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vendredi 14 octobre 2016

Alain Juppé cafouille sur la justice et la sécurité

Et c'est Le Point qui le dit...

"Le candidat à la présidentielle propose un abaissement du seuil des aménagements de peine pour les récidivistes", selon Le Point
Problème: cela existe déjà !
Le Parisien-Aujourd'hui en France consacre sa Une, jeudi 13 octobre, à Alain Juppé, déclinant quelques-unes de ses propositions pour la justice et la sécurité. Le Point explique qu'"on y voit une photo du candidat à la primaire de la droite et du centre, soucieux, le pouce sur les lèvres, assortie de ce titre : 'Je préfère perdre en disant la vérité...'. Alain Juppé n'est pourtant pas à une approximation près, accuse le journaliste diplômé, péremptoire. Il s'avérera que c'est du "fact checking", à la graisse partisane. Mais continuons sur la ligne du désintoxiqueur.

Le maire de Bordeaux se mélange "complètement" les pinceaux. "J'ai proposé que le seuil à partir duquel les aménagements de peine sont possibles – c'est-à-dire deux ans – soit ramené à un an et six mois en cas de récidive", lance ainsi le candidat Les Républicains [verbatim du commentaire journalistique]. Avant d'affirmer que les juges n'ont pas assez recours à la prison.

Problème [sic]: le Code de procédure pénale prévoit d'ores et déjà que cette durée des deux ans soit réduite à un an
"si le condamné est en état de récidive légale". Alain Juppé propose donc une mesure plus laxiste que le droit en vigueur, assure le journaliste du Point... Christiane Taubira, lors des débats sur la réforme pénale, avait voulu aligner le régime des aménagements de peine des récidivistes sur celui des primo-délinquants. Mais le Premier ministre en fonction, Jean-Marc Ayrault, y avait finalement renoncé.

En France, le juge de l'application des peines (JAP) peut décider qu'une peine n'excédant pas deux ans de prison s'exécutera sous le régime de la semi-liberté (le condamné dort en prison), ou sous surveillance électronique (le condamné devra porter un bracelet à la cheville). Un procédé que le favori à la primaire de la droite juge inadapté aux terroristes, bien qu'il soit très peu utilisé, explique le journaliste.

Sur la justice, Juppé ne sort pas de la logique sécuritaire

Un article suivant maintient l'accusation du magazine, sous une autre angle. 
"Le candidat à la présidentielle propose un abaissement du seuil des aménagements de peine pour les récidivistes et les primodélinquants." Voici le nouveau texte:
"Le Parisien-Aujourd'hui en France consacre sa Une, jeudi 13 octobre, à Alain Juppé. On y voit une photo du candidat à la primaire de la droite et du centre, soucieux, le pouce sur les lèvres, assortie de ce titre : "Je préfère perdre en disant la vérité..." Le maire de Bordeaux décline dans une courte interview ses propositions pour la justice. "J'ai proposé que le seuil à partir duquel les aménagements de peine sont possibles – c'est-à-dire deux ans – soit ramené à un an et six mois en cas de récidive", lance ainsi le candidat Les Républicains. Avant d'affirmer que les juges n'ont pas assez recours à la prison.

Le paragraphe exposant un pseudo "problème" a disparu
En France, le juge de l'application des peines (JAP) peut décider qu'une peine n'excédant pas deux ans de prison s'exécutera sous le régime de la semi-liberté (le condamné dort en prison), ou sous surveillance électronique (le condamné devra porter un bracelet à la cheville). Selon le Code pénal, ce délai des deux ans est rapporté à une seule année lorsque le condamné est un récidiviste. Le favori à la primaire propose que les peines des récidivistes ne puissent être aménagées si elles sont supérieures à six mois de prison.
Oubliés Taubira et Ayrault. Mais Le Point n'abandonne pas son attaque.

"
Une mesure répressive, maintient Le Point, accusateur entêté
Alain Juppé met ici sur la table une mesure répressive qui conduirait à envoyer de nombreux délinquants en prison pour de très courtes périodes. Une mesure nécessaire, selon lui, le système de peines (prison ferme, aménagement, réduction de peine, ...) étant devenu illisible pour bien des Français.

Mais, selon les spécialistes [des noms, SVP, sauf si le secret des sources s'y oppose !...], les aménagements de peine ont justement été conçus pour éviter la rupture causée par l'univers carcéral. Des peines accomplies en milieu ouvert - au sein de la société (stages de citoyenneté, travaux d'intérêt général, bracelet électronique, etc.) - sont, selon toutes les études [sic: esbroufe ?], beaucoup plus efficaces pour lutter contre la récidive des condamnés à des petits délits. Alain Juppé, qui dit vouloir "une politique répressive" contre les "délinquants en puissance", n'en démord pas et veut revoir le régime des aménagements de peine qui avait pourtant été voté en novembre 2009... par la droite elle-même.
"Le Point.fr avait d'abord indiqué qu'Alain Juppé s'était emmêlé les pinceaux sur le régime des aménagements de peine," accusa-t-il, le 13/10/2016 à 10:00. Mais, dans un discret entrefilet en bas d'un article de Marc Leplongeon (ça ne s'invente pas), le magazine a admis deux heures plus tard, qu'il s'est lui-même emmêlé les pinceaux... "Il s'agit d'une erreur de lecture de l'interview, une virgule manquant à l'une de ses réponses," raconte-t-il, froidement...
Et c'est pour ça qu'il faut supprimer les 'adblockers' et subir la pub de la presse, de surcroît, pour financer des articles "de qualité" !

dimanche 11 août 2013

Christiane Taubira se fait décrypter par une ancienne garde des Sceaux

"Taubira ment pour donner des excuses aux voyous", confirme Rachida Dati

La prévention est passée de mode au PS...


Passation de pouvoirs:  la cyclothymique
ne tardera pas à accabler Michel Mercier
  

Entretien avec le JDD -
 La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a expliqué, lundi, sur le plateau de France 2, que la libération des délinquants condamnés à Dreux (Eure-et-Loir) serait la conséquence d'une "application de la loi pénitentiaire" votée par l'ancienne majorité de droite.

Du coup, la démocrate dénie à l'opposition toute légitimité pour la taxer de "laxisme". L’ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati (UMP), qui a participé aux travaux menant au vote de cette loi en novembre 2009, réagit à ces propos, dans le JDD.fr. 

Comment réagissez vous à la libération des trois délinquants de Dreux, pourtant condamnés à de la prison ferme?
Dire que la remise en liberté et la non incarcération de ces trois délinquants a été faite en fonction de la loi de 2009 [qui stipule que les aménagements de peine seront facilités pour les peines d’emprisonnement de moins de 2 ans], comme l’explique Christiane Taubira, c’est entièrement faux
La loi de 2009 -que j’ai faite adopter et que j’assume- permet des aménagements de peine qui ne sont pas automatiques. Cela permet au magistrat, sous certaines conditions, d’aménager la peine. Il faut que la personne incarcéree ne soit pas récidiviste, qu’elle ait un logement, un emploi et le magistrat doit tenir compte de la nature des faits. 
Par exemple, parmi les personnes condamnées à Dreux et non incarcérées, il y en avait un qui était jugé pour rebellion et outrage à des fonctionnaires de police. Cela ne rentre pas dans le cadre de la loi de 2009. 
En outre, Mme Taubira explique que le magistrat a voulu différer l’incarcération. S’il a différé l’incarcération, ce n’est pas un aménagement de peine, c’est la non-exécution d’une peine. La loi de 2009 ne permet pas de différer les incarcérations. 
Christiane Taubira ment sur ces deux points. Si le magistrat n’a pas incarcéré ces délinquants, c’est plutôt en application de la circulaire Taubira de septembre 2012  [qui donne la consigne à tous les Parquets de France de veiller "à l'état de surpopulation pénale"]. Comme elle refuse de créer des places de prison, elle cherche des excuses pour ne pas incarcérer ces voyous.

Que pensez-vous de l’utilisation que font la gauche et Christiane Taubira de cette fameuse loi de 2009 votée par la droite sur les aménagements de peine?
Christiane Taubira ne sait pas quoi répondre, elle est en grande difficulté. Il ne faut pas tromper les Français. Elle profère des mensonges. Il faut qu’elle m’explique quelle est la disposition de la loi de 2009 qui indique qu’il est possible de différer des incarcérations. On ment aux Français pour donner des excuses aux voyous. Je peux débattre avec elle quand elle veut où elle veut sur ce sujet. La loi de 2009 est faite pour des gens dont on veut prévenir la récidive et pour lequel on veut favoriser la réinsertion.

Comment fait-on aujourd’hui alors qu’il n'y a plus de places dans les prisons?
Le seul moyen pour lutter contre la surpopulation carcérale, et pour favoriser une exécution des peines dans de bonnes conditions, c’est de construire des places de prison, il n’y a pas de secret. D’ailleurs les magistrats le savent. Contrairement aux grands discours de Christiane Taubira, aucune alternative crédible à la prison n'est mise en place, et donc, malheureusement, la seule solution qui fasse peur aux délinquants, multirécidivistes en particulier, c'est la prison.
Michaël Bloch - leJDD.fr (mardi 06 août 2013)