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jeudi 17 avril 2014

J. Guedj règle ses comptes en exhumant un communiqué du PS

Le député PS produit une archive du PS critiquant le gel des prestations sociales   

Il ne fallait pas le priver de secrétariat d'Etat !


Il fait partie de ces socialistes "atterrés" par les annonces de Manuel Valls en matière d'économies. Jérôme Guedj, député de l'Essonne et membre de l'aile gauche du PS, qui doit bientôt céder son poste à l'ancien ministre François Lamy dont il était le suppléant, a exhumé le 16 avril un communiqué du Parti socialiste daté de novembre 2011 et critiquant le plan de rigueur mis en place par François Fillon à l'époque. Une façon de souligner les revirements de son parti.


En novembre 2011, le PS s'emporta  contre le gouvernement Fillon 

Les socialistes y dénonçaient le projet de revalorisation des prestations sociales  à 1%. Or, dans son plan annoncé mercredi, Valls, le Premier ministre socialiste, les gèle durant un an
Dans ce communiqué toujours disponible sur le site du PS, on peut encore lire :

"Le pays a besoin de justice sociale, le gouvernement s’attaque aux plus fragiles (...) en rognant les prestations sociales et l’assurance maladie. (...) Plan de rigueur après plan de rigueur, le gouvernement se distingue par des choix imprévoyants et inconséquents qui enfoncent le pays et le continent dans la crise. Et qui ne règleront rien sur le plan financier car sans croissance, la réduction des déficits et de la dette ne sera pas au rendez-vous et dans quelques semaines ou quelques mois, on nous présentera un nouveau plan de rigueur. Décidément, aucun enseignement n’a été tiré ce qui s’est passé en Grèce."

Début novembre 2011,
le gouvernement Fillon avait en revanche  revalorisé  normalement le RSA, l'allocation adulte handicapé ou le minimum vieillesse.

Le 16 avril, Manuel Valls a annoncé un gel des prestations sociales jusqu'en octobre 2015, excluant lui aussi de ce gel les minima sociaux "qui continueront d'augmenter au rythme de l'inflation".

Mercredi, Jérôme Guedj s'était déjà emporté contre la méthode Valls et ses annonces faites sans en avoir averti les parlementaires :
Le 7 novembre 2011, Martine Abbry était premier secrétaire et le PS écrivait: 
"Le pays a besoin de justice sociale, le gouvernement s’attaque aux plus fragiles en durcissant encore la réforme des retraites, en augmentant la TVA de la manière la plus injuste en touchant au taux réduit, en rognant les prestations sociales et l’assurance maladie. "
La fronde des socialiste radicaux rebondit 


Quelques jours après la prise de fonction de Manuel Valls, 88 élus PS avaient réclamé "un contrat de majorité et une inflexion politique". Au lendemain des annonces du Premier ministre sur le plan d’économies de 50 milliards, ils récidivent. 
Ce jeudi 17 avril, une délégation d’entre eux a en effet écrit à Valls, le chef du gouvernement, et les rebelles plaident pour que le-dit plan soit limité à 35 milliards d’euros.

lundi 19 août 2013

Valls, face à une vidéo, ne peut ignorer les violences policières

Joué-les-Tours : la vidéo d'une interpellation agitée suscite une polémique

Les faits datent de ce dimanche 18 août 
 


Un habitant du quartier de la Rabière à Joué-les-Tours - commune PS - a filmé et mis en ligne une interpellation mouvementée qui s'est déroulée en bas de chez lui. Les images montrent notamment un policier aux prises avec une femme. 

Bavure ou rébellion ?
La longue séquence de huit minutes ne montre pas le début de l'interpellation. On y voit d'abord deux policiers maîtriser un homme allongé sur le bitume. Un homme et une femme, debout autour d'eux, assistent à la scène.
Après une coupure, on voit deux femmes, dont une se débat avec un policier. Celui-ci fait usage de sa matraque sur la jeune femme (50 secondes - une minute après le début de la vidéo). Par la suite, les agents se servent de gaz lacrymogène pour éloigner une femme de l'homme interpellé. Plusieurs autres voitures de police arrivent en renfort (4'20).



Un policier mordu, selon un syndicat

Le Parquet de Tours se refuse pour l'instant à communiquer sur les circonstances précises de la scène. Mais il n'y a guère de doute sur le fait que cette interpellation a bien eu lieu dimanche à Joué-les-Tours. 
Les policiers seraient à l'origine intervenus pour arrêter un conducteur ivre au volant. Selon le syndicat Unité SGP police de Tours, la femme cible des coups de matraque a mordu l'agent à plusieurs reprises, au bras et à l'épaule.


Le procureur adjoint de Tours, Bruno Albisetti, a appris l'existence de cette vidéo ce lundi après-midi. Il doit désormais la visionner pour faire officiellement le lien avec les interventions de la police répertoriées ces derniers jours. Ce lien est aussi la première étape indispensable à d'éventuelles auditions pour savoir ce qui s'est passé pendant et avant la scène filmée.
"C'est ce mardi que le Parquet va décider éventuellement de l'ouverture d'une enquête judiciaire."

 

Taubira a bien travaillé: émeute à la prison de Blois

Une soixantaine de détenus se rebiffent 

1 détenu sur 3 a refusé de regagner sa cellule après le décès dans la nuit d'un prisonnier. 

Une mutinerie a eu lieu lundi matin à la maison d'arrêt de Blois, où une soixantaine de détenus sur 170, a dégradé un secteur de la prison
Les mutins se sont révoltés après la promenade, vers 10h30, contestant le diagnostic de la mort d'un homme retrouvé sans vie au matin dans sa cellule à la suite d'une rupture d'anévrisme, selon les médecins.
"Les détenus ont d'abord refusé de remonter de promenade, puis ils sont entrés en force et ont investi un secteur de la prison", a expliqué le secrétaire national de FO-Pénitentiaire, David Daems.

Rapidement matés par Valls

Une quarantaine de membres des Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris)  ont été envoyés en renfort depuis Paris, pour réprimer la rebellion. 
Chargées d'intervenir en cas de tensions dans un établissement pénitentiaire , ils sont intervenus peu après 11 heures avec l'appui de la police et de la gendarmerie qui a placé un hélicoptère en vol stationnaire au dessus de la prison.

L'émeute a pris fin en début d'après-midi.
La situation était rapidement sous contrôle et l'opération a pris fin à 14 heures, indique la Gendarmerie de Blois. Les 60 détenus ont regagné  leur cellule. 
La mutinerie a causé quelques dégradations à l'intérieur de la prison et l'un des détenus aurait été blessé, précise la gendarmerie de Blois. Europe 1 parle de "saccage.


mercredi 14 août 2013

Lyon: Train dérouté pour débarquer des perturbateurs

Le train Paris-Perpignan dérouté à Lyon pour débarquer 4 jeunes

Mini "Orange mécanique" dans le TGV Paris-Sud-Est, titre Le Progès

Un Paris-Perpignan a été dérouté vers la gare de Lyon-Saint-Exupéry samedi dernier, pour débarquer quatre jeunes Franciliens qui dérangeaient les passagers d'une des voitures, a-t-on appris ce mercredi. Interpellés par la Police aux frontières (PAF) lors de l'arrêt imprévu du TGV en gare de Lyon-Saint-Exupéry, les quatre voyous ont été placés en garde à vue, puis jugés en comparution immédiate à Lyon lundi.
Selon Le Progrès de Lyon, ils ont été condamnés à des peines allant de un à trois mois de prison ...aménageables, selon les nouvelles consignes de Christiane Taubira.

Passagers, cibles de gifles et d'insultes

Originaires de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, ces jeunes avaient embarqué sans billets dans le Paris-Perpignan de 7h15 samedi au départ de la gare de Lyon à Paris, direction la Méditerranée, rapporte un porte-parole de la SNCF.

Fumant des joints et buvant de l'alcool dans une rame du TGV, les quatre provocateurs ont rapidement semé la zizanie. "Ils ont commencé à agresser et à terroriser les voyageurs en milieu de train", a déclaré un porte-parole de la SNCF. Ils ont alors commis plusieurs incivilités, arrachant les baladeurs des oreilles d'un passager, giflant une jeune fille ou insultant une autre passagère.

Les deux contrôleurs à bord ont été accueillis par une bordée d'injures quand  ils sont intervenus. Les quatre resquilleurs étaient "très virulents" et " terrorisaient la voiture entière", selon la SNCF.

Face à ces tensions, le projet d'exfiltration des jeunes en gare de Nîmes, prochain arrêt sur le trajet, a été abandonné, et le TGV a effectué un "arrêt exceptionnel" à Lyon, demandé par les agents SNCF aux alentours de 9h20. " Nîmes étant plus bas, ils ont dû penser que Lyon était plus proche et ont dû vouloir les faire descendre plus tôt", a expliqué le porte-parole.

Un incident ..."exceptionnel"

L'arrestation des fauteurs de trouble par la PAF a été mouvementée, a précisé une source policière.

Le détournement a causé un retard de 45 minutes sur le trajet.
A leur arrivée en gare de Perpignan, les deux contrôleurs ont porté plainte pour "outrage et rébellion" envers agents de la SNCF, comme le veut la procédure en cas de débordements, précise la compagnie.

Les voyageurs n'ont, eux, pas souhaité porté plainte contre leurs agresseurs.
La SNCF déplorait mercredi cet incident qualifié d'"exceptionnel" et les désagréments occasionnés, malgré des antécédents entre Marseille et Nice. "Paris-Perpignan, c'est une ligne très, très fréquentée, une ligne de vacances, sans incidents particuliers " habituellement, a relativisé le porte-parole de la SNCF, selon lequel " ils ont choisi ce train-là comme ils auraient pu choisir un Paris-Nice ou un Paris-Marseille ".

lundi 12 août 2013

Egypte: les islamistes occupent la rue; le pouvoir menace

La fin du ramadan sera-t-elle synonyme du retour de la violence ?

Les partisans du président islamiste Mohamed Morsi
 ont appelé lundi à de nouvelles manifestations en Egypte


A l'issue d'une vaste opération militaire contre les Frères musulmans dont est issu l'ex-chef d'Etat, un haut magistrat, Adly Mansour, 67 ans, a remplacé comme président par intérim de l'Egypte, l'islamiste Mohamed Morsi démocratiquement élu en juin 2012, mais destitué par l'armée qui le détient, après un an de pouvoir islamiste marqué par des crises à répétition et une forte contestation populaire. Président de la Haute cour constitutionnelle, Mansour a promis de "protéger le système républicain" et d'être le "garant des intérêts du peuple" dans une brève allocution. Il a aussi rendu hommage à l'armée, "conscience de la nation" et à la presse "libre et courageuse".

Les supporters de Mohamed Morsi occupent deux places du Caire
 depuis plus d'un moisL'appel de ces islamistes a été lancé alors que la police évoquait une dispersion imminente mais "graduelle" de leurs sit-in au Caire à l'expiration d'un ultimatum fixé à la fin du ramadan.

Les pays occidentaux prennent parti

Fabius s'est aligné sur la position du président américain.
Tandis que A. Mansour a reçu des félicitations de plusieurs dirigeants arabes en tête desquels l'Arabie saoudite, la Turquie a jugé antidémocratique le renversement de M. Morsi. Barack Obama a appelé à réexaminer l'importante aide militaire à l'Egypte, la Russie a exhorté les camps rivaux à "la retenue" et l'Europe a insisté sur la tenue rapide d'une présidentielle. Alors que le Soudan a fait savoir qu'il espère que "la paix et la stabilité prévalent" dans son pays "frère", l'Egypte, la France réclame la libération de l'islamiste.

Dispersion du sit-in

A l'aube, à l'issue des quatre jours décrétés fériés pour fêter la fin du ramadan, des milliers d'islamistes étaient barricadés depuis plus d'un mois avec femmes et enfants sur deux places du Caire. La communauté internationale, qui a récemment tenté en vain une médiation, redoute une nouvelle effusion de sang à propos de cette poche de résistance.
Des hauts responsables de la police et du ministère de l'Intérieur ont toutefois affirmé que les policiers vont d'abord encercler les sit-in des places Rabaa al-Adawiya et Nahda avant de les disperser en "plusieurs jours et après "plusieurs sommations".
Une fois le siège entamé, la police attendra "deux ou trois jours avant de se mettre en mouvement pour disperser les manifestants", selon l'un d'eux. Ils n'ont pas précisé quand débuterait l'opération et assuré dimanche soir que "la décision n'était pas encore prise".

Les manifestants envisagent une épreuve de force

  
La presse occidentale rapporte le point de vue des insurgés de la place Rabaaalors qu'aucune présence policière n'est visible, mais que des partisans du président déchu achèvent les prières nocturnes, derrière des remparts de sacs de sable et de briques empilés  gardés par des volontaires. L'un d'eux dit s'attendre à une intervention de la police. "Nous aurons des martyrs. Le prix à payer sera élevé mais la victoire nous attendra au bout du chemin", a-t-il assuré.
Plus tôt, en réponse aux menaces gouvernementales, Farid Ismaïl, haut responsable des Frères musulmans, la confrérie de Mohamed Morsi, a assuré que "le peuple égyptien poursuivra sa révolution" pour exiger le retour de Morsi.

Nouvelles manifestations programmées pour lundi et mardi, quoi qu'il arrive. 
S'adressant aux "dirigeants du coup d'Etat" lors d'une conférence de presse sur la place Rabaa dans la nuit, Farid Ismaïl a appelé les Egyptiens à l'insurrection, en occupant "toutes les places" du pays, tandis que son mouvement annonce de nouvelles manifestations "massives" pour lundi et mardi.

Ces appels font redouter une escalade
Plus de 250 personnes - essentiellement des manifestants pro-Morsi - ont pourtant déjà péri dans des heurts entre pro et anti-Morsi, et entre pro-Morsi et forces de l'ordre depuis fin juin.
Dans la journée, plusieurs milliers d'islamistes radicaux sont  néanmoins appelés à manifester pour réclamer, disent-ils, le retour du président "légitime" renversé par "un coup d'Etat militaire sanglant", conspuant le nouvel homme fort du pays, le chef de la toute-puissante armée, le général Abdel Fattah al-Sissi.

La menace islamiste
Les opposants à Morsi lui reprochent d'avoir accaparé tous les pouvoirs au seul profit des Frères musulmans et d'avoir achevé de ruiner l'économie égyptienne. Pour l'organisation de défense des droits de l'Homme International Crisis Group (ICG), "en l'absence d'un accord politique, le résultat le plus probable est une impasse prolongée, des heurts à répétition". Mais, "personne ne doit sous-estimer le risque que certains islamistes, convaincus qu'ils n'auront pas de place dans le processus démocratique, se tournent vers la violence".

Dans le Sinaï, où des combattants islamistes multiplient les attaques depuis le 3 juillet, l'armée a tué au moins huit djihadistes dans des raids samedi soir. Mercredi, les militaires avaient dû tuer "60 terroristes"
 en un mois.


dimanche 11 août 2013

Christiane Taubira se fait décrypter par une ancienne garde des Sceaux

"Taubira ment pour donner des excuses aux voyous", confirme Rachida Dati

La prévention est passée de mode au PS...


Passation de pouvoirs:  la cyclothymique
ne tardera pas à accabler Michel Mercier
  

Entretien avec le JDD -
 La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a expliqué, lundi, sur le plateau de France 2, que la libération des délinquants condamnés à Dreux (Eure-et-Loir) serait la conséquence d'une "application de la loi pénitentiaire" votée par l'ancienne majorité de droite.

Du coup, la démocrate dénie à l'opposition toute légitimité pour la taxer de "laxisme". L’ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati (UMP), qui a participé aux travaux menant au vote de cette loi en novembre 2009, réagit à ces propos, dans le JDD.fr. 

Comment réagissez vous à la libération des trois délinquants de Dreux, pourtant condamnés à de la prison ferme?
Dire que la remise en liberté et la non incarcération de ces trois délinquants a été faite en fonction de la loi de 2009 [qui stipule que les aménagements de peine seront facilités pour les peines d’emprisonnement de moins de 2 ans], comme l’explique Christiane Taubira, c’est entièrement faux
La loi de 2009 -que j’ai faite adopter et que j’assume- permet des aménagements de peine qui ne sont pas automatiques. Cela permet au magistrat, sous certaines conditions, d’aménager la peine. Il faut que la personne incarcéree ne soit pas récidiviste, qu’elle ait un logement, un emploi et le magistrat doit tenir compte de la nature des faits. 
Par exemple, parmi les personnes condamnées à Dreux et non incarcérées, il y en avait un qui était jugé pour rebellion et outrage à des fonctionnaires de police. Cela ne rentre pas dans le cadre de la loi de 2009. 
En outre, Mme Taubira explique que le magistrat a voulu différer l’incarcération. S’il a différé l’incarcération, ce n’est pas un aménagement de peine, c’est la non-exécution d’une peine. La loi de 2009 ne permet pas de différer les incarcérations. 
Christiane Taubira ment sur ces deux points. Si le magistrat n’a pas incarcéré ces délinquants, c’est plutôt en application de la circulaire Taubira de septembre 2012  [qui donne la consigne à tous les Parquets de France de veiller "à l'état de surpopulation pénale"]. Comme elle refuse de créer des places de prison, elle cherche des excuses pour ne pas incarcérer ces voyous.

Que pensez-vous de l’utilisation que font la gauche et Christiane Taubira de cette fameuse loi de 2009 votée par la droite sur les aménagements de peine?
Christiane Taubira ne sait pas quoi répondre, elle est en grande difficulté. Il ne faut pas tromper les Français. Elle profère des mensonges. Il faut qu’elle m’explique quelle est la disposition de la loi de 2009 qui indique qu’il est possible de différer des incarcérations. On ment aux Français pour donner des excuses aux voyous. Je peux débattre avec elle quand elle veut où elle veut sur ce sujet. La loi de 2009 est faite pour des gens dont on veut prévenir la récidive et pour lequel on veut favoriser la réinsertion.

Comment fait-on aujourd’hui alors qu’il n'y a plus de places dans les prisons?
Le seul moyen pour lutter contre la surpopulation carcérale, et pour favoriser une exécution des peines dans de bonnes conditions, c’est de construire des places de prison, il n’y a pas de secret. D’ailleurs les magistrats le savent. Contrairement aux grands discours de Christiane Taubira, aucune alternative crédible à la prison n'est mise en place, et donc, malheureusement, la seule solution qui fasse peur aux délinquants, multirécidivistes en particulier, c'est la prison.
Michaël Bloch - leJDD.fr (mardi 06 août 2013)


jeudi 20 juin 2013

Hollande, Valls et Taubira font de Nicolas un premier martyr du "mariage" pour tous

Les dons affluent en soutien à Nicolas, militant anti mariage-homo condamné à 2 mois FERME pour rébellion
LA PRESSE OFFICIELLE VOUS A-T-ELLE INFORMES ? 

150 manifestants de la Manif Pour Tous comptent intenter 

une action en justice contre l'Etat, 

suite à des arrestations qu'ils jugent "arbitraires"

Le montant de la cagnotte en dit long sur la mobilisation des militants contre le mariage homosexuel et leur détermination face à cette condamnation arbitraire.


Une cagnotte à son intention avait déjà récolté 3500 euros quelques heures à peine après sa condamnation
, pour l'aider, lui et sa famille, à faire face aux frais de justice, et non à payer son amende, puisque il est illégal en France d'appeler à une souscription pour payer une amende personnelle. 

La cagnotte  précise bien "aider financièrement Nicolas B. et sa famille pour les frais auxquels ils devront faire face".



Halte à la répression politique

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi soir ce jeune opposant pacifique de 23 ans à quatre mois de prison -dont deux ferme- pour rébellion au motif qu'il a refusé son fichage par le biais d'un prélèvement (ADN ou d'empreintes)

Tenus à distance des studios de M6 par un important dispositif policier et dans un concert bon-enfant de sifflets et de vuvuzelas, les opposants à la loi qui conduit à la filiation homosexuelle ont scandé : "Hollande, ta loi, on n'en veut pas !", près des locaux de la chaîne de télévision, sans parvenir à apercevoir le président. "Vu le dispositif policier, c'était difficile de le voir", a reconnu Maxime, 18 ans, drapeau français à la main. "Mais le principal, c'était d'être là, pour montrer qu'on reste mobilisés", malgré des dizaines de camions de CRS et de gendarmes avaient été mobilisées durant l'après-midi pour empêcher les manifestants d'approcher.

Sectarisme de la Justice gouvernementale


En 2010, un tribunal bordelais avait relaxé un militant refusant un prélèvement d'ADN. Mais, utilisées contre les casseurs, les magistrats ne jugeaient alors pas les empreintes génétiques la méthode miracle pour l'ensemble des enquêtes. Et le juge avait même donné raison à l'inculpé.

Mais l'opposant au fichage avait pour lui d'être un gentil faucheur volontaire d'OGM, "ultra" de l'écologie, pas violent pour un sou, quant à lui, et donc apprécié de la magistrature militante. 

Condamné en 2009 à trois mois de prison avec sursis pour une action anti-OGM menée à Lugos (Gironde), Hervé Georges, le maraîcher récalcitrant poursuivi pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement biologique le 12 février 2010, avait donc été relaxé par le tribunal correctionnel de ...Bordeaux. 
Mais en août, le "bon" faucheur rebelle avait ensuite repoussé la proposition du Parquet de payer une amende de 300 euros dans le cadre d'une procédure de "plaider coupable".
Et cerise sur le maïs transgénique, notre protégé de la magistrature, indépendante et neutre comme du Monsanto, avait été interpellé  au côté de José Bové...

Comme la justice a une lecture de la loi modulable que le Français de base ne  comprend que trop bien, l'eurodéputé avait été
condamné en appel pour une destruction d'OGM dans le sud de la Gironde, datant de 2006 plaidant une "vengeance" politique (déjà) après les bons scores d'Europe Ecologie aux européennes...
Pas de prison ferme pour José Bové. L'eurodéputé, membre d'Europe Ecologie et nouveau vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, a eu droit à un an de prison avec sursis et 18 mois de mise à l'épreuve. Une peine inférieure à celle réclamée par le Parquet, qui avait requis huit mois de prison ferme, lors de l'audience du 23 septembre précédent.

Nicolas B. avait seulement causé un désagrément au président Hollande 

Ce citoyen vigilant était
présent dimanche soir à Neuilly-sur-Seine avec 1.500 militants pour accueillir François Hollande dont l'entretien télévisé sur l'émission "Capital" de M6 serait sans lui resté confidentiel.

C'est la première condamnation qui débouche sur un mandat de dépôt depuis le début des manifestations contre la loi Taubira. Maître Frédéric Pichon, un avocat très sollicité depuis le début de la mobilisation,  qui avait été désigné pour défendre le jeune homme avant de se faire remplacer, a déclaré à ce sujet : "Ils ont voulu faire un exemple, il était dans le collimateur. Ils veulent que le mouvement s'arrête".

Une manifestation de soutien pour le jeune homme est prévue le 23 juin, à Paris.

En attendant,
la cagnotte pour aider celui qui est devenu, malgré lui, l'emblème d'une jeunesse bien élevée qui a goûté depuis quelques mois aux gardes à vues, a dépassé ce matin la barre des 6 000 euros.


Dans la vulgarité et l'ignorance, Stéphane Guillon se surpasse

Il remue du croupion à la moindre sollicitation



Et alors, quand l'humoriste essaie de faire croire qu'il a lu la philosophe Simone Weil, il est vraiment trop drôle...