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lundi 20 mai 2019

'Renaissance' (LREM) réclame un 'fact-checking' en direct pendant les débats télévisés des Européennes

Fébrile, LREM craint la contestation et recherche une aide extérieure pour encadrer l'expression libre de ses pairs


La suspicieuse quinquagénaire vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur des argumentaires de ses brillants jeunes pairs


Résultat de recherche d'images pour "bellamy Loiseau debat Montaigne"

Après avoir d'abord refusé un débat public télévisé avec tous les 'premiers de cordée' adverses, elle a fait une exception pour Jordan Bardella, RN, considérant qu'elle ne pouvait zapper la liste qui lui dam le pion. De François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, la capricieuse exigera finalement le huis-clos de l'Institut Montaigne, le 13 mai., mais aussi un médiateur sûr,  un homme de confiance, Dominique Seux (Les Echos, site du groupe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault).
Lien PaSiDupes - Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.

La liste du président va maintenant demander un "dispositif anti-fake news" aux chaînes de télévision.


Avec sa requête de dimanche, visant  les trois débats télévisés qui seront organisés d'ici aux élections européennes du 26 mai, la liste de La République en marche et du MoDem cultive le soupçon à l'encontre de ses listes d'opposition traitées comme des tricheurs 

Numéro 2 de la liste du mouvement présidentiel, l'ex-journaliste Pascal Canfin a révélé que LREM s'apprête à adresser cette demande insultante aux chaînes organisatrices France 2, LCI et BFMTV. "Nous allons, dès aujourd'hui, envoyer un courrier aux trois chaînes qui organisent ces trois débats pour leur demander officiellement de mettre en place un dispositif anti-mensonge, un dispositif anti-fake news en direct", a déclaré l'ex-eurodéputé écologiste, ex-ministre au Développement sous François Hollande,et tout récent ex-directeur général du WWF France, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.


Une opération de la majorité macronienne pour jeter le discrédit sur l'ensemble des listes d'opposition

C
e dimanche après-midi, les trois chaînes ont fait observer aux manipulateurs de l'électorat que ces dispositifs de vérification en direct sont déjà en place lors de leurs émissions précédentes et le seront encore lors des derniers débats.


Une cellule de "trois, quatre journalistes", évidemment indépendants (Benjamin Duhamel, fils de Patrice Duhamel et de Nathalie Loiseau Saint-Cricq, neveu d’Alain, pour le service public, Ruth Elkrie,  SFR Group, propriété de l'homme d'affaires maroco-franco-libanais Patrick Drahi) et Jannick Alimi (Le Parisien, groupe LVMH) pourrait être chargée de repérer les fausses informations émises par tel ou telle responsable politique, puis de les dénoncer, via un bandeau affiché à l'écran. "Parce que la démocratie, c'est le débat sur des opinions, certes, mais aussi sur des faits qui, eux, sont incontestables", a commenté Pascal Canfin, en visant spécifiquement le Rassemblement national (RN) qui, accuse-t-il, s'est fait une "grande spécialité" des infox. 

Parmi les infox de Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité, ancienne candidate opposée à la liste Simone Veil aux Européennes de 1989, citons cette affirmation de ce dernier dimanche avant le scrutin, appelant à la fin d'un mouvement qui "tourne en rond", selon laquelle "le débouché politique des Gilets jaunes est plutôt à l'extrême droite".
Loiseau et Castaner n'ont pas accordé leurs pipeaux.
3Ce que j'ai vu, moi, dans les meetings où des 'gilets jaunes' se sont infiltrés, c'est que, quand nous leur avons demandé de sortir, ils ont toujours crié: 'Vive Marine' (Le Pen)", a accusé l'ex-ministre de Macron aux Affaires étrangères, dont la liste est régulièrement devancée dans les sondages par celle du Rassemblement national (RN), à une semaine des élections européennes, comme prévu par les stratèges de l'Elysée qui ont recommandé aux media et aux sondeurs, comme à leurs troupes, de répandre le slogan "Macron ou le chaos en Europe", rejouant ainsi l'acte 4 des présidentielles de 2007 et 2012, quand la stratégie de républicains serait en faveur de la "troisième voie" représentée par François-Xavier Bellamy (LR), tête de liste "Union de la droite et du centre". 
"Il y a une similitude, une proximité forte entre certains 'gilets jaunes' et le Rassemblement national", a insisté ce drôle de Loiseau, ex-candidate engagée en 1984 sur une liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat issu du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite aujourd’hui dissoute, qui accuse aujourd'hui, avec constance et véhémence, l'extrême droite de "jouer avec la violence". Macron va devoir vite accorder les discours de ces deux-là...

Une "cellule" de journalistes et un bandeau d'avertissement

Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche aux élections européennes, enchaîne les couacs dans sa campagne.

Sans crainte d'une lourde responsabilité dans ce nouveau discrédit jeté sur la classe politique,
la majorité présidentielle assume sa contribution à la forte abstention annoncée au scrutin à un seul tour du 26 mai prochaine.
"Parce que la démocratie, c'est le débat, sur des opinions certes, mais aussi sur des faits incontestables, a estimé l'accusateur de ses propres collègues. Sinon le débat est tué, la démocratie souffre du fait que certains candidats, particulièrement ceux du RN, puissent dire absolument n'importe quoi", a-t-il insisté. Selon l'ancien allié de Hollande et Macron lorsqu'ils étaient à l'Elysée, les fact-checking que l'on trouve après les débats dans la presse arrivent trop tard et "personne ne [les] lit", a-t-il encore argué. 

Très concrètement, selon Pascal Canfin, ce dispositif doit se traduire par une "cellule de trois, quatre journalistes qui, en live, pendant le débat, vérifie si le chiffre ou l'affirmation qui viennent de sortir sont vrais ou faux". "Si c'est factuellement complètement faux, et c'est quand même une grande spécialité du RN, alors nous suggérons un bandeau en direct pendant l'émission", qui viendrait avertir les téléspectateurs que telle ou telle prise de parole est erronée. "Cela permettra d'améliorer la qualité du débat démocratique", avance le candidat LREM, posant en paragon du savoir et de la vertu. 
Tentant d'associer les autres candidats à cette initiative, Canfin a précisé que sa liste dresserait les participants contre l'orateur ou l'oratrice qui se mélangerait les pinceaux. Ce qui risque de coûter cher à sa tête de linotte, une 'serial-gaffeuse'...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien : Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

Addendum au florilège non-exhaustif des bourdes de Loiseau

Macron l'a sélectionnée, mais l'a répudiée. 
Difficile en effet de se tenir à jour de la somme des bulles de Nathalie Loiseau. Pourtant, elle va siéger au Parlement européen...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron a-t-il chassé Loiseau et revêtu sa dépouille ? " : Macron compte-t-il aussi siéger au Parlement de Strasbourg ?

Lundi 29 avril sur France Cultureelle fit écho à la volonté de Macron de suppression de l'ENA dans une contorsion qui aurait dû être douloureuse à une ancienne directrice de l'ENA. Mais celle-ci est coutumière des reniements. La tête de liste 'Renaissance', qui n'avait pas hésité un peu plus tôt sur Radio J à se dire "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", s'enfonce l'instant d'après dans la coquille de Calimero pour pointer à son tour l'entre-soi de l'école des hauts fonctionnaires : "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs, en n'étant pas ancienne de l'ENA, femme de moins de cinquante ans, j'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA".
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA" La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA

"Romanichelle", un terme dépréciatif désignant un membre de la communauté tsigane ou rom... Ballot, pour la candidate d'un mouvement d' arrogants, qui, dans la même émission, dénonce par ailleurs "la montée des nationalismes en Europe", prenant en exemple le "recul des libertés" et la montée de l'antisémitisme dans
la Hongrie de Viktor Orban. Or, devinez qui fait aussi l'objet d'une stigmatisation dans ce même pays ? La communauté rom !
Lien PaSiDupes - "Loiseau (LREM) reconnaît s'être sentie "une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA" : Nathalie Loiseau, tête de liste LREM, lance une nouvelle boule puante stigmatisante

Il n'a pas 
pourtant échappé non plus  à Canfin et ses semblables que la bécasse a été confrontée à une autre de ses contradictions, au sujet de la Pologne cette fois, quand des photos de sa dernière publication, "L'Europe en BD", auteure et formateuse des jeunes esprits prise en flagrant délit d'abus de faiblesse, Nathalie Loiseau, publiée le 17 avril aux éditions Casterman, ont surgi sur les réseaux sociaux. Pour prôner la tolérance vis-à-vis des différences culturelles entre les 28 pays membres de l'Union européenne, l'auteure du texte a choisi la question du mariage des homosexuels. Faisant dire à un enfant : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve !". Les autres personnages prennent acte de cette déclaration, avec la bénédiction du professeur qui conclut, en toute neutralité déontologique et respectueuse : "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut les respecter. D'ailleurs, voici la devise de l'Europe : 'Unie dans la diversité'". Oops !

Une banalisation de l'opinion homophobe que Twitter n'a pas manqué de pointer, puisque la presse sous influence des lobbies LGBT l'a tue. "Présenter des propos et comportements homophobes dans un livre destiné aux jeunes comme relevant de la diversité de l’Union européenne, c’est contribuer à la banalisation de l’homophobie. Ceci est incompréhensible et très maladroit", a notamment réagi SOS homophobie. "Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l'égalité", a écrit de son côté l'avocat et député socialiste Boris Vallaud demandant, du haut de son 1,69m : "Cette démonstration absurde marche avec tout ? L'IVG ? L'accueil des réfugiés? Avec de tels "progressistes", à quoi servent les conservateurs ?".

Pour sa défense, Loiseau se targue de l'homosexualité de ses propres frères.
Pas de quoi faire douter la reine de la brêle, qui rétorque : "Décrire la Pologne telle qu'elle est ne veut pas dire qu'on l'approuve". Un message accompagné d'un passage d'une autre de ses œuvres, son livre écrit en 2014 ("Choisissez tout"), censé la dédouaner de tout soupçon d'homophobie : "Gais, il l'étaient tous et ils étaient tous gays. Le Paris de la mode, c'est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J'ai commencé avec eux un bout de chemin que je n'ai plus jamais arrêté [arr^ter un chemin?]. Minorités extralucides, mes frères homosexuels observent, analysent décryptent le mainstream comme personne"… Soit plus de clichés en une page que dans un livre entier de Yann Arthus-Bertrand, n'admettra jamais Canfin...
Constatant la faible adhésion à sa laborieuse démonstration, revoilà l'ancienne ministre qui s'enferre, s'en prenant dans un tweet solennel à Jaroslav Kaczynski - soupçonné d'homosexualité - pour manifester son opposition au leader du parti conservateur nationaliste polonais (PiS) dont est issu l’actuel président polonais : "L’homophobie de Jaroslav Kaczynski, qui désigne les LGBT comme une 'menace contre la Pologne', est en réalité une menace contre les valeurs de l’Europe. Ne laissons pas l’obscurantisme gagner en Europe". Estime-t-elle qu'à l'instar de son 'ami' polonais, les conservateurs nationalistes en sont tous ? Et que reste-il de "l'union dans la diversité des opinions" ?

Cerise sur le plantain de l'étourneau
Lien PaSiDupes - " 1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil " Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

mardi 1 mai 2018

Les dépenses privées des Macron ne nous coûtent pas moins cher que celles de leurs prédécesseurs

Après un an de macronisme, le renouvellement des moeurs politiques n'a toujours pas commencé

Les pratiques de Macron concernant ses dépenses privées tranchent-elles avec celles de ses prédécesseurs ?
 

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Est-ce qu'elle paie elle-même ses extensions
et lui? ses lingettes ?
Quand Nicolas Sarkozy était Président, payait il ses dépenses personnelles, ainsi que celles de sa femme et de ses enfants ? Cette question est suscitée par l'article du journal Le Parisien vantant une attitude irréprochable d'Emmanuel et Brigitte Macron en matière de dépenses privées. Tant de flatteries accumulées finissent par interpeller et, avec cette flagornerie de trop dans les colonnes de ce journal de courtisans, la coupe est peut-être pleine. Vérification faite, cette assertion du Parisien est une nouvelle infox, ou 'fake news', pour les défenseurs de l'hégémonie de l'anglais dans le monde.
Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron faisaient-ils moins bien en la matière que les exemplaires Macron ? En fait, à en croire René Dosière, un analyste qui consacre sa vie à révéler les dépenses des uns à l'Elysée et à masquer celles des autres, les pratiques d'Emmanuel Macron ne constituent guère une révolution et sont "dans la continuité de ce qui s'est mis en place sous Nicolas Sarkozy et de ce qui se pratiquait sous François Hollande". Macron ne fait pas mieux, mais c'est la faute de Sarkozy... A la bonne heure ! 
Le Parisien s'esbaudie de ce que les Macron déboursent eux-mêmes les courses de ce prestigieux logement de fonction, du dentifrice jusqu’aux croquettes de Nemo ! "Economies obligent, ils n’ont pas changé un seul meuble à l’exception… du matelas", précise la gazette parisienne, un brin prosaïque. Rivalisant à cet égard avec la presse caniveau, elle ajoute que le président acquitte aussi une taxe d’habitation, "pas la moindre des cocasseries" pour celui qui veut la supprimer. Ne demandons pas au Parisien de préciser que cette suppression n'impose aucune contrepartie  aux 20% les plus aisés, donc au banquier et à sa retraitée de la fonction publique que la hausse de la CSG ne semble pas affecter: elle vit (bien) des bénéfices de la maison Trogneux, maîtres-chocolatiers qui, pour autant, ne comptent pas redistribuer leur fortune sous la forme de diplômes en chocolat aux “professionnels du désordre” estudiantin...
"Vous devriez installer un compteur d’eau et d’électricité. C’est, paraît-il, ce que faisait de Gaulle, ça ne peut que plaire au président", avait achevé Dosière. 

Lorsqu’il se déplace à titre privé, le tandem présidentiel paie aussi ses chambres d’hôtel.
Résultat de recherche d'images pour "lingettes de Macron Macron"Dosière n'a pas à justifier ce choix, mais Le Parisien feint d'ignorer ce que son confrère Europe 1 a révélé : Macron a dormi aux frais de la princesse à la préfecture de Haute-Vienne, à Limoges, après un "banquet républicain" avec des élus locaux, avant de se rendre à la commémoration du massacre nazi d'Oradour-sur-Glane. Il ne fallait pas mettre le doigt sur la contestation populaire : les belles images de proximité sont souvent écornées par des manifestations sociales bruyantes et violentes qui interdisent à Macron la fréquentation des Formule 1, par ailleurs réquisitionnés pour les migrants. 
Aucun président ne paie les dépenses de sécurité, liées à la fonction. 

Preuve de l'"intox"
ci-dessus :

En régime totalitaire (mais pas que...), le rôle du 'fact checker' au service du pouvoir est de nier les faits.

Lorsque les Macron ont célébré Noël en famille à Chambord, ce serait Brigitte Macron qui aurait insisté pour régler la facture, dans la crainte d'une polémique sur une dérive monarchique. Rien n'atteste le paiement, et encore moins son montant, mais il est bon de le faire croire, tout en fabriquant l'image de l'épouse de bon conseil.

Et lorsqu’ils utilisent les avions Falcon et les hélicoptères de l’Etat pour une escapade privée - sécurité oblige - assure Le Parisien, ils adressent un chèque au ministère de la Défense, pour une somme équivalente à un vol commercial. Mais est-ce à dire que les routes de France ne sont pas sécurisées. A son époque, Sarkozy n'a-t-il pas voyagé de Paris à Marseille par la route, sous escorte ? "C’est autour de 170€, comme un billet Air France", indique un expert anonyme, qui précise qu’une heure de Falcon coûte tout de même… 5 à 6.000€.  Ce que ni lui, ni Le Parisien ne précise, c'est que Macron peut bénéficier de ristournes: ce fut ainsi le cas des locations de ses salles de meeting lors de la campagne présidentielle du candidat, à la différence de ses concurrents...

Que faisaient les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?
 

A peu près la même chose, admet le socialiste Dosière.
L'article du Parisien suggère pourtant que ces pratiques vertueuses sont inédites… ou quasi. Au directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, l'infatigable contrôleur des dépenses élyséennes, début juillet, l’ex-député René Dosière conseilla : "Si j’étais vous, j’annoncerais que le couple présidentiel prendra à sa charge tous ses frais personnels". Depuis longtemps, pourtant, ce n'est plus le contribuable qui paie, mais il ne le sait pas et il faut lui faire savoir. 

Fallait-il pour autant claironner que les Macron sortent le chéquier et la carte bleue pour la quasi-totalité de leurs dépenses privées, puisque François Hollande et, avant lui, Nicolas Sarkozy, le faisaient déjà? "Longtemps, en effet, c’est le contribuable qui a payé", écrit l'article, entretenant l'ambiguïté pour les besoins de la cause des Macron qu'il enjolive. 
Les usages sont peu ou prou les mêmes depuis une dizaine d'années en matière de prise en charge des dépenses privées par les locataires eux-mêmes de l'Elysée
Sarkozy et Hollande aussi payaient leur taxe d'habitation et Le Parisien précisant qu'Emmanuel Macron paye sa taxe d'habitation n'en fait-il pas un peu trop ? D'autant que ce n'est pas encore vraiment le cas, puisque Emmanuel Macron n'était pas occupant des lieux en janvier 2017. 
N'en déplaise aux zélateurs du Groupe Les Echos-Le Parisien (et aussi Aujourd'hui en France et Radio Classique), détenu par le groupe de luxe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault, ce n'est avant l'année prochaine qu'il payera sa taxe d'habitation pour son logement élyséen. Et ce ne sera pas une révolution: c'était déjà le cas sous Nicolas Sarkozy et François Hollande ! 
Voilà ce qu'écrit René Dosière dans l'ouvrage L'Argent de l'Etat (2016) : "Détail amusant, il y a dix ans pile poil, un article de l'hebdomadaire Le Point (propriété de François-Henri Pinault, lequel fit connaître son intention de voter pour François Hollande) évoquait d'ailleurs le fait que le couple présidentiel de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni honorait sa taxe d'habitation… en commettant la même approximation que l'article du Parisien paru à propos d'Emmanuel Macron, puisque, à l'époque, le nouveau président ne pouvait pas avoir payé la taxe d'habitation pour un appartement élyséen qu'il occupait depuis moins d'un an. 
"Depuis qu’il s’est remarié, il traîne beaucoup moins ici", assure-t-on à la présidence, selon Le Point. Le soir venu, quand la France ne le réclame plus, il retrouve en effet Carla, chez elle, dans son hôtel particulier du 16e arrondissement. Le week-end, ils sont à l’Elysée, à l’abri des paparazzis. A ce titre, le président s’est acquitté en janvier de la taxe d’habitation : 300 euros. Ils occupent l’appartement privé, tapissé de photos de Bettina Rheims montrant un Sarkozy au milieu de ses fils. "Pour les enfants, l’Elysée, c’est l’idéal", confie Carla. 

Si le président paye sa taxe d'habitation, qu'en est-il des dépenses privées ? 
Depuis une dizaine d'années, le président de la République n'est plus intégralement pris en charge par le contribuable, notamment depuis la mise en place d'une rémunération présidentielle. René Dosière : "La rupture en matière de dépenses privées remonte à la fixation au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy d'une rémunération présidentielle. 
Nicolas Sarkozy, dès son arrivée au pouvoir, met fin à cette opacité en décidant de faire basculer la fixation du salaire présidentiel dans le domaine de la loi. Un véritable "effet de transparence", accorde le socialiste René Dosière, bien que le texte de loi soit, à l'époque, très mal accueilli par la gauche. Il faut dire que cette légalisation s'est accompagnée d'une augmentation sensible du salaire présidentiel. Fixé à 7.984 euros net par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy l'a aligné sur celui du premier ministre, soit l'équivalent de 21.300 euros net mensuels. Autre différence, si la rémunération de Jacques Chirac était entièrement imposable, seule l'indemnité de fonction, soit 4.260 euros sur les 21.300 euros, le fut désormais.
Mettant en application l'une de ses promesses de campagne, l'ex-candidat socialiste obtint par décret une diminution de 30% de la rémunération du président de la République, qui passa de 21.300 euros à 14.910 euros. Depuis, 
indexée sur le traitement des fonctionnaires, cette rémunération atteindrait 14.999 euros. Depuis janvier 2017, la totalité de cette somme est désormais imposable.
Une enquête de la chaîne CNN a révélé que la rémunération de François Hollande le plaçait, en mars 2015, à la septième position du classement des chefs d'Etat les mieux payés des 12 pays les plus riches de l'OCDE. Il était devancé par Barack Obama (31.000 dollars par mois), mais également par Angela Merkel (18.000 euros par mois) ou par le Britannique David Cameron (l'équivalent de 16.800 euros mensuels).
Les anciens présidents coûtent dix millions d'euros par an à l'Etat.
Lors de ses années à l'Elysée, Macron gagnera entre 15 000 et 19.000 euros par mois.
"Le périmètre du budget de l'Elysée avait été modifiée, une clarification opérée entre les dépenses publiques et privées. Et le tout avait été placé sous le contrôle de la Cour des comptes." 
En 2009, pour la première fois, donc, la Cour des comptes se livra à l'exercice annuel du contrôle de l'exécution du budget de la présidence de la République. Le rapport, sous la forme d'une lettre d'une vingtaine de pages adressée au président, pointe justement le fait que des dépenses privées auraient été payées par le budget de l'Elysée. Mais le rapport note que la somme a été remboursée, et que des instructions ont été données pour que la facture relative aux dépenses privées du président et de sa famille soient désormais réglées par le Président.
En 2011, la rapport annuel se félicite que les dépenses privées soient directement payées par le Président et non plus pré-financées. Preuve donc que le Président doit en théorie payer ses dépenses privées. 

Reste à définir ce qu'on entend par dépenses privées. La question des croquettes du chien Nemo ou du dentifrice partagé par le couple présidentiel se pose-t-elle ? "Oui, estime René Dosière. Même si depuis dix ans, la frontière entre les dépenses privées et publiques a probablement dû se clarifier.
Même s'il existe forcément des zones grises, admet René Dosière : "Quand un président invite sa famille ou ses amis à dîner à l'Elysée, le repas est préparé par les cuisines de l'Elysée. En théorie, les repas devraient être remboursés sous forme de forfait. Mais c'est difficile à voir, puisque ne figurent pas de ligne "remboursement présidentiel" dans les comptes de l'Elysée." Sauf que certains membres peuvent y prendre pension, sans aucune légitimité
Il en va de même pour l'utilisation de l'eau ou de l'électricité, dont René Dosière avait suggéré à l'équipe Macron qu'elles soient payées par le Président. Sans qu'on sache si le conseil a été entendu. 

Quid des déplacements privés ? 
Angélique, l'article du Parisien certifie que Macron paye - certes très partiellement - ses déplacements privés. Comme ses salles de meeting en campagne présidentielle... 
Dès 2009, la Cour des comptes notait que le Président était amené dans le cadre de ses déplacements privés à employer des lignes commerciales régulières… mais devait malgré tout être accompagné d'un avion de la flotte officielle ! D'où une "absence d'économies", si on veut, mais une double dépense, en fait. La cour justifiait donc l'usage d'un avion officiel pour tout déplacement, y compris les voyages privés. Ces derniers devant donner lieu à un remboursement forfaitaire. Selon René Dosière, cette préconisation est devenu l'usage aussi bien pour le Président que le Premier ministre. 
En août 2011, alors député (Aisne), Dosière avait même interrogé François Fillon et Nicolas Sarkozy sur le nombre de voyages privés effectués, ainsi que le montant des remboursements versés. François Fillon avait répondu, indiquant avoir effectué sept déplacements privés avec la flotte gouvernementale, dont six en 2010, et remboursé 6.955,70 euros pour une durée de vol de 13 heures 05. Là encore, les remboursements forfaitaires modiques évoqués concernant Macron n'apparaissent donc pas comme une révolution. 
Toujours pas de renouvellement de la vie politique...

mardi 7 février 2017

Vallaud-Belkacem suit désormais la voie Hamon mais déraille

"Benoît Hamon a voté tous les textes budgétaires et soutient le CICE," raconte l'ex-porte-parole de Hollande

Zéro pointé pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education

Pimprenelle veut faire croire que Benoît Hamon n'est pas si critique qu'on le dit de la politique économique du gouvernement. Mais le ralliement politique est un exercice périlleux, aussi pour les professionnels du grand écart comme Najat Vallaud-Belkacem et,
malgré une longue pratique de l'échauffement à la désinformation comme porte-parole, la ministre de l'Education s'est fait un claquage. 
Pendant la campagne de la primaire à gauche, Najat Vallaud-Belkacem avait pris le parti du premier ministre, Manuel Valls, candidat qui devait balayer ses six rivaux et qu'elle qualifia donc de  "seul véritable homme d'Etat"de la primaire. Mais celui qui croyait maîtriser le balai se retrouva à la poubelle et la fidèle de Hollande lâcha Valls pour passer à Hamon, tombeur de l'"homme fort" du parti socialiste et nouveau "seul véritable homme d'Etat".
Hamon saura-t-il résister à la bécasse ?
Rappelons que la rumeur d’une liai­son entre Manuel Valls et Najat Vallaud-Belka­cem a circulé un temps et que le premier ministre a dû en faire le démenti.
Sur ce présumé avatar de sa vie personnelle, il n’y est pas allé par quatre chemins et, au prin­temps 2016, entre la poire et le fromage d’un déjeu­ner avec des jour­na­listes de sa suite,  Manuel Valls aurait de lui-même attaqué à la hussarde les rumeurs qui évoquaient un coup de canif à son contrat de mariage avec la violoniste, le révélant en couple avec une subalterne de bureau, Najat Vallaud-Belka­cem, ministre de l’Édu­ca­tion.

L'amour rend bête !
Alba Ventura et Laurant Bazin, co-auteurs du livre Le Bal des dézin­gueurs (éditions Flam­ma­rion) ont révélé les propos off très surpre­nants du locataire de Matignon. Valls aurait ironisé sur "les sympa­thiques rumeurs que certains des jour­na­listes présents ce jour-là ont genti­ment relayées", mais que seuls ont eu alors à connaître les malheureux assidus des salles d'attente de dentiste. L'hôte de ce déjeu­ner précisa à ses invités que ses colla­bo­ra­teurs avaient été sommés "de tout lui faire remon­ter" au sujet de cette folle rumeur. 
Si Najat Vallaud-Belka­cem, mariée et mère des jumeaux d'un proche de Hollande à l'Elysée, a opté pour l’in­dif­fé­rence aux bruits de couloirs, Manuel Valls s'est défendu en affirmant qu'il forme "un couple très soudé" a­vec Anne Gravoin, son épouse légitime. L'entourage n'a pas hésité à raconter que Valls aurait fait de la provocation en posant sur les photos offi­cielles au côté de la ministre de l’Édu­ca­tion "pour montrer aux photo­graphes que la rumeur ne lui fait pas peur". Ambigu...

Après l'éviction de Valls et la victoire de Benoît Hamon, la frivole Najat Vallaud-Belkacem a décidé de soutenir le candidat élu du Parti socialiste.
Elle le publie sur France Inter le lundi 7 février .

VOIR et ENTENDRE la versatile politicienne :

Benoît Hamon n'est pas si critique avec le bilan du quinquennat, assure-t-elle:
"Remarquez quand même que Benoît Hamon a voté tous les textes budgétaires, par exemple. Que Benoît Hamon a bel et bien soutenu le CICE. Donc, il n'y a pas de sujet pour moi."
Mais Najat Vallaud-Belkacem dit n'importe quoi


Benoît Hamon a voté tous les textes budgétaires ?
Elle débloque...



Contrairement à ce qu'affirme Najat Vallaud-Belkacem, le député des Yvelines s'est à la vérité abstenu sur trois textes budgétaires après son départ du gouvernement : loi de programmation des finances 2014-2019, projet de loi de finances 2017 et 2015. 
Et voilà comment il justifiait son vote sur ce dernier lors d'une interview sur RFI fin 2014 :
"J'ai fait le choix difficile de m'abstenir, qui est un choix cohérent avec les raisons pour lesquels je ne suis plus membre du gouvernement : un désaccord sur une politique économique qui privilégie la réduction de la dépense publique pour financer 40 milliards d'aides et de soutien aux entreprises."
VOIR et ENTENDRE Benoît Hamon clamer son désaccord avec le gouvernement Valls, au micro de Frédéric Rivière, sur RFI :

Benoît Hamon soutient le CICE ?
Elle débloque...
Benoît Hamon n'a pas varié dans sa condamnation de la politique économique menée pendant le quinquennat de François Hollande.
En vérité, lors d'un déplacement en Lorraine vendredi 3 février, le candidat socialiste à la présidentielle s'est attaqué au... CICE, qu'il est donc censé soutenir d'après Najat Vallaud-Belkacem :
"On ne peut plus avoir une politique de soutien à l'économie, qui se fasse sans contrepartie. Remarquez l'année dernière l'explosion de la distribution de dividendes, au moment où l'on fait du CICE. Ça veut donc dire qu'une grande partie des aides apportées aux entreprises a servi à augmenter la rémunération des actionnaires, pas les salaires, et pas aux créations d'emploi. Moi, je juge qu'une politique comme celle-là n'est pas bonne pour le pays."

Cela dit, si Benoît Hamon trouve quelques aspects positifs au quinquennat auquel il a participé, notamment sur... l'Education, Najat Vallaud-Belkacem ment encore, lorsqu'elle affirme péremptoirement que son nouveau 'driver' est en accord avec la politique économique menée par le gouvernement socialiste.

Est-elle plus fiable dans son domaine actuel de compétence ? 
NVB, chargée de mission de Gérard Collomb, 
sénateur-maire PS de Lyon, en janvier 2003, 
est une trouvaille de Ségolène Royal,
dont elle fut porte-parole à 
à l'élection présidentielle de 2007
et à la primaire citoyenne de 2011 
Au vu de ces déclarations, il est permis d'en douter...
Najat Vallaud-Belkacem fait campagne pour le frondeur Hamon mais elle reste au gouvernement: soit elle n'est pas en campagne et peut rester au gouvernement pour ne pas laisser l'Education sans tête, soit la ministre de Cazeneuve est sur la ligne de son favori et, comme lui, doit démissionner.

Mais peut-être son seul souci est-il son intérêt personnel, celui de conserver son poste à la législative à venir. Avec l'aide du PS.

En attendant,
comme porte-parole du 'frondeur' Hamon, elle est recalée.