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lundi 20 mai 2019

'Renaissance' (LREM) réclame un 'fact-checking' en direct pendant les débats télévisés des Européennes

Fébrile, LREM craint la contestation et recherche une aide extérieure pour encadrer l'expression libre de ses pairs


La suspicieuse quinquagénaire vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur des argumentaires de ses brillants jeunes pairs


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Après avoir d'abord refusé un débat public télévisé avec tous les 'premiers de cordée' adverses, elle a fait une exception pour Jordan Bardella, RN, considérant qu'elle ne pouvait zapper la liste qui lui dam le pion. De François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, la capricieuse exigera finalement le huis-clos de l'Institut Montaigne, le 13 mai., mais aussi un médiateur sûr,  un homme de confiance, Dominique Seux (Les Echos, site du groupe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault).
Lien PaSiDupes - Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.

La liste du président va maintenant demander un "dispositif anti-fake news" aux chaînes de télévision.


Avec sa requête de dimanche, visant  les trois débats télévisés qui seront organisés d'ici aux élections européennes du 26 mai, la liste de La République en marche et du MoDem cultive le soupçon à l'encontre de ses listes d'opposition traitées comme des tricheurs 

Numéro 2 de la liste du mouvement présidentiel, l'ex-journaliste Pascal Canfin a révélé que LREM s'apprête à adresser cette demande insultante aux chaînes organisatrices France 2, LCI et BFMTV. "Nous allons, dès aujourd'hui, envoyer un courrier aux trois chaînes qui organisent ces trois débats pour leur demander officiellement de mettre en place un dispositif anti-mensonge, un dispositif anti-fake news en direct", a déclaré l'ex-eurodéputé écologiste, ex-ministre au Développement sous François Hollande,et tout récent ex-directeur général du WWF France, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.


Une opération de la majorité macronienne pour jeter le discrédit sur l'ensemble des listes d'opposition

C
e dimanche après-midi, les trois chaînes ont fait observer aux manipulateurs de l'électorat que ces dispositifs de vérification en direct sont déjà en place lors de leurs émissions précédentes et le seront encore lors des derniers débats.


Une cellule de "trois, quatre journalistes", évidemment indépendants (Benjamin Duhamel, fils de Patrice Duhamel et de Nathalie Loiseau Saint-Cricq, neveu d’Alain, pour le service public, Ruth Elkrie,  SFR Group, propriété de l'homme d'affaires maroco-franco-libanais Patrick Drahi) et Jannick Alimi (Le Parisien, groupe LVMH) pourrait être chargée de repérer les fausses informations émises par tel ou telle responsable politique, puis de les dénoncer, via un bandeau affiché à l'écran. "Parce que la démocratie, c'est le débat sur des opinions, certes, mais aussi sur des faits qui, eux, sont incontestables", a commenté Pascal Canfin, en visant spécifiquement le Rassemblement national (RN) qui, accuse-t-il, s'est fait une "grande spécialité" des infox. 

Parmi les infox de Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité, ancienne candidate opposée à la liste Simone Veil aux Européennes de 1989, citons cette affirmation de ce dernier dimanche avant le scrutin, appelant à la fin d'un mouvement qui "tourne en rond", selon laquelle "le débouché politique des Gilets jaunes est plutôt à l'extrême droite".
Loiseau et Castaner n'ont pas accordé leurs pipeaux.
3Ce que j'ai vu, moi, dans les meetings où des 'gilets jaunes' se sont infiltrés, c'est que, quand nous leur avons demandé de sortir, ils ont toujours crié: 'Vive Marine' (Le Pen)", a accusé l'ex-ministre de Macron aux Affaires étrangères, dont la liste est régulièrement devancée dans les sondages par celle du Rassemblement national (RN), à une semaine des élections européennes, comme prévu par les stratèges de l'Elysée qui ont recommandé aux media et aux sondeurs, comme à leurs troupes, de répandre le slogan "Macron ou le chaos en Europe", rejouant ainsi l'acte 4 des présidentielles de 2007 et 2012, quand la stratégie de républicains serait en faveur de la "troisième voie" représentée par François-Xavier Bellamy (LR), tête de liste "Union de la droite et du centre". 
"Il y a une similitude, une proximité forte entre certains 'gilets jaunes' et le Rassemblement national", a insisté ce drôle de Loiseau, ex-candidate engagée en 1984 sur une liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat issu du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite aujourd’hui dissoute, qui accuse aujourd'hui, avec constance et véhémence, l'extrême droite de "jouer avec la violence". Macron va devoir vite accorder les discours de ces deux-là...

Une "cellule" de journalistes et un bandeau d'avertissement

Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche aux élections européennes, enchaîne les couacs dans sa campagne.

Sans crainte d'une lourde responsabilité dans ce nouveau discrédit jeté sur la classe politique,
la majorité présidentielle assume sa contribution à la forte abstention annoncée au scrutin à un seul tour du 26 mai prochaine.
"Parce que la démocratie, c'est le débat, sur des opinions certes, mais aussi sur des faits incontestables, a estimé l'accusateur de ses propres collègues. Sinon le débat est tué, la démocratie souffre du fait que certains candidats, particulièrement ceux du RN, puissent dire absolument n'importe quoi", a-t-il insisté. Selon l'ancien allié de Hollande et Macron lorsqu'ils étaient à l'Elysée, les fact-checking que l'on trouve après les débats dans la presse arrivent trop tard et "personne ne [les] lit", a-t-il encore argué. 

Très concrètement, selon Pascal Canfin, ce dispositif doit se traduire par une "cellule de trois, quatre journalistes qui, en live, pendant le débat, vérifie si le chiffre ou l'affirmation qui viennent de sortir sont vrais ou faux". "Si c'est factuellement complètement faux, et c'est quand même une grande spécialité du RN, alors nous suggérons un bandeau en direct pendant l'émission", qui viendrait avertir les téléspectateurs que telle ou telle prise de parole est erronée. "Cela permettra d'améliorer la qualité du débat démocratique", avance le candidat LREM, posant en paragon du savoir et de la vertu. 
Tentant d'associer les autres candidats à cette initiative, Canfin a précisé que sa liste dresserait les participants contre l'orateur ou l'oratrice qui se mélangerait les pinceaux. Ce qui risque de coûter cher à sa tête de linotte, une 'serial-gaffeuse'...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien : Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

Addendum au florilège non-exhaustif des bourdes de Loiseau

Macron l'a sélectionnée, mais l'a répudiée. 
Difficile en effet de se tenir à jour de la somme des bulles de Nathalie Loiseau. Pourtant, elle va siéger au Parlement européen...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron a-t-il chassé Loiseau et revêtu sa dépouille ? " : Macron compte-t-il aussi siéger au Parlement de Strasbourg ?

Lundi 29 avril sur France Cultureelle fit écho à la volonté de Macron de suppression de l'ENA dans une contorsion qui aurait dû être douloureuse à une ancienne directrice de l'ENA. Mais celle-ci est coutumière des reniements. La tête de liste 'Renaissance', qui n'avait pas hésité un peu plus tôt sur Radio J à se dire "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", s'enfonce l'instant d'après dans la coquille de Calimero pour pointer à son tour l'entre-soi de l'école des hauts fonctionnaires : "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs, en n'étant pas ancienne de l'ENA, femme de moins de cinquante ans, j'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA".
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA" La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA

"Romanichelle", un terme dépréciatif désignant un membre de la communauté tsigane ou rom... Ballot, pour la candidate d'un mouvement d' arrogants, qui, dans la même émission, dénonce par ailleurs "la montée des nationalismes en Europe", prenant en exemple le "recul des libertés" et la montée de l'antisémitisme dans
la Hongrie de Viktor Orban. Or, devinez qui fait aussi l'objet d'une stigmatisation dans ce même pays ? La communauté rom !
Lien PaSiDupes - "Loiseau (LREM) reconnaît s'être sentie "une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA" : Nathalie Loiseau, tête de liste LREM, lance une nouvelle boule puante stigmatisante

Il n'a pas 
pourtant échappé non plus  à Canfin et ses semblables que la bécasse a été confrontée à une autre de ses contradictions, au sujet de la Pologne cette fois, quand des photos de sa dernière publication, "L'Europe en BD", auteure et formateuse des jeunes esprits prise en flagrant délit d'abus de faiblesse, Nathalie Loiseau, publiée le 17 avril aux éditions Casterman, ont surgi sur les réseaux sociaux. Pour prôner la tolérance vis-à-vis des différences culturelles entre les 28 pays membres de l'Union européenne, l'auteure du texte a choisi la question du mariage des homosexuels. Faisant dire à un enfant : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve !". Les autres personnages prennent acte de cette déclaration, avec la bénédiction du professeur qui conclut, en toute neutralité déontologique et respectueuse : "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut les respecter. D'ailleurs, voici la devise de l'Europe : 'Unie dans la diversité'". Oops !

Une banalisation de l'opinion homophobe que Twitter n'a pas manqué de pointer, puisque la presse sous influence des lobbies LGBT l'a tue. "Présenter des propos et comportements homophobes dans un livre destiné aux jeunes comme relevant de la diversité de l’Union européenne, c’est contribuer à la banalisation de l’homophobie. Ceci est incompréhensible et très maladroit", a notamment réagi SOS homophobie. "Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l'égalité", a écrit de son côté l'avocat et député socialiste Boris Vallaud demandant, du haut de son 1,69m : "Cette démonstration absurde marche avec tout ? L'IVG ? L'accueil des réfugiés? Avec de tels "progressistes", à quoi servent les conservateurs ?".

Pour sa défense, Loiseau se targue de l'homosexualité de ses propres frères.
Pas de quoi faire douter la reine de la brêle, qui rétorque : "Décrire la Pologne telle qu'elle est ne veut pas dire qu'on l'approuve". Un message accompagné d'un passage d'une autre de ses œuvres, son livre écrit en 2014 ("Choisissez tout"), censé la dédouaner de tout soupçon d'homophobie : "Gais, il l'étaient tous et ils étaient tous gays. Le Paris de la mode, c'est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J'ai commencé avec eux un bout de chemin que je n'ai plus jamais arrêté [arr^ter un chemin?]. Minorités extralucides, mes frères homosexuels observent, analysent décryptent le mainstream comme personne"… Soit plus de clichés en une page que dans un livre entier de Yann Arthus-Bertrand, n'admettra jamais Canfin...
Constatant la faible adhésion à sa laborieuse démonstration, revoilà l'ancienne ministre qui s'enferre, s'en prenant dans un tweet solennel à Jaroslav Kaczynski - soupçonné d'homosexualité - pour manifester son opposition au leader du parti conservateur nationaliste polonais (PiS) dont est issu l’actuel président polonais : "L’homophobie de Jaroslav Kaczynski, qui désigne les LGBT comme une 'menace contre la Pologne', est en réalité une menace contre les valeurs de l’Europe. Ne laissons pas l’obscurantisme gagner en Europe". Estime-t-elle qu'à l'instar de son 'ami' polonais, les conservateurs nationalistes en sont tous ? Et que reste-il de "l'union dans la diversité des opinions" ?

Cerise sur le plantain de l'étourneau
Lien PaSiDupes - " 1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil " Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

jeudi 28 mars 2019

Européennes 2019 : Macron tente de "reverdir" avec la liste LREM menée par Loiseau

Loiseau fait-elle le printemps ?

La liste de l'Elysée pour les élections européennes était l'invitée de BFMTV et RMC, dès ce jeudi matin

L'oiseau vert est une espèce forestière endémique de l'île de La Réunion.
Il supporte mal la présence de congénères et peut se montrer agressif.
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné
- un ex-socialiste et ancien conseiller parlementaire d'Emmanuel Macron (sans avoir jamais eu aucun mandat électif) au ministère de l'Economie - est en 7e position, et Gilles Boyer  le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe - un proche d'Alain Juppé qui, comme lui, a échoué dans toutes ses entreprises politiques  -, est en 12e position. 
Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013 - successeur de la très radicale Cécile Duflot -, est en 18e position. Cette caution écologiste est-elle une garantie de même valeur que celle de François de Rugy au gouvernement ? Alors la transition écologique et la planète n'ont rien à y gagner.

A peine a-t-elle démissionné du gouvernement, puis été officiellement nommée tête de la liste 'Renaissance' (
La République en marche, LREM) pour les élections européennes que Loiseau niche déjà sur BFMTV et RMC : elle s'était invitée dès ce jeudi matin à l'émission 'Bourdin Direct'. 
Nathalie Loiseau a lancé l'élément de langage que les organes de presse et les élus serviles vont répandre dans nos campagnes :  l'écologie "sera l'un des axes principaux" de sa campagne. En pleine crise sociale, cette orientation politique ne prétend pas apaiser la colère des plus défavorisés.

"Ca ne sera pas le seul, mais c'est l'urgence, c'est la première urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant", a-t-elle récité. "C'est le défi à relever. On sait qu'il faut le relever au niveau européen, on sait que le changement climatique ne connait pas les frontières, on sait qu'il faut faire plus", a développé la désormais ex-ministre chargée des Affaires européennes, dont la démission du gouvernement pour mener à bien la campagne a été actée mercredi par l'Elysée. Elle ne sait pas que, depuis Hollande, l'anaphore est une figure de style maudite.

"On l'a dit: notre objectif c'est zéro carbone en 2050. C'est facile de le dire, maintenant il faut y arriver. Ca veut dire que les moyens européens doivent accompagner la transition écologique, beaucoup plus que ce qu'ils ont fait aujourd'hui", a précisé Nathalie Loiseau. La tête de liste a par ailleurs indiqué qu'"aucun accord commercial" ne serait signé avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris sur le climat.


La tête de moineau a donné le signal du "feu à volonté"


Et Nathalie Loiseau de s'en prendre bille en tête à sa rivale dans les sondages, évoquant les dernières européennes, celles de 2014. "J'ai été deux ans ministre des Affaires européennes; je n'avais personne sur qui m'appuyer à Strasbourg [révèle l'ex-socialiste]. Le premier parti de France en 2014, aux dernières européennes, c'était le Rassemblement national, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque", a-t-elle rappelé.




Son arrogance macronienne lui fait mépriser le travail de ses amis eurodéputés juppéistes sortants.
"Les Français, ont envoyé au Parlement européen des gens qui ont voulu vivre de la politique, vivre de l'Europe, mais qui n'y ont rien apporté."
Pense-t-elle à Renaud Muselier, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure ou Philippe Juvin ?


Résultat de recherche d'images pour "NATHALIE lOISEAU""Ca affaiblit la France, ça affaiblit les intérêts des Français. Moi je n'ai pas envie que ça dure; mon objectif, c'est de reprendre du poids, de faire en sorte que les Français voient leurs intérêts et leurs attentes défendus au Parlement européen", a promis Nathalie Loiseau.


samedi 2 février 2013

Tartarin Hollande mène une douteuse opération "prestige" au Mali

Hollande, sa tartarinade et le mirage islamiste au Mali
Tartarin Hollande terrassant
les groupes islamistes armés
Le "chef de guerre" est apparu samedi 2 février au centre du Mali

Le président de Françafrique est en visite-éclair:   quelques heures de propagande après le déclenchement d'une opération militaire française destinée à déloger les terroristes islamistes armés qui n'ont opposé aucune résistance et se sont évaporés dans le désert.

Une telle puissance militaire impressionne, semble-t-il, l'équipe Obama
Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a dit son admiration pour le chef militaire et commente l'intervention de la France au Mali.  "Les forces françaises ont progressé de façon spectaculaire. Je salue leur travail. Elles ont progressé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé." 


Mais le défi à venir, s'assurer que les pays africains puissent prendre le relais, est immense.

Hollande avait d'ailleurs affirmé vendredi sa volonté de "dire à nos soldats tout notre soutien", car leur présence sur le sol malien pourrait durer encore, non pas trois heures après le départ de Tartarin, ni trois semaines, mais plutôt trois mois peut-être, mais plus probablement trois ans au moins, car les islamistes ne se déroberont pas encore longtemps au combat.


L'intervention française est-elle désintéressée ?

Le Mali a de l'or à vendre à Hollande

et, à Canfin, de l'arachide...
Tartarin Hollande est accompagné de plusieurs ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Jean-Yves Le Drian (Défense), ce qui paraît naturel, mais la présence d'un troisième, Pascal Canfin (Développement) est plus discutable et révélatrice, voire insolente

Car ce Canfin est ancien député européen altermondialiste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et que ce conseiller économique de la candidate Eva Joly à la présidentielle soit chargé de ramasser des contrats avec le Mali en échange de l'intervention militaire désintéressée du président jette la soupçon sur le prétendu désintéressement de la France socialiste.
Ancien journaliste à Alternatives économiques, magazine d'information économique et sociale, Canfin développe la pensée économique keynésien qu'apprécie le mouvement altermondialiste. Ne le voilà-t-il donc pas "sali" par la mission mercantile de son ministre-délégué ?

Accueilli à sa descente d'avion par le président malien par intérim Dioncounda Traoré, Tartarin devait se rendre ensuite à Tombouctou et à Bamako, notamment pour appeller les pays africains à prendre le relais de la France auprès de l'armée malienne. 
"Je vais au Mali aussi pour qu'il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le [pays], après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l'esprit de concorde", avait-il déclaré. Comme on lui demandait quand pourrait être envisagée une baisse du dispositif militaire français dans ce pays, il avait répondu : "Je vous le dirai demain"...

Le gouvernement français estime que jusqu'ici son intervention militaire a "réussi"

A Tombouctou,  Hollande et Traoré doivent rendre visite aux forces françaises et maliennes, puis se rendre la grande mosquée Djingareyber et au centre culturel Ahmed Baba, où des manuscrits anciens ont été détruits par les islamistes. 
Le martial chef de guerre,
héros du Mali reconnaissant

Une nouvelle phase s'ouvre 

Le Mali et son ancienne puissance coloniale d'occupation vont devoir traquer les djihadistes qui ont opéré un repli tactique dans les zones désertiques.

Le président intérimaire reconnaît lui-même qu'il ne sait pas encore "si le plus dur est fait".

"Je vous rappelle qu'on est dans une aire géographique où la France a été, dans l'ancien temps, colonisateur, et la présence de soldats français sur le sol de cette région sahélienne n'était peut-être pas la meilleure chose à envisager", a jugé Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux.

Des troupes française au sol, malgré les engagements
Au sixième jour de l'opération Serval, l'armée française a entrepris une offensive terrestre contre les groupes islamistes, mais cette option avait été exclue par le chef de l'Etat: François Hollande disait limiter l'assistance française à un soutien aérien  aux troupes maliennes. 

"Maintenant, nous sommes passés à une autre phrase de l'opération, qui n'était pas prévue, qui avait été même exclue par le président Hollande, qui avait expliqué qu'il n'y aurait pas de troupes françaises au sol", a poursuivi l'ancien ministre.La France est peut-être allée "un coup trop loin" en engageant des troupes au sol au Mali, a estimé l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, le 16 janvier.

4.600 soldats français – dont l'essentiel, 3 500, sur le sol malien – sont en effet actuellement  engagés dans l'opération lancée le 11 janvier.Sans combattre, elle a permis la reprise, notamment, des villes de Gao et de Tombouctou. 

Du côté des forces africaines, plus de 3 000 soldats ont été finalement annoncés, dont 1 900 dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), auxquels il faut ajouter les soldats de pays comme le Tchad qui ne font pas partie de la mission. A terme, il devraient être plus de 7 000. 

Les donateurs internationaux réunis mardi à Addis-Abeba ont promis de débourser quelque 450 millions de dollars pour financer la Mission internationale de soutien au Mali, qui pourrait à terme céder la place à une force d'interposition de l'Organisation des Nations unies.


L'ONU pointe des exactions 

Vendredi soir, l'ONU a appelé l'armée malienne à "protéger l'ensemble des populations" après des informations qui l'accusent de "représailles contre les civils de souche touareg et arabe", notamment "des exécutions sommaires et desdisparitions" imputées aux forces maliennes.