allons bien sûr interjeter appel", a-t-il annoncé.

"La justice a voulu une image très forte, et cette image ils l'ont eu", a de son côté dénoncé le bâtonnier Pierre-Olivier Sur, l'avocat d'Isabelle Balkany. "On a vu Patrick Balkany partir en prison, on a vu sa femme l'enlacer. Tout ça me paraît obscène", a-t-il affirmé, faisant valoir qu'il "n'y a pas un euro d'argent public détourné." "Alors pourquoi tout ça ? Sauf pour l'image", a-t-il insisté. "Pour Isabelle Balkany, c'est l'émotion totale, absolue, insupportable", a-t-il ajouté.
Ce qui leur est reproché

Le PNF et le ministère des Finances, qui avait porté plainte en 2015, reprochent aux élus de Levallois-Perret de n'avoir pas payé d'ISF entre 2010 et 2015, malgré des actifs estimés à 16 millions d'euros annuels minimum. Ils leur reprochent également d'avoir déclaré des revenus amplement sous-évalués entre 2009 et 2014. Au total, les sommes éludées sont estimées à plus de 4 millions d'euros d'impôts sur le revenu et la fortune, un montant contesté par la défense. 

Les élus de Levallois-Perret ont admis des "fautes", reconnaissant certaines des accusations de fraude fiscale. 
Parmi la liste des avoirs qui auraient dû entrer dans le calcul de l'impôt, l'accusation et le fisc avaient notamment pointé la luxueuse villa Pamplemousse de Saint-Martin, qu'Isabelle Balkany a tardivement reconnu posséder, et un somptueux riad à Marrakech, que le couple nie avoir acheté. 
Les Balkany ont également été condamnés pour avoir sous-évalué la valeur du moulin qu'ils possèdent à Giverny (Normandie), ce dont ils se défendent, et d'avoir dépensé des sommes sans commune mesure avec leurs revenus connus, notamment sous forme d'espèces non déclarées. L'accusation ne s'était pas attardée sur les origines de leur fortune, prescription oblige. 

L'avocat d'Isabelle Balkany avait plaidé "coupable pour emploi de fonds successoraux non déclarés" en référence aux héritages familiaux dissimulés en Suisse et jamais déclarés depuis la guerre. 
Patrick Balkany avait affirmé que le couple avait "mangé" son capital issu notamment d'héritages dissimulés en Suisse et jamais déclarés et évoqué l'écoulement de lingots d'or légués par son père. 

jeudi 14 janvier 2016

Prison pour des salariés violents de Goodyear : Valls déclare les juges sévères

L'exécutif porte un jugement sur la décision judiciaire

Il ne m'appartient de juger, esquivent d'habitude les membres du gouvernement
Le Premier ministre Manuel Valls a envoyé un message aux juges, déclarant jeudi au Sénat que la peine de neuf mois de prison ferme est "indéniablement lourde" pour des syndicalistes de Goodyear, bien que les huit ex-salariés de l'usine d'Amiens-nord aient séquestré deux dirigeants, ci-contre, durant... 30 heures en 2014
"Cette décision, elle est lourde, indéniablement, a commenté le chef du gouvernement, en réponse à une question de la sénatrice communiste Michèle Demessine. Mais elle est celle de cette juridiction de première instance, a-t-il ajouté, en guise de consigne aux juges de la Cour d'Appel (...) 

En même temps, le Catalan utilise la langue de bois d'un Normand
"Il faut la respecter tout en mesurant, et nous le mesurons, le choc pour les syndicalistes condamnés, pour les salariés et leurs familles de cette entreprise", a déclaré le chef du gouvernement, à l'adresse de chacun et chacune, hormis les dirigeants maltraités et leurs familles.

Valls s'aligne sur les commentaires venus de sa gauche

Galut, malsain dedans comme dehors,
à en juger par cette peau
Depuis deux jours, plusieurs représentants politiques (de gauche) se sont dits choqués par cette condamnation de cette agression sur des cadres d'entreprise.
"Il n'y aura pas dans notre pays de criminalisation de l'action syndicale et je n'accepte pas le soupçon ou le sous-entendu", a-t-il poursuivi à l'adresse des responsables politiques qui ont critiqué une "justice de classe".

Exemples de tweet:
- une députée de la 15ème circonscription de Paris (20e arrondissement, multiculturel):
L'ineffable député socialiste hyper-sensible du Cher, Yann Galut, s'est dit "très choqué par la condamnation" sur Twitter et s'emporte en précisant qu'il aimerait "la même sévérité à l'égard des patrons voyous". 

Même son de cloche chez  le président des Jeunes Socialistes, Benjamin Lucas, "abasourdi" par cette décision. 
Dans un tweet, il prend la défense des salariés : "Leur combat est celui contre l'injustice et le mépris du système". 


- ou 
"C'est une honte. Quand j'ai appris cette condamnation, je me dis que véritablement le fait de criminaliser l'acte syndical prend une dimension qu'on ne pouvait pas imaginer", a déclaré le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne.
et Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF:
"Tout n'est pas permis"

Mais il a aussi estimé qu'il ne faut pas "basculer dans la violence". Lors du procès, les prévenus avaient évoqué "un coup de colère" - et Valls connaît ! - face à une direction qui "n'apportait aucune réponse" à la "détresse sociale" des salariés de l'entreprise, fermée quelques jours après. "Chacun connaît ici la difficulté de ce dossier Goodyear et peut parfaitement mesurer le désarroi des salariés, il faut toujours maintenir le dialogue et, si possible, ne jamais basculer dans la violence", a nuancé Valls, expliquant vouloir "prendre le temps" de répondre sur cette question. 

Insistant comme il se doit sur le fait que "la justice est indépendante" en France, le Premier ministre a rappelé que si "le combat syndical est toujours respectable, le respect des personnes est un autre principe fondamental". "Tout n'est pas permis, y compris quand la violence sociale est très importante", a-t-il estimé.
La secrétaire d'État chargée des droits des femmes du gouvernement Valls,  Pascale Boistard, a réagi en ex-député de la Somme:
Valls, foireux, ménage la chèvre et le chou

Rappelant que "les syndicalistes font appel" de leur condamnation, il a enfin appelé les sénateurs à "faire confiance à la justice pour trouver une position qui marque des limites à ce qui est admissible ou pas mais qui montre aussi que la revendication sociale est légitime en tant que telle et qu'elle doit être respectée". Ce qui n'est pas le sujet: ce sont les violences syndicales qui sont en question.
"L'entreprise n'appartient pas aux ouvriers"

VOIR et ENTENDRE
ce reportage sur la fin de la séquestration des deux cadres de Goodyear Amiens-Nord, par la CGT 
(7 janvier 2014):
Au final, Valls aura dit tout et son contraire: quelles conclusions tirons-nous de ce verbiage ?  

mercredi 28 octobre 2015

Logement social: pour corruption, le sénateur (PS) Kaltenbach est condamné à de la prison ferme

L'ancien maire de Clamart (Hauts-de-Seine) a été reconnu coupable 

Il a accepté de l'argent liquide d'un de ses adjoints, contre une promesse d'attribution de logement social


4753673_6_f3f7_2015-09-11-48d956d-32447-"Deux ans de prison, dont un ferme, 20.000 € d’amende, et cinq ans d’inéligibilité : c’est la peine rendue ce jeudi par le tribunal correctionnel de Nanterre à l’encontre du sénateur PS Philippe Kaltenbach, poursuivi pour "corruption", rapporte Le Parisien.

Le sénateur PS a accepté de l’argent de son adjoint contre une promesse de logement social.
 
Les vertueux du journal Libération, qui tronquaient la dépêche d'agence mais pointaient le juge Philippe Courroye, ne nommaient pas cet ex-adjoint. En revanche, Le Nouvel Observateur en fournissait l'identité, Mohamed Abdelouhaled, aujourd'hui salarié de la ville au service voirie.
Kaltenbach s'était justifie
"Quand avec la crise de 2008" [dans certaines situations, elle existe bel et bien...], son ancien adjoint "a connu de gros problèmes financiers, que sa petite entreprise de travaux publics a coulé, je lui ai prêté de l'argent, dans les 10.000 euros. Ce soir-là, il m'a rendu une partie", expliquait-il.

"Le tribunal ne peut que constater que les faits sont avérés"
, a indiqué la présidente de la 15e chambre, Isabelle Prévost-Desprez, qui a fustigé le "comportement déplorable d’élus de la République".

Le tribunal a d’ailleurs alourdi les réquisitions formulées par le Parquet lors de l’audience, le 11 septembre dernier, puisque celui-ci n’avait pas demandé d’emprisonnement ferme.
Et on retrouve Isabelle Prévost-Desprez, toujours en activitéCette juge a été mise en examen le 3 juillet 2012 pour son rôle suspect dans l'affaire Woerth-Bettencourt, déclenchée, juin 2010, par le journal en ligne Mediapart qui avait publié des enregistrements clandestins de son majordome. Liliane Bettencourt avait porté plainte contre la juge Isabelle Prévost-Desprez pour violation du secret de l'instruction. Renvoyée en correctionnelle en septembre 2013, elle est relaxée en juillet 2015, comme Éric Woerth en mai 2015.
Deux ans de sursis pour son corrupteur socialiste

Les billets empochés par l’ex-maire de Clamart étaient bien la contrepartie à la promesse d’une attribution de logement social. Une vidéo en témoigne filmée à son insu voilà cinq ans

L’homme qui filme et qui apporte l’argent, Mohamed Abdelouahed, alors adjoint de Philippe Kaltenbach, était quant à lui poursuivi pour "corruption active". Des perquisitions avaient été menées dans le bureau du maire Kaltenbach, ainsi qu'auprès de Clamart Habitat, un bailleur social dont il est le président. Il écope de deux ans d’emprisonnement avec sursis, et trois ans d’inéligibilité.

Deux vidéos accablantes et 1000€ en billets de 50
Or, ce soir du 14 avril 2010, à la sortie du conseil municipal, 'Momo' avait donc caché une caméra dans un bouton de chemise avant d’entreprendre le maire sur un logement HLM à trouver pour un ami.

Dans une première vidéoLe Figaro avait déjà montré Kaltenbach dans son bureau recevant 1.000 euros d'argent liquide de son ex-adjoint à la sécurité, Mohamed Abdelouhaled, devenu ensuite responsable de la voirie de Clamart. C'est Abdelouhaled lui-même qui "tenait" la caméra cachée. 

Le sénateur-maire PS de Clamart, Philippe Kaltenbach apparaît, dans une seconde vidéo, tournée en caméra cachée, dans ce qui ressemble à une transaction financière contre un logement. Elle avait été mise en ligne sur Dailymotion à la mi-janvier, soit avant la première vidéo révélée, mise en ligne le 24 janvier. 
Dans cette seconde vidéo, il semble que l'on assiste au même type de transaction, et pour le même appartement, que lors de la première vidéo. Kaltenbach y est filmé, toujours en caméra cachée, par son ex-adjoint. On entend cet ex-adjoint négocier un appartement pour un de ses proches, sans que l'on connaisse le montant de la transaction.

Puis il avait remis 1.000 € en billets de 50 à Philippe Kaltenbach, que ce dernier avait rangés dans son portefeuille. L’enquête a permis d’établir que
le logement a bien été attribué à l’ami, selon une procédure "entachée d’irrégularités", avaient indiqué les juges lors du procès.

En 2011, Kaltenbach avait soutenu la candidature la primaire socialiste de Martine Aubry.
Alors "salie", la maire de Lille ?

L'élu socialiste s'exposait aussi à des poursuites pour diffamation
"Je suis victime d'une manipulation montée de toutes pièces par un élu UMP, Monsieur Pemezec [maire du Plessis-Robinson] et Monsieur Courroye, procureur de la République, semble jouer un jeu trouble", a affirmé l'élu socialiste lors d'une conférence de presse dans sa mairie.
Le 17 juin 2012, Philippe Pemezec a été battu de 487 voix sur 56.652 votants au second tour des législatives par le socialiste, Jean-Marc Germain, alias Monsieur Anne Hidalgo, tous deux proches de... Martine Aubry.
Où en sont toutes les poursuites en tous sens pour diffamation ?

mercredi 16 juillet 2014

Insultes publiques: Nadine Morano peut réclamer 9 mois ferme pour Guy Bedos

Si la justice de Taubira était aussi impartiale qu'équitable 

Le socialo-bobo fera-t-il de la prison pour injures machistes ? 
Ministre de tous les Français ?
L'ancienne candidate FN ayant comparé Christiane Taubira à un singe, a écopé de neuf mois de prison ferme et une très lourde amende. 

Nadine Morano n'est-elle d'autant plus justifiée dans sa demande de la même peine pour Guy Bedos ?

Le comique l'a en effet traitée de "conne" et de "salope", en public et anti-sèche en mainle 10 octobre 2013, et à Toul, dans la circonscription de la candidate UMP.  
Guy Bedos est mis en examen. La presse engagée mais indépendante écrit, comme Le Nouvel Observateur, qu' "il aurait employé ces termes pour évoquer la femme politique."
Puisqu'une certaine presse doute de la réalité des faits, voici une vidéo qui condamne la désinformation par l'emploi du conditionnel.

A noter que la bordée d'injures est assortie d'un bras d'honneur...

L'ancienne ministre qui déplaît à ce proche du vulgaire Mélenchon (autre adepte de l'insulte) a porté plainte pour injures publiques. Guy Bedos avait alors rétorqué qu'il n'allait "pas demander pardon à Nadine Morano pour (sa) langue rabelaisienne". Et d'ajouter: "Nadine Morano est une conne; ce n'est pas de la diffamation, c'est de l'information." L'octogénaire est-il détenteur d'une carte de presse?
A noter enfin qu'aucune association féministe ne poursuit le comique en justice...
 

vendredi 25 avril 2014

Lille: une tentative de viol laisse indifférents les usagers du métro

De l'indifférence des Français à la non-assistance à personne en danger

Une jeune femme de 29 ans a été agressée dans le métro de Lille


La victime, habitante de Tourcoing dans le Nord, a raconté son calvaire du mercredi 23 avril à La voix du Nord et sur RTL. "Dès que je suis rentrée dans la rame, le jeune homme est venu vers moi directement avec une bouteille. Il sentait l'alcool. Il m'a touchée et personne ne m'a aidée. Je me suis défendue toute seule", raconte la victime qui ne peut retenir ses larmes. "Il a commencé à me bloquer et à me toucher à plusieurs reprises. J'ai essayé de le calmer, en lui disant que je suis mère de quatre enfants. Il n'a rien voulu savoir. Il me disait que j'étais une belle fille, une pute et qu'il allait appeler son cousin pour me violer", précise-t-elle dans La Voix du Nord.

Une jeune femme de 29 ans raconte comment les autres passagers de la rame ne sont pas intervenus, alors qu'elle appelait au secours.

"Les gens sont partis dans l'autre rame",
 tout au fond. Ils m'ont laissée toute seule et ils me regardaient me faire agresser. J'ai demandé du secours, j'ai crié à l'aide. Les gens s'écartaient, ils avaient peur, je pense, comme moi", ajoute sur RTL la jeune femme, qui tente de comprendre le comportement des autres passagers.
"Je me suis mis à côté d’un monsieur, il n’a rien fait. C’est malheureux et anormal ! Je suis une femme. On est fragiles. Les gens auraient dû me défendre ! Je ne demandais que ça, qu’on me donne un coup de main…", ajoute avec indignation la victime.
Il était connu des services de police, notamment pour des vols avec violence. 

Non-assistance à personne en danger
L'agression a duré entre 20 et 30 minutes.La victime n'a pourtant trouvé aucun soutien auprès des usagers présents, cinq personnes, qui évitent de monter dans la même rame à l'arrivée du métro. "On ne leur demande pas forcément d'intervenir, mais cela ne coûte rien d'appeler la police", a regretté la source policière. 
L'homme menace de la frapper à plusieurs reprises, et lui touche la poitrine et les fesses, rapporte encore cette source. Mais aucun passager n'a l'idée d'utiliser son téléphone portable.


Après avoir reçu quelques gifles et essuyé des crachats,
la Tourquenoise parvint à sortir du métro. 

Elle arrêta une voiture pour trouver de l'aide et c'est un jeune homme de 18 ans qui vint à son secours. Son agresseur commença à s'échauffer avec le conducteur, avant d'être interpellé par la police. 

La victime confia à La Voix du Nord qu'elle continuerait à prendre le métro, car elle n'a pas le choix, mais elle "espère qu’aucune autre femme ne subira la même chose". Son agresseur, âgé de 20 ans, a été condamnée, jeudi, à 18 mois de prison ferme.

L' "homme", l' "agresseur",  un "homme de nationalité étrangère", disent les journalistes


"
Ce jeune homme de nationalité marocaine a écopé de 18 mois de prison ferme." Agé de 19 ans et placé sous mandat de dépôtil a été condamné en comparution immédiate par le tribunal de Lille, pour agression sexuelle par une personne en état d'ivresse et pour violences avec usage d'une arme par destination. De nationalité marocaine, il a également écopé d'une interdiction de territoire de 2 ans.

Pourquoi dissimuler que l'individu est Marocain?
Serait-il Corse ou Breton que les media n'en feraient pas mystère. 
L'information lacunaire n'est pas professionnelle, mais la discrimination raciale, au détriment des Européens comme des autres, est anti-républicaine et inégalitaire.



mercredi 25 septembre 2013

Les fils de... socialistes qui tournent mal: la brochette s'alonge

Marisol Touraine : son fils, sa croix
Marisol Touraine : son fils, son épreuve
Gabriel, l’un des trois enfants de la ministre de la Santé, est en prison pour séquestration et extorsion de fonds.
Retour sur le dérapage d’un fils de famille.

Le quartier de la Glacière, Paris 13e, est tranquille, plutôt coquet avec sa petite place arborée. C’est là que la ministre des Affaires sociales et de la Santé habite depuis vingt trois ans. Elle y possède un trois pièces de 105 mètres carrés avec jardin. C’est aussi dans cette résidence paisible, dans un appartement voisin, que le fils de Marisol Touraine a dérapé. 

A la Santé, comme maman
Un acte crapuleux qui vaut à Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, d’être incarcéré début septembre à la Santé, pour une affaire qui remonte au 2 mai 2011, pendant la campagne présidentielle, a révélé Le Parisien du 10 septembre. 
Le jeune homme a été condamné à trois ans de prison ferme en mars dernier pour "séquestration" et "extorsion de fonds"
Son complice, Yanis Parchap, un pâtissier d’une vingtaine d’années, a pris trente mois de détention. 


Les faits remontent au 2 mai 2011. 
Vers 11 h 30, deux jeunes hommes font irruption au domicile de Geneviève, disons pour l'histoire. "Au début, ils voulaient me bâillonner et m’attacher les mains, explique la victime. J’ai tout de suite vu que ce n’étaient pas des voyous, car ils étaient très bien habillés." Un pâtissier de vingt ans, en CDI, alors. "Ils portaient carrément des costumes façon gentlemen cambrioleurs: ils voulaient se la jouer pros", se souvient Me Emmanuel Raskin, l’avocat de cette retraitée de 61 ans, coiffeuse à l’époque des faits. 


Rapidement, la séquestration tourne au fiasco. Les deux Pieds Nickelés la tiennent en joue avec une arme de poing, qui se révélera factice. Le fils de Marisol Touraine descend au distributeur de La Poste, à cent mètres de là, avec la carte bleue de sa victime. Mais, terrorisée, celle-ci s’est trompée de code. De retour à l’appartement, Gabriel est furieux. La coiffeuse lui propose alors 990 euros, de l’argent qu’elle a mis de côté. 

Gabriel Reveyrand de Menthon avait rapidement été interpellé, confondu par la vidéosurveillance du distributeur. Le gardien de l'immeuble de la victime avait reconnu le jeune homme qui se trouve habiter un immeuble du quartier. Il avait reconnu les faits. 

Ce garçon de bonne famille aurait pourtant connu des difficultés dès son adolescence, en allant traîner du côté des barres HLM qui longent le boulevard Auguste-Blanqui. "Il se prenait pour un caïd et traînait avec des jeunes côté Glacière. J'ai toujours sur que ça allait mal finir", commente un riverain. Souvent seul, l'ado dérape petit à petit. Un père diplomate en poste à l'étranger, une mère accaparée par le travail, des parents souvent absents.

"
Gabriel Reveyrand de Menthon avait déjà eu dans le passé un comportement agressif, précise Me Raskin. 

Ses parents l'ont placé à plusieurs reprises dans des établissements éducatifs spécialisés. A la fin, ils n'en pouvaient plus." Résultat, les parents installent le fils dans un studio acheté par la ministre dans le Ve arrondissement. Gabriel aurait travaillé un temps comme barman avant de s'essayer à l'extorsion de fonds.

Interpellé en octobre 2011, Gabriel Reveyrand de Menthon passe aux aveux

Il dit avoir fait ça pour rembourser une dette.
Pendant deux mois, Geneviève n’a pas fermé l’oeil de la nuit. "J’ai été surprise d’apprendre que c’était Gabriel Reveyrand de Menthon, nous confie la retraitée, car il était toujours poli et aimable quand je le croisais. Aujourd’hui, ça va mieux. Cette affaire est derrière moi. Marisol Touraine et moi, nous ne nous parlons plus depuis. On s’évite. Elle n’est jamais venue me voir, mais, une semaine après le procès, elle m’a fait parvenir une lettre d’excuses." Depuis Marisol Touraine s'est fendue d'une petite lettre à la victime dans laquelle elle présente ses excuses. Mais le compte n'y est pas, comme disent les syndicats... 

Aujourd'hui, la ministre ne communique plus sur cette affaire.
 
Condamné à verser 3.990 euros de dommages et intérêts à la victime (ou 5.990, selon d'autres sources), Gabriel Reveyrand de Menthon n'a toujours rien versé. Et pour cause. Son complice et lui sont insolvables. Comme Thomas Fabius... 
Majeur au moment des faits, les familles n'ont donc pas l'obligation de payer à leur place. On comprend que la pilule soit difficile à avaler pour la victime.

Car, les mois passant, la modeste retraitée attend toujours de recevoir les 3.990 euros auquel son agresseur a été condamné au titre de ses préjudices moral et matériel. Une indélicatesse d'autant plus mesquine que la ministre socialiste est l'une des neuf membres millionnaires du gouvernement Ayrault, avec 1,05 million net, derrière Laurent Fabius (6,07 millions d'euros), Michèle Delaunay (5,4 millions), Jean-Marc Ayrault (1,55 million), Michel Sapin (2,15 millions), Arnaud Montebourg (1,35 million), Victorin Lurel et Valérie Fourneyron
François Holande est l'un des neuf, avec 1,17 million d'euros, mais ce montant est, par chance, inférieur au seuil de l'impôt sur la fortune, qui s'applique à partir de 1,3 million...

VSD assure le minimum syndical

L'époux de Marisol Touraine ministre des Affaires sociales et de la Santé se nomme Michel Reveyrand de Menthon. Ancien ambassadeur de France au ...Mali, puis au Tchad, Michel Reveyrand de Menthon (1950) est aujourd'hui "représentant spécial de l'Union européenne au Sahel"

Avec Marisol Touraine, ils sont les parents de trois enfants. Normalien, il est également diplômé en sciences économiques et sociales, économie, politique et philosophie.

Les Menthon sont une ancienne famille noble savoyarde, qui serait originaire de Bourgogne, s'installe à Menthon, dans le comté de ...Genève.

dimanche 11 août 2013

Christiane Taubira se fait décrypter par une ancienne garde des Sceaux

"Taubira ment pour donner des excuses aux voyous", confirme Rachida Dati

La prévention est passée de mode au PS...


Passation de pouvoirs:  la cyclothymique
ne tardera pas à accabler Michel Mercier
  

Entretien avec le JDD -
 La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a expliqué, lundi, sur le plateau de France 2, que la libération des délinquants condamnés à Dreux (Eure-et-Loir) serait la conséquence d'une "application de la loi pénitentiaire" votée par l'ancienne majorité de droite.

Du coup, la démocrate dénie à l'opposition toute légitimité pour la taxer de "laxisme". L’ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati (UMP), qui a participé aux travaux menant au vote de cette loi en novembre 2009, réagit à ces propos, dans le JDD.fr. 

Comment réagissez vous à la libération des trois délinquants de Dreux, pourtant condamnés à de la prison ferme?
Dire que la remise en liberté et la non incarcération de ces trois délinquants a été faite en fonction de la loi de 2009 [qui stipule que les aménagements de peine seront facilités pour les peines d’emprisonnement de moins de 2 ans], comme l’explique Christiane Taubira, c’est entièrement faux
La loi de 2009 -que j’ai faite adopter et que j’assume- permet des aménagements de peine qui ne sont pas automatiques. Cela permet au magistrat, sous certaines conditions, d’aménager la peine. Il faut que la personne incarcéree ne soit pas récidiviste, qu’elle ait un logement, un emploi et le magistrat doit tenir compte de la nature des faits. 
Par exemple, parmi les personnes condamnées à Dreux et non incarcérées, il y en avait un qui était jugé pour rebellion et outrage à des fonctionnaires de police. Cela ne rentre pas dans le cadre de la loi de 2009. 
En outre, Mme Taubira explique que le magistrat a voulu différer l’incarcération. S’il a différé l’incarcération, ce n’est pas un aménagement de peine, c’est la non-exécution d’une peine. La loi de 2009 ne permet pas de différer les incarcérations. 
Christiane Taubira ment sur ces deux points. Si le magistrat n’a pas incarcéré ces délinquants, c’est plutôt en application de la circulaire Taubira de septembre 2012  [qui donne la consigne à tous les Parquets de France de veiller "à l'état de surpopulation pénale"]. Comme elle refuse de créer des places de prison, elle cherche des excuses pour ne pas incarcérer ces voyous.

Que pensez-vous de l’utilisation que font la gauche et Christiane Taubira de cette fameuse loi de 2009 votée par la droite sur les aménagements de peine?
Christiane Taubira ne sait pas quoi répondre, elle est en grande difficulté. Il ne faut pas tromper les Français. Elle profère des mensonges. Il faut qu’elle m’explique quelle est la disposition de la loi de 2009 qui indique qu’il est possible de différer des incarcérations. On ment aux Français pour donner des excuses aux voyous. Je peux débattre avec elle quand elle veut où elle veut sur ce sujet. La loi de 2009 est faite pour des gens dont on veut prévenir la récidive et pour lequel on veut favoriser la réinsertion.

Comment fait-on aujourd’hui alors qu’il n'y a plus de places dans les prisons?
Le seul moyen pour lutter contre la surpopulation carcérale, et pour favoriser une exécution des peines dans de bonnes conditions, c’est de construire des places de prison, il n’y a pas de secret. D’ailleurs les magistrats le savent. Contrairement aux grands discours de Christiane Taubira, aucune alternative crédible à la prison n'est mise en place, et donc, malheureusement, la seule solution qui fasse peur aux délinquants, multirécidivistes en particulier, c'est la prison.
Michaël Bloch - leJDD.fr (mardi 06 août 2013)


mercredi 10 juillet 2013

Libération de Nicolas Buss, le militant anti-filiation homo, victime de la répression socialiste

Les juges entendent le rappel à la mesure du Conseil de l'Europe

La droite se félicite

Les députés de droite se sont félicités hier, via twitter ou des communiqués
, de la libération de Nicolas Buss et de l'allégement de sa peine en appel. Il est le seul manifestant anti-mariage gay à avoir été condamné à de la prison ferme.
Certains en avaient fait un martyr, d'autres à gauche n'étaient pas fiers du zèle du tribunal. 

Des centaines de manifestants 
 à Paris pour soutenir 
l'opposant à la PMA et à la GPA


La cour d'Appel de Paris a rejugé ce mardi après-midi et libéré 
Nicolas Bernard-Buss,  condamné à quatre mois de prison dont deux ferme mi-juin, après
trois semaines emprisonné à Fleury-Mérogis, notamment pour "rébellion", comme José Bové qui, pour le même motif, n'avait pas fait l'expérience que Ségolène Royal a jugée positive pour l'étudiant de 23 ans.

Lien PaSiDupes - Militant anti-filiation homo emprisonné: Royal n'a rien appris de ses déboires : "Ça lui fait une expérience", ricane Royal


Nicolas Buss est sorti ce mardi soir peu avant 21h00 de
la maison d'arrêt, où l'attendaient une quinzaine de manifestants de la Manif pour Tous, sans être vu de la presse et sans s'exprimer. "Il ne souhaitait pas s'exprimer", a déclaré sur place un responsable de la prison.

Le tribunal l'a néanmoins condamné 
à 3000 euros d'amende dont 1500 avec sursis, pour les faits d'attroupement et de manifestation.

Dans ses réquisitions, l'avocate générale avait pourtant demandé 5 mois avec sursis et 1000 euros d'amende pour les faits de «rébellion». Elle ne s'était cependant pas opposée à sa remise en liberté. «Si toutefois la cour devait prononcer une peine ferme, qu'elle n'excède pas la durée de la détention effectuée», soit 19 jours, avait-t-elle demandé. L'
avocat de la défense avait lui plaidé la relaxe générale.

Un militant déterminé aux convictions fortes

Devenu un symbole pour les plus déterminés des opposants à la loi Taubira
, cet étudiant de l'Institut catholique de Paris de 23 ans est apparu pour un procès très suivi par les media, mais peu rapporté, en dehors des détails: salle surchauffée, jeune homme vêtu d'une chemise blanche, appuyé contre la vitre du box..
Pas question de lui offrir une tribune? 
Le tribunal est réuni pour se prononcer sur le fond et non pour l'entendre.
Il n'examine pas une demande de mise en liberté déposée par Nicolas Bernard-Buss, bras croisés, dont les échanges ont parfois été tendus avec des magistrats agacés par ses longues explications: "La cour n'a pas forcément besoin qu'on lui rappelle les choses deux ou trois fois pour imprimer", s'agace l'un des magistrats.
Deux des trois agents qui l'ont pris en chasse jusqu'à l’étage d’un restaurant à la fin d'un rassemblement débuté à Neuilly-sur-Seine sont absents lors de l'audience, dont un en congés. Brèche dans laquelle les trois avocats de l’étudiant s’engouffrent. "Il est en vacances quand Nicolas Buss est à Fleury-Mérogis", tonne Me Gruau, qui regrette que le seul agent présent à l’étage du restaurant dès le début des faits ne soit pas là pour témoigner. Et d’ajouter qu’aucun témoin de la scène n’a d’ailleurs été interrogé.
Le jeune homme n'est pas dupe
La cour ironise sur ses propos et souligne ses contradictions. Il ne se démonte pas. A une question de l'avocate générale, il réplique: "Puisque vous voulez orienter ma réponse", "Si vous me donnez des leçons..." Contestant chaque terme des procès-verbaux, il dit sa vérité. Evoquant son interpellation du 25 mai sur les Champs-Élysées, il dit avoir été répéré par les policiers et parle d'une "capture". il explique avoir été "attaché, ceinturé et jeté comme un animal". Plus que les juges de Taubira ne peuvent en supporter.
Le jeune homme réfute ce qui lui est reproché
C'est son procès et l'occasion d'ouvrir le débat que le pouvoir a refusé aux opposants de La Manif pour Tous.
L'entrave à la circulation ? "La voiture était garée dans le sens de la marche et pas en travers, il n’y avait pas entrave", rétorque-t-il, en appuyant les dernières syllabes. 
Il nie avoir donné une identité fantaisiste et évoque sa demande administrative d'adjoindre le nom de sa mère, Bernard, à celui de Buss..

Le jeune homme, aux yeux bleus irrités et cernés après 21 jours à l’isolement à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), conteste également la rébellion. Et finit par qualifier les procès-verbaux de "ramassis d’inexactitudes et d’approximations" sur lesquels "il n’est pas nécessaire de revenir".
Juste avant le délibéré, Nicolas Buss a une dernière fois pris la parole : "Mesdames, messieurs, vous avez l'opportunité de restaurer la confiance des citoyens européens (...) et des contribuables dans la justice."
Il fallait en finir et donner satisfaction au Conseil de l'Europe, point final
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) avait assimilié la France à la Turquie, où la répression policière de récentes manifestations avait fait des milliers de blessés. Elle a en effet épinglé la France pour ses "recours excessifs à la force" contre les opposants au mariage homosexuel.
Les représentants des Parlements des 47 pays membres du Conseil de l'Europe demandent aux autorités de
"veiller à ce que l'action de la police, si elle est nécessaire, reste proportionnée", dénonçant notamment le "recours aux gaz lacrymogènes à l'encontre de manifestants pacifiques". "Quatre personnes ont été blessées et plusieurs centaines ont été arrêtées".

Les mobilisations de soutien s'enchaînent

Estimant que Nicolas Buss était un "prisonnier politique", ses camarades ont  organisé plusieurs manifestations de soutien. Des "Veilleurs debout" se relaient aussi depuis deux semaines, jour et nuit, devant le ministère de la Justice et plusieurs palais de justice ou lieux publics en France. 
Son avocat, Me Benoît Gruau, a évoqué le "traitement très dur" subi en détention par son client qui a un temps été placé à l'isolement. Il a "reçu des centaines de lettres de soutien, de France et de l'étranger", mais "très peu de courrier hostile", a ajouté Me Gruau. Et, outre l'UMP Hervé Mariton, très engagé contre la loi Taubira, plusieurs députés lui ont rendu visite en prison.

Ses parents avaient lancé dans le quotidien "La Croix" un appel à l'apaisement adressé à la fois à ses amis et au pouvoir socialiste: "Ne faites pas de lui un héros, encore moins un martyr! Il ne mérite ni tant d'honneur ni, pour d'autres, tant de haine", écrivaient-ils dans une tribune publiée dans le quotidien progressiste. 
Vendredi, le collectif de la Manif pour tous, a appelé "solennellement tous ses sympathisants à ne perturber en aucune manière le bon déroulé des débats de mardi" et donc demandé à ses partisans de "laisser sereinement la place aux amis proches et à la famille de Nicolas".
Tous pacifistes, jusqu'au bout. Mais opposants injustement réprimés.