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jeudi 28 mars 2019

Européennes 2019 : Macron tente de "reverdir" avec la liste LREM menée par Loiseau

Loiseau fait-elle le printemps ?

La liste de l'Elysée pour les élections européennes était l'invitée de BFMTV et RMC, dès ce jeudi matin

L'oiseau vert est une espèce forestière endémique de l'île de La Réunion.
Il supporte mal la présence de congénères et peut se montrer agressif.
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a annoncé sa démission après avoir été investie mardi en tête de la liste LREM aux européennes, avec l’écologiste Pascal Canfin en deuxième position, mardi soir, lors d’une soirée où les 30 membres ont été révélés.
Les 30 têtes de la liste LREM «Renaissance» aux élections européennes de 2019.

Le directeur de campagne, Stéphane Séjourné
- un ex-socialiste et ancien conseiller parlementaire d'Emmanuel Macron (sans avoir jamais eu aucun mandat électif) au ministère de l'Economie - est en 7e position, et Gilles Boyer  le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe - un proche d'Alain Juppé qui, comme lui, a échoué dans toutes ses entreprises politiques  -, est en 12e position. 
Pascal Durand, qui a été secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) de 2012 à 2013 - successeur de la très radicale Cécile Duflot -, est en 18e position. Cette caution écologiste est-elle une garantie de même valeur que celle de François de Rugy au gouvernement ? Alors la transition écologique et la planète n'ont rien à y gagner.

A peine a-t-elle démissionné du gouvernement, puis été officiellement nommée tête de la liste 'Renaissance' (
La République en marche, LREM) pour les élections européennes que Loiseau niche déjà sur BFMTV et RMC : elle s'était invitée dès ce jeudi matin à l'émission 'Bourdin Direct'. 
Nathalie Loiseau a lancé l'élément de langage que les organes de presse et les élus serviles vont répandre dans nos campagnes :  l'écologie "sera l'un des axes principaux" de sa campagne. En pleine crise sociale, cette orientation politique ne prétend pas apaiser la colère des plus défavorisés.

"Ca ne sera pas le seul, mais c'est l'urgence, c'est la première urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant", a-t-elle récité. "C'est le défi à relever. On sait qu'il faut le relever au niveau européen, on sait que le changement climatique ne connait pas les frontières, on sait qu'il faut faire plus", a développé la désormais ex-ministre chargée des Affaires européennes, dont la démission du gouvernement pour mener à bien la campagne a été actée mercredi par l'Elysée. Elle ne sait pas que, depuis Hollande, l'anaphore est une figure de style maudite.

"On l'a dit: notre objectif c'est zéro carbone en 2050. C'est facile de le dire, maintenant il faut y arriver. Ca veut dire que les moyens européens doivent accompagner la transition écologique, beaucoup plus que ce qu'ils ont fait aujourd'hui", a précisé Nathalie Loiseau. La tête de liste a par ailleurs indiqué qu'"aucun accord commercial" ne serait signé avec les Etats-Unis s'ils ne reviennent pas dans l'Accord de Paris sur le climat.


La tête de moineau a donné le signal du "feu à volonté"


Et Nathalie Loiseau de s'en prendre bille en tête à sa rivale dans les sondages, évoquant les dernières européennes, celles de 2014. "J'ai été deux ans ministre des Affaires européennes; je n'avais personne sur qui m'appuyer à Strasbourg [révèle l'ex-socialiste]. Le premier parti de France en 2014, aux dernières européennes, c'était le Rassemblement national, qui ne s'appelait pas comme ça à l'époque", a-t-elle rappelé.




Son arrogance macronienne lui fait mépriser le travail de ses amis eurodéputés juppéistes sortants.
"Les Français, ont envoyé au Parlement européen des gens qui ont voulu vivre de la politique, vivre de l'Europe, mais qui n'y ont rien apporté."
Pense-t-elle à Renaud Muselier, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure ou Philippe Juvin ?


Résultat de recherche d'images pour "NATHALIE lOISEAU""Ca affaiblit la France, ça affaiblit les intérêts des Français. Moi je n'ai pas envie que ça dure; mon objectif, c'est de reprendre du poids, de faire en sorte que les Français voient leurs intérêts et leurs attentes défendus au Parlement européen", a promis Nathalie Loiseau.


mardi 26 mars 2019

Européennes 2019 : l'écologiste EELV Pascal Canfin sera n°2 de la liste LREM

Ex-CFDT passé par 'Nouvelle Donne', cet arriviste aux convictions flexibles a tourné casaque

Pascal Canfin s'assure 8.484,05 € brut mensuel pendant 5 ans que ne lui garantit ni EELV, ni WWF France

Le climat est malsain chez le "panda", au moins depuis la gouvernance de la navigatrice Isabelle Autissier, poussée à la démission par les salariés français du World Wildlife Fund (WWF) où "les valeurs qu’on défend sont totalement bafouées", explique un salarié. Or, Canfin qui était directeur exécutif sous sa présidence n'y a ni brillé non plus, ni trouvé la sécurité de l'emploi : le 'turn over' y est de plus de 25% par an. 

Canfin a fait son entrée dans la vie professionnelle comme chargé de mission à la CFDT, avant de devenir journaliste à Alternatives économiques (régulationnistes, voire étatistes) où il suivait les questions de consommation responsable. Comme eurodéputé EELV au lendemain de la crise de 2008, sa matière était les marchés financiers, fonds spéculatifs – et alternatifs. La puissance des lobbyings qui règnent à Strasbourg l’a incité à participer au lancement de l’ONG spécialisée Finance Watch. Aujourd’hui, Pascal Canfin conseille le cercle de réflexion américain World Resources Institute et a coprésidé la commission pour les financements innovants en faveur du climat, mise en place pour préparer la COP21. On sait quel impact elle n'a pas eu... Il habite en banlieue parisienne et se fournit en énergie chez Enercoop, qui développement des énergies renouvelables en France, concurrent d'Engie, établissement public.

Canfin a quitté WWF France après seulement trois années

Au lendemain de ce départ prématuré, il a accepté d'être numéro deux sur la liste LREM aux élections européennes. L'ONG avait annoncé lundi que l'ex-ministre écologiste délégué au développement de Jean-Marc Ayrault (2012-2014) avait décidé de quitter son poste de directeur général du WWF France.
"Les échanges que j'ai eus depuis dix jours avec le président de la République m'ont apporté les assurances nécessaires pour qu'aujourd'hui je prenne cette décision", déclare ce quadra dans une entretien avec Le Monde en ligne, publié mardi.
La liste sera dirigée par la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui s'apprête à quitter ses fonctions pour "mener le combat" du parti d'Emmanuel Macron aux européennes, a-t-on appris lundi. Sa contre-performance face à Marine Le Pen n'aura donc pas pesé sur la décision de l'Elysée. La numéro 1 sera tête de liste sans avoir jamais été euro-députée : elle n'a d'ailleurs jamais exercé aucune fonction élective. Mais n'a-t-elle pas déjà été directrice de l'ENA sans en être elle-même diplômée ? Avant d'être ministre, cette haut-fonctionnaire du Quai d'Orsay de 54 ans, née Ducoulombier, nom sous lequel elle fut candidate IDE, aura été membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en 1993.

"L'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet" de LREM

Ceux qui n'ont pas voulu de la place
Pour compenser le choix de Loiseau, il fallait une "personnalité qui pèse".
Ca ne pouvait donc pas être Pascal Canfin. En novembre, on évoquait plutôt les noms des ministres Marlène Schiappa ou Brune Poirson, celui du premier ministre Edouard Philippe - pour ceux qui lui veulent du mal, disaient certains - ; ou encore celui du journaliste Bernard Guetta. "Si on me propose [de figurer sur la liste], je verrai bien. J'y réfléchirai… Ce sera un dilemme", expliquait récemment au Monde celui qui a quitté France Inter cet été. D'autres ont déjà fait acte de candidature pour être dans les 79 candidats sélectionnés : c'est le cas de Mao Peninou, ex-adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté, et Henri Brichart, numéro 2 de la FNSEA.
De son côté, Daniel Cohn-Bendit a bien vite affirmé qu'il "ne serait pas sur la liste LREM". "Je ne suis pas tenté. Ce n'est pas dans mon plan de vie, j'aurai 74 ans, plus cinq ans, ça ferait à la fin 79 ans", indiquait-il en octobre sur France Info. Idem pour François Bayrou. Quant à Alain Juppé, il avait affirmé "ne pas avoir envie de [se] relancer dans le combat électoral".
"Un grand nombre de responsables politiques n'ont pas envie d'aller à Bruxelles. Les européennes ont souvent été considérées comme des élections de second plan, de Ligue 2. Il faut rompre avec cela", affiche un cadre du parti, pour qui la liste constituée par LREM devra regrouper "des personnalités qui pèsent" et des "experts", et "être un moment de consolidation du socle de la majorité".

Quid de Gilles Boyer, conseiller de Matignon?
Conseiller d'Edouard Philippe à Matignon, qui faisait partie des juppéistes mais battu lors des élections législatives de 2017 dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine. Or, dès le lancement de la campagne en mars dernier, Christophe Castaner l'avait assuré : il n'y aura "pas de recyclage de candidats qui ont perdu aux législatives". A En marche!, on préparait déjà la sortie… au cas où.

Pour justifier ce nouveau pas de la gauche radicale vers le centre, Canfin assure qu'il croit aux sincères "assurances" exprimées par le président.
"Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste, assure P. Canfin. S'il s'agissait juste d'avoir un nom, le mien, en deuxième de liste, sans que cela n'entraîne un choix collectif, ça n'aurait eu aucun sens".
"Les Verts allemands ont salué la lettre sur l'Europe qui présente le projet européen d'Emmanuel Macron. En m'engageant sur ce projet, je ne vois pas en quoi je trahirais les idéaux qui sont les miens. Au contraire, j'essaye de les rendre possibles", ajoute le directeur sortant du WWF France, interrogé sur les risques que les écologistes, notamment EELV, crient à la trahison.

Ce que contestent ses ex-camarades verts.
La présence de Canfin sur la liste pro-Macron divise la galaxie "verte" comme l'illustrent les trajectoires opposées de l'ex-ministre et de Yannick Jadot, tête de liste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Les deux hommes, élus au Parlement européen sous les couleurs d'EELV en 2009, ont fait des choix aux antipodes dix ans plus tard : celui de rejoindre la liste présidentielle, en deuxième position, pour l'un, de faire le réquisitoire de la politique écologique du gouvernement pour l'autre. "Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste", justifie-t-il dans une interview au Monde publiée mardi. "Le deuxième élément, c'est que l'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet."
"Il est évident que les écologistes doivent être partout" pour avoir une chance de "gagner la bataille climatique", ajoute l'ex-ministre délégué de Hollande.

Canfin était une proie facile
Pascal Canfin avait décliné de précédentes propositions d'Emmanuel Macron, notamment lorsque le chef de l'Etat cherchait un remplaçant à Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologie, en septembre 2018.
Six mois plus tard, son choix de rejoindre la liste La République en marche (LRem)-MoDem, dans l'ombre de Nathalie Loiseau, consterne certains écologistes qui lui ont fait confiance à EELV lorsque le parti avait encore le vent en poupe.  Ce temps-là est révolu : à deux mois, jour pour jour, du scrutin, les écologistes sont crédités de 7,5% des intentions de vote, selon un sondage Ifop-Fiducial, une commande de plusieurs oligarques médiatiques, Paris Match (groupe Lagardère), CNews (groupe Canal+ de Bolloré) et Sud Radio (de Fiducial Médias - la boucle est bouclée-, sachant que son propriétaire, Christian Latouche, a logé sa fortune dans un réseau de sociétés immatriculées aux Pays-Bas et au Luxembourg, paradis fiscal, rapporte Mediapart, et que Latouche est classé à l'extrême droite). Le score d'EELV publié lundi encore loin des 15% espérés par Yannick Jadot qui voit double.

"J'avoue que je ne comprends pas, ça m'attriste", a déclaré mardi Yannick Jadot. Le chef de file des écologistes, qui fait le pari de l'indépendance vis-à-vis du reste de la gauche, a critiqué sur France Inter une "liste fourre-tout", qui pourrait accueillir le président des Jeunes agriculteurs (JA), Jérémy Decerle.

Le secrétaire national d'EELV,  David Cormand, se dit même "écoeuré" par la décision de Pascal Canfin, dénonçant lundi "une capitulation en rase campagne".

Pascal Canfin suit le même chemin que le soixante-huitard Daniel Cohn-Benditinterlocuteur régulier d'Emmanuel Macron, et de l'ancien secrétaire national d'EELV (juin 2012-novembre 2013) d'EELV, Pascal Durand, qui a annoncé au début du mois sa candidature sur la liste LRem-MoDem.

L'essentiel de la liste conduite par Nathalie Loiseau, bientôt ex-ministre des Affaires européennes, doit être annoncé ce mardi après-midi.

samedi 3 mai 2014

Européennes : les invectives littéraires de Pervenche Berès (PS) et Pascal Durand (EELV)

Le débat à gauche cherche ses lettres de noblesse dans Jaurès  Molière ? 

L'exception culturelle française connaît un nouveau développement


Pascal Durand a osé s’en prendre aux socialistes. "Plus forts que les euro-sceptiques ou les euro-béats, voici venu le temps des euro-tartuffes", écrit-il aux "Euro-tartuffes" dans une tribune au JDD.fr,. Soit, à en croire Durand, ceux qui tiennent un discours à Paris et un autre à Bruxelles et qui souvent nous gouvernent.

Derrières les masques, on peut reconnaître quelques personnages visés. Notamment le candidat socialiste à la Commission européenne, Martin Schulz. L’Allemand défend une Europe de la relance quand les siens, au Parlement européen, ont voté un budget en baisse. 
Sous la plume acide de Durand, le gouvernement actuel ne sort pas non plus indemne. "Quant à l’Allemagne", écrit le candidat, "elle n’est forte que des renoncements de la France à défendre une vision politique et sociale de l’Europe, contre quelques miettes d’un accord sur une PAC qui lui garantit une fragile paix sociale avec la partie la plus nantie du monde agricole, tout en le conduisant, à termes, à de graves désillusions".

La tête de liste PS en Ile-de-France a traité samedi d' "euro-Scapin" la tête de liste EELV qui avait qualifié les socialistes d' "euro-tartuffes".

Piquée au vif et jouant à son tour des métaphores tirées du théâtre de Molière, l'eurodéputée PS sortante en Ile-de-France Pervenche Berès  fustige la "cruelle fanfaronnerie" de "l'euro-Scapin" que serait l'ancien numéro 1 d'EELV., comme Pascal Durand, dans une tribune au JDD.fr.

Pourquoi Scapin ? C'était un "valet intrigant et perfide", rappelle-t-elle. La socialiste lui reproche de négliger "à dessein les avancées sociales que nous avons arrachées, militants de chaque instant, en dépit d'une majorité conservatrice au sein du Conseil", comme la préservation de l'aide alimentaire européenne.
Pervenche Berès souligne en fait leurs similitudes. "L'euro-scapin, qui se fait à plusieurs endroits euro-olibrius, fustige enfin la duplicité des discours et des actes [...]. Devons-nous lui rappeler que nous nous sommes opposés à l'unanimité au vote du renforcement absurde du pacte de stabilité par le 6-Pack", paquet de six législations européennes adopté fin 2011 et prévoyant des sanctions plus rapides pour les pays jugés laxistes en matière budgétaire.

Bonnets-blancs et blancs bonnets

"Devons-nous lui rappeler que son idole Daniel Cohn-Bendit, membre de la délégation EELV et coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, a préféré s'abstenir sur le renforcement de ce régime disciplinaire imposé par la droite aux États en proie aux pires difficultés budgétaires ?" ajoute Pervenche Berés.

"Plus forts que les euro-sceptiques ou les euro-béats, voici venu le temps des euro-tartuffes", avait écrit Pascal Durand. "Ils n'ont jamais de mots assez forts à Paris ou à Berlin pour pourfendre les reculs de l'Europe politique et sociale" et, "quelques semaines plus tard, déserter en rase campagne et faire voter au Parlement - pour la première fois de son histoire - un budget en baisse".

Sans connaître
la Pervenche évincée de la présidence de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen et le Pascal, évincé de la direction d'EELV, Françoise Sagan avait observé que "la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale".
C'est également vrai du lisier.


dimanche 3 novembre 2013

La suspension de l'écotaxe par Hollande fait déraper les jeunes écolos

Réaction graveleuse des Jeunes Écologistes  
Les Jeunes Verts s'en sont pris à l'intimité du président de la République


Visiblement irrités,
 les jeunes pousses Vertes ont lancé une campagne tout en finesse diffusée sur leur compte Facebook.
 
Ils ont eu l'idée d'offrir une paire de "cou*lles" à la tête de ...euh, l'Etat pour l'aider à assumer ses engagements, comme l'a relevé le site de Metronews

Or, erreur de jeunesse, la photographie, postée mardi sur leur page Facebook, est partie toute seule. 
Le site Politis a néanmoins pu mettre à profit la dizaine de minutes à sa disposition pour recueillir les pièces à conviction, honorer dame ...profession, réaliser une capture d'écran et prolonger le plaisir des internautes, contrecarrant l'autocensure. 
VOIR et ENTENDRE Martine Aubry tendre la  perche aux jeunes de son amie Cécile Duflot, lors de la primaaire socialiste pour la présidentielle 2012:
Une campagne qui n'a pas manqué de les casser aux ministres EELV qui acceptent pourtant de se laisser entraîner vers l'abîme dans le pédalo gonflé à bloc de Hollande depuis un an et demi.

Europe Écologie-Les Verts n'aurait pas apprécié l'humour de son bureau local. 
Le responsable national des Jeunes Écologistes a fouetté les jeunes excités et assuré le site de Metronews que "le bureau local d'Ile-de-France s'est vite rendu compte de son erreur. En interne comme en externe, on a tous trouvé cet angle d'attaque sexiste, assez peu approprié et donnant une image négative de notre mouvement".
 
Grand maître de 
la Confrérie des Rognons blancs 
à Raon-au-Bois

Abondance de biens ne nuit pas à l'extrême gauche

Le photomontage exhibait  "trois paires de c*uilles" de gabarit variable: une pour "tenir face à la Manif pour tous", l'autre pour "tenir face au Medef", et la dernière "pour tenir ses promesses".
Merci à Noël Mamère, Pascal Durand et Pascal Canfin
pour leurs modestes contributions  
"Derrière cette campagne grossière, c'est le sentiment de ras-le-bol des forces associatives et politiques de gauche qui s'exprime. Cette sensation que Hollande et Ayrault ne font preuve d'aucun courage, que ce sont des girouettes politiques" a toutefois tempéré le secrétaire fédéral d'EELV. Selon lui, "cette idée est beaucoup plus intéressante que ce visuel raté".

Le coït interrompu de Hollande avec la France profonde vire à l'éjaculation précoce?

vendredi 24 août 2012

C. Duflot se plaint de devoir agir en fermant sa gueule

"J'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir". Et de faire un peu quelque chose ?

Le rôle des ministres écologistes au gouvernement fait débat

Jamais les écologistes n'ont été aussi nombreux dans les allées du pouvoir. Pour autant, leur silence et leur inaction font débat.
" Être au gouvernement, c'est aussi dans les moments difficiles accepter les choses qu'on n'aurait pas faites autrement ", lance Daniel Cohn-Bendit aux écologistes qui sont partisans d'un référendum sur le traité budgétaire européen. Sans renouer toutefois avec les querelles et les psychodrames d'antan qui ont pris du plomb dans l'ailePascal Durandleur secrétaire général, rétorque :  Il faut que des passionnés comme Cohn-Bendit acceptent qu'il y ait des échanges et des différences d'appréciation. "   

Les altermondialistes doivent "fermer leur gueule", dans et hors du gouvernement
On a envie de réussir et l'urgence fait qu'on est plus contraints, plus responsables."
Et de faire allusion aux communistes : " On aurait pu rester au bord du chemin, faire le pari d'un échec (de la gauche). On a pris le risque d'y aller. "

Cécile Duflot a d'ailleurs préféré en sourire jeudi soir aux Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts de Poitiers, estimant qu'elle-même, habituée à parler librement, porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir".

Au deuxième jour de ces journées, la ministre du Logement participait avec l'autre ministre écologiste Pascal Canfin (Développement) à un débat sur la question "des ministres écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" Une bonne question, a posteriori !
"La force que nous avons, c'est que nous nous sommes posé la question et préparé à cette participation", a-t-elle assuré devant un amphithéâtre comble, mais dubitatif.
"Notre responsabilité est de verdir, d'écologiser la politique du développement du territoire et du logement pour Cécile (Duflot) et du développement pour moi", a pour sa part estimé Pascal Canfin.

EELV, solidaires, n'aura aucune excuse
"Nous nous appuyons sur un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée", s'est-il félicité. Douze sénateurs EELV et dix-sept députés EELV étaient d'ailleurs présents pour ce débat.



Europe Ecologie-les Verts est assujetti

Un marché de dupes
D'un PS hégémonique mais incertain d'obtenir la majorité à lui seul, ils ont obtenu deux ministères et d'abord leurs élus, ainsi que deux groupes parlementaires : bon gré mal gré, la Ch'tite Brochen-Aubry leur a consenti des sièges mais le rassemblement écologiste a perdu sa liberté et le PS, sa liberté de mouvement. La maire de Lille a affublé Bourriquet d'un boulet.
Les écologistes ont un groupe à l'Assemblée nationale, un autre au Sénat. 

" C'est une manière de courage que d'être au gouvernement ", selon Noël Mamère, député-maire de Bègles, affectant une certaine satisfaction, avant  cette mise en garde : " Nous avons un Président qui se dit normal. Mais nous n'avons pas vocation à être normalisés. Nous ne sommes pas politiquement biodégradables, ni là pour verdir le programme du PS. Mais pour apporter nos contributions aux solutions à la crise. "

EELV doit maintenent démontrer qu'il n'a pas vendu son âme.

Très attendue sur la liberté de parole d'un ministre écologiste au sein d'une majorité socialiste, Cécile Duflot a préféré en rire (jaune),  la bourrique expliquant : "lorsqu'on est secrétaire générale d'un parti, on porte un licol, on est bordée par le parti. Depuis trois mois, on m'a rajouté une muselière".

L'ancienne secrétaire nationale d'EELV, connue pour sa faconde, a tout de même tenté de rassurer son auditoire: "J'ai une muselière qui permet un petit peu de l'ouvrir !".

Bourriquet réussira-t-il à museler la bourrique verte ?
"L'ancienne Cécile Duflot est toujours-là", a-t-elle insisté un peu plus tard, mais c'était l'ancienne et la nouvelle décide toutefois que la déclaration de Jean-Pierre Chevènement "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne", ne doit pas être "érigée en règle d'airain. C'est complètement faux. Il faut être dans la mesure mais il n'y a aucune raison de s'aligner".

Les deux ministres se défendent d'être chloroformés  
Ils vont répétant, à qui veut les entendre, qu'ils ont le sentiment d'être "écoutés" au sein du gouvernement. Cécile Duflot a d'ailleurs éprouvé le besoin d'assurer qu'"on peut pousser les feux sur certains sujets ou essayer de convaincre aussi."


Sur la question des Rom, EELV se déclarent satisfaits d'une décision jugée "irresponsable" par l'UMP et insuffisante par les associations franco-roumaines et bulgares de soutien aux clandestins du voyage.

"Cécile (Duflot) a joué exactement le rôle qu'on attend de nous et elle a gagné 90% de ce qu'elle voulaitt", s'est satisfait le ministre du Développement, dans un numéro bien réglé de duettistes.
"Là où nous devons mettre la pression, c'est sur la conférence environnementale;, là on va envoyer nos signaux", a rassuré le velléitaire Pascal Canfin, à propos du rendez-vous convoqué par le gouvernement le 14 septembre.

Mais, quand EELV fait bouger les lignes, les critiques pleuvent
"Les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado"

Christian Estrosi, ancien ministre et député-maire de Nice, y voit un message clair: "il y a du travail en France, il y a des logements pas chers, venez vous installer en France (...) Une fois de plus, comme pour la suppression de la franchise sur l'aide médicale d'Etat, les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado et le faire payer aux Français".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estime pour sa part qu'assouplir l'accès à l'emlpoi des Rom est "une décision à la fois incohérente et irresponsable sur le plan économique. Incohérente, car depuis le début de l'été le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait poursuivi la politique de démantèlement des camps de Roms qui avait été instaurée par Nicolas Sarkozy. En facilitant l'accès à l'emploi dans notre pays pour les Rom, le gouvernement ne fait qu'encourager la venue sur le territoire national de ces populations. Irresponsable, car notre pays, alors que des millions de nos concitoyens sont sans emploi, est dans l'incapacité d'offrir du travail à des populations étrangères". 


C'est un mauvais coup porté aux demandeurs d'emploi en recherche depuis plusieurs mois.Philippe Goujon, le député-maire du 15e arrondissement de Paris souligne que "la France sera le seul pays à revenir de façon anticipée sur des mesures qui prévaudront dans tous les autres pays jusqu'en 2013". Cette politique "est un bien mauvais signal lancé par le gouvernement qui, loin de résoudre les problèmes, risque de les aggraver", a-t-il poursuivi.


Romeurope condamne les expulsions qui se sont poursuivies depuis que la gauche est au gouvernement. 
Mais Duflot et EELV restent muselés - et donc solidaires - sur les rafles menées par Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur au gouvernement.
"De toute façon, elles s'arrêteront au plus tard fin 2013", a commenté Malik Salemkour, coordinateur du collectif et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme.
VOIR et ENTENDRE Eric Coquerel (Front de gauche), Malik Salemkour (LDH), Chantal Brunel (UMP) - sur expulsions de Roms, autour d'Emmanuel Lechypre:


Eric Coquerel invité de "Grand Paris" sur BFM... par lepartidegauche


EELV ne pavoise pas
En marge de l'auto-satisfaction feinte des journées d'été des écologistes),  le conseiller municipal de ...Nantes, Jean-Philippe Magnen, aussi vice-président du conseil régional du Pays de la Loire et 
porte-parole EELV, "Nous continuons de demander la levée des mesures transitoires comme l'a fait l'Irlande", a-t-il nuancé pour que les Rom "aient un statut de citoyen européen".

D'ailleurs
, le mouvement européen antiraciste (Egam), composé d'une quarantaine d'organisations antiracistes européennes, s'est dit "extrêmement insatisfait des mesurettes" annoncées mercredi.

samedi 23 juin 2012

Pascal Durand succède à Duflot à la direction d'Europe Ecologie-les Verts

Duflot a cédé sa place à Durand à EELV, sous la critique de Cohn-Bendit

Cécile Duflot a quitté samedi avec "émotion" et "fierté" la tête d'Europe Ecologie-Les Verts pour la laisser à Pascal Durand qui s'est posé en "secrétaire national de rassemblement" dans une ambiance consensuelle, malgré les dernières critiques acérées de Daniel Cohn-Bendit.

Candidat unique, P. Durand a été élu à plus de ...96% des voix par la centaine de délégués du Conseil fédéral d'EELV.

Avant le vote, celui qui était porte-parole depuis le congrès de La Rochelle de juin 2011, a développé son projet politique, en appelant à "la fraternité".

"Il n'y aura pas d'avenir civilisationnel si nous n'intégrons pas la dimension globale de la planète, la finitude des ressources" et "tout ce qui fait la vie", a lancé ce proche de Nicolas Hulot, très applaudi.


Mais aujourd'hui malgré les succès électoraux que  EELV doit au PS dont il est le satellite, "nous ne sommes plus entendus dans la société", a reconnu cet artisan du rassemblement aux Européennes de 2009, souhaitant "ouvrir à partir des territoires un grand débat de fond" avec la société civile.

Pascal Durand devra réintégrer Dany-le-Rouge au sein des Verts 

Il a affirmé qu'il ne pouvait pas y avoir d'écologie "dans l'arrogance ou la guerre"
, appelant à "cesser les invectives" entre écologistes, une adresse à l'absent Daniel Cohn-Bendit. Mais, a-t-il précisé, "Dany a évidemment sa place" à EELV, alors qu'
auparavant certains militants venaient tout juste de demander sa démission.

En début d'après-midi, pour sa dernière prise de parole après dix ans à la direction des Verts - dont six comme numéro un - Cécile Duflot avait assumé un "discours sentimentalo-politique".
Faisant son bilan "avec une certaine émotion" et "une immense fierté", la ministre du Logement a rappelé qu'en 2006, "certains pariaient sur notre disparition". "On a réussi ensemble à les faire mentir", a affirmé la ministre. Celle-ci a salué les succès aux Européennes, aux Régionales mais fait l'impasse sur la Présidentielle 2012 à laquelle la candidate franco-norvégienne, Gro-Eva Joly, n'a rassemblé que...2,26% !

Le groupe EELV au Parlement n'est donc pas en rapport de sa représentativité nationale réelle.

La plupart des  17 députés "écolos" ne doivent leur existence qu'à la volonté du PS. L'ex-secrétaire nationale a négocié avec la Ch'tite Brochen-Aubry des accords de soumission qui assuraient les écolos radicaux de sièges acquis aux socialistes au prix de son aliénation à un PS hégémonique et du sacrifice de candidats socialistes sortants.
"On attend quoi d'un groupe Verts aujourd'hui ? La solidarité, le respect des engagements qui ont été les engagements communs, et évidemment, puisqu'on a des différences, la possibilité pour eux d'exprimer ces différences", avait déclaré mercredi Alain Vidalies.

Le ministre chargé des relations avec le Parlement dans le gouvernement Ayrault 2 a prévenu: les satellites conserveraient leur "liberté d'expression", mais seraient privés de " la liberté de vote". 


Sur la chaîne LCP, A. Vidalies a depuis tenté de rassurer les parlementaires écologistes qui s'étaient émus de ses propos. En répétant que "le contrat de gouvernement" liant le PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) prévoyait un vote "des textes correspondant aux 60 engagements" de François Hollande durant la campagne présidentielle, celui du "budget" et de "la confiance" au Premier ministre et à son équipe, Alain Vidalies (1951)
ne pouvait réussir à convaincre. 

Le ministre a en outre ironisé sur "certains en mal d'expression médiatique" qui ont préféré parler à la presse plutôt qu'à sa personne, citant le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé (2011), lequel, en février 2012, fut condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 500 euros d'amende et 1500 euros de dommages et intérêts pour diffamation à l'encontre du député Christian Vanneste. "Un incident de parcours", a évoqué le ministre, qui polémique en soulignant qu'au contraire il avait pu parler avec le député (nantais) et co-président d'EELV, François de Rugy (groupe de la Gauche démocrate et républicaine, GDR).
En conclusion provisoire, le très   incohérent 
député des Landes Alain Vidalies s'est révélé  "montagnard" en tant que membre du collectif Jamais sans mon département mais "jacobin" en qualité de ministre, répétant qu' "il doit y avoir au rendez-vous un vote de l'ensemble des composantes de ceux qui participent au gouvernement"...

EELV a vendu son âme au diable socialiste, acceptant ce qu'ont refusé les communistes du Front de gauche animé par Jean-Luc Mélenchon.

Au final, le PS s'est donc 
 ainsi assuré du réservoir de voix d'un groupe godillot altermondialiste, tandis que Cécile Duflot était parachutée sur
 Paris, dans une circonscription socialiste tranquille. 


Duflot éprouve des sentiments


Mais "ce discours n'est pas un testament", a-t-elle souligné, faisant le voeu de "faire en sorte que les valeurs de l'écologie se muent en réalité dans ses nouvelles fonctions avec des écologistes "loyaux" mais aussi "fidèles à (leurs) convictions". Ce qui, selon elle, n'est manifestement pas gagné d'avance.

La larme au coin de l'oeil,  Duflot a rendu hommage à P. Durand sans qui "l'aventure d'EELV n'aurait pas eu lieu".

Si la tâche semble ardue pour désigner les nouveaux porte-parole lors de la session à huis-clos dimanche, P. Durand semble faire consensus à EELV. 


Pourtant, dans une violente charge, vendredi dans Libération, Daniel Cohn-Bendit, qui n'a d'ailleurs "pas mis en doute" sa "volonté" de "parvenir à un fonctionnement plus collectif", a surtout ciblé la "chef de clan" Cécile Duflot.


La direction d'EELV déplore la médiatisation des "états d'âme" du cofondateur du mouvement qui ne serait pas en adéquation avec la réalité militante. "Dany nous sort des trucs comme ça tous les dix jours, alors à force plus personne n'en a rien à secouer", a dit David Cormand, conseiller municipal de Canteleu en Normandie et chargé des élections. Après avoir été porte-parole d'Eva Joly, pendant la primaire écologiste qui l'opposait à Nicolas Hulot, puis pendant la campagne pour l'élection présidentielle, avant de démissionner en novembre 2011, à la suite de la radicalisation du discours de la candidate Eva Joly.


Pour tout remettre à plat, les "danystes" veulent un congrès au printemps 2013, au lieu de 2014, pour que l'ensemble des militants se prononcent "sur la base d'une ligne politique", selon Yannick Jadot, eurodéputé et ancien meneur de Greenpeace, qui craint une "forme de PRGisation" d'EELV, un parti avec des élus mais sans implantation dans la société: la fuite des militants est en effet le problème majeur des écolos radicaux.


Tous semblent en tout cas faire confiance à Pascal Durand pour réconcilier les points de vue. Mais chez les écologistes, "c'est jamais un cadeau d'être secrétaire national !", prévient Christophe Rossignol, conseiller régional EELV dans la région Centre et candidat écolo/PS battu à la législative 2012 en Indre-et-Loire par Claude Greff (UMP).
Qu'on se le dise au PS !...